Archive pour le Tag 'Etats-Unis'

Trump condamné à près de 35o millions de dollars d’amende pour fraudes

États-Unis : Donald Trump condamné à près de 35o millions de dollars d’amende pour fraudes

 

La justice a condamné l’ancien président à 35o millions d’amendes et explique comment Trump a systématiquement truqué les valeurs de certaines de ses propriétés  pour obtenir des prêts à des taux préférentiels.

 

Trump, dont les apparitions au procès ont donné lieu à des sorties tumultueuses, a qualifié le verdict de «fumisterie». Dans un communiqué, il a attaqué le procureur démocrate Letitia James «raciste et corrompue»«le juge véreux Engoron» et «un jugement illégal et anti-américain contre moi, ma famille et mon incroyable entreprise». «Il n’y a pas eu de victimes, pas de dommages, pas de plaintes. Il n’y a eu que des banques et des compagnies d’assurance satisfaites», a affirmé Trump.

 

Croissance États-Unis : un bon résultat en 2023 avec une augmentation de 2,5 % du PIB

Croissance États-Unis : un bon résultat en 2023 avec une augmentation de 2,5 % du PIB


Finalement les États-Unis s’en sortent mieux qu’attendu et que beaucoup de pays du monde avec notamment une croissance relativement forte de 2,5 % alors par exemple que l’union européenne affiche seulement 0,6 % pour 2023. Par ailleurs l’inflation semble mieux maîtrisée aux États-Unis avec une augmentation de l’ordre de 3 % sur un an tandis que celle de l’union européenne est d’environ 3,4 %.

Sur l’ensemble de l’année 2023, l’économie américaine aura progressé de 2,5 %, selon les chiffres du Département du commerce publiés jeudi. Soit une croissance du PIB pratiquement deux fois plus élevée que les pronostics d’il y a un an. L’inflation, dont la flambée avait justifié le resserrement monétaire de la Fed qui risquait d’étouffer l’activité, est retombée autour de 2 à 3%.

Sur la fin de l’année, au quatrième trimestre, la croissance aux États-Unis dépasse aussi largement les prévisions qui tournaient autour de 2 %. Elle s’établit, selon la première estimation, à 3,3 % en rythme annuel.

Croissance États-Unis : un bon résultat en 2023 avec une augmentation de 2,5 % du PIB

Croissance États-Unis : un bon résultat en 2023 avec une augmentation de 2,5 % du PIB


Finalement les États-Unis s’en sortent mieux qu’attendu et que beaucoup de pays du monde avec notamment une croissance relativement forte de 2,5 % alors par exemple que l’union européenne affiche seulement 0,6 % pour 2023. Par ailleurs l’inflation semble mieux maîtrisée aux États-Unis avec une augmentation de l’ordre de 3 % sur un an tandis que celle de l’union européenne est d’environ 3,4 %.

Sur l’ensemble de l’année 2023, l’économie américaine aura progressé de 2,5 %, selon les chiffres du Département du commerce publiés jeudi. Soit une croissance du PIB pratiquement deux fois plus élevée que les pronostics d’il y a un an. L’inflation, dont la flambée avait justifié le resserrement monétaire de la Fed qui risquait d’étouffer l’activité, est retombée autour de 2 à 3%.

Sur la fin de l’année, au quatrième trimestre, la croissance aux États-Unis dépasse aussi largement les prévisions qui tournaient autour de 2 %. Elle s’établit, selon la première estimation, à 3,3 % en rythme annuel.

États-Unis :Le clown Trump vainqueur de la primaire républicaine du New Hampshire

États-Unis :Le clown Trump vainqueur de la primaire républicaine du New Hampshire

 

L’ancien président, arrivé en tête dans l’Iowa la semaine dernière, fait un pas supplémentaire vers l’investiture de son parti pour la présidentielle de novembre.

 

Le clown Trump continue donc sa démarche d’abord vers l’investiture ensuite vers la présidence des États-Unis. Les Américains pourraient bien choisir le président le plus idiot qu’ait connu leur pays, un véritable clown qui déclare pouvoir résoudre tous les problèmes de la terre en 24 heures. Et le pire c’est que cette stratégie de démagogie ridicule marche sur des Américains, en tout cas un grand nombre, et témoigne du recul culturel et politique d’une grande partie de ce pays.
L’ultra-favori de la droite américaine, Donald Trump, a remporté mardi 23 janvier au soir la primaire républicaine du New Hampshire, devant son ancienne ambassadrice à l’Onu Nikki Haley, selon les projections de plusieurs médias. L’ancien président, déjà vainqueur de la première des primaires dans l’Iowa la semaine dernière, fait ainsi un pas supplémentaire vers l’investiture de son parti pour la présidentielle de novembre. «La course est loin d’être terminée», a lancé Nikki Haley en reconnaissant sa défaite. «Une investiture de Trump serait une victoire pour Biden», a-t-elle martelé devant une foule de partisans dans cet État du nord-est des États-Unis.

