Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

Fin des plastiques à usage unique aux États-Unis

Fin des plastiques à usage unique aux États-Unis

Face à la « crise de la pollution plastique », le gouvernement américain a annoncé ce vendredi 19 juillet un plan pour mettre progressivement fin à l’utilisation de plastiques à usage unique dans le cadre des activités fédérales d’ici 2035.

Le gouvernement fédéral américain, qui inclut des centaines d’agences liées à différents ministères comme le FBI, les services météo et les forces armées, est le premier acheteur de biens et de services au monde.

Ce plan, dont le périmètre exact doit être précisé ultérieurement au registre fédéral américain, pourrait donc avoir un impact significatif sur l’industrie du plastique pour limiter la pollution liée à sa production, son utilisation et à son devenir une fois qu’il est jeté.

« La production de plastique et de déchets a doublé au cours des deux dernières décennies, polluant nos océans, empoisonnant l’air respiré par les populations vivant à proximité des usines de fabrication et menaçant la santé publique », affirme le gouvernement américain dans un communiqué.

Selon ce plan, qui s’inscrit dans un cadre plus large de lutte contre ce fléau, le gouvernement fédéral « arrêtera progressivement de s’approvisionner en plastiques à usage unique pour ses activités de restauration, d’événementiel et pour les emballages d’ici 2027″, avant un élargissement à l’ensemble des opérations fédérales en 2035.

 

États-Unis : Obama pour que Biden se retire

États-Unis : Obama pour que  Biden se retire 

Les uns après les autres, les responsables démocrates s’interrogent sérieusement sur les possibilités de victoire de Bident. Le mouvement devrait s’amplifier d’une part après les gaffes de l’intéressé et compte tenu de l’agression de Trump ; un événement qui vient évidemment renforcer les chances de l’ancien président. Cette fois c’est Obama qui se lâche , une opinion qui devrait être suivie par d’autres.

L’ancien président Barack Obama a déclaré à ses alliés ces derniers jours que le chemin de la victoire de Joe Biden s’était considérablement réduit et qu’il pensait que le président américain devait sérieusement envisager la viabilité de sa candidature, a rapporté jeudi 18 juillet le Washington Post, citant plusieurs personnes informées de la réflexion de M. Obama. Le journal précise que l’ancien président n’a pas réagi à cette information.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a également averti en privé M. Biden que les démocrates pourraient perdre la possibilité de prendre le contrôle de la Chambre des représentants s’il ne s’éloignait pas de la course. C’est ce qu’affirment plusieurs personnes au fait de ces conversations privées, qui ont parlé sous le couvert de l’anonymat.

Depuis son débat calamiteux fin juin face à Donald Trump, au cours duquel il a souvent peiné à articuler sa pensée, Joe Biden est sous pression d’une partie des démocrates qui doutent de sa capacité à affronter et battre le candidat républicain le 5 novembre.

Violence politique aux États-Unis : une longue histoire

Violence politique aux États-Unis : une longue histoire

Dans une tribune au « Monde », Anne-Lorraine Bujon, directrice de la rédaction de la revue « Esprit », développe une analogie entre la période actuelle et les troubles qui ont suivi la guerre de Sécession.

 
L’attentat manqué contre Donald Trump, lors d’un meeting de campagne à Butler, en Pennsylvanie, réactive la mémoire d’une longue histoire de violence politique aux Etats-Unis. Quatre présidents y ont été assassinés, en commençant par Abraham Lincoln à la fin de la guerre de Sécession [en 1865], mais seize autres ont été victimes de tentatives d’assassinat. Sans compter que cette violence a touché des candidats à la présidence, des juges à la Cour suprême, des élus au Congrès, des maires, des leaders politiques ou syndicaux. Ainsi, lorsque Joe Biden a déclaré, immédiatement après l’attentat, que « la violence politique n’a pas sa place aux Etats-Unis », on aimerait être d’accord avec lui, mais ce n’est pas ce que nous enseignent les faits.

L’atmosphère de cette campagne électorale hors norme, dans laquelle se présentent deux candidats âgés, impopulaires auprès d’une grande partie de leur électorat, et porteurs de visions antinomiques de la direction à donner au pays, était propice à l’irruption de violences.

