Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

États-Unis : Procès Google pour position hégémonique

États-Unis : Procès Google pour position hégémonique

 Google est officiellement accusé de position dominante par la justice américaine. Son procès fédéral va s’ouvrir et durer des mois. En effet , en fonction d’un premier procès, on  pourrait s’engager les voies d’une action judiciaire pour un éclatement des activités de Google ( le même reproche est fait à d’autres GAFA)

C’est le caractère déloyal de Google en matière de concurrence qui est en cause, qui pèse sur les prix et le choix des consommateurs via la publicité qui constitue les ressources essentielles de Google. Une concurrence déloyale qui freine aussi l’innovation.

La firme de Mountain View (Californie) est accusée de maintenir sa domination sur plus de 80% de la recherche d’informations sur internet mobile, en obligeant de fait les acheteurs de smartphones à utiliser son logiciel Android et le moteur de recherche Google. Même pour les utilisateurs d’iPhone, produit vendu par Apple qui n’utilise pas Android, Google maintient sa domination en rémunérant Apple pour que le moteur soit incorporé à Safari.

. Outre les fabricants de smartphones, les opérateurs sont également rémunérés par Google pour garantir que le géant reste le fournisseur par défaut de fonctionnalités essentielles comme les messages électroniques email.

Google dont les principales recettes sont tirées de la publicité sur internet, est accusé d’user de sa position dominante pour influer de manière déloyale sur les prix de la publicité et réduire les choix offerts aux consommateurs.

États-Unis– Moral des consommateurs américains : en hausse

États-Unis– Moral des consommateurs américains : en hausse

Le moral des consommateurs aux Etats-Unis s’améliorerait  encore selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan publiée vendredi. Cependant les mêmes consommateurs sont davantage inquiets de l’environnement économique actuel. Bref difficile de tirer enseignement de ces deux tendances contradictoires.

L’indice général s’est établi à 81,2 points, contre 80,4 en septembre, les consommateurs étant confiants dans l’amélioration des perspectives économiques pour l’année à venir. C’est toutefois un peu inférieur aux 82% attendus par les analystes.

Dans le détail, l’indice mesurant la confiance dans l’avenir prend plus de 3 points par rapport à septembre, pour s’établir à 78,8 points. En revanche, celui mesurant l’environnement économique actuel recule de près de 3 points, et s’établit à 84,9 points.

« La croissance de l’emploi qui ralentit, la résurgence des cas de Covid-19, et l’absence d’un nouveau plan de relance du gouvernement fédéral, poussent les consommateurs à être plus inquiets de l’environnement économique actuel », a commenté Richard Curtin, l’économiste en chef chargé de cette enquête bi-mensuelle, cité dans le communiqué.

Mais il souligne que « ces inquiétudes sont largement compensées par l’amélioration continue des perspectives économiques pour l’année à venir ».

 

 

Croissance États-Unis : forte chute en octobre

Croissance États-Unis : forte chute en octobre

L’activité manufacturière dans la région de New York  ( “Empire State”) chute à 10,50 après 17,0 en septembre. Selon l’indice Empire State de New York

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 15,0 pour cet indicateur.

La composante des nouvelles commandes ressort à 12,13 après 7,1 le mois dernier et celle de l’emploi à 7,2 après 2,6 en septembre.

Le sous-indice mesurant le jugement des entreprises sur leurs perspectives d’activité à un horizon de six mois a chuté pour atteindre 32,8 en octobre après 40,3 en septembre.

États -Unis : des fausses «urnes électorales» du parti républicain

États -Unis : des fausses «urnes électorales» du parti républicain

 

Pour fausser les élections en tout cas créer un climat de confusion,  le parti républicain a installé en Californie des fausses urnes en faisant croire qu’elles sont officielles. Une initiative supplémentaire du parti de TRUMP pour créer le trouble. Le président américain actuel avait fortement critiqué le vote par correspondance qui de son point de vue pouvait complètement modifier le résultat des élections. En installant aux urnes,  le parti républicain prend à revers le parti démocrate.

En fait,  la possibilité d’installer des urnes pour recueillir les bulletins de vote est prévue dans certains Etats et le différend porte surtout sur le caractère officiel ou non des urnes. Or le parti républicain fait croire que les urnes du parti républicain sont bien officielles. «Les partis politiques et les équipes de campagne peuvent s’investir pour augmenter la participation, mais ils ne peuvent pas enfreindre la loi de l’État», a réagi le secrétaire d’État de Californie, le démocrate Alex Padilla. «Les boîtes à lettres en question, non officielles et non autorisées, enfreignent la loi et mettent en danger la sécurité des bulletins de vote», souligne-t-il dans un communiqué, estimant que «les électeurs doivent pouvoir déposer leur bulletin de vote en toute transparence et confiance».

Le procureur de Californie, Xavier Becerra, a averti que les militants à l’origine de ces «urnes» s’exposaient à des poursuites criminelles s’ils refusaient de les retirer. «Nous espérons que le message a été clairement entendu par quiconque sollicite ou interfère avec le vote des citoyens», a-t-il insisté, disant avoir reçu «des informations troublantes» sur les réticences des républicains à stopper leur initiative.

