Archive pour le Tag 'Europe'

Page 7 sur 43

Retour d’une forêt primaire en Europe ?

Retour d’une forêt primaire en Europe ?

Par Daniel Behar, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) et Alexandra Locquet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dans The Conversation

La question d’un renversement radical de notre rapport à la nature, centré davantage sur le réensauvagement que sur l’exploitation, est à l’ordre du jour – illustré notamment par les débats vifs autour du retour de populations sauvages au sein des territoires. Pensé comme une alternative aux politiques en vigueur, ce concept mobilise avant tout parmi les cercles de réflexion et les acteurs de la société civile. Relevant de cette dynamique citoyenne, le projet porté par l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire, vient interpeller directement les politiques publiques quant à leur capacité à intégrer cette perspective du réensauvagement.

Cette association souhaite créer les conditions favorables au développement d’une forêt primaire (de plaine) de 70 000 hectares en zone transfrontalière en Europe de l’Ouest.

Depuis la fin des années 2000, des initiatives en faveur de la nature sauvage (wilderness) émergent en Europe. Du fait de l’absence de stratégie commune et de la diversité des contextes culturels et socioécologiques, différents concepts sont développés à travers l’Europe : le rewilding, la wild land ou encore la libre évolution.

Ces démarches apparaissent comme de nouvelles approches dans le domaine de la conservation pour contribuer à la lutte contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité. Et elles se déclinent de plusieurs manières : allant de projets encourageant la réintroduction de dynamiques naturelles via le retour d’espèces dites « clés de voûte » (en Europe, surtout des grands herbivores), aux principes de non-intervention visant à « laisser faire la nature ».

À l’inverse des pratiques interventionnistes de gestion de la nature, ces initiatives entendent développer des processus spontanés dans les écosystèmes. L’objectif est ici de retrouver un plus haut niveau de naturalité, compris comme la qualité d’un écosystème, caractérisé par le degré d’intégrité écologique variant en fonction de l’intensité des interférences anthropiques.

En France, c’est surtout le concept de libre évolution, attaché aux milieux forestiers, qui est mobilisé. Sans toutefois ignorer l’impact des activités humaines passées, la libre évolution encourage le retour de dynamiques dans des milieux ayant subi des perturbations anthropiques.

La libre évolution s’intègre à des réflexions pluridisciplinaires et provoque des débats d’ordre à la fois éthique, culturel, politique et scientifique, et prend de plus en plus d’ampleur dans le monde de la conservation de la nature en France.

Les stratégies de réensauvagement en Europe suscitent l’intérêt d’acteurs variés (scientifiques, gestionnaires de l’environnement, société civile), comme le montre la multiplicité des initiatives développées. Ces projets sont majoritairement portés par des associations ou des acteurs privés, quelle que soit l’échelle considérée (européenne, nationale, locale).

En l’absence de stratégies et outils spécifiques pour favoriser des espaces de nature sauvage, les acteurs déploient leurs propres démarches. On peut distinguer celles visant à définir et promouvoir les concepts et celles ayant recours à une diversité de dispositif de « gestion » sur un espace donné (systèmes de contrats, conventions, maîtrise foncière).

Par exemple, dans le contexte français de logique de libre évolution, il est possible de différencier les organismes travaillant à la définition et promotion du concept (UICN France, CLE) ; et ceux développant des projets sur des espaces donnés – principalement sur de petites surfaces très localisées – (ASPAS, CEN (PRELE, SYLVAE), réseau FRENE).

Le portage de ces initiatives par des acteurs non institutionnels contribue à repenser les modes de gouvernance de la nature en décentralisant la prise de décision et en répartissant les responsabilités. La nature sauvage devient alors l’objet d’initiatives citoyennes alternatives, en dehors du cadre et des normes induites par les politiques publiques.

Un projet fou

À première vue, le projet de renaissance d’une forêt primaire en Europe de l’Ouest, tel que porté par Francis Hallé et l’association éponyme, s’inscrit dans une perspective similaire, tant sur le fond – la libre évolution – que sur la forme, une initiative émanant de la société civile.

Mais son ampleur territoriale (70 000 hectares a minima de zone protégée, dans un espace transfrontalier) en change la nature. La concrétisation d’un tel projet nécessite l’accord et l’intervention des pouvoirs publics à toutes les échelles, du local à l’Europe : foncier, réglementation, compensations diverses…

De là découle une interrogation quant au sens de ce projet. Deux lectures sont possibles. Il s’agit en fait d’une utopie, d’un « rêve fou » dont la fonction sociale et politique est avant tout mobilisatrice.

Faire renaître une forêt primaire en Europe, projet utopique (Crédits : TEDx Talks, 18 août 2022).
La puissance évocatrice de ce projet permet de susciter une double prise de conscience, d’une part celle d’une rupture avec notre attitude prédatrice vis-à-vis de la nature, d’autre part celle d’une impérative réinscription de nos choix sociétaux, dans le temps long, en l’occurrence celui des sept siècles nécessaires à la renaissance d’une forêt primaire sous nos latitudes.

Repenser la protection de la nature

Mais on peut aussi considérer qu’il s’agit d’un projet à même de s’inscrire sur le registre des politiques publiques et d’incarner leur nécessaire transformation. La concrétisation de ce projet pourrait enclencher en effet au moins quatre dynamiques de bifurcation.

La première a trait au modèle qui régit depuis plus d’un demi-siècle nos politiques dites de protection de la nature. Ce dernier différencie ce qui relève de la protection proprement dite (les Parcs nationaux en particulier) de ce qui tient davantage d’une valorisation responsable (les Parcs naturels régionaux).

Cette distinction a de moins en moins de sens. Les catégories et modes d’action se brouillent autour d’une question transversale : vivre avec la nature. Par son ampleur, c’est cette question que soulève le projet de forêt primaire : étendre et intensifier la protection tout en intégrant la libre évolution des milieux dans notre vie en société.

Une impossible planification
Avec l’impératif de transition environnementale, la planification est de retour. Les Trente glorieuses nous ont habitués à la considérer comme un exercice de programmation pluriannuelle des investissements collectifs, sur le mode du rétroplanning, de l’objectif à atteindre à son phasage dans le temps.

La transition écologique nous impose d’inverser la perspective : il nous faut amorcer des bifurcations dans une incertitude absolue quant aux effets induits, à leurs interactions dans le temps et dans l’espace. Le projet de forêt primaire incarne de façon radicale ce renversement de perspective.

Nul d’entre nous ne sera là pour voir la réalité de l’atteinte de l’objectif dans cinq siècles et il faudra au moins deux générations pour installer les conditions de cette bifurcation. D’une certaine manière, la dynamique engagée – la libre évolution à grande échelle – prévaut sur le résultat attendu, la renaissance d’une forêt primaire.

En dépit du succès des travaux de Bruno Latour et de ses mises en garde, soulignant combien nous sommes aujourd’hui plus proches de ce dont nous dépendons que de ce qui nous entoure, l’heure est au triomphe du localisme et à l’apologie de la proximité.

Face à un monde dérégulé dont le fonctionnement nous échappe, le local constitue à la fois une valeur refuge et un potentiel espace d’alternatives. Là encore, le projet de forêt primaire s’inscrit en faux contre cette attitude. Il ne s’agit ni d’un projet local ni d’un projet supranational, mais bien d’une démarche multiscalaire.

Pour engager un processus de libre évolution à grande échelle, il faut penser la complémentarité des ressources et des fonctions entre les territoires et organiser sur cette base les transactions et compensations de tous ordres à même de les réguler. C’est une bascule du localisme à la gestion de systèmes interterritoriaux coopératifs qui est en jeu.

