Archive pour le Tag 'européenne'

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Agriculteurs: « pour une régulation européenne »

Agriculteurs: « pour une régulation européenne »

 

Même si le milieu agricole est  satisfait de la baisse des charges sociales voire des discussions entamées avec la grande distribution, il n’empêche que seule une régulation européenne sera de nature à apporter une réponse pérenne à la question récurrente des prix. Or pour l’instant l’Europe a privilégié  la régulation du secteur par le seul marché, marché complètement ouvert au plan mondial ;  du coup compte tenu des conditions de concurrence, les producteurs français sont condamnés à vendre à perte et progressivement à disparaître. Faute de régulation concernant les conditions de production (fiscale, sociale, environnementale et qualitative),  c’est le modèle de production industrielle à bas coût qui triomphe. À ce jeu truqué de la concurrence ce sont les pays aux contraintes concurrentielles allégées qui gagnent. Conséquence les viandes  importées de mauvaise qualité et dangereuses pour la santé inondent le marché d’autant que concrètement il est pratiquement impossible de connaître l’origine et les conditions de production. Même les productions françaises peuvent être complètement affectées par l’utilisation d’alimentation importée ne respectant aucune règle sans parler de l’utilisation excessive des engrais, des pesticides ou des herbicides. La régulation doit donc concerner aussi bien des productions importées que les productions nationales. Ce que réclament  notamment les représentants de deux mouvements d’agriculteurs, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, qui  ont rencontré le président de la République à l’Elysée ce vendredi. Les agriculteurs dénoncent la chute des prix de leurs produits et les lourdes charges sociales. Jeudi, François Hollande a promis hier une nouvelle baisse « immédiate » des cotisations sociales.  Bernard Lannes, président de la Coordination rurale s’est dit satisfait sur France Info de sa rencontre avec François Hollande, qu’il a trouvé « attentif ».  Ils ont évoqué une régulation de la production pour éviter de vendre à perte. « Sans régulation européenne, sans organisation de marché – ce qu’on appelle du protectionnisme éclairé [...] pour ne pas nous laisser au libre vent du marché mondial – alors il n’y aura plus d’agriculture », explique Bernard Lannes.   »Réguler, c’est-à-dire donner des autorisations de production et, quand il y a surproduction, ralentir [...] pour avoir des prix rémunérateurs » vis-à-vis des enseignes de grande distribution, selon le président de la Coordination rurale.

 

Une taxe européenne sur le carburant pour financer les migrants ?

Une taxe européenne sur le carburant pour financer les migrants ?

Le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble tout en affirmant sa solidarité avec Merkel souligne enfin les contradictions de la politique migratoire  de cette dernière. D’abord en insistant sur la nécessité d’y mettre un terme en tout cas de la réguler très sérieusement ensuite en évoquant la question du financement de l’accueil des réfugiés. Pour cela le ministre des finances allemand propose une taxe européenne sur  le carburant Wolfgang Schäuble, a évoqué samedi l’hypothèse d’une taxe européenne sur l’essence pour, en cas de besoin, faire face financièrement à la crise des réfugiés, dans une interview au quotidien Süddeutsche Zeitung. « Si les budgets nationaux ou le budget européen ne suffisent pas, mettons nous alors d’accord pour instaurer par exemple une taxe d’un certain niveau sur chaque litre d’essence », a déclaré le ministre dans le grand quotidien de Munich. « Ainsi nous aurions les moyens pour une réponse européenne à la question des réfugiés », a-t-il estimé, jugeant que « la solution du problème ne devait pas échouer en raison d’une limitation des moyens » mis en œuvre. Le ministre a jugé que les évènements de Cologne (ouest de l’Allemagne)- une série d’agressions, notamment sexuelles, attribuées à des migrants, la nuit du Nouvel An – « renforçaient la pression » pour trouver rapidement « une solution au problème du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne ». « C’est incontestable », a-t-il jugé. « Le problème doit être réglé sur la scène européenne », a poursuivi le ministre. « Dans le cas contraire, il n’y a pas que l’Allemagne qui en subira les conséquences, comme certains semblent le penser, mais ce sont nos voisins et les pays des Balkans, jusqu’à la Grèce, qui seront massivement touchés ». « Les choses vont trop lentement en Europe », a-t-il déploré, affirmant soutenir pleinement la chancelière Angela Merkel dans ses efforts pour trouver une solution. « Je soutiens avec toute la force de mes convictions ce qu’a dit la chancelière: il faut régler le problème au niveau des frontières extérieures de l’Europe », a-t-il insisté. « Si le problème n’est pas résolu à ce niveau, il le sera au niveau des frontières nationales …. »

Croissance : L’Italie attaque la France et l’union européenne

Croissance : L’Italie attaque la France et l’union européenne

 