États-Unis : plan de relance économique réactualisé…en baisse

États-Unis : plan de relance économique réactualisé…en baisse

 

La deuxième phase du plan de relance économique très soutenu par les démocrates a longtemps été contesté par les Républicains et par le président américain. Ce dernier, comme sur de nombreux sujets, a changé plusieurs fois de position. En réalité, il ne s’agit pas vraiment d’un deuxième plan de relance mais d’affecter les fonds non utilisés du premier plan. Les démocrates réclamaient, eux, un véritable plan de 1800 millions de  $ auquel se sont opposés les Républicains. Pour ne pas donner l’impression d’immobilisme économique, le président américain vient donc décider d’un mini plan de 180 milliards. Une aide principalement destinée aux PME en attendant un éventuel plan plus large très hypothétique. Ce mini plan de Trump  risque d’être rejeté par les démocrates qui voient là  une opération de communication alors  que dans les sondages le président actuel accuse un retard d’une dizaine  de points  sur son concurrent Biden. Au-delà de la dimension politique, l’enjeu est économique et surtout social avec actuellement environ 11 millions de chômeurs et la perspective surtout de nombreux plans de licenciement non seulement dans les PME mais aussi dans les très grandes entreprises. Seul un plan à la hauteur permettrait de relancer l’économie et d’éviter une catastrophe sociale.

 

Les États-Unis augmentent les droits de douane sur l’aluminium

 Les États-Unis augmentent les droits de douane sur l’aluminium

Les États-Unis ont décidé d’imposer des droits antidumping préliminaires sur les importations d’aluminium en provenance de 18 pays dont l’Allemagne, Barhein, le Brésil, l’Espagne, l’Inde et l’Italie. La France ne fait pas partie de la liste, mais elle a toutefois déjà subit une offensive américaine en 2018, lorsque l’administration Trump décide de taxer l’aluminium et l’acier et  de taxer des produits agricoles français.

Le pays le plus affecté par ces nouveaux droits de douane serait l’Allemagne suivi de Bahreïn, les investigations ayant montré que ces deux pays avaient le plus subventionné leurs prix pour exporter vers les Etats-Unis.

Les autres pays concernés sont la Croatie, l’Egypte, la Grèce, l’Indonésie, Oman, la Roumanie, la Serbie, la Slovénie, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, Taïwan et la Turquie.

Wilbur Ross a par ailleurs souligné que la Chine ne figurait pas sur cette liste dans la mesure où « de très nombreux droits de douane sur leurs produits en aluminium » ont déjà été imposés.

 

Inquiétude pour l’avenir économique des États-Unis

Inquiétude pour l’avenir économique des États-Unis

 

 

Dans une interview des échos, Joachim Fels, conseiller économique Monde de Pimco (gros fonds de gestion obligataire)   est assez pessimiste, y compris pour les prochaines années.

Donald Trump est à son tour touché par la Covid-19, quel est l’impact pour l’élection présidentielle américaine ?

Dans les sondages, cela n’a quasiment rien changé. Il faut dire que le taux d’indécis est très faible, plus que lors des dernières élections. Les Américains ont fait leur choix et s’y tiennent. Pour la campagne, cela focalise le débat sur la pandémie et l’échec de l’administration Trump à l’avoir endiguée. C’est ce qui explique la très légère inclination envers Joe Biden ces derniers jours.

Et s’il était trop malade pour être candidat à l’élection présidentielle ?

Il serait alors remplacé par le vice-président, Mike Pence. Ce dernier est un peu mieux placé dans les sondages que Donald Trump, car certains républicains désapprouvent le président actuel et considèrent que son second est un choix plus acceptable. Mais, dans les deux cas, c’est Joe Biden qui est favori.

Avec le vote par correspondance, le risque électoral est élevé, quels sont les différents scénarios ?

Si les deux candidats arrivent au coude-à-coude, des procédures légales seront mises en œuvre pour identifier le gagnant de l’élection. Il faut alors s’attendre à des manifestations et à une certaine volatilité sur les marchés jusqu’au 20 janvier 2021, jour de l’investiture. Si les procédures échouent à déterminer le prochain président, ce qui est peu probable, alors ce sera au Congrès d’élire le président. Attention, pour la Chambre des représentants, il y aura un vote par Etat. Or la majorité des Etats sont républicains. Quant au vice-président, il est élu par le Sénat. On pourrait alors se retrouver avec Donald Trump, président, et Kamala Harris, vice-présidente, bien que cela soit peu probable.

Quelle est la probabilité d’une nouvelle relance fiscale avant la fin de l’année ?

Elle est très faible. Les républicains sont actuellement concentrés sur la nomination à la Cour suprême. Il est toutefois possible, avec une probabilité inférieure à 50%, qu’une relance soit décidée avant le 20 janvier.

Quelles sont les grandes orientations que prendra l’économie en cas de victoire de Joe Biden ?

