Archive pour le Tag 'étrangère…'

Politique étrangère : Macron discrédité

Politique étrangère : Macron discrédité

Comme d’habitude, Macron devrait faire un discours fleuve sur sa politique diplomatique lors de la conférence annuelle des ambassadeurs. Et pour masquer les échecs et l’impuissance on utilisera les anglicismes comme  reporting et de l’assessment pour  rendre compte et modifier le cap en fonction de la conjoncture. Bref pour expliquer le slalom de la politique diplomatique et ses échecs. Échec d’abord vis-à-vis des États-Unis ou Macron en dépit d’une attitude particulièrement conciliante à la limite du ridicule n’a strictement rien obtenu des États-Unis : ni sur les droits de douane, ni sur l’Iran et ni sur le climat. Même chose sur l’Europe que Macron comme ses prédécesseurs voulait  bouleverser. Aucune des propositions de macro n’est soutenue par les autres pays européens y compris l’Allemagne qui se méfie évidemment comme la peste d’un processus de solidarité financière que cela pourrait entraîner. L’Allemagne ne veut surtout pas payer pour la France ou d’autres pays mal gérés. Cela d’autant plus que la France replonge dans ses travers habituels avec une croissance en net tassement, des déficits  toujours en dérive est une dette qui s’accroît l. Le président de la république est redescendu de son piédestal, en outre il s’est mis à dos un certain nombre de pays européens. Pas  budget unique, pas de ministre des finances européen et il n’y aura pas de relance des investissements encore moins une  refonte des institutions. Macron mettra aussi l’accent sur  un énième plan de soutien au développement Emmanuel Macron fera le lien entre la nécessité de protéger les intérêts de l’Europe et celle de participer de front au développement de l’Afrique. Face aux ambassadeurs et une nouvelle fois à l’ONU, il annoncera le déblocage par la France d’un milliard d’euros en 2019 en faveur de l’aide publique au développement (APD). Une somme versée aux deux tiers sous forme de dons à une quinzaine de pays incluant ceux de la zone Sahel. Des dons qui finiront dans les sables du désert pour l’essentiel en tout cas dans le fonctionnement bureaucratique des grandes institutions de coopération et dans la poche des dirigeants africains. Et d’affirmer, ce qui ne mange pas de pain mais qui paraît tout à fait illusoire, que la France soutient le projet ambitieux de créer 450 millions d’emplois en Afrique à l’horizon de 2050, chiffres qui correspond à l’évolution démographique. Ce serait évidemment souhaitable et même indispensable mais encore faudrait-il mettre un sérieux coup de balai dans la politique actuelle de développement qui profite surtout aux grandes institutions de coopération et à la corruption. Heureusement il y a les concepts de reporting ,  l’assessment et de crowdfunding pour faire moderne et masqué l’inefficacité

Iran : l’Allemagne découvre l’intérêt de la politique étrangère européenne

Iran : l’Allemagne découvre l’intérêt de la politique étrangère européenne

 

 

D’une  certaine manière, c’est un peu une surprise d’entendre Merkel plaider pour une politique étrangère commune au sein de l’Europe. Il faut dire que ses intérêts économiques sont malmenés par les décisions de Trump qui justement se plaint en particulier des exportations allemandes. L’affaire de l’Iran est en quelque sorte la goutte d’eau qui fait déborder le vase des risques commerciaux pour l’Europe et l’Allemagne en  particulier. Jusque là pourtant on peut dire que l’Allemagne avait adopté uen position de relative neutralité vis-à-vis de la politique étrangère. Pour ne pas dire un certain mépris. Témoin encore récemment sa position très ambiguë sur les frappes en Syrie pour ne pas déplaire à la Russie.  Merkel découvre aussi les risques de guerre alors qu’elle ne s’est pas impliquée jusque-là dans les conflits en cours. Mais les nouveaux conflits pourraient menacer son businesse d’où la déclaration de Merkel sur la nécessité d’une politique diplomatique commune. Politique diplomatique qui implique aussi une politique commune de défense car il apparait évident que l’OTAN protège les Etats-Unis mais pas forcément l’Europe. Trump souhaite d’ailleurs se désengager de l’OTAN (en particulier au moyen Orient), il souhaite aussi  faire payer davantage l’Europe. Merkel rejoint la position française. Selon le ministre français des Affaires étrangères, les pays européens devront se montrer “très unis et très solidaires sur les choix” dans la période qui s’ouvre, marquée par les échanges de tirs entre Israël et forces iraniennes stationnées en Syrie. “Les événements qui se produisent en ce moment donnent la preuve de cette nécessité”, a-t-il déclaré sur BFM TV. Le chef de la diplomatie française a fait donc écho à des déclarations d’Angela Merkel, pour qui “l’Europe en est toujours à ses balbutiements en matière de politique étrangère commune”. “Et c’est une nécessité existentielle de faire des progrès dans cette voie parce que les conflits ont complètement changé de nature depuis la fin de la Guerre Froide”, a déclaré la chancelière allemande lors d’un discours prononcé à Aix-la-Chapelle, en présence d’Emmanuel Macron.

Partant du constat que l’alliance avec les Etats-Unis n’avait plus valeur d’assurance tous risques, elle a insisté sur l’impératif pour les Européens de “prendre leur destin en main”. “C’est la tâche à accomplir dans le futur.”“Cela a beaucoup bougé dans ce domaine-là depuis quelques mois. La prise de conscience (…) de la nécessité pour les Européens d’avoir leur capacité de décision stratégique est devenue essentielle et que l’Allemagne le dise est encore un élément supplémentaire”, a-t-il poursuivi.

Macron salué par la presse étrangère.

Macron salué par la presse étrangère.

