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Explosion des investissements chinois en Europe et notamment en France

Explosion des investissements chinois en Europe et notamment en France

 

Si la Chine se retire des placements à risques (obligations etc.) par contre elle investit de plus en plus dans le secteur productif en Europe. .C’est une véritable explosion. Les Chinois ont pratiquement triplé leurs investissements en Europe l’an dernier, à près de 10 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros), contre 3,6 milliards en 2010. En 2008, ils n’atteignaient même pas 800 millions et pourraient monter jusqu’à 500 milliards de dollars en 2020, selon une étude du Rhodium Group, un cabinet de consultant américain, publiée jeudi. Contrairement à une idée fausse, ces investissements ne sont pas le seul fait des grands groupes publics. Si ces derniers représentent 72% des 21 milliards de dollars investis par les Chinois en Europe depuis 2000, ce sont des entreprises privées qui ont réalisé les deux tiers des 573 opérations conclues dans la même période. Bien que les directives de Pékin encouragent ces investissements à l’étranger – politique du «zou chu qu» -, les motivations sont d’abord commerciales, juge Rhodium Group. Les entreprises chinoises veulent «acheter des marques et acquérir des technologies». Elles profitent aussi de la crise en Europe, qui leur permet des acquisitions plus faciles, et de la hausse du renminbi, la monnaie chinoise. Autre idée reçue battue en brèche par l’étude: ce ne sont plus seulement les matières premières qui intéressent les Chinois, mais les marchés dits «matures». Si en France, le rachat par China Investment Corp de 30% des parts de la branche exploration-production de GDF Suez, pour 3,2 milliards de dollars, a fait du pays la première destination des investissements de Pékin, devant la Grande-Bretagne et l’Allemagne, les Chinois s’intéressent à tout. En Suède, Geely a racheté le constructeur de voitures Volvo, en Allemagne, Lenovo a repris le fabricant d’ordinateurs Medion. Avec Huawei, Sany et Wolong ils font partie des cinq premiers groupes privés en Chine. Quant aux conglomérats publics, ils se nomment CIC, Yantai, China Petroleum, National Chemical, Ocean Shipping. Sans occulter les dangers que ces investissements peuvent représenter dans la mesure où la politique économique chinoise reste très largement soumise au bon vouloir du pouvoir en place, Rhodium Group insiste sur les avantages qu’ils peuvent procurer. Loin de simplement «racheter l’Europe», ils peuvent permettre au Vieux Continent «d’explorer de nouveaux marchés, d’être plus efficace à l’exportation, de réduire les coûts de production et de faire des économies d’échelle». Les investissements chinois assurent aussi le maintien des emplois là où ils auraient souvent disparus. «En 2001 les ventes de Volvo ont augmenté de 23% et le groupe a renoué avec la croissance», note Nathalie Jiang de HEC Eurasia Institute. Avant d’ajouter: «aujourd’hui il réfléchit au lancement d’une marque en Chine». Un optimisme partagé par Rhodium Group pour qui Bruxelles doit, quelles que soient ses réticences, «garder sa porte ouverte» aux Chinois. «De nombreux chapitres de l’histoire entre la Chine et l’Europe ne sont pas encore écrits», affirme-t-il.

 




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