Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

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Etats-Unis: production pétrolière au plus haut

Etats-Unis:  production pétrolière au plus haut

La production de pétrole brut aux Etats-Unis a augmenté de 167.000 barils par jour (bpj) en octobre, à 9,64 millions de bpj, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publiées vendredi, son plus haut niveau de production mensuelle en plus de 46 ans. Les chiffres de production de septembre ont été révisés en baisse de 11.000 bpj à 9,47 millions de bpj, a précisé l’EIA dans son rapport mensuel sur le production. S’il n’est pas révisé le mois prochain, le chiffre d’octobre serait un record mensuel depuis le mois de mai 1971. La hausse de la production est motivée par le rebond des cours du pétrole, qui se poursuit en cette fin d’année avec le brut léger américain qui se traite au niveau de 60 dollars le baril, au plus haut depuis la mi-2015. La production américaine est en hausse de près de 16% depuis la mi-2016 mais elle reste en-deçà du niveau de 10 millions de bpj que beaucoup d’analystes prédisaient pour la fin d’année et qui n’est dépassé que par l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, et la Russie, premier producteur. Ce seuil pourrait toutefois être atteint dans les prochaines semaines, limitant les efforts des autres producteurs pour réduire l’offre mondiale.  »L’impact du pétrole de schiste américain commence à frayer en terrain inconnu », ont écrit ce mois-ci les analystes de RBC Capital Markets dans une note, en ajoutant que cela avait « redessiné la carte mondiale des flux de pétrole. »

Jérusalem : 130 pays contre les Etats-Unis

Jérusalem : 130 pays contre les Etats-Unis

 

Une résolution contre les États-Unis qui ont décidé de faire de Jérusalem la capitale Israël : Neuf pays ont voté contre, 35 autres se sont abstenus. Vingt et un autres pays n‘ont pas voté, 128, l’ont approuvé. Un désaveu vis-à-vis de Donald Trump qui pourtant avait menacé les pays en faveur de la résolution par des représailles financières. Mais c’est d’autant et peut-être davantage un vote contre l’imprévisible et provocateur Donald Trump que contre les États-Unis eux-mêmes. On sait qu’une grande majorité des membres de l’ONU souhaite que cette question de la capitale Israël soit négociée entre les deux parties et non imposées de manière unilatérale soit par Israël, soit encore moins par les États-Unis. Au-delà se pose la question de la coexistence est d’abord de la reconnaissance de deux pays. Pour l‘ambassadeur de France à l‘Onu, François Delattre, la résolution adoptée jeudi ne fait que confirmer les clauses du droit international relatives à Jérusalem. Ce vote ne doit ni diviser ni exclure, a-t-il estimé. A Ramallah en Cisjordanie, un porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas s‘est félicité de ce vote. “Ce vote est une victoire pour la Palestine”, a estimé Nabil Abou Rdainah. “Nous allons poursuivre nos efforts aux Nations unies et dans tous les forums internationaux pour mettre fin à cette occupation et pour créer notre Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale”, a-t-il ajouté. Israël a rejeté la résolution de l‘Assemblée générale et remercié Donald Trump pour sa position sur Jérusalem. “Israël rejette la décision des Nations unies et dans le même temps est satisfait du nombre élevé de pays qui n‘ont pas voté en faveur de celle-ci”, a déclaré le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu. “Israël remercie le président Trump pour sa position sans équivoque en faveur de Jérusalem et remercie les pays qui ont voté ensemble avec Israël, ensemble avec la vérité”, ajoute le cabinet du chef du gouvernement.

Discussion avec la Corée du nord : OK pour les Etats-Unis

Discussion avec la Corée du nord : OK pour les Etats-Unis

 

C’est évidemment un tournant diplomatique majeur de la part des États-Unis. En effet jusqu’à maintenant, Trump  avait choisi la même dialectique que le dictateur nord-coréen, à savoir : la guerre totale en tout cas sa menace. Cette stratégie a révélé toutes ses limites car il est clair que concrètement jamais la Chine n’aurait laissé une éventuelle intervention militaire américaine se dérouler aussi près de chez elle. Trump  vient sans doute de comprendre que l’arsenal nucléaire nord-coréen vise essentiellement à conforter la dictature de Kim Jong. L’objectif du dirigeant nord-coréen est d’obtenir un siège voir un strapontin dans le cercle fermé des pays disposant de la dissuasion nucléaire. De son côté,  la Chine est évidemment agacée par les turpitudes de Kim Jong mais ne veut pas non plus à ses frontières un régime qui serait proche des États-Unis. Sans doute la Chine a-t-elle fait pression pour que les États-Unis comprennent les enjeux et facilite la négociation avec Pyongyang. Les États-Unis sont donc prêts à s’asseoir à la table des négociations avec la Corée du Nord «sans condition préalable», a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. «Il n’est pas réaliste de dire «nous allons discuter avec vous seulement si vous venez à la table des négociations prêts à abandonner votre programme» nucléaire, a-t-il dit. «Nous avons dit, du côté diplomatique, que nous sommes prêts à discuter dès que la Corée du Nord voudra discuter», a-t-il expliqué lors d’une conférence devant un centre de réflexion à Washington. «Nous sommes prêts à tenir une première réunion sans condition préalable.» Le chef de la diplomatie américaine a déjà expliqué par le passé que des canaux de communication restaient ouverts avec les autorités de Pyongyang. Cette déclaration lui avait valu un rappel à l’ordre de Donald Trump, qui avait estimé dans un message sur Twitter que son ministre des Affaires étrangères «perdait son temps».