C’est ainsi notre conception du développement territorial, indexée sur la croissance (population, emplois…) qui est interpellée. Peut-on imaginer que la libre évolution de la forêt constitue une ressource motrice pour un développement plus fondé sur l’innovation que sur la croissance ? Le projet de l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire pourrait par exemple générer la création d’un pôle de recherche sur de nouvelles pratiques sylvicoles. Une filière de production sylvicole de haute qualité pourrait aussi être créée.

Avec le projet de renaissance d’une forêt primaire en Europe de l’Ouest, Francis Hallé et l’association qui s’est déployée autour de ce projet ont mis sur la place publique une proposition que seule une initiative citoyenne était à même de porter.

Ils ouvrent ce faisant un espace à même de transformer radicalement un vaste champ de politiques publiques et d’accélérer leur transition, à condition d’inventer un mode de construction collective, loin des formes en vigueur de prise de décision publique.

« La France, première puissance industrielle…….. « décarbonée » en Europe « 

« La France, première puissance industrielle…….. « décarbonée » en Europe  » ( Le Maire)


Faute d’être performantes en matière industrielle, le gouvernement affirme que l’objectif est de devenir la première puissance industrielle mais des carbonée. Un objectif certes intéressant mais qui constitue aussi l’aveu de l’échec industriel global depuis 20 ans avec cette sanction indiscutable du déficit chronique de la balance commerciale en moyenne de plus de 100 milliards par an ( quand les Allemands dégagent , eux, un profit de 200 milliards !

Pour l’instant l’industrie verte qui va faire l’objet d’une future loi demeure évidemment un fantasme car au mieux on va réduire les émissions polluantes mais certainement pas les supprimer. En outre sur le plan méthodologique il sera particulièrement difficile de distinguer ce qui est vert et ce qui n’est pas.

La loi sur l’industrie verte sera détaillées ce jeudi par le président de la République. Face aux Etats-Unis et à la Chine, « la France va être la première nation en Europe à soutenir massivement son industrie et à protéger son marché », Le ministre de l’économie. Le rétablissement des comptes publics, ensuite !

et clairement, l’idée n’est pas vraiment de faire un plan Marshall pour baisser les impôts, mais plutôt les dépenses publiques.

intreview De Bruno Lemaire dans la tribune
Le président de la République décline, ce jeudi 11 mai, la future loi sur « l’industrie verte » annoncée par vous-même en janvier. Combien d’emplois à la clé ? Combien de nouvelles usines ?

BRUNO LE MAIRE- Il y a deux objectifs très clairs dans ce texte sur « l’industrie verte » : produire de nouveau en France et produire mieux. Produire mieux parce que nous voulons être la première puissance industrielle décarbonée en Europe. Produire de nouveau en France parce que nous avons perdu plus de deux millions d’emplois industriels au cours des quatre décennies passées. C’est la faute économique la plus grave commise en France depuis l’après-guerre. Nous avons commencé à inverser la tendance avec la réforme de la fiscalité du capital en 2017, en créant un cadre fiscal favorable à l’industrie, notamment en baissant les impôts sur les sociétés et les impôts de production. Aucune majorité ne l’avait fait avant nous ! Avec ce projet de loi industrie verte, nous voulons accélérer la relance de notre machine à produire. C’est plusieurs dizaines de milliers d’emplois industriels supplémentaires d’ici 2030. L’enjeu est stratégique : face à la transition climatique, les grandes puissances s’organisent. La Chine soutient massivement son industrie et protège son marché. Les États-Unis, avec l’IRA, soutiennent massivement la production industrielle verte et protègent leur marché. Il faut que l’Europe fasse de même et la France, sous l’impulsion du président de la République, va être la première nation en Europe à s’engager dans cette voie.

Mais le risque de désindustrialisation reste élevé face à la concurrence américaine en raison des coûts de l’énergie trois fois plus élevés chez nous qu’aux USA…

Oui, les États-Unis ont un avantage compétitif. Mais nous avons tous les moyens pour nous défendre. Encore faut-il avoir le courage de briser un certain nombre de tabous ! Premier tabou : la fiscalité sur le capital. Oui, il faut une fiscalité sur le capital attractive si on veut réindustrialiser. Parce que l’industrie a une caractéristique, elle est lourdement capitalistique. Nous l’avons fait. Résultats : 300 usines ouvertes en deux ans et 90 000 emplois industriels créés. Deuxième tabou : l’accès à une électricité décarbonée à un coût raisonnable. La question énergétique est la grande question économique du XXIᵉ siècle. Notre réponse, c’est construire six nouveaux EPR et investir dans le nucléaire de nouvelle génération, notamment les réacteurs de petite taille. Le nucléaire doit s’accompagner d’une accélération du développement des énergies renouvelables et de sobriété.

Croissance économique: Fort ralentissement en Europe en 2023 selon le FMI

Croissance économique: Fort ralentissement en Europe en 2023 selon le FMI

L’Europe devrait éviter de justesse la récession d’après le fonds monétaire international. Néanmoins nous observons un fort ralentissement, du fait des effets de l’invasion russe de l’Ukraine et de la guerre », a déclaré à l’AFP M. Kammer.

« Cela a augmenté les prix de l’énergie, l’inflation, les coûts pour les entreprises et réduit le pouvoir d’achat des consommateurs », a-t-il rappelé. Mais, « nous avons vu des actions décisives de la part des autorités pour lutter contre l’inflation, soutenir la reprise (après la pandémie, NDLR) et nous pensons que cela va se matérialiser cette année et se renforcer en 2024 », a ajouté Alfred Kammer. En particulier, l’Europe a su éviter la crise énergétique qui lui était prédite, certes grâce « au climat, qui a aidé un peu », mais également « parce que les autorités ont réagi ».

Cependant la situation des principales économies européennes devrait être très variable, entre l’Italie et l’Espagne qui résistent plutôt bien, la France dans la moyenne de la zone euro, et l’Allemagne, et, hors Union européenne, le Royaume-Uni, qui devraient flirter avec la récession.

« L’Allemagne est plus touchée que les autres pays par la crise énergétique car sa dépendance au gaz russe était plus importante. Cela a provoqué une chute de la croissance en fin d’année dernière et cela se poursuit cette année. En y ajoutant le resserrement monétaire réalisé par la Banque centrale européenne, nous nous attendons à une croissance nulle ou une légère récession », a détaillé M. Kammer.

Quant à la France, l’impact des grèves pourrait se faire sentir, si elles devaient persister: « ce que l’on observe des épisodes précédents, c’est que l’impact est de 0,1 à 0,2% du PIB (Produit intérieur brut NDLR) », a souligné Alfred Kammer. Or, la croissance de la France devrait être de tout juste 0,7% en 2023, selon les estimations publiées mardi par le FMI.

Croissance: Fort ralentissement en Europe en 2023 selon le FMI

Croissance: Fort ralentissement en Europe en 2023 selon le FMI

L’Europe devrait éviter de justesse la récession d’après le fonds monétaire international. Néanmoins nous observons un fort ralentissement, du fait des effets de l’invasion russe de l’Ukraine et de la guerre », a déclaré à l’AFP M. Kammer.

« Cela a augmenté les prix de l’énergie, l’inflation, les coûts pour les entreprises et réduit le pouvoir d’achat des consommateurs », a-t-il rappelé. Mais, « nous avons vu des actions décisives de la part des autorités pour lutter contre l’inflation, soutenir la reprise (après la pandémie, NDLR) et nous pensons que cela va se matérialiser cette année et se renforcer en 2024 », a ajouté Alfred Kammer. En particulier, l’Europe a su éviter la crise énergétique qui lui était prédite, certes grâce « au climat, qui a aidé un peu », mais également « parce que les autorités ont réagi ».

Cependant la situation des principales économies européennes devrait être très variable, entre l’Italie et l’Espagne qui résistent plutôt bien, la France dans la moyenne de la zone euro, et l’Allemagne, et, hors Union européenne, le Royaume-Uni, qui devraient flirter avec la récession.

