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Russie : Navalny, l’opposant, a été empoisonné (Allemagne)

Russie : Navalny, l’opposant, a été empoisonné (Allemagne)

 

Alors que les médecins russes avaient affirmé que l’opposant ne présentait aucun signe d’empoisonnement, les médecins en Allemagne où se trouve désormais Alexeï Navalny   ont affirmé le contraire. Pas vraiment une surprise car on sait que le poison est une arme privilégiée par le KGB en Russie pour réguler la démocratie. une manière de faire comprendre que sur le sol russe il n’y a pas de place pour la contestation. Nombre d’opposants sont d’ailleurs morts empoisonnés ou ont été contraints de partir à l’étranger pour éviter une mort certaine.

 

Cette pratique d’empoisonnement a pu même être utilisée à l’étranger contre des opposant qui continuent  de dénoncer la dictature de Poutine. Un dictateur, comme les autres ,de plus en plus fou, qui après 20 ans de pouvoir s’apprête à modifier la constitution pour conserver la direction politique du pays pendant encore une vingtaine d’années et qui comme ses nombreux oligarques à accumulé aussi une immense fortune pendant que le peuple russe souffre dans la misère sociale. Mais comme toute opposition est interdite et que la presse est complètement muselée le russe moyen a du mal à faire des comparaisons avec les sociétés développées des autres pays. Poutine s’est par ailleurs utilisé le nationalisme chaque fois que nécessaire pour étouffer toute contestation.

Les résultats des analyses d’un collège de médecins de la Charité ont donc « décelé des indices de l’empoisonnement d’Alexeï Navalny ». Le communiqué de l’hôpital berlinois, tombé en milieu d’après-midi lundi, estime que le patient russe de 44 ans aurait été « intoxiqué par une substance appartenant au groupe des inhibiteurs de la cholinestérase ». Le nom précis du produit toxique employé n’est pas précisé : il fait l’objet de recherches approfondies. « Traité à l’atropine, (…) il reste plongé dans un coma artificiel (…) il n’est pas en ce moment en danger de mort », spécifie le texte de 14 lignes sur le site internet de l’hôpital.

Le chef de file de l’opposition libérale à Vladimir Poutine avait subi, depuis son atterrissage à Berlin samedi, une batterie d’examens approfondis. Selon une porte-parole de la Charité, « l’action du poison a été établie par les analyses concordantes de plusieurs laboratoires indépendants ».

Prenant le contrepied des dénégations des autorités russes, la chancelière Angela Merkel a repris à son compte les résultats des expertises annoncés dans la journée par les médecins allemands. «Les autorités» en Russie «sont appelées de manière urgente à résoudre cette affaire jusque dans les moindres détails et en pleine transparence», a-t-elle exhorté dans un communiqué commun avec son chef de la diplomatie Heiko Maas. Cette déclaration d’une rare fermeté pour une chancelière aux prises de position d’ordinaire mesurées, a été appuyée par le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell qui a appelé Moscou à une «enquête indépendante et transparente sur l’empoisonnement».

Bernard Bourdin: La France n’est pas été identitaire

Bernard Bourdin: La France n’est pas été identitaire

Bernard Bourdin est professeur à l’université de Metz et enseigne à la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris. Il a notamment co-écrit l’ouvrage Souveraineté, nation et religion avec Jacques Sapir (éd. du Cerf, 2017).(le Figaro)


On peut se demander si les manifestations antiracistes de ces derniers jours n’ont malheureusement pas donné définitivement raison à Jérôme Fourquet et sa thèse d’une archipélisation de la France. Je voudrais ici former le vœu qu’il n’en est rien.

Commençons d’abord par plusieurs remarques de bon sens. Nul ne contestera que le racisme existe, nul ne contestera que la pratique du délit de faciès existe. Enfin, nul ne contestera que la police n’est pas parfaite. Mais cela ne fait pas pour autant de la police une institution raciste. Plus grave encore, cela ne fait pas de la France un pays comparable aux États-Unis d’Amérique. Alors que le «pas d’amalgame» est systématiquement utilisé lorsqu’il y a un attentat djihadiste pour ne pas stigmatiser l’islam et les musulmans, l’amalgame entre les situations américaine et française est complet.

Adama Traoré serait notre George Floyd. Cette relation de fausse équivalence est l’exemple parfait de l’instrumentalisation identitaire de l’histoire très spécifique de ces deux nations. Mais il y a un amalgame bien plus radical et pervers, celui qui consiste à faire du «Blanc» la quintessence du mal commis et du «Noir» la quintessence du mal subi. D’un côté, celui qui porte tous les «péchés» de la terre depuis la colonisation doit endosser le rôle du coupable sans rémission. D’un autre côté, celui qui serait par «nature» la victime permanente de l’histoire dont il doit tirer tous les bénéfices.

La porte de sortie consiste alors à déplacer le problème du côté de l’esclavage des noirs qui est un fait historique indéniable.

Cette approche binaire et moralisatrice suspend toute mise en perspective historique, et ce faisant toute possibilité d’une analyse sereine du problème du racisme. Racisme qui se mêle de surcroît au problème de l’esclavage. S’agissant du racisme, son usage pour lutter contre (c’est-à-dire être «antiraciste»), est d’autant plus problématique que le mot race va sans doute disparaître de la Constitution. De deux choses l’une, ou bien il y a toujours des races, et il est donc juridiquement légal de combattre le racisme, ou bien il n’y a pas (ou plus) de races et dès lors le racisme comme l’antiracisme n’ont plus de valeur constitutionnelle. À moins que les antiracistes jouent sur tous les tableaux!

Ce vide sémantique délégitime un combat devenu idéologiquement «autonome». La porte de sortie consiste alors à déplacer le problème du côté de l’esclavage des Noirs qui est un fait historique indéniable. Mais si ce combat veut se situer honnêtement du côté de l’analyse historique, il lui faut en tirer toutes les conséquences. L’esclavage a été pratiqué par les Noirs sur d’autres Noirs (peut-on d’ailleurs ignorer l’existence encore actuelle des violences interethniques en Afrique?) pour ensuite être pratiqué par les Arabes sur les Noirs. Par rapport à cette pratique qui soulève à bon droit l’indignation, les Blancs arrivent en troisième position. Ce qui, certes, ne vaut pas excuse morale, mais la situe historiquement.

Les identitaires blancs sont dans le mauvais camp et les identitaires des minorités culturelles, dans le bon.

La France a eu Schoelcher (désormais déboulonné en Martinique). Nous attendons l’équivalent du côté de nos prédécesseurs esclavagistes… Les «antiracistes» ne peuvent donc induire l’idée qu’il y aurait une essence du mal que représenteraient les Blancs et une essence du bien que représenteraient les Noirs, à moins de céder au manichéisme qui embrouille les esprits plutôt que d’éclairer chaque citoyen à y voir clair par rapport à ce problème. Plutôt que de mettre les genoux à terre, les Occidentaux rendraient infiniment mieux service à «la cause de l’antiracisme» et de la «purification» de la mémoire, en faisant œuvre de raison en lieu et place de l’émotion morale qui ne mène nulle part. Dans ce combat binaire, c’est en réalité la logique identitaire qui est dramatiquement à l’œuvre par l’usage de la violence, à la fois symbolique et diabolique (le déboulonnement des statues des méchants de l’histoire). En l’occurrence, les identitaires blancs sont dans le mauvais camp et les identitaires des minorités culturelles, dans le bon.