Donald Trump s’était  engagé dans une guerre des déclarations avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un allant même jusqu’à menacer, dans un discours devant l’Assemblée générale de l’Onu, de détruire totalement la Corée du Nord. Malgré ces menaces et ces mises en garde, Kim a poursuivi ses programmes balistique et nucléaire, procédant à de nouveaux tirs de missiles à longue portée. Le dirigeant nord-coréen affirme que son pays est désormais une puissance nucléaire et qu’il est en capacité de frapper le territoire américain avec des armes de destruction massive.

Etats –Unis ; la réforme fiscale de Trump adoptée

Etats –Unis ;  la réforme fiscale de Trump adoptée

Une bonne nouvelle enfin pour Trump avec cette adoption de la réforme des impôts qui devraient alléger la fiscalité sur les entreprises et les particuliers. Une réforme qui se traduira par une perte de ressources fiscales de 140 milliards par an  pendant 10 ans mais dont le président américain pense qu’elle sera compensée par la croissance. C’est le premier vrai succès de trame qui sur les autres sujets n’a pas fait grand-chose à part beaucoup de gesticulations sur des décrets non  applicables. Le Sénat des Etats-Unis a en effet adopté dans la nuit de vendredi à samedi son projet de réforme des impôts préparé par la majorité républicaine. Il a ainsi ouvert la voie à la mise en œuvre d’une des promesses de campagne du président. Avec ce vote au Sénat, Trump et les républicains, majoritaires dans les deux chambres du Congrès, peuvent désormais espérer voir la réforme aboutir d’ici la fin de l’année, et s’offrir ainsi un premier succès législatif majeur depuis l’investiture du 45e président des Etats-Unis, le 20 janvier dernier. Après leurs échecs répétés à abroger la réforme de l’assurance maladie mise en œuvre par Barack Obama, ils signeraient ainsi un succès important dans l’optique des élections de mi-mandat, dans un an. Avant qu’une version définitive puisse être présentée pour promulgation au président américain, le texte, voté par 51 voix contre 49, doit faire l’objet d’une harmonisation avec la réforme votée le 16 novembre dernier par la Chambre des représentants. Donald Trump, fragilisé par l’inculpation de son ex-conseiller national à la sécurité Michael Flynn dans le dossier sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine, projette de mettre en œuvre d’ici la fin de l’année cette réforme fiscale, la plus ambitieuse depuis celle portée par Ronald Reagan en 1986.

 

Veto des Etats-Unis et de l’UE pour le statut d’économie de marché à la Chine

Veto des Etats Unis pour le statut d’économie de marché à la Chine

Les États-Unis et l’union européenne contestent le statut d’économie de marché à la Chine ce qui juridiquement permettra de maintenir des barrières douanières vis-à-vis des importations chinoises. En cause, le fait que la Chine soutient artificiellement la compétitivité de certaines productions qui envahissent les marchés occidentaux. Les Etats-Unis ont donc officiellement informé l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) qu’ils s’opposaient à l’octroi à la Chine du statut d’économie de marché, ce qui devrait leur permettre de maintenir des barrières douanières élevées sur certains produits chinois. Cette déclaration a été transmise par les services du représentant américain au Commerce et a été rendue publique jeudi. Elle fait suite à un avis rendu en octobre par le département du Commerce selon lequel la Chine n’a pas répondu aux critères d’une économie de marché dans le cadre de l’étude d’un dossier antidumping sur les feuilles d’aluminium. Les Etats-Unis et l’Union européenne s’opposent à ce que la Chine bénéficie du statut d’économie de marché, 16 ans après son adhésion à l’OMC, en raison du rôle jugé prépondérant de l’Etat dans l’économie chinoise, notamment via une politique de subventions. « Nous sommes préoccupés par le fait que la libéralisation économique de la Chine semble avoir ralenti ou s’être inversée, avec un rôle de l’Etat qui va croissant », a déclaré jeudi David Malpass, sous-secrétaire au Trésor pour les affaires internationales.   »Les entreprises publiques ne sont pas soumises à de fortes contraintes budgétaires et la politique industrielle de la Chine est devenue de plus en plus problématique pour les entreprises étrangères. D’immenses crédits à l’exportation affluent de manière non-économique et faussent le marché », a-t-il ajouté.

