Archive pour le Tag 'Europe'

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Manifestation Athènes : un banquier américain accuse l’Europe et le FMI

Manifestation  Athènes : un banquier américain  accuse l’Europe et le FMI

Devant un parterre de banquiers grecs, l’Américain Charles Dallara, qui dirige l’Institut de la Finance Internationale (IIF), un organisme basé à Washington qui représente les 400 plus grandes banques du monde, a lancé un pavé dans la mare en estimant qu’il était « temps de reconnaître que l’austérité seule condamne non seulement la Grèce, mais l’intégralité de l’Europe à la probabilité d’une ère douloureuse ».  Si la récession s’accélère, « il s’agirait d’une tragédie, pas seulement pour la Grèce et l’Europe mais pour le monde », a-t-il dit en lançant un appel pour que FMI et zone euro trouvent des solutions « créatives » et « non conformistes » afin de desserrer l’étau sur la Grèce et garantir la stabilité du système financier mondial.  Mettant l’accent sur la nécessité absolue d’un retour de la croissance, M. Dallara a sévèrement critiqué les cures d’austérité imposées à la Grèce depuis 2010 par ses créanciers, qui ont fait plonger l’économie du pays dans une récession historique cumulée équivalent à une chute de 20% du PIB. Au moment où il parlait, l’Autorité des Statistiques grecques indiquait d’ailleurs que le PIB de la Grèce avait chuté de 7,2% sur un an au troisième trimestre 2012.   »Sans une stabilisation de l’économie et une reprise de la croissance, la viabilité de la dette ne sera jamais atteinte » a ajouté M. Dallara, critiquant l’obsession actuelle à l’égard de la réduction des déficits budgétaires qui devient un « cercle vicieux » condamnant à une récession sans fin.   »Ce que les prêteurs officiels devraient faire en priorité, c’est de réduire les taux d’intérêt » que la Grèce doit payer, aussi bien sur les anciens prêts que sur d’éventuels prochains prêts, a préconisé M. Dallara.   »C’est à la zone euro et au Fonds monétaire international (FMI) de trouver le bon dosage » entre baisse des taux d’intérêt et extension des maturités, a-t-il ajouté.   »Le FMI a un programme permettant à certains pays d’avoir accès à des prêts à taux zéro. Il est limité actuellement aux pays à bas revenus. Mais, veut-on vraiment attendre que la Grèce tombe dans cette catégorie pour reconnaître que les circonstances exceptionnelles entourant le cas grec aujourd’hui justifient quelques idées non conformistes en matière de politique de prêt au FMI? » a-t-il lancé. M. Dallara a passé lui-même de longues nuits l’hiver dernier à Athènes à négocier au nom des banques privées face au gouvernement grec un effacement historique et volontaire de la dette souveraine détenue par les créanciers privés du pays.

 

Europe- General Motors: 2.600 suppressions d’emplois

Europe- General Motors: 2.600 suppressions d’emplois

GM prévoit une nouvelle baisse du marché autos de 5% environ en 2013 ; dans le rouge, il a déjà supprimés 2600 emplois en Europe et va continuer en 2013. Le numéro un américain de l’automobile General Motors a annoncé mercredi avoir supprimé 2.300 emplois depuis le début de l’année en Europe sur un total de 2.600 visés pour 2012, et veut continuer à réduire ses effectifs l’an prochain dans la région, où ses pertes s’aggravent.  Ces réductions d’effectifs ont été obtenues en majorité grâce à des départs à la retraite ou négociés, a indiqué le directeur de la région Europe, Steve Girsky, lors d’une conférence avec les analystes suivant la publication des résultats trimestriels.  Ce n’est « pas quelque chose de nouveau en interne. Nous en sommes déjà à 2.300 personnes (depuis le début de l’année). Nous préférons agir avant et annoncer après », a-t-il déclaré.  GM n’a pas précisé dans quels pays se situaient ces suppressions de postes mais selon James Cain, porte-parole du groupe, elles ont lieu essentiellement en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France.  Le constructeur a vu son bénéfice du troisième trimestre baisser de 12% sur un an, notamment à cause de 500 millions de dollars de pertes en Europe, et prévoit de perdre entre 1,5 et 1,8 milliard de dollars dans la région cette année.  « Nous allons également réduire notre troisième équipe de production dans l’usine de Eisenach », en Allemagne, en 2013. Le groupe table sur « plus de réduction d’effectifs en Europe en fonction de la demande ».  GM anticipe une baisse de 4 à 5% de la demande en Europe l’an prochain mais a malgré tout pour objectif « des résultats améliorés en 2013″, et vise le seuil de rentabilité d’ici 2015, a commenté le directeur financier Dan Amman.  Parmi les autres mesures de restructuration en Europe, les dirigeants du groupe ont cité du chômage partiel, la consolidation de la production de l’Opel Astra sur deux usines au lieu de trois auparavant, et ont noté que la situation de l’usine de transmission de Strasbourg était « à l’étude ».  James Cain a rappelé que le groupe était en discussions avec une entreprise « cliente » pour lui céder son site de Strasbourg mais n’a pas donné plus de détails. Un syndicaliste de l’usine avait identifié à la mi-octobre le potentiel acheteur comme étant le belge Punch Power Train.  Les dirigeants de GM ont aussi précisé qu’aucune « allocation de produit futur n’avait été faite pour l’usine de Bochum (en Allemagne) après la fin de la production de la Zafira ». L’avenir de cette usine est en question depuis de longs mois.