Depuis l’assaut donné au Capitole, le 6 janvier 2021, la police, l’armée, le FBI se tiennent d’ailleurs en état d’alerte, craignant qu’une condamnation judiciaire de l’ancien président ou de nouveaux résultats d’élection contestés ne mettent une fois encore le feu aux poudres. C’est l’une des raisons qui a motivé la vague d’arrestations et de condamnations parfois lourdes des émeutiers du Capitole, les forces de l’ordre préférant voir, un temps au moins, les meneurs loin de leurs troupes et des réseaux sociaux qui amplifient leur rhétorique incendiaire.

 

Economie- Etats-Unis : Net tassement de la croissance

Economie- Etats-Unis : Net tassement de la croissance

Selon la troisième estimation du département du Commerce, publiée ce jeudi, la croissance du PIB des États-Unis au premier trimestre 2024 a été révisée légèrement en hausse à 1,4% en rythme annualisé, contre +1,3% estimé précédemment. Une révision finale conforme aux prévisions des analystes. Elle confirme le net ralentissement de l’activité par rapport à la croissance de 3,4% enregistrée au 4e trimestre 2023.

A noter, les États-Unis publient leur croissance en rythme annualisé, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, puis projette l’évolution sur l’année entière à ce rythme. La somme des biens et services produits et échangés aux États-Unis atteint 28.269 milliards de dollars en rythme annualisé au premier trimestre.

De janvier à mars, les dépenses de consommation, moteur de la croissance, ont marqué le pas en ne progressant plus que de 1,5%, contre +3,4% fin 2023 et +2% lors de l’estimation précédente.

Cette décélération de l’activité économique pourrait convaincre la Réserve fédérale américaine de baisser ses taux directeurs prochainement. Pour rappel, lors de sa réunion du 13 juin, la banque centrale américaine (Fed) a laissé son principal taux directeur dans la fourchette de 5,25% à 5,50% dans laquelle il se trouve depuis juillet dernier, son plus haut niveau depuis plus de 20 ans.

Mais pour l’instant, l’institution monétaire est mitigée sur la dynamique des prix : elle voit l’indice d’inflation PCE finir l’année à +2,6% (en hausse par rapport aux +2,4% de ses dernières prévisions, publiées en mars), puis à +2,3% en 2025 (contre +2,2% auparavant prévus).

 

Etats-Unis : Net tassement de la croissance

Etats-Unis : Net tassement de la croissance

Selon la troisième estimation du département du Commerce, publiée ce jeudi, la croissance du PIB des États-Unis au premier trimestre 2024 a été révisée légèrement en hausse à 1,4% en rythme annualisé, contre +1,3% estimé précédemment. Une révision finale conforme aux prévisions des analystes. Elle confirme le net ralentissement de l’activité par rapport à la croissance de 3,4% enregistrée au 4e trimestre 2023.

A noter, les États-Unis publient leur croissance en rythme annualisé, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, puis projette l’évolution sur l’année entière à ce rythme. La somme des biens et services produits et échangés aux États-Unis atteint 28.269 milliards de dollars en rythme annualisé au premier trimestre.

De janvier à mars, les dépenses de consommation, moteur de la croissance, ont marqué le pas en ne progressant plus que de 1,5%, contre +3,4% fin 2023 et +2% lors de l’estimation précédente.

Cette décélération de l’activité économique pourrait convaincre la Réserve fédérale américaine de baisser ses taux directeurs prochainement. Pour rappel, lors de sa réunion du 13 juin, la banque centrale américaine (Fed) a laissé son principal taux directeur dans la fourchette de 5,25% à 5,50% dans laquelle il se trouve depuis juillet dernier, son plus haut niveau depuis plus de 20 ans.

Mais pour l’instant, l’institution monétaire est mitigée sur la dynamique des prix : elle voit l’indice d’inflation PCE finir l’année à +2,6% (en hausse par rapport aux +2,4% de ses dernières prévisions, publiées en mars), puis à +2,3% en 2025 (contre +2,2% auparavant prévus).