Economie-Inflation États-Unis : en hausse

Economie-Inflation États-Unis : en hausse

L’inflation est repartie à la hausse en décembre aux Etats-Unis. Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% sur un an en décembre, contre 3,1% en novembre.La hausse n’est pas considérable mais cette tendance risque de décourager un peu plus la banque centrale américaine à commencer la détente des taux prévus et annoncés courant 2024.

L’inflation est repartie à la hausse en décembre aux Etats-Unis, alors qu’elle était en recul depuis plusieurs mois. En cause notamment les prix des logements, un thème jugé central dans l’élection de novembre mais aussi dans les primaires républicaines qui démarrent lundi prochain.

Selon l’indice CPI publié ce jeudi, et sur lequel sont indexées les retraites, les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% sur un an en décembre, contre 3,1% en novembre. C’est plus qu’attendu, les analystes prévoyant un léger rebond, à 3,2%, selon le consensus de Market Watch. Sur un mois seulement, la hausse s’est également accélérée, à 0,3% contre 0,1% le mois précédent.

Les prix des logements ont « continué d’augmenter en décembre, contribuant pour plus de la moitié à la hausse mensuelle », a expliqué le département du Travail dans son communiqué. Cependant, si l’on retire les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation dite sous-jacente ralentit, à 3,9% sur un an contre 4% en novembre. Elle reste aussi stable sur un mois, à 0,3%.

La Fed a, lors de sa dernière réunion mi-décembre, maintenu les taux dans la fourchette de 5,25 à 5,50%, et signalé des baisses attendues pour 2024.

Inflation États-Unis : en hausse

Inflation États-Unis : en hausse

L’inflation est repartie à la hausse en décembre aux Etats-Unis. Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% sur un an en décembre, contre 3,1% en novembre.

L’inflation est repartie à la hausse en décembre aux Etats-Unis, alors qu’elle était en recul depuis plusieurs mois. En cause notamment les prix des logements, un thème jugé central dans l’élection de novembre mais aussi dans les primaires républicaines qui démarrent lundi prochain.

Selon l’indice CPI publié ce jeudi, et sur lequel sont indexées les retraites, les prix à la consommation ont augmenté de 3,4% sur un an en décembre, contre 3,1% en novembre. C’est plus qu’attendu, les analystes prévoyant un léger rebond, à 3,2%, selon le consensus de Market Watch. Sur un mois seulement, la hausse s’est également accélérée, à 0,3% contre 0,1% le mois précédent.

Les prix des logements ont « continué d’augmenter en décembre, contribuant pour plus de la moitié à la hausse mensuelle », a expliqué le département du Travail dans son communiqué. Cependant, si l’on retire les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation dite sous-jacente ralentit, à 3,9% sur un an contre 4% en novembre. Elle reste aussi stable sur un mois, à 0,3%.

La Fed a, lors de sa dernière réunion mi-décembre, maintenu les taux dans la fourchette de 5,25 à 5,50%, et signalé des baisses attendues pour 2024.

Cryptomonnaie : Cotation des fonds de placement cryptomonnaie (ETF) aux États-Unis

Cryptomonnaie : Cotation des fonds de placement cryptomonnaie (ETF) aux États-Unis

Le gendarme des marchés américains, la SEC, vient d’autoriser la cotation des fonds de placement en cryptomonnaie aux États-Unis

De nombreux investisseurs avaient anticipé cette autorisation. Sur les douze derniers mois, le prix de la première cryptomonnaie par la capitalisation a grimpé de plus de 150%. Le bitcoin dépasse les 45.000 dollars.
Du coup, spot ETF Bitcoin sera accessible à « un segment de population totalement non desservi jusqu’à présent », là où les fonds d’investissements traditionnels sont réservés à des « particuliers fortunés », relève Felix Hartmann.

Politique-Etats-Unis: les enjeux du duel Trump Biden

Etats-Unis: les enjeux du duel Trump Biden


À la fin de l’année, les Américains éliront leur « nouveau » président et l’ensemble de leurs députés. Jamais dans l’histoire électorale des États-Unis un scrutin n’aura paru à ce point décisif. Par les enjeux internationaux qu’il soulève et la configuration atypique qu’il présente, ce rendez-vous pourrait marquer une mutation capitale pour la démocratie américaine elle-même.

par Elisa Chelle
Professeure des universités en science politique, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières dans The Conversation

Donald Trump occupe une position inédite : il a échoué à se faire réélire en 2020 mais se relance dans une nouvelle course alors même qu’il est visé par un nombre record de procédures judiciaires. Il vient, d’ailleurs, d’être déclaré inéligible dans le Colorado et dans le Maine pour s’être « livré à une rébellion » lors de l’invasion du Capitole le 6 janvier 2021.

Pour l’heure, son sort reste suspendu au recours déposé devant la Cour suprême, qui a refusé de le traiter en urgence. Une façon de rendre plus incertain encore le calendrier judiciaire de l’ancien président, et ce alors que la bataille pour l’investiture débute le 15 janvier par le caucus de l’Iowa.

« Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais » : les mots de Joe Biden sont clairs. Le président sortant se veut le garant de la démocratie américaine. Face à la « menace Trump », Biden se positionne en « président normal ». C’est son principal et pour ainsi dire véritable argument.

Sans Donald Trump, le Parti démocrate aurait bien plus de mal à fédérer son aile gauche. Face à son prédécesseur, Biden continue d’apparaître comme une alternative préférable. Mais en irait-il autant face à un Ron DeSantis, plus jeune, ou face à une Nikki Haley, femme, plutôt modérée dans le camp républicain et, en outre, issue d’une minorité ethnique ?

« Je ne serai pas un dictateur, sauf le premier jour » : les intentions affichées de Donald Trump font planer une menace grave sur les institutions américaines. De ce fait, le vote s’annonce comme un scrutin doublement contraint. Trump comme Biden sont deux favoris par défaut. Les Américains devront choisir non pas le meilleur mais le moins pire des candidats. Une confrontation toute négative qui suscite un taux d’insatisfaction record chez les électeurs.

Dans les publicités pro-Trump, l’ancien président est parfois représenté en train de mettre en prison ses adversaires politiques (photo prise à Miami en juin 2023 lors d’une comparution de Donald Trump devant un tribunal fédéral en Floride dans l’affaire des documents de la Maison Blanche qu’il aurait conservés après sa défaite. Ben Von Klemperer/Shutterstock
Dans ce contexte, « l’épouvantail Trump » peut se révéler l’arme la plus dissuasive. Habituellement, lorsqu’un président sortant se représente, l’élection prend l’allure d’un référendum pour ou contre lui. En 2024, deux sortants se présenteront. Et le « plébiscite » portera d’abord sur celui qui a déjà perdu en 2020 : c’est la grande nouveauté.

Lors de cette même élection, Joe Biden avait annoncé ne s’engager que pour un seul mandat. Malgré son âge avancé, il s’est ravisé suite aux résultats encourageants des midterms et a fait savoir en mai 2023 qu’il serait candidat à sa propre succession.

Sa vice-présidente actuelle et colistière pour 2024 Kamala Harris demeure en retrait. Quant aux prétendants déclarés à l’investiture démocrate, faute de notoriété ou d’appui du parti, ils piétinent, que ce soit Marianne Williamson, 71 ans, auteure d’ouvrages de développement personnel, ou Dean Phillips, entrepreneur millionnaire et député du Minnesota. Enfin, Robert F. Kennedy Jr, surtout médiatisé pour son patronyme et ses positions complotistes, a finalement décidé de se présenter en tant qu’Indépendant. Aucun de ces rivaux n’est en mesure d’altérer la prime au sortant dont bénéficie Joe Biden. Sauf incident grave de santé, ce dernier sera le candidat démocrate. Avec un seul défi, mais de taille : tenir physiquement et médiatiquement l’épreuve de la campagne, c’est-à-dire éviter les gaffes et les défaillances lors des nombreux déplacements, interviews ou débats.

Les primaires du Parti républicain sont, elles, plus concurrentielles. Hors Trump, les quatre principaux candidats toujours en lice sont Ron DeSantis, gouverneur de Floride ; Nikki Haley, ancienne ambassadrice aux Nations unies ; Vivek Ramaswamy, jeune entrepreneur pro-Trump ; et Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey. Aucun ne menace réellement Donald Trump. Ce constat déjoue les pronostics car les partisans de l’ex-président ont essuyé de sévères défaites aux élections de mi-mandat.

Certes, plusieurs procès devraient s’ouvrir au premier semestre 2024 (Stormy Daniels, documents classifiés, invasion du Capitole), mais nul ne peut en prédire les effets. Ce qui est sûr, c’est que la tentative de l’équipe Trump de mettre en équivalence ses déboires judiciaires avec l’inculpation du fils de Joe Biden pour fraude fiscale n’a pas porté ses fruits, même si une enquête pour destitution a été ouverte à l’encontre du président en exercice.

Donald Trump garde ainsi les plus grandes chances d’être désigné comme candidat républicain. Il bénéficie notamment d’un fort ancrage chez les électeurs les plus riches comme chez les moins éduqués ; or 60 % des électeurs républicains ont un niveau d’éducation inférieur ou égal au bac, contre 30 % chez les Démocrates. Cette position lui assure un net avantage au sein de l’état-major du parti, qui continue de se déchirer sur ses chances de l’emporter en novembre prochain. La popularité de Trump continue de le protéger. Mais avec une fragilité : sa fortune se joue désormais hors des bureaux de vote.

La base électorale du Parti démocrate est en revanche moins stable. Si les catégories urbaines éduquées votent traditionnellement en sa faveur, leur influence est plutôt minorée par le mode de scrutin qui accentue le poids des États ruraux et peu peuplés. Cet électorat pose une autre difficulté : il se divise, depuis le 7 octobre dernier, au sujet du soutien militaire à Israël ou de l’antisémitisme gagnant les campus universitaires.