« L’Allemagne est plus touchée que les autres pays par la crise énergétique car sa dépendance au gaz russe était plus importante. Cela a provoqué une chute de la croissance en fin d’année dernière et cela se poursuit cette année. En y ajoutant le resserrement monétaire réalisé par la Banque centrale européenne, nous nous attendons à une croissance nulle ou une légère récession », a détaillé M. Kammer.

Quant à la France, l’impact des grèves pourrait se faire sentir, si elles devaient persister: « ce que l’on observe des épisodes précédents, c’est que l’impact est de 0,1 à 0,2% du PIB (Produit intérieur brut NDLR) », a souligné Alfred Kammer. Or, la croissance de la France devrait être de tout juste 0,7% en 2023, selon les estimations publiées mardi par le FMI.

ChatGPT : interdit en Italie… Et bientôt en Europe ?

ChatGPT : interdit en Italie… Et bientôt en Europe ?

Les autorités italiennes ont ordonné à OpenAI de ne plus traiter les données personnelles des utilisateurs italiens. Désormais, l’entreprise à 20 jours pour se mettre en conformité, sans quoi elle s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros, ou 4% de son chiffre d’affaires annuel global. Inattendu, ce coup de poing sur la table pourrait avoir des conséquences pour tout l’écosystème et sur l’ensemble de l’Europe.

La technologie Chat GPT pose de nombreux problèmes. Comme d’autres applications d’abord elle recueille de nombreuses informations personnelles dont on ne connaît pas l’exploitation. Ce n’est pas non plus un système expert scientifique. Il s’agit plutôt d’une sorte de synthèse des idées du moment assez nettement orientées. Bref qui souffre d’ une absence de caution scientifique. En outre, un outil qui peut se révéler dangereux quand il oriente le comportement d’usagers fragiles psychologiquement. Bref sans doute quand même un progrès technologique mais qui a un besoin urgent de régulation non seulement en Italie mais dans l’union européenne. C’est même tout l’écosystème des outils informatiques qui mérite cette régulation.

Pour l’instant, le blocage ne concerne que l’Italie. Mais les autorités des données européennes convergent souvent sur ce genre de décision, à l’image des efforts de coordination concédés ces dernières années. Contactée par La Tribune, la Cnil (l’autorité française) précise qu’elle n’a pas reçu de plainte et qu’elle n’a pas de procédure similaire en cours. En revanche, elle s’est rapprochée de son homologue italienne afin d’échanger sur les constats qu’elle a faits. L’autorité française s’est dotée en janvier d’une division spécialisée en intelligence artificielle afin d’accompagner la nouvelle vague qui frappe le secteur, et elle prévoit de « clarifier le cadre légal des bases d’apprentissage et des IA génératives dans les prochains mois ».

De plus, si la décision de la GPDP vise nommément ChatGPT, elle ne se limite pas implicitement à l’outil d’OpenAI. « La décision de publier la sanction est un message envoyé à l’ensemble de l’écosystème. Toutes les entreprises doivent se sentir concernées », met en garde Sonia Cissé, avocate associée en droit des technologies au sein du cabinet Linklaters. « Les autorités savent qu’il est extrêmement difficile pour les entreprises d’intelligence artificielle de se conformer à 100% au RGPD », ajoute-t-elle.
Cette décision intervient alors que le texte européen de régulation de l’intelligence artificielle, l’IA Act, est toujours en discussion à Bruxelles.

Société-Le déferlement des drogues douces et dures en Europe menace la démocratie

Société-Le déferlement des drogues douces et dures en Europe menace la démocratie


Les drogues douces ou durs ne cessent de se développer en Europe en même temps que la corruption qui pourrait affecter la police, la justice et au-delà la démocratie comme en Amérique du Sud par exemple. La France est particulièrement concernée par le phénomène
.

Pour les drogues douces, curieusement le Conseil d’État contre l’avis du gouvernement a autorisé la légalisation des fleurs de CBD. Récemment, c’est le Conseil économique et social environnemental qui a fait la proposition de légaliser le cannabis. On peut se demander sur quelle légitimité scientifique voire éthique s’appuient ces deux institutions.

En 2021, 47,3 % des adultes âgés de 18 à 64 ans déclarent avoir déjà consommé du cannabis au cours de leur vie. L’usage actuel (usage dans l’année) concerne 10,6 % des 18-64 ans (14,2 % des hommes et 7,2 % des femmes).

Pour la cocaîne, La multiplication par cinq de la consommation en Europe n’a pas que des conséquences sur la santé publique. À terme, les trafics déstabilisent les États, corrompent les politiques et les policiers.

En France, en l’an 2000, 0,3 % de la population était consommatrice régulière de cocaïne, selon l’observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Aujourd’hui, c’est 1,6 % de la population française qui consomme au moins une fois par mois de la cocaïne. Pour toutes ces raisons, les cartels mexicains et colombiens se détournent actuellement des États-Unis pour s’attaquer à un marché en plein essor : l’Europe. Dans le premier port européen, Anvers, les saisies sont passées de 16 tonnes en 2015 à 110 en 2022, battant des records d’années en années. À Orly, les vols depuis la Guyane sont devenus le premier point d’entrée aérien de cette drogue. Et pour toutes ces raisons, plusieurs pressentent que l’Europe est en train de ravir sa place de premier marché mondial de la cocaïne aux États-Unis, une première historique.

Le chiffre d’affaires mondial de l’ensemble des drogues serait de l’ordre de 250 milliards !

Le neurologue Grégoire Hinzelin rappelle les effets du cannabis sur le cerveau.

Interview sur le site « la Vie »
Quand quelqu’un fume du cannabis, quels sont les effets sur son cerveau ?

Lorsqu’on fume un joint, le psychotrope absorbé provoque une accélération du fonctionnement électrique du cerveau, et donc un effet d’anxiolyse, c’est-à-dire réduisant l’anxiété. Cela produit une désinhibition, exactement comme l’alcool. L’anxiolyse et l’euphorie qui en découle sont parmi les mécanismes qui provoquent la dépendance. Une consommation très épisodique n’aura pas particulièrement de conséquence à long terme, à part en ce qui concerne les accidents qui peuvent se dérouler à l’occasion de la période où le consommateur est sous l’emprise du cannabis. Exactement comme l’alcool, une énorme cuite n’aura en général aucun impact à long terme sur la santé, contrairement à une consommation trop fréquente.

Et sur le long terme, qu’observe-t-on dans le cerveau des consommateurs de cannabis ?

Une dégradation se manifeste de diverses façons. De manière générale, le principal aspect est l’augmentation du trouble de la mémoire, de la concentration, et parfois – plus grave – une augmentation des troubles psychiatriques. Apparaissent des crises de démence d’origine vasculaire (désorientation permanente, incapacité à ordonner ses pensées…) ou des démences cortico-souscorticales, c’est-à-dire des problèmes de mémoire graves, qui s’apparentent à un léger Alzheimer prématuré qui se manifeste parfois dès 40 ans.

Dans de nombreux cas, la consommation régulière de cannabis peut développer une schizophrénie.
Il y a aussi un risque très important de bouffées délirantes aiguës, qui arrivent à des consommateurs qui souvent n’ont jamais connu de troubles psychiques avant et qui se mettent à adopter des comportements incohérents et irrationnels le temps de la crise. Dans de nombreux cas, la consommation régulière de cannabis peut développer une schizophrénie. En revanche, il y a débat dans la communauté scientifique entre ceux qui affirment que le cannabis ne fait que dévoiler et rendre active une schizophrénie préexistante et ceux qui défendent l’idée que le cannabis crée la schizophrénie sans que le consommateur n’y soit prédisposé. La question est là : la schizophrénie provoquée par le cannabis est-elle innée ou acquise ? Il nous faudra encore 10 ou 15 ans pour le savoir.

Il faut en outre distinguer les troubles liés à la consommation et à la drogue elle-même. La consommation de cannabis à long terme peut être un facteur d’isolement social, et la dépression peut découler de cette dépendance et de ses effets indirects.