 

Autrement dit, à l’instar de l’usage sémantique du mot race, ce n’est pas l’identitarisme qui est condamné, mais les majorités… Et les rôles peuvent être redistribués. C’est donc sans fin et inévitablement très dangereux. Pour enterrer la hache de guerre, c’est à toutes les logiques identitaires qu’il faut renoncer. Et c’est donc avec l’archipélisation de la France qu’il faut rompre pour retrouver une communauté politique de destin. Elle porte un nom: la nation! La nation telle qu’elle a été comprise en France n’a jamais été identitaire, elle s’est toujours opposée à toute conception ethnique. Elle implique une histoire, malheureusement décousue et qu’il est urgent de repenser pour le XXIe siècle, si les Français ne veulent pas sombrer dans la guerre des mémoires et des identités segmentées. C’est la leçon que nous devrions tirer de la violence qui nous accable. Mais les antiracistes (ou les indigénistes) n’en veulent pas. Ils sont beaucoup plus intéressés par régler des comptes avec le passé pour mieux imposer leurs vues culpabilisantes et «régénératrices» à notre pays et au pouvoir politique. Il revient par conséquent à ce dernier de prendre ses responsabilités face à l’histoire passée, présente et à venir. Nous y gagnerons tous en cessant de nous regarder comme des identités majoritaires ou minoritaires. Nous ne devrions jamais oublier la conférence d’Ernest Renan donnée à la Sorbonne en 1882: Qu’est-ce qu’une nation? L’historien, philosophe et philologue a affirmé quelques idées pertinentes et encore essentielles pour le XXIe siècle: la nation est un «principe spirituel», c’est-à-dire «un riche legs de souvenirs» et «la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis». Il ajoute: «L’existence d’une nation (pardonnez-moi cette métaphore) est un plébiscite de tous les jours». Renan devrait être enseigné dans nos écoles.

Météo France un été 2020 plus chaud

Météo France:un été 2020 plus chaud

D’après France météo , L’hiver a été « extrêmement pluvieux avec un excédent de pluie », mais il a aussi été « extrêmement doux, à 2,5°C au-dessus des moyennes sur cinq mois »« Ce qui fait que les phénomènes évaporatoires sont toujours là. Heureusement depuis on a eu des orages, et ça a quand même rétabli la situation », explique-t-il.

On a l’impression que le positionnement des anticyclones a changé et on a de plus en plus de vents continentaux qui sont très forts et qui dessèchent les sols.Christian Toussaint, référent eau à Indre Naturesur franceinfo

Il estime par ailleurs que « la rose des vents a changé ». Pour 2020, Météo France anticipe un été plus chaud que la normale, « très lié au réchauffement climatique », a indiqué Michèle Blanchard, de la direction des services climatiques. Des restrictions pour l’usage de l’eau sont déjà en vigueur dans 12 départements, essentiellement en Loire-Atlantique, Vendée, Côte-d’Or, Saône-et-Loire, dans l’Ain et la Drôme.

 

 

La SNCF : moins de trains cet été

 

Pourquoi ces annulations? Parce que la SNCF pense qu’elle ne parviendra pas à remplir ces appareils, répond-elle ce mercredi. Les réservations se situent entre 10 et 15% pour le mois de juillet, et à 6% pour le mois d’août, déplore la compagnie. Elle assure par ailleurs que les annulations concernent très peu de liaisons, et qu’il y a toujours un train juste avant ou juste après sur lesquels peuvent se reporter les voyageurs.

La SNCF précise que les voyageurs concernés par ces annulations peuvent obtenir au choix un remboursement ou un échange. Comme d’ailleurs tous ceux qui ont pris des billets pour cet été, quand bien même leur voyage est maintenu. Pour inciter les Français à réserver leur trajet rapidement, la compagnie a en effet prévu que tous les billets soient échangeables ou remboursables sans aucun frais.

Jean-Marc Sauvé: «La décision d’assigner à résidence la plupart des Français n’a pas été prise en solitaire» !

Jean-Marc Sauvé: «La décision d’assigner à résidence la plupart des Français n’a pas été prise  en solitaire» !

Ancien Vice-président du Conseil d’Etat Jean-Marc Sauvé, ancien secrétaire général du gouvernement trouve justifiées les mesures de confinement prises par le gouvernement. Notons cependant que l’intéressé fait l’impasse sur la contradiction qui a consisté à juger ce confinement inutile le 15 mars pour raison  d’élections municipales et indispensables à partir du 17 mars !

Comment jugez-vous les mesures prises depuis une semaine ? Le projet de loi sur l’état d’urgence sanitaire, qui confirme et précise ces restrictions à des droits fondamentaux que sont la liberté d’aller et venir, de se réunir, d’entreprendre, est-il proportionné ?

Le gouvernement a été conduit à prendre des mesures extrêmement fortes et intrusives dans la vie des gens, qui auraient encore été impensables il y a quelques semaines. Elles portent atteinte à une liberté essentielle, celle de se déplacer, et à la liberté du commerce et de l’industrie, ce qui est sans précédent sous la Ve République et, même, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, puisque ces mesures s’appliquent sur tout le territoire et à toute la population (à l’exception, évidemment, des dérogations pour les personnels de santé et les activités essentielles…). Ces mesures ne sont légales que si l’atteinte qu’elles portent aux droits fondamentaux est, comme le dit la jurisprudence, « nécessaire, adaptée et proportionnée ». Il appartiendra, le cas échéant, aux juridictions compétentes de se prononcer.

Avant même la loi sur l’état d’urgence sanitaire, le pouvoir exécutif, allant au-delà de la base que constitue le Code de la santé publique, a appliqué la théorie des circonstances exceptionnelles : le Premier ministre, faisant usage de ses pouvoirs de police au niveau national, a ainsi décrété le 16 mars le confinement que venait d’annoncer le président de la République. Et le président de la République a signé le 17 mars le décret reportant le second tour des élections municipales dans quelque 6 000 communes, alors même que le projet de loi autorisant ce report était tout juste déposé sur le Bureau du Parlement. Ce sont des mesures très lourdes, qui portent atteinte aux libertés et interrompent un processus électoral. Au regard de la légalité formelle, elles sont surprenantes, mais elles sont en réalité autorisées par les circonstances exceptionnelles que nous vivons.

Comment définir ces « circonstances exceptionnelles » ?

Le gouvernement doit faire face à une exigence majeure : la protection de la santé de la population face à une crise sanitaire d’une gravité exceptionnelle. Au-delà même, il est comptable de la continuité de la vie de la nation et de sa capacité à surmonter cette épreuve. Ce qui est en jeu est, en trois mots, la vie de la communauté nationale. L’application normale de la loi et le respect des droits fondamentaux doivent par conséquent être mis en balance avec ces exigences dont chacun mesure qu’elles ne relèvent pas du fantasme. Si les mesures prises sont contestées devant un juge, c’est cette proportionnalité qui sera examinée.

Ces décisions de juges n’interviendront pas avant des mois. En attendant le contrôle juridictionnel n’est-il pas trop « léger » ? Le Conseil constitutionnel doit-il être saisi du texte sur l’état d’urgence sanitaire ?

Le Conseil d’Etat a déjà rendu un avis sur ce projet de loi et a estimé que les mesures proposées répondaient à un motif d’intérêt général impérieux ou suffisant et qu’elles étaient suffisamment encadrées. En aval, des recours pourront être présentés contre les dizaines d’ordonnances qui vont être prises [en matière sociale, civile ou commerciale]. Quant au Conseil constitutionnel, c’est aux autorités politiques compétentes d’apprécier s’il doit être saisi de la loi sur l’urgence sanitaire. Je note que ce texte, quoique très novateur, ne souffre pas de sérieuses contestations constitutionnelles.

Des réticences s’expriment, avançant l’idée que lorsque des mesures répressives sont entrées en vigueur, il est ensuite difficile de « revenir en arrière », à l’état du droit antérieur. Est-ce effectivement un risque ?

Il y a en effet l’idée qu’on ne sort qu’avec peine des « circonstances exceptionnelles ». Elle a été en partie confirmée au vu des difficultés à sortir de l’état d’urgence qui, instauré en 2015 au lendemain des attentats terroristes, s’est prolongé jusqu’en 2017. La question s’est posée de savoir si, en mettant un terme à l’état d’urgence, l’on ne baissait pas la garde face à la menace terroriste, alors que les contraintes étaient minimes pour la quasi-totalité de la population. La sortie de l’état d’urgence n’a ainsi pu être opérée qu’après un long délai et au « prix » d’un durcissement de l’Etat de droit.