Les Démocrates sauront-ils rebondir sur le thème de l’avortement ? Maladroitement remis en scène par leurs adversaires, cet enjeu facile (easy issue) a valu au parti un soutien décisif dans l’électorat féminin.

Généralement, la dynamique d’une primaire est de cliver pour motiver sa base. L’année qui s’ouvre sera différente pour les Démocrates. Cherchant à recueillir les voix des Indépendants, ou au moins à démobiliser celles des Républicains modérés, ils ont un impératif : ne pas fragmenter leur socle électoral. L’autre ligne de front est d’accroître la participation des publics qui leur sont proches en luttant contre la législation sur l’identification des électeurs, en favorisant le vote anticipé, en séduisant les jeunes récemment entrés dans l’électorat, d’autant que leur taux d’approbation de Biden avoisine les 35 %…

S’il possède la stratégie la plus fédératrice, le président Biden voit néanmoins se profiler un danger : son déclin relatif chez les minorités. Ce vote, généralement déterminant pour son parti, est affaibli par un bilan économique en demi-teinte. Le grand projet de Biden d’investir dans les infrastructures a paradoxalement renforcé l’inflation, au détriment des classes moyennes et modestes qui ont vu leur pouvoir d’achat rogné. Cela pourrait démobiliser cet électorat plutôt modéré.

La bonne nouvelle, c’est un taux de chômage historiquement bas (3,7 % au 19 décembre 2023). Reste que la promesse de relever le salaire minimum n’a pas été tenue. Et si le plan climat a séduit les jeunes et les progressistes, ce n’est pas le type de politique publique dont les retombées sont les plus tangibles à court terme. Rien à voir en tout cas avec la hausse des prix des biens de consommation ou des taux d’intérêt obérant l’accès à la propriété. L’enthousiaste « Yes we can » des années Obama appartient bien à l’histoire.

À l’orée de 2024, la fièvre s’est donc emparée des observateurs, et cela bien au-delà de l’Amérique. Sur quels clivages le scrutin se jouera-t-il ?

L’implication des États-Unis en Ukraine ou au Proche-Orient pousse à ouvrir un débat sur l’équilibre budgétaire. Pas sûr toutefois que cette question, ou même l’affaiblissement du rival historique russe par une proxy war, intéresse plus les électeurs que les enjeux liés à l’immigration, notamment la sécurisation de la frontière sud fragilisée par l’expiration des mesures de restriction anti-Covid. Le déplacement de Joe Biden au Mexique fin décembre 2023 indique l’importance de cette question pour le candidat démocrate.

Le sujet de préoccupation qui focalise le plus l’attention en matière internationale reste la rivalité avec la Chine sur les plans économique et militaire, concernant notamment l’avenir de Taïwan. On l’aura compris : ce scrutin s’annonce comme celui de tous les dangers. La plus ancienne démocratie est en prise avec une figure dont Tocqueville craignait déjà l’avènement : celle soulevant « d’ardentes sympathies et de dangereuses passions populaires », alors que le pays hésite comme jamais à assumer son rôle de gendarme du monde.

Etats-Unis: les enjeux du duel Trump Biden

Etats-Unis: les enjeux du duel Trump Biden


À la fin de l’année, les Américains éliront leur « nouveau » président et l’ensemble de leurs députés. Jamais dans l’histoire électorale des États-Unis un scrutin n’aura paru à ce point décisif. Par les enjeux internationaux qu’il soulève et la configuration atypique qu’il présente, ce rendez-vous pourrait marquer une mutation capitale pour la démocratie américaine elle-même.

par Elisa Chelle
Professeure des universités en science politique, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières dans The Conversation

Donald Trump occupe une position inédite : il a échoué à se faire réélire en 2020 mais se relance dans une nouvelle course alors même qu’il est visé par un nombre record de procédures judiciaires. Il vient, d’ailleurs, d’être déclaré inéligible dans le Colorado et dans le Maine pour s’être « livré à une rébellion » lors de l’invasion du Capitole le 6 janvier 2021.

Pour l’heure, son sort reste suspendu au recours déposé devant la Cour suprême, qui a refusé de le traiter en urgence. Une façon de rendre plus incertain encore le calendrier judiciaire de l’ancien président, et ce alors que la bataille pour l’investiture débute le 15 janvier par le caucus de l’Iowa.

« Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais » : les mots de Joe Biden sont clairs. Le président sortant se veut le garant de la démocratie américaine. Face à la « menace Trump », Biden se positionne en « président normal ». C’est son principal et pour ainsi dire véritable argument.

Sans Donald Trump, le Parti démocrate aurait bien plus de mal à fédérer son aile gauche. Face à son prédécesseur, Biden continue d’apparaître comme une alternative préférable. Mais en irait-il autant face à un Ron DeSantis, plus jeune, ou face à une Nikki Haley, femme, plutôt modérée dans le camp républicain et, en outre, issue d’une minorité ethnique ?