Etats-Unis : La croissance se maintient bien

Etats-Unis : La croissance se maintient bien

Une croissance qui se maintient toujours bien aux États-Unis toujours soutenue par la consommation interne qui représente les deux tiers de l’activité. Cette croissance doit aussi aux investissements et aux stocks et se traduit par un bon niveau  des emplois. De quoi justifier une légère hausse des taux pour la fête. FED d’autant qu’on enregistre une certaine pression inflationniste. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 3,3% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, a annoncé mercredi le département du Commerce dans sa deuxième estimation. Il s‘agit du rythme le plus fort depuis le troisième trimestre 2014 et d‘une accélération par rapport au taux de 3,1% enregistré sur les trois mois précédents. C‘est la première fois depuis 2014 que l’économie américaine enregistre deux trimestres consécutifs de croissance au moins égale à 3%. Le dynamisme de l’économie américaine n‘est toutefois peut-être pas aussi fort car la constitution des stocks a contribué à hauteur de 0,8 point à la croissance au troisième trimestre, contre 0,73 point en première estimation. Hors effets de stocks, l’économie américaine a connu au troisième trimestre une croissance de 2,5% en rythme annualisé. La reprise économique après la récession de 2007-2009 est entrée dans sa huitième année et montre peu de signes d‘essoufflement. L’économie est portée par le resserrement du marché du travail, qui a démarré pendant le premier mandat de l‘ancien président Barack Obama et ne se dément pas depuis. Les entreprises américaines ont accumulé des stocks au rythme de 39 milliards de dollars (33 milliards d‘euros) au troisième trimestre, contre 35,8 milliards annoncés en première estimation. Cela suggère que la variation des stocks, que les entreprises pourraient chercher à écouler au quatrième trimestre, pourrait peser sur la croissance en fin d‘année. Les chiffres publiés mardi ont montré une baisse des stocks des grossistes et des détaillants en octobre, ce qui a conduit les économistes à abaisser leurs prévisions de croissance pour le quatrième trimestre. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers de l’économie américaine, a été revue en baisse à 2,3% au troisième trimestre, contre 2,4% annoncés précédemment. Elle s’était élevée à 3,3% au deuxième trimestre. Ce repli s‘explique probablement par l‘impact des ouragans Harvey et Irma qui ont dévasté le Texas et la Floride à la fin de l’été. Les dépenses des ménages ont également été affectées par la faible hausse des salaires, qui oblige les consommateurs à puiser dans leurs économies pour financer leurs achats. Le taux d’épargne a ainsi été révisé à la baisse à 3,3% au troisième trimestre, contre 3,4%. Les dépenses d’équipements des entreprises ont quant à elles progressé de 10,4%, leur rythme le plus élevé depuis trois ans, contre 8,6% en première estimation. Les investissements immobiliers non résidentiels ont reculé de 6,8% au troisième trimestre (-5,2% en première estimation), leur plus net recul depuis le quatrième trimestre 2015. Les investissements publics ont progressé de 0,4% sur cette période, alors qu‘ils avaient été annoncés en baisse de 0,1%.

 

Etats-Unis : La réforme fiscale reportée en 2108

Etats-Unis : La réforme fiscale reportée en 2108

Mauvaise nouvelle aux États-Unis avec le report probable de la réforme fiscale en 2018. En outre cette réforme devrait être de moindre ampleur que prévu.  En clair,  les allégements de fiscalité seront plus faibles, ce que pensent environ 100 économistes interrogés par Reuters  en novembre. La croissance pourrait être contenue dans les deux années à venir tout juste au-dessus de 2 %  “Nous pensons que si le plan de réforme fiscale adoptée adopté l‘an prochain, il sera sans doute moins ambitieux et plus porté sur des déductions momentanées que témoignant d‘une réelle réforme”, a dit Ajay Rajadhyaksha (Barclays).L‘enquête, faite auprès d‘une centaine d’économistes, montre par ailleurs que la plupart d‘entre eux ont revu à la hausse leur prévision à court terme pour l’économie américaine, pensant qu‘elle croîtra à un rythme un peu supérieur au taux tendanciel de 2% durant les deux prochaines années, sans que l‘inflation ne s‘intensifie pour autant De fait, la plupart des économistes ne voient pas la mesure de l‘inflation privilégiée par la Réserve fédérale, l‘indice des prix PCE sous-jacent, atteindre son objectif de 2% avant le deuxième trimestre 2019. Enfin, ils estiment que la Fed relèvera encore l‘objectif des Fed funds d‘un quart de point à 1,25%-1,50% en décembre et que deux autres hausses suivront en 2018, une de moins que ce qu‘a laissé entendre la banque centrale.