N’en sera-t-il pas de même avec l’épidémie de coronavirus ? Compte tenu des incertitudes sur le virus, ne sera-t-il pas difficile de juger la menace sanitaire levée ?

Non, les mesures prises aujourd’hui pèsent si lourdement sur la vie et les libertés de nos compatriotes qu’il n’est pas imaginable que l’état d’urgence sanitaire puisse se prolonger au-delà de ce qui est strictement nécessaire pour assurer la protection de la santé publique. Il y aura sans doute une levée progressive des restrictions sous un double contrôle juridictionnel et démocratique. Je suis confiant dans la capacité des autorités à alléger le système mis en place, lorsque la situation sera redevenue moins critique.

Globalement, les mesures de confinement sont acceptées. Quel enseignement peut-on en tirer sur le rapport des Français à l’autorité ?

Il est impressionnant de voir le degré d’adhésion de la population à des mesures aussi contraignantes, notamment sur la liberté d’aller et venir. C’est un indice parmi d’autres de la nécessité des mesures prises. Tout le monde ou presque se plie à l’obligation de justifier ses déplacements. Bien sûr, comme dans toute crise, il y a des héros, quelques salauds, et l’immense majorité de nos compatriotes qui font ce qu’ils doivent.

Un Conseil scientifique éclaire le président de la République et le gouvernement. Cette parole des scientifiques a-t-elle trop de poids ?

Cette crise montre bien à quel point, dans nos sociétés démocratiques où les exigences et le niveau culturel des citoyens sont beaucoup plus élevés qu’il y a un ou deux siècles, le mécanisme de la prise de décision est de plus en plus complexe. Dans une situation comme celle que nous vivons, les pouvoirs publics ne peuvent pas prendre des décisions aussi lourdes de conséquences sans un minimum de légitimation scientifique. L’expertise est donc indispensable pour éclairer la prise de décision. La loi sur l’état d’urgence sanitaire prévoit ainsi que les mesures prises dans ce cadre sont précédées par l’avis d’un conseil scientifique. S’agit-il d’une défausse sur les experts, voire d’un risque de confiscation par les experts de la décision politique et de la démocratie ? Pas le moins du monde. Ce que l’on a appelé l’administration consultative, c’est-à-dire le fait de s’entourer de conseils et de sachants avant toute prise de décision publique, a commencé dès la fin des années 1960. Ce mouvement a connu un tournant avec l’affaire du sang contaminé.

Plus généralement, presque aucune décision publique n’est prise aujourd’hui de manière totalement discrétionnaire. On consulte non seulement les experts, mais aussi les intérêts concernés. Mais au final, l’autorité politique seule peut opérer ultimement la conciliation de l’ensemble des intérêts contradictoires en présence et endosser la responsabilité de décisions parfois exceptionnellement lourdes et difficiles. Nous sommes bien là au cœur du fonctionnement de l’Etat. On ne prend pas à la légère, en solitaire, et sans motifs très graves, la décision d’assigner à résidence la plupart des Français.

Un jour, ce même Conseil scientifique pourrait recommander ce qui se pratique déjà en Corée du Sud : l’utilisation de données sur les personnes contaminées afin de les « tracer », de remonter toute la liste des personnes qu’elles ont fréquentées…

En pareil cas, hautement improbable, il appartiendrait au politique de juger de la nécessité sanitaire d’une telle recommandation et de déterminer jusqu’où aller dans les atteintes aux libertés. C’est toute la noblesse du politique : concilier des impératifs contradictoires ; faire des choix et en assumer la responsabilité. C’est ce que je n’ai pas cessé de constater au long de ma carrière.

Le droit est une arme majeure pour assurer la protection du bien commun et des intérêts essentiels de la collectivité. Il ne défend pas les principes contre les intérêts. Il est là pour les accorder

Consensus, adhésion aux mesures prises : êtes-vous surpris par cette cohésion de la société française ?

« Les Français n’accepteront jamais d’être confinés », « la mise en cause de telles mesures serait immédiate » : voici ce qu’on pouvait entendre il y a deux ou trois semaines… En réalité, pour le moment, il n’existe pas de critiques substantielles de ce qui a été décidé, aussi lourd cela soit-il. Le consensus de fond est remarquable. Le débat porte plutôt sur l’idée que des mesures auraient dû être prises plus tôt. Autre enseignement : l’extraordinaire plasticité, dans le bon sens du terme, de notre système de droit. On nous parle souvent de la « rigidité du droit ». C’est le contraire : il fait preuve d’une formidable capacité d’adaptation quand les intérêts essentiels de la nation sont en cause. Cette réalité, d’habitude invisible, devient soudain très concrète. Le droit est une arme majeure pour assurer la protection du bien commun et des intérêts essentiels de la collectivité. Il ne défend pas les principes contre les intérêts. Il est là pour les accorder. « La limite du raisonnement juridique, c’est quand il commence à offenser le bon sens », disait un de mes anciens au Conseil d’Etat…

C’est au nom de la santé publique que sont prises les décisions politiques. La santé est aujourd’hui au sommet de l’échelle des valeurs ? Cela n’a pas toujours été le cas…

C’est vrai, c’est une valeur à la hausse dans la hiérarchie du bien commun. Au fond, aujourd’hui, à qui appartient-il de définir les composantes du bien commun qui évoluent au fil du temps ? Aux juristes ? Aux religions ? Aux philosophes ? Tout le monde a son idée sur le sujet, mais à la fin des fins, dans une démocratie, c’est le peuple qui en décide par l’intermédiaire de ses représentants.

 

Aurore Bergé, « on a été élus pas les Français » !

Aurore Bergé, « on a été élus pas les Français » !

En réponse à la vague de contestation concernant la politique économique du gouvernement et en particulier les accords commerciaux CETA  et Mercosur, la députée Aurore Bergé s’indigne. Pour l’instant on n’a pas constaté de violence physique mais il est vrai que plusieurs permanences des députés de la majorité ont été murées. Aurore Bergé conteste ces actions en ressortant l’argumentation de la légitimité juridique de ces élus. Une légitimité qui ne peut être contestée mais il faut bien convenir que pour ces élections parlementaires une chèvre aurait été élu. Cela relativise donc le concept de légitimité juridique « Nous ne sommes pas entrés par effraction, nous avons été choisis par les Français », a également expliqué l’élue. Il y a aussi de la part de la jeune élue une forme d’hystérie dation de la problématique, un peu d’ailleurs comme procède Macon. L’intéressé indique en effet que des députés auraient été victimes de tirs à l’arme réelle en pleine rue ! Un peu la même dialectique que celle qui a été utilisée pour discréditer le mouvement des gilets jaunes. Point en plus Aurore Bergé indique qu’elle a elle-même été témoin de ces attaques par arme. De toute violence la jeune députée perd son sang-froid et déraille y compris en contestant le droit à la presse de diffuser la liste des députés qui ont voté en faveur du CETA.

Pour Aurore Bergé, « on cherche à générer un sentiment de peur parmi les parlementaires », soulignant que ces violences étaient inacceptables.  Par la suite, l’élue n’a pas hésité à pointer du doigt une partie violente des manifestants gilets jaunes, mobilisés depuis novembre dernier.

« Je ne sais pas si ce mouvement violent et radical dans ses méthodes est encore un mouvement social. J’ai vu mes collègues subir des attaques, des voitures personnelles brûlées, des tirs à l’arme réelle en pleine rue, et des enfants assistent à ça. C’est dangereux pour la démocratie », analyse-t-elle.