Cela dépend du résultat des législatives [qui ont lieu le même jour que l’élection présidentielle, le 3 novembre]. En cas de majorité démocrate au Congrès, Joe Biden aura tout le levier pour lancer des grands programmes d’infrastructure écologique, baisser les impôts sur les revenus des classes moyennes et pauvres, les augmenter sur les plus aisés et accroître la régulation. En revanche, si le Congrès ressort bicolore, toutes les mesures de relance seront bloquées, et il faut s’attendre à un nouveau plongeon (double dip) de l’économie américaine. Les marchés d’actions seront pénalisés.

Et en cas de victoire de Donald Trump ?

Les marchés devraient apprécier dans un premier temps. Le président américain reste partisan des baisses d’impôts et de la dérégulation. Mais, dans un second temps, le ton risque de monter avec la Chine, qu’il accuse d’être à la source de la pandémie. Et cette agressivité ne plaira pas aux marchés.

Quelles sont vos prévisions économiques pour les prochains mois ?

La reprise devrait se poursuivre à un rythme plus lent que cet été. Un double dip – sans doute moins sévère que le premier car on sait désormais quelles populations protéger, et comment protéger les salariés – n’est pas à exclure, compte tenu de la deuxième vague de pandémie et les mesures de confinement qui sont mises en place à des niveaux locaux et régionaux. Même si ces mesures sont moins drastiques qu’au printemps dernier, les gens seront réticents à consommer ou à voyager. Bien entendu, les pays seront affectés de façon différente, selon la gravité de l’état sanitaire et des mesures mises en place, comme lors de la première vague. L’Asie, et en particulier la Chine, semble bien plus efficace dans sa capacité à endiguer le virus.

Pensez-vous que le dollar continue de s’affaiblir, sa suprématie est-elle remise en question ?

Si la reprise se poursuit, le billet vert devrait continuer de reculer. Mais en cas de double dip, il se ressaisira immédiatement, comme dans les premiers temps de la pandémie. Cela prouve que, malgré tout, son rôle de safe heaven, ou investissement sûr, reste entier et qu’il n’a finalement rien perdu de son leadership. Aucune devise n’est très attrayante aujourd’hui, mais le dollar est sans doute la moins mauvaise.

Les dettes publiques s’envolent une fois de plus, quelles peuvent être les conséquences ?

Les Etats continuent de s’endetter, mais à un taux extrêmement faible, plus faible que lorsque les dettes étaient bien moins lourdes. Le service de la dette ne pose donc aucun problème, les banques centrales continuent d’acheter des obligations d’Etat et la demande mondiale reste forte pour les actifs sans risque ; il n’y a donc rien à craindre à court terme. Enfin, le secteur privé – foyers et entreprises – a tendance à épargner plus qu’à investir, ce qui permet aussi de financer les Etats. Les dettes publiques peuvent poser un problème lorsque les taux remonteront, mais ce n’est pas près d’arriver. En revanche, l’endettement du secteur privé est bien plus problématique et pourrait mener à des défauts d’entreprises.

Craignez-vous que certains secteurs comme l’aérien ne se remettent jamais tout à fait de la crise ?

Non, une fois qu’il y aura un vaccin, et qu’il sera disponible à grande échelle, alors le trafic reprendra peu à peu, probablement d’ici deux ans.

La crise a encore creusé les inégalités, déjà accentuées depuis 2008, quelles en sont les conséquences ?

Le problème est surtout la montée du populisme, qui peut avoir des effets disruptifs sur la croissance, qu’il s’agisse d’amener des gouvernements d’extrême droite, très protectionnistes, au pouvoir et d’extrême gauche, avec les impôts sur les plus aisés.

Quelles sont aujourd’hui les grandes orientations de Pimco sur les actions ?

Il faut accepter la triste réalité d’être dans un monde de faible retour sur investissement et se préparer à davantage de volatilité, compte tenu des disruptions à venir en économie et en politique. Nous considérons que les actions sont très fortement valorisées. Pour les actions, nous craignons que la hausse de la part des profits dans le PIB depuis plus de trente ans se termine, voire se retourne. Les perspectives de profits des entreprises ne sont pas très encourageantes ; nous observons dans de nombreux pays une hausse des taxes sur le capital, et les gouvernements vont renforcer le travail au détriment du capital.

Et pour les obligations ?

Les rendements obligataires sont très faibles mais pourraient l’être plus encore, il est donc sensé d’avoir une exposition aux obligations d’Etat. Il faut penser aux opportunités globales, tant sur les marchés émergents que sur le marché obligataire. Aujourd’hui, acheter des indices n’est pas une bonne idée, surtout au niveau des obligations d’entreprises, où il faut s’attendre à des défauts.

Quelles empreintes structurelles laissera la crise ?

D’une part, la montée des inégalités conduira aux disruptions politiques et économiques, avec l’avènement de partis extrémistes. Le protectionnisme croissant va conduire à la déglobalisation. La digitalisation conduira à une économie moins intensive en capital, avec une baisse des dépenses d’investissement. Cela entraînera une surabondance d’épargne qui maintiendra les taux d’intérêt à de très faibles niveaux.

 

Iran: contrainte de négocier avec les États-Unis

Iran: contrainte de négocier avec les États-Unis

 

Hamid Enayat, analyste iranien basé à Paris estime dans la tribune que l’Iran n’a pas d’autre solution que de négocier avec les États-Unis compte tenue de la situation catastrophique de son économie.

