Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

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Etats-Unis : prix de détail presque stables

Etats-Unis : prix de détail presque stables

 

 

Les prix à la consommation aux Etats-Unis presque stables en juillet, le signe d’une inflation bénigne qui pourrait rendre la Réserve fédérale plus prudente quant à un nouveau relèvement des taux d’intérêt cette année. L’indice des prix à la consommation (CPI) a avancé de 0,1% le mois dernier après une stagnation en juin, a annoncé vendredi le département du Travail. Sur les 12 mois à fin juillet, le taux d’inflation ressort à 1,7% contre 1,6% en juin. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice des prix à la consommation (CPI) en hausse de 0,2% sur le mois et de 1,8% sur un an. L’indice CPI de base (« core »), qui exclut les éléments volatils comme les produits alimentaires et l’énergie, est en hausse modeste de 0,1% en juillet pour le quatrième mois d’affilée. Sur un an, il a progressé de 1,7% et son rythme de croissance est identique depuis trois mois consécutifs. La faible remontée des prix à la consommation pourrait remettre en cause le diagnostic des responsables de la Fed qui ont jusqu’ici avancé que cette situation était temporaire. La présidente Janet Yellen avait déclaré devant le Congrès le mois dernier que « certains facteurs exceptionnels », notamment les prix des forfaits de téléphonie mobile et des médicaments sur ordonnance, étaient en partie responsables des mauvais chiffres de l’inflation. La banque centrale américaine vise une inflation de 2% mais celle-ci est bloquée à 1,5% depuis mai. L’inflation reste modeste malgré un marché du travail proche du plein emploi, ce qui constitue un dilemme pour la Fed dans la perspective d’un nouveau tour de vis monétaire. La Réserve fédérale devrait annoncer, au terme de sa réunion de septembre, un plan consacrant le début de la réduction de son bilan de 4.200 milliards de dollars d’obligations souveraines et de titres adossés à des créances immobilières. On s’attend à ce qu’elle reporte sa prochaine hausse des taux à décembre, tout en surveillant l’inflation. La Fed a relevé les coûts d’emprunt par deux fois cette année.

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

 

Etats -Unis Corée : la menace de deux fous, Trump et Kim Jong-un

La menace d’un conflit armé découle surtout de la personnalité de deux chefs d’Etat sans doute aussi fou l’un que l’autre. Kim Jong-un,  le chef d’état coréen Kim Jong-un affame son pays pour une illusoire force nucléaire ; la plupart de la population souffre de carence alimentaire, le pays est l’un des dernier pays complètement fermé, la répression est impitoyable. Le chef d’Etat a exécuté plusieurs membres de sa famille par crainte de perdre e pouvoir. Sa seule ambition, monter sa puissance militaire pour dissimuler la misère. De son coté, Trump est un chef d’Etat très affaibli qui pourrait être tenté par un conflit armé pour, lui aussi, masquer ses difficultés internes. Les deux intéressés souffrent de dérèglements psychologiques notoires.    L’escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a encore franchi une nouvelle étape dans la nuit de mercredi à jeudi, Pyongyang ripostant que seule la force pouvait fonctionner sur un président américain « dépourvu de raison». UN compliment qui pourrait être retourné au dictateur.  Le régime nord-coréen a précisé en outre le calendrier son projet de tir de missile vers l’île de Guam, rattachée au Etats-Unis. Le ton entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, déjà acrimonieux, est brutalement monté mardi, Donald Trump promettant « le feu et la fureur » en cas de nouvelles menaces et vantant mercredi la puissance de l’arsenal nucléaire américain. La Corée du Nord a annoncé jeudi l’élaboration d’ici mi-août d’un plan de « tir simultané » de quatre missiles de portée intermédiaire à 30 à 40 km l’île de Guam. Le projet sera ensuite soumis au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui décidera de son exécution, a précisé l’agence officielle KCNA, citant le général Kim Rak Gyom, commandant des forces stratégiques de l’Armée populaire de Corée. Le plan vise à « empêcher les forces ennemies sur les principales bases militaires de Guam et à lancer un avertissement crucial aux Etats-Unis », a-t-il déclaré. L’armée sud-coréenne a dénoncé jeudi les déclarations du Nord sur Guam et s’est dite prête à intervenir immédiatement en cas de nouvelle provocation. Aucune activité militaire inhabituelle n’a été observée en Corée du Nord, a-t-elle ajouté. Le Japon pourrait légalement intercepter un missile dirigé vers Guam en vertu de l’alliance américano-japonaise, a déclaré jeudi le ministre de la Défense japonais Itsunori Onodera devant la chambre basse du Parlement, cité par l’agence Kyodo. Les experts doutent cependant de la capacité des Forces d’autodéfense japonaises à abattre un missile survolant le territoire japonais. Si la Corée du Nord menace régulièrement de détruire les Etats-Unis, la quantité de précisions fournies dans ce rapport est inhabituelle. Pour Masao Okonogi, professeur émérite spécialiste de la Corée du Nord à l’université japonaise de Keio, l’annonce ressemble plus à un avertissement qu’à une menace. « Je pense que c’est un message pour dire qu’ils prévoient de bouger les tests de missiles de la mer du Japon vers des zones autour de Guam », plus au sud dans la mer des Philippines, a-t-il dit à Reuters. « En fournissant un préavis, ils envoient également le message tacite que ce qu’ils vont faire n’est pas une véritable attaque. » Le gouverneur de l’île, Eddie Calvo, a estimé que l’annonce nord-coréenne témoignait d’une « position de peur » et a répété que le niveau de menace n’avait pas été relevé.

Température : changement climatique aux Etats_Unis

Température : changement climatique aux Etats-Unis

 

Un rapport qui risque   de contrarier Trump car il prouve que dores et déjà le changement climatique aux Etats unis est perceptible. Les températures moyennes aux Etats-Unis ont augmenté vite et de manière spectaculaire, les dernières décennies étant les plus chaudes depuis 1500 ans, selon un rapport préliminaire du gouvernement fédéral publié mardi par le New York Times. « Les Américains ressentent dès à présent les effets du changement climatique », souligne ce rapport rédigé par 13 agences mais qui n’a pas été rendu public ni approuvé par l’administration du président Donald Trump. Ce document « contredit directement les affirmations du président Trump et des membres de son cabinet selon lesquels la contribution humaine au changement climatique n’est pas avérée et la possibilité de prévoir ses effets est limitée », selon le journal. Ce projet de rapport, qui fait partie de l’évaluation nationale sur le climat aux Etats-Unis, est fait tous les quatre ans. Il a été signé par l’académie nationale des sciences. Les Etats-Unis ont confirmé vendredi par écrit aux Nations unies leur intention de se retirer de l’accord de Paris sur le climat. Ils ont cependant affirmé qu’ils continueraient à participer aux négociations internationales, a annoncé vendredi le département d’Etat américain. Fidèle à sa promesse électorale, Donald Trump avait annoncé le 1er juin le retrait des Etats-Unis de cet accord visant à limiter le réchauffement climatique, signé en décembre 2015 par 195 pays dans la capitale française. Il avait jugé le texte néfaste pour l’économie américaine, sans toutefois exclure de réintégrer le processus après renégociation, voire de conclure un « nouvel accord qui protège » les Etats-Unis. Conclu fin 2015 par plus de 190 pays, l’accord de Paris vise à limiter le réchauffement planétaire à moins de deux degrés Celsius par une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

