Archive pour le Tag 'Europe'

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Recapitalisation des banques : accord pour utiliser le MES

Recapitalisation des banques : accord pour utiliser le MES

 

Les ministres des Finances de l’Union européenne ont conclu vendredi un accord prévoyant que le Mécanisme européen de stabilité (MES) de la zone euro pourra, en dernier recours, contribuer à la recapitalisation d’une banque en difficulté. Cette décision semble destinée à rapprocher les positions de l’Allemagne d’une part, des autres pays de la zone euro d’autre part, sur l’utilisation éventuelle du MES comme soutien direct au secteur bancaire. La formulation du communiqué publié à l’issue du conseil Ecofin implique aussi, pour qu’une recapitalisation directe par le MES soit possible, que l’Union européenne aboutisse à un accord imposant des pertes aux créanciers obligataires senior voire aux gros déposants des banques concernées. Ce texte est censé être adopté avant la fin de l’année. Autre condition: l’option d’une recapitalisation par le MES ne sera disponible qu’une fois que la Banque centrale européenne (BCE) aura endossé le rôle de superviseur unique des banques de la zone euro, en novembre 2014. L’Allemagne devra en outre modifier sa législation nationale, qui exclut pour l’instant spécifiquement une recapitalisation directe d’une banque par le MES.

 

EUROPE : prévisions de croissance en baisse en 2014 à 1.1%

EUROPE : prévisions de croissance en baisse en 2014 à 1.1%

Reprise économique en 2014 plus lente qu’estimé au printemps en raison de la faiblesse de la demande privée comme de l’investissement ;  l’inflation restera nettement inférieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) au cours des deux prochaines années, estime la Commission européenne. Les nouvelles prévisions économiques d’automne de l’exécutif communautaire fournissent de nouveaux arguments aux partisans d’une baisse des taux d’intérêt de la BCE, à 48 heures de sa réunion mensuelle. Le scénario d’un assouplissement de la politique monétaire dans la zone euro s’est considérablement renforcé depuis l’annonce jeudi dernier d’une hausse des prix de 0,7% seulement sur un an en octobre, son plus bas niveau depuis près de quatre ans, qui a fait ressurgir les craintes d’une spirale déflationniste. Les professionnels des marchés monétaires interrogés par Reuters ces derniers jours s’attendent toutefois à des taux inchangés jeudi. La Commission a revu en légère baisse sa prévision de croissance 2014 pour les 18 pays qui utiliseront la monnaie unique (la Lettonie l’adoptera le 1er janvier), à 1,1% contre 1,2% attendu il y a six mois, après une contraction de 0,4% cette année. Pour 2015, elle anticipe une accélération à 1,7%.Depuis les prévisions de printemps présentées début mai, La zone euro a annoncé avoir renoué avec la croissance au deuxième trimestre, et le rythme de la reprise devrait s’accélérer au fil des trimestres. Mais les services de la CE ont dû revoir en baisse leurs hypothèses en matière de demande privée et d’investissement, alors que leurs prévisions de demande publique demeurent inchangées.

 

Europe de la défense : avec des avions américains !!

Europe de la défense : avec des avions américains !!

 

