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Retraites : étude d’impact insuffisante (Antoine Bozio)

Retraites : étude d’impact insuffisante (Antoine Bozio)

L’économiste Antoine Bozio, inspirateur de l’idée de régime universel, évoque les insuffisances de l’étude d’impact de la réforme des retraites.

Tribune

 

« . L’étude d’impact de la réforme des retraites était attendue. Au vu de la complexité des modifications en jeu, de la difficulté de saisir intuitivement ses effets, elle devait permettre aux citoyens, et en premier lieu à leurs élus, de se faire une opinion sincère sur les effets potentiels de la réforme.

Dans un contexte où la confiance dans la parole du gouvernement est fortement érodée, et où les analyses contradictoires sur les effets d’un passage à un système universel à points sont légion, elle devrait apporter les clarifications nécessaires pour permettre un débat démocratique de qualité. Mais force est de constater que la clarification n’est pas complète.

Malgré un document en apparence assez fourni (1 024 pages), seulement 93 pages sont consacrées à la véritable étude d’impact. Outre la description détaillée du fonctionnement du système actuel, elle présente de multiples cas types qui ont fait l’objet de nombreux commentaires. Il faut pourtant reconnaître d’emblée leur inutilité pour mesurer les effets de la réforme : un cas type est, par construction, l’analyse d’une personne fictive qui peut se rapprocher de 1 ou de 100 000 personnes. Les cas types présentés n’étant même pas soumis à la législation effective de la réforme, leur utilité pour comprendre les effets de celle-ci est proche de zéro.

A l’inverse, l’étude d’impact proprement dite utilise des outils puissants de projection qui permettent de simuler pour des millions de Français, sur la base de données réelles, les conséquences potentielles de la réforme. Le gouvernement a mobilisé le modèle Prisme de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV) et il présente plusieurs résultats de ces simulations.

La première question importante est de savoir quelles sont les implications budgétaires de la réforme. L’étude d’impact est assez claire sur l’évolution des dépenses de retraite : elles passeraient de 13,8 % du produit intérieur brut (PIB) du pays aujourd’hui à 12,9 % en 2050, soit une baisse de 0,9 point de PIB. Est-ce que cette baisse est un renoncement à l’idée d’une réforme à budget constant ? Non, répond le gouvernement, il fallait en fait comprendre « budget constant en 2050 », et non aujourd’hui…

La mesure essentielle permettant cette baisse (− 0,6 point de PIB) est donc le report de la réforme systémique, et en particulier celui de l’indexation de la valeur du point sur la croissance des salaires, qui ne sera effective qu’en 2042. De ce fait, la dépense de retraite va bénéficier plus longtemps de l’indexation-prix du système actuel, et sous l’hypothèse d’un taux de croissance de 1,3 %, elle baisserait à l’horizon 2050. »

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Réforme des retraites : Une étude d’impact tronquée

Réforme des retraites :  Une étude d’impact tronquée

 

 

 

L’étude d’impact du gouvernement st à la fois trop sommaire et trop biaisée estiment six spécialistes de l’évaluation des politiques publiques, parmi lesquels Thomas Piketty, Dominique Méda et Julia Cagé qui  remettent en cause, dans une tribune au « Monde », la méthodologie et les impasses des « études de cas » présentées par le gouvernement en annexe du projet de loi de réforme des retraites.( tribune au Monde)

 

Cette semaine débutent à l’Assemblée nationale les travaux sur la réforme des retraites. Ce projet s’accompagne d’une étude d’impact ayant pour objectif, comme le prévoit la Constitution, de présenter les effets attendus de la réforme et ainsi éclairer le débat parlementaire et public dans les semaines à venir. Or, malgré un nombre de pages important (1 029), les informations contenues dans l’étude d’impact ne sont pas à la hauteur de l’enjeu démocratique que représente la réforme du système de retraite. Chercheuses et chercheurs d’horizons divers et aux vues divergentes quant aux mérites du projet de réforme initial, nous dénonçons ici les insuffisances des résultats présentés dans cette étude d’impact.