Le gouvernement de Matteo Renzi a des raisons objectives pour attaquer la politique économique européenne et la France en même temps. Une France à laquelle on reproche ses contradictions permanentes entre un discours de solidarité avec l’Italie est en fait  un soutien à la commission européenne ; en clair ; l’Italie reproche à la commission européenne de refuser de lancer une véritable politique de croissance. Le même reproche qui était fait depuis 2012 par Hollande mais qui depuis semble  avoir abandonné le combat contre une bienveillance de la commission à l’égard des écarts budgétaires français. Le gouvernement Renzi entend aussi protester contre les critiques de la commission contre la politique économique italienne. Critiques concernant aussi bien le secteur bancaire que le secteur sidérurgique ou la politique budgétaire. Y compris en matière de politique d’immigration l’Italie accepte de moins en moins les leçons données par Bruxelles. « Nous espérons et nous souhaitons assister à un changement d’attitude de la Commission et d’autres pays à l’égard de l’Italie », a déclaré dans une interview accordée à l’agence Reuters ce proche allié du président du Conseil, Matteo Renzi. Le mois dernier, le gouvernement Renzi s’est heurté à la Commission européenne dans le cadre du renflouement de quatre banques en difficulté. Rome a consacré 3,6 milliards d’euros au sauvetage de la Banca Marche, de la Banca dell’Etruria e del Lazio, de la Cassa di Risparmio di Chieti et de la Cassa di Risparmio di Ferrara avant l’entrée en vigueur de nouvelles normes européennes en janvier sur le sauvetage des établissements bancaires.  D’autres responsables italiens ont pour leur part reproché à l’exécutif communautaire d’avoir été plus souple lorsqu’il s’est agi de sauvetages bancaires au Portugal et en Allemagne.  Une autre décision européenne a provoqué la colère du gouvernement italien : l’ouverture d’une procédure d’infraction contre Rome, soupçonné de ne pas avoir relevé les empreintes digitales de milliers de migrants arrivés cette année en provenance de Libye. Matteo Renzi a dénoncé une obsession « surréaliste ».  La Commission enquête également sur le soutien apporté à l’aciérie Ilva, la plus grande d’Europe en termes de capacités de production. Là encore, l’exécutif européen soupçonne une subvention publique déguisée. Enfin, dernier sujet de contentieux du moment, la Commission a indiqué en novembre que l’Italie était parmi les quatre pays de la zone euro dont le budget 2016 risque de sortir des règles budgétaires de l’UE. « Il y a les banques, l’immigration, Ilva, toute une série de dossiers », énumère Sandro Gozi. Mais pour le secrétaire d’Etat italien, la vraie question, le vrai souci du gouvernement italien porte sur la direction politique générale de l’UE, marquée, dit-il, « par des hésitations et des contradictions que nous ne pouvons plus tolérer ». Sandro Gozi critique également la France qui, dit-il, a apporté son soutien aux appels lancés par l’Italie en faveur de politiques européennes plus favorables à la croissance mais tarde à mettre ses actes en conformité avec ses discours. « Que veut faire la France ? Nous partageons des analyses communes, mais nous voulons aussi partager des politiques communes », dit-il.

Evasion fiscale : une enquête européenne concernant McDonald’s

Evasion fiscale : une enquête européenne concernant McDonald’s

 

McDo et dans le viseur des autorités de contrôle fiscal de l’union européenne. L’autorité de la concurrence de l’Union européenne s’apprêterait à ouvrir une enquête sur un accord fiscal conclu entre McDonald’s et le Luxembourg.  La commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, pourrait annoncer dès jeudi, lors d’une conférence de presse, l’ouverture de cette enquête, qui viserait à déterminer si l’accord en question comporte une aide d’Etat illégale, ont ajouté les sources. Les syndicats et une organisation caritative accusent le géant américain de la restauration rapide d’avoir échappé à environ un milliard d’euros d’impôts entre 2009 et 2013 en faisant transiter une partie de son chiffre d’affaires par une société luxembourgeoise, ce qui justifie selon eux une enquête de Bruxelles. La Commission européenne a jugé illégaux en octobre des avantages fiscaux obtenus par Starbucks aux Pays-Bas et par Fiat Chrysler Automobiles au Luxembourg. Elle a ordonné au fisc de chacun de ces deux pays de réclamer 20 à 30 millions d’euros d’impôts aux deux multinationales. L’UE a aussi en ligne de mire Apple et Amazon, accusés eux aussi de bénéficier d’accords fiscaux très avantageux, en Irlande pour le premier et au Luxembourg pour le second.

Terrorisme : le déficit budgétaire autorisé par l’union européenne

Terrorisme : le déficit budgétaire  autorisé par l’union européenne

 

Après les attentats Hollande a clairement dit que l’objectif de ramener le déficit budgétaire en dessous des 3 % du PIB pour 2017 n’était plus possible compte tenu des dépenses supplémentaires à engager dans la lutte contre le terrorisme. D’une certaine manière, Moscovici commissaire européen aux affaires économiques a donné son aval au dépassement budgétaire de la France. « Une chose est claire dans les circonstances actuelles, c’est le fait que dans ce moment terrible, la protection des citoyens, la sécurité des citoyens en France et en Europe est la priorité », a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici. Sans doute s’agit-il là du seul vrai soutien de l’union européenne qui en matière de défense et de sécurité affirme vouloir apporter son aide à la France mais dans le flou diplomatique le plus total.  Mardi matin, le Premier ministre, Manuel Valls, a clairement fait savoir sur France Inter que les objectifs figurant dans la dernière trajectoire des finances publiques françaises « seront forcément dépassés », les nouveaux moyens engagés pour la sécurité n’étant pas financés « au détriment des autres budgets ». Parmi les mesures annoncées, figurent la création de 5.000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie en deux ans, 3.500 postes de plus dans la justice et aux douanes et le gel des réductions d’effectifs dans les armées jusqu’en 2019. Une première estimation de leur coût donnée par le ministère des Finances porte sur plusieurs centaines de millions d’euros. « C’est un coût supplémentaire par rapport à ce qui était prévu (…) (mais) ça reste compatible avec les engagements européens », a-t-on assuré. Pierre Moscovici, qui présentait devant la presse les avis de la Commission sur les projets de budget 2016 des pays de la zone euro, a estimé qu’il était trop tôt pour évaluer l’impact de ces annonces sur la « trajectoire budgétaire » de la France.

Grèce: accord imminent avec l’union européenne

Grèce: accord imminent avec l’union européenne

Même si la question des saisies immobilières n’est pas encore complètement réglée il semble bien qu’on s’oriente vers un accord entre l’union européenne et la Grèce concernant le nouveau plan de financement. Un accord qui pourrait être aussi favorisé par le fait que la Grèce doit supporter de lourdes charges relatives à la présence de migrants. La Grèce et ses bailleurs de fonds de la zone euro sont parvenus à un accord sur de nombreux points du programme de réformes qu’Athènes doit mettre en œuvre en échange de nouveaux prêts, a annoncé dimanche Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe. L’aval préalable des créanciers internationaux aux réformes est nécessaire au versement de la prochaine tranche d’aide financière, d’un montant de deux milliards d’euros, qui doit être suivie d’une enveloppe de dix milliards pour la recapitalisation du secteur bancaire. Mais les discussions, qui auraient dû être conclues mi-octobre, ont pris du retard en raison de divergences sur différents points, à commencer par le sujet politiquement sensible des saisies immobilières. »Je salue les bons progrès réalisés par les autorités grecques et les institutions dans les discussions sur les mesures prévues par la première série d’étapes et sur les mesures pour le secteur financier, qui sont essentielles au succès du processus de recapitalisation », a dit Jeroen Dijsselbloem. « Un accord a été conclu sur de nombreux points », a-t-il ajouté.