 Après la Grande-Bretagne, l’Italie, la Norvège et les Pays-Bas, la Belgique est fortement tentée de s’offrir, sans même lancer un appel d’offres international, l’avion de combat américain F-35, qui est pourtant aujourd’hui un gouffre financier et est confronté à nombreux problèmes techniques. Pourtant trois avions européens sont disponibles : l’Eurofighter, du consortium européen formé par BAE Systems, EADS et l’italien Finmeccanica, le Gripen de Saab et, enfin, le Rafale de Dassault Aviation. Un choix que le ministre de la Défense, Pieter de Crem, pourrait expliquer à son homologue français, Jean-Yves Le Drian, qui le reçoit ce jeudi à Paris en compagnie de Roman Jakic, ministre de la Défense de la Slovénie, et Vlastimil Picek, ministre de la Défense de la République Tchèque. Les Belges ont besoin de renouveler leur flotte de F-16 modernisés au-delà de 2020. Dans ce cadre, la Belgique envisagerait d’acquérir de 35 à 55 avions de combat, selon Reuters. Bruxelles est très tentée par le F-35. Pourquoi ? Parce que l’armée de l’air belge est équipée actuellement de 59 F-16 AM/BM. Après l’achat de Mirage 5 en 1968 et d’Alpha Jet en 1973, deux avions de Dassault Aviation, Bruxelles avait fini par choisir le F-16A/B de Lockheed Martin en 1975 au détriment du Mirage F1. La Belgique se ralliait ainsi au choix des Pays-Bas, de la Norvège et du Danemark pour le F-16 et signait un chèque à Lockheed Martin pour 116 F-16A/B. Car ces quatre pays de l’OTAN avaient décidé de faire un choix commun pour leur futur avion de combat. En 1983, elle avait signé un nouveau chèque à Lockheed Martin pour l’achat de 44 F-16A/B supplémentaires. Soit au total 160 F-16A/B. Aussi, la Belgique devrait être naturellement tentée de reformer le club des quatre (Belgique, Pays-Bas, Norvège et Danemark). D’autant que selon l’agence Reuters, une délégation officielle américaine a même présenté en septembre le F-35 aux Belges. Contrairement à son prédécesseur, André Flahaut, Pieter de Crem est très favorable à un tel achat sur étagère ainsi que le chef d’état-major des armées, le général Gérard van Caelenberge. Bref, la messe semble dite. Et la Belgique devrait tourner une nouvelle fois le dos à la préférence européenne.Face au rouleau compresseur des Etats-Unis, la France devrait crânement jouer ses quelques atouts. Tout d’abord la société belge SABCA, qui a assemblé dans ses ateliers les Mirage 5, puis les Alpha Jet, et enfin les F-16A/B de l’armée de l’air belge, est une filiale de Dassault Aviation (53,28 %), le solde étant détenu par Stork (43,57 %) et par Euronext (3,15 %). Paris est prêt à proposer à la Belgique une coopération très large sur le Rafale.La Belgique compte aussi malgré tout des partisans de la préférence européenne, à l’image de l’ancien ministre de la Défense, aujourd’hui président de la Chambre des représentants depuis 2010 et ministre d’Etat depuis le 7 décembre 2009. C’est lui qui avait décidé de ne pas lancer la Belgique dans le programme F-35, contrairement aux Pays-Bas, à la Norvège et au Danemark. Peut-être une chance pour un avion de combat européen… Mais il sera difficile de dénouer les liens opérationnels très forts entre les armées de l’air néerlandaise et belge.

 

Ventes Automobiles Europe : rebond en septembre

Ventes Automobiles Europe : rebond en septembre

 

Le marché automobile européen a progressé de 5,5% en septembre, à la faveur d’un marché britannique qui reste porteur et d’un jour ouvrable supplémentaire par rapport au même mois de 2012, des données qui confortent le scénario de la fin du déclin des ventes en Europe. Selon des données publiées mercredi par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), les immatriculations de voitures neuves ont atteint 1,19 million d’unités le mois dernier contre 1,13 million il y a un an, total qui avait représenté un creux depuis 2003.Septembre ne constitue cependant que le troisième mois de hausse des immatriculations en deux ans. Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes de voitures dans les 27 pays de l’Union européenne plus ceux de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Norvège et Suisse) ont baissé de 4,0% à 9.338.897 véhicules. Les dirigeants du secteur ont récemment répété qu’ils continuaient d’espérer que la fin du déclin des ventes automobiles en Europe était proche et que les derniers mois de 2013 seraient marqués par une forme de stabilisation. Ceci étant dit, l’année en cours est bien partie pour être la sixième de suite de contraction du marché automobile. L’année 2012 avait été la plus mauvaise en 17 ans. »Le pire est passé. La baisse des ventes a sensiblement ralenti et nous voyons des signes de reprise de la demande », a déclaré Peter Fuss, partenaire chez Ernst & Young Global Automotive Centre. Le marché allemand, relativement résilient en 2012, s’est contracté de 1,2% en septembre et les ventes de voitures neuves en Italie ont baissé de 2,9%.Mais la France a vu ses immatriculations augmenter de 3,4% le mois dernier et le marché espagnol a rebondi de 28,5%. Le marché britannique, le deuxième d’Europe, est resté robuste avec une progression de 12,1% de ses ventes, un dix-neuvième mois consécutif de hausse.