 

 

Ces deux dernières années, le ciel du régime iranien s’est assombri. La chute spectaculaire du rial (la monnaie iranienne, ndlr) a considérablement accru la pauvreté. L’inflation et les prix élevés s’envolent au quotidien. Il est certain que plus des deux tiers de la population iranienne vivent en deçà du seuil de pauvreté. Le chômage s’est intensifié avec la pandémie du coronavirus. L’économie a fait faillite. Et plus important encore, ces deux dernières années, le soulèvement de novembre a ébranlé les fondements du pouvoir. Les journaux officiels ont à plusieurs reprises mis en garde contre l’imminence d’un nouveau soulèvement. La raison en est que le régime a procédé à des exécutions hâtives en dépit de la pression internationale et au prix d’un isolement supplémentaire. Il est donc très clair que cette situation ne peut continuer.

Elle n’est plus supportable car l’armée des chômeurs et des affamés s’est tournée vers les Moudjahidine du peuple (OMPI), l’ennemi juré et de longue date du régime iranien, et ils ont démontré un leadership efficace dans les protestations et soulèvements.

Selon les responsables en Iran, les politiques actuelles de la Maison Blanche, du Sénat et de la Chambre des Représentants sont fortement influencées par l’OMPI.

« Il suffit d’examiner le sommet virtuel que ce groupe a tenu, juste un jour avant la mise en œuvre du snapback américain, écrit le très officiel Mardom Salari en Iran. Une réunion transatlantique à laquelle ont participé 9 sénateurs et 20 membres de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, ainsi que Rudy Giuliani et une dizaine d’autres figures anti-iraniennes. Sénateurs, représentants et personnalités du parti républicain de Trump et du parti démocrate de Biden ! Même le sénateur Menendez, l’un des démocrates de plus haut rang qui fait tout pour empêcher la réélection de Trump, s’est rangé du côté de sénateurs néoconservateurs comme Ted Cruz et Marco Rubio. En plus de soutenir la pression maximale et de sanctionner l’Iran, il soutient Maryam Radjavi, la dirigeante de l’OMPI. »

La situation est-elle la même qu’en 2013, où la stratégie et la priorité d’Obama était le retrait des troupes américaines d’Irak ? Il avait alors pour ligne de conduite de geler les autres conflits, y compris avec l’Iran, un processus qui avait conduit au JCPOA, l’accord nucléaire.

Sans l’ombre d’un doute, si Biden veut retourner au JCPOA, il visera la capacité de missiles ainsi que les politiques belligérantes du régime iranien dans la région. Et dans ce cas, certainement, il aura l’Europe à ses côtés. Il en résultera le retour contraint du régime iranien à l’intérieur de ses frontières, ce qui signifiera sa mort annoncée. La théocratie repose sur deux piliers, le premier étant l’exportation du terrorisme et l’intervention dans la région, et le second étant la répression à l’intérieur. Si l’un de ces piliers vient à être supprimé, cela entraînera son effondrement. L’administration Trump dit la même chose et vise la destruction des manettes de l’ingérence de Téhéran dans la région.

Option 1 – Quels changements pour Téhéran ?

Tout d’abord, la victoire des démocrates aux élections américaines de 2020 et une négociation avec Joe Biden. Il est clair que, depuis le retrait des États-Unis du JCPOA, Téhéran attend le résultat des élections américaines de 2020, il espère que les démocrates l’emporteront et qu’ensuite, les États-Unis retourneront au JCPOA. Certes, Téhéran y met beaucoup d’espoir et y voit non pas une bulle d’oxygène, mais une autoroute vers le désenclavement économique et politique.

Pour Téhéran, la victoire des démocrates peut avoir deux conséquences. Tout d’abord, les sanctions seraient levées, et ensuite les entreprises qui étaient prêtes à investir en Iran viendraient sur le terrain. Cependant, une victoire des démocrates et un retour américain au JCPOA pourraient également rendre la situation un peu plus difficile.

En effet, l’influence de l’Iran en Syrie, au Liban et en Irak a diminué. L’arrivée des démocrates ne rendra pas au régime iranien la domination qu’il avait sur la région. Les démocrates en sont conscients. Ainsi, il est peu probable que ces derniers soient disposés à emprunter le même chemin face à l’expansionnisme et l’ingérence de Téhéran.

Par conséquent, si les démocrates gagnent, cela impliquera inévitablement un changement dans la région, car ils poursuivent aussi leurs intérêts nationaux et régionaux. Ils contraindront la théocratie à abandonner ses programmes de missiles et ses interventions militaires au Liban, en Irak et au Yémen ; deux lignes rouges du régime iranien.

Option 2 - La poursuite de la présidence de Donald Trump

Si Trump l’emporte à nouveau, les négociations ne sont pas interdites. Trump a déclaré qu’il entamerait des négociations avec l’Iran s’il était élu. Mais si les Républicains gagnent, compte tenu de tous les problèmes qu’ils ont créés au régime iranien jusqu’à présent les décisions qu’ils prendront renforceront la pression et auront donc des conséquences irréparables pour Téhéran. D’autre part, certains pays de la région, comme l’Arabie saoudite et Israël, soutiennent la politique iranienne de Trump. En cas de victoire électorale, Trump dispose de suffisamment de temps pour tenir ses promesses et gérer le jeu de sorte à obtenir le plus grand nombre de points dans les négociations.