Etats- Unis : le ministre du Commerce américain la main dans le sac Russe

Etats- Unis : le ministre du Commerce américain la main dans le sac Russe

 

En choisissant des milliardaires dans son entourage Trump a pris évidemment le risque que leurs pratiques financières soient dévoilées. A l’occasion de enquête « Paradise Papers », on apprend  que le ministre américain du Commerce Wilbur Ross a gardé des participations dans une société de transport maritime ayant des liens d’affaires étroits avec un oligarque russe visé par des sanctions américaines et un gendre de Vladimir Poutine, .  Selon le New York Times, le ministre du Commerce de Donald Trump a réduit sa participation personnelle dans cette société, Navigator Holdings, lors de sa prise de fonctions en février, mais en contrôle toujours, via des entités offshore, 31%. Or l’un des principaux clients de Navigator Holdings est la société russe de gaz et produits pétrochimiques Sibur, qui a contribué à hauteur de 23 millions de dollars à son chiffre d’affaires en 2016, écrit Le Monde. Et parmi les propriétaires de Sibur figurent Guennadi Timtchenko, un oligarque proche du président russe sanctionné par le Trésor américain après l’invasion de la Crimée par Moscou, et Kirill Chamalov, marié à la plus jeune fille de Vladimir Poutine. . Lors de sa nomination au ministère du Commerce, pour mettre en musique le slogan « l’Amérique d’abord » de Donald Trump, Wilbur Ross avait conclu en janvier un accord avec le Bureau fédéral d’éthique du gouvernement énumérant les partenariats commerciaux qu’il entendait conserver, mais pas le détail des participations qu’il a effectivement gardées, affirme le New York Times.

Etats-Unis : hausse des emplois

Etats-Unis : hausse des emplois

Une hausse des emplois qui semble cohérente avec celle de la croissance. Selon l’enquête mensuelle de la société de services informatiques ADP publiée mercredi le  mois dernier  le secteur privé a créé 235.000 nouveaux postes contre seulement 110.000 en septembre (chiffre révisé en baisse) du fait  des ouragans. C’était le plus faible niveau de créations d’emplois dans le secteur privé depuis onze mois. Pour octobre, les analystes s’attendaient à un rebond un peu moindre à 215.000. Le gouvernement publie vendredi les chiffres officiels de l’emploi pour octobre qui devraient aussi, selon les analystes, présenter un rebond spectaculaire à cause des ouragans. Pas moins de 300.000 nouvelles embauches sont attendues alors qu’en septembre l’économie avait détruit 33.000 emplois. Bien qu’ il faille se méfier  de la mesure du nombre de chômeurs, toutes choses étant égales par ailleurs, le taux de chômage devrait s’établir à 4,3%, contre 4,2% le mois d’avant, les analystes anticipant un retour d’effectifs sur le marché du travail faisant un peu grimper le taux de sans-emplois. Selon l’enquête d’ADP sur le secteur privé seul, ce sont les grands groupes qui ont créé le plus d’emplois (90.000), suivis par les petites entreprises (79.000) et les entreprises de taille moyenne entre 50 et 500 salariés (66.000). Le secteur des services est toujours celui qui embauche le plus avec 150.000 nouveaux emplois contre 85.000 pour le secteur de la production de biens. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a connu une croissance de 3,0% en rythme annualisé entre juillet et septembre, contre 3,1% enregistrés au deuxième trimestre, selon les données publiées vendredi par le département du Commerce.

 

Croissance Etats-Unis : construction aussi en hausse

Croissance Etats-Unis : construction aussi en hausse

 

Alors que le secteur de la construction était un peu à la traîne, on enregistre aussi une reprise qui s’inscrit dans la tendance haussière de la croissance générale. En rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, les dépenses de construction ont augmenté de 0,3% alors que les analystes s’attendaient à une baisse de 0,2%. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a connu une croissance de 3,0% en rythme annualisé entre juillet et septembre, contre 3,1% enregistrés au deuxième trimestre, selon les données en première estimation publiées vendredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une progression du PIB américain de 2,5% sur la période. Le département du Commerce a souligné qu‘il lui était impossible d‘estimer l‘impact global du passage des ouragans Harvey et Irma, qui ont dévastés le sud des Etats-Unis en août et septembre, sur ces chiffres trimestriels du PIB. En réaction à cette première estimation du PIB, le dollar a accru ses gains face à un panier de devises de référence, touchant un pic de trois mois. Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à deux ans a touché un pic de neuf ans. Wall Street a débuté en hausse, soutenue par ailleurs par de bons résultats de plusieurs géants de la technologie. La reprise économique après la récession en 2007-2009 est entrée dans sa huitième année et montre peu de signes d‘essoufflement. L’économie est portée par l‘amélioration du marché du travail, qui a démarré pendant le premier mandat de l‘ancien président Barack Obama, et qui ne se dément pas depuis. Les entreprises américaines ont accumulé des stocks à un rythme de 35,8 milliards de dollars au troisième trimestre, en perspective d‘une forte demande. En conséquence, les investissements pour constitution de stocks ont contribué à hauteur de 0,73 point de pourcentage à la croissance du troisième trimestre, après seulement 0,10 point au deuxième. Les exportations ont augmenté à un rythme de 2,3%, tandis que les importations ont baissé de 0,8%. Cette évolution a fait baisser le déficit commercial, ce qui a permis au commerce extérieur de contribuer à hauteur de 0,41 point de pourcentage à la croissance du PIB. Il s‘agit du troisième trimestre consécutif d‘impact positif du commerce. Harvey et Irma, qui ont affecté les revenus et les ventes de détail en août, ont freiné les dépenses de consommation au troisième trimestre. La croissance de ces dépenses, qui représentent plus des deux tiers de l‘activité économique des Etats-Unis, a ralenti, à 2,4% contre 3,3% au deuxième trimestre. En dépit de la modération des dépenses, l‘inflation a rebondi, L‘indice PCE “Core”, hors alimentation et énergie, la mesure privilégiée de l‘inflation de la Fed, a augmenté de 1,3%, après avoir progressé nettement moins, de 0,9%, au deuxième trimestre.