 

Sondage austérité Europe : un échec pour 51%

Sondage austérité Europe : un échec pour 51%

Quelque 51% des Européens pensent que les politiques d’austérité menées depuis le début de la crise pour rétablir les finances publiques ont échoué, selon un sondage Gallup pour la plateforme « Debating Europe ». Ils ne sont que 5% à penser le contraire, 34% estimant qu’elles nécessitent plus de temps pour réussir.Sans surprise, les taux les plus négatifs sont atteints dans des pays sous assistance financière, avec les plans d’assainissement budgétaire drastiques qui accompagnent cette aide : 80% en Grèce, 68% au Portugal et 64% à Chypre. Mais ils ne sont que 34% en Irlande, qui s’apprête à sortir de son plan d’aide après une cure d’austérité. Il y a de meilleures solutions que l’austérité, pour 60% des personnes interrogées, contre 16%. Les pourcentages sont les plus élevés en Grèce (94%), au Portugal (81%) et en Espagne (80%). Seuls 22% des Européens affirment que ces politiques bénéficient à toute l’Europe, contre 67% qui estiment qu’elles ne profitent qu’à certains États membres. Quand on leur demande de citer des pays, l’Allemagne arrive largement en tête avec 77% de réponses, devant la France (48%) et le Royaume-Uni (39%). La Grèce (23%), pays le plus assisté et qui souffre considérablement de l’austérité, est en 4e position, juste devant l’Italie et l’Espagne (20%).

 

Budget 2014 : l’Europe demande de ne pas augmenter le coût du travail en France

Budget 2014 : l’Europe demande de ne pas augmenter le coût du travail en France

Le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a salué mardi les efforts de la France pour redresser ses finances publiques et améliorer sa croissance économique ainsi que le fonctionnement de son marché du travail. Il a souhaité cependant davantage de précision sur la façon dont le gouvernement français compensera pour les entreprises la hausse des cotisations retraites prévue dans le cadre de la prochaine réforme. Pour la France, « le respect de ses engagements est une jauge de la crédibilité non seulement de la politique menée dans ce pays mais de celles de la zone euro tout entière », a-t-il expliqué devant le European American Press Club, à Paris. »Je salue donc les efforts réels entrepris pour remettre les finances publiques de la France sur une trajectoire soutenable et les décisions pour supprimer certains des freins à la croissance et à l’emploi », a-t-il ajouté.La Commission européenne, qui a ouvert une procédure pour déficit excessif contre la France, rendra son avis sur le projet de budget 2014 du gouvernement français à la mi-novembre. »Il reste bien sûr beaucoup à faire et quelques détails importants manquent encore avant que nous puissions faire une évaluation complète des mesures qui ont été annoncées », a ajouté Olli Rehn.Il a souhaité en particulier savoir comment le gouvernement compensera, comme il l’a promis, la hausse des cotisations retraites des entreprises, « afin de s’assurer que le coût du travail, déjà élevé, n’augmente pas davantage ».Le gouvernement français a annoncé que cette compensation passerait par une baisse des contributions versées par les entreprises à la branche famille de la sécurité sociale. La France promet d’atteindre dans les temps la nouvelle limite fixée par l’exécutif européen, qui lui a donné deux ans de plus pour ramener son déficit public sous 3% du PIB, à fin 2015.

Europe Écologie-Les Verts : pas d’adhésion de la société (N. Hulot) »

Europe Écologie-Les Verts : pas d’adhésion de la société (N. Hulot) »

Après Noël Mamère, d’autres,  Nicolas Hulot constate que Europe Ecologie Les Verts ne rencontre pas l’adhésion de la société. En cause sans doute, le fait que les « verts » d’EELV sont davantage préoccupés de politique que d’écologie. Dénier épisode en date la comédie sur le rattrapage du gasoil vis-à-vis de l’essence et qui finit en eau de boudin puisque vraisemblablement tous les carburants seront augmentés de la même manière ; du coup tout le monde est perdant . En cause également le fait qu’EELV aborde les questions écologiques de manière très théorique en ignorant les réalités concrètes. Des verts, souvent très radicalisé, très proches du rouge sauf quand ils sont au gouvernement où la stratégie politicienne prend le pas sur les enjeux environnementaux  Dès lors que les verts se sont transformés en parti politique, ils ont perdu leur âme et sont devenus un parti comme les autres, un marchand d’illusions et un panier de crabes. L’ancien candidat à la primaire EELV pour la présidentielle 2012 est revenu mercredi matin sur RTL sur la décision de Noël Mamère, qui a annoncé quitter le parti écologiste. « Je ne sais pas s’il a tort ou raison », a réagi Nicolas Hulot. « Ce qui est clair, c’est que dans cette formation politique, (…) il y a quelque chose qui ne marche : ils ne rencontrent pas l’adhésion de la société », a-t-il ajouté. Le député-maire de Bègles Noël Mamère a annoncé son départ de son parti Europe Écologie-Les Verts, dans une interview au Monde. Cette annonce, qui officialise un éloignement progressif de l’ancien journaliste vis-à-vis de la formation écologiste, intervient alors que le secrétaire national de EELV Pascal Durand doit jeter l’éponge et renoncer à briguer un second mandat au congrès de novembre.  qui en réalité sont plus proches du rouge . C sauf lorsqu’ils sont au gouvernement. où la  stratégie politicienne prend le pas sur les considérations environnementales.L’ancien candidat à la primaire EELV pour la présidentielle 2012 est revenu mercredi matin sur RTL sur la décision de Noël Mamère, qui a annoncé quitter le parti écologiste. « Je ne sais pas s’il a tort ou raison », a réagi Nicolas Hulot. « Ce qui est clair, c’est que dans cette formation politique, (…) il y a quelque chose qui ne marche pas : ils ne rencontrent pas l’adhésion de la société », a-t-il ajouté.  Le député-maire de Bègles Noël Mamère a annoncé son départ de son parti Europe Écologie-Les Verts, dans une interview au Monde. Cette annonce, qui officialise un éloignement progressif de l’ancien journaliste vis-à-vis de la formation écologiste, intervient alors que le secrétaire national de EELV Pascal Durand doit jeter l’éponge (à la demande express de l’Elysée !) et renoncer à briguer un second mandat au congrès de novembre.