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

L’Europe se rencontre avec un peu de retard qu’elle est incapable de contrôler ses frontières intérieures et du coup que c’est le principe même de Schengen qui va être rapidement remis en cause. En effet dès lors que les migrants parviennent à mettre un pied en Europe la liberté de circulation est assurée. Faute de donc de pouvoir contrôler ses frontières intérieures, l’Europe est  réduite à solliciter  les pays qui font office de frontière extérieure comme la Turquie. La Turquie est en effet le principal point d’entrée de la migration vers l’Europe et aussi par parenthèses la principale voie de communication qui permet à l’État islamique d’engranger d’énormes ressources financières grâce au pétrole. Malheureusement ce point n’a pas été traité par les dirigeants européens réunis à Malte.  Pour résumer,  les pays européens vont proposer de l’argent à la Turquie afin qu’elle fixe les migrants sur leur territoire mais compte tenu des positions très ambiguës de la Turquie il est probable que ce pays continuera d’être une véritable passoire. Ce qui n’empêche pas les responsables européens de vouloir engager une négociation inutile avec la Turquie. L’Europe est engagée dans une « course contre la montre » pour sauver l’espace Schengen et mettre en place un contrôle renforcé des flux migratoires à ses frontières extérieures, a souligné Donald Tusk, le président du Conseil européen. Le numéro deux de la Commission européenne, Frans Timmermans, mène actuellement des négociations avec Ankara et a proposé que le sommet avec le président Erdogan se tienne le 22 novembre mais le président français, François Hollande, a annoncé que cette date ne pourrait pas convenir. La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu’aucune date n’avait encore été fixée et a évoqué la possibilité que ce sommet puisse avoir lieu fin novembre ou début décembre.   »Il s’agit d’un sommet UE-Turquie pour démontrer que nous travaillons très étroitement les uns avec les autres et que nous partageons de manière raisonnable les défis nés de la guerre civile en Syrie et des situations difficiles dans d’autres pays », a dit Angela Merkel. A Berlin, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré que l’Allemagne devrait financer seule l’aide à Ankara si les pays de l’Union n’arrivaient pas à se mettre d’accord. « Si les Européens ne peuvent assurer qu’une partie du projet, je juge raisonnable que l’Allemagne consente à faire une avance ou qu’elle paye elle-même », a-t-il dit lors d’une réunion de son parti. Pour Donald Tusk, « sauver Schengen est une course contre la montre et nous sommes déterminés à remporter cette course ». « Cela suppose, d’abord et avant tout, de rétablir les contrôles aux frontières extérieures. Sans contrôles frontaliers efficaces, les accords de Schengen ne survivront pas », a-t-il dit.

Internet : non au stockage des données personnelles par les États-Unis (cour de justice européenne)

Internet : non au stockage des données personnelles par les États-Unis (cour de justice européenne)

 

Finalement la cour de justice de l’Europe s’est montrée moins laxiste que la commission pour autoriser les États-Unis à stocker les données personnelles des Européens. Sans doute a-t-on tenu compte des réticences des grands opérateurs américains pour respecter réellement des règles de déontologie en la matière. La Cour européenne de justice (CEJ), suivant l’avis de son avocat général, a invalidé mardi une directive de la Commission adoptée en juillet 2000 autorisant le transfert de données personnelles d’internautes européens vers les Etats-Unis. La Commission européenne avait fixé un cadre juridique accordant aux Etats-Unis un régime de « Safe Harbour », autrement dit la possibilité de stocker sur des serveurs américains des données personnelles de ressortissants européens. La Cour de justice, dans un communiqué, déclare la décision prise par « la Commission le 26 juillet 2000 invalide ». Elle argue du fait que le cadre juridique prévoit qu’une entreprise ou une société qui entend faire sortir des données de l’UE doit disposer de la part du pays destinataire, en l’occurrence les Etats-Unis, d’un « niveau de protection adéquat à ces données » en prenant en compte « toutes les circonstances » légales ou de fait. Or, dans son avis, l’avocat général auprès de la CEJ estimait que les circonstances n’étaient plus de nature à assurer ce niveau de protection depuis les révélations faites par l’ancien analyste Edward Snowden sur le programme de surveillance Prism de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA). Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi, le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans a déclaré que l’UE travaillait à une réforme du système actuel afin de tenir compte de la décision de la CEJ. « Dans l’intervalle, les transferts de données peuvent se poursuivre sur la base d’autres mécanismes » juridiques, a-t-il dit. « Nous travaillons avec les autorités américaines pour rendre les transferts de données plus sûrs pour les citoyens européens. A la lumière de ce jugement (de la CEJ), nous allons poursuivre ce travail pour mettre en place un nouveau cadre, sûr, de transfert des données personnelles à travers l’Atlantique. »

Populisme national ou intégration européenne ? (Macron)

Populisme  ou intégration européenne ? (Macron)

 

C’est en substance la question que pose Macron  par rapport à l’avenir de l’Europe. Une question qui prend encore davantage de pertinence en France où les corporatismes empêchent toute évolution structurelle susceptible de redonner de la compétitivité au pays. En clair pour Macron il faut une gouvernance européenne commune qui soit légitime pour imposer les contraintes et en même temps favoriser les transferts. Certes le problème n’est pas nouveau, la proposition non plus mais on constate bien actuellement les limites de la cohabitation de positions nationales contradictoires largement influencée par des replis nationalistes compte- tenu de l’environnement économique et social actuel.  Invité à Cernobbio, le « mini Davos » italien, le ministre de l’Economie français a de nouveau argumenté en faveur de mesures, dont la création d’un gouvernement de la zone euro, pour améliorer l’intégration européenne.  Le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron, a poursuivi samedi à Cernobbio (nord de l’Italie), où se retrouvent chaque année des dizaines de responsables européens et italiens, sa croisade pour la mise en œuvre d’un gouvernement de la zone euro. Le choix est entre aller de l’avant ou renoncer à terme à l’aventure européenne, car le statu quo n’est plus tenable, a expliqué Emmanuel Macron lors d’un point de presse en marge de ce « mini Davos » italien. « La question est de savoir si nous voulons aller plus loin, et dans ce cas cela veut dire plus d’intégration, faire des réformes au niveau national et des transferts au niveau européen », a-t-il déclaré. Les transferts financiers des Etats les plus riches vers les moins riches ne signifient pas cependant « donner de l’argent à ceux qui ne font pas le travail » indispensable de réformes, « vous ne trouverez jamais de consensus dans la zone euro ou dans l’UE » pour cela, a-t-il expliqué. Et pour garantir ce système de réformes nationales et de transferts européens, il faut un gouvernement économique qui peut être incarné par un commissaire européen, doté de larges pouvoirs. Il faut aussi un budget européen conséquent mais qui, dans un premier temps, peut être financé par les ressources financières existantes comme le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Vers une loi européenne concernant UBER ?