Pendant deux ans, des parlementaires laissent croire cela et donnent des arguments, ils chauffent à blanc. Je considère qu’à partir du moment où il se passe cela contre les parlementaires, journalistes ou magistrats, il y a une responsabilité, c’est mauvais pour tout le monde. »

Également pointé du doigt, un blog de Mediapart qui reprenant une liste complète des députés qui ont voté en faveur du CETA, publiant les adresses des permanences et qui selon elle incitait à la violence.

« Rien ne légitime la violence, on a le droit de débattre mais pas de contraindre par la force. Nous avons été élus et avons travaillé sur le Ceta et nous avons le droit d’avoir des divergences en démocratie. Nous ne sommes pas entré par effraction, nous avons été choisis par les Français». En tout cas pas choisi pour faire cette politique politique la !

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Brighelli: «le bac n’a jamais été aussi facile «

Brighelli: «le bac n’a jamais été aussi facile « 

 

 Des lycéens se plaignent sur les réseaux sociaux de la difficulté des épreuves du baccalauréat. De quoi faire bondir Jean-Paul Brighelli: l’enseignant, ancien élève de l’École normale supérieure,  juge au contraire que le Bac n’a jamais été si facile… et que les élèves feraient parfois mieux de se taire.


Interview le figaro)

 «Désolé Victor Hugo mais aujourd’hui la jeunesse t’emmerde»: ce tweet, parmi de nombreux autres relevés par Le Figaro Étudiant, témoigne de l’hostilité de nombreux bacheliers à l’égard des auteurs rencontrés au baccalauréat de français. Que répondriez-vous à ces jeunes irrévérencieux?

Jean-Paul BRIGHELLI.- Il y a une irrévérence féconde — lorsque les jeunes romantiques insultent les partisans des «classiques» à la première d’Hernani, ou lorsque les surréalistes vomissent sur les cendres encore chaudes d’Anatole France. Et puis il y a l’irrévérence de la bêtise satisfaite, de l’égo surdimensionné, du «moi-je» du petit qui se croit l’égal des géants qui l’ont précédé. Parce qu’on ne lui a pas appris la relativité de son existence et la nullité de son opinion par rapport aux «phares» (pour reprendre un mot cher à Hugo) qui ont fécondé l’humanité. Avoir fait croire à deux générations déjà (depuis le vote de la loi Jospin en juillet 1989, qui donne la liberté d’expression à tous les élèves et marque le début de l’apocalypse molle qui a englouti l’Éducation en France) que leur avis avait en soi une importance aussi grande que celle des vrais penseurs, des authentiques poètes, des créateurs de génie auxquels on se garde bien désormais de les confronter, voilà qui s’apparente à un crime.

Le talent ne se revendique pas, il se construit.

Comment expliquer que tant de jeunes sortent du lycée sans avoir vécu de réelle émotion littéraire?

Parce qu’on ne les confronte plus aux chefs-d’œuvre. Parce que n’importe quel écrivaillon invité à la télévision se prend pour le nouveau Hugo (ou Balzac, ou qui vous voulez). Parce qu’il ne suffit pas de dire «pipi-caca» pour être Rabelais ou Céline. Et si les jeunes n’ont pas été confrontés à ces géants, et confrontés avec compétence, c’est parce qu’une génération entière d’enseignants n’a plus été formée à cette confrontation. Lorsque l’on cherche à vous faire croire, dans les universités, que Wajdi Mouawad est plus grand que Racine, la messe est dite.

Cela ne signifie pas qu’il faille éternellement en rester aux «classiques». Mais on ne construit une modernité que par référence — et révérence — aux classiques, même s’il s’agit de les renverser de leur socle. Le talent ne se revendique pas, il se construit. L’ère du tweet permet au premier idiot venu de se croire aussi grand que Hugo, qui ne tweetait pas, le malheureux… Comme si les boutons d’acné étaient la garantie du droit inaliénable de dire n’importe quoi. Les réactions des apprentis-futurs-bacheliers (parce qu’ils auront tous le Bac, à terme!) sont un gloubiboulga de poncifs, de prurit qui croit être une pensée, de l’eczéma mental. Andrée Chedid, on leur a caché que c’était une femme, à ces ignares tout fiers d’écrire «auteure» — comme si l’accent marseillais se généralisait. Il y a trois ans, ils se plaignaient de ne pas avoir été informés que le Tigre était une rivière — alors même qu’ils avaient grandi au son des pas des soldats américains investissant l’Irak. Heureusement que quelques-uns gardent un peu de raison, et s’interrogent sur la pertinence de leur avis face à celui de Balzac.

Vous écrivez régulièrement que le niveau du baccalauréat baisse, les lycéens se plaignent que le niveau est trop élevé… Qui croire?

Heureusement que quelques-uns gardent un peu de raison, et s’interrogent sur la pertinence de leur avis face à celui de Balzac.

De la même façon qu’il y a des cercles vertueux, où l’exigence construit chaque jour une plus haute exigence, il existe — et nous sommes en plein dedans — des spirales qui visent les abysses. Et les pédagogues qui ont investi depuis trente ans le champ éducatif creusent encore.

J’ai enseigné 12 ans en ZEP, aux Ulis et à Corbeil-Essonnes. À ces pauvres gosses nés déshérités j’offrais Mallarmé, Hugo, Corneille — et ils étaient bien fiers d’avoir droit aux mêmes exigences que les lycéens qui allaient à Henri-IV ou à Lakanal, et qui passaient à leurs yeux pour des extraterrestres. En préférant presque systématiquement les faire plancher sur des auteurs modernes — et pas les meilleurs —, sur de la «littérature jeunesse» ou sur des articles de journaux politiquement corrects, on leur tient merveilleusement la tête sous l’eau.

La réforme du lycée en cours saura-t-elle redonner davantage d’importance à l’enseignement des lettres?

Il y a deux choses dans la réforme Blanquer. D’un côté une réorganisation des filières, de l’autre de nouveaux programmes. Il est trop tôt pour dire si la conjonction de ces deux éléments — déjà contestés par des enseignants qui pensent que leur liberté pédagogique devrait l’emporter naturellement sur l’intérêt de leurs élèves — remettra un peu de bon sens, un peu de savoir, dans des cervelles ingénieusement évidées.

La décrépitude mentale de la jeunesse arrange tout le monde : les politiques qui pontifient et les marchands d’obsolescence programmée.

J’ai un doute très fort, quand je vois que les nouveaux instituts de formation des maîtres, les INSPE, se substituent aux ESPE, qui avaient eux-mêmes remplacé les IUFM, en gardant les mêmes bras cassés, les mêmes incompétents. Alors qu’il aurait suffi de décréter (je l’ai proposé par ailleurs au ministère sans être entendu) d’imposer une journée d’enseignement dans le Primaire ou le Secondaire à tous ces prétendus spécialistes de la chose éducative, pelotonnés dans leurs Instituts, pour en être débarrassé. Parce que jamais, au grand jamais, ils n’accepteraient d’être confrontés à des élèves réels, dans des coins un peu difficiles où ils continuent à envoyer de jeunes enseignants qu’ils n’ont pas pris la peine de former, ni intellectuellement, ni pratiquement. Et si on ne le fait pas, c’est qu’on ne veut pas le faire, parce qu’au fond, la décrépitude mentale de la jeunesse arrange tout le monde: les politiques qui pontifient et les marchands d’obsolescence programmée. Croyez-vous que la généralisation des tablettes, pour remplacer les anciens manuels, vaille la lecture d’un seul bon livre?

Gilles Le Gendre (en marche) : on a été trop intelligents » !!!

Gilles Le Gendre (en marche) : on a été trop intelligents » !!!

