Archive pour le Tag 'Etats'

Le gouvernement lance ses états généraux de l’alimentation

Le gouvernement lance ses états généraux de l’alimentation

 

 

Mieux manger et mieux rémunérer les producteurs tels sont les objectifs qui sont parfois contradictoires tels sont les objectifs  du débat organisé au sein des États généraux de l’alimentation. Cela suppose une mutation progressive du mode de production dont la logique aujourd’hui est surtout productiviste même si se développe un marché de produits biologiques. La responsabilité est triple il y a celle des producteurs engagés dans une course folle à la productivité pour amortir des équipements de plus en plus coûteux et qui en dépit de cela pour un grand nombre ne  parviennent pas à tirer un revenu décent. La responsabilité concerne aussi l’État qui a longtemps encouragé ce mode productiviste au détriment de la qualité des produits. Dernière responsabilité, celle des consommateurs eux-mêmes qui pour leur alimentation choisissent trop de produits boostés aux engrais et aux pesticides pour des questions économiques mais aussi pour l’apparence. En cause, aussi les circuits de distribution avec des centrales d’achat de plus en plus concentrées  qui détourne une grande partie de la valeur ajoutée au détriment des producteurs et de la qualité de l’alimentation. Les responsabilités sont donc multiples et le consommateur lui-même est largement impliqué en consacrant de moins en moins de temps à la préparation des repas alors que la durée du travail augmente le temps disponible. Sans doute serait-il aussi souhaitable d’accepter une restructuration du contenu des repas avec en particulier moins d’éléments carnés. Bien entendu il est cependant nécessaire que les prix de l’alimentation restent accessibles au moins défavorisés notamment aux familles nombreuses pauvres. – Edouard Philippe a donné jeudi le coup d’envoi des états généraux de l’alimentation destinés à améliorer les relations entre les acteurs de la filière, mieux accompagner les agriculteurs frappés par des crises à répétition et faciliter l’accès des consommateurs à des produits sains. Cette vaste concertation, promise par Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, doit s’étaler sur près de cinq mois, parallèlement à une consultation publique sur internet. « L’Etat ne doit pas tout faire, parce qu’il risquerait de faire mal, parce qu’il ne peut pas faire sans vous », a déclaré le Premier ministre devant un parterre de représentants issus de l’ensemble du secteur, des agriculteurs aux distributeurs. « Nous prendrons notre part de responsabilités. En fonction de vos conclusions, l’Etat accompagnera et mettra en cohérence les politiques publiques », a-t-il ajouté.

Conflit israélo-palestinien : solution à deux Etats confirmée

Conflit israélo-palestinien : solution à deux Etats confirmée

 

 

 

La conférence de Paris organisée par la France et qui a réuni 70 pays et organisations internationales n’a pas apporté d’éléments nouveaux. Elle a simplement confirmé les résolutions de l’ONU qui visent à reconnaître deux Etats pour tenter de mettre fin au conflit. Le fait nouveau, c’est sans doute cette allusion à la proposition de Trump de transfert de transférer l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem. La déclaration finale de la « conférence sur la paix au Proche-Orient » ne mentionne pas explicitement la proposition controversée du président élu américain mais contient, selon un diplomate français, une mise en garde allusive à la nouvelle administration. « La paix ne se fera que s’il y a une volonté et un engagement concret entre Israéliens et Palestiniens », a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, à l’issue d’une journée d’échanges à laquelle ont participé des pays arabes, européens et membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. Près de trois ans après la suspension, en avril 2014, des dernières négociations de paix directes menées sous l’égide des Etats-Unis, les pays réunis à Paris appellent les deux parties à montrer « leur engagement sincère » à avancer vers la solution à deux Etats. Dans leur déclaration finale, ils préviennent qu’ils ne reconnaîtront aucune mesure « unilatérale » qui préjugerait « du résultat des négociations sur le statut final », qu’elle soit liée à la question de Jérusalem, des frontières, de la sécurité ou des réfugiés. « Alors que certains s’interrogent, il est bon de rappeler la base des négociations- ce sont les frontières de 1967 (avant la guerre des six-jours-NDLR) et ce sont les grandes résolutions des Nations unies », a souligné Jean-Marc Ayrault. Relégué au second plan compte tenu de la guerre en Syrie et de la lutte contre le groupe Etat islamique, le conflit israélo-palestinien est revenu sur le devant de la scène le 23 décembre avec l’adoption d’une résolution au conseil de sécurité de l’Onu condamnant la colonisation israélienne des territoires palestiniens. Le vote du texte, permis par l’abstention américaine, a suscité l’ire de Benjamin Netanyahu qui mise sur l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche, le 20 janvier prochain, pour tourner la page de huit ans de relations tendues avec Barack Obama. L’homme d’affaires américain a notamment annoncé son intention de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, un projet aussitôt dénoncé par Mahmoud Abbas qui estime qu’il « réduirait à néant » la solution à deux Etats. La partie du texte contenant la mise en garde contre toute mesure unilatérale « est un paragraphe tortueux et compliqué pour faire passer un message subliminal à l’administration Trump », souligne une source diplomatique française. S’exprimant devant des journalistes à Paris à l’issue de la conférence, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, n’a pas précisé si les négociateurs américains avaient dû batailler pour éviter toute mention explicite au projet soutenu par Donald Trump.