 

Croissance Europe : embellie ou intox ?

Croissance Europe : embellie ou intox ?

 

Nombre d’observateurs ne cessent de clamer la sortie de crise en Europe (Y compris Hollande qui lui est un adepte de la méthode Coué). En fait on se fonde sur une toute petite amélioration des indices loin d’être suffisante pour résorber le chômage ; alors que la réduction du  chômage est la variable centrale pour relancer l’activité .Or en 2013, comme en 2014 la croissance sera très faible et il ne faut guère s’attendre à des améliorations sur le front de l’emploi avant 2015 voire au-delà. L’activité des entreprises de la zone euro a augmenté en juillet pour la première fois en 18 mois et même si cette hausse est restée très faible, elle confirme que la région se rapproche de la reprise, montrent lundi les résultats définitifs des enquêtes mensuelles auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI composite calculé par Markit, qui regroupe le secteur manufacturier et celui des services, est remonté à 50,5 le mois dernier contre 48,7 en juin, franchissant ainsi pour la première fois depuis janvier 2012 le seuil de 50 au-dessus duquel il traduit une augmentation de l’activité. Cet indicateur, calculé sur la base d’enquêtes auprès de plusieurs milliers d’entreprises et considéré comme un baromètre fiable de l’évolution de la croissance globale de l’économie, a été révisé en légère hausse par rapport à la première estimation de 50,4 publiée il y a une dizaine de jours. Même si les nouvelles commandes ont continué de reculer en juillet, leur baisse a été la plus faible enregistrée depuis août 2011. Les enquêtes PMI suggèrent donc que la zone euro commence à sortir de la récession même si le retour à une croissance soutenue demeure une perspective lointaine. « Certes, la zone euro a déjà fait l’expérience de faux espoirs dans le passé mais cette fois-ci, l’amélioration de la confiance et d’autres indicateurs avancés autorise au moins un certain optimisme », explique Rob Dobson, économiste senior chez Markit. « Le vrai déclencheur qui permettra, nous l’espérons, la reprise, ce sont les signes de plus en plus nombreux d’une stabilisation des marchés intérieurs. Ils n’ont pas seulement favorisé les industriels, ils ont aussi ramené le secteur des services à l’orée de la reprise. » L’activité des entreprises a augmenté en Allemagne le mois dernier et sa baisse s’est atténuée en France, en Italie et en Espagne. Le sous-indice de l’emploi est remonté pour sa part à 48,6 contre 47,4 en juin, traduisant un ralentissement des suppressions d’emploi. Le taux de chômage dans la zone euro a légèrement reculé en juin à 12,1% de la population active contre 12,2% en mai mais plus de 19 millions d’Européens restent sans emploi. « Le marché du travail reste le gros point noir dans la zone euro car la hausse du chômage freine la croissance et alimente les tensions politiques et sociales. Mais même sur ce plan-là, les nouvelles sont meilleures puisque le rythme des suppressions de postes est revenu à son plus bas niveau en 16 mois », note Rob Dobson. L’indice PMI des services de la région ressort à 49,8 pour juillet contre 48,3 en juin. Cette amélioration vient s’ajouter aux autres indicateurs économiques préfigurant une embellie conjoncturelle au cours des prochains mois: l’indice Sentix du moral des ménages dans la zone euro a ainsi atteint en juillet son plus haut niveau depuis près de deux ans et l’indice du sentiment économique est remonté à un pic de 15 mois.