 

Premièrement, la baisse des dépenses de retraite n’est pas présentée de façon explicite. A plusieurs reprises, l’étude d’impact affirme que la trajectoire financière de la réforme est inchangée par rapport à la situation actuelle. Il est par exemple écrit : « La réforme systémique a été calibrée de manière à aboutir au même niveau de dépenses à terme qu’en l’absence de réforme, et de viser ainsi un équilibre de long terme du système de retraites. »

Mais tout en affirmant cela, l’étude présente une trajectoire financière qui incorpore en fait une baisse de dépenses. En effet, dans le cadre de la législation actuelle, le Conseil d’orientation des retraites (COR) projette que les dépenses de retraite vont évoluer, sous l’effet des réformes et de l’évolution des carrières, de 13,8 points de PIB à l’heure actuelle à environ 13,4 points de PIB en 2050 (rapport de juin 2019, scénario à 1,3 % de gain de productivité par an). Avec les mêmes hypothèses, la réforme conduit à un niveau des dépenses égale à 12,9 points de PIB en 2050, soit un écart de 0,5 point de pourcentage par rapport aux projections du système actuel.

Cette évolution s’explique principalement par les effets propres de la réforme systémique et en particulier l’âge d’équilibre évolutif, qui va au-delà des mesures d’âge déjà prévues dans le système actuel. Cet écart traduit la volonté du gouvernement de concilier deux objectifs, changer de système et réduire les dépenses de retraite. On attendrait une exposition explicite de ces choix politiques, plutôt que de suggérer à l’inverse que la réforme ne comporte aucun enjeu financier.

 

Deuxièmement, les cas types étudiés ne rendent pas compte des changements de législation. L’étude d’impact propose une série de cas types pour lesquels la pension est présentée dans le cadre de la législation actuelle et dans le cadre de la réforme. Cette présentation est problématique à plus d’un titre. Tout d’abord, le choix des carrières présentées semble davantage guidé par la volonté de montrer des gagnants que par un souci de représentativité. Ainsi par exemple en choisissant uniquement des cas pour laquelle le début de carrière est de 22 ans et l’âge d’équilibre de 65 ans, l’étude d’impact neutralise les effets défavorables de l’âge d’équilibre pour les carrières commencées avant 22 ans. Ensuite, quelle que soit la génération (1975, 1980, 1990, 2003), les cas sont calculés avec l’âge d’équilibre de la génération 1975, fixé à 65 ans. De ce fait, l’étude ne rend pas compte de l’évolution de l’âge d’équilibre et fait apparaître – tout à fait artificiellement – la réforme plus favorable que la législation actuelle. Il y a donc une différence entre la législation utilisée pour les cas types et celle utilisée pour le scénario de réforme simulé dans le reste de l’étude, correspondant au véritable scénario de réforme. » 

 

 

Cancers pédiatriques: une étude « vite fait, bien fait » !

Cancers pédiatriques: une étude « vite fait,  bien fait » !

Un étude épidémiologique bien faite, surtout vite faite en 6 mois par Santé publique France (SpF) sur des cas groupés de cancers pédiatriques dans le secteur de Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique, près de Nantes Et qui évidemment  n’a pas permis d’identifier une cause commune, a annoncé mardi l’Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire. Il est  clair qu’une étude épidémiologique pour être pertinente doit être plus longue et plus complète. On doit aussi étendre son champ géographique à d’autres cas signalés;

L’analyse épidémiologique, dont les résultats ont été présentés lundi aux familles, « valide le fait que le nombre de cancers pédiatriques sur le secteur des 7 communes (étudiées, ndlr) sur la période 2015-2019 est plus important que ce que l’on observe en moyenne en France ». En revanche, le questionnaire épidémiologique adressé à 13 familles concernées n’a pas permis d’identifier de facteur de risque commun déjà documenté dans la littérature scientifique. Si un questionnaire est utile, il ne peut constituer le seul moyen investigation surtout s’il est limité à aussi peu de familles. De ce point de vue des comparaisons entre plusieurs typologies de familles aurait été utiles et pas simplement dans le champ géographique visé. Surtout que d’autres cas sont signalés ailleurs.