Y a-t-il une évolution du contenu de ce que fument le consommateurs de cannabis au fil des ans ?

Les joints qui étaient fumés en mai 1968 présentaient déjà un risque et contenaient 2 à 3% de THC (tétrahydrocannabinol, la principale substance active du cannabis). Aujourd’hui, une boulette de résine en contient bien plus, montant parfois jusqu’à 40% de THC ! Une telle dose dans un joint est encore plus puissante qu’un rail de cocaïne. C’est tout l’ennui : quand un consommateur va se procurer du cannabis, il ne sait pas quelle dose de THC il s’apprête à consommer, et c’est souvent énorme. C’est comme si vous vouliez acheter de l’alcool dans un magasin, et que vous ne saviez pas si vous venez acheter une bouteille de cidre ou trois bouteilles de whisky. Et quand on s’habitue à de telles doses de cannabis, on glisse vite sur la pente qui mène à la consommation de drogues dites « plus dures », comme la cocaïne

Le déferlement des drogues douces et dures en Europe menace la démocratie

Le déferlement des drogues douces et dures en Europe menace la démocratie


Les drogues douces ou durs ne cessent de se développer en Europe en même temps que la corruption qui pourrait affecter la police, la justice et au-delà la démocratie comme en Amérique du Sud par exemple. La France est particulièrement concernée par le phénomène
.

Pour les drogues douces, curieusement le Conseil d’État contre l’avis du gouvernement a autorisé la légalisation des fleurs de CBD. Récemment, c’est le Conseil économique et social environnemental qui a fait la proposition de légaliser le cannabis. On peut se demander sur quelle légitimité scientifique voire éthique s’appuient ces deux institutions.

En 2021, 47,3 % des adultes âgés de 18 à 64 ans déclarent avoir déjà consommé du cannabis au cours de leur vie. L’usage actuel (usage dans l’année) concerne 10,6 % des 18-64 ans (14,2 % des hommes et 7,2 % des femmes).

Pour la cocaîne, La multiplication par cinq de la consommation en Europe n’a pas que des conséquences sur la santé publique. À terme, les trafics déstabilisent les États, corrompent les politiques et les policiers.

En France, en l’an 2000, 0,3 % de la population était consommatrice régulière de cocaïne, selon l’observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Aujourd’hui, c’est 1,6 % de la population française qui consomme au moins une fois par mois de la cocaïne. Pour toutes ces raisons, les cartels mexicains et colombiens se détournent actuellement des États-Unis pour s’attaquer à un marché en plein essor : l’Europe. Dans le premier port européen, Anvers, les saisies sont passées de 16 tonnes en 2015 à 110 en 2022, battant des records d’années en années. À Orly, les vols depuis la Guyane sont devenus le premier point d’entrée aérien de cette drogue. Et pour toutes ces raisons, plusieurs pressentent que l’Europe est en train de ravir sa place de premier marché mondial de la cocaïne aux États-Unis, une première historique.

Le chiffre d’affaires mondial de l’ensemble des drogues serait de l’ordre de 250 milliards !

Le neurologue Grégoire Hinzelin rappelle les effets du cannabis sur le cerveau.

Interview sur le site « la Vie »
Quand quelqu’un fume du cannabis, quels sont les effets sur son cerveau ?

Lorsqu’on fume un joint, le psychotrope absorbé provoque une accélération du fonctionnement électrique du cerveau, et donc un effet d’anxiolyse, c’est-à-dire réduisant l’anxiété. Cela produit une désinhibition, exactement comme l’alcool. L’anxiolyse et l’euphorie qui en découle sont parmi les mécanismes qui provoquent la dépendance. Une consommation très épisodique n’aura pas particulièrement de conséquence à long terme, à part en ce qui concerne les accidents qui peuvent se dérouler à l’occasion de la période où le consommateur est sous l’emprise du cannabis. Exactement comme l’alcool, une énorme cuite n’aura en général aucun impact à long terme sur la santé, contrairement à une consommation trop fréquente.

Et sur le long terme, qu’observe-t-on dans le cerveau des consommateurs de cannabis ?

Une dégradation se manifeste de diverses façons. De manière générale, le principal aspect est l’augmentation du trouble de la mémoire, de la concentration, et parfois – plus grave – une augmentation des troubles psychiatriques. Apparaissent des crises de démence d’origine vasculaire (désorientation permanente, incapacité à ordonner ses pensées…) ou des démences cortico-souscorticales, c’est-à-dire des problèmes de mémoire graves, qui s’apparentent à un léger Alzheimer prématuré qui se manifeste parfois dès 40 ans.

Dans de nombreux cas, la consommation régulière de cannabis peut développer une schizophrénie.
Il y a aussi un risque très important de bouffées délirantes aiguës, qui arrivent à des consommateurs qui souvent n’ont jamais connu de troubles psychiques avant et qui se mettent à adopter des comportements incohérents et irrationnels le temps de la crise. Dans de nombreux cas, la consommation régulière de cannabis peut développer une schizophrénie. En revanche, il y a débat dans la communauté scientifique entre ceux qui affirment que le cannabis ne fait que dévoiler et rendre active une schizophrénie préexistante et ceux qui défendent l’idée que le cannabis crée la schizophrénie sans que le consommateur n’y soit prédisposé. La question est là : la schizophrénie provoquée par le cannabis est-elle innée ou acquise ? Il nous faudra encore 10 ou 15 ans pour le savoir.

Il faut en outre distinguer les troubles liés à la consommation et à la drogue elle-même. La consommation de cannabis à long terme peut être un facteur d’isolement social, et la dépression peut découler de cette dépendance et de ses effets indirects.

Y a-t-il une évolution du contenu de ce que fument le consommateurs de cannabis au fil des ans ?

Les joints qui étaient fumés en mai 1968 présentaient déjà un risque et contenaient 2 à 3% de THC (tétrahydrocannabinol, la principale substance active du cannabis). Aujourd’hui, une boulette de résine en contient bien plus, montant parfois jusqu’à 40% de THC ! Une telle dose dans un joint est encore plus puissante qu’un rail de cocaïne. C’est tout l’ennui : quand un consommateur va se procurer du cannabis, il ne sait pas quelle dose de THC il s’apprête à consommer, et c’est souvent énorme. C’est comme si vous vouliez acheter de l’alcool dans un magasin, et que vous ne saviez pas si vous venez acheter une bouteille de cidre ou trois bouteilles de whisky. Et quand on s’habitue à de telles doses de cannabis, on glisse vite sur la pente qui mène à la consommation de drogues dites « plus dures », comme la cocaïne

Société-La déferlante des drogues douces et dures en Europe menace la démocratie

Société-La déferlante des drogues douces et dures en Europe menace la démocratie


Les drogues douces ou durs ne cessent de se développer en Europe en même temps que la corruption qui pourrait affecter la police, la justice et au-delà la démocratie comme en Amérique du Sud par exemple. La France est particulièrement concernée par le phénomène
.

Pour les drogues douces, curieusement le Conseil d’État contre l’avis du gouvernement a autorisé la légalisation des fleurs de CBD. Récemment, c’est le Conseil économique et social environnemental qui a fait la proposition de légaliser le cannabis. On peut se demander sur quelle légitimité scientifique voire éthique s’appuient ces deux institutions.

En 2021, 47,3 % des adultes âgés de 18 à 64 ans déclarent avoir déjà consommé du cannabis au cours de leur vie. L’usage actuel (usage dans l’année) concerne 10,6 % des 18-64 ans (14,2 % des hommes et 7,2 % des femmes).

Pour la cocaîne, La multiplication par cinq de la consommation en Europe n’a pas que des conséquences sur la santé publique. À terme, les trafics déstabilisent les États, corrompent les politiques et les policiers.