 

Etats-Unis : hausse des droits de douane sur l’aluminium chinois

Etats-Unis : hausse des  droits de douane sur l’aluminium chinois

 

 

Après les droits de douanes nouveaux sur l’acier et  c’est maintenant  l’aluminium qui est lourdement taxé par les Etats Unis., les États-Unis ont décidé la mise en place de mesures antidumping préliminaires visant les importations de fil d’acier en provenance d’Italie, de Corée du Sud, d’Afrique du Sud, d’Espagne, de Turquie, d’Ukraine et du Royaume-Uni. Washington estime que des producteurs de ces pays « ont vendu du fil en acier allié ou en acier carbone aux Etats-Unis à un prix inférieur à sa juste valeur », est-il indiqué dans un communiqué. Les « marges de dumping » vont selon le département du Commerce de 2,80% à près de 150%. « L’administration Trump prend très au sérieux le déversement de biens aux Etats-Unis à des prix inférieurs à leur prix de revient », a souligné le secrétaire d’Etat au commerce Wilbur Ross, cité dans le communiqué.  Vendredi, Le département du Commerce américain a aussi imposé des droits antidumping provisoires compris entre 97 et 162% sur les importations de feuilles d‘aluminium chinoises, jugées contraires au droit de la concurrence. En août déjà, le département avait instauré des droits antidumping provisoires allant de 17 à 81% sur ces importations.

Croissance Etats –Unis : 3 %sur un an

Croissance Etats –unis : 3 %sur un an

 

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a connu une croissance de 3,0% en rythme annualisé entre juillet et septembre, contre 3,1% enregistrés au deuxième trimestre, selon les données en première estimation publiées vendredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une progression du PIB américain de 2,5% sur la période. Le département du Commerce a souligné qu‘il lui était impossible d‘estimer l‘impact global du passage des ouragans Harvey et Irma, qui ont dévastés le sud des Etats-Unis en août et septembre, sur ces chiffres trimestriels du PIB. En réaction à cette première estimation du PIB, le dollar a accru ses gains face à un panier de devises de référence, touchant un pic de trois mois. Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à deux ans a touché un pic de neuf ans. Wall Street a débuté en hausse, soutenue par ailleurs par de bons résultats de plusieurs géants de la technologie. La reprise économique après la récession en 2007-2009 est entrée dans sa huitième année et montre peu de signes d‘essoufflement. L’économie est portée par l‘amélioration du marché du travail, qui a démarré pendant le premier mandat de l‘ancien président Barack Obama, et qui ne se dément pas depuis. Les entreprises américaines ont accumulé des stocks à un rythme de 35,8 milliards de dollars au troisième trimestre, en perspective d‘une forte demande. En conséquence, les investissements pour constitution de stocks ont contribué à hauteur de 0,73 point de pourcentage à la croissance du troisième trimestre, après seulement 0,10 point au deuxième. Les exportations ont augmenté à un rythme de 2,3%, tandis que les importations ont baissé de 0,8%. Cette évolution a fait baisser le déficit commercial, ce qui a permis au commerce extérieur de contribuer à hauteur de 0,41 point de pourcentage à la croissance du PIB. Il s‘agit du troisième trimestre consécutif d‘impact positif du commerce. Harvey et Irma, qui ont affecté les revenus et les ventes de détail en août, ont freiné les dépenses de consommation au troisième trimestre. La croissance de ces dépenses, qui représentent plus des deux tiers de l‘activité économique des Etats-Unis, a ralenti, à 2,4% contre 3,3% au deuxième trimestre. En dépit de la modération des dépenses, l‘inflation a rebondi, L‘indice PCE “Core”, hors alimentation et énergie, la mesure privilégiée de l‘inflation de la Fed, a augmenté de 1,3%, après avoir progressé nettement moins, de 0,9%, au deuxième trimestre.