« Je ne serai pas un dictateur, sauf le premier jour » : les intentions affichées de Donald Trump font planer une menace grave sur les institutions américaines. De ce fait, le vote s’annonce comme un scrutin doublement contraint. Trump comme Biden sont deux favoris par défaut. Les Américains devront choisir non pas le meilleur mais le moins pire des candidats. Une confrontation toute négative qui suscite un taux d’insatisfaction record chez les électeurs.

Dans les publicités pro-Trump, l’ancien président est parfois représenté en train de mettre en prison ses adversaires politiques (photo prise à Miami en juin 2023 lors d’une comparution de Donald Trump devant un tribunal fédéral en Floride dans l’affaire des documents de la Maison Blanche qu’il aurait conservés après sa défaite. Ben Von Klemperer/Shutterstock
Dans ce contexte, « l’épouvantail Trump » peut se révéler l’arme la plus dissuasive. Habituellement, lorsqu’un président sortant se représente, l’élection prend l’allure d’un référendum pour ou contre lui. En 2024, deux sortants se présenteront. Et le « plébiscite » portera d’abord sur celui qui a déjà perdu en 2020 : c’est la grande nouveauté.

Lors de cette même élection, Joe Biden avait annoncé ne s’engager que pour un seul mandat. Malgré son âge avancé, il s’est ravisé suite aux résultats encourageants des midterms et a fait savoir en mai 2023 qu’il serait candidat à sa propre succession.

Sa vice-présidente actuelle et colistière pour 2024 Kamala Harris demeure en retrait. Quant aux prétendants déclarés à l’investiture démocrate, faute de notoriété ou d’appui du parti, ils piétinent, que ce soit Marianne Williamson, 71 ans, auteure d’ouvrages de développement personnel, ou Dean Phillips, entrepreneur millionnaire et député du Minnesota. Enfin, Robert F. Kennedy Jr, surtout médiatisé pour son patronyme et ses positions complotistes, a finalement décidé de se présenter en tant qu’Indépendant. Aucun de ces rivaux n’est en mesure d’altérer la prime au sortant dont bénéficie Joe Biden. Sauf incident grave de santé, ce dernier sera le candidat démocrate. Avec un seul défi, mais de taille : tenir physiquement et médiatiquement l’épreuve de la campagne, c’est-à-dire éviter les gaffes et les défaillances lors des nombreux déplacements, interviews ou débats.

Les primaires du Parti républicain sont, elles, plus concurrentielles. Hors Trump, les quatre principaux candidats toujours en lice sont Ron DeSantis, gouverneur de Floride ; Nikki Haley, ancienne ambassadrice aux Nations unies ; Vivek Ramaswamy, jeune entrepreneur pro-Trump ; et Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey. Aucun ne menace réellement Donald Trump. Ce constat déjoue les pronostics car les partisans de l’ex-président ont essuyé de sévères défaites aux élections de mi-mandat.

Certes, plusieurs procès devraient s’ouvrir au premier semestre 2024 (Stormy Daniels, documents classifiés, invasion du Capitole), mais nul ne peut en prédire les effets. Ce qui est sûr, c’est que la tentative de l’équipe Trump de mettre en équivalence ses déboires judiciaires avec l’inculpation du fils de Joe Biden pour fraude fiscale n’a pas porté ses fruits, même si une enquête pour destitution a été ouverte à l’encontre du président en exercice.

Donald Trump garde ainsi les plus grandes chances d’être désigné comme candidat républicain. Il bénéficie notamment d’un fort ancrage chez les électeurs les plus riches comme chez les moins éduqués ; or 60 % des électeurs républicains ont un niveau d’éducation inférieur ou égal au bac, contre 30 % chez les Démocrates. Cette position lui assure un net avantage au sein de l’état-major du parti, qui continue de se déchirer sur ses chances de l’emporter en novembre prochain. La popularité de Trump continue de le protéger. Mais avec une fragilité : sa fortune se joue désormais hors des bureaux de vote.

La base électorale du Parti démocrate est en revanche moins stable. Si les catégories urbaines éduquées votent traditionnellement en sa faveur, leur influence est plutôt minorée par le mode de scrutin qui accentue le poids des États ruraux et peu peuplés. Cet électorat pose une autre difficulté : il se divise, depuis le 7 octobre dernier, au sujet du soutien militaire à Israël ou de l’antisémitisme gagnant les campus universitaires.

Les Démocrates sauront-ils rebondir sur le thème de l’avortement ? Maladroitement remis en scène par leurs adversaires, cet enjeu facile (easy issue) a valu au parti un soutien décisif dans l’électorat féminin.