 

 

Europe : Delors pour la théorie des cercles, en fait, plusieurs Europe

Europe : Delors pour la théorie des cercles, en fait, plusieurs Europe

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Delors admet que ceux qui veulent davantage d’intégration et aller plus loin doivent pouvoir  le faire. C’est la théorie des cercles ou de l’Europe à plusieurs niveaux. De fait, avec l’élargissement forcené qui continue , c’est ce qui risque de se produire sinon c’est l’anarchie assurée avec notamment distorsions mortelles des  conditions de concurrence L’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors se dit, face à la crise économique, « favorable à une plus grande autonomie de la zone euro, ce qu’on appelle une coopération renforcée », dans un entretien avec le journal La Croix de lundi. « Je prône depuis longtemps la différenciation. Si certains pays veulent aller plus loin tout en respectant les règles de l’ensemble, il faut le leur permettre », indique Jacques Delors. renforcée. ». Pour Jacques Delors: « Il faut une gouvernance économique et monétaire de caractère fédéral, donner à la zone euro un budget propre et un instrument d’intervention économique pour régler le développement ». « Ce nouveau dynamisme de la zone euro redonnerait confiance à l’ensemble, c’est à dire à l’Europe des 27″ assure Jacques Delors pour qui: « Le projet définitif de l’euro doit être clair et accessible, donner de la confiance et un sentiment de stabilité. »

 

 

Europe : le bateau ivre et sans capitaine ; une crise de gouvernail

Europe : le bateau ivre et sans capitaine ; une crise de gouvernail

 