Vers une loi européenne concernant UBER

La commission européenne s’est enfin décidée à se saisir du conflit qui oppose la société Uber à certains états concernant les taxis. La commission européenne risque de rechercher un impossible compromis entre des règles très strictes relatives à l’exercice  classique de taxis et la libéralisation qui permet de s’affranchir de ces règles. Derrière Uber se pose aussi la question du statut des plates-formes sur Internet aussi de leur fiscalité. La Commission européenne va donc  lancer en septembre une étude pour tenter de régler le litige opposant la société californienne Uber aux chauffeurs de taxis à travers l’Europe, ont déclaré trois sources au fait du dossier à l’agence Reuters. Cette étude visera à déterminer les bases juridiques sur lesquelles la Commission européenne pourra s’appuyer pour déterminer si Uber est un service de transports ou un service numérique, a déclaré un représentant de l’exécutif européen. La société de San Francisco se décrit comme une plate-forme en ligne mettant en relation des chauffeurs volontaires et des utilisateurs. Pourquoi, Parce que le fait d’être considérée comme une entreprise de transports la soumettrait à des règles plus strictes en termes d’accréditation, d’assurance ou de sécurité, alors que les taxis l’accusent de contourner ces obligations et donc d’exercer une concurrence illégale. Les lois nationales encadrant l’exercice de la profession de taxis seront passées en revue dans l’ensemble des pays membres afin de déterminer si une loi européenne est nécessaire. Parallèlement à cette étude, l’exécutif européen continuera d’examiner les plaintes déposées par Uber contre les interdictions prononcées à son encontre par la justice allemande et la justice espagnole, ainsi que contre la loi française dite « Thévenoud » de 2014. Les décideurs sont déconcertés par les services comme Uber ou Airbnb par exemple, partagés entre la volonté de soutenir l’économie collaborative et la nécessité de garantir une concurrence non biaisée. « Il faut trouver un juste milieu », a déclaré un fonctionnaire européen.

 

Crise européenne : » je l’avais bien dit » ! (Jean-Claude Trichet) …bens voyons !

Crise européenne : » je l’avais bien dit » ! (Jean-Claude Trichet) …bens voyons !

 

Pendant les vacances du mois d’aout la bébête show continue et comme les grands leaders d’opinion sont en vacances, on ressort des placards les momies. L’inénarrable Jean Claude Trichet sait parler pour ne rien dire sinon de grandes banalités. Il a  pratiqué cette méthode quand il était président de la BCE et continue.i I affirme qu’il avait tout prévu dès 2005. Pour autant il n’apporte guère de solution nouvelle en particulier sur la relance de la croissance, l’emploi ou la gestion de la dette. En fait comme il l’ a fait pendant des années il répète -et mal- ce que pense les allemands. Heureusement Draghi, actuel présidenet de la BCE.  s’est montré beaucoup plus inventif même si des progrès sosnt encore à faire. (Extrait de l’interview à BFM)

Secouée par la crise, l’Europe a tenu bon jusqu’ici en évitant le Grexit…

Je rappelle que la crise financière a commencé aux États-Unis avec les subprimes en 2007 et qu’elle est devenue dramatique avec le dépôt de bilan de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008. Mais, à partir de début 2010, elle s’est muée en crise des risques souverains, c’est-à-dire en crise des signatures des États eux-mêmes. L’Europe en est devenue l’épicentre avec le problème grec, mais aussi le problème irlandais, le problème portugais, le problème espagnol… La crise gravissime apparue en 2006-2007 résulte dans une grande mesure de l’oubli que nous avons effectivement besoin de règles pour discipliner l’ensemble de l’économie financière mondialisée dans laquelle nous sommes et qui a révélé des propriétés nouvelles émergentes dont certaines très dangereuses. Je pense notamment à la rapidité de la contagion des chocs financiers dans le monde.

On est en 2015 et ce n’est pas fini…

Cinq ans après, et comme on l’a vu avec la Grèce, la zone euro fait toujours les grands titres dans le monde.  Or, non seulement la monnaie unique n’a pas disparu mais la principale critique qu’on a formulée contre l’euro, c’était qu’il était trop fort. Ce qui est paradoxal pour une monnaie censée être précaire. La confiance mondiale dans l’euro est demeurée très importante.

Dans la zone euro aussi et c’est encore plus étonnant…

Oui, parce que six pays de la zone euro ont été dans une situation difficile à un moment ou à un autre. Vu de l’extérieur, les observateurs s’attendaient à ce qu’un ou plusieurs pays sortent, un peu comme on effeuille une marguerite. Or, si je prends les quinze pays qui étaient dans la zone euro au moment du dépôt de bilan de Lehman Brothers, début de la pire crise financière depuis la deuxième guerre mondiale, ils sont toujours là…

Y compris la Grèce !

On a vu à quel point le peuple grec était attaché à rester dans l’euro. C’est quelque chose qui doit nous amener à réfléchir en France comme dans les autres pays européens ! Le pays qui a connu la crise économique la plus grave et qui a exprimé dans les élections récentes que ses difficultés lui paraissaient presque insupportables, a massivement voulu rester dans la zone euro. Je note aussi que quatre nouveaux pays souverains ont voulu entrer dans la zone euro, en pleine crise, depuis septembre 2008 : la Slovaquie, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie. Tout cela exprime une résilience qui à mon avis est due à la force de l’entreprise historique sous-jacente.