Acier : mesures antidumping des Etats-Unis

Acier : mesures antidumping des Etats-Unis

 

après la lourde taxation concernant certaines productions d’acier en provenance de Chine, les États-Unis ont décidé la mise en place de mesures antidumping préliminaires visant les importations de fil d’acier en provenance d’Italie, de Corée du Sud, d’Afrique du Sud, d’Espagne, de Turquie, d’Ukraine et du Royaume-Uni. Washington estime que des producteurs de ces pays « ont vendu du fil en acier allié ou en acier carbone aux Etats-Unis à un prix inférieur à sa juste valeur », est-il indiqué dans un communiqué. Les « marges de dumping » vont selon le département du Commerce de 2,80% à près de 150%. « L’administration Trump prend très au sérieux le déversement de biens aux Etats-Unis à des prix inférieurs à leur prix de revient », a souligné le secrétaire d’Etat au commerce Wilbur Ross, cité dans le communiqué. En attendant la conclusion en janvier 2018 d’une enquête encore en cours du département du Commerce, l’administration va demander aux douanes de collecter des garanties financières auprès des importateurs visés correspondant aux marges de dumping estimées.  L’administration Trump s’est engagée dans une offensive commerciale tous azimuts depuis son arrivée au pouvoir en janvier et a déjà décidé de prendre plusieurs mesures protectionnistes visant notamment les importations de produits sidérurgiques, mais aussi le bois de construction canadien ou le biodiesel argentin.

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

 

 

Les États-Unis appellent une nouvelle fois à faire le ménage dans les institutions internationales et en particulier à se montrer beaucoup plus rigoureuse dans les moyens dont elles disposent. L’objectif est évidemment politique ;  on sait en effet que Trump est très critique vis-à-vis de certaines organisations internationales qui mettent en cause la souveraineté des États-Unis ou trop conciliante vis-à-vis de certaines dérives. En quittant très récemment l’Unesco les États-Unis ont confirmé leurs doutes vis-à-vis de certains organismes. Au-delà de cet aspect politique, les critiques américaines ne sont toutefois pas infondées en matière de gestion de ses institutions. Faut-il rappeler par exemple que la directrice du FMI bénéficie d’un salaire d’environ 100 000 € n’en imposable et que les collaborateurs sont grassement payés. Pour les États-Unis,  le FMI gardien de l’orthodoxie financière dans le monde devrait d’abord donner l’exemple par sa propre gestion. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a appelé samedi le FMI à faire preuve d’une « discipline budgétaire exemplaire » et à faire des « choix difficiles » pour baisser les salaires de sa direction et de ses employés. « En tant qu’institution publique, comme tous les membres qu’il supervise et qu’il conseille, le FMI doit faire preuve d’une discipline budgétaire exemplaire et être efficace dans l’utilisation de ses ressources limitées », a-t-il affirmé lors de la réunion annuelle à Washington du FMI et de la Banque mondiale. « Atteindre cet objectif entraîne nécessairement des choix difficiles, notamment sur les salaires et les prestations dont bénéficient la direction et les salariés », a souligné tout particulièrement M. Mnuchin, lors de son intervention devant le comité monétaire et financier (CMFI), organe de direction du Fonds monétaire international (FMI). « Le Fonds est très conscient des coûts et, de fait, nous avons opéré avec un budget constant pendant six années consécutives », a répondu une porte-parole du FMI, interrogée par l’AFP sur les déclarations du secrétaire au Trésor. « Notre direction revoit les salaires et les prestations de manière régulière », a-t-elle ajouté. A la Banque mondiale, Mnuchin a rejeté l’augmentation de capital souhaitée par son président Jim Yong Kim, l’appelant également à faire preuve d’une plus grande discipline budgétaire. « Davantage de capital n’est pas la solution quand le capital existant n’est pas alloué de manière efficace », affirme M. Mnuchin dans son intervention au Comité de développement de la Banque mondiale. « Nous voyons de la marge pour davantage de discipline budgétaire », a-t-il estimé. En revanche, le ministre allemand pour le Développement économique, Gerd Müller, a jugé que cette augmentation de capital était « urgente ».

 