Hollande aurait réorienté l’Europe ( ah bon !) mais Merkel l’a désorienté. En faiat une absence totale de perspective crédible. Bref l’Europe tourne en rond. Ce qui n’a pas été changé et qui est fondamental c’est la logique européenne : faire un grand marché de plus en plus vaste et seulement cela, sans règle et sans vison, donc sans outils de gouvernance. Merkel, Monti, Hollande Barroso, Cameron, aucun n’a la même vision ; du coup on se paralyse. L’optimisme est retombé comme un soufflé. Rassérénés par l’annonce, début septembre, d’une intervention « illimitée » de la Banque centrale européenne pour racheter la dette à court terme des pays qui feront appel aux fonds de secours de la zone euro, les investisseurs sont en train de déchanter. Depuis un mois, les principales Bourses de la zone euro sont orientées à la baisse.  Les Européens semblent être retombés dans leur travers. Comme souvent, pas grand-chose de ce qui a été promis n’a trouvé de traduction concrète. L’Espagne rechigne toujours à se placer sous la protection du Mécanisme européen de stabilité (MES), le pare-feu permanent doté à terme d’une capacité de prêt de 500 milliards d’euros, enfin inauguré en début de semaine. La BCE n’a donc pas pu passer à l’action. Mariano Rajoy veut être certain de ne pas être mis sous tutelle par ses partenaires, qui entendent fixer des conditions très strictes en échange de l’intervention du mécanisme. Pour préserver son opinion publique, le chef du gouvernement conservateur au pouvoir se permet de jouer avec le feu, attendant de voir si la détente observée sur les taux d’emprunt de son pays va se prolonger avant de faire le premier pas. Mais il n’est pas le seul à risquer une nouvelle dégradation de la situation. L’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande ont même enclenché la marche arrière. Ils semblent vouloir revenir sur une avancée du sommet européen des 28 et 29 juin derniers, au cours duquel les chefs d’État et de gouvernement s’étaient mis d’accord pour recapitaliser directement les banques espagnoles via le fonds de secours provisoire de la zone euro ou son successeur, le MES, dès lors que la supervision européenne des banques par la BCE serait opérationnelle. La mesure, pourtant essentielle pour couper le cercle vicieux entre les bilans bancaires et la dette des États, ne s’appliquerait finalement pas aux établissements en difficulté avant l’entrée en vigueur du mécanisme ! En d’autres termes, l’Espagne serait obligée d’emprunter au MES pour prêter ensuite elle-même à ses banques, quitte à gonfler encore sa dette, en augmentation exponentielle… Cette volte-face est tout sauf anodine. Elle a déjà été invoquée – entre autres raisons – par Standard & Poor’s pour justifier l’abaissement, jeudi, de la note de l’Espagne de deux crans, dans la catégorie spéculative.  Car, même si les autres pays arrivaient à faire fléchir le trio, l’union bancaire pourrait bien ne pas être prête début 2013, comme prévu initialement. L’Allemagne n’entend en effet pas voir ses banques régionales, très proches des barons des Länder, passer sous le contrôle de la BCE. Une attitude qui pourrait retarder le projet… En attendant, la conjoncture économique continue de se dégrader, sous l’effet des plans de rigueur généralisés. Comme le souligne Barclays dans sa note de la semaine, la conjoncture se dégrade particulièrement en France. L’indice PMI d’activité dans l’industrie et les services y a chuté en septembre « à un niveau comparable à ceux de l’Italie et de l’Espagne ». Et depuis cinq trimestres, la croissance est nulle. Selon le Fonds monétaire international, Paris n’atteindra donc pas ses objectifs de réduction des déficits à 3 % en 2013. Pour y parvenir, le gouvernement table encore sur une prévision de croissance de 0,8 % du PIB quand l’institution de Christine Lagarde anticipe seulement 0,4 %. Celle-ci a d’ailleurs mis en garde, jeudi depuis Tokyo, contre les dangers d’une cure d’austérité trop frontale.  En partie visée, Angela Merkel n’entend pas céder sur la réduction des déficits et de la dette. La chancelière allemande a en revanche montré un signe d’ouverture en promettant de soutenir la consommation dans son pays. « Quand nous soutenons bien notre consommation intérieure, l’avantage est que nous pouvons naturellement importer davantage des autres pays de l’Union européenne », a-t-elle reconnu. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les salaires allemands augmentent et l’État pourrait consentir à des baisses d’impôts pour stimuler l’activité. Une ouverture nécessaire, mais pas suffisante.  Les Européens vont donc devoir de nouveau surmonter leurs différends, au prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu les 18 et 19 octobre prochains, s’ils veulent sortir leurs économies de la stagnation, voire de la dépression. Ils devront notamment définir l’attitude à adopter vis-à-vis de la Grèce qui réclame deux ans supplémentaires pour atteindre les objectifs qui lui ont été assignés. Christine Lagarde a plaidé jeudi pour la clémence. Angela Merkel paraît disposée à l’entendre. Mais cela ne saurait être suffisant. « On ne peut pas être dans le business as usual. Il faut des décisions fortes, structurelles », avait prévenu Pierre Moscovici en recevant son homologue italien à Paris en septembre. Nul doute que les marchés le prendront au mot.

 

 

Italie et Espagne veulent l’aide de la BCE mais sans la demander officiellement

Italie et Espagne veulent l’aide de la BCE mais sans la demander officiellement

 