En effet, au mois de juillet, l’ARS Bourgogne-Franche-Comté a été informée d’un « nombre anormalement élevé de cancers touchant des enfants » au sein de la population résidant sur les communes des Rousses, de Morbier, de Morez, de Saint-Pierre et de Prémanon. « Sur la base de ce signalement et après contact avec les familles, l’agence a établi une liste de dix cas, en lien avec les médecins traitants et le CHRU de Besançon, qui a apporté son appui pour la confirmation des diagnostics« , a précisé l’ARS dans un communiqué. Les enfants concernés étaient âgés de six mois à 13 ans au moment du diagnostic, a-t-elle ajouté.

 

L’agence nationale de santé publique, Santé publique France, a été saisie par l’ARS pour engager une expertise épidémiologique de ce signalement et rechercher d’éventuels facteurs explicatifs. Elle a lancé la recherche active pour d’autres cas.

Conditions de vie de la mère avant, pendant et après la grossesse, vie du père, habitudes alimentaires des enfants, lieux de vacances, scolarité, mode de garde des enfants etc. ont notamment été interrogés.  »Les résultats de ces travaux amènent Santé publique France à conclure à la présence d’un regroupement spatio-temporel sans cause commune identifiée », indique le communiqué. Ce qui conduit l’agence sanitaire à recommander « de ne pas poursuivre les investigations épidémiologiques localement » et « de ne pas engager d’investigations et prélèvements environnementaux supplémentaires ». SpF propose de « mettre en place une surveillance active pour identifier tout nouveau cas de cancer sur le secteur ».

Concernant les logements construits sur l’ancien site Leduc, où étaient fabriquées des charpentes, les analyses « écartent l’existence d’un risque sanitaire pour les habitants de ces logements ». Des analyses complémentaires seront toutefois menées. Des mesures environnementales sont par ailleurs programmées dans 17 logements d’enfants atteints de cancer d’ici fin janvier 2020 ainsi qu’une deuxième campagne de « levée de doute » dans l’école Notre-Dame de Lourdes, à Sainte-Pazanne.

L’agence sanitaire reconnaît que les connaissances scientifiques « sur les causes des cancers de l’enfant et le potentiel rôle des expositions environnementales dans ce processus restent parcellaires ».  »La recherche fondamentale (…) devrait permettre dans l’avenir d’enrichir les connaissances et ainsi d’améliorer les outils d’investigation disponibles pour répondre aux interrogations de la population », estime-t-elle.

Réhabilitation de la viande : une étude bidouillée ?

Réhabilitation de la viande : une étude bidouillée ?

En matière de nourriture et de santé, il faut bien constater que coexistent des études parfois contradictoires et aussi des recherches largement soutenues par les lobbiss. Sans parler des phénomènes de mode des nutritionnistes. Ainsi en est-il par exemple concernant les variations d’appréciation de la consommation de pain, de beurre et récemment de la  viande. La vérité n’est pas d’un seul côté et tout est question d’équilibre. C’est surtout la surconsommation qui est dangereuse et son manque de diversité. Une alimentation équilibrée, diversifiée adaptée aux besoins de l’organisme ne condamne pas les produits évoqués. Force cependant est de constater qu’en France notamment la consommation de viande est excessive. Une étude récente réhabilitée clairement la consommation de viande y compris dans son volume. Or le chercheur principal d’de l étude publiée le 1er octobre, remettant en cause la nocivité de la consommation trop importante de viande rouge, a omis de mentionner ses liens passés à un groupe scientifique financé par des géants de l’agroalimentaire, révèle le New York Times (en anglais), vendredi 4 octobre.

Mais  Bradley Johnston avait dirigé en 2016 une étude –déjà discutable– contestant les risques d’une surconsommation de sucre. Ces travaux avaient été financés par l’International Life Sciences Institute (ILSI), un institut financé par les entreprises les plus puissantes du monde comme McDonalds, Coca-Cola, PepsiCo ou encore Cargill, l’un des plus gros transformateurs de bœuf en Amérique du Nord, rappelle le HuffPost.

