Archive pour le Tag 'européenne'

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Juncker élu président de la Commission européenne

Juncker élu président de la Commission européenne

 

 

Le chrétien-démocrate luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été élu mardi président de la Commission européenne par le Parlement européen. Jean-Claude Juncker, désigné le 27 juin par 26 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sur 28, a obtenu 422 voix sur 751 eurodéputés. Le candidat devait recueillir la majorité absolue des 751 députés, soit 376 suffrages.  Il n’a pas fait le plein des voix, puisque la grande coalition entre son parti de droite, le PPE, et les socialistes, à laquelle s’était ralliée les libéraux et centristes, faisait un total de 480 députés. Cela signifie qu’au moins une soixantaine de parlementaires ont fait défection. D’autant qu’un certain nombre des 50 députés Verts étaient décidés à voter pour lui afin de défendre le principe, nouveau cette année, du choix du président de la Commission au sein du parti arrivé en tête des élections européennes du 25 mai, en l’occurrence le PPE. Dans son discours avant le vote, Jean-Claude Juncker s’est prononcé en faveur d’un plan d’investissements de 300 milliards d’euros pour lutter contre le chômage et pour une Europe plus sociale.

 

 

Seulement 51% des Français pour l’Union européenne

Seulement 51% des Français pour l’Union européenne

 

L’euroscepticisme gagne du terrain. Deux raisons fondamentales : la bureaucratie Bruxelloise qui ( comme en France) étouffe initiative et compétitivité et l’incapacité totale des oligarques Bruxellois à prendre en compte les réalités économiques et sociales du terrain.. L’appartenance de la France à l’Union européenne recueilledonc l’approbation de 51% des Français, selon un sondage Institut CSA/BFMTV/Groupe Nice-Matin publié ce jeudi 8 mai au soir. Pour 42% des Français cette appartenance est « plutôt une bonne chose », pour 9% une « très bonne chose ». 28% considèrent au contraire que c’est « plutôt une mauvaise chose », et 10% une très mauvaise chose, 11% ne se prononçant pas. La proportion de Français favorables est stable par rapport à l’an dernier (52%) mais elle est en nette baisse par rapport à 2004 (67%). Le scepticisme quant aux bienfaits de l’appartenance de la France à l’Union est surtout présent dans les catégories les moins favorisées, à savoir les ouvriers (30% estimant que c’est une bonne chose). Le soutien est bien plus fort chez les cadres (78%) et les retraités (62%). Les plus europhiles sont les sympathisants du MoDem (81%), devant ceux d’EELV (79%), les socialistes (73%) et les partisans de l’UMP (63%). Les eurosceptiques sont majoritaires au Front de gauche (46% pour qui l’appartenance à l’UE est une mauvaise chose contre 37% pour qui elle est une bonne chose) et au Front national (80% contre 12%). Pour près d’un sondé sur deux (48%) le sentiment que suscite de prime abord l’Union européenne est l’inquiétude. Seuls 18% des sondés se disent d’abord confiants, et 2% « enthousiastes » (13% indifférents et 10% hostiles). Il y a dix ans, les « enthousiastes » et les « confiants » représentaient 46% des personnes interrogées, et les « inquiets » 39%. « Si cette confiance s’était déjà amenuisée en 2009 (34%, -12 points par rapport à 2004), l’enlisement de la crise et le déclenchement de celle des dettes souveraines ont nettement accentué cette baisse », analysent les auteurs de l’étude.