 

Smartphone – interdiction à l’école aux États-Unis

Smartphone : interdiction à l’école aux États-Unis

Los Angeles et l’État de Californie envisagent l’interdiction des Smartphones à l’école pour limiter leur impact sur la santé mentale des élèves. Des smartphones déjà interdits dans les meilleures écoles des enfants des cadres des grandes sociétés type GAFAM. 

Le  gouverneur de Californie, État le plus peuplé des États-Unis, veut bannir l’usage de ces appareils à l’école, pour limiter leur impact sur la santé mentale des élèves.

«Les écoles qui ont déjà mis en place une journée sans téléphone font état de résultats incroyables: les enfants sont plus heureux, ils se parlent, leurs résultats scolaires sont meilleurs», a expliqué Nick Melvoin, membre du conseil d’administration du district, qui a proposé l’interdiction. «Je pense donc qu’il s’agit d’une idée dont le temps est venu», a-t-il ajouté.

Sa résolution mentionnait des recherches selon lesquelles l’utilisation excessive du téléphone portable est associée à une augmentation du stress, de l’anxiété, de la dépression, des problèmes de sommeil, des sentiments d’agression et des pensées suicidaires chez les adolescents. Les études ont également démontré une amélioration des résultats scolaires pour ceux qui n’utilisent pas de smartphone.

Des projets similaires sont en cours en Oklahoma, au Kansas, au Vermont, en Ohio, en Louisiane et en Pennsylvanie.

Economie-Taux d’intérêt aux États-Unis : une seule baisse en 2024 et plus tard

Taux d’intérêt aux États-Unis : une seule baisse en 2024 et plus tard 

Contrairement à la BCE qui a diminué ses taux de 25 points, la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux inchangés, dans la fourchette de 5,25 à 5,50%, mercredi à l’issue de sa réunion, et indiqué que ses responsables pensent en moyenne les abaisser à une seule reprise cette année;  Ce qui sera sans doute aussi maintenant le cas pour la BCE qui ne voudra pas trop affaiblir l’euro

 

Le comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale a révisé à la hausse sa prévision d’inflation pour 2024 et 2025, à 2,6% et 2,3% et fait état de «modestes progrès supplémentaires» vers l’objectif de 2% d’inflation. Les prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) restent en revanche identiques à celles publiées en mars: 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025.

Mi-mars, lors de la dernière actualisation, les responsables de la Fed anticipaient trois baisses. Mais depuis, un rebond de l’inflation les a incités à la prudence, pour éviter une nouvelle flambée des prix. Le mois d’avril avait toutefois connu une timide amélioration. Et en mai, l’inflation a ralenti à 3,3% sur un an contre 3,4% en avril, et même une absence de hausse des prix sur un mois, selon l’indice CPI de l’inflation, sur lequel sont indexées les retraites, et qui a été publié mercredi matin, juste avant que la reprise des débats à la Fed.

La Fed a en revanche confirmé ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB): 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025. Quand au taux de chômage, la prévision reste identique pour cette année, à 4,0%, mais est un peu révisée pour 2025, à 4,2% contre 4,1%.

 

Taux d’intérêt aux États-Unis : une seule baisse en 2024 et plus tard

Taux d’intérêt aux États-Unis : une seule baisse en 2024 et plus tard 

Contrairement à la BCE qui a diminué ses taux de 25 points, la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux inchangés, dans la fourchette de 5,25 à 5,50%, mercredi à l’issue de sa réunion, et indiqué que ses responsables pensent en moyenne les abaisser à une seule reprise cette année;  Ce qui sera sans doute aussi maintenant le cas pour la BCE qui ne voudra pas trop affaiblir l’euro

 

Le comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale a révisé à la hausse sa prévision d’inflation pour 2024 et 2025, à 2,6% et 2,3% et fait état de «modestes progrès supplémentaires» vers l’objectif de 2% d’inflation. Les prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) restent en revanche identiques à celles publiées en mars: 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025.