L’Europe doit donc se doter d’une gouvernance économique commune ?

Je crois que la gouvernance économique, budgétaire et financière de la zone euro doit encore faire de très grands progrès selon trois dimensions qui ont été renforcées ou créées dans la crise et que j’identifie comme étant d’abord le Pacte de stabilité et de croissance, dont accessoirement je déplore qu’il ne soit pas considéré dans notre pays comme étant une dimension absolument fondamentale de la gouvernance dans la zone euro. On n’aurait pas eu une crise aussi grave s’il n’y avait pas eu de problèmes budgétaires dans certains pays !

D’où l’importance d’une telle gouvernance.

Oui. Ensuite, la procédure de surveillance des grands déséquilibres macro-économiques qui est nouvelle et consiste à surveiller les évolutions des compétitivités relatives des pays de la zone et de leurs déséquilibres externes et internes.

Et la création de l’union bancaire…

En effet. Enfin, l’Union bancaire, qui n’existait pas non plus avant la crise, et qu’il faut d’ailleurs achever et compléter. Ces trois dimensions de la gouvernance sont toutes trois essentielles. Mais je crois profondément qu’il faut aller plus loin. En particulier vers plus de démocratie. Je recommande la création d’une « fédération économique et budgétaire par exception ».

C’est-à-dire ?

Lorsqu’il y a un désaccord entre un pays membre et les institutions de la zone euro, ce pays, la Grèce par exemple, pourrait demander au Parlement européen, dans une formation zone euro, de dire le dernier mot. Les décisions ultimes étant ainsi prises au niveau central, on aurait bien là l’activation d’un processus de décision fédéral. J’y vois plusieurs avantages : ce serait démocratique, les décisions ultimes étant prises par les représentants du peuple élus au suffrage universel ; le processus respecterait le principe de subsidiarité puisqu’il ne fonctionnerait que dans des cas extrêmes ; enfin le processus de décision serait opérationnel et éviterait les multiples réunions des chefs d’États et de gouvernement, qualifiées à chaque fois de réunion de la dernière chance…

Vous plaidez pour un budget plus important de la zone euro.

En effet. Il n’y a pas de budget de la zone euro à proprement parler aujourd’hui. Il faut en effet qu’il y ait un budget. Dans ce domaine aussi, le Parlement européen, dans sa formation zone euro, serait appelé à prendre les grandes décisions sur le budget de la zone euro. En somme, il faut renforcer à la fois la fonction législative et la fonction exécutive dans la zone euro. Quand j’étais à la tête de la BCE, j’ai été le premier à suggérer qu’on crée un ministre des Finances de la zone euro.

Union européenne : 2,4 milliards pour l’immigration et après ?

Union européenne : 2,4 milliards pour l’immigration et après ?

Sermonnée ^par l’ONU , l’union l européenne commence à sortir de son sommeil et décide d’une aide de 2,4 milliards d’euros sur six ans pour permettre aux pays européens de faire face à l’arrivée croissante de migrants sur leur territoire. Cette aide devrait essentiellement servir à améliorer les conditions d’accueil. Pour autant cela ne clarifie pas la ligne politique de l’union européenne car la question se pose de savoir ce qu’on fait de ces migrants ensuite. Pour l’instant c’est le statut quo et chaque pays tente de résoudre isolément le problème. L’Italie recevra le soutien le plus important avec près de 560 millions d’euros tandis que la Grèce bénéficiera d’une aide de 473 millions d’euros. L’Union européenne avait auparavant déjà approuvé des aides aux autorités françaises et britanniques, qui tentent de trouver une solution à la crise provoquée par les migrants installés à Calais et qui cherchent de passer en Grande-Bretagne. Une dizaine d’entre eux ont trouvé la mort depuis le début du mois de juin. La Grande-Bretagne a déjà reçu 27 millions d’euros de financements communautaires d’urgence, sollicités en mars, et la France en recevra 20 millions dans le courant du mois, ont précisé les services de la Commission. « Nous sommes désormais en mesure de verser les fonds destinés au programme national français et le Royaume-Uni a d’ores et déjà reçu le premier versement du financement qui lui revient », a précisé lors d’une conférence de presse Natasha Bertaud, une des porte-parole de la Commission européenne. « Ces deux programmes, entre autres choses, concerneront la situation à Calais », a-t-elle ajouté. Vendredi, le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) a réclamé une « réponse exceptionnelle d’urgence » à la crise des migrants dans le secteur de Calais. « Le HCR réitère un appel lancé depuis l’été 2014 pour une réponse globale – en premier lieu de la part des autorités françaises – face à la dégradation des conditions d’accueil des réfugiés et des migrants à Calais », a déclaré la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d’un point de presse.

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

C’est sans doute pour satisfaire aux protestations de l’Allemagne mais aussi de l’Espagne que la commission européenne a souhaité que   la libre circulation des marchandises puisse être assurée en France. Il s’agit d’un avertissement de pure forme qui n’aura sans doute guère d’effet sur la détermination des producteurs de viande et de lait. À cet égard la commission a assuré le service minimum en réaffirmant le principe sacré du libre-échange des biens à l’intérieur de l’Europe. Principe d’autant plus sacré qu’il résume toute la philosophie européenne. La question fondamentale des conditions de concurrence a bien entendu été évacuée de-même que la question sanitaire et la qualité des produits. D’une certaine manière la commission a botté en touche alors que le problématique est européenne La Commission européenne a demandé mardi à la France de garantir la libre circulation des marchandises entravée ces derniers jours par des actions d’éleveurs en colère, notamment à la frontière avec l’Allemagne. Des barrages ont encore été érigés dans la matinée en Moselle, quelques heures avant une réunion à Bercy entre ministres et banquiers sur les conditions de mise en œuvre du volet financier du plan d’urgence annoncé la semaine dernière. Les manifestants ont contrôlé les camions frigorifiques pour intercepter les produits étrangers et attirer l’attention des pouvoirs publics sur ce qui constitue selon eux des « distorsions de concurrence » entre la France et les autres pays européens. Gilles Becker, secrétaire général de la FDSEA Moselle, a expliqué avoir trouvé des produits, dont des bretzels et du lait, estampillés ‘made in France’ mais produits en Allemagne. « On est un peu surpris, on avait un accord avec la grande distribution pour privilégier les produits français », a-t-il dit. « La viande allemande n’est pas plus mauvaise que la viande française, le lait allemand n’est pas plus mauvais que le lait français mais la distorsion de concurrence est difficilement acceptable. »  A Bruxelles, un porte-parole de la Commission, Daniel Rosario, a déclaré à la presse que l’exécutif européen était en contact avec les autorités françaises. « On les a priées de nous tenir informés des entraves potentielles à la libre circulation des marchandises et de nous notifier les mesures prises pour résorber les entraves », a-t-il précisé. Les agriculteurs français protestent notamment contre les prix auxquels ils vendent leurs produits et des conditions de marché défavorables.