 

Hollande voit « une sortie de la récession en Europe ; il faut qu’il change de lunettes !

Hollande voit   »une sortie de la récession en Europe ; il faut qu’il change de lunettes !

De toute évidence Hollande a des problèmes de visions, plus exactement des visions tout court. Pour lui la fin de la récession est là en Europe comme la croissance en France. Hollande à la fois madame Soleil et marchand de confiance. Les spécialiste de la com. ont du le convaincre que la croissance était due à une crise structurelle (manque de compétititivité notamment) mais aussi à l’attentisme faute de confiance ; faute d’agir sur le premier élément,  Hollande se transforme en en camelot de la confiance. Exemple quand il affirme l’inversion du chômage que pourtant conduisent les chiffres et les experts. Après la France, l’Europe. Le 14 juillet, le président de la République affirmait: « la reprise est là », arguant que l’Hexagone allait renouer avec la croissance lors de la seconde partie de l’année. Lors du sommet des pays des Balkans occidentaux, organisé ce 25 juillet à Ljubljana, en Slovénie, François Hollande a peu ou prou tenu le même discours, mais cette fois pour l’Union européenne. « J’avais dit il y a quelques mois que nous étions sortis pour l’essentiel de la crise de la zone euro. C’est le cas » et, aujourd’hui, « il y a des indices, qui d’ailleurs sont publiés ces derniers jours, qui laissent penser qu’il y a une sortie de la récession qui est maintenant en vue », a-t-il déclaré.  Il est vrai que des indicateurs avancés ont montré des signes rassurants sur la santé de la zone euro. Mercredi 24 juillet, l’indice PMI des services en zone euro pour le mois de juillet, qui mesure l’activité du secteur privé, s’est établi à 50,4 points, soit son plus haut niveau depuis 18 mois. Et ce jeudi, le moral des entrepreneurs allemands, mesuré par l’indice Ifo, a progressé. De plus, selon les chiffres officiels publiés ce même jeudi, le chômage espagnol a baissé au deuxième trimestre 2013, pour la première fois en deux ans.  « Ce que nous devons faire, c’est soutenir cette dynamique qui est encore très fragile », a-t-il ajouté reprenant son credo en faveur d’une politique de croissance européenne. « On dit qu’il faut ouvrir une perspective européenne, mais encore faut-il que l’Europe soit un espoir et non pas une crainte. Il faut que l’Europe soit regardée comme une façon de trouver de la croissance, de l’emploi et pas seulement des mesures restrictives même si les disciplines sont nécessaires », a plaidé le président français. « C’est le message que je porte au niveau européen où nous devons assouplir un certain nombre de règles, mettre de la croissance, concevoir des politiques plus structurelles de long terme, pour l’industrie, pour l’énergie (…) a-t-il aussi déclaré.

 

 

DSK : « la gestion de la crise en Europe est une catastrophe »

DSK : « la gestion de la crise en Europe est une catastrophe »

 