Option 3 - Négocier avec Donald Trump avant l’élection de 2020

Dans cette option, Trump ne peut évidemment pas avoir une main plus forte qu’après la victoire. Mais une bonne entente avec le régime iranien est pour lui le meilleur résultat des élections. Le régime semble donc avoir mis tous ses œufs de politique étrangère dans ce panier.

La conclusion est que, compte tenu des trois options mentionnées, la troisième, celle d’un accord avec l’administration Trump avant les élections de 2020, est certainement la meilleure pour le régime iranien. En revanche, les deux premières qui consistent à négocier avec les vainqueurs des élections américaines auront sûrement des résultats préjudiciables pour Téhéran.

Choisir entre le mal et le pire

Khamenei lui-même avait déclaré que les négociations avec les États-Unis étaient empoisonnées. L’option de négocier avec Washington, qui semble inévitable, est un choix en désespoir de cause.

Le régime iranien a toujours rassemblé et maintenu ses forces réactionnaires dans la société et dans la région avec le slogan de « A bas l’Amérique ». C’est avec ce slogan, qu’il a pu éliminer de nombreuses forces jusqu’à ce jour. Un responsable du renseignement avait déclaré pendant la guerre Iran-Irak que « le ministère du Renseignement ne nous a pas apporté autant que le slogan de ‘A bas l’Amérique’ ». C’est pourquoi les menaces creuses du commandant des gardiens de la révolution et de vengeance pour la mort de Soleimani sont devenues une forme de routine pour permettre au régime de maintenir le moral de ses forces.

Sans l’ombre d’un doute, dans les trois options, le régime iranien devra renoncer à ses politiques belligérantes dans la région et, par conséquent, à l’étape suivante, il devra abandonner le corps des pasdarans (le corps des Gardiens de la révolution islamique, ndlr), la milice du Bassij et sa pléthore de milices étrangères qui lui servent d’outils politiques. Ce faisant, il sciera la branche sur laquelle il est assis.

Mais le plus important est encore la présence d’une alternative en Iran, face à laquelle la théocratie a été contraint de choisir entre le mal et le pire. À l’heure actuelle, la dirigeante de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, avec son plan en dix points basé sur l’égalité des sexes, la séparation de la religion et de l’État, un Iran non nucléaire et l’abolition de la peine de mort, a une forte influence sur les femmes et la jeunesse iraniennes. En conséquence, le régime est contraint de choisir entre le marteau des sanctions et la forte présence d’une alternative politique à la tête des protestations. Face à cette donne-là, l’Europe et le résultat des élections américaines ne lui seront d’aucun secours.

Economie UE: quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

 

Peut-être le réveil de l’Europe qui commence enfin à mesurer l’impact de sa dépendance économique et technologique vis-à-vis de grands pays comme la Chine et les États-Unis en particulier. La vérité c’est que l’Europe constitue une véritable passoire pour les produits et services en provenance notamment des deux grands pays cités. À l’inverse les États-Unis et la Chine encore davantage pratiquent  un  protectionnisme assumé qui freine les exportations et les implantations européennes. Ainsi par exemple en Chine les investissements étrangers ne sont permis mais dans le cas de sociétés où ils seront minoritaires au capital. À l’inverse des Chinois qui peuvent acheter à peu près tout ce qu’ils veulent en Europe. Les chefs d’État ont donc donné mission à la commission de faire l’inventaire des secteurs stratégiques dépendants fortement notamment des États-Unis et de la Chine.

L’UE, qui a fait des technologies vertes et numériques une priorité dans son plan de relance de la croissance économique d’après-crise, craint de se faire distancer dans la conception et la fabrication de batteries et dans le stockage dématérialisé.

Les dirigeants du bloc ont ainsi jugé que la priorité devait être donnée aux alliances européennes dans les batteries, l’internet des objets et l’hydrogène propre.

Ils ont par ailleurs appelé au développement de nouvelles alliances industrielles dans les matières premières, les microprocesseurs, les réseaux de télécommunication, les industries à faibles émissions de carbone ou encore le stockage numérique.

La Belle au bois dormant se réveille mais la question n’est pas seulement réduite au problème du développement de certains secteurs industriels mais aussi à celui de la régulation du commerce extérieur, dimension qui n’a pas été clairement abordée lors de la rencontre des chefs d’État

Les  chefs des Vingt-Sept ont convenu qu’une “partie importante” du budget à long terme de l’UE prévu pour la période 2021-2027 et du fonds de relance relatif, soit 1,8 milliard d’euros, devrait être consacrée aux superordinateurs et à l’informatique quantique, à la blockchain, à l’intelligence artificielle, aux microprocesseurs, aux réseaux 5G, aux communications sécurisées et à la cyberprotection.

Moral des ménages États-Unis : hausse

Moral des ménages États-Unis :  hausse

Selon l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan l’indice de confiance a progressé à 80,4 après 74,1 en août et une première estimation publiée il y a deux semaines à 78,9. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 79,0.