Pollution diesel Etats-Unis : Un bouc émissaire pour Volkswagen,

Pollution diesel Etats-Unis : Un bouc émissaire pour Volkswagen,

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Un ancien dirigeant de Volkswagen, Oliver Schmidt, a accepté d’être le bouc émissaire de Volkswagen, et a plaidé coupable vendredi devant un tribunal fédéral de Detroit dans le cadre de l’affaire de fraude aux émissions polluantes des moteurs diesel du constructeur. Un méthode utilisé par plusieurs constructeurs qui font porter le chapeau à un salarié pour se dédouaner alors qu’on sait que les marques allemandes se concertaient sur le truquage des logiciels limitant les émissions pendant les contrôles techniques. La même technique que celle employée par la Société Générale qui a fait porter le chapeau de ses dérives de spéculation à kerviel. Pour Volkswagen, aux termes de l’entente relative au plaidoyer, Schmidt est passible d’une peine de prison allant jusqu’à 7 ans et d’une amende pouvant aller de 40.000 dollars (34.000 euros) à 400.000 dollars pour avoir tenté de tromper les régulateurs américains et enfreint la réglementation américaine sur la qualité de l’air. Le tribunal rendra sa décision le 6 décembre. En mars, Volkswagen avait plaidé coupable de trois chefs d’accusation dans le cadre de l’accord à l’amiable avec le département de la Justice américaine dans cette affaire. Oliver Schmidt, qui dirigeait les services ingénierie et environnement au centre du constructeur allemand dans le Michigan, avait été inculpé de 11 chefs d’accusation et encourait une peine pouvant aller jusqu’à 169 années de prison. En contrepartie de son plaidoyer de culpabilité, les procureurs ont accepté d’abandonner la majeure partie des charges retenues contre lui. Volkswagen a dit vendredi qu’il « continue de coopérer dans le cadre des enquêtes du département de la Justice sur le comportement d’individus. » Le constructeur a ajouté qu’il « ne serait pas approprié de commenter des enquêtes en cours ou d’évoquer des situations personnelles. » Au total, Volkswagen a accepté de dépenser 25 milliards de dollars pour régler les litiges avec les propriétaires des voitures concernées, les concessionnaires et les autorités réglementaires fédérales et locales aux Etats-Unis, et pour racheter 500.000 véhicules polluants américains.

Automobiles États-Unis : baisse des ventes

Automobiles États-Unis : baisse des ventes

 

 

Une chute de des ventes liées essentiellement à un phénomène de saturation du marché. Environ 1,42 million de voitures neuves ont été écoulées aux Etats-Unis en juillet, en baisse de 7%, soit le cinquième mois de baisse d’affilée, a indiqué le cabinet Autodata. En rythme annuel corrigé des variations saisonnières (SAAR), au total 16,73 millions de voitures ont été vendues, en baisse de 6%% sur un an. Les trois grands constructeurs automobiles américains ont annoncé mardi une chute de leurs ventes de voitures en juillet en dépit des incitations financières, confirmant la saturation du marché. « Le marché continue à faiblir », avance GM, qui a enregistré 226.107 nouvelles immatriculations, en baisse de 15,4% contre un recul de seulement 10,8% anticipé. Le premier constructeur américain en termes de ventes se retrouve en outre avec un stock important et a par conséquent annoncé de nombreuses mesures, dont la fermeture temporaire de certaines usines et du chômage technique pour des salariés, pour le diminuer. « Nous avons décidé stratégiquement de réduire la production de voitures plutôt que d’accroître les promotions ou de brader les véhicules aux loueurs comme certains de nos rivaux », explique Kurt McNeil, le vice-président en charge des ventes. En attendant, GM n’est plus le troisième constructeur mondial, poussé hors du podium par l’arrivée tonitruante de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, qui s’installe au deuxième rang derrière Volkswagen et devant Toyota. Chez Ford, les ventes de voitures neuves ont diminué en juillet de 7,5% à 200.212 unités, et de 10% pour Fiat Chrysler à 161.477 voitures écoulées. Les attentes étaient d’un recul de respectivement 5% et 7%.

États-Unis : la faible inflation fait douter de la croissance

États-Unis : la faible inflation fait douter de la croissance

 

La faible inflation constatée aux États-Unis fait douter de la croissance et même de la pertinence du processus en cours concernant la remontée des taux par la Fed. Le Fmi avait d’ailleurs anticipé le tassement de la croissance. Il a abaissé récemment  ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, pointant les incertitudes persistantes autour de son plan de relance économique.
Le Fonds monétaire international estime ainsi que le produit intérieur brut (PIB) américain avancera de seulement 2,1% cette année et en 2018 alors qu’il prévoyait respectivement 2,3% et 2,5% en avril, selon son nouveau rapport annuel sur les Etats-Unis.
« Cela reflète pour une large part l’incertitude sur les mesures macro-économiques qui seront mises en place dans les prochains mois », explique le Fonds. En 2019, l’expansion devrait se tasser à 1,9%, très loin des 3% que le président américain assure pouvoir atteindre. Le FMI juge aussi que le modèle économique américain ne fonctionne plus « aussi bien » qu’il devrait, générant une croissance qui suscite trop d’inégalités. Depuis la crise financière de 2008, les Etats-Unis connaissent certes une expansion économique continue – la troisième plus longue depuis 1850 – mais qui s’est révélée « trop faible et trop inégale », estime le FMI. Comme de nombreux autres pays développés, l’économie américaine fait face à « des changements séculaires » allant des ruptures technologiques, qui demandent une forte adaptation des travailleurs, au vieillissement de la population. Ces changements ont un impact sur le niveau de vie des Américains. « Les revenus des ménages stagnent pour une grande partie de la population », note le Fonds, ajoutant que même si le taux de chômage ne devrait pas dépasser 4,3% en 2017 et 2018, « les offres d’emplois se détériorent pour nombre de travailleurs, trop découragés pour continuer à chercher du travail ». Le pays accuse aussi un des taux de pauvreté les plus élevés parmi les pays riches (13,5%). Sur les projets de réformes de l’administration Trump, le FMI reconnaît que le système fiscal devrait être simplifié mais insiste pour qu’il « réduise les inégalités des revenus » et suggère d’augmenter les recettes de l’Etat par l’institution d’une taxe carbone et d’un relèvement des taxes sur les hydrocarbures, des mesures qui ont très peu de chances de trouver un écho favorable à Washington. Sur le plan du commerce, alors que l’administration Trump est tentée par des mesures protectionnistes, le FMI admet qu’il y a « une marge » pour améliorer les accords commerciaux y compris celui de l’Aléna avec le Mexique et le Canada, dont la renégociation va bientôt commencer. Mais il ajoute que les Etats-Unis « auraient intérêt à rester ouverts ». Alors que le dollar apparaît « modérément surévalué » (de 10% à 20%), la banque centrale (Fed) devrait « continuer à relever graduellement les taux d’intérêt » au vu des données économiques, affirme par ailleurs le FMI. Mais elle devrait être prête à supporter que l’inflation dépasse un peu sa cible de 2%. Une inflation qui stagne pourtant.  Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont été inchangés en juin, le coût de l’essence et des services de téléphonie mobile ayant encore baissé, selon les statistiques officielles publiées vendredi susceptibles de remettre en question le rythme de hausse des taux de la Réserve fédérale. L’indice des prix à la consommation (CPI) du département du Travail a été virtuellement inchangé le mois dernier après une petite baisse de 0,1% en mai. L’absence de rebond de l’inflation pourrait inquiéter certains membres de la Fed qui avaient jugé précédemment que la modération de l’inflation était un phénomène passager. Sur les 12 mois à juin, le taux d’inflation ressort à 1,6%, son niveau le plus bas depuis octobre 2016, contre 1,9% en mai. L’inflation faiblit depuis le taux de 2,7% atteint en février.  Le dollar a accentué ses pertes face à un panier de devises de référence et le rendement des Treasuries à 10 a baissé en réaction à cette statistique, ainsi qu’à celle des ventes de détails, également décevante.