Euro : l’Allemagne pour la baisse de la monnaie européenne

Euro : l’Allemagne pour la baisse de la monnaie européenne

Déclaration surprise de l’Allemagne en faveur de la baisse de l’euro. Wolfgang Schäuble : «Bien sûr le taux de change [de l'euro] est élevé et s’il continuait à s’apprécier, cela impacterait négativement le développement économique en Europe, qui s’est amélioré mais doit encore s’améliorer », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter: « si les biens européens deviennent trop chers et les importations trop bon marché, alors cela ne sera pas une bonne chose». Sous l’effet du discours offensif de Mario Draghi, et des indications laissées par Benoît Coeuré, le membre français de la Banque centrale européenne, la monnaie unique s’inscrivait en baisse, ce lundi 14 avril, à 1,3849 dollar contre 1,3889 dollar vendredi soir.  L’appui du ministre des Finances allemand a un certain poids dans la mesure où, contrairement à d’autre pays comme la France, l’Allemagne ne souffre pas réellement de l’euro fort. En 2013, sa balance commerciale est restée excédentaire, de près de 200 milliards d’euros. Dans une note datée du 4 mars dernier, les économistes de Natixis, expliquaient que « l’Allemagne a une production industrielle haute en gamme (…), ce qui implique que l’appréciation de l’euro réduit très peu (pas du tout ?) les exportations en volume de l’Allemagne ». A l’inverse, une baisse de l’euro accroît les importations de matières premières importée par l’Allemagne et « est donc défavorable à l’industrie allemande ». Les économistes de Natixis en déduisaient que l’euro fort profitait à l’Allemagne. Une étude de la Deutsche Bank, citée par Le Monde, montrait, elle, que le « seuil de douleur » pour l’Allemagne était d’un euro pour 1,79 dollar contre 1,24 dollar pour la France. Outre Wolfgang Schäuble, plusieurs personnalités ont fait savoir qu’elles partageaient les vues de Mario Draghi sur l’euro fort. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France a concédé que l’évolution de l’euro compliquait la ré-accélération de la croissance, et Michel Sapin, le ministre français des Finances, a évoqué un discours « intéressant ».  Dimanche 13 mars, Benoît Coeuré, le membre français du directoire de la BCE, a réaffirmé que l’institution européenne était prête à muscler son action. Il a ainsi donné des indices sur un éventuel assouplissement quantitatif, c’est-à-dire des rachats de titres sur les marchés, si l’inflation venait à fléchir un peu plus.  « Ce ne serait pas une question de quantité mais de prix », a-t-il affirmé ajoutant que « en pratique, ces rachats seraient naturellement liés aux maturités des taux d’intérêts qui sont les plus importants pour l’investissement des entreprises et la consommation des ménages », a-t-il dit.  Il faudra également tenir compte « de la segmentation » financière de l’Europe a-t-il indiqué. Ce qui signifie, selon lui, que la BCE ne pourra se contenter d’acheter un seul type de titre financier, comme de la dette d’Etat.

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Croissance atone, chômage de masse, risques de déflation, surévaluation de l’euro et pourtant la BCE va décider de ne rien décider ou pas grand-chose. Sûrement des promesses mas en fait le statu quo. Alors on verra sans doute après les européennes. Encore des mois de perdus ! « L’impression générale que donnent les commentaires des responsables de la BCE est qu’ils ne croient pas que la situation nécessite une action à ce stade », écrit-il dans une note.  Jonathan Loynes, de Capital Economics, juge également qu’ »il semble plus probable que la BCE veuille garder les munitions qu’il lui reste » pour plus tard, dans un contexte où la situation économique s’améliore comme elle le prévoyait.  Les prix ont baissé en Espagne en mars, pour la première fois depuis 2009, tandis que l’inflation a encore ralenti en Allemagne à 1%. Une première estimation pour la zone euro est attendue lundi alors qu’en février, la hausse des prix n’a été que de 0,7%, loin de l’objectif de la BCE de la maintenir proche de 2%.  Pour autant, « ce n’est pas la déflation qui arrive », estiment les économistes d’UBS qui s’attendent, comme la BCE, à ce que la croissance des prix se rapproche progressivement de la cible visée d’ici fin 2016.  Cette semaine, les membres de la BCE ont toutefois légèrement adouci leur discours, laissant entrevoir que l’institution monétaire pourrait en faire plus pour contrer tout risque d’apparition d’une baisse générale des prix néfaste pour l’activité économique.   »Il y a un risque de déflation » en zone euro et même s’ »il n’est pas élevé », la BCE « doit prendre des mesures pour anticiper cette possibilité, avec une politique monétaire encore plus accommodante », a déclaré Luis Maria Linde, gouverneur de la Banque d’Espagne et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE.  Son homologue slovaque Josef Makuch a aussi expliqué que « plusieurs responsables (de la BCE) sont prêts à adopter des mesures non conventionnelles pour éviter de glisser dans un environnement déflationniste ».  Quant au président de la BCE, Mario Draghi, il a réaffirmé que la BCE ferait « ce qui est nécessaire pour maintenir la stabilité des prix » et se tenait « prête à prendre des mesures supplémentaires » si l’inflation ne remontait pas.  Il persiste toutefois à juger le risque de déflation « limité » tandis que le patron de la banque centrale allemande Jens Weidmann l’a considéré lui « très limité », estimant que « le cours actuel des choses ne nécessite pas de changement de politique monétaire ».  Le principal taux d’intérêt directeur de la BCE, baromètre du crédit en zone euro, est déjà à son niveau le plus faible historiquement, 0,25%, tandis que l’institution alimente les banques en liquidités illimitées et très bon marché dans l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et soutiennent ainsi la croissance.  Les analystes d’UBS n’attendent en conséquence ni baisse de taux, ni rachats d’actifs ou injection de liquidités supplémentaires pour l’heure.  Pour Nikolaus Keis, économiste chez UniCredit, la question est désormais de savoir si la BCE va s’exprimer davantage sur le niveau élevé de l’euro, qui risque de pénaliser les exportations et de peser sur les prix.  Après une offensive mi-mars qui avait contribué à contenir la flambée de la monnaie unique, M. Draghi a répété mardi qu’il ne s’agissait « pas d’un objectif » de la politique monétaire de la BCE mais qu’ »il est très important pour la stabilité des prix et pour la croissance ».