Plus pédant et plus méprisant que Gilles Legendre, le président du groupe des députés en marche, tu meurs. En plus avec le charisme d’une planche à repasser. Plutôt un profil de notaire ou huissier. Avec une condescendance insupportable type France de l’ancien régime. Finalement en marche a choisi pour chef à l’assemblée un maître du dédain qui a succédé au sulfureux Ferrand, lui , qui a permis a sa compagne de faire fortune sans débourser un sou. Pas étonnant que les députés soient peu audibles. Le fameux Legendre a admis deux « erreurs ». « Je pense que nous avons insuffisamment expliqué ce que nous faisions, nous nous donnons beaucoup de mal mais il faut le faire mieux, et plus, en étant plus proche de ce que les Français attendent », a-t-il posé avant d’oser: «Et puis, il y a une deuxième erreur qui a été faite et dont nous portons tous la responsabilité, moi y compris. C’est le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtiles, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat. Nous avons saucissonné toutes les mesures favorables au pouvoir d’achat dans le temps. C’était justifié par la situation des finances publiques mais manifestement ça n’a pas été compris. ». Rien qu’à voir la tête de l’intéressé on devine, on comprend l’étroitesse du cerveau !

 

 

Après l’été catastrophe, Macron appelle le gouvernement à la résistance

Après l’été catastrophe, Macron appelle le gouvernement à la résistance

 

 

 

Politique de communication oblige, Macon a autorisé les caméras pendant son introduction au conseil des ministres. L’objectif était d’inviter  le gouvernement à tenir face aux défis à venir et en dépit d’un été catastrophe. Une sorte d’appel à la résistance pour un gouvernement acculé non seulement par les affaires mais dont les résultats économiques et sociaux ne sont pas au rendez-vous. Témoin le chômage qui commence à progresser et la croissance qui se tasse très sérieusement et davantage encore que la moyenne européenne est bien loin derrière l’Allemagne. Bref la réforme par la loi voulue par Macon montre toutes ses limites. Le gouvernement ne cesse d’empiler les révolutions réglementaires et les orientations contradictoires. Du coup il a cassé la croissance, en même temps il a contribué largement à déstabiliser encore un peu plus les équilibres financiers. Du coup Macon décale dans le temps la perspective, il déclare agir pour le futur et non pour l’immédiat. Le problème c’est que Macon a perdu la confiance des Français et qu’il n’est plus soutenu que par moins de 25 % de l’opinion selon l’enquête de YouGov du jeudi 6 septembre. Macron  perd 4 points d’opinions favorables sur son action à 23% par rapport au mois précédent, son « plus faible score de popularité depuis son élection », “Avec une difficulté qui va avec ces grandes transformations qui est que rien de ce que nous entreprenons depuis quinze mois n’est fait pour l’immédiat, sur la pression de l’immédiat”, a-t-il souligné. “Rien n’est fait pour simplement donner plus d’argent à l’un tout de suite ou régler des problèmes – qui ne sont pas réglés parfois depuis des décennies – de manière facile, c’est pour ça que dans ces périodes il faut tenir, expliquer et avec force mener ce combat”.

De futurs étés à 50 °

De futurs étés à 50 °

Il faudra s’attendre  à des étés de 50° déclare  Robert Vautard, climatologue au CNRS et directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE). Interrogé par franceinfo, ce spécialiste affirme que « les températures extrêmes que l’on subit cet été vont devenir la norme ».

 

Franceinfo : Peut-on imputer les vagues de chaleur actuelles au changement climatique ?

Robert Vautard : D’une manière générale, oui. Il n’y a plus de doutes là-dessus. On est capable de démontrer scientifiquement que les vagues de chaleur sont une conséquence directe du réchauffement climatique, contrairement aux cyclones ou aux fortes pluies, pour lesquels il est encore difficile d’établir un lien de causalité.

On sait notamment que les gaz à effet de serre et les activités humaines augmentent directement la fréquence des vagues de chaleur.

Pourquoi ?

On ne pourra pas revenir à un climat normal, même en diminuant nos émissions de CO2. On pourra les contenir et en limiter la progression mais les températures dépendent des gaz à effet de serre qui se trouvent déjà dans l’atmosphère et faire redescendre les niveaux de CO2, c’est extrêmement difficile. Contrairement à la pollution atmosphérique, dont les particules retombent assez vite, ces émissions de gaz à effet de serre ne retombent pas, ou extrêmement lentement. On a tendance à l’oublier.

Aujourd’hui, on se retrouve avec des étés étouffants. Mais avec l’augmentation actuelle des émissions de CO2, il faudra s’y habituer car les épisodes caniculaires deviendront la norme. Robert Vautard à franceinfo

Que peut-on faire en priorité pour lutter contre ce réchauffement climatique ?

À notre niveau, il faut d’abord que l’on ait une prise de conscience. Le changement climatique ne sera pas un problème dans vingt ou trente ans. C’est maintenant. On en subit même déjà les conséquences aujourd’hui puisque l’on doit déjà s’adapter, particulièrement en été avec ces vagues de chaleur. Cette prise de conscience peut paraître évidente mais force est de constater que, pour le gouvernement américain par exemple, ce n’est pas du tout une priorité. Malgré les bonnes intentions affichées des politiques, le climat reste quand même au second plan par rapport à des sujets qu’ils jugent plus immédiats.

La deuxième étape, c’est l’action. Il faut agir un peu à tous les niveaux. Cela commence par recourir au maximum à une énergie zéro carbone, qui n’émet pas de CO2 : ce n’est pas difficile et c’est déjà en cours. On est sur la bonne voie. Même si, aujourd’hui, le problème n’est pas tellement en France ou en Europe mais dans les pays émergents. Il ne faut pas les blâmer mais il faut plutôt réfléchir à les aider pour qu’ils se développent d’une façon différente de la nôtre. Ce n’est pas un défi uniquement pour eux : il nous concerne tous.

Dans les villes, la situation s’annonce particulièrement difficile…

Les villes ont un climat vraiment particulier, surtout en été. Le peu de présence de végétation notamment fait que l’énergie est piégée la journée dans la ville et a du mal à s’évacuer la nuit. Cela crée un îlot de chaleur urbain qui fait que les températures redescendent beaucoup moins vite la nuit, contrairement aux campagnes environnantes.

La persistance de températures élevées la nuit pose un gros problème de santé car on sait que pendant les périodes de forte chaleur, le corps a besoin de se reposer la nuit. Robert Vautard, climatologue franceinfo

On est capable d’absorber des températures assez fortes la journée, à condition de se reposer après.

Jean Jouzel, climatologue et vice-président du Giec, affirmait que l’on pourrait même atteindre les 50 degrés dans l’est de la France, dans la deuxième partie du XXIe siècle. Vous confirmez ?

Bien sûr. Si le réchauffement climatique augmente de 3 ou 4 degrés, on a des scénarios dans lesquels les écarts à la normale d’aujourd’hui seront beaucoup plus importants. L’été 2003 en région parisienne était 3 degrés plus chaud que la normale.

 

Presse écrite : la moitié des journalistes américains ont été supprimés

Presse écrite : la moitié des journalistes américains ont été supprimés

 

C’est une véritable hécatombe des emplois dans la presse écrite américaine puisque les effectifs ont diminué d’environ 50 % en une dizaine d’années. En cause évidemment, l’émergence de nouveaux médias sur Internet ou les effectifs officiels eux ont doublé. Mais il faut aussi compter les milliers de sites non professionnels qui chaque jour décortiquent l’information et contribuent à une meilleure analyse des événements politiques, économiques, sociaux et sociétaux la tendance est donc à la réduction globale tout médias confondus des journalistes professionnels du fait de la prolifération de sites généralistes ou spécialisés qui donnent un autre éclairage que celui trop convenu des agences de presse, des gouvernements ou des grandes entreprises. Selon une étude publiée lundi par l’institut indépendant Pew Research Center. Les effectifs des journalistes de la presse écrite sont passés de 71.000 en 2008 à 39.000 fin 2017, la télévision, a vu ses effectifs quasiment inchangés (28.000 personnes), selon la même étude. Le nombre de journalistes officiant pour des sites d’information en ligne (non associés à un titre papier) a, lui, quasiment doublé, de 7.000 à 13.000, mais sa progression n’a pas suffi, loin s’en faut, à compenser la purge qu’ont connu les journaux dans le même temps. Au total, le nombre de journalistes travaillant dans une rédaction aux Etats-Unis a ainsi reculé de 23% entre 2008 et 2017

SNCF : grève cet été ?