 

La terre future étuve », selon une étude

La terre future étuve », selon une étude

Dans le Figaro, on évoque le risque de voir la terre transformée en étuve. Si les calottes polaires continuent de fondre, les forêts d’être décimées et les émissions de gaz à effet de serre de battre chaque année des records, la Terre va franchir un point de rupture. Un basculement qui pourrait intervenir « dans quelques décennies seulement », ont prévenu des scientifiques dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Passer ce seuil signifie, selon eux,  »une température de 4 à 5 degrés Celsius plus élevée qu’à la période préindustrielle et un niveau de la mer 10 à 60 mètres plus haut qu’aujourd’hui. »

« Une Terre étuve est probablement incontrôlable et dangereuse pour beaucoup », selon les conclusions de scientifiques de l’université de Copenhague, de l’Université nationale australienne et de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique en Allemagne.

Les rivières déborderaient, les ouragans feraient des ravages sur les côtes et les récifs de corail disparaîtraient, le tout avant la fin de ce siècle, voire plus tôt. La fonte des calottes polaires provoquerait à elle seule une hausse très importante du niveau des océans, engloutissant des régions côtières où habitent des centaines de millions de personnes. « Des endroits sur Terre deviendront inhabitables si la ‘Terre étuve’ devient une réalité », met en garde Johan Rockström, directeur du Stockholm Resilience Centre.

Prédicat : étude de la grammaire repoussée en Fac ?

Prédicat : étude de la grammaire repoussée en Fac ?

 

La mise en œuvre nouvelle du concept prédicat  repoussée en Fac ? Un concept en fait ancien distinguant sujet et compléments sur lequel on s’appuie pour repousser en classe de 5ème l’enseignement des compléments d’objets direct, indirect, des compléments circonstanciels, de l’accord du participe passé antéposé qui perturbe les élèves. Une manière de faire l’impasse sur le fait que 30% des élèves qui entrent  en secondaire ne maîtrisent  par le français. Bref, on ne change pas les règles mais on verra plus tard. Tellement tard que certaines universités ont été contraintes d’imposer l’exercice de dictée à des étudiants un peu fâchés avec l’orthographe et la grammaire. Après la réforme dite du prédicat,  peut-être va-ton accepter l’orthographe phonétique comme le proposent  certains ;  bref l’institutionnalisation du langage SMS. Comme si la langue n’avait pas de rapport avec le développement des  capacités cognitives. D’où de nombreuses polémiques sur cette énième réforme des programmes. Après cette polémique, le Conseil Supérieur des Programmes tient à préciser les raisons qui l’ont conduit à proposer cette évolution dans l’étude de la langue française. Il se défend d’avoir simplifié la grammaire «dont les règles et principes restent inchangés», affirme-t-il. Il a en revanche souhaité modifier les «modalités d’enseignement» aux élèves de cette grammaire pour améliorer les apprentissages. Le CSP a donc «accordé la priorité à l’apprentissage de ce qui est régulier, fréquent et essentiel au cycle 3 (CM1, CM2, 6ème) de telle sorte que l’élève dispose de termes généraux permettant de décrire et d’analyser la phrase simple, avant d’entrer dans le détail des sous-constituants». S’agissant de l’analyse de la phrase simple, le CSP a, de la même façon, préconisé que l’élève de CM1, CM2, 6ème sache d’abord découper la phrase à partir des concepts de «sujet» de la phrase (c’est-à-dire «ce dont on parle», qui peut être exprimé par un nom, un groupe nominal, un pronom, un verbe à l’infinitif etc.) et de «prédicat» (ce que l’on dit du sujet). L’introduction de ce terme nouveau par rapport aux programmes précédents «remplit ainsi un vide» selon le CSP, en «donnant les moyens d’analyser des énoncés de formes très différentes et en incitant à s’intéresser à leur sens». Le «prédicat» ne se substitue pas aux compléments du verbe, assure le CSP. Il comprend le verbe et ses compléments si celui-ci en a ; les compléments continuent donc d’être étudiés systématiquement. Le «prédicat» contribue, pour l’analyse de la phrase simple, à relativiser l’importance d’un grand nombre de termes trop techniques, «tout en permettant à l’élève de disposer d’un principe clair d’analyse.» «Le prédicat est donc un outil qui peut être utile pour entrer dans l’analyse grammaticale, il ne s’agit pas d’une notion exclusive sur laquelle reposerait une prétendue nouvelle grammaire», insiste le CSP. Le détail des compléments du verbe, qui n’est véritablement utile que pour le cas de l’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire «avoir» lorsque le complément est antéposé, n’est pas nécessaire dès le CM1, CM2, sixième, qui traite les cas simples de l’accord du participe passé employé avec les auxiliaires «avoir» et «être». «Ce cas particulier est traité à partir de la cinquième, après que les élèves ont assimilé les grandes régularités de la langue et les cas les plus fréquents ; il n’y a là aucune nouveauté dans la progression proposée et aucun abandon d’exigence, puisque les programmes de 2008 avaient eux aussi prévu que cette étude ne commence qu’à partir de la 5ème», affirme encore le CSP.