En France, en l’an 2000, 0,3 % de la population était consommatrice régulière de cocaïne, selon l’observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Aujourd’hui, c’est 1,6 % de la population française qui consomme au moins une fois par mois de la cocaïne. Pour toutes ces raisons, les cartels mexicains et colombiens se détournent actuellement des États-Unis pour s’attaquer à un marché en plein essor : l’Europe. Dans le premier port européen, Anvers, les saisies sont passées de 16 tonnes en 2015 à 110 en 2022, battant des records d’années en années. À Orly, les vols depuis la Guyane sont devenus le premier point d’entrée aérien de cette drogue. Et pour toutes ces raisons, plusieurs pressentent que l’Europe est en train de ravir sa place de premier marché mondial de la cocaïne aux États-Unis, une première historique.

Le chiffre d’affaires mondial de l’ensemble des drogues serait de l’ordre de 250 milliards !

Le neurologue Grégoire Hinzelin rappelle les effets du cannabis sur le cerveau.

Interview sur le site « la Vie »
Quand quelqu’un fume du cannabis, quels sont les effets sur son cerveau ?

Lorsqu’on fume un joint, le psychotrope absorbé provoque une accélération du fonctionnement électrique du cerveau, et donc un effet d’anxiolyse, c’est-à-dire réduisant l’anxiété. Cela produit une désinhibition, exactement comme l’alcool. L’anxiolyse et l’euphorie qui en découle sont parmi les mécanismes qui provoquent la dépendance. Une consommation très épisodique n’aura pas particulièrement de conséquence à long terme, à part en ce qui concerne les accidents qui peuvent se dérouler à l’occasion de la période où le consommateur est sous l’emprise du cannabis. Exactement comme l’alcool, une énorme cuite n’aura en général aucun impact à long terme sur la santé, contrairement à une consommation trop fréquente.

Et sur le long terme, qu’observe-t-on dans le cerveau des consommateurs de cannabis ?

Une dégradation se manifeste de diverses façons. De manière générale, le principal aspect est l’augmentation du trouble de la mémoire, de la concentration, et parfois – plus grave – une augmentation des troubles psychiatriques. Apparaissent des crises de démence d’origine vasculaire (désorientation permanente, incapacité à ordonner ses pensées…) ou des démences cortico-souscorticales, c’est-à-dire des problèmes de mémoire graves, qui s’apparentent à un léger Alzheimer prématuré qui se manifeste parfois dès 40 ans.

Dans de nombreux cas, la consommation régulière de cannabis peut développer une schizophrénie.
Il y a aussi un risque très important de bouffées délirantes aiguës, qui arrivent à des consommateurs qui souvent n’ont jamais connu de troubles psychiques avant et qui se mettent à adopter des comportements incohérents et irrationnels le temps de la crise. Dans de nombreux cas, la consommation régulière de cannabis peut développer une schizophrénie. En revanche, il y a débat dans la communauté scientifique entre ceux qui affirment que le cannabis ne fait que dévoiler et rendre active une schizophrénie préexistante et ceux qui défendent l’idée que le cannabis crée la schizophrénie sans que le consommateur n’y soit prédisposé. La question est là : la schizophrénie provoquée par le cannabis est-elle innée ou acquise ? Il nous faudra encore 10 ou 15 ans pour le savoir.

Il faut en outre distinguer les troubles liés à la consommation et à la drogue elle-même. La consommation de cannabis à long terme peut être un facteur d’isolement social, et la dépression peut découler de cette dépendance et de ses effets indirects.

Y a-t-il une évolution du contenu de ce que fument le consommateurs de cannabis au fil des ans ?

Les joints qui étaient fumés en mai 1968 présentaient déjà un risque et contenaient 2 à 3% de THC (tétrahydrocannabinol, la principale substance active du cannabis). Aujourd’hui, une boulette de résine en contient bien plus, montant parfois jusqu’à 40% de THC ! Une telle dose dans un joint est encore plus puissante qu’un rail de cocaïne. C’est tout l’ennui : quand un consommateur va se procurer du cannabis, il ne sait pas quelle dose de THC il s’apprête à consommer, et c’est souvent énorme. C’est comme si vous vouliez acheter de l’alcool dans un magasin, et que vous ne saviez pas si vous venez acheter une bouteille de cidre ou trois bouteilles de whisky. Et quand on s’habitue à de telles doses de cannabis, on glisse vite sur la pente qui mène à la consommation de drogues dites « plus dures », comme la cocaïne

Or, la multiplication par cinq de la consommation en Europe n’a pas que des conséquences sur la santé publique. À terme, les trafics déstabilisent les États, corrompent les politiques et les policiers. Si l’on se fie à ce que l’on voit au Mexique, les trafics peuvent faire d’un pays un véritable enfer. La cocaïne génère en effet des sommes colossales, largement supérieures aux budgets que les États peuvent allouer à la lutte contre son trafic. Ces montants astronomiques que produisent les trafiquants servent en premier lieu à corrompre les autorités portuaires, policières, politiques, etc. Le directeur du centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants, Sjoerd Top interrogé par Le Point, était très clair sur ce point : «De plus en plus de membres des autorités judiciaires et politiques sont corrompus en Europe occidentale. La cocaïne génère tellement d’argent qu’elle représente une menace pour les démocraties européennes.»

La déferlante des drogues douces et dures en Europe menace la démocratie

La déferlante des drogues douces et dures en Europe menace la démocratie

Les drogues douces ou durs ne cessent de se développer en Europe en même temps que la corruption qui pourrait affecter la police, la justice et au-delà la démocratie comme en Amérique du Sud par exemple. La France est particulièrement concernée par le phénomène.

Pour les drogues douces, curieusement le Conseil d’État contre l’avis du gouvernement a autorisé la légalisation des fleurs de CBD. Récemment, c’est le Conseil économique et social environnemental qui a fait la proposition de légaliser le cannabis. On peut se demander sur quelle légitimité scientifique voire éthique s’appuient ces deux institutions.

En 2021, 47,3 % des adultes âgés de 18 à 64 ans déclarent avoir déjà consommé du cannabis au cours de leur vie. L’usage actuel (usage dans l’année) concerne 10,6 % des 18-64 ans (14,2 % des hommes et 7,2 % des femmes).

Pour la cocaîne, La multiplication par cinq de la consommation en Europe n’a pas que des conséquences sur la santé publique. À terme, les trafics déstabilisent les États, corrompent les politiques et les policiers.

En France, en l’an 2000, 0,3 % de la population était consommatrice régulière de cocaïne, selon l’observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Aujourd’hui, c’est 1,6 % de la population française qui consomme au moins une fois par mois de la cocaïne. Pour toutes ces raisons, les cartels mexicains et colombiens se détournent actuellement des États-Unis pour s’attaquer à un marché en plein essor : l’Europe. Dans le premier port européen, Anvers, les saisies sont passées de 16 tonnes en 2015 à 110 en 2022, battant des records d’années en années. À Orly, les vols depuis la Guyane sont devenus le premier point d’entrée aérien de cette drogue. Et pour toutes ces raisons, plusieurs pressentent que l’Europe est en train de ravir sa place de premier marché mondial de la cocaïne aux États-Unis, une première historique.

Le chiffre d’affaires mondial de l’ensemble des drogues serait de l’ordre de 250 milliards !

Le neurologue Grégoire Hinzelin rappelle les effets du cannabis sur le cerveau.

Interview sur le site « la Vie »
Quand quelqu’un fume du cannabis, quels sont les effets sur son cerveau ?