 

Grande-Bretagne : sortie de l’union européenne en 2016 ?

Grande-Bretagne : sortie de l’union européenne en 2016 ?

La question de la sortie de la Grande-Bretagne n’est plus à exclure, elle pourrait être prononcée lors  de la consultation qui aura lieu vers le milieu de l’année 2016. Ce départ est d’autant plus vraisemblable que le chef de l’État britannique pose des conditions à l’Europe qui sont inacceptables. Pour résumer il s’agit pour lui que la Grande-Bretagne puisse bénéficier de tous les avantages de l’union européenne mais qu’en revanche il soit possible de refuser le dispositif législatif européen. Une exigence évidemment inacceptable car elle remet en cause le principe même de solidarité et d’union au sein de l’Europe. Tout dépendra aussi de la situation économique au moment du vote. Si la croissance européenne repart ce sera forcément un argument pour voter oui au maintien dans l’Europe. À l’inverse si cette croissance est toujours aussi atone et si une nouvelle crise financière devait ( montée brusque des taux par exemple) des arguments een faveur du non pourraient peser leur du référendum. Le référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne sera donc  organisé d’ici un an, rapporte l’Independent on Sunday, David Cameron, à l’origine de cette initiative, espérant ainsi inciter ses partenaires à faire rapidement des concessions à Londres. Selon le journal dominical, le Premier ministre prévoit d’annoncer la date de la consultation pendant le congrès du Parti conservateur en octobre prochain, le mois de juin 2016 semblant le choix le plus probable. Un porte-parole du 10, Downing Street n’a pas souhaité commenter cette information de presse. David Cameron a promis avant la victoire de son parti aux législatives de mai dernier d’organiser un référendum d’ici à la fin 2017. Il a depuis entamé une tournée des capitales européennes pour défendre les réformes qu’il réclame pour appeler à voter « oui », dont l’autorisation de réduire les prestation sociales des ressortissants de l’UE qui s’installent au Royaume-Uni ou le droit pour les pays membres de bloquer la législation européenne.

Refonder l’Union européenne (JDD) Jacques Delors

Refonder l’Union européenne (JDD)

Jacques Delors l’un des pères  de l’Europe met en garde dans le JDD contre la dérive technocratique de l’Europe actuelle. En fait il plaide pour un rééquilibrage entre l’union monétaire,   l’union économique et l’union politique. Delors a raison.  Force de constater que pour l’instant chaque pays privilégie ses propres intérêts, une sorte d’Europe du chacun pour soi. L’Europe des marchands souhaité par les anglo-saxons.  Cela vaut évidemment pour l’Allemagne mais aussi pour la France et d’autres qui ne supporte pas la moindre atteinte à leur souveraineté. Une attitude louable en apparence mais qui faiat de l’Europe uen auberge espagnole.  « Cette crise en dit long sur le manque d’affectio societatis (volonté de s’associer) de l’Europe en ce moment », confie Jacques Delors. En 1989, déjà, dans le rapport qui porte son nom, celui qui présidait la Commission européenne dressait les conditions de la réussite de la possible future monnaie unique. Il alertait sur les dangers d’une union qui ne fonctionnerait pas sur deux piliers équivalents. La crise actuelle ne peut que lui donner raison. « Ce système n’est plus gouvernable, cela ne peut plus durer. Il faut refonder cette Union économique et monétaire. Vont-ils le faire? Il y a eu un vice de construction au départ. Il y a eu aussi des bêtises et une incapacité de l’eurozone à y mettre fin », analyse Delors. qui conclut «  il n’y a plus de désir de société en Europe »

Turquie : pas prête à entrer dans l’union européenne !

Turquie : pas prête à entrer dans l’union européenne !

 

C’est pas demain que la Turquie pourra entrer  dans l’Union européenne avec les conceptions démocratiques du parti au pouvoir. D’abord l’attentat contre les forces kurdes d’opposition est inexcusable ensuite le président s’est comporté en partisan en ne manifestant même pas la compassion qui s’imposait. à la veille des législatives. Ces atteintes permanentes  à la démocratie, la position ambigües de la Turquie vis-à-vis de l’Etat Islamique constituent à l’évidence des obstacles à toute perspective d’entrée de la Turquie dans l’union européenne.  A la veille des élections législatives en Turquie, le chef du parti d’opposition pro-kurde HDP a donc fustigé samedi la réaction du président Recep Tayyip Erdogan au double attentat qui a fait 2 morts et des centaines de blessés lors d’un meeting électoral du HDP vendredi à Diyarbakir.   »Il faut qu’il s’excuse (auprès des proches des victimes), qu’il leur exprime sa tristesse. Il devrait aller à Diyarbakir. N’est-il pas le président de 77 millions de personnes? Il faut qu’il dépose des fleurs là où ces gens ont été tués », a déclaré Selahattin Demirtas, le chef du HDP, lors d’une réunion électorale dans la partie asiatique d’Istanbul.  Tayyip Erdogan s’est rendu vendredi à un meeting après les attentats sans les mentionner dans son discours, a accusé Demirtas. Le président turc a dénoncé par la suite une « provocation » destinée à saper les élections de dimanche.  Erdogan espère que l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, obtiendra la majorité des deux tiers (au moins 367 des 550 élus du Parlement) nécessaire à l’adoption de pouvoirs élargis pour le chef de l’Etat. Mais s’il passe le seuil des 10% des suffrages, le HDP pourrait remettre en cause ce scénario. Le président turc, qui a finalement présenté vendredi soir ses condoléances, a répliqué à Demirtas lors d’un meeting dans l’est de la Turquie. Il a déclaré que c’était au chef du HDP de s’excuser d’être l’instigateur d’une vague de violences qui a fait plusieurs dizaines de morts en octobre dernier. De nombreux Kurdes se sont rendus samedi sur le lieu des explosions pour y déposer des œillets rouges.  Selon des sources médicales, plus de 200 personnes ont été hospitalisées.