Plus de deux ans après l’affaire du Sofitel de New York, l’ancien patron du FMI livre, dans une interview à CNN, son point de vue sur la situation économique. Dans cet entretien en anglais avec le journaliste Richard Quest, DSK se penche notamment en profondeur sur le patient « Europe ». Et montre au passage des velléités quant au rôle qu’il pourrait jouer sur le Vieux Continent. Morceaux choisis. « Les Européens ne parviennent pas à faire ce qu’ils devraient faire : restructurer. (…) Je ne suis pas si loin de penser que l’Europe rate sa gestion de la crise. Franchement, tout le monde sait qu’en l’entreprise, lorsque vous avez une perte, vous devez l’assumer, puis repartir de l’avant. Or, depuis le début de la crise, ce que les Européens ont essayé de faire c’est juste de gagner du temps, pour des raisons politiques, de repousser les pertes (…). Ils sont incapables d’avoir un plan pour l’avenir. Ils essaient juste d’acheter six mois, puis six autres mois, et c’est une catastrophe au bout du compte, car aujourd’hui le coût est beaucoup plus élevé. ». « Le principal problème est que l’Europe n’est plus concurrentielle. (…) Les dirigeants ne sont pas à la hauteur. La plupart d’entre eux ne comprennent pas vraiment ce qu’est la mondialisation. Ils ont été éduqués, formés, ils ont eu une vie politique dans un seul pays, et ils ne se rendent pas compte que l’Europe n’est pas très grande, qu’une petite partie du monde. (…) Il y a une crise de leadership en Europe. Vous savez, il y a un dicton arabe qui dit qu’une armée de lions menée par des moutons sera toujours vaincue par une armée de moutons menée par un lion. Nous en sommes là en Europe (…). Le système européen est construit de manière à ce qu’aucune décision difficile ne puisse être prise. » « Au FMI, nous avons sous-estimé un paramètre : l’effet de l’austérité sur la croissance. Le résultat est que ce qui a été demandé à la Grèce sur les efforts budgétaires a eu plus d’effet négatif sur la croissance que nous l’attendions. (…) Dans le même esprit, Chypre est une autre catastrophe. Comment pouvez-vous espérer que l’économie chypriote redémarre alors que vous paralysez toutes les entreprises en bloquant l’argent ? » « Je pense que la situation est très difficile et je pense qu’il fait de son mieux (…). Maintenant, et je ne veux pas être prétentieux en l’affirmant, il faut que les leaders européens comprennent qu’ils ne peuvent pas résoudre leurs problèmes en restant isolés. C’est vrai pour Merkel, c’est vrai pour Hollande, c’est vrai pour les Italiens, c’est vrai pour Cameron, c’est vrai pour chacun d’entre eux, l’approche de Michel Barnier est inefficace (…). Or le système bancaire en Europe est malade, très malade même. Beaucoup plus que les gens ne le pensent. Le système doit être profondément nettoyé pour que la croissance puisse revenir. Et la plupart des dirigeants sont incapables de prendre cette décision. ».

 

Libre échange Europe Etats-Unis : la France veut une suspension

Libre échange Europe Etats-Unis : la France veut une suspension

 

Sans doute encore une manœuvre qui ne ne teindra pas longtemps de la part de la France qui veut suspendre les discussions avec les Etats –Unis. Paris et Berlin ont émis mercredi des avis divergents sur l’opportunité d’entamer des négociations pour la conclusion d’un accord de libre échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis sans qu’ait été dissipé le climat de méfiance créé par les accusations d’espionnage formulées contre Washington. Paris souhaite reporter les discussions alors que Berlin penche pour un maintien du calendrier initial prévoyant une ouverture des débats dès lundi prochain. De source diplomatique française, on précise que la question devait être abordée ce mercredi à Berlin, en marge de la conférence sur l’emploi des jeunes qui réunit une vingtaine de chef d’Etat et de gouvernement de l’UE, dont François Hollande et Angela Merkel. « Les discussions sont entre les mains de la Commission européenne, qui souhaite qu’elles débutent le 8 juillet. L’Allemagne la soutient sur ce point », a déclaré Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement allemand. « Nous voulons un accord de libre échange et nous allons entamer les négociations. L’Europe trouvera un moyen de débattre des sujets qui sont importants pour nous », a-t-il ajouté. Quelques minutes auparavant, son homologue française, Najat Vallaud-Belkacem, avait jugé qu’il serait « sage » de reporter de 15 jours l’ouverture des discussions. « Il ne s’agit pas d’arrêter les négociations sur l’accord de libre échange avec les Etats-Unis », a-t-elle déclaré lors du compte rendu du conseil des ministres. « En revanche, il nous paraît sage de les suspendre temporairement, de les suspendre pour une durée de 15 jours sans doute, pour éviter toute polémique et le temps d’obtenir les informations que nous avons demandées. Et nous allons sans plus attendre, dès cette semaine, nous concerter avec nos partenaires européens sur ce sujet », a-t-elle ajouté. Le ministre français des Affaires étrangères a abondé dans le même sens lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.

 

Europe : s’occuper du chômage des jeunes ou de leur emploi ?

Europe : s’occuper du chômage des jeunes ou de leur emploi ?