Généralement, la dynamique d’une primaire est de cliver pour motiver sa base. L’année qui s’ouvre sera différente pour les Démocrates. Cherchant à recueillir les voix des Indépendants, ou au moins à démobiliser celles des Républicains modérés, ils ont un impératif : ne pas fragmenter leur socle électoral. L’autre ligne de front est d’accroître la participation des publics qui leur sont proches en luttant contre la législation sur l’identification des électeurs, en favorisant le vote anticipé, en séduisant les jeunes récemment entrés dans l’électorat, d’autant que leur taux d’approbation de Biden avoisine les 35 %…

S’il possède la stratégie la plus fédératrice, le président Biden voit néanmoins se profiler un danger : son déclin relatif chez les minorités. Ce vote, généralement déterminant pour son parti, est affaibli par un bilan économique en demi-teinte. Le grand projet de Biden d’investir dans les infrastructures a paradoxalement renforcé l’inflation, au détriment des classes moyennes et modestes qui ont vu leur pouvoir d’achat rogné. Cela pourrait démobiliser cet électorat plutôt modéré.

La bonne nouvelle, c’est un taux de chômage historiquement bas (3,7 % au 19 décembre 2023). Reste que la promesse de relever le salaire minimum n’a pas été tenue. Et si le plan climat a séduit les jeunes et les progressistes, ce n’est pas le type de politique publique dont les retombées sont les plus tangibles à court terme. Rien à voir en tout cas avec la hausse des prix des biens de consommation ou des taux d’intérêt obérant l’accès à la propriété. L’enthousiaste « Yes we can » des années Obama appartient bien à l’histoire.

À l’orée de 2024, la fièvre s’est donc emparée des observateurs, et cela bien au-delà de l’Amérique. Sur quels clivages le scrutin se jouera-t-il ?

L’implication des États-Unis en Ukraine ou au Proche-Orient pousse à ouvrir un débat sur l’équilibre budgétaire. Pas sûr toutefois que cette question, ou même l’affaiblissement du rival historique russe par une proxy war, intéresse plus les électeurs que les enjeux liés à l’immigration, notamment la sécurisation de la frontière sud fragilisée par l’expiration des mesures de restriction anti-Covid. Le déplacement de Joe Biden au Mexique fin décembre 2023 indique l’importance de cette question pour le candidat démocrate.

Le sujet de préoccupation qui focalise le plus l’attention en matière internationale reste la rivalité avec la Chine sur les plans économique et militaire, concernant notamment l’avenir de Taïwan. On l’aura compris : ce scrutin s’annonce comme celui de tous les dangers. La plus ancienne démocratie est en prise avec une figure dont Tocqueville craignait déjà l’avènement : celle soulevant « d’ardentes sympathies et de dangereuses passions populaires », alors que le pays hésite comme jamais à assumer son rôle de gendarme du monde.

Poutine se réjouit des atermoiements des États-Unis

États-Unis : une nouvelle tranche d’aide militaire pour l’Ukraine


Les États-Unis débloquent environ 250 millions de la dernière tranche autorisée par le congrès pour l’Ukraine. Pour l’avenir, il faudra attendre le bon vouloir des « républicains » concernant la perspective d’une nouvelle aide de 60 milliards environ ( les États-Unis ont dépensé 110 milliards jusqu’à maintenant )

«Il est impératif que le Congrès agisse dès que possible pour faire prévaloir nos intérêts en matière de sécurité nationale en aidant l’Ukraine à se défendre», a affirmé le secrétaire d’État Antony Blinken dans un communiqué mercredi. Les chefs du Sénat ont toutefois déjà acté que le Congrès terminerait l’année sans valider de nouveaux fonds – une déconvenue de plus pour le président ukrainien, dans une année marquée par l’espoir déçu d’une grande contre-offensive et la pression accrue de la Russie sur le front.

Ici il s’agit moins d’une opposition du congrès vis-à-vis de l’Ukraine que d’une bataille interne qui tourne de la question de l’immigration en particulier provenance du Mexique . Bref deux sujets qui n’ont pas de lien et qui constitue une posture interne en prévision des élections de 2024.Les États-Unis ont déjà dépenser de l’ordre 100 milliards Ukraine

Poutine se réjouit des atermoiements des États-Unis car le Kremlin mise sur l’essoufflement de l’aide occidentale, et toute hésitation des alliés de Kiev conforte la Russie dans l’idée que son pari sera gagnant.

Inflation États-Unis : en baisse avec 2,6 % en novembre

Inflation États-Unis : en baisse avec 2,6 % en novembre

L’inflation a atteint 2,6% sur un an aux Etats-Unis en novembre ( 2.4% dans la zone euro), selon l’indice PCE, privilégié par la Banque centrale américaine (Fed) et publié vendredi par le département du commerce.

La Fed se montre cependant prudente, estimant que la hausse des prix ralentira à 2,4% sur un an fin 2024 mais n’atteindra les 2%, soit l’objectif de l’institution monétaire, qu’en 2026. La dernière réunion de la Fed s’était conclue par des taux maintenus à leur niveau actuel, pour la troisième fois consécutive, soit entre 5,25% et 5,50%. mais avec une possible baisse des taux en 2024.
Les responsables de la Fed anticipent, en effet, majoritairement trois ou quatre baisses l’année prochaine, pour les amener à 4,6% fin 2024, avait-il été annoncé.