Croissance États-Unis : seulement + 2,1 % (FMI)

Croissance États-Unis : + 2,1 % (FMI) 

 

+ 2,1 % en 2017 comme un 2018, ce que prévoit maintenant le FMI. On est loin des 3 % espérés par le président américain. Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi avoir revu en baisse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis, à 2,1% pour 2017 comme pour 2018, en expliquant ne plus prendre en compte l’impact attendu des promesses de réformes fiscales et budgétaires de l’administration Trump faute de précisions sur leur mise en oeuvre. Dans un communiqué publié à l’issue de son examen périodique des politiques économiques des Etats-Unis, le FMI juge peu probable que l’objectif affiché par Washington d’une croissance de plus de 3% sur une longue période soit réalisé, en partie parce que le marché du travail a déjà atteint un niveau correspondant au plein emploi. En avril, l’organisation tablait sur une croissance de 2,3% cette année et de 2,5% l’an prochain aux Etats-Unis, en s’appuyant en partie sur les baisses d’impôts et les nouvelles dépenses budgétaires annoncées par Donald Trump et son administration. Mais face au manque de précisions sur les « projets politiques toujours en évolution » de l’administration américaine, il déclare mardi avoir décidé de ne plus prendre en compte ces facteurs dans ses estimations. Pour l’institution dirigée par Christine Lagarde, les projets budgétaires de la Maison blanche feraient supporter une part disproportionnée des réductions de dépenses aux foyers à revenus faibles ou moyens. Elle ajoute que « cela semblerait contraire aux objectifs budgétaires de promotion de la sécurité et de la prospérité pour tous les Américains ». Le FMI préconise une politique fiscale visant à améliorer le ratio recettes/PIB, des réductions de dépenses mieux réparties permettant d’améliorer l’efficacité des amortisseurs sociaux et des efforts pour

Etats-Unis, tassement de l’emploi

Etats-Unis, tassement de l’emploi

 

 

 

-Signe des doutes sur l’ampleur de la croissance,  l’économie américaine a créé seulement 138.000 emplois non agricoles le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail. Les chiffres de mars et d’avril ont été révisés en baisse pour afficher 66.000 créations d’emplois de moins qu’annoncé au départ. Le nombre de créations d’emplois d’avril a été ramené de 211.000 à 174.000 et celui de mars de 79.000 à 50.000.Des interrogations demeurent sur ampleur de la croissance surtout après les chiffres assez décevants  du premier trimestre.  La croissance en rythme annualisé était de 1,2 % au premier trimestre pour. Au quatrième trimestre, la croissance avait été de 2,1%. « La deuxième estimation donne une image plus exacte du degré de ralentissement au début de l’année mais la principale inquiétude sur la croissance de la consommation privée demeure », a déclaré Michael Papen, économiste en chef chez Barclays. Le gouvernement a révisé à la hausse son estimation initiale de la croissance de la consommation des ménages, mais a revu en forte baisse la constitution de stocks des entreprises. La faiblesse constatée au premier trimestre ne fait pas les affaires de Donald Trump qui a promis de doper l’économie américaine. Lors de la campagne présidentielle, le magnat de l’immobilier avait dit vouloir porter la croissance annuelle à 4%. L’administration républicaine table aujourd’hui sur une croissance de 3%, qu’elle juge plus réaliste. Pour développer l’économie, Trump a proposé un programme basé notamment sur des baisses d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Mais les analystes craignent que cette politique, si elle se concrétise, provoque une surchauffe de l’économie compte tenu de la faiblesse de la productivité et du manque de main d’oeuvre dans certains secteurs. Si la croissance semble avoir retrouvé un peu de son élan au début du deuxième trimestre, la faiblesse des investissements des entreprises, la modeste hausse des ventes au détail et le déficit commercial au mois d’avril suggèrent qu’elle pourrait ne pas être robuste. Le département du Commerce a annoncé vendredi que les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un bon baromètre des projets d’investissement des entreprises, sont restées inchangées en avril, pour le deuxième mois d’affilée. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB, s’est faite à un rythme annualisé de 0,6%, au lieu de 0,3% en première estimation, mais reste à son niveau le plus faible depuis le quatrième trimestre 2009, après le rythme soutenu, de 3,5%, constaté au quatrième trimestre.

 

Etats-Unis seul pays avec la Syrie et le Nicaragua à refuser de l’Accord de Paris

Etats-Unis seul pays avec la Syrie et le Nicaragua à refuser de l’Accord de Paris

 

 

L’annonce des Etats-Unis était attendue Par ce retrait, les États-Unis rejoindront la Syrie et le Nicaragua comme les seuls pays du monde à ne pas participer à l’Accord de Paris. Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi son intention de faire sortir les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, conformément à une de ses promesses de campagne de renégocier ce traité conclu en décembre 2015 dans la capitale française pour lutter contre le changement climatique. La France, l’Allemagne et l’Italie ont déclaré qu’à leurs yeux, l’Accord de Paris n’était pas renégociable tandis que l’ancien président américain Barack Obama évoquait ses regrets. L’Union européenne, tout en regrettant la décision « unilatérale » des Etats-Unis, a dit sa volonté de trouver de « nouvelles alliances » pour lutter contre le changement climatique. Le retrait des Etats-Unis, a-t-il dit, « représente une réaffirmation de la souveraineté américaine ». Mais, a-t-il ajouté, les Etats-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l’Accord de Paris, ou bien pour avoir un nouvel accord « sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leurs salariés, leur population, leurs contribuables. » Jeudi, Donald Trump est revenu sur son message de « l’Amérique d’abord » utilisé lors de son élection à la présidence des Etats-Unis l’an dernier. « J’ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas de Paris », a-t-il lancé. « Nous ne voulons plus que d’autres dirigeants et d’autres pays se moquent de nous. Et ils ne le feront pas », a dit le président. « Dans le but de remplir mon devoir solennel de protéger l’Amérique et ses citoyens, les Etats-Unis se retireront de l’Accord de Paris sur le climat. » L’Accord de Paris sur le climat est entré en vigueur le 4 novembre dernier, après sa ratification par au moins 55 pays comptant plus de 55% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Les Etats-Unis et la Chine l’ont ratifié ensemble au tout début septembre 2016.