 

La Grande Bretagne en dehors de l’union européenne ?

La Grande Bretagne en dehors de l’union européenne ?

 

C’est en tout cas le scénario qu’étudie la banque d’Angleterre suite aux déclarations de Cameron. Cameron qui veut renégocier les conditions de son adhésion à l’union économique, en clair payer mois, recevoir plus et être moins contraint par Bruxelles ! Mieux vaudrait sans doute mettre la grande Bretagne en dehors de l’Europe car les avantages exorbitants que réclament Cameron risquent de faire tâche huile ( en gros accès libre au marché mais sans contrainte, le contraire de la philosophie européenne). La montée des nationalismes dans tous les pays risquent de favoriser le repli sur eux de nombre de pays et faire perdre des années à l’union européenne certes loin d’être parfaite mais qui ne saurait se résumer à un espace de libre échange comme le souhaite depuis toujours la Grande Bretagne.  La Banque d’Angleterre (BoE) a dit qu’elle comptait faire le point des répercussions d’une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE), confirmant ainsi un courriel envoyé par inadvertance au Guardian et concernant ce projet de recherche censé être confidentiel. Le quotidien britannique écrit qu’un assistant d’un responsable de la banque centrale écrit dans le courriel que le projet doit rester inconnu de la plus grande partie du personnel et qu’il faut répondre aux journalistes s’en préoccupant que l’institut d’émission examine un grand nombre de questions économiques européennes. Le courriel a été écrit par le secrétaire privé de Jon Cunliffe, un vice-gouverneur chargé d’évaluer les risques économiques émanant du secteur bancaire et financier. Le courriel a été envoyé par erreur au Guardian par quelqu’un du service de presse de la BoE.  Le Premier ministre David Cameron, réélu le 7 mai dernier, entend refondre les liens de la Grande-Bretagne avec l’UE avant d’organiser un référendum sur l’appartenance à l’Union d’ici la fin de 2017.  Comme ce fut le cas pour le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse l’an passé, la BoE ne veut pas qu’on puisse dire qu’elle s’est invitée dans un débat politique. « Il n’y a rien d’étonnant à ce que la Banque entreprenne un tel examen au sujet d’une prise de position publique du gouvernement », explique la BoE dans un communiqué. « Il y a toute une variété de questions économiques et financières qui surgissent dans le contexte de la renégociation et du référendum national. C’est l’une des responsabilités de la Banque d’examiner celles liées à ses prérogatives ».  Beaucoup de chefs d’entreprise britanniques craignent de ne plus avoir accès à leurs grands marchés à l’exportation et les répercussions sur le secteur financier britannique font également souci dans le cas d’un « Brexit ».

 

ptimisation fiscale :une commission européenne pour enterrer la question

optimisation fiscale :une commission européenne pour enterrer la question

Grosse bataille au parlement européen après les scandales d’optimisation fiscale,, les uns étaient pour une  commission d’enquête mais le prudent président Schultz ( qui ne veut pas déstabiliser le président luxembourgeois  de la commission européenne mouillé jusqu’au cou) a dit non, ce sera une  commission spéciale , plus discrète. on tremble évidemment !

Le co-président du groupe des Verts a rassemblé 191 signatures, soit plus que le minimum requis, pour demander la création d’une commission d’enquête sur l’affaire Luxleaks. Mais le président du Parlement européen, Martin Schulz, s’appuyant sur un avis négatif de ses services juridiques, a refusé qu’elle soit mise aux voix. Elle a été remplacée par une « commission spéciale sur les rescrits fiscaux (tax ruling en anglais) et autres mesures similaires par leur nature ou par leur effet « , approuvée à une très large majorité (par 612 voix contre 19 et 23 abstentions). Constituée de 45 députés européens, elle reprendra le mandat de la commission d’enquête, l’élargira à l’ensemble des pays de l’Union, mais n’aura pas les mêmes pouvoirs, notamment en matière d’accès aux documents détenus par les pays. Ni les Sociaux-Démocrates, ni le Parti populaire européen, ni les Libéraux-Démocrates n’étaient favorables à une initiative susceptible de déstabiliser l’ancien Premier ministre luxembourgeois, dont ils avaient soutenu la nomination à la présidence de la Commission européenne. Interpellé au Parlement européen, Jean-Claude Juncker avait plaidé le caractère légal des pratiques d’optimisation fiscales et le fait que 22 Etats membres de l’Union disposaient de dispositifs similaires. »Ce n’est le cas ni de la France ni de l’Allemagne« , souligne l’ancien ministre du Budget, le révolutionnaire  Alain Lamassoure, membre de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen et président de la délégation française du Parti populaire européen. C’est lui qui présidera la nouvelle commission spéciale, constituée de 45  membres, et qui a 6 mois désormais pour faire la lumière sur des pratiques qu’il qualifie de « scandale auquel il faut mettre fin« . « Mon rôle de législateur n’est pas de savoir quel est le fonctionnaire ou le ministre qui a pris telle décision ou quel montant a payé telle entreprise: c’est le rôle des Etats et de leurs services fiscaux. En revanche j’ai besoin de savoir quelles infractions à la loi européenne ont été commises et à quelles anomalies,  inégalités et injustices conduisent les lois nationales. Mon objectif n’est pas de blâmer les gens, mais de condamner un système et surtout de le remplacer par un système qui soit acceptable par tout le monde« . Ouf on est quand même rassuré !