Rarement une élection présidentielle française aura été aussi commentée et saluée par la presse étrangère. D’une certaine manière l’enthousiasme est plus important à l’étranger qu’en France où le scepticisme voir le pessimisme caractérise le climat général. Un doute largement alimenté par les gestions publiques depuis plus de 30 ans. L’enjeu principal pour le nouveau président de la république est évidemment de rétablir une confiance disparue. « Le plus jeune leader de l’après-guerre a promis de redonner confiance en soi à son pays », affirme au sujet d’Emmanuel Macron le quotidien anglais The Guardian, dans un article sobrement titré « Macron souhaite rendre son destin à la France ». »Il a promis de réinventer la nation française, fracturée et divisée, et de rétablir la confiance en soi dans un pays qui, ces dernières années, est devenu morose et est tombé dans ‘le doute et la peur’ », explique la correspondante du quotidien à Paris. Die Zeit, qui a mis le nouveau président à sa Une. Sur un fond jaune, Emmanuel Macron a les yeux fermés, le visage apaisé. Sur cette illustration, l’hebdomadaire a titré « Der heiland ». Littéralement : « Le sauveur ». selon le Wall Street Journal, Emmanuel Macron, par sa victoire contre Marine Le Pen et sa carrure présidentielle est « la promesse d’un renforcement de l’Europe ». Et les Suisses du Temps de renchérir :  »Rupture? Non. Confiance, comme en témoigne le choix musical. A l’ouverture d’Orphée aux enfers d’Offenbach succède l’air du champagne de Don Giovanni, l’opéra de Mozart. «Le monde et l’Europe ont besoin de la France» a très vite asséné Emmanuel Macron qui se rend ce lundi à Berlin » peut-on lire dans les colonnes du quotidien francophone. Selon le quotidien espagnol El Pais, le président élu est le « seul pouvant amener la France à se refaire confiance, à libérer sa force créatrice et sa capacité d’innovation, à briser les cadenas pour réformer une économie stagnante et lui permettre de croître et de créer des emplois à nouveau ».  dans El pais, de l’intellectuel espagnol Antonio Navalón, déclare   »Les responsables européens, du moins ceux qui ne sont pas eurosceptiques, ont applaudi des deux mains l’arrivée d’un jeune président à l’Elysée », qui permettra, selon lui, de « réconcilier la pensée européenne ». La presse étrangère a donc moins de réserve que les médias français. Elle s’enthousiasme pour l’homme qui a pris ses fonctions, dimanche 14 mai, à l’Elysée. Cela n’était pas arrivé depuis très longtemps. D’un point à l’autre du globe, le président Emmanuel Macron fait la « une » des journaux et des actualités télévisées. C’est bon pour l’ego des Français et l’image de la France à l’étranger. Finalement les étrangers renvoie uen image positive que les Français eux mêmes ont du mal à s’approprier. Une sorte d’encouragement pour reprendre le chemin de la confiance

Débat Macron-Le Pen : un combat de coqs pour la presse étrangère

Débat Macron-Le Pen : un combat de coqs pour la presse étrangère

Pour résumer, la presse étrangère considère que le débat macro Le Pen ressemblait un combat de coq dans un village gaulois, la grande perdante étant  Marine le Pen  victime surtout de son ignorance et de sa vulgarité. Pour le New-York Times, le duel « ressemblait plus à une empoignade que l’on peut trouver dans une émission de télévision américaine qu’à une discussion raisonnée comme les Français ont l’habitude de voir ». Le journal américain ajoute que « c’était un violent combat verbal. Les deux ont été agressifs, se sont coupés la parole… ». Sur le site Politico, le journaliste Nicholas Vinocur constate que Le Pen et Macron  »se sont opposés dans un débat houleux ». Cette émission  »a souligné tous les désaccords allant de l’éducation à l’Union européenne » entre les deux prétendants à la magistrature suprême. Pour le site d’information américain, « même si Macron a marqué des points, apparaissant comme étant plus précis sur ses propositions, cela ne devrait pas suffire à convaincre les indécis ».  Le Financial Times n’a pas manqué de souligner les confusions de Marine Le Pen dans ses attaques à l’encontre du candidat d’En Marche!. « Marine Le Pen est apparue confuse parfois sur les politiques industrielles. Quand elle mélange SFR, un opérateur de téléphonie mobile, et Alstom, un équipementier racheté par Général Electric, M. Macron lui répond : ‘l’un fabrique des téléphones, l’autre fabrique des turbines’ ». En Belgique, le grand quotidien Le Soir a qualifié la soirée de « triste spectacle » sur sa Une rappelant que « le débat présidentiel fût d’une violence inouïe ». Du côté des Suisses, le Temps a insisté sur l’animosité qui régnait sur le plateau en qualifiant le duel de « débat le plus violent de la Ve République ». Pour le quotidien helvétique, Emmanuel Macron a mené le débat « si l’on s’interroge sur la capacité à rassembler ». En revanche, la candidate du Front national « a dominé en matière d’agressivité ». Le journal rappelle enfin que « les codes de ce débat télévisuel ont explosé sous les coups de Marine Le Pen dont les sourires narquois, voire les éclats de rire, trahissaient le mépris de son rival ». la Tribune de Genève, on trouve qu’Emmanuel Macron « n’a pas été excellent ni surdominateur, mais il est apparu outillé et cohérent. Au contraire de Marine Le Pen, très confuse, agressive et qui a montré ses limites ». En Espagne, le grand quotidien El Pais a souligné que ce duel était  »un combat anormal, asymétrique. L’escrime contre la lutte libre, le fleuret contre le marteau, les arguments contre l’émotion ». Pour El Mundo, « Macron a mis à nu Le Pen » en insistant sur ses incohérences. « D’une certaine façon, Le Pen prévoit sa défaite électorale et tente de s’ériger en future cheffe de l’opposition. » Enfin le journal allemand Die Weilt a surtout insisté sur l’attitude des deux journalistes Christophe Jakubyszyn et Nathalie Saint-Cricq qui seraient l’une des causes du mauvais déroulement de l’émission. « Si le débat a déraillé dès la première minute, cela est également dû aux deux présentateurs qui en méritaient à peine le nom, » souligne le journal conservateur.