 

Pourquoi s’occuper spécifiquement du chômage des jeunes dès lors qu’on ne l’aborde que socialement sans traiter la question de fond de l’emploi. C’est la grande contradiction de l’Europe émue du chômage de jeunes mais qui ne changera pas son orientation économique vis-à-vis de la croissance.  « La lutte immédiate contre le chômage, et plus particulièrement celui des jeunes, est essentielle », a pourtant estimé Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui a fait de cette question le thème central du sommet de jeudi et vendredi. « Mais les politiques sociales sont de la responsabilités des Etats. L’UE peut seulement aider », a-t-il prévenu.  Plus de 26 millions de personnes sont au chômage en Europe, dont 5,6 millions de moins de 25 ans. Une situation intolérable qui fait craindre l’émergence d’une « génération perdue », comme l’a souligné la semaine dernière le président américain Barack Obama lors de sa visite à Berlin.  La situation s’est dégradée avec la crise et les politiques d’austérité, notamment dans les pays du sud (Grèce, Espagne, Portugal), où le chômage touche plus d’un jeune sur deux.  Face à cette situation alarmante, « on veut éviter un nouveau sommet avec beaucoup de déclarations et peu d’actions », insistait lundi un diplomate européen. Mais le risque est important que les décisions se prennent plus tard, notamment lors de la rencontre des ministres européens de l’Emploi le 3 juillet à Berlin.  Un relatif consensus existe pour puiser dès 2014 dans une enveloppe de six milliards d’euros prévue dans le budget européen pour l’emploi des jeunes dans les régions les plus frappées par le chômage. Treize pays sont concernés. L’idée est de mobiliser cette somme sur deux ans au lieu de sept. D’autres initiatives sont « sur la table pour utiliser des ressources déjà existantes et permettre aux jeunes d’accéder au marché de l’emploi après leur fin d’études », a affirmé lundi le chef du gouvernement italien, Enrico Letta, qui a fait de la lutte contre le chômage des jeunes une de ses priorités.   »Nous ne demandons pas plus d’argent », a insisté M. Letta, qui s’attend jeudi à des « négociations tendues ». Concrètement, il propose de puiser dans le reliquat important des fonds structurels européens non utilisés par l’Italie sur la période 2007-2013, ou de recourir à la Banque européenne d’investissement (BEI), pour venir en aide aux jeunes chômeurs. « Mais il y a sur ce point un bras de fer avec les Allemands qui sont réticents », a-t-il souligné.  Les 27 ont récemment approuvé une « Garantie pour la jeunesse », qui prévoit que chaque jeune se voit proposer une formation ou en emploi dans les quatre mois après la fin de ses études ou la perte de son emploi. Mais ils peinent à traduire cette décision en actes, faute de moyens.  Les Européens devraient également chercher jeudi à pallier le manque d’accès au crédit des PME en impliquant davantage la Banque européenne d’investissement. La BEI avait déjà été mise à contribution pour moitié dans le cadre du pacte pour la croissance adopté par l’UE il y a tout juste un an sous l’impulsion de la France.  Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent d’ailleurs faire le bilan, en demi-teinte, de ce pacte de 120 milliards d’euros. Si la totalité de l’enveloppe a été mise à disposition des Etats, le sentiment d’urgence a disparu et la mobilisation est restée faible, selon une source européenne.  Au delà de l’urgence du chômage des jeunes, les 27 devraient prendre note des avancées concernant l’union bancaire après une nouvelle réunion mercredi soir des ministres des finances pour se mettre d’accord sur les mécanismes de liquidation ordonnée des banques.  Le renforcement de la zone euro, dont les dirigeants européens devaient débattre un an après le lancement d’une réflexion sur ce sujet, devrait en revanche être renvoyé à des jours meilleurs, au moins après les élections allemandes prévues en septembre, en raison de sa complexité et des divergences qu’il suscite. Les élections européennes, autre scrutin déterminant, sont prévues en mai 2014.  Côté diplomatie, les Européens doivent donner officiellement vendredi le feu vert à l’adhésion de la Croatie, qui le 1er juillet deviendra le 28e Etat membre de l’UE. Ils pourraient se prononcer sur une date pour ouvrir les négociations d’adhésion de la Serbie.

 

Automobiles : baisse des ventes en Europe en mai

Automobiles : baisse des ventes en Europe en mai

. Les immatriculations de voitures neuves en Europe ont chuté de 5,9% en mai à 1,04 million de véhicules vendus, signant même la plus mauvaise performance pour un mois de mai depuis 1993, selon des chiffres publiés par l’ACEA. Après un an et demi de baisse ininterrompue, le marché automobile européen avait connu une timide reprise en avril (+1,7%), qui s’expliquait essentiellement par un mois d’avril 2012 particulièrement mauvais et le fait que Pâques soit tombé en mars. Mais l’éclaircie a été de courte durée. Sur le mois écoulé, le Royaume-Uni est le seul des grands marchés automobiles européens à avoir vu les ventes progresser (+11%), tandis que celles de l’Italie, de l’Espagne et de la France reculaient. Le premier marché européen, l’Allemagne, qui a longtemps bien résisté à la morosité, a perdu 9,9%. Les constructeurs français ont souffert, les immatriculations de PSA Peugeot Citroën chutant de 13,2% et celles du groupe Renault (marques Renault et Dacia) de 10%. Le groupe allemand Volkswagen a limité la casse (-2,8%).  Sur cinq mois, le recul des immatriculations dans les 27 pays de l’Union (hors Malte pour qui les données n’étaient pas disponibles) est encore plus net avec 6,8%.