La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle s’est élevée à 87,8 après 82,9 le mois précédent alors que la première estimation la donnait à 87,5.

Celle des perspectives a avancé à 75,6 contre 68,5 en août. La première estimation s’établissait à 73,3.

À noter que cette enquête a cependant été réalisée avant la contamination de Trump qui pourrait un peu plus déstabiliser la campagne électorale et peser sur l’avenir économique.

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

 

Peut-être le réveil de l’Europe qui commence enfin à mesurer l’impact de sa dépendance économique et technologique vis-à-vis de grands pays comme la Chine et les États-Unis en particulier. La vérité c’est que l’Europe constitue une véritable passoire pour les produits et services en provenance notamment des deux grands pays cités. À l’inverse les États-Unis et la Chine encore davantage pratiquent  un  protectionnisme assumé qui freine les exportations et les implantations européennes. Ainsi par exemple en Chine les investissements étrangers ne sont permis mais dans le cas de sociétés où ils seront minoritaires au capital. À l’inverse des Chinois qui peuvent acheter à peu près tout ce qu’ils veulent en Europe. Les chefs d’État ont donc donné mission à la commission de faire l’inventaire des secteurs stratégiques dépendants fortement notamment des États-Unis et de la Chine.

L’UE, qui a fait des technologies vertes et numériques une priorité dans son plan de relance de la croissance économique d’après-crise, craint de se faire distancer dans la conception et la fabrication de batteries et dans le stockage dématérialisé.

Les dirigeants du bloc ont ainsi jugé que la priorité devait être donnée aux alliances européennes dans les batteries, l’internet des objets et l’hydrogène propre.

Ils ont par ailleurs appelé au développement de nouvelles alliances industrielles dans les matières premières, les microprocesseurs, les réseaux de télécommunication, les industries à faibles émissions de carbone ou encore le stockage numérique.

La Belle au bois dormant se réveille mais la question n’est pas seulement réduite au problème du développement de certains secteurs industriels mais aussi à celui de la régulation du commerce extérieur, dimension qui n’a pas été clairement abordée lors de la rencontre des chefs d’État

Les  chefs des Vingt-Sept ont convenu qu’une “partie importante” du budget à long terme de l’UE prévu pour la période 2021-2027 et du fonds de relance relatif, soit 1,8 milliard d’euros, devrait être consacrée aux superordinateurs et à l’informatique quantique, à la blockchain, à l’intelligence artificielle, aux microprocesseurs, aux réseaux 5G, aux communications sécurisées et à la cyberprotection.

Etats-Unis : des prêts pour les compagnies aériennes

Etats-Unis : des prêts pour les compagnies aériennes 

Le secteur aérien est évidemment très touché aussi aux États-Unis et l’on ne prévoit pas, là comme ailleurs, un retour niveau de trafic de fin 2019 avant plusieurs années.

L’Iata estime à « plus de 7 millions » le nombre d’emplois liés à l’aviation, y compris le secteur du tourisme, menacés en Europe, une estimation revue à la hausse d’un million par rapport à juin. 2020 s’annonce comme une année noire pour les compagnies aériennes, au vu de l’ampleur de la chute attendue du trafic passager, qui devrait être divisé par 3 par rapport à 2019.

 

L’IATA pense en effet désormais que le trafic passager aérien devrait chuter de 66% cette année dans le monde, contre une précédente estimation de -63%. La reprise du trafic observée cet été s’est en effet dissipée face à la résurgence de la pandémie du Covid-19 et des restrictions prises pour l’endiguer dans plusieurs marchés clés. L’Association du transport aérien international (IATA) estimait mi-août que le trafic passager aérien en Europe devrait chuter d’environ 60% cette année, le retour à des niveaux de trafic d’avant Covid-19 n’étant pas attendue avant 2024, selon l’IATA.

Aux Etats unis, ‘administration américaine vient d’accorder  des prêts à 7 importantes compagnies aériennes :  American et United, Alaska Airlines, Frontier Airlines, JetBlue Airways, Hawaiian Airlines, SkyWest Airlines ont signé l’accord avec l’administration Trump. Sans surprise, Delta Airlines et Southwest Airlines ne font pas partie de ces nouveaux accords puisqu’elles avaient déjà indiqué qu’elles n’y prendraient pas part.

«Nous sommes heureux de conclure des prêts qui soutiendront cette industrie essentielle tout en assurant une compensation appropriée des contribuables», a commenté le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, cité dans le communiqué. Il a en outre appelé le Congrès à étendre le programme de soutien afin de soutenir l’emploi de toute l’industrie aéronautique.

Le Trésor précise en revanche que les compagnies signataires obtiendront leur prêt «sous certaines conditions» qui n’ont pas été précisées. Il ajoute que les compagnies recevront «un prêt d’un montant maximum de 7,5 milliards de dollars ou 30% de 25 milliards».

En juillet, le Trésor avait indiqué que les emprunteurs devraient s’engager à certaines conditions comme le maintien d’un certain niveau d’emplois et des plafonds sur les rémunérations des employés, le versement de dividendes et les rachats d’actions.