Mélenchon ou le retour du communisme en France ( presse étrangère)

  • Mélenchon ou le retour du communisme en France ( presse étrangère)
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La presse étrangère. La presse étrangère et notamment anglo saxonne suit avec un certain intérêt et une certaine surprise l’évolution de la campagne électorale française caractérisée en particulier par la montée de Le Pen et Mélenchon. C’est-à-dire de l’extrême droite à peine relookée et du communisme teinté de vert. Cette campagne est un sujet de curiosité en raison des propositions démagogiques et irresponsables qui sont faites par les candidats extrêmes. Des propositions qui promettent auprès à tout le monde en s’affranchissement de  toutes les contraintes internationales et qui conduiront évidemment le pays rapidement vers la ruine. Sur le plan économique comme sur le plan politique,  le choix pour le second tour apparaît pour la presse étrangère à la fois comme burlesque et pathétique si Le Pen et Mélenchon se qualifient. Il faudrait alors choisir en un fascisme banalisé, dédiabolisé et un communisme repeint en vert. Sky News se penche sur la « montée d’un maverick [franc-tireur] d’extrême gauche », décrit comme « un ancien trotskyste soutenu par le parti communiste qui admire d’Hugo Chavez et veut réduire la durée du travail à 32 heures ». Foreign Policy relève que « les socialistes sont en train de perdre face à un communiste », qui « alimente l’intense nostalgie de la gauche d’avant-garde ». « Les socialistes sont attaqués de trois directions : le centre de Macron, l’extrême gauche et l’extrême droite, qui séduit les ouvriers », analyse le site. La percée du leader de la France insoumise inquiète surtout les sites à dominance économique. Financial Review y va carrément et titre sur « le scénario cauchemar : Le Pen vs Mélenchon ». « Les investisseurs feraient face à un choix indigeste : Mme Le Pen veut ressusciter le franc. Mr Mélenchon veut un salaire maximum, une semaine de 32 heures, la retraite à 60 ans, quitter l’Otan et renégocier les traités européens. », « Les risques » pour l’économie « montent » avec une élection « imprévisible » et « ce fan d’Hugo Chavez et Fidel Castro ». L’article cite une note du banquier anglais Bill Blain à ses clients : en cas de second tour Mélenchon-Le Pen, « la France aurait un choix binaire entre un communisme rétrograde et un fascisme décomplexé ».

La presse étrangère condamne Fillon

La presse étrangère condamne Fillon

« François Fillon, le candidat de centre droit, a juré, sur un ton de défi, de rester en course à la présidence de la république, écrit le quotidien américain New York TimesDans n’importe quel autre pays, la menace pesant sur François Fillon aurait probablement mis un terme à sa campagne. Mais en France avoir des problèmes avec la justice, même de sérieux problèmes, est rarement synonyme d’une fin de carrière politique, même si les électeurs semblent – dans les sondages en tout cas – montrer une tolérance moindre que par le passé envers ceux qui aspirent aux plus hautes fonctions. » Le quotidien américain Washington Post emploi sensiblement les mêmes termes, évoquant l’attitude pleine de défi du candidat. Le quotidien le décrit comme le parangon du « catholicisme traditionnel dans un pays confronté à des questionnements identitaires »« Si le népotisme est une pratique commune dans le monde politique français », les accusations concernant le salaire de Penelope Fillon ont « sapé l’autorité morale du candidat »« Le scandale frappe Fillon là où ça fait mal : parmi les électeurs des campagnes et les ruraux qui l’ont soutenu dès les débuts de sa campagne. » Pour le quotidien britannique The Guardian« François Fillon a utilisé sa dernière carte » en accusant l’Etat « d’assassinat politique »« Celui qui se présentait comme un Monsieur Propre intègre, se retrouve au cœur d’une enquête pour détournement de fonds publics. » C’est aussi son style de campagne qui change : « Au cours des derniers jours, il a évité à tout prix d’aller à la rencontre du public, se repliant sur des réunions à huis clos ou des tables rondes avec un public sélectionné, ne voyageant plus en train mais en voiture particulière. » Le Guardian le présente comme un « candidat sur la défensive » et jusque dans sa « circonscription parisienne, ses électeurs considèrent que la campagne est terriblement compliquée ». Pour le quotidien espagnol El Pais« la fuite en avant de mercredi de François Fillon s’est traduite en un suicide collectif dans ses rangs », dû à « l’odeur d’une humiliante défaite électorale de la droite ». Le quotidien espagnol conclut que « sauf miracle, la droite ne sera pas représentée au second tour de l’élection présidentielle. Chose inédite durant la Ve République », après avoir souligné que Les Républicains « n’ont pas de plan B », car « toute alternative ouvrirait une guerre interne à cinquante jours des élections ». Le quotidien de droite espagnol El Mundo, de son côté, tranche : « La droite française implose en pleine campagne. » Il estime qu’une « partie de l’électorat conservateur commence à se rapprocher de Marine Le Pen » et souligne que l’orientation « anti-institutionnelle et populiste » de M. Fillon « épouvante les modérés ». Le quotidien italien Corriere della Sera est à peine plus tendre et place l’élection entre un roman de Balzac et une série télévisée : « Un peu Comédie humaine, un peu “House of Cards”. » Et d’ajouter : « Pour la première fois, les deux forces constitutives de la Ve République sont peu susceptibles d’être représentées sur les bulletins de vote pour l’Elysée. La gauche s’est déjà suicidée en supprimant le président [François] Hollande et le premier ministre Manuel Valls. Elle est divisée entre deux candidats radicaux, MM. Hamon et Mélenchon, actuellement quatrième et cinquième dans les sondages. Mais la droite a franchi une autre étape vers l’abîme : François Fillon, vainqueur surprise de la primaire, déjà considéré comme le président élu, est sur le point d’être mis en examen pour avoir payé un million d’euros de fonds publics pour l’emploi fictif de sa femme. » Pour le quotidien allemand Die Welt, la conférence de presse de mercredi a marqué le moment « trumpien » de M. Fillon, où il a « embrassé la théorie du complot », accusant « pêle-mêle la justice et les médias ». Plus loin le quotidien rappelle que c’est avec son « image de Monsieur Propre » que Fillon a vaincu « l’image de parvenu de Nicolas Sarkozy ». Par ses déclarations, « le candidat conservateur se place au-dessus de la justice » alors que « sa promesse d’intégrité morale était son argument de campagne le plus convaincant ».Pour l’hebdomadaire britannique The Economist, l’élection présidentielle française pourrait « relancer ou mettre à terre l’Union européenne ». Pour l’hebdomadaire, le fait que « l’ancien affrontement entre la gauche et la droite » soit en passe d’être remplacé par le face-à-face entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron est porteur de réelles menaces, entre les tenants « d’un monde ouvert et ceux d’un monde fermé », « la France ouverte ou la France forteresse ».Au Brésil, où la quasi-intégralité de la classe politique est mouillée dans les affaires de corruption, les déboires judiciaires de François Fillon auraient pu paraître banals. Pourtant, ils choquent. Dans le quotidien conservateur Estado de Sao Paulo, l’éditorialiste Gilles Lapouge s’offusque, le 2 mars, de la réaction du candidat de « la droite classique » qui, devant les télévisions dénonce un « assassinat politique »« Mon Dieu, un assassinat ? », raille-t-il, rappelant que M. Fillon ne tient pas sa promesse (retirer sa candidature en cas de mise en examen) et n’expliquant « tant de délires » que par le « tout ou rien » du Sarthois, prêt à risquer l’échec de la droite. Le quotidien O Globo du même jour revient sur les défections des alliés de François Fillon, présenté comme l’une des rares personnes capables de battre le Front national. La Folha de Sao Paulo rappelle, de son côté, que le candidat Les Républicains s’était jusqu’ici présenté comme un politicien honnête, soulignant l’avance dans les sondages de Marine Le Pen, à la campagne marquée par la « xénophobie ».