Divorce entre l’Allemagne et les États-Unis

Divorce entre l’Allemagne et les États-Unis

Le G7, qui s’est déroulé ces derniers jours à Taormina, en Sicile, a visiblement laissé des traces… La chancelière allemande Angela Merkel en tire un constat amer : « L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours », a dit Mme Merkel lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. « Nous, Européens, devons prendre notre destin en main« , a-t-elle ajouté. « Nous devons nous battre pour notre propre destin« , a poursuivi la cheffe du gouvernement allemand, selon qui les relations avec le président français Emmanuel Macron doivent être d’autant plus étroites. Angela Merkel s’exprimait dans la capitale bavaroise au lendemain d’un sommet du G7 (Allemagne, France, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) où l’unité des sept pays parmi les plus riches du monde s’est brisée face à un Donald Trump refusant de s’engager en faveur de l’accord de Paris contre le réchauffement climatique. La chancelière allemande avait d’ailleurs jugé les discussions de vendredi et samedi sur le climat « pas du tout satisfaisantes ».  Au cours du premier voyage à l’étranger de sa présidence, M. Trump s’est également rendu à Bruxelles où il a infligé une sérieuse déconvenue à ses alliés de l’Otan en refusant de s’engager explicitement en faveur de leur défense collective. Il y a aussi qualifié les pratiques commerciales des Allemands de « mauvaises, très mauvaises », selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

États-Unis : La croissance révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

États-Unis : La croissance  révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

Le tassement assez net de la croissance au premier trimestre et confirmé même s’il est moins important que ce qui était prévu dans les chiffres provisoires. En fait la croissance en rythme annualisé serait de 1,2 % au premier trimestre pour. Au quatrième trimestre, la croissance avait été de 2,1%. « La deuxième estimation donne une image plus exacte du degré de ralentissement au début de l’année mais la principale inquiétude sur la croissance de la consommation privée demeure », a déclaré Michael Papen, économiste en chef chez Barclays. Le gouvernement a révisé à la hausse son estimation initiale de la croissance de la consommation des ménages, mais a revu en forte baisse la constitution de stocks des entreprises. La faiblesse constatée au premier trimestre ne fait pas les affaires de Donald Trump qui a promis de doper l’économie américaine. Lors de la campagne présidentielle, le magnat de l’immobilier avait dit vouloir porter la croissance annuelle à 4%. L’administration républicaine table aujourd’hui sur une croissance de 3%, qu’elle juge plus réaliste. Pour développer l’économie, Trump a proposé un programme basé notamment sur des baisses d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Mais les analystes craignent que cette politique, si elle se concrétise, provoque une surchauffe de l’économie compte tenu de la faiblesse de la productivité et du manque de main d’oeuvre dans certains secteurs. Si la croissance semble avoir retrouvé un peu de son élan au début du deuxième trimestre, la faiblesse des investissements des entreprises, la modeste hausse des ventes au détail et le déficit commercial au mois d’avril suggèrent qu’elle pourrait ne pas être robuste. Le département du Commerce a annoncé vendredi que les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un bon baromètre des projets d’investissement des entreprises, sont restées inchangées en avril, pour le deuxième mois d’affilée. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB, s’est faite à un rythme annualisé de 0,6%, au lieu de 0,3% en première estimation, mais reste à son niveau le plus faible depuis le quatrième trimestre 2009, après le rythme soutenu, de 3,5%, constaté au quatrième trimestre.

Etats-Unis : Trump vers la destitution (Allan Lichtman)

Etats-Unis : Trump  vers la destitution  (Allan Lichtman)

 

Allan Lichtman prévoie que Trump ne finira pas son mandat dans une interview à France Info.  Allan Lichtman avait d’ailleurs prédit la victoire du candidat républicain face à Hillary Clinton, tout comme il a correctement pronostiqué l’élection de tous les futurs présidents américains depuis Ronald Reagan en 1984. Lui ne voit pas Donald Trump finir son mandat. C’est ce qu’il explique dans son livre The Case for Impeachment (éd. Harper Collins). Il répond aux questions de Franceinfo. 

Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, comment a évolué votre prédiction de septembre dernier quant à son impeachment ?

Allan Lichtman : Tout ce qui s’est passé depuis, le renvoi de James Comey, directeur du FBI, le témoignage de Sally Yates, le fait qu’il ait partagé des informations hautement classifiées avec les Russes, tout cela renforce ma prédiction que Trump se dirige droit vers une procédure de destitution. Et si le mémo de Comey existe et dit ce qui a été rapporté, ce serait la preuve la plus forte contre Donald Trump. Il ne peut plus y avoir d’excuse pour ne pas entamer une procédure d’impeachment.

Pourquoi les actions de Donald Trump peuvent-elles justifier le déclenchement d’une procédure de destitution ?

 

Alexander Hamilton, l’un des principaux auteurs de la Constitution américaine, a écrit que la procédure pouvait se justifier par « des offenses découlant de fautes des hommes publics ou, en d’autres termes, de la violation de la confiance publique ». Il ne parle pas ici de comportements criminels spécifiques, mais il parle d’un abus du pouvoir présidentiel qui pose un danger à la société. Dire que Trump n’a pas violé la loi en révélant des informations hautement classifiées aux Russes est hors propos. Ce qu’une procédure de destitution, et notamment la phase d’investigation, doit déterminer, c’est s’il y a eu abus de pouvoir ou non. Elle doit déterminer si Trump a fait obstruction à la justice, si les potentiels conflits d’intérêts ou encore le partage d’informations classifiées ont compromis la présidence. S’il n’y a pas encore suffisamment de preuves pour effectivement le destituer de sa fonction, il y en a certainement assez pour au moins commencer une investigation. Elle doit être conduite par le comité judiciaire de la Chambre des représentants, un comité bipartisan et complètement indépendant du pouvoir exécutif.

 

Quels sont les précédents historiques ? 