Taxation des Gafa : refus des potions françaises par les Etats-Unis

Taxation des Gafa : refus des potions françaises par les Etats-Unis

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, s’est opposé samedi à la proposition française de taxer les géants du numérique sur leur chiffre d’affaires, estimant que cette mesure n’était pas pertinente. « Je pense qu’une taxe sur le chiffre d’affaires n’est pas logique et que cela ne va pas dans la bonne direction », a affirmé Steven Mnuchin lors d’une conférence de presse au terme de la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington.  Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a défendu de son côté la proposition qu’il a présentée à la fin septembre et a grandement minimisé le différend avec Washington.  « En attendant d’avoir un dispositif idéal, nous pensons qu’il faut avoir un dispositif robuste et c’est notre proposition de taxation sur le chiffre d’affaires », a-t-il expliqué. « Ce n’est pas une proposition idéale, mais c’est une proposition et qui peut être mise en œuvre dans des délais rapides », a-t-il souligné. « Je reviens satisfait des avancées que nous avons obtenues à Washington sur ce sujet », a-t-il cependant assuré, soulignant la décision de Steven Mnuchin de créer un groupe de travail bilatéral avec la France sur ce sujet. « C’est la première fois que France et Etats-Unis s’entendent pour avancer sur les voies et moyens de la taxation des géants du numérique », a-t-il déclaré. Bruno Le Maire avait présenté sa proposition de taxation sur le chiffre d’affaires des géants du numérique à la fin septembre aux ministres de l’Economie et des Finances de l’UE à Tallinn (Estonie). Dans la foulée, la Commission européenne a annoncé son intention de proposer en 2018 de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique, comme Google ou Apple, malgré la résistance de certains Etats

Etats-Unis : 300% de droits de douane sur des avions de Bombardier

Etats-Unis : 300% de droits de douane sur des  avions de Bombardier

 

Les États-Unis ont décidé d’augmenter les droits de douane sur les avions CSeries de Bombardier, des droits désormais portés à près de 300%, Boeing accusant non seulement le constructeur canadien de bénéficier de subventions indues mais aussi d‘avoir bradé les appareils à des prix “ridiculement bas”. Cette décision illustre la politique commerciale défensive de l‘administration et pourrait de fait entraîner la vente du CSeries aux Etats-Unis. En plus des droits de douane de 219,63% annoncés au début de la semaine dernière pour subventions, le département du Commerce a rajouté ce vendredi un droit “antidumping” de 79,82%. Il s‘agit d‘une décision préliminaire qui sera appliquée seulement si la Commission américaine du commerce international (ITC) donne raison à Boeing dans son jugement définitif attendu en 2018.

Etats-Unis: hausse des salaires

Etats-Unis: hausse des salaires

 

Une hausse des salaires de près de 3 % un an qui  témoigne de la reprise économique et qui se traduit notamment par une diminution du taux du chômage à 4,2 %   Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,5% en septembre après une hausse de 0,2% en août. Sur un an, sa hausse ressort à 2,9%, au plus haut depuis décembre 2016, après 2,7% en août. Les économistes estiment qu‘une hausse de 3% en rythme annuel du salaire horaire moyen est nécessaire pour que l‘inflation retrouve le niveau cible de la Fed de 2%. Recul du taux de chômage et accélération de la hausse des salaires ont conforté le scénario d‘une hausse de taux directeurs par la Réserve fédérale au mois de décembre et ont contribué à une hausse du dollar et des taux de marché, le rendement des Treasuries à 10 ans atteignant un pic de trois mois. La banque centrale américaine a dit le mois dernier qu‘elle s‘attendait à que “les conditions du marché du travail s‘améliorent encore quelque peu.” La Fed, qui a déjà relevé ses taux à deux reprises depuis le début de l‘année, les a laissés inchangés en septembre mais a laissé entendre qu‘un nouveau relèvement pourrait intervenir avant la fin de l‘année. S‘exprimant sur la chaîne CNBC après la publication des chiffres de l‘emploi, le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, s‘est dit ouvert à une hausse des taux au mois de décembre dans un environnement marqué, selon lui, par un resserrement des conditions sur le marché du travail. Il a dit s‘attendre à ce que l‘objectif des fonds fédéraux de la Réserve fédérale augmente jusqu’à atteindre environ 2,5% à la fin du cycle de relèvement des taux.

Climat: Les Etats-Unis dans ou hors de l’Accord de Paris ?

Climat: Les Etats-Unis  dans ou hors de l’Accord de Paris ?

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la position des États-Unis est loin d’être claire. La première hypothèse, c’est que les États-Unis se retirent purement et simplement de l’accord de Paris en contestant tout de cet accord. La seconde consisterait à y rester mais à condition de obtenir des les aménagements pour les États-Unis. La troisième hypothèse serait de mettre en place un plan spécifique pour et par  les États-Unis contribuant à l’accord de Paris- “Le président a déclaré qu‘il était ouvert à la recherche de conditions permettant que nous restions engagés aux côtés des autres sur ce que nous considérons tous comme un problème à résoudre”, a déclaré le secrétaire d‘Etat Rex Tillerson. Donald Trump a annoncé en juin son intention de faire sortir les Etats-Unis de l‘Accord de Paris sur le climat. Mais, avait-il alors ajouté, les Etats-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l‘accord, ou bien pour “entrer dans une nouvelle transaction sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leur salariés, leur population, leurs contribuables». Selon Rex Tillerson, c‘est Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, qui est chargé de la question de l‘Accord de Paris. “Je pense que l‘idée, c‘est que Cohn envisage d‘autres moyens, par lesquels nous pouvons coopérer avec les partenaires de l‘Accord de Paris sur le climat. Nous voulons être productifs. Nous voulons être utiles”, a dit Tillerson. Le même son de cloche est venu, dimanche, de la chaîne ABC où le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a dit lui aussi que Donald Trump était ouvert à “toute discussion qui nous aidera à améliorer l‘environnement”.