 

Union européenne Turquie: Hollande le turc

Hollande le turc

 

On se demande bien pourquoi Hollande a fait semblant de rassurer la Turquie sur son entrée dans l’union européenne. D’abord cette éventuelle entrée n’est pas pour demain, en Turquie on évoqué 2023 mais en fait il faudra bien compter au moins 10 ans ou 15 ans de plus. Il ya longtemps que Hollande aura disparu de la scéne politique. En outre le processus proposé à savoir referendum en Turquie bien sûr mais aussi en France (et en Autriche pour l’instant) n’est pas sérieux. Jusque là on élargissait « en douce » sans consultation démocratique. Si chaque pays de l’union devait décider unilatéralement un référendum national, ce serait évidemment l’échec assuré. Pour l’élargissement, il faudra donc un nouveau processus avec un référendum, un seul referendum pour toute l’Europe. Finalemenet entre Sarkozy qui ne voulait pas de la Turquie et Hollande qui en veut bien mais avec des conditions intenables, il n’y a guère de différence, sinon l’hypocrisie. François Hollande s’est efforcé lundi de refermer la blessure ouverte dans la relation entre Paris et Ankara par le refus de Nicolas Sarkozy de considérer la Turquie comme un pays susceptible d’adhérer à l’Union européenne. Dès le début de sa visite d’Etat en Turquie, la première depuis 22 ans pour un président français, il a demandé la poursuite du processus chapitre par chapitre, rappelant toutefois que « négociation ne veut pas dire adhésion ». Ce « processus doit se poursuivre » mais « aucune date n’est prévue », a-t-il souligné à l’adresse d’une opinion française hostile à la perspective d’une entrée de la Turquie dans l’UE. Un thème délicat à quatre mois des élections européennes, pour lesquelles les sondages prédisent une poussée de l’extrême droite en France et dans d’autres pays. « Nous ne sommes pas pressés », a souligné pour sa part le président turc Abdullah Gül, pour qui la crise politique que traverse actuellement son pays ne saurait influer sur le processus européen « essentiellement technique ». Pour l’heure, 14 chapitres sur 35 sont ouverts en vue d’une éventuelle adhésion, qui devra faire l’objet le cas échéant d’un référendum en Turquie, mais aussi en France et en Autriche. Selon l’article 88-5 introduit en 2005 dans la Constitution française, parallèlement à l’ouverture des négociations avec la Turquie, toute nouvelle adhésion doit en effet être soumise à une consultation populaire à l’issue plus qu’incertaine. Selon une enquête publiée la semaine dernière dans Valeurs actuelles, 83% des Français sondés sont opposés à l’entrée de la Turquie dans l’Union.

Centrafrique-Mali : Où est l’armée Européenne ? À Bruxelles

Centrafrique-Mali : Où est l’armée Européenne ? À Bruxelles

 