Deux procédures de destitution ont été lancées [par la Chambre des représentants]. Il y a eu celle d’Andrew Johnson en 1868 et celle de Bill Clinton en 1998. Aucun des deux cependant n’a eu à quitter ses fonctions car moins de deux tiers des sénateurs se sont exprimés pour. Les gens ont tendance à voir l’impeachment comme un évènement apocalyptique, mais dans ces deux cas, la procédure de destitution a eu un effet très positif. Andrew Johnson en est ressorti affaibli et a donc modéré ses politiques qui bloquaient la reconstruction du pays. Bill Clinton en est ressorti plus fort. Quant à Richard Nixon, il a démissionné avant d’être condamné et destitué par le Congrès, en 1974.

Comment évaluez-vous les scandales auxquels fait face Trump par rapport à ceux de ses prédécesseurs qui ont connu une procédure de destitution ?

Les allégations contre Donald Trump sont bien plus graves que celles soulevées contre Richard Nixon, alors que le Watergate est considéré comme le pire scandale de l’histoire politique américaine. Mais cette fois, les accusations impliquent une puissance étrangère, et une puissance étrangère qui sape notre démocratie et menace notre sécurité nationale.

Qu’est-ce qui vous permet de penser que les républicains vont se décider à mener à terme cette procédure contre leur propre président ?

Il suffit que deux douzaines de républicains se joignent aux démocrates. Au Congrès, ce qui guide les politiques, c’est l’instinct de survie. Ce qu’ils ont en ligne de mire, ce sont les prochaines élections législatives en 2018. S’ils pensent que Donald Trump devient un handicap pour leur réélection, alors il se pourrait qu’il y en ait bien plus que deux douzaines qui fassent défection. Et si des preuves suffisamment fortes sont mises au jour, j’ose espérer que les républicains se joindront aux démocrates, comme ils l’ont fait dans le cas du Watergate. En ce qui concerne l’impeachment, il existe un précédent de coopération bipartisane.

Croissance : premier échec de Trump aux États-Unis

Croissance : premier échec de Trump  aux États-Unis

 

 

Alors que les États-Unis étaient sur une croissance de 2,9 % en rythme annualisé au dernier trimestre 2016, il tombe à 0,7% au premier trimestre 2017. Un résultat qui constitue un échec sévère pour la gestion du nouveau président américain qui n’a cessé de semer le doute sur sa politique économique avec notamment des orientations fumeuses et dangereuses. La pression des milieux économiques et sociaux l’ont d’ailleurs amené à reculer par exemple sur l’Obama Care et plus récemment à propos de l’accord mondial sur le climat. Ce  résultat économique constitue une véritable gifle pour le président américain dont on doute de plus en plus de ses compétences réelles  La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain sur le trimestre janvier-mars n’a pas dépassé 0,7% en rythme annualisé selon la première estimation publiée par le département du Commerce, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une progression de 1,2% du PIB. Ce chiffre, qui reflète à la fois une consommation ralentie et une contribution moindre des stocks des entreprises, est le plus faible enregistré depuis trois ans. Un autre indicateur publié ce vendredi, l’indice de confiance de l’université du Michigan, est ressorti sous le consensus, à 97,0 contre 98,0 attendu. « Les chiffres du PIB d’aujourd’hui posent des questions sur la solidité de l’économie, et depuis le début de la semaine on a observé l’impact des doutes sur la capacité de l’administration Trump à mettre en oeuvre sa politique budgétaire », a commenté Mohannad Aama, directeur général de Beam Capital Management. Les statistiques du PIB ont fait passer l’indice de surprise économique de Citi Research en territoire négatif pour la première fois depuis novembre, à -4,8 contre +4,1 jeudi.

Climat : Les Etats-Unis pourraient rester dans l’accord de Paris

Climat : Les Etats-Unis pourraient rester dans l’accord de Paris

Finalement sous la pression de l’opinion et surtout des grands groupes internationaux, le président américain pourrait être amené à revoir sa position concernant l’accord de Paris sur le climat. Il ne s’agirait plus de se retirer de cet accord mais d’en rediscuter certains aspects et notamment de retenir des objectifs de réduction d’émissions polluantes  en moins contraignant pour les États-Unis. L’administration du président Donald Trump semble en effet envisager de plus en plus sérieusement de maintenir les Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat, sous la pression des grandes entreprises et au prix d’un nouveau retournement politique. Le principal élément nouveau sur ce dossier réside dans les déclarations faites mardi par le secrétaire à l’Energie, Rick Perry.   »Je ne vais pas dire au président des Etats-Unis de quitter l’accord de Paris sur le climat (…). Je vais lui dire que nous devons le renégocier », a-t-il déclaré, se disant aussi favorable à la promotion de toutes les formes d’énergie. L’ancien gouverneur du Texas rejoint ainsi la position du secrétaire d’Etat Rex Tillerson, ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil, lui aussi partisan du maintien dans l’accord, ou de la fille du président, Ivanka et son mari Jared Kushner. Mercredi, treize grands groupes internationaux ont pressé Donald Trump de maintenir les Etats-Unis dans l’accord de Paris, conclu en décembre 2015 par 195 pays et visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement climatique. S’il choisissait cette option, Donald Trump se mettrait en contradiction avec son discours de campagne sur l’environnement, fortement climato-sceptique. « Je suis très hésitant à avancer une prédiction étant donné l’imprévisibilité du processus de décision de cette administration », a expliqué Elliot Diringer, directeur général du « Center for Climate and Energy Solutions », influente ONG de Washington. Toutefois, « il semble qu’il y ait une convergence grandissante à la Maison Blanche en faveur d’une stratégie de maintien dans l’accord de Paris, mais en révisant à la baisse les objectifs de réduction des émissions de carbone des Etats-Unis ».

États-Unis : Hausse du chômage

États-Unis : Hausse du chômage 

 

Une hausse dont on ne sait pas encore si elles sont liées aux désillusions rencontrées par  Trump pour la mise en place de sa politique  Les inscriptions au chômage se sont établies à 261.000 lors de la semaine au 18 mars, soit une progression de 15.000 par rapport à la semaine précédente pour laquelle la statistique été révisée en hausse, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 240.000 inscriptions au chômage. Le gouvernement a revu les chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage depuis 2012 et publié de nouvelles données pour 2017. Il en ressort que les inscriptions au chômage se situent désormais pour une 80e semaine consécutive sous le seuil des 300.000, ce qui est généralement interprété comme un signe de bonne santé du marché du travail. Une telle série est inédite depuis 1970, époque à laquelle le marché du travail était nettement moins développé. La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme un meilleur indicateur de la tendance de fond du marché du travail, s’est établie la semaine dernière à 246.500 contre 243.000 la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a reculé à 1,99 million lors de la semaine au 11 mars (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 2,025 millions la semaine précédente. Les créations mensuelles d’emploi ont été en moyenne de 209.000 au cours des trois derniers mois et le taux de chômage se situe à 4,7%, près du creux de neuf ans à 4,6% touché en novembre dernier. Le resserrement du marché du travail et la hausse de l’inflation ont amené la Réserve fédérale à relever ses taux la semaine dernière.