Lorsqu’on fume un joint, le psychotrope absorbé provoque une accélération du fonctionnement électrique du cerveau, et donc un effet d’anxiolyse, c’est-à-dire réduisant l’anxiété. Cela produit une désinhibition, exactement comme l’alcool. L’anxiolyse et l’euphorie qui en découle sont parmi les mécanismes qui provoquent la dépendance. Une consommation très épisodique n’aura pas particulièrement de conséquence à long terme, à part en ce qui concerne les accidents qui peuvent se dérouler à l’occasion de la période où le consommateur est sous l’emprise du cannabis. Exactement comme l’alcool, une énorme cuite n’aura en général aucun impact à long terme sur la santé, contrairement à une consommation trop fréquente.

Et sur le long terme, qu’observe-t-on dans le cerveau des consommateurs de cannabis ?

Une dégradation se manifeste de diverses façons. De manière générale, le principal aspect est l’augmentation du trouble de la mémoire, de la concentration, et parfois – plus grave – une augmentation des troubles psychiatriques. Apparaissent des crises de démence d’origine vasculaire (désorientation permanente, incapacité à ordonner ses pensées…) ou des démences cortico-souscorticales, c’est-à-dire des problèmes de mémoire graves, qui s’apparentent à un léger Alzheimer prématuré qui se manifeste parfois dès 40 ans.

Dans de nombreux cas, la consommation régulière de cannabis peut développer une schizophrénie.
Il y a aussi un risque très important de bouffées délirantes aiguës, qui arrivent à des consommateurs qui souvent n’ont jamais connu de troubles psychiques avant et qui se mettent à adopter des comportements incohérents et irrationnels le temps de la crise. Dans de nombreux cas, la consommation régulière de cannabis peut développer une schizophrénie. En revanche, il y a débat dans la communauté scientifique entre ceux qui affirment que le cannabis ne fait que dévoiler et rendre active une schizophrénie préexistante et ceux qui défendent l’idée que le cannabis crée la schizophrénie sans que le consommateur n’y soit prédisposé. La question est là : la schizophrénie provoquée par le cannabis est-elle innée ou acquise ? Il nous faudra encore 10 ou 15 ans pour le savoir.

Il faut en outre distinguer les troubles liés à la consommation et à la drogue elle-même. La consommation de cannabis à long terme peut être un facteur d’isolement social, et la dépression peut découler de cette dépendance et de ses effets indirects.

Y a-t-il une évolution du contenu de ce que fument le consommateurs de cannabis au fil des ans ?

Les joints qui étaient fumés en mai 1968 présentaient déjà un risque et contenaient 2 à 3% de THC (tétrahydrocannabinol, la principale substance active du cannabis). Aujourd’hui, une boulette de résine en contient bien plus, montant parfois jusqu’à 40% de THC ! Une telle dose dans un joint est encore plus puissante qu’un rail de cocaïne. C’est tout l’ennui : quand un consommateur va se procurer du cannabis, il ne sait pas quelle dose de THC il s’apprête à consommer, et c’est souvent énorme. C’est comme si vous vouliez acheter de l’alcool dans un magasin, et que vous ne saviez pas si vous venez acheter une bouteille de cidre ou trois bouteilles de whisky. Et quand on s’habitue à de telles doses de cannabis, on glisse vite sur la pente qui mène à la consommation de drogues dites « plus dures », comme la cocaïne

Or, la multiplication par cinq de la consommation en Europe n’a pas que des conséquences sur la santé publique. À terme, les trafics déstabilisent les États, corrompent les politiques et les policiers. Si l’on se fie à ce que l’on voit au Mexique, les trafics peuvent faire d’un pays un véritable enfer. La cocaïne génère en effet des sommes colossales, largement supérieures aux budgets que les États peuvent allouer à la lutte contre son trafic. Ces montants astronomiques que produisent les trafiquants servent en premier lieu à corrompre les autorités portuaires, policières, politiques, etc. Le directeur du centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants, Sjoerd Top interrogé par Le Point, était très clair sur ce point : «De plus en plus de membres des autorités judiciaires et politiques sont corrompus en Europe occidentale. La cocaïne génère tellement d’argent qu’elle représente une menace pour les démocraties européennes.»

Automobile : grosse déprime des ventes en Europe

Automobile : grosse déprime des ventes en Europe

Nouvelle grosse déprime des ventes en Europe sur le marché automobile. En cause, la hausse des prix des voitures neuves mais surtout les inquiétudes des automobilistes vis-à-vis des mutations vers la voiture électrique encore beaucoup trop chère et insuffisamment fiable. S’ajoute à cela en Europe une réglementation kafkaïenne qui est en train de tuer son industrie.

 

En 2022, le marché européen des ventes de voitures neuves est retombé à son niveau de 1993, selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea) qui compile les ventes de l’ensemble des constructeurs dans les vingt-sept pays de l’Union. Malgré une légère amélioration des ventes depuis le mois d’août, le marché a reculé de 4,6 % sur l’année, avec 9,3 millions de véhicules neufs écoulés. En 2019, c’était 15,3 millions

Les ventes de véhicules neufs restent à un niveau très bas depuis 2020 et la crise sanitaire. Après le choc des confinements, d’autres crises se sont ajoutées: le manque de semi-conducteurs, les perturbations de la chaîne logistique, les pénuries de certains composants liées à la guerre en Ukraine, l’inflation des coûts. Pis, en Europe, la demande est encore plus en berne qu’en Amérique du Nord ou en Chine.

Politique et Europe : l’illusion du couple Franco allemand

Politique et Europe : l’illusion du couple Franco allemand

Pour Guy Maugis , président de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie, les récents accrocs ne doivent pas faire oublier l’essentiel: la solidité du lien entre les deux plus importantes puissances industrielles et technologiques de l’Union n’est pas une option

Il paraît assez logique que le président de la chambre franco-allemande de commerce défende les relations entre nos deux pays. Il n’est d’ailleurs pas question de divorce d’autant plus que ce concept de couple franco allemand n’existe qu’en France. En Allemagne, la France est un simple partenaire. Et souvent même un concurrent redoutable qui fait tout pour affaiblir l’industrie française ( voir les innombrables obstacles à la mise en œuvre de projets industriels communs) et qui a contribué à tuer la politiques énergétique françaises en s’appuyant sur l’abondant gaz russe à bon marché. Renforcer la coopération et sans doute nécessaire mais de manière lucide en faisant comme l’Allemagne qui en priorité protège ses propres intérêts NDLR

Schadenfreude : « Joie maligne provoquée par le malheur d’autrui ». Il semblerait que ce sentiment pour lequel le français n’a pas de mot tout en le pratiquant avec délices, ait envahi la presse française ces dernières semaines.
Beaucoup de commentateurs mettent en exergue la « crise » qui affecterait la relation politique entre la France et l’Allemagne. De fait, des motifs d’incompréhension, voire de discorde, sont apparus : plan de soutien des entreprises allemandes de 200 milliards d’euros, décisions de Berlin en matière d’armement, visite d’Olaf Scholz en Chine, approches divergentes en matière de stratégie européenne dans le contexte des embargos sur le gaz et le pétrole russe, transition « verte ». Certains y ont vu une résurgence de « l’égoïsme » allemand, symbolisé par des décisions solitaires dont la conséquence serait un effritement de la solidité du couple franco-allemand. Il remettrait même en cause la solidarité, voire la souveraineté européenne dans une période de crises multiples.