(Le Monde)

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

 

 «Choisir entre un corrompu sans charisme et une démagogue charismatique», indique le journal espagnol « El Periódico », selon lequel François Fillon « sent le cadavre politique ». Emmanuel Macron intéresse. « Son programme combine valeurs de gauche et mesures libérales. Un intéressant cocktail pour qui joue le piano comme Sam dans « Casablanca » », relève « La Vanguardia ».  La presse étrangère est toujours aussi sévère vis-à-vis de François Fillon et de la classe politique française. Après la conférence de presse de l’ancien Premier ministre,  beaucoup ont cependant salué la prestation de François Fillon qui a réussi un extraordinaire numéro de claquettes pour écraser toute velléité de contestation dans son camp sans pour autant apporter la moindre preuve susceptible de le disculper. « Chapeau l’artiste » a dit un correspondant étranger. Mais pour la presse étrangère, une affaire Fillon serait impossible dans nombre de pays. «C’est à la fois très amusant et très intéressant, témoigne Nicole, journaliste à la chaîne allemande ARD. Une affaire d’une telle ampleur n’aurait pas été envisageable en Allemagne. Le candidat aurait dû se retirer immédiatement à la demande du parti.» Et la journaliste de citer le cas de l’ancien président, Christian Wulff, qui avait dû démissionner en 2012 pour un prêt de 500.000 euros contracté auprès de la femme d’un homme d’affaires. «En Allemagne, les salaires des hommes politiques sont plus modestes. Là, on parle de près d’un million d’euros quand même», renchérit un concurrent de Nicole, qui travaille pour la chaîne ZDF. En Grande-Bretagne, l’épisode est vu comme étant symptomatique de la classe politique française, régulièrement empêtrée dans des affaires de ce type. «Chez nous, il est interdit depuis quelques années d’employer sa famille en tant que parlementaire. Jusque-là, on n’avait pas traité cette affaire, mais là on attend de voir ce qu’il va dire parce qu’il était quand même le favori. C’est une catastrophe pour lui», témoigne la correspondante à Paris de la chaîne ITV News. La presse anglaise juge régulièrement que ce type de scandale est «totalement normal en France», jugeait The Independant . Pour le Daily Telegraph sept de conférence de Fillon et » un magnifique écran de fumée.”  Comme le quotidien britannique conservateur, nombreux sont les journaux étrangers à s’interroger aussi sur le fond de l’affaire. Ainsi, The Times estime que “sa posture combative a été perçue comme une tentative désespérée pour sauver sa candidature après deux semaines de scandale qui l’ont conduit de grand favori pour la présidentielle à la troisième place”. Le journal suisse Le Temps a, lui, admiré la stratégie mise en place par l’équipe de François Fillon : Le présidentiable du camp conservateur a fait d’une pierre trois coups, éliminant définitivement tous ceux qui auraient pu songer à se présenter à sa place, mettant les médias au pied du mur en répétant qu’il ne sera pas candidat s’il est mis en examen, et affirmant qu’il a ‘la certitude qu’aucune décision de justice ne viendra désormais perturber son parcours’. La posture est béton.” “Fillon se voit comme l’homme chassé, il ne montre aucun signe d’une prise de conscience”, estime de son côté le journal allemand Zeit Online. The New York Times a également remarqué que, “de manière répétée, M. Fillon a exprimé son mépris et sa colère contre les médias”.  Pour le quotidien espagnol La Vanguardia, l’exposé de François Fillon est la preuve qu’en France, “on peut expier ses péchés grâce à la confession, mais cela laisse des traces” The Daily Telegraph  conclut sur un sentiment partagé par de nombreux médias étrangers « Le problème (de Fillon) est qu’il décrit sa campagne comme une rupture avec le passé. Mais ce genre de scandale ne représente en rien cette intention. Au contraire, c’est juste une illustration supplémentaire de ce refrain bien connu : une règle pour l’élite, une autre pour le reste de la population. »” 

Fillon : « chapeau l’artiste ! » (Presse étrangère )

Fillon : « chapeau l’artiste ! » (Presse étrangère )

 