Etude- sondage : 1500 euros, minimum pour vivre

Etude- sondage : 1500 euros, minimum pour vivre

 

Environ 1500 euros, ce qu’il faut pour survivre d’après les français. Pour une seule personne selon une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publiée mercredi 5 février.  A la question « selon vous, pour vivre, quel est le montant dont doit disposer au minimum un individu par mois? », les personnes interrogées par l’institut BVA répondent en moyenne 1.490 euros. Ce montant augmente davantage que les prix: il est supérieur de 75 euros par rapport à 2008, inflation déduite (notons cependant que les impôts ne sont pas compris dans cette inflation ! NDLR). Il varie en fonction des revenus, les cadres et professions libérales citant 1.560 euros en moyenne, les ménages les moins riches évoquant 1.410 euros.  Les habitants de l’agglomération parisienne citent un revenu supérieur (1.620 euros), tandis que ceux des communes de moins de 20.000 habitants évoquent un montant inférieur (1.430 euros). A titre de comparaison, selon l’Insee, le niveau de vie médian après impôts s’élevait en 2011 à 1.630 euros par mois, c’est-à-dire que la moitié des Français gagne moins, l’autre moitié gagne plus. La même année, 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977 euros par mois (seuil de pauvreté). Ce baromètre, publié chaque année, montre également que « les Français perçoivent de plus en plus la montée des inégalités sociales »: ainsi, neuf sur dix estiment que les inégalités ont augmenté ces cinq dernières années (sept sur dix partageaient ce constat en 2000). Si 42% des personnes consultées considèrent les inégalités de revenus comme les plus répandues, ce sont les inégalités d’accès aux soins qui arrivent en tête des plus inacceptables (22%), devant les revenus (19%) et le logement (16%). Les Français sont plus critiques sur l’accès aux soins que sur leur qualité : huit sur dix sont satisfaits de la qualité des soins dispensés par les médecins et les dentistes, sept sur dix de celle des hôpitaux, six sur dix de celle des cliniques. Mais six Français sur dix estiment que cette qualité dépend des revenus, ainsi que du lieu d’habitation. La satisfaction quant à l’accès aux soins des médecins et des dentistes a chuté de dix points entre 2007 et 2013 (82% à 68% pour les médecins, 81% à 70% pour les dentistes). Concernant le niveau de vie des retraités, 58% des Français estiment qu’il est moins bon que celui du reste de la population. Par ailleurs, plus de six sur dix (62%) ne considèrent pas envisageable de vivre dans une maison de retraite (hausse de six points depuis 2004). Enfin, huit personnes interrogées sur dix s’estiment en bonne santé, mais elles sont plus nombreuses à penser que l’état de santé de leurs compatriotes se dégrade (42% contre 38% qui pensent le contraire). Face à ces constats, une large majorité (64%) juge normal que la France consacre un tiers du revenu national au financement de la protection sociale mais 60% pensent que les entreprises ne doivent cotiser « ni plus ni moins qu’actuellement », une évolution « notable » selon la Drees. Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 4.000 personnes représentatif de la population de France métropolitaine âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face par l’institut BVA du 14 octobre au 26 novembre 2013.

 




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