SNCF : grève cet été ?  

La déclaration de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFM Politique peut paraître comme une provocation. Pourtant hypothèse n’est pas à exclure. Si le gouvernement continue de faire du pourrissement du conflit actuel la seule perspective, il se pourraiat alors que les syndicats décident d’économiser leurs forces afin de les utiliser plus tard, en été par exemple.  Pour l’instant en effet il n’ya aucune perspective de sortie du conflit négociée entre les partenaires sociaux. La grève ne pourra pas s’éterniser. Peut être durer encore 2 ou 3 semaines mais pas plus. Un autre rendez-vous pourrait être donné plus tard quand la mobilisation affectera d’autres secteurs comme celui des hôpitaux par exemple.   »Contrairement à Guillaume Pepy et au gouvernement, les cheminots sont très responsables », a attaqué Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT invité de BFM Politique ce dimanche, soulignant que  »les cheminots sont allés à toutes les réunions, ont fait des propositions soit séparément soit ensemble » sur le projet de réforme de la   »Monsieur Pepy n’est pas en grève aujourd’hui. Je ne vois pas pourquoi il serait en grève au mois de juillet. Par contre, c’est aux cheminots de décider » s’ils poursuivent ou non leur mouvement entamé début avril », a déclaré Philippe Martinez, précisant qu’il y a « des assemblées générales organisées à chaque fin de journée pour savoir si le processus (de grève, ndlr) est maintenu. » Le secrétaire général de la CGT a d’ailleurs adressé un avertissement au gouvernement, l’appelant « à changer urgemment de ton vis-à-vis des cheminots. » À l’image des autres confédérations (Unsa, SUD rail et CFDT) avec qui la CGT est réunie en intersyndicale, Philippe Martinez a, une nouvelle fois, dénoncé le climat dans lequel sont menées les négociations avec les représentants de l’État. « Une négociation ce n’est pas: ‘je dis, j’impose et vous êtes obligés d’obéir’ », a-t-il rappelé.

Scandale pollution Volkswagen : un cadre reconnait avoir été manipulé par la direction

Scandale  pollution Volkswagen : un cadre reconnait avoir été manipulé par la direction

 

Comme dans la plupart des scandales économiques, financiers ou environnementaux, on choisit  des boucs émissaires pour ne pas affecter l’image de la société et de ses dirigeants. Des boucs émissaires souvent impliqués mais qui n’étaient pas les vrais décideurs. C’est d’ailleurs la même démarche qui a été effectuée par d’autres constructeurs automobiles y compris en France Ainsi chez Volkswagen on a rapidement désigné quelques cadres responsables auxquels on a demandé de réciter des discours écrits par la direction. Dans le cadre de sa procédure de plaider coupable, Oliver Schmidt  cadre  des services d‘ingénierie environnementale de VW à Auburn Hills, dans le Michigan, jusqu‘en février 2015  reconnait avoir accepté de réciter un discours, ou des éléments de langage, convenu avec la direction de Volkswagen et un avocat de haut rang lors de sa rencontre avec Alberto Ayala, “Avec le recul, je n‘aurais jamais dû accepter de rencontrer le docteur Ayala ce jour-là”, écrit-il. “Ou mieux encore, j‘aurais dû me rendre à cet entretien et ignorer les instructions qui m‘avaient été données et dire au docteur Ayala qu‘il y avait un appareil de manipulation dans les véhicules à moteur diesel de VW et que VW trichait depuis plus d‘une décennie. Je ne l‘ai pas fait et c‘est pourquoi je me retrouve là aujourd‘hui.” “Je dois dire que j‘ai le sentiment d‘avoir été manipulé par ma propre entreprise dans le scandale diesel ou ‘dieselgate’”, écrit Oliver Schmidt au juge Sean Cox dans cette lettre enregistrée auprès d‘un tribunal fédéral américain. Cette lettre a été mentionnée dans un premier temps par le journal allemand Bild am Sonntag. Un porte-parole de Volkswagen a refusé de s‘exprimer sur le sujet en invoquant la procédure en cours. Ce scandale a déjà coûté 30 milliards de dollars (25,2 milliards d‘euros) au constructeur allemand, qui a reconnu en septembre 2015 avoir installé des logiciels de manipulation des émissions polluantes sur ses moteurs diesel. Dans le cadre de sa procédure de plaider coupable, Oliver Schmidt risque sept ans de prison et une amende de 40.000 à 400.000 dollars après avoir reconnu sa participation à un complot destiné à tromper les autorités américaines et à enfreindre la législation environnementale sur la qualité de l‘air aux Etats-Unis.

COP 23 : les trois dernière années ont été les plus chaudes

COP 23 : les trois dernière années ont été les plus chaudes

2016 devrait conserver son statut d’année la plus chaude. Les années 2015, également traversé par ce phénomène météorologique, et 2017 se disputent la deuxième et la troisième place du podium. Signal encore plus net d’un réchauffement climatique de fond : les années 2013 à 2017 sont bien parties pour constituer la période de cinq ans la plus chaude jamais enregistrée, note l’agence de l’ONU dans ce bilan provisoire pour l’année. Marquée par des événements extrêmes record, 2017 a aussi vu des ouragans d’une intensité inédite dans les Caraïbes et dans l’Atlantique. Des pics à plus de 50°C en Asie, une sécheresse durable en Afrique de l’Est… « Nombre de ces phénomènes portent indiscutablement la marque du changement climatique causé par l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre engendrés par les activités humaines, a expliqué le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, dans un communiqué. Les trois dernières années sont les plus chaudes qui aient jamais été enregistrées et s’inscrivent dans la tendance au réchauffement à long terme de la planète. » Les températures, la montée des océans et les émissions de gaz à effets de serre ont atteint des niveaux sans précédent en 2016. Une nouvelle année noire pour le climat, montre jeudi une étude de référence à laquelle près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays ont contribué. Recul record des glaces polaires, inondations, sécheresse, multiplication des vagues de chaleur… Le dernier rapport annuel sur « l’État du climat » dresse un portrait sombre de notre planète, après deux années consécutives où la température globale était au plus haut depuis le début des relevés de températures en 1880. « Les records de chaleur de l’année dernière résultent de l’influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d’un fort El Niño au début de l’année », le courant chaud équatorial du Pacifique, explique le rapport publié ce jeudi par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et l’American Meteorological Society (AMS). Ce document de 300 pages, auquel ont contribué près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre que les principaux indicateurs du changement climatique continuent à refléter des tendances conformes à une intensification du réchauffement planétaire. Même s’ils ne sont pas pris en compte dans le rapport, les six premiers mois de 2017 sont également parmi les plus chauds enregistrés depuis 1880, selon la NOAA. Plusieurs marqueurs clés comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ont battu les records de l’année précédente. Les températures, la montée des océans et les émissions de gaz à effets de serre ont atteint des niveaux sans précédent en 2016.  En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont dépassé les 400 ppm (parts par million) – 402,9 – pour la première fois depuis le début des relevés. C’est également le plus haut niveau en 800 000 ans, si l’on prend en compte les données provenant de l’étude des couches glaciaires. Plusieurs pays, dont le Mexique et l’Inde, ont enregistré des températures annuelles records en 2016. Une vague de chaleur d’une semaine dans la péninsule indienne, avec des températures dépassant 44° Celsius, a contribué à créer une pénurie d’eau pour 330 millions de personnes et fait 300 morts. Dans l’Arctique, zone la plus sensible au réchauffement, la température moyenne à la surface l’année dernière se situait deux degrés au-dessus de la moyenne de 1981-2010, battant tous les records. À la fin de l’hiver en mars, l’étendue maximum des glaces arctiques était la plus faible en 37 ans d’observations par satellite. Dans l’Antarctique, la banquise a connu son plus faible accroissement, très inférieur à la moyenne de 1981-2010.Quant à la température globale sur les océans elle a été plus élevée (+0,1 degré Celsius) que la tendance de 1950 à 2016, précise le rapport. La fonte de glaces et des calottes polaires a élevé le niveau des océans à un nouveau record, 82 millimètres au-dessus de la moyenne enregistrée en 1993. Dans les régions équatoriales, 93 tempêtes tropicales se sont produites en 2016 soit plus que la moyenne de 82 entre 1981 et 2010 mais moins que les 101 en 2015. « Le changement climatique est l’un des problèmes les plus pressants auxquels l’humanité et la vie sur Terre doivent faire face », écrivent les auteurs de ce rapport de référence, disponible sur internet.