L’Allemagne veut limiter les prêts des banques aux Etats

L’Allemagne veut limiter les prêts des  banques aux Etats

Lors  de la dernière réunion des ministres des finances de l’union européenne, l’Allemagne a clairement fait savoir qu’elle entendait réduire l’exposition des banques auprès des Etats. Une préoccupation qui n’est pas seulement d’ordre méthodologique ou pour s’assurer de la solidité des fonds propres des banques. Ce que veut l’Allemagne c’est en effet limiter l’exposition souveraines des banque, en clair limiter les possibilités d’emprunt des Etats donc peser sur leur politique budgétaire. Une pression pour imposer la rigueur allemande à l’ensemble des pays qui vient s’ajouter aux critiques récurrentes de l’Allemagne vis-à-vis de ce qui est considéré comme le laxisme monétaire de la part de la BCE. Les emprunts d’Etat, considérés comme étant sans risques, sont exonérés des limitations imposées aux avoirs bancaires constitués par la dette des entreprises et des ménages. Cela permet aux Etats d’emprunter à faible coût mais on s’est aperçu, à l’occasion de la crise de la dette de la zone euro, que cela entretenait aussi un cercle non vertueux entre ces derniers et le secteur bancaire.   »Nous avons eu une discussion ouverte sur le traitement réglementaire de l’exposition souveraine des banques; il y a eu différentes idées sur la façon de procéder », a déclaré le ministre des Finances néerlandais Jeroen Dijsselbloem vendredi, à l’issue d’une réunion de l’Ecofin.  Les travaux se poursuivront au niveau des experts et les ministres pourraient à nouveau aborder le sujet en juin, a-t-il ajouté. Dans un document dont les ministres ont discuté, la présidence néerlandaise de l’UE propose diverses possibilités, dont un plafonnement et une augmentation du coût de détention de la dette souveraine. Le Britannique Jonathan Hill, commissaire européen aux affaires financières, estime que le sujet doit faire l’objet d’un accord international et pas seulement au sein de l’Ecofin. Le Comité de Bâle étudie lui-même la question depuis des mois.  Pour Dijsselbloem il faut aborder le dossier dans le cadre des discussions sur le projet plus général d’union bancaire. L’Allemagne subordonne une telle union à l’existence de banques plus saines et plafonner leur exposition à la dette souveraine est pour elle l’un des moyens d’y parvenir. L’Italie est l’un des pays les plus opposés au principe du plafonnement dans la mesure où ses banques détiennent une bonne partie de la dette publique. Elles verraient la valeur de ces avoirs sensiblement diminuer en cas de plafonnement.

 

(AFP-Reuters)

COP 21 : l’agence de notation Standard & Poor’s note les Etats

COP 21 : l’agence de notation Standard & Poor’s note les Etats

 

 