On s’interroge à juste titre pour savoir où peut-être localisée l’armée européenne. De fait en Afrique en général, au Mali par exemple ou encore en Centrafrique dernièrement, pas l’ombre d’un casque européen. Des casques onusiens avec dessous la tête des soldats français et africains (ces deniers souvent mal armés, mal formés, mal payés  et peu motivés) ; pour se donner bonne conscience on prête ici ou là un avion, un peu de logistique, un peu d’aide humanitaire. Même les anglais sont absents alors qu’il possède sans doute avec la France l’armée la plus efficace. Ne parlons pas de l’Allemagne et de certains pays du nord surtout préoccupés de business et plus intéressés par le soutien de l’ Ukraine que par celui de pays d’Afrique en difficulté. Un soutien à l’Ukraine sans doute nécessaire politiquement et démocratiquement mais qui ne légitime nullement le désintérêt total pour les conflits des pays pauvres. Drôle d’Europe, drôle de vision, drôle de projet mobilisateur pour cette Europe ;  pourtant tellement indispensable face aux autres grandes puissances mais pas sur un objet social aussi restreint : le business avec sans cesse un élargissement incontrôlé sans harmonisation fiscale ou. Sociale. Sans même de volonté de relancer l’économie ; la BCE renvoyée dans ses baskets : et au seul contrôle de l’inflation qui ne menace nullement. En fait l’armée européenne est à Bruxelles avec ses 60 000 fonctionnaires, véritable bureaucratie (qui s’ajoute à celle de la France) dont le dernier exploit vise à tuer les centres équestres avec la hausse brutale de TVA et qui veut harmoniser la commercialisation des fromages français. Le tout sous la houlette d’une commission inexistante, lieu de reclassement de politiques obsolètes reclassés (Barnier pour la France !). Pas étonnant que l’euroscepticisme grimpe  en flèche et la montée des nationalismes lors des prochaines élections sera la conséquence de cette Europe sans consistance, sans croissance, sans stratégie. L’armée européenne existe, elle est  à Bruxelles. .

L’union bancaire européenne menacée

L’union bancaire européenne menacée

Faute de fonds de secours (refusé par l’Allemagne) l’Union bancaire risque de capoter. . A la différence des Etats-Unis, où des injections de capitaux immédiates ont permis aux banques de récupérer rapidement, la normalisation est plus lente pour le système financier européen, faisant apparaître primordiale une union bancaire sous supervision de la BCE. « Les Etats-Unis ont tourné la page de leur crise bancaire en 2009″, estime Francesco Papadia, ex-responsable des opérations sur les marchés financiers à la BCE. « A présent, la zone euro a l’occasion de faire de même et c’est sans doute la dernière. » Mais la volonté politique de créer une véritable union bancaire n’est plus aussi affirmée avec l’éloignement de la crise. La fin de non-recevoir opposée par l’Allemagne à la création d’un fonds commun qui pourrait voler au secours de n’importe quelle banque en difficulté de la zone euro implique que la BCE se prépare à assumer l’an prochain ses nouvelles attributions sans garde-fous. L’examen de santé que doit pratiquer la BCE doit être complet et doit obliger les banques à révéler leurs pertes cachées. Il en va de sa réputation et de l’avenir de la zone euro. Mais sans fonds de secours européen, le test risque de se borner à mettre en lumière les problèmes sans offrir de solution convaincante. « Pour résoudre vraiment le problème de la qualité des actifs, il faut un élément de soutien (backstop). Si on trouve un déficit, il faut pouvoir être sûr de le combler », dit Ronny Rehn, analyste de keefe, Bruyette & Woods (KBW) à Londres. « Si on n’a pas ça, on risque de devoir à nouveau se mentir à soi-même et dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on n’a pas les moyens de le résoudre. »La BCE va pratiquer un examen de la qualité des actifs des banques avant de prendre en charge leur supervision, procédure qui pourra servir de modèle à l’Autorité bancaire européenne (ABE) pour éprouver les banques en dehors de la zone euro.