Mi-mars, lors de la dernière actualisation, les responsables de la Fed anticipaient trois baisses. Mais depuis, un rebond de l’inflation les a incités à la prudence, pour éviter une nouvelle flambée des prix. Le mois d’avril avait toutefois connu une timide amélioration. Et en mai, l’inflation a ralenti à 3,3% sur un an contre 3,4% en avril, et même une absence de hausse des prix sur un mois, selon l’indice CPI de l’inflation, sur lequel sont indexées les retraites, et qui a été publié mercredi matin, juste avant que la reprise des débats à la Fed.

La Fed a en revanche confirmé ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB): 2,1% en 2024 et 2,0% en 2025. Quand au taux de chômage, la prévision reste identique pour cette année, à 4,0%, mais est un peu révisée pour 2025, à 4,2% contre 4,1%.

 

IA- Des faux sites d’information aux États-Unis

IA-  Des faux sites d’information aux États-Unis

Des  faux sites d’info locale qui seraient plus nombreux que les vrais selon un rapport.

Le nombre de faux sites d’informations locales aux États-Unis dépasse désormais celui des authentiques médias locaux, affirme le groupe de recherche NewsGuard dans un rapport mardi, s’alarmant d’une potentielle explosion de la désinformation à cinq mois de la présidentielle américaine. Des centaines de sites se faisant passer pour de véritables médias locaux, souvent à l’aide d’articles partisans générés par intelligence artificielle, ont émergé ces derniers mois, selon le rapport, qui en identifie 1265 en tout.

Les journaux continuent de disparaître au rythme de plus de deux par semaine aux États-Unis, selon l’étude, tandis que le pays a perdu près des deux-tiers de ses journalistes de presse écrite depuis 2005. «Avec la disparition des journaux traditionnels, les faux sites se précipitent pour combler le vide», écrit Newsguard dans son rapport. «Par conséquent, des millions d’Américains se retrouvent sans informations locales authentiques», ajoute l’organisation. Ces faux sites de propagande partisane se reposaient auparavant sur une légion d’auteurs, mais l’avènement de l’intelligence artificielle générative signifie qu’il est désormais bien moins onéreux et bien plus rapide d’élaborer du faux contenu, difficile à distinguer du vrai.

IA- Des faux sites plus nombreux que les vrais aux États-Unis

IA- Des faux sites plus nombreux que les vrais aux États-Unis

 

Gaza: Conseil de sécurité de l’ONU pour le plan de trêve proposé par les Etats-Unis

Gaza:  Conseil de sécurité de l’ONU pour le plan de trêve proposé par les Etats-Unis

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi 10 juin un projet de résolution américaine soutenant le plan de cessez-le-feu à Gaza. Le texte, qui « salue » la proposition de trêve annoncée le 31 mai par le président américain Joe Biden, a recueilli 14 voix en sa faveur. La Russie s’est quant à elle abstenue.

Affirmant qu’Israël a  »accepté » ce plan, le texte de ce projet de résolution presse le Hamas « à également l’accepter et appelle les deux parties à appliquer pleinement ses termes sans délai et sans conditions ». Dans un communiqué, le groupe islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza a  »salué » le vote du Conseil de sécurité, tout en réaffirmant  »sa volonté de coopérer avec les frères médiateurs pour entamer des négociations indirectes concernant la mise en oeuvre de ces principes. »

Le Hamas exige en effet pour sa part un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza et un retrait complet des forces israéliennes du territoire. Ainsi, Washington mène une intense campagne diplomatique pour pousser le Hamas à accepter cette proposition en trois phases.

 

Economie et Chine: divergence croissante entre les Etats-Unis et l’Europe

Economie et Chine:   divergence croissante entre les Etats-Unis et l’Europe

Si Washington s’engage de plus en plus dans un découplage économique vis-à-vis du rival chinois, l’Union européenne hésite encore sur la bonne stratégie, observe l’économiste dans sa chronique au Monde.