Soldes d’été : encore décevantes

Soldes d’été : encore décevantes

 

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Selon un sondage Toluna pour le magazine LSA, 75,5% des Français ont participé aux soldes d’été. Cela marque un recul de 1,3 point par rapport à l’an dernier, mais il est bien moindre que ce qui était anticipé (-4,4 points). Comme chaque année, les Français ont cherché les bonnes affaires, principalement dans l’habillement (73% des acheteurs), le sport (32,9%), l’hygiène-beauté (20,4%), la high-tech (15,7%) et la maison/déco (14,9%). « Les commerçants ressortent globalement satisfaits. C’est d’autant plus notable qu’il y avait de grosses craintes vu que la période avait plutôt mal commencé », note Yves Marin, expert distribution chez Wavestone. En effet, à l’issue du premier jour, le bilan apparaissait inquiétant, avec 15% de ventes en moins et une fréquentation en recul de 7,6 points. Cause de cette désaffection, les ventes privées d’avant-soldes, auxquelles 23,4% des Français ont participé cette année, et qui « ont fait disparaître la traditionnelle ruée du mercredi d’ouverture », selon Philippe Guilbert. Toutefois, la tendance s’était ensuite améliorée lors du premier week-end et début juillet, grâce à l’arrivée de températures estivales. Mais tout le monde n’en a pas profité équitablement. Ainsi, si les centres commerciaux, les grandes enseignes et les grosses agglomérations s’en sortent plutôt bien, les villes moyennes et les commerces indépendants font en revanche grise mine. Pour les indépendants, « la fréquentation comme le panier moyen ressortent en baisse. Les retours de nos commerçants sont globalement mauvais avec des baisses significatives de chiffres d’affaires », note auprès de l’AFP Bernard Morvan, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH). Le grand magasin Printemps termine, lui, la période sur une stabilité par rapport à l’an dernier, alors qu’il s’attendait à mieux après un très bon début de saison. En revanche, internet tire son épingle du jeu: le site d’études spécialisé Eulerian Technologies a constaté une hausse de la fréquentation sur 14,72% des sites français, tandis que son homologue Webloyalty a noté une progression de 10% des commandes.

Renoncements fiscalité : la grogne a été entendue par Macron

Renoncements fiscalité : la grogne a été entendue par Macron

 

De toute évidence la grogne qui commençait  à monter à propos des renoncements du gouvernement vis-à-vis de ses propres orientations a été entendue par le président de la république. Le principal sujet de mécontentement concernait  l’éventualité d’un report de la suppression de la taxe d’habitation à la fin du mandat présidentiel. Or cette mesure constituait un axe fort de la campagne électorale d’Emmanuel  Macron. Côté patronal, on s’étonne aussi que les mesures de fiscalité promises soient t reportées à plus tard, c’est-à-dire au-delà du budget prévu pour 2018. Pour répondre à ces préoccupations, le président de la république a dû lâcher sur l’effectivité de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de la population mais aussi sur la réforme de l’ISF qui vise à encourager les investissements dans l’économie réelle. Ces décisions ont été annoncées dimanche soir. Elles font suite aux interrogations qui étaient nées après les propos du ministre du budget qui voulait simplement se limiter à ne pas augmenter la fiscalité en 2018  et après ceux du Premier ministre qui voulait limiter la baisse de fiscalité en 2018 dans une fourchette de 7 à 8 milliards. Du coup, ces déclarations, après celle du Premier ministre à l’assemblée nationale donnaient  l’impression qu’on s’orientait dans un changement qui ne changerait pas grand chose. D’ailleurs les discours aussi bien du président de la république devant le congrès que  du Premier ministre devant l’assemblée nationale ont été accueillis avec une certaine tiédeur. L’un comme l’autre manquaient  d’ambition sur le fond et d’enthousiasme sur la forme. Pour preuve, ces discours n’ont été appréciés que par 27 % des Français. Il convenait évidemment de redresser la barre car le flou risquait d’affecter la popularité et la crédibilité du gouvernement. Cela ne simplifie pas la problématique budgétaire car il faudra notamment trouver 10 milliards supplémentaires pour compenser la suppression de la taxe d’habitation. Il faudra aussi faire face à la grogne de la multitude des collectivités locales encore peu habituées au concept de rigueur, témoin la dérive des effectifs des fonctionnaires locaux. Il faudra encore pour le gouvernement préciser  d’autres les aspects de la fiscalité en particulier concernant les entreprises. Il paraît évident que l’opinion ne pourra se satisfaire de réformettes comme précédemment et attend des mesures radicales en vue de redresser l’économie et d’améliorer la situation du chômage. Si les Français se montrent satisfaits à propos de la posture internationale d’Emmanuel  Macron, ils entendent qu’ils s’investissent tout autant sinon davantage dans la gestion du pays  , un pays  caractérisée par la dérive de ses comptes publics, le record de fiscalité, son manque de compétitivité et le cancer du chômage.

Ordonnances sociales : pour la fin de l’été

Ordonnances sociales : pour la fin de l’été

 

Contrairement à ce que pense les organisations syndicales de salariés le calendrier concernant la réforme notamment du travail sera bien tenu, les décisions interviendront  pour la fin de l’été Le Premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré mardi soir sur France 2 que les ordonnances relatives à la réforme du marché du travail seraient publiées « avant la fin de l’été » au terme « d’une discussion intense et complète » avec les partenaires sociaux. Il a précisé par ailleurs que l’exécutif n’entendait pas abroger le compte pénibilité mais qu’il se donnait jusqu’à la fin de l’année pour simplifier sa mise en oeuvre. « Nous donnerons en début de semaine prochaine un cadre à la discussion, c’est-à-dire le champ qui va être concerné par la négociation, nous présenterons au mois de juillet devant le Parlement qui sortira des urnes une loi d’habilitation (…) et nous publierons avant la fin de l’été des ordonnances qui intégreront le fruit de nos discussions », a dit le Premier ministre, qui reçoit depuis la semaine dernière les partenaires sociaux. « L’été, ça se termine le 21 septembre, (…) et ensuite il y aura une loi de ratification, mais cette loi de ratification, elle peut intervenir bien après, l’important, c’est la publication des ordonnances », a-t-il ajouté. Réaffirmant son « ouverture complète au dialogue » à l’adresse des organisations syndicales, qui s’inquiètent d’un passage en force, il a reconnu qu’il y aurait « des moments où on ne sera pas d’accord ». Face à la menace de grèves, Edouard Philippe a dit penser « que les Français veulent du mouvement et pas du blocage. » « Nous nous laisserons le temps d’une discussion intense et complète », a-t-il assuré. S’agissant du casse-tête du compte pénibilité, le Premier ministre a voulu couper court aux rumeurs sur sa suppression en affirmant qu’il s’agissait d’un droit « reconnu et (…) parfaitement justifié. »

La Fed : hausse de taux avant l’été ?

La Fed : hausse de taux avant l’été ?