La presse étrangère est toujours aussi sévère vis-à-vis de François Fillon et de la classe politique française. Après la conférence de presse de l’ancien Premier ministre,  beaucoup ont cependant salué la prestation de François Fillon qui a réussi un extraordinaire numéro de claquettes pour écraser toute velléité de contestation dans son camp sans pour autant apporter la moindre preuve susceptible de le disculper. « Chapeau l’artiste » a dit un correspondant étranger. Mais pour la presse étrangère, une affaire Fillon serait impossible dans nombre de pays. «C’est à la fois très amusant et très intéressant, témoigne Nicole, journaliste à la chaîne allemande ARD. Une affaire d’une telle ampleur n’aurait pas été envisageable en Allemagne. Le candidat aurait dû se retirer immédiatement à la demande du parti.» Et la journaliste de citer le cas de l’ancien président, Christian Wulff, qui avait dû démissionner en 2012 pour un prêt de 500.000 euros contracté auprès de la femme d’un homme d’affaires. «En Allemagne, les salaires des hommes politiques sont plus modestes. Là, on parle de près d’un million d’euros quand même», renchérit un concurrent de Nicole, qui travaille pour la chaîne ZDF. En Grande-Bretagne, l’épisode est vu comme étant symptomatique de la classe politique française, régulièrement empêtrée dans des affaires de ce type. «Chez nous, il est interdit depuis quelques années d’employer sa famille en tant que parlementaire. Jusque-là, on n’avait pas traité cette affaire, mais là on attend de voir ce qu’il va dire parce qu’il était quand même le favori. C’est une catastrophe pour lui», témoigne la correspondante à Paris de la chaîne ITV News. La presse anglaise juge régulièrement que ce type de scandale est «totalement normal en France», jugeait The Independant . Pour le Daily Telegraph sept de conférence de Fillon et » un magnifique écran de fumée.”  Comme le quotidien britannique conservateur, nombreux sont les journaux étrangers à s’interroger aussi sur le fond de l’affaire. Ainsi, The Times estime que “sa posture combative a été perçue comme une tentative désespérée pour sauver sa candidature après deux semaines de scandale qui l’ont conduit de grand favori pour la présidentielle à la troisième place”. Le journal suisse Le Temps a, lui, admiré la stratégie mise en place par l’équipe de François Fillon : Le présidentiable du camp conservateur a fait d’une pierre trois coups, éliminant définitivement tous ceux qui auraient pu songer à se présenter à sa place, mettant les médias au pied du mur en répétant qu’il ne sera pas candidat s’il est mis en examen, et affirmant qu’il a ‘la certitude qu’aucune décision de justice ne viendra désormais perturber son parcours’. La posture est béton.” “Fillon se voit comme l’homme chassé, il ne montre aucun signe d’une prise de conscience”, estime de son côté le journal allemand Zeit Online. The New York Times a également remarqué que, “de manière répétée, M. Fillon a exprimé son mépris et sa colère contre les médias”.  Pour le quotidien espagnol La Vanguardia, l’exposé de François Fillon est la preuve qu’en France, “on peut expier ses péchés grâce à la confession, mais cela laisse des traces” The Daily Telegraph  conclut sur un sentiment partagé par de nombreux médias étrangers « Le problème (de Fillon) est qu’il décrit sa campagne comme une rupture avec le passé. Mais ce genre de scandale ne représente en rien cette intention. Au contraire, c’est juste une illustration supplémentaire de ce refrain bien connu : une règle pour l’élite, une autre pour le reste de la population. »” 

 

Fillon «un cadavre politique» (presse étrangère)

Fillon «un cadavre politique» (presse étrangère)

La presse étrangère condamne avec une grande sévérité les déviances financières de François Fillon tout autant que son système de défense pathétique au point que certains observateurs étrangers considèrent l’ancien ministre comme un cadavre politique. À l’étranger, on s’étonne surtout de l’indulgence des électeurs à l’égard de la corruption des politiciens français. Le journal en ligne espagnol El Confidencial«François Fillon vit des heures d’agonie», les informations dévoilées par les médias ayant «transformé l’ancien favori en boulet pour son camp»El Periódico, publié à Barcelone, note que le «catholique ultralibéral thatchérien» Fillon «sent le cadavre politique». Commentant les déboires du candidat de droite, le correspondant à Paris Ramón Lobo s’étonne : «La situation est si peu française qu’elle paraît espagnole : le concerné refuse de partir, dénonce une conspiration, qualifie les informations de misogynes mais défend à sa femme de s’expliquer.» Dans les journaux italiens, le constat est similaire. L’affaire a ruiné la carrière de Fillon, et Il Corriere della Sera décrit Penelope Fillon comme «la femme emportée par son mari asua insaputa [à son insu].» L’expression est souvent utilisée pour tourner en dérision la ligne de défense adoptée par des politiciens accusés de corruption. A l’opposé, le quotidien d’inspiration conservatrice et libérale Il Foglio juge François Fillon «victime du « giustizialismo »», soit la condamnation par l’opinion publique avant la sentence d’un tribunal. Au Royaume-Uni, le Guardian a donné la parole à Kim Willsher, la journaliste qui a mené la fameuse interview de Penelope Fillon, en 2007, pour le Telegraph. L’assertion «Je n’ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit qui y ressemble» est un «smoking gun» pour la rédactrice : un «pistolet fumant», c’est-à-dire une preuve accablante. En Allemagne, l’hebdomadaire Der Spiegel trace un avenir bien sombre à François Fillon : «Leur tentative, avec sa femme, de se présenter comme les victimes d’un complot de la gauche a complètement échoué.» De son côté, Richard Werly, au Temps, en Suisse, s’insurge des attaques du candidat français contre le «tribunal médiatique». L’éditorialiste justifie le traitement accordé par la presse aux frasques financières de Fillon par son «incompréhension […] totale. Incompréhension devant le caractère systématique des emplois familiaux au sein du clan Fillon. Incompréhension devant le fait que ces pratiques – légales – soient si répandues au sein du Parlement français. Incompréhension devant ce flou persistant qui existe en France entre argent et politique.» Dans la revue américaine Foreign Policy, Robert Zaretsky va jusqu’à questionner : «Pourquoi la France est-elle si corrompue ?» Reprenant la phrase du candidat Fillon à la primaire «Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?», l’historien statue : «Maintenant que les enquêteurs financiers ont entamé leurs recherches sur l’affaire Fillon, le général semble plus seul que jamais.» Et d’ajouter qu’«u ne chose apparaît clairement : grâce au Penelopegate, une vieille tradition française semble destinée à se perpétuer». Enfin, la Libre Belgique choisit la dérision : «Le détournement de centaines de milliers d’euros d’argent public n’est pas drôle. […] En revanche, les explications fournies par le futur ancien candidat nous ont fait rire aux larmes.» Au moment où la candidature de l’ancien Premier ministre est remise en cause jusque dans son camp, les médias étrangers soulignent la multiplication des affaires dans l’Hexagone et s’étonnent de l’indulgence des électeurs. L’Orient le Jour (Liban). Pour le quotidien, L’Orient le Jour l’affaire Fillon pourrait «finir façon Dominique Strauss-Kahn en 2012 ou façon Lionel Jospin en 2002». Peu confiant sur l’avenir politique de l’ancien Premier ministre, l’Orient le Jour souligne le climat de défiance dans lequel survient cette affaire. François Fillon s’est distingué de ses adversaires en faisant valoir sa probité. «Son « qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? »» avait marqué les esprits et «est resté dans toutes les têtes», écrit le journal, qui ajoute que «sur le plan moral, le PenelopeGate semble difficilement défendable». The Independent (Royaume-Uni). La corruption «is busines as usual» («la routine habituelle») dans la vie politique française. C’est la conclusion que tire The Independent. Le quotidien en ligne britannique rappelle l’affaire des emplois fictifs de Jacques Chirac et s’étonne qu’«Alain Juppé était un candidat extrêmement populaire malgré le fait qu’il ait été condamné». Et de dérouler une liste non exhaustive des politiciens français et d’affaires. «Le fait est que l’enrichissement personnel s’est institutionnalisé», analyse le média. Sans concession. Le Temps (Suisse). Selon le quotidien genevois, l’affaire révèle le rapport difficile qu’entretient «la droite française avec la justice». L’affaire Bygmalion ou l’utilisation des fonds secrets par Claude Guéant alors ministre de l’Intérieur en sont des exemples. Le Temps souligne aussi la solitude dans laquelle se retrouve François Fillon. D’autant que «la plupart des ténors du camp conservateur n’ont pas digéré sa victoire». La tempête médiatique dans laquelle Fillon a «rouvert la foire aux ambitions» à droite. Foreign Policy (Etats-Unis). «Pourquoi la France est-elle si corrompue ?» s’interroge Foreign Policy. Pour y répondre, ils remontent aux fondations de la Ve République et imputent ces dérives à notre système qualifié de «République monarchique». Le magazine américain retrace les grandes affaires qui ont émaillé la vie politique française, des diamants de Bokassa aux soupçons de financement libyen illicite de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Comme ils le rappellent, «trois quarts des Français croient que les députés sont corrompus», selon un sondage commandé par Transparency International. Un climat de défiance «qui fait le jeu du Front national». Ils relèvent toutefois la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, instiguée par loi Sapin II. La Libre Belgique. Pour le quotidien, François Bayrou pourrait remplacer François Fillon, «mais pas encore», titre-t-il. La Libre Belgique s’appuie sur l’interview télévisée du président du Modem, où il déclarait vouloir «faire ce qu’il faut pour que la France s’en sorte». Pour le journal belge, «la porte Fillon est fermée», mais il reste «l’hypothèse Emmanuel Macron»Die Zeit (Allemagne). L’hebdomadaire allemand relate les déboires du «M. Propre» français. Die Zeit continue en assénant entre autres que «pour beaucoup, Penelope Fillon était déjà vue comme la future première dame : elle apparaissait non pas comme une collaboratrice politique mais comme une épouse sage et traditionnelle, qui s’occupe des enfants et des chevaux, sans rapport avec la politique». Pour ce média, c’est une affaire qui ne tombe pas au très bon moment : «Cette semaine, il voulait briller sur la scène internationale, en rendant visite à la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin et en demandant la fin des sanctions contre la Russie. Mais soudainement, on ne lui pose plus que cette unique question : qu’a fabriqué son épouse pendant toutes ces années ?» The New York Times (Etats-Unis). Le journal annonce d’entrée la couleur avec son titre : «Le scandale Fillon incrimine avant tout l’ensemble de l’élite politique française». Avant d’attaquer : «Le président de l’Assemblée nationale le fait, le président du Sénat le revendique, des douzaines de parlementaires le font également. Embaucher son épouse, sa sœur ou son enfant au Parlement français est parfaitement légal.» Et de poursuivre en constatant que «beaucoup de politiciens français se demandent donc où est le problème». Selon lui, la réponse qui serait revenue dans un «rugissement populo-médiatique» est tout simplement qu’«ils [les hommes politiques français, ndlr] ne peuvent pas comprendre». De plus, le journaliste considère la volonté de François Fillon de rester en course comme une preuve que «la classe politique française a progressivement été gangrenée et que qu’aucun de ses remplaçants potentiels n’est blanc comme neige».