 Curieuses ces déclarations très contradictoires de l’Italie et de l’Espagne qui souhaitent ardemment l’intervention de la BCE mais ne veulent pas le dire pour ne pas inquiéter davantage les marchés. Monti incite même l’Espagne à présenter un plan d’aide d’urgence pour éviter la contamination. L’Espagne ne veut surtout pas qu’on évoque ce plan d’aide dont elle a pourtant besoin. Bref on joue au chat et à la souris avec les marches. L’Espagne et l’Italie ont beau inquiéter les marchés, Mariano Rajoy et Mario Monti veulent prendre leur temps. Lors de leur rencontre à Madrid ce jeudi, les chefs des gouvernements espagnol et italien n’ont pas demandé à la Banque centrale européenne d’intervenir. Au contraire. Lors de leur conférence de presse commune, ils ont soigneusement évité de se prononcer sur toute forme d’aide extérieure. Mais, en coulisse, les négociations vont bon train. L’Italie tente de convaincre l’Espagne d’accepter la main tendue par ses voisins. Avec des pincettes. Mario Monti promet d’«étudier les modalités» de la proposition de Mario Draghi afin de «déterminer si cette proposition (leur) convient». Plus prudent, Mariano Rajoy a refusé de répondre et s’est contenté de qualifier les déclarations du président de la BCE de «positives». Pour le reste, les deux chefs d’exécutif se sont appuyés mutuellement et ont affiché leur volonté de continuer dans la même voie: réduction du déficit et réformes structurelles. Mais, malgré cette unité affichée, l’Espagne et l’Italie n’ont pas une position identique. Alors que Mario Monti est favorable à un achat d’obligations sur le marché secondaire par le FESF, son homologue espagnol se montre beaucoup plus réservé. «Cette option pose un double problème pour l’Espagne, juge Juan Carlos Martinez Lazaro, professeur d’économie à l’IE Business School. Il y a d’abord un problème d’image. L’Espagne veut absolument éviter une solution qui ressemble à un plan de sauvetage.» Cette obsession exaspère ses partenaires européens, qui voient dans ce refus de principe «un orgueil mal placé», selon le mot d’un diplomate européen. «Le gouvernement veut également éviter qu’on lui impose de nouvelles conditions», poursuit Lazaro. L’Italie pense pouvoir échapper à la négociation d’un mémorandum d’entente (Memorandum of Understanding, MOU) si elle sollicitait l’achat d’obligations souveraines. L’Espagne, en revanche, craint qu’on lui impose une nouvelle vague d’austérité. Après avoir adopté un plan de rigueur de 65 milliards d’économies à réaliser en deux ans et demi, Mariano Rajoy considère qu’il a suffisamment heurté son électorat. «Il y aurait probablement un nouveau programme», pronostique Juan Ignacio Crespo, analyste financier et auteur d’un livre intitulé Les Deux Prochaines Récessions. Mais, entre les recommandations de la Commission et les conditions imposées aux banques, l’Europe ne pourrait plus ajouter grand-chose», indique-t-il. Même Christine Lagarde l’a reconnu: «Vu ce que l’Espagne a déjà réalisé et ce qu’elle compte encore faire, il n’y a pas grand-chose que le FMI pourrait demander en plus si l’Espagne recevait un plan de sauvetage», a expliqué la directrice de l’institution financière, incitant Madrid à sauter le pas sans crainte.

Le FESF pour sauver l’Europe mais avec quel argent ?

Le FESF pour sauver l’Europe mais avec quel argent ?

Le fonds européen (FESF fusionné avec le MESF) va disposer de  700 milliards mais 300 sont déjà partis pour aider les pays en difficultés ; en outre sur les 700 milliards, 250 doivent être apportés par  l’Italie, la Grèce, l’Irlande et le Portugal ; des pays qui ne peuvent emprunter déjà qu’à des conditions exorbitantes pour leurs propres besoins. A moins que le fonds ne leur prête aussi la cotisation qu’ils doivent au MES ! En réalité, il ne reste pratiquement rien à ce fonds de solidarité ; à moins de l’emprunter.  le FESF puis le MES ne pourront prêter aux États ou aux banques que de l’argent qu’ils auront eux-mêmes levé sur les marchés avec la garantie explicite des pays membres de la zone euro. Mais le sommet a décidé de supprimer partiellement la séniorité (remboursement prioritaire) dont dispose ce fonds. Cette perte de séniorité, si elle se confirme, signifie que le MES ne sera pas remboursé en premier en cas de défaut de l’un de ses créanciers. Comment les investisseurs réagiront-ils lorsqu’on leur demandera de prêter de l’argent au fonds de secours européen pour que ce dernier prête ensuite à l’Espagne sans être certain de récupérer sa mise? Cela revient à dégrader la qualité de crédit du fonds et donc à renchérir ses coûts d’emprunt. Ensuite, les délais de mise en œuvre de ces décisions s’annoncent bien plus longs que ne le pensent les marchés. D’abord parce que sept pays seulement ont jusqu’à présent ratifié le MES, l’Allemagne s’apprêtant à le faire ce vendredi après-midi. «Mais ils l’ont ratifié sous réserve que le MES soit créditeur senior, souligne Laurence Boone chef économiste Europe de Merrill Lynch Bofa. En d’autres termes, faudra-t-il changer les traités?» Ensuite le MES ne pourra recapitaliser les banques que lorsqu’un superviseur bancaire européen aura été mis en place, ce qui signifie pas avant la fin de l’année. Bref, les décisions nocturnes de Bruxelles ont permis peut-être d’acheter un peu de temps. Le temps nécessaire au réveil sur l’insuffisance de l’accord européen au regard de enjeux.

OCDE: récession en Europe en 2012

OCDE: récession en Europe en 2012

Tous les six mois les institutions révisent à la baisse leurs prévisions économiques ; C’est aussi le cas pour l’OCDE qui après avoir prévu une croissance de 0.2% annonce maintenant -0.1% en 2012. Rien ne dit qu’on ne sera pas plus proche de 0.5%. Quant à la reprise escomptée pour 2013, c’est de la pure spéculation. L’Organisation de coopération et de développement économiques prévoit un léger recul de 0,1% de l’activité économique de la zone euro, alors qu’elle espérait encore une timide progression de 0,2% en novembre, selon ses prévisions semestrielles publiées mardi. Elle maintient néanmoins sa prévision de croissance mondiale en 2012 à 3,4%.   »Après s’être quelque peu apaisée à la fin de l’année dernière, la crise dans la zone euro s’est aggravée récemment et demeure la plus importante source de risques pour l’économie mondiale », a déclaré l’économiste en chef de l’organisation, Pier Carlo Padoan. Du coup, l’Organisation renouvelle sa suggestion d’une baisse des taux en Europe afin de soutenir l’activité. Le taux directeur de la Banque centrale européenne, qui sert de référence pour les autres taux d’intérêt, est déjà au plus bas à 1%.  Il faut frapper fort, très fort », a suggéré le secrétaire général de l’OCDE, le Mexicain Angel Gurria, lors d’une conférence de presse, appelant les Européens à mettre les moyens nécessaires, et même au-delà, pour résoudre la crise. « Si les marchés réclament 50 milliards, mettez 100 milliards », a-t-il lancé, appelé à avoir recours à une « puissance de feu surdimensionnée ».  L’OCDE juge néanmoins qu’en 2013 la croissance devrait reprendre en zone euro avec un taux d’expansion de 0,9% et s’accélérerait dans le monde à 4,2%.   »L’économie mondiale essaye une fois de plus de retrouver la croissance, aidée par une modeste reprise du commerce et une amélioration de la confiance. Elle le fait néanmoins à des rythmes différents, les Etats-Unis et le Japon bénéficiant d’une croissance plus robuste que dans la zone euro tandis que les grands pays émergents connaissent une reprise cyclique modérée », résume M. Padoan. L’OCDE juge ainsi que la croissance atteindra 2,4% cette année aux Etats-Unis, contre 2,0% estimé en novembre, et 2,6% l’an prochain.  L’économiste en chef souligne les disparités de situation du marché du travail, avec aux Etats-Unis une lente décrue du chômage qui au contraire continue d’augmenter dans la zone euro. L’OCDE prévoit ainsi que le chômage atteindra 8,1% cette année et 7,6% l’an prochain aux Etats-Unis, et respectivement 10,8% et 11,1% en zone euro.  L’économiste en chef déplore une expansion dans les pays « en meilleure santé » de la zone euro « bienvenue mais insuffisante » pour contrebalancer une croissance « plate ou négative » ailleurs. Il suggère donc de procéder à des « ajustements structurels » et « une hausse des salaires » dans les pays jouissant d’excédents afin de « contribuer à un rééquilibrage favorable à la croissance ».  L’Allemagne, première économie de cette région, devrait « après un départ en force au début de l’année, voir son activité continuer de croître, portée par une amélioration de la confiance et un renforcement de la demande interne », note le rapport.  Quant à la deuxième économie de la zone euro, la France, l’OCDE a revu en hausse sa prévision de croissance pour cette année, à 0,6%, lui faisant légèrement dépasser celle du nouveau président François Hollande (0,5%).  L’Italie qui, « depuis fin 2011″, « a mené des réformes structurelles significatives » devrait connaître de son côté une contraction de son Produit intérieur brut (PIB) de 1,7% cette année et de 0,4% l’an prochain avec des taux de chômage de respectivement 9,4% et 9,9%.  L’Espagne aussi devrait réduire son activité sur les deux prochaines années avec des baisses de 1,6% puis 0,8%. L’OCDE prévoit un taux de chômage supérieur à 25% en 2013.   »Les récents événements ont encore accru les risques », lance M. Padoan, estimant que les dernières élections dans un certain nombre de pays de la zone euro laissent voir « une lassitude croissante envers les réformes » et révèlent que la tolérance envers les ajustements budgétaires pourrait être en train d’atteindre ses limites ».

 

Zone euro : stagnation du PIB au premier trimestre et récession probable au second

Zone euro : stagnation du PIB au premier trimestre et récession probable au second

 

Le PIB dans la zone euro a stagné au premier trimestre après avoir reculé de 0,3% au trimestre précédent. Mais les performances des différents pays membres sont très disparates. Selon une première estimation publiée mardi par l’office européen de statistiques Eurostat, la zone euro a enregistré une croissance nulle (0,0%) au cours des trois premiers mois de l’année, après une baisse de son PIB de 0,3% au trimestre précédent. Ce chiffre, meilleur que prévu par les analystes (-0,2%), permet à la zone euro d’échapper de justesse à la récession, qui est constatée lorsque le PIB se contracte pendant deux trimestres consécutifs. Mais il cache surtout des disparités importantes entre pays de la zone euro: alors que l’Allemagne a vu son PIB progresser de 0,5%, dépassant toutes les attentes, grâce aux exportations et à la consommation, la France a connu une croissance nulle (0%) et l’Italie s’est enfoncée dans la récession (-0,8%). Les Pays-Bas ont eux aussi enregistré une mauvaise performance (-0,2%). Quant à la Grèce, elle a enregistré une chute du PIB de 6,2% au premier trimestre, selon une première estimation officielle. Ces disparités montrent que « la région reste très dépendante de l’Allemagne », souligne Jennifer McKeown, de Capital Economics. « Un grand merci à la progression meilleure que prévu du PIB allemand », renchérit Martin Van Vliet d’Ing.  Les chiffres publiés mardi devraient en tout cas contribuer à alimenter le débat sur la croissance en Europe, sujet qui s’est imposé peu à peu face au tout austérité, notamment sous l’impulsion du président français François Hollande.  Ce dernier a rappelé sa position sur la question lors de son discours d’investiture mardi matin à l’Elysée. « A nos partenaires, je proposerai un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l’indispensable stimulation de l’économie », a-t-il affirmé. « Pour surmonter la crise qui la frappe », a-t-il souligné, « l’Europe a besoin de projets, elle a besoin de solidarité, elle a besoin de croissance ».  Le sujet devrait être au coeur de ses discussions mardi après-midi à Berlin avec la chancelière Angela Merkel, principale avocate de la rigueur budgétaire en Europe, qui a accueilli avec réticence sa proposition d’ajouter un volet croissance au traité budgétaire européen. Les moyens de relancer la croissance européenne constitueront aussi le thème principal du dîner qui réunira les dirigeants européens à Bruxelles le 23 mai.  Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a proposé la semaine dernière de « coaliser les bonnes volontés » pour faire en sorte qu’elle soit « compatible » avec la consolidation budgétaire. Il doit s’entretenir mardi à Bruxelles avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dont les propositions en faveur de la croissance (moyens accrus pour la Banque européenne d’investissement, financement de grands projets européens, taxe sur les transactions financières, meilleure utilisation des fonds européens) sont largement partagées par M. Hollande.  Les dirigeants européens vont en tout cas devoir faire preuve d’initiative pour faire mentir les prévisions des analystes. Pour Martin Van Vliet, il n’y a « aucun signe de rebond économique solide et durable à l’horizon pour la zone euro ».  Quant à Howard Archer, d’IHS Global Insight, il pense qu’ »une contraction du PIB sera vraisemblablement au menu au deuxième trimestre ». Même si un retour progressif à la croissance est attendu en fin d’année, « une nouvelle escalade de la crise de la dette, sans compter une sortie de la Grèce (de la zone euro), pourraient faire dérailler la reprise attendue », met en garde M. Van Vliet.