 

La FED  s’interroge encore sur le calendrier des nouvelles hausses de taux. Des hausses qui interviendront sans doute avant l’été et qui pèsent évidemment sur le taux le coût de l’argent aux États-Unis mais aussi et peut-être surtout ailleurs notamment en Europe. L’Europe où la tendance haussière est déjà engagée depuis plusieurs mois malgré la politique très accommodante de la banque centrale européenne. En cause, une croissance manquant encore de dynamisme, par ailleurs très contrastée selon les pays. Aussi de nombreuses incertitudes politiques en France, en Allemagne et en Italie. Outre-Atlantique, on attendra d’y voir plus clair sur les orientations d’un président assez imprévisible. Mais la décision finale tiendra surtout compte des prochaines statistiques relatives à l’inflation et à l’emploi. De nombreux responsables de la Réserve fédérale américaine jugent qu’il pourrait être approprié de relever les taux d’intérêt « assez vite » si l’emploi et l’inflation aux Etats-Unis évoluent conformément aux attentes, montre le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed publié mercredi. Ces « minutes » du Federal Open Market Committee (FOMC) des 31 janvier et 1er février, à l’issue duquel la Fed a maintenu ses taux inchangés après les avoir relevés en décembre, montrent aussi le degré d’incertitude régnant au sein de l’institut d’émission face au manque de visibilité sur le programme économique du nouveau président américain Donald Trump. « De nombreux participants ont exprimé l’opinion qu’il pourrait être approprié de relever à nouveau le taux des fonds fédéraux assez vite si les informations à venir au sujet du marché du travail et de l’inflation sont conformes ou supérieures aux anticipations actuelles », écrit la Fed dans ces minutes. Janet Yellen, la présidente de la Fed, a déclaré la semaine dernière qu’il ne serait pas « judicieux » d’attendre trop longtemps avant de procéder à un nouveau tour de vis monétaire, laissant fortement entendre qu’une nouvelle hausse de taux pourrait intervenir avant l’été. Le gouverneur de la Fed, Jerome Powell, a déclaré de son côté mercredi qu’une hausse des taux serait envisagée lors de la prochaine réunion du FOMC en mars. La publication de ces minutes a à peine fait réagir Wall Street tandis que le dollar et les rendements des emprunts du Trésor américain ont légèrement fléchi. Les anticipations de hausse de taux n’ont guère bougé, les investisseurs prédisant une initiative de la Fed en mai au plus tôt, montrent les données sur les contrats à terme sur les taux d’intérêt américains rassemblées par CME Group. A chaque réunion du FOMC, 17 participants échangent sur la politique monétaire de la Fed mais seuls 10 d’entre eux votent. Parmi ces derniers, le sentiment d’urgence sur l’opportunité de resserrer la politique monétaire semble nettement moins vif. Nombre d’entre eux voient seulement un « risque modeste » de hausse significative de l’inflation et jugent que la Fed aurait « probablement largement le temps » de réagir en cas de pressions sur les prix. La Fed a anticipé en décembre trois hausses de taux en 2017 et les récents indicateurs témoignant de la robustesse de l’économie américaine ont renforcé les convictions de nombreux membres du FOMC. Ces derniers attendent néanmoins des précisions sur les projets économiques de Donald Trump pour évaluer l’impact de ses mesures de relance budgétaire sur leurs anticipations. « Ils ne voient pas d’élément flagrant les incitant à accélérer » le relèvement des taux, a commenté Robert Tipp, responsable de la stratégie d’investissement chez PGIM Fixed Income. « Il y a bien trop d’incertitudes sur le contenu et le calendrier de la relance budgétaire. » D’après les minutes de la Fed, « les participants ont une nouvelle fois souligné leur incertitude considérable quant aux perspectives d’évolution des politiques gouvernementales, dont budgétaire, et au calendrier et à l’ampleur des effets nets de telles évolutions ».

Fillon a été payé par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

Fillon a  été payé par Axa, société qui milite pour le démantèlement de la sécurité sociale

 Pendant deux ans François Fillon a été paye par la société AXA dont l’ancien PDG Henri de Castries était président et éminence grise de l’ancien premier ministre pour la réforme de la sécurité sociale. Du coup,  on comprend mieux la proposition de François Fillon de démanteler la sécurité sociale en ne remboursant que les maladies graves tandis que les autres pathologies devraient faire l’objet d’une assurance. Le 8  décembre nous savons diffuser l’article ci-dessous :

 

« Henri de Castries,  l’ex PDG d’AXA, le puissant groupe d’assurances, fait partie des personnalités qui conseillent Fillon. Il pourrait même devenir ministre. Du coup on ne peut s’empêcher de faire le lien avec les propositions de Fillon qui propose de transférer sur les mutuelles et autres assurances la gestion des risques maladie qui ne font pas partie des pathologies graves. Un concept d’ailleurs très flou  mais qui traduit la volonté de faire jouer au privé et aux mutuelles le rôle de Sécu bis avec à la clé des hausse très significatives des cotisations des complémentaires. Notons que l’idée n’est pas nouvelle, il y a longtemps que les assurances militent pour ce transfert  qui seraiat susceptible de faire doubler leur activité.  L’ex -PDG d’Axa est un proche de  François Fillon. Une sorte d’une éminence grise, au travail sur le projet du candidat depuis 2013. L’amitié entre les deux hommes s’est progressivement forgée depuis 1995, consolidée par leur voisinage sarthois. Alors ministre Henri de Castries? «La question ne se pose pas aujourd’hui», déclare-t-il au Figaro, «je ne demande rien». François Fillon et lui ont encore le temps d’y réfléchir. De peser le pour et le contre.  À 62 ans, l’ancien patron est connu et reconnu pour son intelligence pourrait toutefois susciter des critiques pour ses liens avec le monde patronal en particulier dans l’assurance »

 

 

Aujourd’hui nous avons la confirmation.  De 2012 à 2014, François Fillon a en effet travaillé pour Axa lors des négociations sur la directive européenne dite Solvabilité 2, comme l’a indiqué la compagnie à L’argus de l’assurance. Pour rappel, cette disposition réglementaire entrée en vigueur le 1er janvier 2016 impose désormais aux assureurs de détenir un minimum de fonds propres afin de se prémunir contre les risques systémiques. Celle-ci devrait, en toute logique, bientôt s’appliquer au droit français, puisque le décret de transposition a déjà été publié.  Mais il y avait bien entendu une incompatibilité totale pour Fillon à intervenir sur cette question comme député en étend en même temps payé par Axa

Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari», (Penelope Fillon en 2007)

Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari», (Penelope Fillon en 2007)

Une déclaration Penelope Fillon au Sunday Telegraph en 2007. Une interview dans laquelle,  elle affirme n’avoir «jamais été l’assistante» de son mari, avant d’ajouter: «Je ne me suis pas occupée de sa communication non plus». Ce soir, la diffusion d’extraits inédits de cet entretien par le magazine d’Elise Lucet, Envoyé Spécial, risque d’embarrasser un peu plus la défense du candidat de la droite à la présidentielle. Ce document vidéo de 45 minutes, qui n’est plus consultable sur internet et que Le Figaro n’a pas pu visionner, rapporte que Penelope Fillon se dit «peu à l’aise dans les allées du pouvoir» et précise qu’elle n’a aucun rôle aux côtés de son mari, alors qu’elle est censée avoir été son assistante parlementaire, puis celle de Marc Joulaud, depuis une dizaine d’années. Mercredi soir, L’Obs publiait sur son site un contrat de travail de Penelope Fillon sur la période 1998 à 2002, montrant qu’elle était embauchée comme assistante parlementaire de François Fillon à la permanence parlementaire de la droite au Mans. Mis en cause la semaine dernière par le Canard Enchaîné qui suspecte Penelope Fillon d’occuper un emploi fictif, François Fillon était venu expliquer jeudi dernier sur le plateau de TF1 que sa «femme travaille pour [lui] depuis toujours, depuis 1981, depuis [sa] première élection» et s’estime victime d’une véritable «tentative de coup d’État institutionnel».

(Le figaro)

 

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