Iran : nouvelles sanctions des États-Unis

Iran : nouvelles sanctions des États-Unis

 

 

Finalement les États-Unis se retrouvent seuls face au monde pour prendre des sanctions contre l’Iran. Du coup ces  sanctions risque d’être théoriquement symboliques. Le problème,  c’est que des grandes sociétés internationales vont obéir aux injonctions américaines par peur d’être sanctionnées sur les marchés des États-Unis.  Les Etats-Unis, que Donald Trump a retirés de l’accord de Vienne en mai 2018, ont enclenché le mois dernier la procédure dite de « snapback », une disposition du JCPoA qui prévoit le rétablissement automatique des sanctions dans un délai de 30 jours en cas de non respect des dispositions de l’accord. Des sanctions seront donc prises par les seuls États-Unis à l’encontre de l’Iran et cela en dépit de l’opposition des autres parties prenantes comme la France ,l’Allemagne, le Royaume-Uni., La Chine et la Russie.

En application d’un décret présidentiel signé par Donald Trump, les Etats-Unis ont précisé avoir imposé des sanctions au ministère iranien de la Défense ainsi qu’à l’organisation iranienne des industries de défense et son directeur, Mehrdad Akhlaghi-Ketabchi, et à d’autres entités.

« Peu importe qui vous êtes, si vous violez l’embargo de l’Onu sur les armes en Iran, vous risquez des sanctions », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, lors d’une conférence de presse à laquelle participaient également ses homologues au Trésor Steven Mnuchin, à la Défense Mark Esper et au Commerce Wilbur Ross ainsi que Robert O’Brien, le conseiller à la sécurité nationale.

Iran : nouvelles sanctions des États-Unis

Iran : nouvelles sanctions des États-Unis

 

 

Finalement les États-Unis se retrouvent seuls face au monde pour prendre des sanctions contre l’Iran. Du coup ces  sanctions risque d’être relativement symboliques. Les Etats-Unis, que Donald Trump a retirés de l’accord de Vienne en mai 2018, ont enclenché le mois dernier la procédure dite de « snapback », une disposition du JCPoA qui prévoit le rétablissement automatique des sanctions dans un délai de 30 jours en cas de non respect des dispositions de l’accord. Des sanctions seront donc prises par les seuls États-Unis à l’encontre de l’Iran et cela en dépit de l’opposition des autres parties prenantes comme la France ,l’Allemagne, le Royaume-Uni., La Chine et la Russie.

En application d’un décret présidentiel signé par Donald Trump, les Etats-Unis ont précisé avoir imposé des sanctions au ministère iranien de la Défense ainsi qu’à l’organisation iranienne des industries de défense et son directeur, Mehrdad Akhlaghi-Ketabchi, et à d’autres entités.

« Peu importe qui vous êtes, si vous violez l’embargo de l’Onu sur les armes en Iran, vous risquez des sanctions », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, lors d’une conférence de presse à laquelle participaient également ses homologues au Trésor Steven Mnuchin, à la Défense Mark Esper et au Commerce Wilbur Ross ainsi que Robert O’Brien, le conseiller à la sécurité nationale.

Croissance États-Unis : léger mieux de la confiance des consommateurs

  • Croissance États-Unis : léger mieux de la confiance des consommateurs 
  • . L’indice général de l’université du Michigan qui mesure la confiance des consommateurs aux États-Unis a grimpé à 78,9 points, contre 74,1 points en août. Ce qui est supérieur aux attentes des analystes, puisqu’ils tablaient sur 77 points.
  • En août déjà, les consommateurs américains s’étaient montrés un peu plus optimistes, après s’être inquiétés en juillet de la résurgence du virus dans le pays. L’approche de l’élection présidentielle, qui opposera le 3 novembre le républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden, «a commencé à avoir un impact sur les attentes concernant les perspectives économiques futures», souligne Richard Curtin, l’économiste en chef chargé de cette enquête bimensuelle.

TikTok et WeChat interdits aux États-Unis

TikTok et WeChat interdits aux États-Unis

TikTok et la messagerie WeChat interdit dès dimanche aux États-Unis. Une décision qui a surpris puisque des négociations étaient en cours pour une reprise par des sociétés purement américaines notamment Oracle.

Le département du Commerce américain justifie  cette suppression des menaces à la « sécurité nationale »

Washington laisse cependant une porte ouverte à TikTok, application très populaire auprès des jeunes permettant de produire de courtes vidéos, avant de lui interdire complètement d’opérer sur son sol.

« Le président laisse jusqu’au 12 novembre pour résoudre les problèmes de sécurité nationale posés par TikTok. Les interdictions pourraient être levées le cas échéant », a en effet indiqué le département du Commerce dans un communiqué.

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« Le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis », explique le ministère américain dans un communiqué.

Etats-Unis: un climat de plus en plus délétère

Etats -Unis: un climat de plus en plus délétère

A quelques semaines du scrutin présidentiel aux Etats-Unis, l’historien Bruno Cabanes et le professeur de littérature Benjamin Hoffmann, tous deux Français et enseignants dans l’Ohio, s’alarment, dans une tribune au « Monde », des divisions, prémices de la « guerre civile », qui se sont accrues dans le pays.