La Fed entend ainsi préserver la croissance économique du pays et éviter une récession. D’autant que les pleins effets des hausses de taux mettent du temps à se faire sentir entièrement dans l’économie réelle.

Les consommateurs américains sont eux aussi optimistes quant à l’évolution de l’inflation. Cela a même fait grimper leur niveau de confiance en décembre au plus haut niveau depuis le mois de juillet, après quatre mois consécutifs de baisse, selon l’estimation finale publiée vendredi par l’Université du Michigan.

L’optimisme est plus prudent côté européen. Même si, là aussi, l’inflation poursuit sa décrue et semble également s’être durablement installée sous les 3% : elle s’est ainsi établie en zone euro (les vingt pays à avoir adopté la monnaie unique) à 2,4% en novembre sur un an selon les chiffres définitifs de l’agence de statistiques européenne Eurostat, soit un fort ralentissement de la dynamique des prix puisque cette dernière s’affichait à 2,9% en octobre après 4,3% en septembre et 5,2% en août.

Pour rappel, la BCE s’attend à ce que l’inflation atteigne 2,7% en 2024, 2,1% en 2025 et 1,9% en 2026 dans la zone euro.

Attaques des Houthis en mer Rouge : les États-Unis désignent directement l’Iran comme responsable

Attaques des Houthis en mer Rouge : les États-Unis désignent directement l’Iran comme responsable

Les États-Unis accuse directement l’Iran d’être responsable des attaques perpétrées par les outils contre les navires de guerre et de commerce empruntant la mer Rouge.

« Le soutien iranien aux Houthis est solide et se traduit en livraisons d’équipements militaires sophistiqués, en aide en matière de renseignement, en aide financière et en formation », a précisé la porte-parole de la Maison-Blanche, Adrienne Watson, en affirmant que Téhéran avait « rendu possibles » ces attaques tout en « déléguant les décisions opérationnelles aux Houthis ». Et d’ajouter que sans aide de l’Iran, les rebelles yéménites « auraient du mal à repérer et frapper » les bateaux circulant en mer Rouge.

Selon le Pentagone, les Houthis ont lancé plus de 100 attaques, ciblant 10 navires marchands liés à plus de 35 pays. En novembre, ils se sont emparés du Galaxy Leader, prenant en otage ses 25 membres d’équipage. Le navire et son équipage se trouvent toujours au Yémen. Des attaques qui visent, selon les Houthis, les navires « traitant avec Israël ».
Les Houthis, qui contrôlent une grande partie du Yémen, mais qui ne sont pas reconnus par la communauté internationale, répètent qu’ils continueront tant que la nourriture et les médicaments ne rentreraient pas en quantité suffisante dans la bande de Gaza.

En réponse aux attaques, les Etats-Unis ont lancé, la semaine dernière, une coalition navale de désormais vingt pays pour défendre le trafic maritime en mer Rouge. Elle rassemble notamment la France, la Grèce, le Royaume-Uni, Bahreïn, le Canada, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, ou encore les Seychelles. Cette coalition militaire « doit faire office de gendarme routier, patrouillant en mer Rouge et dans le golfe d’Aden pour répondre aux (appels de) bateaux commerciaux qui passent par cette voie internationale vitale, et les aider si besoin », a détaillé le porte-parole du Pentagone.

Jusqu’ici, le président américain Joe Biden, qui veut éviter une propagation régionale du conflit entre Israël et le Hamas, a opté pour la dissuasion, en particulier via l’envoi de navires de guerre au Moyen-Orient. Mais selon plusieurs médias américains, il réfléchirait désormais à déclencher des frappes directes contre les Houthis.

Etats-Unis: La Cour suprême du Colorado déclare l’inéligibilité de Trump

Etats-Unis: La Cour suprême du Colorado déclare l’inéligibilité de Trump

La guerre juridique est loin d’être terminée dans plusieurs Etats; en effet, des procédures sont en cours concernant l’inéligibilité de Trump. La cour suprême du Colorado vient,elle, de considérer qu’il ne peut se présenter à la présidentielle de 2024. Il y aura évidemment de nombreux recours devant la cour suprême de l’État fédéral et finalement ce sont peut-être ces juges qui auront la main sur l’avenir politique du pays; une sorte de judiciarisation de la politique comme il en existe ailleurs y compris en Europe.

La plus haute instance judiciaire de cet État de l’ouest a ordonné le retrait des bulletins de vote au nom de l’ancien président américain des primaires républicaines dans le Colorado.

La Cour suprême du Colorado a jugé mardi 19 décembre l’ancien président américain Donald Trump inéligible à la présidence en raison de ses agissements lors de l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, et ordonné le retrait des bulletins à son nom des primaires républicaines pour la présidentielle de 2024 dans cet État.