Croissance Etats-Unis : hausse

Croissance Etats-Unis : hausse

Une bonne nouvelle pour l’économie mondiale avec cette prévision dune croissance  à 3,0% en rythme annualisé, au plus haut en plus de deux ans, contre 2,6% en première estimation, selon une deuxième estimation publiée mercredi par le département du Commerce. Cette révision, supérieure aux attentes des économistes interrogés par Reuters qui étaient en moyenne d’une croissance de 2,7%, s’explique principalement par la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. La croissance sur la période avril-juin ressort ainsi au plus haut depuis le premier trimestre 2015 et fait suite à une hausse du produit intérieur brut de 1,2% au premier trimestre. Pour autant en moyenne, la croissance sera seulement d’un peu plus de 2.1%.une croissance finalement assez voisine de celle de l’union économique européenne qui sera proche de 2%.  C’est mieux mais pas exceptionnel.  « La situation générale de la croissance économique reste inchangée avec  un accroissement des dépenses de consommation et des investissements hors immobilier résidentiel plus importants que le trimestre précédent », a commenté le ministère, soulignant que ces « hausses ont été en partie effacées par une légère baisse des dépenses publiques ». Visant les 3% de croissance via son programme de relance économique, je président américain Donald Trump s’est félicité de cette annonce, estimant que l’administration était sur « la voie ». Pour l’heure, les prévisions de croissance du PIB restent en moyenne sur la même tendance qu’en 2016, à savoir 2,1%. Mais l’ouragan Harvey, qui frappe le sud des États-Unis, devrait avoir un impact fort sur la croissance au troisième trimestre, certains économistes estimant l’impact à 0,2% du PIB. . Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 237.000 emplois en août, ce qui est nettement supérieur au consensus.

 

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux  

Il est de plus en plus vraisemblable que la FED  ne relèvera pas ses taux en 2017 en raison d’une part de la très faible inflation mais aussi des interrogations sur la vigueur de la croissance. Une inflation faible et un marché du travail vigoureux aux Etats-Unis permettent à la Réserve fédérale d’être « patiente » sur la date de la prochaine hausse de taux, a déclaré vendredi l’un des gouverneurs de la banque centrale, Jerome Powell. « L’inflation est légèrement inférieure à l’objectif et c’est une sorte de mystère », a dit le gouverneur, qui était à la conférence annuelle de Jackson Hole, dans le Wyoming, à CNBC. « Il est trop tôt pour prendre des décisions concernant des réunions spécifiques ou de relever ou non les taux mais je crois que nous sommes en mesure – si nous continuons à constater une forte croissance et un marché du travail vigoureux – nous sommes en mesure d’être un peu patient », a-t-il ajouté. La faible inflation constatée aux États-Unis fait donc douter de la croissance et même de la pertinence du processus en cours concernant la remontée des taux par la Fed. Le Fmi avait d’ailleurs anticipé le tassement de la croissance. Il a abaissé récemment  ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, pointant les incertitudes persistantes autour de son plan de relance économique. Le Fonds monétaire international estime ainsi que le produit intérieur brut (PIB) américain avancera de seulement 2,1% cette année et en 2018 alors qu’il prévoyait respectivement 2,3% et 2,5% en avril, selon son nouveau rapport annuel sur les Etats-Unis. « Cela reflète pour une large part l’incertitude sur les mesures macro-économiques qui seront mises en place dans les prochains mois », explique le Fonds. En 2019, l’expansion devrait se tasser à 1,9%, très loin des 3% que le président américain assure pouvoir atteindre. Le FMI juge aussi que le modèle économique américain ne fonctionne plus « aussi bien » qu’il devrait, générant une croissance qui suscite trop d’inégalités. Depuis la crise financière de 2008, les Etats-Unis connaissent certes une expansion économique continue – la troisième plus longue depuis 1850 – mais qui s’est révélée « trop faible et trop inégale », estime le FMI. Comme de nombreux autres pays développés, l’économie américaine fait face à « des changements séculaires » allant des ruptures technologiques, qui demandent une forte adaptation des travailleurs, au vieillissement de la population. Ces changements ont un impact sur le niveau de vie des Américains. « Les revenus des ménages stagnent pour une grande partie de la population », note le Fonds, ajoutant que même si le taux de chômage ne devrait pas dépasser 4,3% en 2017 et 2018, « les offres d’emplois se détériorent pour nombre de travailleurs, trop découragés pour continuer à chercher du travail ». Le pays accuse aussi un des taux de pauvreté les plus élevés parmi les pays riches (13,5%).

 

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