Ukraine : Poutine craint le rapprochement avec l’Union européenne

Ukraine : Poutine craint le rapprochement avec l’Union européenne

Le chef de l’Etat russe qui a entamé une visite de deux jours en Ukraine pour célébrer le 1.025e anniversaire de l’introduction du christianisme dans la Russie kiévienne a célébré « une unité spirituelle solide » qui sert de « base à l’amitié russo-ukrainienne ».   »Nous sommes tous des héritiers spirituels de ce qui s’est passé ici il y a 1.025 ans (…) En ce sens, nous sommes un peuple uni », a-t-il déclaré, évoquant le baptême par le prince Vladimir en 988 de la Russie kiévienne, premier Etat des Slaves de l’Est qui se diviseront par la suite en Russes, Ukrainiens et Biélorusses.  Les festivités religieuses auxquelles participent également les présidents serbe Tomislav Nikolic et moldave Nicolae Timofti se déroulent avant un sommet à Vilnius en novembre qui pourrait voir la signature d’un accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne.   »Nous allons respecter tout choix du peuple ukrainien » concernant l’intégration aux structures post-soviétiques, dominées par Moscou, a souligné M. Poutine, ajoutant que, réunies, les économies des deux pays seraient plus compétitives.   »Aujourd’hui, nous assistons à une très forte concurrence sur les marchés mondiaux. Ce n’est qu’en unissant nos efforts que nous pourrons devenir compétitifs et gagner dans cette lutte acharnée », a estimé le président russe.   »Nous avons beaucoup d’intérêts communs qui peuvent créer des conditions favorables au développement de nos économies », a pour sa part souligné le président Viktor Ianoukovitch.  Moscou pousse depuis plusieurs années l’Ukraine à délaisser son orientation européenne pour se tourner vers l’Est et invite ce pays à s’intégrer à une union douanière composée pour l’instant de la Russie, du Kazakhstan et du Bélarus.  Ex-république soviétique aux portes de l’Europe, l’Ukraine est tiraillée depuis son indépendance en 1991 entre la Russie et l’Occident.  Depuis qu’il est arrivé à la tête de l’Ukraine, en 2010, le président Viktor Ianoukovitch cherche à nouer des liens plus forts avec l’UE tout en tentant de rester en bons termes avec la Russie.  Les relations entre Kiev et l’Union européenne se sont nettement dégradées depuis l’incarcération en 2011 de l’ex-Premier ministre et opposante Ioulia Timochenko, dénoncée par l’UE qui soupçonne une persécution politique.  La signature d’un accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine est sans cesse repoussée en raison de l’affaire Timochenko.  Condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir, candidate malheureuse à la présidentielle contre M. Ianoukovitch, cette femme politique est aussi jugée pour fraude fiscale et inculpée de complicité dans l’assassinat d’un député en 1996.  Mme Timochenko a appelé samedi les Ukrainiens à « chérir » leur indépendance et le choix « fait il y a plus de 1.000 ans de faire partie de la civilisation européenne ».   »Cela a été un choix d’une importance colossale qui n’a rien à voir avec l’agitation politique actuelle, des rituels protocolaires futiles et les tentatives de faire renaître de fausses unions », a-t-elle estimé dans une déclaration disponible sur le site de son parti.  M. Poutine, accompagné par le patriarche de Moscou et de toutes les Russies Kirill a participé avec M. Ianoukovitch dans la matinée à un service religieux dans le centre de Kiev.  Une centaines de militants nationalistes ukrainiens ont manifesté non loin du lieu de la prière, brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Quand Kiev fut baptisée, Moscou n’existait pas encore », « Provinciaux Poutine et Goundiaïev (nom de famille du patriarche russe Kirill, ndlr), bienvenus dans la capitale de la Russie kiévienne » ou « n’entraînez pas l’Ukraine dans l’union douanière ».

 

Austérité européenne : la mauvaise stratégie

Austérité européenne : la mauvaise stratégie

 

“La politique d’austérité a atteint ses limites”, assure José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. C’est la première fois que Bruxelles remet en cause cette politique. Il était temps de s’apercevoir qu’une seule voie pour des pays si différents ne fonctionne pas, commente la Süddeutsche Zeitung.    Les responsables politiques se gargarisent régulièrement de la diversité européenne. Ils se réfèrent dans ces cas-là aux traditions culturelles – pour la plupart jugées intéressantes et enrichissantes – qui se sont développées au-delà de leurs frontières nationales. Ils se réjouissent de ces différences et ne demandent qu’à les préserver. Il est toutefois intéressant de noter que toute forme de ravissement, et même de tolérance, disparaît de leur esprit dès lors qu’il s’agit de diversité économique. En matière de politique budgétaire, les responsables européens sont pour l’unité monolithique. Tous les pays membres, et notamment ceux de la zone euro, doivent remplir exactement les mêmes conditions, et les performances économiques de chaque pays doivent être mesurées selon les mêmes critères. Et qu’importe si les traditions économiques européennes sont très différentes entre pays. Dans le contexte de crise actuelle, l’idée selon laquelle il faudrait tous fonctionner selon le même modèle est arrivée à ses limites. Le Portugal, l’Espagne, la Grèce et l’Irlande ont adopté de vastes programmes d’économies et de réformes afin d’assainir leurs finances et de satisfaire aux critères européens imposés à tous. Mais ils n’arrivent pas à atteindre ces objectifs. Et les dettes s’accumulent. D’un point de vue purement économique, il est parfaitement censé de vouloir d’abord réduire son endettement et de lancer des réformes pour renouer avec une croissance solide. Le problème est que, dans les faits, cette stratégie ne marche pas. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, n’a pas tort quand il admet qu’une idée politique ne doit pas seulement être valable mais que les citoyens doivent l’accepter, sans quoi elle restera inapplicable. Les sociaux-démocrates européens ont immédiatement réagi en félicitant Barroso d’être enfin sorti de son coma de cinq ans. Cela paraît peut-être démagogue mais ça n’en est pas moins vrai. Cela fait déjà longtemps que l’on sait que les pays les plus aux prises avec la crise ne voient pas leur situation s’arranger: ils réduisent leurs dépenses et votent des réformes pendant que les faillites d’entreprises se multiplient et que le chômage augmente. L’appareil d’Etat est à l’arrêt, les décisions des tribunaux ne sont plus notifiées parce que les photocopieuses sont en panne, les employés doivent apporter leurs propres stylos et rouleaux de papier toilette au travail, les hôpitaux n’ont plus de réserve de médicaments. En Espagne, un habitant sur huit vit dans la pauvreté aujourd’hui. On parle ici de situations que les habitants d’autres pays peuvent à peine imaginer. De ce constat, on peut tirer deux conclusions. Il est évident que les pays de la zone euro ne peuvent pas faire une croix sur leurs programmes d’économies et de réformes du jour au lendemain. Cela ébranlerait trop la confiance dans la monnaie européenne. Certains aménagements sont toutefois nécessaires: la commission européenne peut assouplir les règles du pacte de croissance et de stabilité pour donner beaucoup plus de temps aux pays en crise pour atteindre leurs objectifs. A terme, il faudra également s’interroger sur la pertinence de ce pacte (hier porté aux nues) et de ses règles strictes et indifférenciées. La crise le montre bien: malgré la monnaie unique, c’est la diversité économique qui domine en Europe.