 

par Jean Pisani-Ferry,professeur d’économie à Sciences Po (Paris), à l’Institut Bruegel (Bruxelles) et au Peterson Institute for International Economics (Washington)

 

Le 14 mai, le président américain, Joe Biden, a annoncé un quadruplement des droits de douane sur les véhicules électriques importés de Chine, qui vont ainsi passer de 25 % à 100 %, en même temps qu’une augmentation substantielle des tarifs sur les batteries, les panneaux solaires et une série d’autres produits chinois.Attendue, bien que contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, cette décision s’analyse au premier chef comme une gesticulation symbolique, destinée [en vue de la présidentielle de novembre] à couper l’herbe sous le pied de Donald Trump en le privant d’un argument de campagne dans les circonscriptions ouvrières des Etats-clésLes Etats-Unis n’importent en effet quasiment pas de véhicules électriques chinois. Plus largement, l’ensemble des produits touchés par la mesure annoncée par Joe Biden ne comptent que pour 18 milliards de dollars (16,60 milliards d’euros), soit moins de 5 % des importations en provenance de Chine.

Il n’en reste pas moins que la décision signale une inflexion de la politique américaine. Si Joe Biden n’avait pas remis en cause les droits de douane institués par Donald Trump, il avait jusqu’ici pris soin de ne pas les relever.

Depuis l’Inflation Reduction Act (IRA) de 2022, la politique industrielle verte reposait sur des subventions, certes assorties de clauses de contenu local, mais accessibles aux entreprises du monde entier. Cette politique donne d’ailleurs des résultats : entre le début de 2022 (avant l’IRA) et le début de 2023 (après), l’investissement dans les technologies vertes a augmenté de 36 %. Le renforcement de la protection commerciale pour toute une série de produits verts indique certainement la volonté de construire aux Etats-Unis une nouvelle industrie décarbonée largement découplée de la Chine.

Chine: divergence croissante entre les Etats-Unis et l’Europe

Chine:  divergence croissante entre les Etats-Unis et l’Europe

par Jean Pisani-Ferry,professeur d’économie à Sciences Po (Paris), à l’Institut Bruegel (Bruxelles) et au Peterson Institute for International Economics (Washington)

Si Washington s’engage de plus en plus dans un découplage économique vis-à-vis du rival chinois, l’Union européenne hésite encore sur la bonne stratégie, observe l’économiste dans sa chronique au Monde.

 

Le 14 mai, le président américain, Joe Biden, a annoncé un quadruplement des droits de douane sur les véhicules électriques importés de Chine, qui vont ainsi passer de 25 % à 100 %, en même temps qu’une augmentation substantielle des tarifs sur les batteries, les panneaux solaires et une série d’autres produits chinois.

Attendue, bien que contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, cette décision s’analyse au premier chef comme une gesticulation symbolique, destinée [en vue de la présidentielle de novembre] à couper l’herbe sous le pied de Donald Trump en le privant d’un argument de campagne dans les circonscriptions ouvrières des Etats-clés. Les Etats-Unis n’importent en effet quasiment pas de véhicules électriques chinois. Plus largement, l’ensemble des produits touchés par la mesure annoncée par Joe Biden ne comptent que pour 18 milliards de dollars (16,60 milliards d’euros), soit moins de 5 % des importations en provenance de Chine.

Il n’en reste pas moins que la décision signale une inflexion de la politique américaine. Si Joe Biden n’avait pas remis en cause les droits de douane institués par Donald Trump, il avait jusqu’ici pris soin de ne pas les relever.

Depuis l’Inflation Reduction Act (IRA) de 2022, la politique industrielle verte reposait sur des subventions, certes assorties de clauses de contenu local, mais accessibles aux entreprises du monde entier. Cette politique donne d’ailleurs des résultats : entre le début de 2022 (avant l’IRA) et le début de 2023 (après), l’investissement dans les technologies vertes a augmenté de 36 %. Le renforcement de la protection commerciale pour toute une série de produits verts indique certainement la volonté de construire aux Etats-Unis une nouvelle industrie décarbonée largement découplée de la Chine.