Croissance États-Unis : hausse du secteur manufacturier en février

Croissance États-Unis : hausse du secteur manufacturier en février

 

La relative bonne santé économique américaine semble se confirmer avec la hausse du secteur manufacturier La croissance de l’activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis a accéléré plus fortement qu’attendu en février, montrent mercredi les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d’achats. Son indice d’activité a progressé à 57,7 le mois dernier, à son plus haut niveau depuis août 2014, après 56,0 en janvier. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice inchangé, à 56,0. Le sous-indice des nouvelles commandes est en forte hausse également, passant de 60,4 en janvier à 65,1 en février et retrouvant son pic de décembre 2013. Celui de l’emploi en revanche est en baisse à 54,2, après 56,1 en janvier, qui était un sommet depuis août 2014. Les économistes attendaient en moyenne 55,9. La composante des prix acquittés a baissé quant à elle à 68,0 en février, après 69,0 en janvier, qui était son plus haut niveau depuis mai 2011, et contre un consensus de 68,0.

Immigration : décret Trump bloqué par un juge sur l’ensemble des Etats-Unis

Immigration : décret Trump bloqué par un juge sur l’ensemble des Etats-Unis

 

Cette fois la décision d’un juge s’applique sur l’ensemble des États-Unis. La bataille juridique est loin d’être terminée puisqu’il ne s’agit pour l’instant que d’une suspension. Mais cela prouve à l’évidence que Trump  risques de s’embourber dans les procédures judiciaires, cela montre les limites la signature de décrets très médiatisés. Sur ce dossier, le nouveau président des États-Unis se heurte bien sûr à l’opinion mais aussi à l’avis des plus grands patrons américains  Un juge fédéral de Seattle a bloqué temporairement vendredi 3 janvier le décret du président américain Trump interdisant l’entrée aux États-Unis pour les ressortissants de sept pays musulmans, le revers le plus important pour cette mesure très controversée. Cette injonction temporaire du juge fédéral James Robart est valide sur l’ensemble du territoire américain, le temps qu’une plainte déposée lundi par le procureur de l’État de Washington, Bob Ferguson, soit examinée entièrement. La Maison Blanche a promis de répliquer à cette décision, qu’elle avait dans un premier temps qualifié de « scandaleuse », avant de renvoyer un communiqué supprimant ce terme.

Crimée : les États-Unis maintiennent la sanction contre la Russie

Crimée : les États-Unis maintiennent la sanction contre la Russie

« Les Etats-Unis se tiennent aux côtés du peuple ukrainien qui souffre depuis presque trois ans sous l’occupation et l’intervention militaire russe », a lancé, Nikki Haley, nouvelle ambassadrice américaine aux Nations-unies, ancienne gouverneure de Caroline du Sud. « Tant que la Russie et les séparatistes qu’elle soutient ne respecteront pas la souveraineté et le territoire de l’Ukraine, cette crise va se poursuive », a-t-elle souligné. D’une certaine manière la l’administration américaine avait pourtant fait un geste d’apaisement de la part du Trésor américain, quand ce dernier a amendé certaines sanctions portant sur la vente en Russie d’équipements de technologies de l’information comme des téléphones cellulaires et des tablettes, selon un avis publié par l’OFAC, l’agence de l’administration qui impose des sanctions financières.  La nouvelle disposition vise en réalité à corriger des effets inattendus des précédentes sanctions, a expliqué jeudi une haute responsable du Trésor. Elle permet aux entreprises américaines d’obtenir des licences d’exportation vers la Russie pour des articles liés aux technologies de l’information comme des téléphones portables et des tablettes électroniques. Si Donald Trump a plusieurs fois évoqué un rapprochement possible avec la Russie, celui-ci risque toutefois d’être retardé par le dossier ukrainien. En effet, jeudi toujours, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a condamné les «actions agressives» de la Russie en Ukraine, lors de ses premières déclarations publiques au Conseil de sécurité. Elle a également affirmé que les sanctions resteront en place «jusqu’à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule (de Crimée) à l’Ukraine». L’ambassadrice, qui n’a présenté ses lettres de créances que la semaine dernière, a jugé «malheureux» que pour sa première prise de parole devant le Conseil de sécurité elle ait dû «condamner les actions agressives de la Russie». «Nous voulons de meilleures relations avec la Russie. Cependant la situation critique dans l’est de l’Ukraine appelle une condamnation forte et claire des agissements russes», a-t-elle lancé. «Tant que la Russie et les séparatistes qu’elle soutient ne respecteront pas la souveraineté et le territoire de l’Ukraine, cette crise va se poursuive».

 

États-Unis: croissance très ralentie

États-Unis: croissance très ralentie 

Net ralentissemenet de la croissance aux Etats-Unis au quatrième trimestre, du coup la croissance en 2016 des États-Unis sera voisine de celle de l’Europe. La croissance économique des États-Unis a en effet nettement décéléré au 4ème trimestre, décevant les attentes des analystes, et se révèle apathique sur l’ensemble de 2016, selon la première estimation du département du Commerce publiée vendredi. D’octobre à décembre, le Produit intérieur brut (PIB) américain a crû de 1,9% en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières. Les analystes s’attendaient à une expansion de 2,2% après celle de 3,5% au 3e trimestre. Sur l’année, le PIB de la première économie mondiale n’a progressé que de 1,6% en 2016 après une hausse de 2,6% en 2015. Ce faible rythme d’expansion, égal à celui de 2011, est le plus médiocre depuis 2009, année où l’économie américaine avait connu une récession (-2,8%). La décélération de la croissance au 4ème trimestre a reflété une chute des exportations (-4,3%), au plus bas depuis début 2015, associée à une accélération des importations (+8,3%), qui pèsent sur le PIB. Les dépenses de consommation, qui tirent traditionnellement l’expansion économique des Etats-Unis, ont marqué le pas, ne progressant plus que de 2,5% contre 3% au trimestre d’avant. C’est leur plus faible rythme de croissance depuis le 1er trimestre. Au quatrième trimestre, les acteurs économiques avaient noté un attentisme avec la fin d’une campagne électorale très disputée et pleine d’incertitudes suivie d’une période de transition avant l’investiture du nouveau président républicain Donald Trump. Les dépenses de l’État fédéral sont retombées dans le rouge, reculant de 1,2%. Pour 2017, la Fed prévoit une expansion modérée de 2,1% tandis que le FMI table sur 2,3%.

Pourquoi les Etats-Unis, les Russes et les Chinois veulent casser l’Europe ? (Attali)

Pourquoi les Etats-Unis, les Russes et les Chinois veulent casser l’Europe ? (Attali)

 

Jacques Attali explique dans une interview d’EurActiv parue dans à la Tribune pourquoi de grandes puissances notamment la Russie et les Etats Unis veulent casser l’Europe et pourquoi le risque de guerre n’est pas à écarter avec les nationalismes qui progressent.