Réformes structurelles avant l’austérité budgétaire (Commission européenne)

Réformes structurelles avant l’austérité budgétaire (Commission européenne)

 

Dans une interview aux Echos  Valdis Dombrovskis, commissaire européen, faitt état du changement

de stratégie  de l’union européenne qui désormais privilégie les réformes structurelles en mettant la pédale

douce sur  les règles budgétaires. L’union s’aperçoit (sans doute (un peu tardivement) que l’austérité a tué

 la croissance. Une évolution favorable à la France et qui devrait lui éviter des sanctions financières (

autour de 4 milliards normalement).

Quelles priorités pour 2015 ?

 

 

Valdis Dombrovskis- Nous  estimons que l’essentiel de l’ajustement budgétaire a eu lieu. Nos attentes pour 2014 et 2015 est que l’ajustement budgétaire entre les différents pays de la zone euro soient un jeu à somme nulle : ce que nous appelons la « neutralité ». D’ailleurs, cette neutralité permettra la poursuite de la consolidation budgétaire de l’Eurozone, grâce au retour de la croissance.  Ensemble, les 16 pays de la zone euro (hors Grèce et Chypre qui sont sous des programmes d’aide et de surveillance particuliers) affichent un déficit budgétaire de 2,6% cette année . Si l’on regarde les projets budgétaires des Etats pour 2015, ce déficit global devrait tomber à 2,2% l’an prochain, selon leurs calculs. Mais selon les nôtres et en actualisant avec les prévisions d’automne, nous prévoyons plutôt un ordre de grandeur de 2,4% de déficit par rapport au PIB de la zone euro. En partie grâce au retour de la croissance.

La fin de l’austérité budgétaire ?

Il faut rester « responsable ». Sept pays présentent des budgets qui nous semblent mettre en risque le respect du pacte de stabilité et de croissance, dont la France qui ne respecte pas les recommandations sur le déficit budgétaire, et l’Italie et la Belgique qui ne respectent pas les recommandations sur la diminution de leur dette publique. Mais comme nous accordons la priorité aux réformes structurelles, nous donnons à ces pays plus de temps pour faire des réformes et évaluer leur impact sur leurs finances. Ces trois pays nous ont d’ailleurs envoyé une lettre dans laquelle ils détaillent leur programme de réformes avec un calendrier précis.  Au printemps, nous pourrons présenter une analyse plus complète, avec les chiffres sur l’exécution des budgets 2014 et les projets adoptés pour 2015, mais aussi grâce au résultat des 16 enquêtes que nous allons lancer aujourd’hui sur certains déséquilibres macroéconomiques décelés dans les pays membres.

 

Faut-il revoir les règles de la gouvernance des déficits et des budgets mises sur pied récemment à travers des directives compliquées, le « six pack » et le « two-pack » dans le jargon communautaire ?

Ces règles ont cherché à renforcer la gouvernance de l’Eurozone et y ont contribuée, mais il est trop tôt selon nous, pour tirer un bilan. En effet, elles ont été votées et adoptées par le conseil et le parlement européens en 2011 et 2013 et nous ne proposons pas de déjà les changer. Il faut aussi réfléchir sur la manière d’inciter davantage les pays à mettre en œuvre les recommandations de politique économique que la Commission européenne adresse en juin aux Etats, mais cela ne pourra passer que par des consultations plus approfondies avec les parlements des Etats membres et avec les partenaires sociaux. C’est en partie mon mandat, de trouver les moyens d’améliorer la gouvernance économique de l’Union Européenne. Je ferai des propositions pour cela.

 

G20: l’Allemagne freine la relance européenne

G20: l’Allemagne freine la relance européenne

 

L’Allemagne et en particulier son ministre des finances freine des quatre fers pour ne pas relancer la croissance en Europe par peur d’avoir à en payer la facture. Par exemple Wolfgang Schäuble refuse que les fonds non-utilisés du MES servent à investir en Europe pour de raisons juridiques. Le MES étant destiné à soutenir les pays en difficultés financières et non les investissements. Un prétexte évidemment car le MES pourrait utilement soulager les déficits des Etats pour leur permettre d’investir davantage.  A l’occasion d’un G20 des ministres des Finances en Australie ce week-end, l’argentier allemand Wolfgang Schäuble a rejeté l’idée de mobiliser pour l’investissement les fonds du Mécanisme européen de stabilité. Un consensus européen pour relancer l’investissement dans l’Union est atteint. Mais les officiels européens sont très loin d’un accord sur la question du financement de ces investissements. Le ministre allemand des Finances, pour sa part, refuse que l’argent non-utilisé à des fins d’assistance par le Mécanisme européen de stabilité (MES) soit mobilisé. Wolfgang Schäuble a donné sa position sur ce sujet à l’occasion d’un G20 finances, la réunion des 20 ministres des Finances des pays qui représentent à eux-seuls 85% du commerce mondial, en Australie les 20 et 21 septembre. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung écrivait samedi que les proches du futur président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker envisagent cette option, idée à laquelle le Luxembourgeois lui-même est sensible, ajoutait le quotidien. « Cela n’a rien à voir avec le financement de l’investissement », a dit Schäuble, à la fin d’une réunion des grands argentiers du G20. Ce fonds a été créé pour aider les pays en difficulté et à faire en sorte que les investisseurs ne parient plus sur leur faillite, a-t-il ajouté. « Mais par dessous tout, le fonds est là pour ne pas être employé et pour créer de la confiance ». Le seul moyen d’utiliser les fonds du MES, ce dispositif mis en place au plus fort de la crise de la dette souveraine en Europe, et dont la capacité maximale de prêt s’élève à 400 milliards d’euros, il faudrait modifier son statut, ce qui exigerait le soutien des Etats membres. Juncker veut présenter un plan d’investissement de 300 milliards d’euros en novembre, sans création de nouvelle dette, pour tirer l’Europe de la récession et stimuler la croissance et l’emploi. Les Etats membres de l’Union européenne ont chargé la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI) de proposer des projets créateurs de croissance. Outre cette volonté commune d’investir en Europe, le G20 se mobilise aussi sur cette question. Les argentiers des nations qui composent le groupe ont en effet annoncé, ce dimanche, leur volonté d’atteindre une progression de leur PIB d’1,8% supplémentaires. Pour y parvenir, ils se sont mis d’accord sur 1.000 mesures, en particulier des investissements dans les infrastructures, des réformes financières et des initiatives pour développer les échanges, selon le communiqué final dimanche.

 

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