Alors que nous approchons du soixantième anniversaire du Traité de l’Elysée, signé en janvier 1963 par le Général de Gaulle et le Chancelier Konrad Adenauer et qui scellait officiellement la réconciliation entre la France et l’Allemagne, il convient de garder la tête froide et de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
Divergences. Les divergences de point de vue entre Paris et Berlin sur la défense ou l’énergie existent depuis longtemps. La nouvelle donne géopolitique crée par la guerre en Ukraine et ses conséquences oblige à les traiter « à chaud ». Avec dans chaque pays des situations politiques intérieures singulières. A Berlin, une coalition tripartite inédite donne lieu à d’intenses négociations internes sur des sujets particulièrement stratégiques : la remise en cause douloureuse de la relation avec la Russie, la gestion des conséquences des choix énergétiques passés, le « réarmement » de l’Allemagne. A Paris, l’exécutif doit faire avec une absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale, sans coalition, ce qui n’aide pas à la définition d’axes stratégiques qui feraient consensus.
Ce capital de confiance, accumulé depuis des décennies entre entreprises françaises et allemandes, ne doit pas faire les frais de l’agitation politique de certains. Au contraire, ce sont elles qui détiennent les clés car ce sont elles qui font

Cela ne doit pas faire oublier l’essentiel : la solidité du lien entre la France et l’Allemagne – les deux plus importantes puissances industrielles et technologiques de l’Union – n’est pas une option dans un contexte où l’Europe doit répondre à « l’Inflation Reduction Act » (IRA) américain et la montée en puissance de la Chine. Cela implique que les gouvernements français et allemand soient en mesure de défendre des positions communes à Bruxelles concernant à la fois le dimensionnement des investissements publics, mais aussi la coordination des aides nationales aux activités industrielles et énergétiques.

Coopération. L’Europe y joue une partie de son avenir industriel et les entreprises le savent mieux que quiconque. Elles sont engagées dans de nombreux projets de coopération, s’agissant notamment des énergies propres et de la mobilité.L’attractivité de la France pour les entreprises allemandes n’est d’ailleurs pas remise en cause, si l’on en croit les résultats de la dernière étude menée par EY et la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie et dans laquelle plus de neuf entreprises allemandes sur dix se déclarent satisfaites de leurs activités en France. Par ailleurs, l’Allemagne reste, comme on le sait, le deuxième investisseur étranger en France derrière les Etats-Unis.
Ce capital de confiance, accumulé depuis des décennies entre entreprises françaises et allemandes, ne doit pas faire les frais de l’agitation politique de certains. Au contraire, ce sont elles qui détiennent les clés car ce sont elles qui font. Je forme donc le vœu que des convictions et des décisions communes se dégagent des multiples rencontres politiques qui se sont déroulées ces dernières semaines entre les dirigeants des deux pays, afin que l’esprit du Traité de l’Élysée continue de nous inspirer. Le récent accord sur le SCAF en est bien un signe d’espoir.
Guy Maugis est président de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie.

Europe : l’illusion du couple Franco allemand

Europe : l’illusion du couple Franco allemand

Pour Guy Maugis , président de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie, les récents accrocs ne doivent pas faire oublier l’essentiel: la solidité du lien entre les deux plus importantes puissances industrielles et technologiques de l’Union n’est pas une optionn

Il paraît assez logique que le président de la chambre franco-allemande de commerce défende les relations entre nos deux pays. Il n’est d’ailleurs pas question de divorce d’autant plus que ce concept de couple franco allemand n’existe qu’en France. En Allemagne, la France est un simple partenaire. Et souvent même un concurrent redoutable qui fait tout pour affaiblir l’industrie française ( voir les innombrables obstacles à la mise en œuvre de projets industriels communs) et qui a contribué à tuer la politiques énergétique françaises en s’appuyant sur l’abondant gaz russe à bon marché. Renforcer la coopération et sans doute nécessaire mais de manière lucide en faisant comme l’Allemagne qui en priorité protège ses propres intérêts NDLR

Schadenfreude : « Joie maligne provoquée par le malheur d’autrui ». Il semblerait que ce sentiment pour lequel le français n’a pas de mot tout en le pratiquant avec délices, ait envahi la presse française ces dernières semaines.
Beaucoup de commentateurs mettent en exergue la « crise » qui affecterait la relation politique entre la France et l’Allemagne. De fait, des motifs d’incompréhension, voire de discorde, sont apparus : plan de soutien des entreprises allemandes de 200 milliards d’euros, décisions de Berlin en matière d’armement, visite d’Olaf Scholz en Chine, approches divergentes en matière de stratégie européenne dans le contexte des embargos sur le gaz et le pétrole russe, transition « verte ». Certains y ont vu une résurgence de « l’égoïsme » allemand, symbolisé par des décisions solitaires dont la conséquence serait un effritement de la solidité du couple franco-allemand. Il remettrait même en cause la solidarité, voire la souveraineté européenne dans une période de crises multiples.

Alors que nous approchons du soixantième anniversaire du Traité de l’Elysée, signé en janvier 1963 par le Général de Gaulle et le Chancelier Konrad Adenauer et qui scellait officiellement la réconciliation entre la France et l’Allemagne, il convient de garder la tête froide et de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
Divergences. Les divergences de point de vue entre Paris et Berlin sur la défense ou l’énergie existent depuis longtemps. La nouvelle donne géopolitique crée par la guerre en Ukraine et ses conséquences oblige à les traiter « à chaud ». Avec dans chaque pays des situations politiques intérieures singulières. A Berlin, une coalition tripartite inédite donne lieu à d’intenses négociations internes sur des sujets particulièrement stratégiques : la remise en cause douloureuse de la relation avec la Russie, la gestion des conséquences des choix énergétiques passés, le « réarmement » de l’Allemagne. A Paris, l’exécutif doit faire avec une absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale, sans coalition, ce qui n’aide pas à la définition d’axes stratégiques qui feraient consensus.
Ce capital de confiance, accumulé depuis des décennies entre entreprises françaises et allemandes, ne doit pas faire les frais de l’agitation politique de certains. Au contraire, ce sont elles qui détiennent les clés car ce sont elles qui font

Cela ne doit pas faire oublier l’essentiel : la solidité du lien entre la France et l’Allemagne – les deux plus importantes puissances industrielles et technologiques de l’Union – n’est pas une option dans un contexte où l’Europe doit répondre à « l’Inflation Reduction Act » (IRA) américain et la montée en puissance de la Chine. Cela implique que les gouvernements français et allemand soient en mesure de défendre des positions communes à Bruxelles concernant à la fois le dimensionnement des investissements publics, mais aussi la coordination des aides nationales aux activités industrielles et énergétiques.

Coopération. L’Europe y joue une partie de son avenir industriel et les entreprises le savent mieux que quiconque. Elles sont engagées dans de nombreux projets de coopération, s’agissant notamment des énergies propres et de la mobilité.L’attractivité de la France pour les entreprises allemandes n’est d’ailleurs pas remise en cause, si l’on en croit les résultats de la dernière étude menée par EY et la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie et dans laquelle plus de neuf entreprises allemandes sur dix se déclarent satisfaites de leurs activités en France. Par ailleurs, l’Allemagne reste, comme on le sait, le deuxième investisseur étranger en France derrière les Etats-Unis.
Ce capital de confiance, accumulé depuis des décennies entre entreprises françaises et allemandes, ne doit pas faire les frais de l’agitation politique de certains. Au contraire, ce sont elles qui détiennent les clés car ce sont elles qui font. Je forme donc le vœu que des convictions et des décisions communes se dégagent des multiples rencontres politiques qui se sont déroulées ces dernières semaines entre les dirigeants des deux pays, afin que l’esprit du Traité de l’Élysée continue de nous inspirer. Le récent accord sur le SCAF en est bien un signe d’espoir.
Guy Maugis est président de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie.

Europe : Maintenir la solidité du couple Franco allemand ?

Europe : Maintenir la solidité du couple Franco allemand ?