Même si l’exercice est encore très embryonnaire et très partiel voire partial il est intéressant de constater que l’agence de notation commence à intégrer les conséquences de la hausse du climat sur la notation financière des pays.  Standard & Poor’s est loin de prendre en compte tous les éléments relatifs au réchauffement (ce que reconnaît l’agence) mais a commencé d’évaluer l’impact de la hausse des températures sur le risque souverain des États. Ce risque, gradué par les notes qui vont du fameux AAA à D, reflète la capacité d’un État à rembourser ses dettes, et donc sa bonne santé financière. Sur l’échantillon de 38 pays étudiés, la Thaïlande apparaît comme le plus vulnérable. La multiplication des catastrophes naturelles induite par le réchauffement entraînerait à elle seule une dégradation de 1,8 cran. Un chiffre abstrait, qu’il faut comparer avec une dégradation de 1 cran pour la République dominicaine ou 0,5 cran pour le Vietnam ou les Bahamas, archipel dépassant à peine le niveau de la mer. Pour rendre son estimation plus concrète, S&P’s s’est aussi appuyé sur les données de l’assureur Swiss Re qui évalue les dégâts potentiels des catastrophes naturelles. Dans le cas de la Thaïlande, la valeur des destructions matérielles augmenterait de plus de 4 % par rapport aux scénarios sans réchauffement climatique. L’alourdissement de la facture due au changement climatique serait de 4 % pour les Bahamas, 2,5 % pour la Jamaïque ou près de 2 % pour le Vietnam. Le réchauffement n’aurait qu’un impact «négligeable» sur la notation financière des pays développés, constate S&P’s tandis que les États des Caraïbes et de l’Asie du Sud-Est seraient les plus touchés. L’étude estime que les dommages subis à cause des cyclones augmenteront d’ici 2050, de 45 % aux États-Unis, de 50 % en Nouvelle-Zélande et de 64 % au Japon. Cette hausse est spectaculaire mais le niveau de départ étant bas, l’effet sur les finances publiques de ces pays riches restera faible. L’impact chiffré de l’étude peut sembler somme toute limité. Mais il est partiel, avertit l’agence de notation. Ses experts n’ont en effet pris en compte que deux types de catastrophes naturelles pour lesquelles les modèles climatiques et les bilans des années passées fournissent suffisamment de données: les cyclones tropicaux et les inondations. S&P’s n’a par exemple pas calculé l’impact de l’aggravation des sécheresses, pourtant attendue par les climatologues, mais trop complexe à chiffrer.

Draghi (BCE) : vers la fin des Etats ?

Draghi : vers la fin des Etats ?

Draghi défend sa boutique et l’union européenne en même temps ; Pour cela en substance il déclare que les Etats ne peuvent pratiquement plus avoir de politique économique autonome notamment dans le domaine budgétaire. C’est pourquoi il légitime encore davantage d’union et de normes communes. Draghi n’a donc pas d’état d’âme quant à la responsabilité de la BCE vis-à-vis de la croissance molle européenne. Pourtant le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a indiqué que la croissance économique resterait faible dans la zone euro compte tenu du chômage et de la faiblesse des investissements. Des progrès ont certes été faits, notamment en matière d’union bancaire, déclare Mario Draghi samedi, mais les risques privés doivent être partagés au sein de la zone euro, l’intégration financière améliorant l’accès des entreprises au crédit et débouchant sur une union totale des marchés financiers, déclare Mario Draghi. Le banquier central appelle à un respect plus strict des règles budgétaires pour réduire les différences entre Etats membres en matière d’emploi, de croissance et de productivité. En matière de réformes structurelles, les Etats membres devront à la fois suivre des normes communes, tout en ayant chacun une approche adaptée aux spécificités locales. Tout cela permettra « une convergence dans la capacité de nos économies à résister aux chocs et à croître ensemble ». Enfin, Mario Draghi souligne que la zone euro devrait se demander si elle a fait suffisamment pour sauvegarder la possibilité d’utiliser la politique budgétaire pour contrecarrer les cycles économiques et conclut par la négative. De nombreux pays européens n’ont réalisé qu’après l’apparition de la crise de la dette que leur droit souverain à déterminer leur propre politique économique serait limitée au sein de l’union monétaire, souligne Mario Draghi.  Autant dire la fin des Etats.

 

Ukraine : « La faute auusi aux désaccords entre les États membres », (Schulz)

Ukraine : « La faute auusi aux désaccords entre les États membres », (Schulz)

 

Confirmation que chaque Etat de l’UE joue en fonction de son propre intérêt dans l’affaire de l’Ukraine. Le candidat socialiste à la présidence de la Commission européenne estime en effet que l’Europe gagnerait en influence si elle parlait d’une même voix dans le dossier ukrainien. Épinglée pour son impuissance dans le règlement de la crise ukrainienne, l’Union européenne pâtit des « désaccords de ses États membres », estime Martin Schulz, le candidat du Parti socialiste européen à la présidence de la Commission européenne le 25 mai prochain. « L’Union européenne et Herman Von Rompuy (l’actuel président du Conseil européen, Ndlr) représentent les 28 États membres. La force de l’Europe dépend de l’unité de ses chefs de gouvernement. Or, on observe une certaine différences entre les pays de l’UE », affirme le social-démocrate allemand, qui souhaite mettre les pays devant « leurs responsabilités », regrettant les positions contradictoires des « Anglais contre le gel des avoirs russes », des « Allemands sur le gaz » et des « Français sur les navires ». À l’inverse, Jean-Claude Juncker ne considère pas que l’Union européenne soit « impuissante ». « Nous avons décidé de réagir. Nous ne souhaitons pas faire la guerre mais nous appliquerons les sanctions qui seront d’un niveau supérieur si Poutine ne change pas d’attitude », a-t-il indiqué.