EURACTIV – Il y a dix ans, vous publiiez Une brève histoire de l’avenir, dans lequel vous faisiez déjà des projections pour 2030, à 50 ans.

JACQUES ATTALI - En effet, en cinq phases : déclin relatif de l’empire américain, tentative d’organisation du monde autour de plusieurs puissances indépendantes et hostiles les unes aux autres (ce qui ne fonctionne pas), domination par le marché en l’absence de régulations mondiales, guerre et ordre après la guerre.

Où nous situons-nous ?

À la fin de la deuxième phase et au début de la troisième, c’est-à-dire au sein d’une tentative de régulation. Les États-Unis ont décidé de ne plus être une puissance dominante, de ne plus gérer le monde. Donc on a tout d’abord une tentative de trouver un remplaçant pour les États-Unis, qui ne marchera pas.

Vous ne croyez pas que la Chine pourrait remplir ce rôle ?

Non, la Chine ne le veut pas. Elle veut être puissante, mais pas gouverner le monde comme les États-Unis le souhaitaient. L’Histoire chinoise est une Histoire de puissance et d’influence chinoise, mais pas de domination mondiale. Pékin veut tout ce qui est nécessaire à la croissance chinoise, au bien-être des Chinois. Les Chinois rêvent d’avoir le niveau de vie [actuel] des Américains en 2050. Ils auront alors une immense influence dans la région, mais ne sera pas le pays le plus peuplé du monde, et nombre d’autres enjeux seront apparus.

Revenons un instant à la fin de l’empire américain. Vous parliez de la fin d’un empire il y a dix ans, deux ans avant l’élection de Barack Obama, qui semblait pouvoir retourner cette situation.

Pas vraiment, parce qu’Obama lui-même a toujours répété que l’Amérique n’était qu’une puissance relative, qu’elle ne devait pas intervenir, ce qu’il n’a d’ailleurs pas fait, et qu’il ne pouvait pas porter le fardeau du monde. Ça lui a même été reproché, notamment dans le contexte de la Syrie. Il n’est pas intervenu dans le Moyen-Orient, à l’égard de la Russie il a été ferme, mais sans plus. Il a beaucoup poussé les Européens à faire les choses entre eux. Et Donald Trump est dans la continuité d’Obama de ce point de vue, il va plus loin que lui sur le thème du retrait américain.

Analysons un peu Donald Trump. À la veille de son inauguration à Washington, il a exprimé des propos très durs vis-à-vis de l’Europe, et d’Angela Merkel, par exemple. En se renfermant sur eux-mêmes, les Américains tournent-ils donc le dos à l’idée d’hégémonie ?

Donald Trump a en tout cas une hégémonie médiatique, mais c’est normal, c’est l’élection. Je pense que son discours s’inscrit dans l’idéologie dominante du moment, c’est-à-dire « moi d’abord », « moi, maintenant, tout de suite, d’abord », sans s’occuper des autres ou penser qu’ils peuvent être utiles. Ce qu’il veut, c’est une Amérique forte, qui doit être « la plus forte », mais sans  s’occuper de gouverner le monde, l’Amérique latine, etc. Si une idéologie hostile à l’Occident s’installait en Afrique ou en Amérique latine, il ne voudra pas intervenir. Il y a deux scénarios du pire. Le premier serait que la Chine contrôle Taïwan. Il s’est exprimé en faveur de l’indépendance de Tawaïn, mais fera-t-il la guerre pour Taïwan ? Première question. La deuxième question est de savoir ce qui se passera en cas d’invasion des pays baltes par la Russie, qui s’assurerait ainsi un accès à [son enclave de] Kaliningrad.  L’armée américaine interviendra-t-elle dans ces deux cas ? Je ne le pense pas. Cela pourrait d’ailleurs donner envie à d’autres de le faire à sa place, mais Donald Trump n’interviendra pas, comme, je pense, Barack Obama ne serait pas intervenu.

Comment voyez-vous les relations entre les États-Unis et l’Europe ?

Nous sommes dans une période très particulière, où les Américains, les Chinois et les Russes ont tous un président fort pour les quatre années à venir. Des présidents qui considèrent que l’Europe n’est pas un allié, mais une proie, un gibier, et qu’il faut reprendre tout ce qui est en Europe. Tous les trois ont donc objectivement intérêt à la faiblesse de l’Europe. C’est la première fois que ça arrive. Avant, ce n’était ni le point de vue d’Obama ni celui des Russes. Tous les trois ont donc intérêt à ce que l’Europe se casse. Et dans le même temps, il y a des élections aux Pays-Bas, en France, en Allemagne, et probablement en Italie.  Ce qui veut dire qu’avant octobre, l’Europe ne sera pas capable de prendre la grande initiative qui est nécessaire aujourd’hui. Aujourd’hui, il faudrait prendre une grande initiative en faveur de l’intégration européenne en matière de défense.

Pourquoi pensez-vous qu’ils pensent comme cela ?

Les autres veulent casser l’Europe, pourquoi ? Parce qu’ils sentent bien qu’à long terme, si l’Europe s’unit, elle deviendra la première puissance du monde. Si l’Europe a un ministre de la Défense, elle sera la première puissance au monde. Non seulement ça, mais le modèle européen deviendrait une force d’attraction. Quand on dit que les États-Unis ont défini un modèle pour le monde, ce n’est pas juste, il s’agit d’un modèle européen. Le monde ne s’américanise pas, il s’européanise, c’est l’Europe qui est le grand modèle de l’Amérique. Ils ont donc intérêt, à tous points de vue, du point de vue de la puissance douce, de l’économie, de la défense, à affaiblir l’Europe. Ils sont donc très heureux du Brexit. Tant les Russes que les Américains vont souffler sur les braises d’un possible « ital-exit », d’un « frexit ». Ils voient bien qu’au 21ème siècle, la grande puissance, avec 550 000 à 8 millions d’habitants, le plus haut niveau de vie, la meilleure position géographique, la meilleure attraction des talents, le meilleur niveau culturel, les meilleurs systèmes de santé, c’est l’Europe.

Comment croyez-vous que l’Europe peut réagir à ça tout en ayant des calendriers assez chargés du point de vue électoral ?

Il faut voir si les institutions fonctionnent indépendamment des calendriers électoraux. Nous sommes à Davos, j’aurais rêvé d’entendre un discours de François Hollande et Angela Merkel qui seraient venus tous les deux et qui auraient dit : « face à Xi Jinping, face à Theresa May, face à Donald Trump, nous affirmons qu’il y a une continuité en Europe et que quelles que soient les élections, nous avons décidé de lancer une Europe de la défense et de la sécurité ensemble ». C’est ça que j’aurais aimé entendre ici à Davos.