Pour Guy Maugis , président de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie,
Les récents accrocs ne doivent pas faire oublier l’essentiel: la solidité du lien entre les deux plus importantes puissances industrielles et technologiques de l’Union n’est pas une option

Il paraît assez logique que le président de la chambre franco-allemande de commerce défende les relations entre nos deux pays. Il n’est d’ailleurs pas question de divorce d’autant plus que ce concept de couple franco allemand n’existe qu’en France. En Allemagne, la France est un simple partenaire. Et souvent même un concurrent redoutable qui fait tout pour affaiblir l’industrie française ( voir les innombrables omis à la mise en œuvre de projets industriels communs) et qui a contribué à tuer la politiques énergétique françaises en s’appuyant sur l’abondant gaz russe à bon marché. Renforcer la coopération et sans doute nécessaire mais de manière lucide en faisant comme l’Allemagne qui en priorité protège ses propres intérêts NDLR

Schadenfreude : « Joie maligne provoquée par le malheur d’autrui ». Il semblerait que ce sentiment pour lequel le français n’a pas de mot tout en le pratiquant avec délices, ait envahi la presse française ces dernières semaines.
Beaucoup de commentateurs mettent en exergue la « crise » qui affecterait la relation politique entre la France et l’Allemagne. De fait, des motifs d’incompréhension, voire de discorde, sont apparus : plan de soutien des entreprises allemandes de 200 milliards d’euros, décisions de Berlin en matière d’armement, visite d’Olaf Scholz en Chine, approches divergentes en matière de stratégie européenne dans le contexte des embargos sur le gaz et le pétrole russe, transition « verte ». Certains y ont vu une résurgence de « l’égoïsme » allemand, symbolisé par des décisions solitaires dont la conséquence serait un effritement de la solidité du couple franco-allemand. Il remettrait même en cause la solidarité, voire la souveraineté européenne dans une période de crises multiples.

Alors que nous approchons du soixantième anniversaire du Traité de l’Elysée, signé en janvier 1963 par le Général de Gaulle et le Chancelier Konrad Adenauer et qui scellait officiellement la réconciliation entre la France et l’Allemagne, il convient de garder la tête froide et de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
Divergences. Les divergences de point de vue entre Paris et Berlin sur la défense ou l’énergie existent depuis longtemps. La nouvelle donne géopolitique crée par la guerre en Ukraine et ses conséquences oblige à les traiter « à chaud ». Avec dans chaque pays des situations politiques intérieures singulières. A Berlin, une coalition tripartite inédite donne lieu à d’intenses négociations internes sur des sujets particulièrement stratégiques : la remise en cause douloureuse de la relation avec la Russie, la gestion des conséquences des choix énergétiques passés, le « réarmement » de l’Allemagne. A Paris, l’exécutif doit faire avec une absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale, sans coalition, ce qui n’aide pas à la définition d’axes stratégiques qui feraient consensus.
Ce capital de confiance, accumulé depuis des décennies entre entreprises françaises et allemandes, ne doit pas faire les frais de l’agitation politique de certains. Au contraire, ce sont elles qui détiennent les clés car ce sont elles qui font

Cela ne doit pas faire oublier l’essentiel : la solidité du lien entre la France et l’Allemagne – les deux plus importantes puissances industrielles et technologiques de l’Union – n’est pas une option dans un contexte où l’Europe doit répondre à « l’Inflation Reduction Act » (IRA) américain et la montée en puissance de la Chine. Cela implique que les gouvernements français et allemand soient en mesure de défendre des positions communes à Bruxelles concernant à la fois le dimensionnement des investissements publics, mais aussi la coordination des aides nationales aux activités industrielles et énergétiques.

Coopération. L’Europe y joue une partie de son avenir industriel et les entreprises le savent mieux que quiconque. Elles sont engagées dans de nombreux projets de coopération, s’agissant notamment des énergies propres et de la mobilité.L’attractivité de la France pour les entreprises allemandes n’est d’ailleurs pas remise en cause, si l’on en croit les résultats de la dernière étude menée par EY et la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie et dans laquelle plus de neuf entreprises allemandes sur dix se déclarent satisfaites de leurs activités en France. Par ailleurs, l’Allemagne reste, comme on le sait, le deuxième investisseur étranger en France derrière les Etats-Unis.
Ce capital de confiance, accumulé depuis des décennies entre entreprises françaises et allemandes, ne doit pas faire les frais de l’agitation politique de certains. Au contraire, ce sont elles qui détiennent les clés car ce sont elles qui font. Je forme donc le vœu que des convictions et des décisions communes se dégagent des multiples rencontres politiques qui se sont déroulées ces dernières semaines entre les dirigeants des deux pays, afin que l’esprit du Traité de l’Élysée continue de nous inspirer. Le récent accord sur le SCAF en est bien un signe d’espoir.
Guy Maugis est président de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie.

Europe Ecologie-Les Verts : Le choix entre le gauchisme et l’environnement

Europe Ecologie-Les Verts : Le choix entre le gauchisme et l’environnement

Le climat de terreur idéologique qui règne dans le parti Europe écologie les Verts a conduit le secrétaire national à quitter ses fonctions de secrétaire général sur des soupçons non n’avérés et largement alimentés par Sandrine Rousseau.

Des procédés classiques sous la terreur et qui correspondent d’ailleurs à l’idéologie des gauchistes qui veulent entraîner Europe écologie les Verts sur le terrain révolutionnaire en délaissant la question environnementale.

L’élue des Hauts-.de-France Marine Tondelier a donc été élue samedi secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, au terme d’un second tour de scrutin interne à l’issue du congrès fédéral du parti à Rungis dans le Val-de-Marne. La motion de synthèse qui l’a porté en tête a recueilli 90,8% des voix.

Il n’y avait guère de suspense dans les travées du parc des expositions du Val-de-Marne où les quelques centaines de délégués ont convergé. Après avoir frisé la barre des 50 % dès la première phase du congrès, la conseillère municipale d’opposition à Hénin-Beaumont était assurée de prendre la tête du mouvement

Montée des revendications salariales en France et en Europe

Montée des revendications salariales en France et en Europe

Des hausses de salaires comprises entre 7,3% et 8,5% pour faire face à l’inflation dans le groupe autos Stellantis; les demandes du même type se multiplient en France et en Europe

Mi-novembre, patronat et syndicats allemands ont annoncé un accord sur des hausses de salaires de 8,5% au total pour plus de 3,9 millions de salariés de l’électrométallurgie. Il concerne des milliers d’entreprises de l’automobile, de l’électronique ou encore de la machine-outil.

Ce compromis pilote prévoit que cette hausse interviendra en deux étapes en 2023 puis en 2024, a indiqué le puissant syndicat IG Metall. Il a été trouvé après plusieurs semaines de négociations houleuses et de nombreux débrayages dans tout le pays. Une « prime inflation » de 3.000 euros a également été obtenue.

De nombreuses entreprises dans tous les secteurs d’activité ont lancé des discussions aLa montée des revendications salariales vec leurs salariés. Chez Enedis, par exemple, elles sont terminées et se sont soldées par la signature entre la direction et les organisations sociales d’une augmentation de 4,6% pour tous, qui se rajoute aux 2,3% obtenus au niveau de la branche, ainsi que des mesures individuelles et une prime. Chez RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, elles sont encore en cours.

Du côté de GRDF, l’accord trouvé mi-novembre entre le gestionnaire et trois autres organisations syndicales représentatives (CFDT, CFE-Energie, FO) est remis en cause par la CGT. Celui-ci prévoit notamment 2,3% d’augmentation pour tous, rétroactive au 1er juillet, en complément d’une hausse du salaire national de base obtenue au niveau de la branche, de l’ordre de 4%. La CGT exige une renégociation, en vain jusqu’à présent. Des grèves sont en cours depuis trois semaines.

L’Espagne aussi connaît des mouvements sociaux sur fond de hausse des salaires. Des vendeurs de la marque Zara ont manifesté fin novembre pour demander des hausses de salaires et certains travailleurs se sont mis en grève. Toujours dans la péninsule ibérique, Dia a accepté d’accorder des augmentations de salaires allant jusqu’à 12% sur les deux prochaines années pour les employés de ses supermarchés et entrepôts, en plus de primes exceptionnelles pour certains des travailleurs les moins bien rémunérés. La version finale de cet accord doit justement être signée ce 1er décembre et les augmentations salariales entreront en vigueur le 1er janvier.

1...56789...43



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol