Archive pour le Tag 'Europe'

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Hollande: « explosion de l’Europe avec l’austérité »

Hollande: « explosion de l’Europe avec l’austérité »

Mauvaise médecine mais bon diagnostic de Hollande ; l’Europe avec l’austérité risque d’éclater sous l’effet de la montée des populismes. En clair pour la France, ce sera ans doute la montée du front national qui pourrait rendre impossible une majorité pour gouverner. Sans doute la seule vision claire de Hollande sur la situation économique et sociale ; pour autant il oscille toujours entre bricolage et austérité. Bref conscient d’aller dans le mur comme en témoigne les dernières données économiques sur les déficits, le chômage, la consommation, la croissance et la dette.  Le président François Hollande a estimé jeudi soir sur France 2 qu’ »être dans l’austérité, c’est condamner l’Europe à l’explosion », et encourager la montée des mouvements populistes.   »Aujourd’hui, prolonger l’austérité, c’est le risque de ne pas aboutir à réduire les déficits et la certitude d’avoir des gouvernements impopulaires dont les populistes feront une bouchée le moment venu », a expliqué M. Hollande.   »Je ne ferai pas une politique qui conduise l’Europe à l’austérité », a promis le chef de l’Etat, ajoutant: « Je ne veux pas que l’Europe soit une maison de redressement ».  Il a confirmé que la France ne parviendrait pas à remplir son objectif de ramener les déficits publics à 3% du produit intérieur brut en 2013, comme elle s’y était engagée auprès de ses partenaires européens.   »Nous n’atteindrons pas les 3% parce que si nous forcions l’allure je casserais l’espoir même d’un retour de la croissance », a-t-il expliqué.

 

Automobiles Europe : – 10,2% en février

Automobiles Europe :  - 10,2% en février

 

Moins  10,2% en février en Europe, baissant ainsi pour le 17e mois d’affilée, a annoncé mardi l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea). Le marché automobile européen évolue à son niveau le plus bas depuis le début de cette série statistique en 1990, Ford (-20,8%) et General Motors (-20,1%) ayant accusé les plus fortes baisses de leurs ventes le mois dernier. Les autres généralistes également de subir de plein fouet la déprime du marché européen, avec un recul de 15,7% des livraisons pour le groupe Fiat, de 13,2% pour PSA Peugeot Citroën et de 8,6% pour Renault. Même Volkswagen, qui a longtemps fait mieux que ses concurrents, a vu ses ventes baisser de 7,2% lors du deuxième mois de 2013. En février, 829.359 immatriculations de voitures neuves ont été enregistrées en Europe (les 27 pays de l’Union européenne ainsi que l’Islande, la Norvège et la Suisse) contre 923.553 il y a un an. Sur les deux premiers mois de l’année, le recul des ventes de nouvelles voitures est de 9,3%, à 1.748.071 unités. Comme ce qu’avaient laissé entendre les dirigeants des constructeurs automobiles lors du salon de Genève, le début de l’année 2013 reste tout aussi difficile que l’année 2012, qui s’était soldée par une contraction de plus de 8% du marché. Pour l’ensemble de l’année, le prévisionniste LMC Automotive anticipe une baisse de 3,1% des immatriculations de voitures neuves en Europe, à 11,4 millions d’unités, contre environ 12,8 millions en 2011 et 13 millions en 2010. Comme en janvier, la Grande-Bretagne est le seul grand pays européen à avoir enregistré une hausse de ses ventes de voitures en février (+7,9%), l’Espagne ayant vu ses immatriculations reculer de 9,8%, l’Allemagne de 10,5%, la France de 12,1% et l’Italie de 17,4%.

 

FMI : attention aux actifs pourris des banques en Europe

FMI : attention aux actifs pourris des banques en Europe

 

Pour  le FMI, les banques  ont renforcé massivement leurs fonds propres, leur accès au financement s’est amélioré et les pays comme l’Italie ou l’Espagne appliquent des traitements de choc pour redresser leurs comptes publics, reconnaît la mission d’étude du FMI. Mais ce n’est pas assez. L’institution internationale juge toujours «élevés» les risques d’instabilité financière en Europe, «surtout dans le contexte d’une croissance faible et d’austérité budgétaire». Cette fois, le FMI se garde bien de chiffrer les besoins de capitaux des banques européennes. En fait, le Fonds juge les «coussins» de fonds propres mis en place à la demande de l’Autorité bancaire européenne «adéquates pour supporter des chocs macro-économiques sévères». Avec des réserves toutefois. Le FMI affiche ses doutes non pas tant sur le niveau absolu des fonds propres des banques, mais plutôt sur la qualité de leurs actifs. «Dans certains cas, il est à craindre que les créances douteuses et les provisions minimisent les pertes», s’inquiète le Fonds. Seule l’Espagne, rappelle-t-il, a commandité un bulletin de santé complet de ses banques. Sachant que la crise économique va se traduire par une montée des risques, le FMI appelle à une harmonisation des données permettant de mesurer la solidité financière des banques. Un chantier d’ailleurs lancé par l’Autorité bancaire européenne en prévision de l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2014, de la directive européenne imposant les nouvelles règles prudentielles (dites Bâle 3). Cet effort s’avère d’autant plus nécessaire, insiste le FMI, que la BCE (Banque centrale européenne) s’apprête, à partir du 1er mars 2014, à superviser près de 200 banques de la zone euro.  Le FMI salue cette évolution, mais note que, faute de pouvoir redonner à toutes les banques concernées une licence, la BCE aurait intérêt à s’attaquer au plus vite aux maillons faibles, afin d’éviter que d’éventuels accidents n’entachent sa crédibilité.  Le FMI s’inquiète également de l’articulation des travaux entre la BCE et les superviseurs nationaux. À la demande de l’Allemagne, qui souhaite conserver la mainmise sur ses Landesbanken et Sparkassen, les banques moyennes échapperont, en effet, au contrôle direct de la BCE.

 

Europe : récession confirmée

Europe :  récession confirmée

 En Italie,  confirmation lundi d’une contraction du Produit intérieur brut (PIB) de 0,9% au quatrième trimestre 2012 par rapport au précédent, est venue voiler un climat déjà largement assombri par  Il s’agit du 6e trimestre consécutif de recul du PIB pour l’économie italienne, qui devrait au mieux commencer à se reprendre au 2e semestre 2013. Nombre d’économistes estiment toutefois que cette perspective risque d’être remise en cause par la crise politique née des législatives de février.  Mêmes nuages noirs au Portugal, où le PIB a chuté de 1,8% au quatrième trimestre 2012 et de 3,2% sur l’ensemble de l’année dernière, soit la récession la plus grave depuis 1975, selon des données définitives publiées lundi.  Ces chiffres reflètent un essoufflement des exportations et un recul plus accentué de la consommation des ménages italiens.  Le gouvernement de centre droit et la Commission européenne ont reconnu que cette cure d’austérité sans précédent avait un impact plus important que prévu sur l’économie et le chômage, qui a atteint le taux record de 16,9% fin 2012.  La « troïka » UE-BCE-FMI représentant les créanciers du pays, sous assistance financière, doit conclure dans les prochains jours un nouvel examen trimestriel du plan de redressement financier du pays. La Commission européenne proposera aux dirigeants de l’UE d’accorder au pays une année supplémentaire pour réduire son déficit public, a néanmoins déjà déclaré son président José Manuel Barroso samedi.  A son arrivée à Bruxelles, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo, a mis en garde contre « une austérité excessive » qui « ne va pas contribuer à nous sortir de la récession ».  Interrogé pour savoir s’il fallait donner plus de temps à son pays pour ramener son déficit public à 3% du PIB en 2014, il a répondu: « Donner des facilités à des pays qui font leurs devoirs, cela me paraît une bonne idée ».  En Grèce également, les autorités statistiques ont annoncé que le PIB avait chuté de 5,7% au quatrième trimestre 2012 sur un an, selon l’Autorité des statistiques grecques, ce qui porterait la récession totale sur l’année à -6,4% selon un calcul réalisé par l’AFP.  Ces nouveaux chiffres, s’ils sont confirmés, marquent un arrêt de la détérioration de la situation économique, mais 2012 demeure la cinquième année consécutive de récession et aucune reprise de la croissance n’est attendue avant 2014.  A Chypre, l’économie a enregistré un recul de 1,1% de son PIB au dernier trimestre 2012 par rapport au trimestre précédent, selon une estimation officielle publiée jeudi.  Par rapport au dernier trimestre de l’année précédente, le PIB est en baisse de 3,4%, selon ces chiffres révisant une précédente estimation de 3,1%. Il s’agit du sixième trimestre consécutif de recul de l’économie de l’île méditerranéenne, plongée dans une profonde crise économique.  Chypre négocie actuellement avec la troïka (UE, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) un plan de sauvetage pour son économie et ses banques qui ont subi de plein fouet la crise en Grèce, pays dont elle est très proche économiquement et culturellement.  L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a cependant apporté une petite touche d’optimisme lundi en estimant que la croissance semblait en passe de redémarrer en zone euro, mais surtout en Allemagne.

Europe et France : massacre organisé de la croissance et de l’emploi

Europe et France : massacre organisé de la croissance et de l’emploi

 

L’Europe et la France s’enfoncent  dans la récession ; pour autant, on ne change pas de politique, pire on l’accentue. A l’inverse du Japon (qui retrouve la croissance), de la Chine ou encore des Etats Unis qui ont décidé de s’engager dans la guerre des monnaies avec des politiques monétaires plus qu’accommandante. En clair,  on choisit de soutenir la croissance (notamment les exports). En Europe et en France, c’est la doctrine de l’austérité qui domine ; une politique qui mène à l’échec et surtout au massacre de l’emploi. Un vrai cercle vicieux puisque les déficits ne s’améliorent  pas (la preuve dès janvier en France) mais qu’en plus on assèche l’activité économique. La problématique est pourtant simple, moins d’activités,  c’est moins de rentrées fiscales, plus de dépenses sociales (retraites, chômage etc.), donc de plus grands déséquilibres budgétaires. Les exemples les plus caricaturaux sont ceux de la Grèce et de l’Espagne où le chômage dépasse les 25% (et de l’ordre de 50% chez les jeunes). L’union européenne n’a rien compris ; pas étonnant elle est dirigée par des fonctionnaires (comme en France) qui n’ont qu’une idée approximative de l’économie réelle. Le pacte budgétaire est une folie. Certes à terme, les équilibres doivent être mieux maitrisés mais pas sur une période aussi courte et de manière contra cyclique. Une preuve de l’incompétence totale des dirigeants qui se couchent  devant l’Allemagne qui pourtant sera touchée elle aussi (et l’est déjà) ; une Allemagne  qui ne veut pas bouger en raison de son contexte électoral. En bref, rien ne changera  en Europe avant la fin 2013 (date des élections allemandes). Il faudrait pourtant décaler d’au moins cinq ans les objectifs du pacte budgétaire (obsolète avant d’être appliqué)  et faire de la croissance la seule priorité du moment. Ce qu’a compris le Japon qui abreuve l’économie de liquidités monétaires alors que sont endettement dépasse tous les records (200% du PIB). L’immobilisme de la BCE (l’hypocrisie de Draghi) et de la gouvernance européenne comporte des risques considérables sur le plan économique, social mais aussi politique. A l’image de l’Italie, il faut s’attendre à de rejets massifs des organisations politiques installées qui font de l’austérité la seule philosophie de politique économique. Avec des majorités introuvables.  La France est  aussi un bon exemple de cette absurdité. Des impôts encore des impôts qui tuent compétitivité et consommation. Presque tous les jours de nouveaux prélèvements obligatoires sont inventés. Pendant ce temps là,  le solde de chômeurs croit de manière exponentielle, les usines ferment,  l’activité stagne ou régresse (officiellement croissance zéro mais on sera en dessous comme d’habitude quand il s’agit de prévisions officielles). En face de cela,  quelle réaction ? Rien, le vide absolu ou alors pire, le mensonge, comme lorsqu’on affirme qu’on va inverser la courbe du chômage fin 2013. La facture politique sera  lourde ; ce qui est le plus grave, le plus dramatique même, c’est  la facture sociale. Le risque politique le plus probable, c’est  le rejet de cette Europe par les populations et une période d’incertitude qui accélérera le déclin économique.

Europe : récession au premier trimestre

Europe : récession au premier trimestre

 

La France, l’Espagne et l’Italie ont tiré la zone euro vers une contraction plus marquée en février et leur écart s’est creusé avec l’Allemagne, selon les indices PMI publiés mardi. L’indice PMI composite calculé par Markit pour la zone euro, qui prend à la fois en compte le secteur manufacturier et celui des services, s’est établi à 47,9 en février contre 48,6 en janvier. Bien que supérieur à la première estimation de 47,3, l’indice reste sous la barre des 50 séparant croissance et contraction d’activité. L’écart entre les deux premières économies de la zone euro – la France et l’Allemagne – a atteint son plus haut niveau depuis que cet indice a été créé en 1998. En Allemagne, l’indice composite s’est ainsi établi à 53,3 contre seulement 43,1 en France. « Les prévisions (…) semblent dépendre de la capacité de l’Allemagne a continuer à croître et à compenser la faiblesse de la France, de l’Italie et de l’Espagne », a commenté Chris Williamson, chef économiste chez Markit. « (…) Les espoirs d’un retour de la croissance dans la région d’ici mi-2013 sont désormais considérés comme trop optimistes. » La divergence franco-allemande a aussi été illustrée par la publication des chiffres des ventes au détail pour le mois de janvier, également publiés mardi. Les ventes au détail ont enregistré une croissance de 3,1% en Allemagne contre seulement 0,9% en France. Selon Chris Williamson, les derniers résultats de l’enquête Markit sont cohérents avec une contraction de l’économie de la zone euro d’environ 0,2% ce trimestre, seule la croissance allemande permettant à la région d’éviter un recul de l’activité économique aussi marqué que celui de 0,6% subi à la fin 2012.

Europe : la pédale douce sur l’austérité

Europe : la pédale douce sur l’austérité

Les instances européennes constatent que les objectifs de déficit ne seront pas tenus ; on va donc faire semblant de maintenir cette austérité mais en reportant les échéances d’un an, au moins !Les Européens vont-ils décider de relâcher la pression sur les pays les plus fragiles de la zone euro? Le débat entre austérité et croissance sera en tout cas pleinement à l’ordre du jour pour les ministres européens des Finances qui se réunissent ces lundi 4 et mardi 5 mars à Bruxelles.La zone euro se penche ainsi un peu plus sur l’élaboration du plan d’aide de 17 milliards d’euros à Chypre. « Nous allons probablement parvenir à un accord en mars, c’est ce que nous tentons de faire », a rappelé ce même jour, le patron de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Le conseil Ecofin des ministres des Finances de l’Union européenne fera, quant à lui, le point ce soir et demain. Outre Nicosie, les pays du Sud vont clairement constituer les dossiers les plus lourds. Les élections législatives italiennes et la percée surprise des candidats anti-austérité, ont créé un climat propice aux négociations pour les Etats européens les plus touchés par la rigueur.  Samedi 2 mars, le Portugal a été gagné par une importante vague de protestations contre l’austérité. Ces lundi et mardi, Lisbonne devrait, selon le Wall Street Journal, demander un aménagement du plan d’aide international dont le pays bénéficie depuis mai 2011. L’Irlande, autre pays sous assistance financière, devrait lui prêter main forte sur ce point. Tous deux ont ainsi en tête les mesures qui avaient été prises pour soulager le fardeau grec en novembre dernier : baisse des taux d’intérêts des prêts consentis par les Européens et rallongement de leur maturité. Par ailleurs, la question de l’arbitrage entre croissance et austérité reviendra avec insistance pour le Portugal mais aussi pour l’Espagne. Les deux pays sont, en effet, loin de leurs objectifs de déficits. Le 22 février dernier, Bruxelles a publié des prévisions qui font état de déficits publics de -4,9% pour Lisbonne et -6,7% pour Madrid. Loin, très loin des 4,5% visés par les deux pays.  Un nouveau délai pourrait ainsi être accordé aux deux voisins qui avaient déjà, en 2012, obtenu une rallonge d’un an pour ramener leur déficit à 3% du PIB en 2014 et non en 2013. Ce d’autant plus que Madrid et Lisbonne connaissent une situation économique rès dégradée : Bruxelles table, pour 2013, sur une récession de -1,4% pour le premier et de -1,9% pour le second, soit les deux plus mauvaises performances au sein de l’union monétaire. Ces pays comptent désormais un allié de poids dans leur rang : la France elle-même a repoussé à 2014 son objectif de déficit, et doit attendre le verdict de Bruxelles sur la trajectoire de ses finances publiques, en avril prochain.

Cohn-Bendit : le rejet de l’Europe à cause de Merkel

Cohn-Bendit : le rejet de l’Europe à cause de Merkel

Qualifiez-vous Berlusconi et Grillo de « clowns » comme l’a fait le rival SPD d’Angela Merkel, Peer Steinbrück?

Steinbrück est un idiot. Quand on veut devenir chancelier, on ne peut pas tenir ce genre de propos juste avant de rencontrer le président de la République italienne. C’est crétin et irresponsable. Tous les Italiens ne sont pas des clowns et le problème ce n’est ni Grillo ni Berlusconi. C’est de savoir pourquoi une majorité d’Italiens se retrouvent en eux. La grande critique que je formule à l’encontre de Mme Merkel, c’est qu’elle pense que sa politique est la seule possible et que ce faisant, elle place l’Allemagne dans une position hégémonique qui suscite un rejet de l’Europe. Cette politique intransigeante face à l’Europe est payante pour elle mais, en dehors de l’Allemagne, c’est une vision très énervante et très nationale de l’Europe. À laquelle les peuples disent non avec ce qu’ils ont sous la main. Si après le sommet sur le budget, Mario Monti et François Hollande avaient refusé ce budget en disant l’Europe a besoin d’autre chose, je suis sûr que le résultat des élections italiennes aurait été différent.

La montée des populismes en Europe serait donc due au rejet de l’Europe?

Les sociétés en crise ne voient pas la valeur ajoutée de l’Europe mais au contraire pointent sa responsabilité dans la dégradation économique de leur pays. Ce qui n’est pas exact, la réalité est bien plus complexe mais l’Europe ne sait pas offrir autre chose. Cela dit, trouvez-vous que la Grande-Bretagne, qui n’a pas adopté l’euro, se porte bien? En Suède, autre pays qui a conservé sa devise, l’écart entre les riches et les pauvres ne fait qu’augmenter. La seule réponse des autorités, c’est le renforcement des inégalités et des injustices sociales. Une politique dont on voit la traduction dans les urnes.

Marine Le Pen estime que le résultat des élections italiennes est « assez enthousiasmant pour les élections européennes »

Oui, c’est un vrai danger. On risque d’avoir au Parlement européen une majorité d’eurosceptiques. La crise, l’immigration non légale, les Roms, les scandales alimentaires… « Tout est de la faute de l’Europe », entend-on dire. Mais ce sont les gouvernements nationaux qui ont refusé une plus grande traçabilité des produits alimentaires… Imaginons, je dis bien imaginons – nous avons tous des rêves morbides –, Mme Le Pen présidente. Que fait-elle au sujet de la viande de cheval et de Spanghero? Que fait-elle pour sauver Peugeot? Oblige-t-elle les Français à rouler français? Ce genre de politique, on sait que ça ne fonctionne pas mais les gens se laissent aller. Parce qu’ils n’en peuvent plus et que les politiques ne font preuve ni d’audace ni d’imagination. Il faut tirer la sonnette d’alarme. L’Europe doit changer de politique! ( interview JDD)

 

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Croissance : pas de reprise en Europe, toujours la récession

Croissance : pas de reprise en Europe, toujours la récession

 

Les économistes s’attendaient à ce que l’indice PMI « flash » des services, l’un des premiers indicateurs avancés de l’évolution de l’activité économique, reflète un début d’amélioration. L’  indice se situe depuis maintenant un an sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les 30 analystes interrogés par Reuters anticipaient au contraire une hausse du PMI des services et aucun d’eux n’avait prévu un chiffre aussi faible. Le PMI flash manufacturier ressort quant à lui à 47,8 contre 47,9. Quant à l’indice flash composite, qui réunit les deux secteurs, il est revenu à 47,3 en février contre 48,6 le mois dernier. Markit, qui réalise les enquêtes, souligne entre autres que la divergence entre l’Allemagne et la France, les deux principales économies de la zone euro, a atteint un niveau sans précédent depuis la création des PMI en 1998. Alors que les entreprises allemandes font état d’une croissance solide, les sociétés françaises du secteur des services se disent confrontées à la pire situation depuis le pic de la crise en 2009.  

 

Grèce : Grève d’avertissement pour l’Europe

Grèce : Grève d’avertissement pour l’Europe

 

Un Grève générale aujourd’hui en forme d’avertissement pour l’UE ; les grecs ne supportent plus l’austérité imposée par l’Europe qui se traduit notamment par un taux de chômage de 27% (plus de 50% chez les jeunes).  La journée d’action, la première de l’année, à l’appel des centrales syndicales du public, Adedy, et du privé, GSEE, doit perturber les transports, notamment aériens du fait d’arrêts de travail en cours de journée des aiguilleurs du ciel.  Les trains et dessertes urbaines seront affectées, tandis que les bateaux desservant les îles doivent rester à quai.  Succédant à une grève générale en novembre, et à plus d’une dizaine depuis le début de la crise grecque en 2010, le débrayage doit culminer avec une manifestation dans le centre d’Athènes à la mi-journée.  Il doit aussi perturber le fonctionnement des administrations, écoles et hôpitaux, tandis que les syndicats d’avocats et de commerçants s’y sont ralliés. Arqués contre le nouveau train d’austérité que le pays surendetté a dû adopter cet automne pour rester sous perfusion financière internationale, la GSEE et l’Adedy avaient appelé à cette mobilisation en riposte à la décision du gouvernement de briser deux récentes grèves, du métro d’Athènes et des marins, en recourant à la réquisition.  La GSEE a assuré dans un communiqué lutter « pour les conventions collectives, des mesures contre le chômage », dont le taux a explosé à 27%, « et pour la sauvegarde des droits démocratiques ».  L’Adedy entend aussi faire barrage à des licenciements dans la fonction publique, dont les créanciers veulent réduire la taille.  Alors que le pays traverse sa sixième année de récession, le principal parti d’opposition, le Syriza, de gauche radicale, a appelé à une mobilisation massive pour « faire tomber le plus vite possible » le gouvernement de coalition droite-gauche modére emmené par le conservateur Antonis Samaras.  La police a prévu un important dispositif pour prévenir les débordements, fréquents lors des manifestations anti-austérité en Grèce.  La grève constitue un avertissement social avant l’arrivée attendue d’ici début mars à Athènes de la troïka des créanciers (UE-BCE-FMI), qui doit juger du respect par Athènes de ses engagements de rigueur et réformes, conditionnant la poursuite du versement des prêts UE-FMI, censés atteindre d’ici 2014 un total de 240 milliards d’euros.

 

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ArcelorMittal boycotte l’Europe

ArcelorMittal boycotte l’Europe

Refus de remettre en cause son plan de restructuration en Europe et même refus de participer à une réunion européenne ; Mittal démontre ainsi le peu de considération pour le vieux continent. Cette fin de non recevoir intervient alors que François Hollande et le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont plaidé mardi à Paris pour la constitution d’un front commun afin d’empêcher le PDG d’ArcelorMittal de jouer un pays contre un autre dans les fermetures de sites. « Il est impossible pour ArcelorMittal de retarder le déroulement de la phase d’information-consultation relative aux plans de restructuration », a déclaré dans un communiqué le numéro un mondial de l’acier, répondant ainsi par la négative à l’appel lancé mardi par le commissaire européen à l’Industrie. « La situation économique en Europe est extrêmement fragile et cela a eu pour effet de considérablement diminuer la demande d’acier. Ne pas prendre de mesure pour répondre à cette situation ne ferait qu’affaiblir l’entreprise en Europe. » Le commissaire Antonio Tajani présidait mardi à Bruxelles une table ronde sur l’avenir du secteur avec 13 ministres de l’Industrie de l’Union européenne, dont le Français Arnaud Montebourg et ses homologues luxembourgeois et belge. « Mittal est sur la sellette », a commenté sur son compte Twitter le ministre du Redressement productif. L’absence mardi à Bruxelles de Lakshmi Mittal, victorieux en 2006 d’un raid sur Arcelor, a provoqué l’irritation de François Hollande et de Jean-Claude Juncker, dont le pays abrite le siège social du groupe. Le Premier ministre luxembourgeois a jugé le comportement du milliardaire indien « pas convenable » et a promis qu’il n’échapperait pas à une confrontation.

 

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Europe : baisse de 3% du budget, la PAC épargnée

Europe : baisse de 3% du budget, la PAC épargnée

Dans le dernier texte proposé par M. Van Rompuy le montant des crédits d’engagement, qui correspondent au plafond autorisé, était de 960 milliards d’euros, et celui des crédits de paiement, soit les dépenses effectives pour les sept prochaines années, de 908,4 milliards d’euros, des chiffres qui servaient déjà de base aux discussions depuis le petit matin.  M. Van Rompuy avait alors présenté un nouveau texte de compromis après déjà plus de 15 heures de débats, rencontres bilatérales et conciliabules pour tenter de rapprocher les points de vue. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont ensuite brièvement interrompu leurs discussions dans la matinée, avant de reprendre le collier jusqu’en milieu d’après-midi.  De sources européennes, on souligne que cela correspond à une baisse de 3% du budget pour la période 2014-2020 par rapport aux sept années précédentes.  M. Van Rompuy voulait initialement proposer des engagements à 960 milliards d’euros et des crédits de paiement à 913 milliards. Mais dès son arrivée à Bruxelles jeudi en milieu de journée, le Premier ministre britannique David Cameron s’était montré inflexible. « En novembre, les chiffres présentés étaient vraiment trop élevés. Ils doivent redescendre. Et si ce n’est pas le cas, il n’y aura pas d’accord », avait-il lancé.  Pour tenir compte des restrictions budgétaires imposées dans de nombreux Etats membres, les montants présentés en novembre par M. Van Rompuy étaient déjà en nette baisse par rapport aux demandes de la Commission européenne: 973 milliards pour les engagements et 943 milliards pour les paiements. Mais cette proposition avait été sèchement rejetée par le Royaume-Uni, soutenu par l’Allemagne, les pays nordiques et les Pays-Bas.  Au final, M. Cameron obtient en grande partie satisfaction, avec des crédits de paiement, la mesure la plus concrète pour son opinion publique, en nette baisse.  Pour faire passer cette austérité auprès des pays comme la France ou l’Italie, partisans d’un cadre plus généreux, des solutions ont été trouvées pour apporter plus de souplesse, a expliqué une source européenne.  Il s’agit notamment de faire en sorte que l’argent provenant des amendes infligées par l’UE à des entreprises n’ayant pas respecté les règles de la concurrence soit versé au budget européen au lieu d’être redistribué aux Etats. Autre nouveauté, si tous les crédits de paiement ne sont pas dépensés au cours d’un exercice, la somme restante devrait s’ajouter à ceux de l’exercice suivant, au lieu, là encore, d’être récupéré par les Etats. Selon certains diplomates, cela pourrait représenter 12 milliards d’euros supplémentaires.  Les deux principales politiques de l’UE sont épargnées. La Politique agricole commune (PAC), dont la France est le premier bénéficiaire, gagne un peu plus d’un milliard par rapport à la dernière proposition Van Rompuy en novembre.  Les fonds de cohésion pour les régions les plus défavorisées, notamment dans les pays de l’Est, obtiennent 4,5 milliards supplémentaires. Un nouveau fonds pour l’emploi des jeunes sera doté de quelque six milliards.  Pour parvenir à une baisse substantielle du budget sans amputer la PAC et la Cohésion, l’essentiel des coupes sont opérées dans l’enveloppe demandée pour les infrastructures. Elle est amputée de plus de 10 milliards d’euros, à un peu plus de 29 milliards.  Les fonctionnaires de Bruxelles, dans le collimateur de David Cameron, devront se serrer la ceinture, avec 1,5 milliard de moins que la demande de la Commission.  Côté recettes, les pays bénéficiant de rabais, le Royaume-Uni en premier lieu, mais aussi l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède, le conservent. Le Danemark obtient la ristourne qu’il demandait. Le Parlement européen, qui doit voter le budget à la majorité absolue, a menacé de rejeter cet accord. « Je vois mal le Parlement approuver ce budget », a réagi le chef des Libéraux, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, en dénonçant « une victoire de la vieille politique européenne.

 

Marini (Sénat) dénonce les gâchis financiers de l’Europe

Marini (Sénat) dénonce les gâchis financiers de l’Europe

 

Marini dénonce le gâchis financier de la commission européenne qui pourtant impose la rigueur la plus dure aux Etas et surtout aux peuples. Alors que François Hollande a déclaré, dimanche que les conditions « n’étaient pas encore réunies » pour un accord sur le budget européen, Philippe Marini, le président de la Commission des finances du Sénat, a vivement réagi, au micro de BFM Business. Invité du Grand journal lundi 4 février, le sénateur-maire UMP de Compiègne s’est montré très critique envers les nouvelles dépenses envisagées: « la semaine dernière, j’étais à Bruxelles, a-t-il commenté. Qu’ai-je entendu à propos de ce budget européen? Une espèce de délire dépensier et clientéliste qui serait digne de n’importe quelle assemblée locale. C’était absolument extraordinaire! C’était à qui, entre le Commission, et les élus des Etats, demanderait plus de dépenses publiques. Financées par qui? Naturellement par le contribuable !« Il a ensuite poursuivi son attaque en règle: « je pense que l’Europe qui prêche la rigueur devrait aussi s’appliquer une certaine rigueur pour son propre budget, lorsque l’on voit que l’Union européenne voudrait faire voter des dépenses d’administration en hausse de 25%, que la politique étrangère commune représenterait entre 60 et 70 milliards d’euros pour la période de la programmation, et que l’on n’est prêt à aucun sacrifice sur les fonds structurels. Alors que sur la période précédente, il y avait 55 milliards de ces fonds qui étaient inutilisés et qu’il a fallu réaffecter« .

 

L’Europe accuse Novartis et J&J d’avoir freiné des génériques

L’Europe  accuse Novartis et J&J d’avoir freiné des génériques

La Commission européenne poursuit sa bataille contre les laboratoires qui entravent la mise sur le marché de médicaments génériques, accusant Novartis et Johnson & Johnson d’avoir conclu des accords dans ce sens aux Pays-Bas. Il s’agit de la troisième procédure ouverte par l’exécutif européen, qui a épinglé l’an dernier le danois Lundbeck, l’allemand Merck, ainsi que Servier et plusieurs autres groupes pharmaceutiques. Les régulateurs des deux côtés de l’Atlantique sont partis en guerre contre ces accords dans le cadre desquels les gros laboratoires paient les fabricants de génériques pour qu’ils repoussent la mise sur le marché de leurs produits. Ils soulignent que cette pratique entraîne un surcoût pour les consommateurs. La Commission européenne a annoncé qu’elle avait envoyé un communiqué des griefs à J&J et Novartis concernant un accord de ce type entre leurs filiales aux Pays-Bas. Elle précise que cet accord aurait peut-être bloqué la commercialisation du produit générique du médicament antidouleur fentanyl entre juillet 2005 et décembre 2006.

 

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Sidérurgie Europe: guerre des prix et surcapacité

Sidérurgie Europe: guerre des prix et surcapacité

 

Plusieurs facteurs explicatifs à la crise de la sidérurgie : d’abord la baisse de la demande liée à la crise, la surcapacité des sites de production et de plus en plus de produits de substitution. Les sidérurgistes européens ne fermeront vraisemblablement pas suffisamment de sites de production pour mettre un terme à une situation de surcapacités, ce qui signifie que la guerre des prix dans le secteur va se poursuivre, estime Wolfgang Eder, directeur général de l’autrichien Voestalpine. « Malgré les difficultés du secteur, je ne vois pas la guerre des prix se terminer. La capacité des entreprises à tirer les leçons du passé est limitée (…) », poursuit-il. « Pourtant, les capacités doivent être diminuées d’au moins 20% avant que le secteur puisse renouer avec de saines conditions d’activité », poursuit Wolfgang Eder, dans le cadre d’un entretien publié par le Frankfurter Allgemeine Sonntagzeitung.Il ajoute que Voestalpine est rentable grâce notamment grâce à la décision, renouvelée ces dernières années, de ne pas augmenter les capacités de production d’acier du groupe. « Et l’acier ne représente que 30% de notre chiffre d’affaires », poursuit Wolfgang Eder, notant à la fois que l’objectif à long terme était de ramener cette part à 25% mais qu’une cession de la division sidérurgie était exclue. ArcelorMittal a annoncé jeudi son intention de fermer une cokerie et six lignes de production sur son site de Liège, en Belgique, une décision qui affectera 1.300 salariés et est imputable à une baisse de la demande d’acier de 8% à 9% en Europe en 2012. Il y a plus d’un mois, le premier sidérurgiste mondial, a annoncé qu’il allait déprécier la survaleur (« goodwill ») de ses sociétés européennes d’environ 4,3 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros) dans ses comptes, les problèmes économiques du continent ayant affecté la demande d’acier. Le 10 décembre, l’allemand ThyssenKrupp avait fait état d’une perte annuelle largement supérieure aux prévisions, en raison d’une forte dépréciation sur ses aciéries aux Etats-Unis et au Brésil, qui sont en vente.

 

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