De quel genre de leadership avons-nous besoin ?

Nous avons besoin de leaders qui se souviennent, qui incarnent les dangers d’une fragmentation de l’Europe. L’Europe peut retourner à la guerre, supposons que l’Italie sorte de l’euro, que la France aussi, que l’Allemagne parte dans une autre direction : dans trente ans il y aura une guerre franco-allemande. Il faut se souvenir de ce risque qui existe dans le cas d’une rupture de la construction européenne. Il faut des leaders qui ont le sens du tragique, ce que l’on n’a pas. Il ne faut pas des leaders de temps heureux, ni de la neutralité.

Croyez-vous que l’Europe peut avoir un leader comme Trump ?

Oui, il peut y avoir un Trump en France avec Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. En Allemagne, ça peut arriver si Angela Merkel n’est plus chancelière ou si elle cède dans la coalition face aux membres de la CSU. En Italie, il peut y avoir Beppe Grillo.

Si on se dirige vers ce scénario de petits Trump surgissant en Europe, craignez-vous que cela accélère le risque de guerre, la désintégration de l’Europe ?

Nous sommes dans une période qui ressemble beaucoup à 1910 où il y a eu une vague de progrès techniques, une grande globalisation et une vague de démocratie….. Et il y a eu une crise financière, du terrorisme, et on a choisi le protectionnisme et la guerre. Le 20ème siècle aurait pu être un siècle très heureux, tout était réuni pour qu’il soit heureux. Au lieu de cela, on a eu deux guerres mondiales, de la barbarie jusqu’en 1989. Ca fait seulement 25 ans qu’on est sortis des erreurs de 1910 et on peut faire les mêmes aujourd’hui. On a tout pour avoir un 21ème siècle très heureux : progrès techniques, augmentation des classes moyennes, demande de démocratie partout dans le monde, naissance d’États stables, tout est en place mais en même temps on peut partir vers le pire, c’est même à mon avis vraisemblable

Est-ce qu’on part vers le pire ?

Oui, la seule chose qui est différente de 1910 et qui est positif c’est qu’à cette époque les peuples voulaient la guerre en Europe : les Français, les Anglais, les Allemands, tout le monde voulait la guerre, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Dans votre livre, vous parlez de neuf grandes puissances. On a le G20 donc on est dans une autre dialectique, mais dans ces neuf puissances vous voyez l’UE comme une grande puissance possible.

Les grandes puissances de demain restent la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, les États-Unis, le Nigéria et l’Indonésie. Le G20 pour moi c’est une photo et rien d’autre, ça n’existe pas. Dès le premier G20 j’avais dit « il faut écrire le G vain ». Maintenant, l’Europe est la plus grande puissance du monde, elle est la seule à ne pas le savoir et la seule à ne pas le vouloir. Les Suisses ont fait ça : créer un État du bas vers le haut, mais en général un État est créé par un conquérant : la Russie c’est un conquérant, la Chine aussi, les États-Unis aussi. Les puissances sont toujours créées par un conquérant. Là, on essaie de créer un pays du bas vers le haut, ce que les Suisses ont fait en trois siècles. Ils se sont unis progressivement face à des ennemis. Nous pouvons nous unir, un peu comme les Suisses, face à nos ennemis. C’est pour ça que la menace extérieure est une bonne nouvelle parce que ça va nous forcer à nous unir. Ce qu’il faut faire crève les yeux : il faut faire une Europe de la défense, de la sécurité, qui gère la politique des frontières, qui gère le problème des migrants, qui gère la menace terroriste et qui se prépare à prendre le relais du retrait américain de l’OTAN.

Est-ce que la démocratie est en crise aujourd’hui dans l’Europe et dans le monde ?

Les pays les plus efficaces ne sont pas les démocraties à l’heure où nous parlons. Les trois gouvernements les plus efficaces sont le chinois, le russe et le Vatican.  Mais ce ne sont pas des démocraties. Deuxièmement, il y a un grand ennemi de la démocratie en ce moment : le marché devient mondial et la démocratie reste locale. On a donc toutes les conséquences d’un marché tout puissant qui rend la démocratie dérisoire et les citoyens s’en rendent bien compte. Il y a huit milliardaires qui ont une fortune supérieure à 40 % de la population de la planète et le peuple est amené par toute une série de contraintes ou de persuasion à voter en faveur de l’intérêt des milliardaires, ce qui vient de se passer aux États-Unis. Ce n’est pas nouveau, ce n’est pas exceptionnel. Tous les résultats des élections sont les votes en fonction de l’intérêt des plus riches. Ça discrédite la démocratie qui a perdu son pouvoir. La seule solution c’est aller vers le haut, qu’on me dise pas que ce n’est pas possible d’aller vers le haut, c’est possible. Et qu’on ne me dise pas qu’une gouvernance mondiale c’est impossible, on essaye de le faire, la COP21 en est un exemple. Il y a des domaines où il y a une gouvernance mondiale, où il y a une instance mondiale qui décide avec une extrême puissance partout dans le monde. Prenez la FIFA pour le football, elle gouverne le football dans le monde entier. Pourquoi quelque chose qu’on fait pour un sujet aussi important que le football, on ne pourrait pas le faire pour des sujets moins importants comme l’égalité fiscale ou l’harmonisation fiscale, la lutte contre le trafic ou la prostitution.

Vous envisagez ça par thématiques, ou envisagez-vous une gouvernance mondiale ?

Non, il faut que ça soit par thématiques. C’est un peu comme la construction de l’État au Moyen-âge : des corporations se sont mis ensemble pour gouverner leurs corporations et puis ensuite les corporations ensemble ont formé l’État. En Europe c’est comme ça que ça s’est fait. Dans le secteur bancaire, il y a Bâle qui règne, il y a énormément de secteurs où il y a des normes mondiales, il n’y a simplement pas de cohérence d’ensemble. Même sur la fiscalité, l’OCDE fait un travail formidable. L’OCDE et la Commission européenne font un très bon travail d’harmonisation. On peut donc y parvenir, ce n’est pas hors de portée.

Quel est votre souhait à l’aube d’une année très difficile ?

Pour que ça réussisse à l’échelle mondiale il faut d’abord que ça n’échoue pas à l’échelle européenne. Car si on n’est pas capables de le faire à l’échelle européenne, on ne le fera jamais à l’échelle mondiale. L’Europe doit être un modèle. Mon souhait pour 2017 c’est d’abord que l’Europe tienne le coup et que malgré l’absence de leader, on avance de façon crédible vers une Europe de la défense et de la sécurité qui à mon avis est la clé de la survie de l’Europe et de la paix.

On aurait dû commencer par ça, non ?

On ne pouvait pas car on avait le parapluie américain et les Allemands étaient trop près de la guerre et ne voulait pas avoir une armée, à juste titre. Aujourd’hui, personne ne remet en cause la démocratie allemande et les Américains sont plus là, donc il faut absolument l’avoir.

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