 

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Entretien entre Herman van Rompuy, Jean-Claude Juncker et Hollande aujourd’hui et demain

Entretien entre Herman van Rompuy, Jean-Claude Juncker et Hollande aujourd’hui et demain

François Hollande, dont la passation de pouvoir avec Nicolas Sarkozy aura lieu le 15 mai, rencontrera M. van Rompuy à 16H00 à son QG avenue de Ségur, a indiqué l’entourage du président élu.  Jeudi à 14H30, il recevra Jean-Claude Juncker, indique-t-on par ailleurs de source gouvernementale luxembourgeoise et dans l’entourage de M. Hollande.  De source gouvernementale luxembourgeoise, on a précisé que l’ordre du jour entre MM. Hollande et Juncker porterait sur les dossiers européens, la situation dans la zone euro et notamment le pacte de discipline budgétaire ainsi que « les possibles mesures pour relancer la croissance ».  Jean-Claude Juncker a déclaré mardi devant les parlementaires luxembourgeois qu’il partageait « le même avis » que le président élu français sur la nécessité d’initiatives au niveau européen pour relancer la croissance, tout en soulignant qu’il était opposé à une renégociation du pacte budgétaire, réclamée par François Hollande.  Nous plaidons pour une utilisation plus importante des moyens structurels et pour une augmentation du capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) », a déclaré mardi M. Juncker.  Ces entretiens de M. Hollande avec les deux responsables européens intervient à un moment où la zone euro traverse de nouvelles turbulences après les législatives de dimanche dernier en Grèce, qui menacent le pays de paralysie.  Herman van Rompuy a convié mardi les dirigeants de l’UE pour le 23 mai à Bruxelles pour y discuter de la relance de la croissance en Europe.  Il s’agira de la première réunion européenne de ce type pour François Hollande.

 

Merkel : un petit pas vers la croissance, tout petit !

Merkel : un petit pas vers la croissance, tout petit !

 

Merkel avance, mais à son pas, celui de l’escargot. Elle a d’abord prononcé le mot croissance puis avance l’idée d’utiliser quelques outils européens, pas la BCE ou l fonds européen MES mais le BEI et le fonds d’infrastructures ; ce ne sont pas es mêmes fonds, ni les mêmes sommes ; mais on progresse ; comme pour la Grèce (et sans doute l’Espagne), trop peu, trop tard. Angela Merkel se dit donc dans un journal allemand favorable à un renforcement des capacités de la Banque européenne d’investissement (BEI) et à une utilisation plus flexible du Fonds d’infrastructure de l’Union européenne afin de soutenir la croissance.   »J’imagine qu’on peut renforcer davantage les capacités de la Banque européenne d’investissement », a dit la chancelière allemande, selon un extrait de l’interview qui sera publiée samedi par le Leipziger Volkszeitung.  Cette déclaration traduit un infléchissement de la position de Berlin, apôtre de l’austérité au sein de l’UE, face à la multiplication des appels à prendre des mesures de soutien à la croissance.  François Hollande, candidat à l’élection présidentielle en France, s’est dit déterminé cette semaine à renégocier le pacte budgétaire européen, le renforcement des capacités de financement de la BEI faisant partie des propositions qu’il a formulées.  Le Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Oli Rehn, s’est également prononcé la semaine dernière en faveur d’un renforcement de 10 milliards d’euros du capital de la BEI.  Une telle mesure augmenterait la capacité de prêt de la BEI à 60 milliards d’euros et renforcerait par conséquent les capacités d’investissement en Europe à 160 milliards d’euros, a-t-il expliqué à Reuters.  François Hollande s’est également dit favorable à ce que la BEI joue un rôle de financement plus fort et à ce que les fonds structurels européens soient utilisés de manière plus efficace -sujets qui seront au menu d’une réunion des ministres des Finances de l’UE mi-mai.  Angela Merkel appuie dans l’interview au Leipziger Volkszeitung l’idée d’une plus grande flexibilité des Fonds d’infrastructure et de formation, jugeant que cela pourrait soutenir les petites et moyennes entreprises.  Elle s’oppose en revanche toujours à une renégociation du pacte budgétaire, adopté par 25 des 27 pays de l’UE. La chancelière allemande, qui a apporté son soutien politique à Nicolas Sarkozy, ajoute dans l’interview qu’elle pense pouvoir travailler efficacement avec celui qui remportera l’élection présidentielle française, quel qu’il soit.