Fillon : la presse étrangère pour une démission immédiate

Fillon : la presse étrangère pour une démission immédiate

La presse étrangère juge avec une très grande sévérité l’affaire Fillon. Au-delà elle estime que les responsables français jouissent d’une scandaleuse impunité. Pour la presse étrangère, dans la plupart des autres pays la démission aurait été immédiate. D’une certaine manière, cette affaire porte gravement préjudice à l’image de la France et Fillon finira par démissionner. Son programme de redressement n’est plus crédible au regard de ses propres malversations. De nombreux titres de presse s’étonnent que François Fillon maintienne sa candidature à la présidentielle malgré les accusations de fraudes qui l’éclaboussent. « Alors qu’il était jusque-là considéré comme l’homme intègre de la politique française, François Fillon, candidat conservateur et favori pour l’élection présidentielle connaît désormais son premier vrai scandale », explique l’hebdomadaire allemand Die Zeit. Alors que Penelope Fillon est soupçonnée d’avoir bénéficié d’emplois fictifs pour lesquels elle aurait perçu une rémunération de 831 440 euros bruts, le New York Times avance que « ces allégations sont particulièrement préjudiciables à François Fillon étant donné qu’il s’est engagé à réduire les dépenses inutiles et s’est façonné une image de politicien sévère et honnête, et vierge de tout scandales de corruption, contrairement à certains de ses adversaires ». Pour le Guardian, quelle que soit la tournure que prendra l’affaire, la campagne de François Fillon est condamnée : « Même si Fillon prouve que sa femme a effectué le travail pour lequel elle a été rémunérée, le PenelopeGate pourrait se révéler être un long et lent poison pour sa campagne ». Par ailleurs, le quotidien britannique dénonce le manque de « morale » de la classe politique française :  » Pendant des décennies, la politique française est apparue comme un univers moral parallèle où les politiciens poursuivaient leurs mandats et prétendaient à des réélections sans être inquiétés dans les urnes par les enquêtes judiciaires en cours. Avec une défiance croissante vis-à-vis de la classe politique, cette époque pourrait arriver à son terme. » The Independent va encore plus loin, avançant que « la fraude est une habitude dans la politique française » et que « l’aisance avec laquelle des représentants élus peuvent écarter d’un revers de main des accusations bien étayées, selon lesquelles ils remplissent leurs poches avec de l’argent public, est véritablement stupéfiante ». Annastiina Heikkilä, correspondante de la télévision publique Yle, confirme : « Dans le contexte finlandais, le jugement et la sanction des médias et de l’opinion seraient sans doute plus sévères. Et la pression pour que François Fillon se retire de la course présidentielle serait plus grande. Notre culture politique est différente dans les pays nordiques : on est plus strict, les règles sont plus dures. » “Au Danemark, Fillon serait cuit depuis longtemps”, abonde Bjørn Willum, le correspondant à Paris de la Radio-télévision danoise. « C’était le premier candidat en France à promettre du sang, de la sueur et des larmes, et non des rêves. Son programme économique était crédible, avec la vision d’une France en faillite qui doit vite se redresser. Désormais, c’est en contradiction totale avec ses propres actes. Son programme ne tient plus la route. » Alors que François Fillon s’est dit victime d’un coup d’Etat institutionnel, le journal suisse Le Temps se demande « où est le lynchage alors que dans d’autres pays européens, la pression à sa démission aurait été immédiate ? ». Et pointe le flou dans lequel les citoyens français sont plongés : « François Fillon est-il cet homme affable, rassurant, déterminé qui a séduit 4 millions d’électeurs ? Ou ce hobereau de Sablé-sur-Sarthe en son manoir ? Un conservateur proche du peuple ou un profiteur de la République ? Difficile d’être encore audible. »