Hollande invité par les bonnets rouges après les Etats généraux

Hollande invité par les bonnets rouges après les Etats généraux

 

 

Finalement, les revendications des bonnets rouges paraissent assez cohérentes et un tel exercice de démocratie ne serait pas inutile dans chaque région surtout pour signifier le ralbol général en matière de fiscalité. .  Suppression définitive de l’écotaxe, réunification de la Bretagne historique, relocalisation des décisions… Les Bonnets rouges ont présenté samedi à Morlaix (Finistère) 11 revendications pour sortir la Bretagne de la crise, demandant à François Hollande de venir dans la région les entendre. « On n’ira pas à Paris, le président de la République doit venir rencontrer le collectif et écouter nos revendications en Bretagne », a lancé Thierry Merret, un des porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », à l’origine du mouvement des Bonnets rouges, composé de chefs d’entreprise, agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, acteurs culturels et politiques bretons… M. Merret s’exprimait devant plus de 3.000 personnes réunies dans une vaste salle à l’occasion des premiers états-généraux de Bretagne organisés par le mouvement dans la ville de l’actuelle ministre de la Fonction publique et de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, qui en a été députée-maire. « S’il n’y a pas de réaction de la part du gouvernement, du président de la République, il est évident qu’il y aura un printemps des Bonnets rouges, qui sera beaucoup plus radical » que l’automne, lorsque le mouvement avait rassemblé des milliers de personnes dans le Finistère, à Quimper, puis à Carhaix, a ajouté celui qui est par ailleurs président de la FDSEA du Finistère. « On se battra jusqu’au bout, on ne lâchera rien », a-t-il insisté, après l’énumération à tour de rôle par les différents porte-parole du collectif des onze revendications issues des quelque 15.000 doléances provenant de la cinquantaine de comités locaux qui se sont créés au cours des derniers mois. Outre les quatre revendications fondatrices du mouvement –la suppression définitive de l’écotaxe, la fin du dumping social et de « l’avalanche de normes et contraintes administratives », ainsi que la relocalisation des décisions dans la région–, les Bonnets rouges réclament désormais la réunification de la Bretagne historique à 5 départements, incluant donc la Loire-Atlantique, le développement des infrastructures et des énergies renouvelables ou encore l’officialisation de la langue et de la culture bretonnes notamment. « Nous sommes là pour faire bouger la Bretagne, tous ensemble », a lancé pour sa part Christian Troadec, autre leader du mouvement, avant d’être interrompu par les applaudissements des centaines de personnes présentes, coiffées pour la plupart d’un bonnet rouge et tenant pour certains un drapeau breton à la main. « Nous avons réussi déjà à faire reculer le gouvernement », a ajouté le bouillant maire DVG de Carhaix. « Demain, s’il le faut, il y aura 50.000 personnes dans la rue », a-t-il assuré à des journalistes. « C’est une vraie démocratie qui est en train de se mettre en place en Bretagne au nom des populations qui y habitent », s’est félicité M. Troadec avant le début de la réunion festive, entre prises de parole, projections des moments forts du mouvement et chants bretons, avec la présence notamment sur scène des frères Morvan, une institution dans la région. « Ces premiers états-généraux vont être un grand moment pour l’histoire de la Bretagne », a assuré en outre M. Troadec, se réjouissant de leur « succès ». Ici, se produit « l’inverse de ce que l’État jacobin (…) nous a imposé, un pacte soit disant d’avenir que, nous, on considère comme un pacte de recul, qui n’est que du recyclage et de l’enfumage imposé de Paris », a expliqué M. Merret: « Ici, ce sont les Bretonnes et les Bretons qui s’expriment. » Après la flambée de colère provoquée par l’annonce de la mise en place de l’écotaxe, sur fond de crise sociale et économique, le mouvement avait rejeté le Pacte d’avenir élaboré à l’initiative du gouvernement pour relancer l’économie bretonne. Fort du succès remporté cet automne, le mouvement, qui s’inspire de la révolte antifiscale du 17e siècle en Bretagne, souhaite s’affirmer comme force de propositions, après avoir démontré sa capacité à rassembler. Plus d’une dizaine de portiques écotaxe, mesure suspendue en octobre par le gouvernement sous la pression des Bonnets rouges, ont été détériorés ou détruits au cours des derniers mois dans l’Ouest. Ces premiers états-généraux de Bretagne, qui sont appelés à se renouveler chaque année, ont pris fin vers 18H00 samedi après un fest-noz, fête traditionnelle bretonne.

 

 




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