 

La débâcle de l’industrie solaire en Allemagne avec Q-Cells, leader du photovoltaïque est celle de l’Europe

La débâcle de l’industrie solaire en Allemagne avec  Q-Cells, leader du photovoltaïque est celle de l’Europe

Lamentable politique industrielle européenne où chaque pays essaye de rivaliser avec les grands pays comme la Chine alors qu’il faudrait des consortiums de type Airbus. Q-Cells, qui explique dans un communiqué que « les perspectives d’existence de l’entreprise n’étaient plus suffisamment garanties », doit déposer mardi son bilan au tribunal administratif de Dessau (est).  Cette annonce est la plus spectaculaire d’une série de défaillances récentes dans le secteur de l’énergie solaire en Allemagne, qui a laissé sur le carreau les sociétés Solon, Solarhybrid ou encore Solar Millenium.  Q-Cells tentait depuis des semaines de faire adopter par ses créanciers un plan de rééchelonnement et de restructuration de sa dette.  Il semblait avoir réussi, avant qu’une minorité d’entre eux ne bloque le processus en fin de semaine dernière.  Son action était en chute libre lundi, perdant près de 34% à 14 centimes d’euro vers 13h36 GMT. Fin 2007, alors que Q-Cells était au sommet de sa réussite et passait pour candidat à l’indice vedette boursier allemand Dax, aux côtés de Daimler ou BMW, son titre coûtait plus de 90 euros.  Q-Cells avait annoncé fin janvier être dans une situation critique, le montant abyssal de ses pertes ayant dépassé celui de ses fonds propres. En 2011, il a ainsi subi une perte nette provisoire de près de 850 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires à peine plus élevé de 1 milliard d’euros.  Cette  déconfiture illustre la déroute de l’industrie solaire en Allemagne, et plus largement en Europe.  Elle s’explique à la fois par la concurrence de fabricants chinois bon marché et par la réduction progressive des subventions dans plusieurs marchés clés européens comme l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.  Fondée en 1999, Q-Cells a connu son apogée fin 2007 en devenant premier fabricant mondial de cellules photovoltaïques.  Il faisait figure à l’époque de modèle de reconversion économique pour l’ex-RDA, au point que l’ancien bassin industriel ruiné où il a son siège, dans l’Etat régional de Saxe-Anhalt, avait été rebaptisé pompeusement « Solar Valley ».  Mais à partir de 2008, la société a connu une dégringolade impossible à endiguer.  Q-Cells a tenté de réagir, en vain, en ouvrant une usine en Malaisie et en y faisant produire un nombre toujours plus important de cellules photovoltaïques.  La décision récente de Berlin de réduire fortement les subventions à l’électricité photovoltaïque, responsables d’un boom des installations sans rapport avec la part de cette énergie dans la consommation du pays (moins de 5%), ou avec le degré d’ensoleillement, a également constitué un coup dur pour le groupe, comme pour d’autres fabricants allemands.  Le système de subventions passe par un prix garanti, répercuté via une surtaxe sur les factures des consommateurs.  Pour éviter l’inflation de ces factures, les députés allemands viennent de donner leur feu vert à un plan de réduction progressive du prix garanti, passant par une première baisse prenant effet le 1er avril, et comprise entre 20 et 32% selon la superficie des panneaux.  Les perspectives sont moroses pour Q-Cells et consorts, prévient déjà Manfred Jaisfeld, analyste de la National-Bank.   »2012 sera comme 2011: des volumes de vente qui augmentent, mais des prix qui dégringolent, et donc des chiffres d’affaires et des bénéfices en baisse », dit-il à l’AFP, en reconnaissant que « personne n’avait vu venir une crise de cette ampleur » pour le secteur.   »La survie passera pour les fabricants allemands par des marchés de niche. Pour ce qui est de la production de masse et de la concurrence par le prix, il est impossible de faire face à la Chine », qui a « la volonté politique de dominer ce marché au niveau mondial », assure-t-il.

 

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