Recherche- investissement : l’Europe prend du retard sur les États-Unis

Recherche- investissement : l’Europe prend du retard sur les États-Unis

 

Au début des années 2000, le PIB par habitant en zone euro était de 33.500 euros contre 43.700 euros aux Etats-Unis. Vingt ans plus tard, le revenu par habitant sur le Vieux continent atteint à peine 39.600 euros contre 54.800 euros de l’autre côté de l’Atlantique. En cause,  des retards en recherche en investissement et par conséquent en productivité.

La crise financière de 2008, la crise des dettes souveraines de 2012, la pandémie et le choc énergétique ont laissé de profondes traces sur le tissu productif en zone euro. Aux Etats-Unis, ces différentes crises ont également laissé des stigmates sur l’économie. Mais les politiques budgétaires et monétaires menées outre-Atlantique ont permis aux différents moteurs de l’économie de repartir plus vite.

Les moindres gains de productivité en zone euro pourraient contribuer amplement à creuser l’écart avec les Etats-Unis, selon une note très détaillée de l’OFCE dévoilée ce 16 mai. De l’autre côté de l’Atlantique, la croissance de la productivité a augmenté de 1,5% par an contre 0,8% seulement en zone euro entre 2000 et 2019.

La guerre en Ukraine a ravivé l’alliance transatlantique. Mais la relation entre les États-Unis et leurs alliés européens est de plus en plus déséquilibrée. L’économie américaine est aujourd’hui considérablement plus riche et plus dynamique que celle de l’Union européenne (UE) ou de la Grande-Bretagne, et l’écart ne cesse de se creuser. Le retard européen va bien au-delà de la simple comparaison des niveaux de vie. La dépendance de l’Europe à l’égard des États-Unis en matière de technologie, d’énergie, de capitaux et de protection militaire ne cesse de saper les aspirations de l’UE à atteindre “l’autonomie stratégique”.

En 2008, les économies de l’UE et des États-Unis se valaient à peu près. Mais depuis la crise financière mondiale, leurs trajectoires économiques ont radicalement divergé. Comme le soulignent Jeremy Shapiro et Jana Puglierin, du Conseil européen des relations internationales, “en 2008, l’économie de l’UE était légèrement plus importante que celle des États-Unis : 16 200 milliards de dollars contre 14 700 milliards. En 2022, l’économie américaine a atteint 25 000 milliards de dollars, tandis que l’UE et le Royaume-Uni n’ont atteint ensemble que 19 800 milliards de dollars. L’économie américaine est aujourd’hui supérieure d’un tiers à celle de l’Europe, voire de plus de 50 % si l’on retire des calculs le Royaume-Uni”.

“L’économie américaine est supérieure d’un tiers à celle de l’Europe, voire de 50 % si l’on retire des calculs le Royaume-Uni”

Ces chiffres globaux sont choquants. Ils renvoient l’image d’une Europe qui a pris du retard dans de nombreux secteurs. Le paysage technologique européen est dominé par des entreprises américaines telles qu’Amazon, Microsoft [...]

 

 

Economie-États-Unis : tassement de la croissance

Economie-États-Unis : tassement de la croissance
Mauvaises nouvelles aux États-Unis, la croissance  de janvier à mars, a crû, à un rythme annuel, à 1,6 %, alors que les économistes tablaient sur 2,5 %. La détérioration de la balance commerciale et une moindre vigueur de la consommation ont freiné l’expansion.

 
Dans le même temps, l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice des dépenses personnelles de consommation, excluant l’énergie et les produits alimentaires, s’élève à 3,7 %, et non pas de 3,4 % comme on l’anticipait. On est donc très loin du retour à 2 %, objectif de la banque centrale américaine, qui avait été brièvement atteint fin 2023.

Par ailleurs, les dépenses de services, notamment dans la santé, ont accéléré au rythme de 4 % entre janvier et mars, ce qui soutient l’activité. En revanche, la consommation de biens, en particulier dans l’automobile, cède 0,4 %. Dans ce contexte, la baisse de l’épargne, entamée au second trimestre 2023, continue. Le taux d’épargne des Américains tombe ainsi à 3,6 %, contre 4 % à la fin de l’année dernière.

La croissance plonge d’un rythme élevé de 3,4 % fin 2023, à un médiocre 1,6 % début 2024.

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