 

Régionales : le Front national vainqueur, pour la presse étrangère

Régionales : le  Front national vainqueur, pour la presse étrangère

 

Pour la presse étrangère il n’y a pas vraiment de vainqueur à l’issue du second tour des élections régionales. S’il y en avait un ce serait le Front National. Une presse qui constate la montée inexorable du front national, la droitisation de la société française et qui n’exclut plus qu’un jour Marine Le Pen prenne la direction du pays en 2017 tard. Certes on reconnaît le caractère xénophobe du front national mais en même temps on s’interroge sur les facteurs explicatifs économiques qui favorisent la progression du parti extrémiste. Et de ce point de vue la politique économique et sociale des différents gouvernements est pointée du doigt par les observateurs étrangers. Certes, Le Soir lance un « ouf ! » en guise de soulagement. Mais la défaite du FN est néanmoins, « une victoire qui ne dit pas son nom, qui avance masquée ». Car « l’évidence est là », le parti frontiste « connaît une montée inexorable », explique le quotidien. « Le FN, qui se nourrit de peur pour baver de la haine – haine de la différence, haine de l’autre, haine de l’Europe, etc. -, n’a pas dit son dernier mot (…) », prévient le quotidien belge. Le parti de Marine Le Pen bouleverse désormais l’échiquier politique, et redistribue les cartes, laisse entendre The Independant : « Malgré son incapacité à remporter le scrutin, le parti de Marine Le Pen s’est néanmoins imposé au cours de ces deux tours comme une force politique en constante progression qui menace de reléguer le centre-droit (ndlr : les Républicains pour le journal britannique) dans une position de simple parti d’opposition…parmi d’autres ». Le Soir lance un avertissement sur l’ascension des frontistes. Dans l’Hexagone et ailleurs. »Nos sociétés doivent d’urgence s’ébrouer et rassurer. Car la France n’est évidemment pas seule concernée », écrit le journal.   »Le tous contre le FN a fonctionné », titre El Mundo ce lundi matin. Mais le quotidien espagnol se garde bien de crier victoire. Car, bien que le Front national ne gagne aucune région, il consolide sa position et représente « l’une des trois principales forces politiques en France« . Le quotidien avance que la formation de Marine Le Pen se présentera aux élections présidentielles de 2017 comme la victime d’un « vaste complot des deux principaux partis de droite et de gauche ». De l’autre côté de la Manche, Le Guardian estime que le FN a bien été contenu pendant ce scrutin. Mais cette situation n’est que « temporaire car le parti connaît une progression continue ». Pas de cri de joie, pour le quotidien britannique. C’est un scrutin…sans vainqueur, écrit-il. « Les partis de l’establishment ont jusqu’à la dernière minute essayé de déjouer ce qu’ils considèrent comme un parti raciste, xénophobe, islamophobe et très dangereux. » Mais ils ne se sont pas « penchés sérieusement sur les raisons qui ont fait que les électeurs se sont détournés des partis de gouvernement pour affluer vers le FN ». Le Guardian estime que le vote frontiste est désormais appréhendé « comme protestataire mais aussi comme une alternative » par ses électeurs « Front national en France : une élection sans vainqueur » titre ce lundi matin l’édition en ligne de Der Spiegel. « Si le Front National pourrait être arrêté à ce scrutin régional, cela s’explique davantage par le fonctionnement du système électoral que par une volonté du peuple français », écrivait dimanche soir -alors que tous les résultats n’étaient pas encore connus-le quotidien allemand. « Les régions refusent le Front national », écrivait hier soir Le Temps : « Aucune région française ne sera dirigée par le Front national. Bien que porté par une dynamique électorale sans précédent, et crédité dimanche à 21h30 de 28,8% des voix au niveau national à l’issue du second tour, le parti de Marine Le Pen échoue aux portes des treize grandes collectivités territoriales redécoupées en décembre 2014″. « Même majoritaire avec sept régions, le grand perdant de cette élection demeure sans aucun doute Nicolas Sarkozy. Le président des Républicains devait non seulement faire « barrage » au Front national, mais remporter une large majorité. Il n’aura fait ni l’un ni l’autre ».

 

(Avec Reuters et AFP)