 

Arcelor Mittal : manifestation européenne

Arcelor Mittal : manifestation européenne

 

Les salariés prévoient une mobilisation à Strasbourg devant le Parlement européen. Il s’agit d’une manifestation coordonnée entre les syndicats français, belges et luxembourgeois. C’est la stratégie industrielle du groupe dans toute l’Europe que dénoncent les métallos d’Arcelor. Le dossier est à présent sur la table des autorités européennes. Une réunion est d’ailleurs prévue à la Commission européenne la semaine prochaine.  Aujourd’hui pour les salariés d’ArcelorMittal en Europe, la mobilisation se doit d’être commune. Et si chaque site du groupe a ses particularités et ses difficultés, le fond du problème est à peu près le même : surproduction, arrêt des machines temporaire ou définitif, et menaces de fermeture de sites et de suppressions de postes. A Liège, en Belgique, en plus des hauts-fourneaux, c’est désormais la branche transformant l’acier qui est en danger. Le gouvernement belge s’est emparé du dossier, tout comme le Français l’a fait il y a quelques semaines. Moins connu, au Luxembourg, là où est siège le du groupe, le site de Schifflange est lui aussi menacé. France, Belgique et Luxembourg ont donc décidé de faire cause commune. Trois ministres seront ainsi reçus par le Commissaire européen à l’industrie, Antonio Tajani, dont Arnaud Montebourg pour la France. Ces derniers ont demandé à la Commission européenne d’examiner spécifiquement la stratégie d’ArcelorMittal en Europe. Ils ont même écrit au Commissaire européen pour lui demander de convoquer Lakshmi Mittal en personne, afin qu’il explique quelles sont ses ambitions sur le sol européen

Grèce : déblocage de l’aide européenne

Grèce : déblocage de l’aide européenne

 

Feu vert provisoire demain au versement à la Grèce d’une aide d’urgence de 44 milliards d’euros mais cette somme ne sera versée le 5 décembre qu’à condition qu’Athènes ait respecté d’ici-là les conditions encore en suspens. Plusieurs sources proches des préparatifs de la réunion de l’Eurogroupe ont dit s’attendre à « un accord politique de principe » permettant le déblocage des prochaines tranches d’aide à la Grèce ainsi qu’à un débat sur les moyens de réduire la dette publique grecque et d’accorder à l’Etat hellénique deux ans supplémentaires de financements extérieurs pour lui permettre d’atteindre ses objectifs budgétaires.  La Grèce devra apporter la preuve de sa détermination à mettre en oeuvre les réformes économiques requises avant le versement des prêts d’urgence.  Par ailleurs, une fois débloquée la nouvelle tranche d’aide de 30 milliards d’euros des créanciers internationaux, le Premier ministre grec Antonis Samaras devrait procéder à un remaniement de son gouvernement, selon des sources gouvernementales.

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