Connaissez-vous Columbus ? Cette ville de 900 000 habitants, la quatorzième des Etats-Unis avant San Francisco, est la capitale de l’Etat de l’Ohio. En France, elle viendrait entre Paris et Marseille. Nous y vivons depuis le milieu des années 2010, durant lesquelles nous l’avons vue s’épanouir. Contrairement à d’autres agglomérations du Midwest, figées dans cette « ceinture de la rouille » qui s’étend de l’Etat de New York au Wisconsin, Columbus prospère, s’agrandit.

On s’y installe pour travailler dans les assurances, la recherche médicale ou la mode, dans les nouvelles technologies ou pour notre université, The Ohio State University, l’une des plus vastes institutions académiques du pays. Avec ses 60 000 étudiants, sa dotation de 5 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros) et sa célèbre équipe de football américain, le campus fait la fierté de l’Ohio.

Nombreux sont ceux qui y envoient leurs enfants étudier après eux, même s’il se murmure qu’elle deviendrait l’un de ces bastions de gauche qui endoctrinent la jeunesse. En 2016, les habitants de l’agglomération votaient à près de 60 % pour Hillary Clinton ; avec 51,3 % des voix, Donald Trump remportait l’Ohio. Quatre ans plus tard, il y règne comme un parfum de guerre civile.

Prenez Bexley, cette banlieue aisée à deux pas de Columbus. Rares sont les habitants qui se disent partisans de Donald Trump. Face aux maisons, pourtant, des panneaux en l’honneur de la police locale sont apparus au moment même où le meurtre de George Floyd déclenchait une dénonciation collective du racisme « systémique » des forces de l’ordre.

C’est aussi à Bexley que réside la Dre Amy Acton, qui joua un rôle de conseillère auprès du gouverneur Mike DeWine, au début de l’épidémie de Covid-19, en défendant la fermeture temporaire des restaurants et des bars. Harcelée par des manifestations devant son domicile et des menaces contre sa famille, elle a été contrainte de démissionner, en juin, après que des milices armées de fusils automatiques eurent convergé vers l’Ohio Statehouse. D’autres pancartes ont alors célébré le « Dr Amy Acton Fan Club ».

A Hilliard, située entre Columbus et les vastes champs qui courent à l’ouest, les opinions sont déjà moins homogènes. C’est l’un de ces espaces suburbains que les républicains disputent à leurs adversaires en les accusant de vouloir y introduire davantage de mixité ethnique et sociale. En se toisant, les noms Trump et Biden mettent à mal l’utopie d’un habitat apaisé à l’écart de la métropole.

 

États-Unis: procès contre Facebook ?

États-Unis: procès contre Facebook ?

Selon le Wall Street Journal mardi, les autorités de la concurrence américaine mettent en cause la position hégémonique de Facebook et s’intéressent notamment aux acquisitions de Facebook comme Instagram ou WhatsApp mais aussi à la gestion de sa plateforme vis-à-vis des développeurs d’application.

Pour engager des poursuites, les cinq membres de la FTC – trois républicains et deux démocrates- doivent voter à la majorité. L’été dernier, la FTC avait déjà infligé au groupe californien une amende record de 5 milliards de dollars pour ne pas avoir su protéger les données personnelles de ses utilisateurs, suivie d’une amende de 170 millions à YouTube (Google), pour non-respect de la vie privée des enfants.

D’une façon générale, les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) sont dans le collimateur des autorités américaines pour déterminer s’ils abusent de leur position dominante pour écraser la compétition. En février, la FTC avait sommé les cinq géants américains de fournir des informations et documents relatifs à leurs acquisitions depuis 2010.

Inflation États-Unis : plus 1,3% sur un an

Inflation États-Unis : plus 1,3% sur un an

 

Signe d’une certaine reprise, les prix ont tendance à augmenter légèrement aux États-Unis.( En Europe par contre en craint la déflation)  Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont en effet augmenté légèrement plus qu’attendu en août, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, malgré la récession liée à la crise sanitaire, qui risque de freiner l’inflation.

L’indice des prix à la consommation (CPI) calculé par le département du Travail a augmenté de 0,4% par rapport à juillet et affiche sur un an une progression de 1,3%, après +1,0% le mois précédent.

Le CPI avait augmenté de 0,6% en juillet comme en juin après trois mois de baisse.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,3% d’un mois sur l’autre et de 1,2% en rythme annuel.

L’indice d’inflation de base “core CPI”, qui exclut les prix plus volatils de l’énergie et des produits alimentaires, est en hausse de 0,4% sur un mois et de 1,7% sur un an, alors que le consensus le donnait à +0,2 et +1,6% respectivement.

Coronavirus Etats-Unis : 986 nouveaux décès

Coronavirus Etats-Unis : 986 nouveaux décès

 

Au total, 187.159 personnes sont décédées du COVID-19. Selon le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le pays a enregistré vendredi 49.400 nouveaux cas d’infection par rapport au précédent décompte, portant à 6.181.474 le nombre de cas confirmés au coronavirus. Notons qu’il faut cependant relativiser ces chiffres en les comparant à d’autres. Le nombre de personnes décédées par rapport à la population est en effet assez comparable à celui de la France.

 

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