Allemagne : 20% d’origine étrangère

Allemagne : 20% d’origine étrangère

L’immigration constitue la principale préoccupation des européens, pourtant il faut bien constater une contradiction entre cette préoccupation et les réalités sociales et économiques. En effet si les populations d’origine immigrée augmentent c’est essentiellement dû aux vagues liées à des demandes de main-d’œuvre. Aussi aux liens culturels et familiaux qui s’établissent ensuite. En Allemagne par exemple, Selon statistique, l’institut statistique  Destatis -l’Insee allemand-  20,3% de la population allemande seraient issus de l’immigration. Un chiffre qui prend en compte les immigrés (naturalisés ou non) depuis 1950 mais aussi leurs enfants nés sur le territoire allemand. Ainsi 56% de ces citoyens dont les ascendants sont venus chercher meilleure fortune dans le pays le plus peuplé d’Europe sont aujourd’hui détenteurs d’un passeport allemand.  Avec un cinquième de sa population d’origine étrangère, l’Allemagne fait donc désormais quasiment jeu égal avec la France. La comparaison est certes sujette à caution, l’Insee ayant rarement distingué dans son décompte de la population les Français issus de l’émigration de ceux qui le sont depuis plusieurs générations.  Quelques données existent néanmoins. En 2008, l’Insee avait établi une évaluation, prenant pour base son dernier recensement. L’institut statistique établissait alors à 6,7 millions le nombre de descendants directs d’immigrés (l’un des deux parents ou les deux). A l’époque, la France comptait par ailleurs 7,1 millions d’habitants nés à l’étranger. Autrement dit, voici 7 ans, 21,6% de la population française répondait à la définition retenue par les Allemands pour évaluer l’importance de la population « issue de l’immigration » installée sur son territoire. Mais si, désormais, l’Allemagne apparaît clairement comme une terre d’immigration, l’origine de ses citoyens venus d’ailleurs reste globalement très différente de ce qu’on observe en France ou au Royaume-Uni. Essentiellement pour des raisons liées à l’histoire. Les Allemands n’ont jamais eu, à proprement parler, d’empire colonial. Leur langue ne s’est pour ainsi dire pas exportée. Elle n’a jamais eu de « réservoir naturel » d’immigration.  Du temps où le pays accueillait les travailleurs étrangers à bras ouverts à la fois pour compenser le manque de manœuvre et profiter du boom économique de l’après-guerre, les plus nombreux à répondre à l’appel furent des Turcs et des Européens du Sud. Entre 1955 et 1973, la RFA avait encadré ces flux migratoires en signant des accords bilatéraux avec une demi-douzaine de pays pour accueillir ce que les Allemands appelaient alors les « Gastarbeitern » (terme créé après-guerre signifiant « travailleurs invités »).  L’immigration plus récente se révèle quelque peu différente. La forte croissance économique observée en Allemagne depuis 2010, a notamment attiré des ressortissants de l’Union Européenne pouvant profiter, sans avoir à demander de visas, d’un marché de l’emploi très porteur. Leur nombre s’est littéralement envolé. Ils sont 620.000 de plus qu’en 2011.  La grande majorité est issue d’Europe centrale. L’Allemagne compte ainsi 179.000 Polonais (+16,7%) 109.000 Roumains (+28,7%) et 53.000 Bulgares (+79,4%) de plus qu’en 2011. Mais les rangs des Italiens expatriés ont également fortement grossi (+16,4% soit 55.000 habitants de plus). De même pour les Grecs (+17,4% soit 35.000 de plus).

 

Presse étrangère : le pire scénario pour Hollande

Presse étrangère : le pire scénario pour Hollande

Désaveu des politique, débâcle de la gauche, une France paralysée, un constat sévère mais lucide de la part de la presse étrangère.  Les mots changent, mais l’analyse est à peu près partout la même dans la presse étrangère après la claque subie par le Parti socialiste lors des élections municipales. François Hollande et le gouvernement ont subi « un revers électoral » (Bild Zeitung – Allemagne), « une sévère punition » (Corriere della Sera – Italie), une « déroute historique » (El Pais – Espagne), une « défaite » (La Tribune de Genève – Suisse). Et le pendant de cette défaite, expliquent de nombreux quotidiens, c’est la victoire de l’UMP qui gagne « au moins 140 villes » et du FN qui « obtient onze villes » (Guardian – Grande-Bretagne). Il y a un « tsunami Front national », détaille La Stampa (Italie). Ce second tour des élections municipales occupe donc une large place ce lundi matin sur les sites Internet des différents quotidiens. Et tous ou presque se posent – une fois le constat de la défaite posé – la question des solutions qui restent à François Hollande. Pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne) les résultats de dimanche constituent le pire des scénarios pour le chef de l’État français « à l’autorité affaiblie ». « Il va devoir jouer la dernière carte  qu’il a : changer de gouvernement », détaille le FAZ. Un remaniement, c’est ce que voit aussi le Corriere della Sera qui indique que l’on assistera probablement « au retour de Ségolène Royal ». Mais de nombreux journaux s’intéressent aussi à une femme, Anne Hidalgo, qui a remporté le scrutin dans la capitale française, « la première femme à devenir maire de Paris » écrit ainsi le Guardian à sa Une. El Pais, de son côté consacre un long portrait à la candidate PS. « La socialiste Anne Hidalgo, ayant la double nationalité française et espagnole, devient la première maire de Paris de l’histoire. » Enfin, plusieurs quotidiens notent aussi le fort taux d’abstention lors de ce scrutin. Un « taux record » explique Le Soir (Belgique). Il démontre la fracture entre les Français et leurs politiques détaille le FAZ qui lance, un brin fataliste : « Depuis longtemps, les Français s’adonnent à l’auto contrition, ont peur de l’avenir et méprisent leurs politiciens. »

 

Google : déclare ses revenus français via une filiale étrangère… mais comme la plupart des grandes sociétés

Google : déclare ses revenus français via une filiale étrangère… mais comme la plupart des grandes sociétés

Les grands médias découvrent la lune avec Google. Google qui utilise une filiale en Irlande pour optimiser ses profits. Mais c’est ce que pratiquent  la plupart des grandes sociétés notamment celles du CAC 40, avec quelques variantes évidemment. La méthode la plus  simple, il suffit par exemple de surfacturer les achats en provenance d’une filière d’un pays à bas niveau de fiscalité. Ce qui permet d’externaliser les profits. Certes Google a poussé le bouchon un peu loin mais il n’y pas lieu d’être surpris ; ou alors comment expliquer les 50 à 80 milliards d’évasion fiscales dans les paradis fiscaux par an ? Comment expliquer que Total n’a pas paye d’impôts sur les bénéfices pendant des années ?  Google devrait donc un milliard d’euros à la France. A l’heure actuelle, ni le géant américain, ni Bercy ne confirment cette information délivrée par Le Point. Toujours est-il que l’enquête menée par le fisc a permis de mettre à jour les techniques de Google pour payer moins d’impôts en France. Le groupe possède en effet une filiale en Irlande d’où il déclare les achats d’espaces publicitaires de ses clients français, arguant qu’il n’y aurait, dans notre pays, qu’une simple assistance marketing et technique. Résultat : pour un chiffre d’affaires français d’un peu moins de 1,5 milliard d’euros, Google n’a payé que 5,5 millions d’euros d’impôts en 2011. La perquisition du fisc au siège parisien de l’entreprise a permis de prouver que les équipes françaises trouvent les contrats. La France devrait désormais se pencher sur les cas d’Amazon, Facebook et Apple, qu’elle soupçonne d’user des mêmes procédés.




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