 

Guerre commerciale Europe-Chine : les pays du Nord se couchent devant la Chine

Guerre commerciale Europe-Chine : les pays du Nord se couchent devant la Chine

 

Plusieurs pays du Nord de l’Europe ont appelé vendredi la Commission européenne à mettre un terme au conflit commercial avec la Chine sur les panneaux solaires, de peur de voir l’Union s’engager dans une spirale nuisible pour les exportations. Après l’Allemagne,  la Suède, le Danemark et les Pays-Bas estiment que le commissaire au Commerce, Karel De Gucht, devrait trouver une issue diplomatique au conflit qui a déjà vu Bruxelles imposer des droits de douane sur les panneaux solaires importés de Chine et Pékin déclencher une enquête sur les vins européens. « Ce n’est pas la bonne manière de faire. Quand l’une des parties commence à fermer la porte, l’autre enchaîne et cela débouche sur une spirale négative qui ne stimule pas le commerce », a déclaré la ministre suédoise du Commerce, Ewa Bjorling, lors d’une réunion à Luxembourg. Karel De Gucht doit se rendre à Pékin jeudi prochain pour rencontrer des responsables chinois, ont dit plusieurs diplomates, précisant que ces discussions visaient à fixer un prix plancher de vente des panneaux solaires chinois en Europe ainsi que des quotas sur le nombre de panneaux susceptibles d’être vendus dans l’Union. « Naturellement, nous souhaitons une solution aussi rapide que possible », a dit Ewa Bjorling. « Une solution qui ne nuirait pas à notre commerce avec la Chine et qui, en même temps, assurerait des prix raisonnables sur les panneaux solaires afin que nous puissions atteindre notre objectif sur le climat. »

 

Guerre économique Chine-Europe : Hollande lâche Bruxelles

Guerre économique Chine-Europe : Hollande lâche Bruxelles

Nouveau changement de position de Hollande qui avait réclamé au cours de sa campagne la taxation des produits chinois. Alors que Bruxelles vient de décider de taxer les panneaux solaires, Hollande lâche Bruxelles à cause des mesures de rétorsion chinoises sur le vin.  Le président français François Hollande a demandé samedi le règlement « dans la discussion » de la querelle commerciale entre l’Europe et la Chine, qui sera évoquée lors du prochain Conseil européen fin juin. Pékin a répliqué cette semaine à la décision de la Commission européenne de taxer les panneaux solaires importés de Chine en ouvrant une enquête sur les importations de vin de l’UE. « Nous devons travailler avec la Chine et c’est ce que l’Europe fait, nous devons le faire en cohésion, c’est-à-dire avec la volonté de développer nos économies mais aussi de poser des règles, des principes, d’ouvrir aussi de nouveaux domaines de coopération », a dit le président devant un parterre d’hommes d’affaires à Tokyo. « Nous avons des problèmes commerciaux avec la Chine que nous devons régler dans la discussion, sans qu’un pays s’octroie un avantage par rapport à un autre », a-t-il ajouté. « Ce que je veux, c’est que les Chinois achètent davantage de produits français », a-t-il poursuivi. « A nous d’être plus compétitifs et à nous de convaincre les Chinois qu’il peut y avoir réciprocité. » Le chef de l’Etat a précisé que la question serait forcément au menu du prochain Conseil européen. « Nous devons avoir une position commune, c’est la Commission européenne qui nous représente pour la politique commerciale, nous débattrons aussi avec elle », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’Institut français de Tokyo, jugeant important que « tous les pays européens défendent les mêmes thèses ». Durant sa visite dans la capitale nippone, le président français a ménagé les susceptibilités des Japonais à l’égard de la Chine voisine. « Ne me demandez pas de choisir » entre les deux pays, a-t-il déclaré, affirmant la volonté de la France « de travailler avec l’Asie et de ne pas opposer tel ou tel pays ». « Je suis ici heureux d’être au Japon, fier d’être au Japon, fier de ce que nous pouvons faire ensemble », a-t-il ajouté devant les chefs d’entreprise.

 

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