Par une majorité de quatre juges sur sept, la Cour suprême a confirmé la décision de première instance en novembre concluant qu’il s’était «livré à une rébellion le 6 janvier 2021» lors de l’assaut du Capitole, mais a en revanche considéré que le 14e amendement de la Constitution, invoqué pour réclamer son inéligibilité, s’appliquait bien à un président. Le 6 janvier 2021, des centaines de partisans de Donald Trump chauffés à blanc avaient pris d’assaut le Capitole, sanctuaire de la démocratie américaine, pour tenter d’y empêcher la certification de la victoire Joe Biden.

La Cour suprême du Colorado a cependant suspendu sa décision jusqu’au 4 janvier, date limite pour la certification des bulletins de vote aux primaires dans le Colorado, en cas de recours devant la Cour suprême des États-Unis d’ici-là. «Si un recours est déposé devant la Cour suprême avant l’expiration de cette suspension, elle restera en vigueur et la responsable des élections devra encore inclure le nom du président Trump sur le bulletin des primaires pour 2024 jusqu’à ce qu’elle reçoive une quelconque injonction ou mandat de la Cour suprême», selon cette décision.

Le porte-parole de Donald Trump a aussitôt dénoncé la décision «antidémocratique» du Colorado, et annoncé qu’il allait saisir la Cour suprême, plus haute instance judiciaire du pays. «La Cour suprême du Colorado a rendu une décision complètement bancale ce soir et nous allons rapidement saisir la Cour suprême des États-Unis et réclamer une suspension de cette décision profondément antidémocratique», a déclaré Steven Cheung dans un communiqué.

«*
L’inculpation historique de l’ex-président le 1er août au niveau fédéral puis le 14 août par l’État de Géorgie (sud-est) pour ses tentatives présumées illicites d’obtenir l’inversion des résultats de l’élection de 2020 a ouvert un débat juridique sur son éventuelle inéligibilité, entraînant des recours dans plusieurs États.

Taux d’intérêt États-Unis : sans doute sans changement

Taux d’intérêt États-Unis : sans doute sans changement

En dépit de l’inflation qui recule sérieusement aux États-Unis à 3,1 % sur un an, les autorités monétaires devraient maintenir le niveau actuel des taux d’intérêt.

La banque fédérale américaine dispose de plus larges espaces d’intervention qu’en Europe. En effet aux États-Unis non seulement l’inflation se tasse mais la croissance se montre très dynamique.

La croissance des Etats-Unis s’est établie à 5,2% au troisième trimestre en rythme annualisé, selon la deuxième estimation du département du Commerce, publiée ce mercredi. Il s’agit d’une augmentation du Produit intérieur brut (PIB) plus forte que celle affichée dans la première estimation, à 4,9% et surtout d’un doublement par rapport au trimestre précédent. Le très bon chiffre du troisième trimestre a même dépassé le consensus des analystes qui tablaient sur 5% selon MarketWatch.

À noter que les États-Unis privilégient la croissance en rythme annualisé, c’est-à-dire la croissance qui serait atteinte sur l’année entière à ce rythme. D’autres économies avancées comparent simplement chaque trimestre au précédent, ce qui donne 1,3% pour les Etats-Unis au 3e trimestre (contre 1,2% publié lors de la première estimation). D’après l’indice CPI publié ce mardi par le département du Travail, l’inflation a légèrement ralenti au mois de novembre pour s’établir à 3,1% sur un an. Un mois plus tôt, elle s’établissait à 3,2%, principalement du fait de la baisse des prix de l’énergie.

L’indice CPI vient confirmer la tendance observée par l’autre indice des prix aux États-Unis, le PCE, qui est celui privilégié par la Réserve fédérale américaine (Fed), pour déterminer sa politique monétaire. Cet indice a terminé le mois d’octobre en hausse de 3% sur un an, là aussi en ralentissement constant.

L’alimentaire voit également ses prix continuer à ralentir fortement, avec une hausse de 2,9% sur un an mais seulement 1,7% pour l’alimentaire consommé à la maison, la hausse étant plus marquée pour la vente à emporter ou la restauration (+5,3%). Parmi les autres secteurs à observer une baisse des prix, les voitures d’occasion et les services de la santé sont en recul, là encore une nouvelle positive pour les consommateurs américains.

A l’inverse, certains secteurs, bien qu’en ralentissement, connaissent des hausses de prix toujours supérieures à l’indice : c’est particulièrement le cas du logement. En effet la transmission de l’envolée des prix dans un premier temps, puis du ralentissement désormais, se fait sentir avec un décalage. Même son de cloche dans le secteur des transports qui reste confronté à une hausse supérieure à 10% sur un an de ses prix, venant du même coup alimenter l’inflation des prix des services.

Au mois d’octobre, l’inflation américaine avait également baissé aux États-Unis. Elle a atteint 3,2% sur un an, contre 3,7% en septembre, selon l’indice CPI publié par le département du Travail le mois dernier. Il s’agissait alors de la première fois depuis le mois de juin que cette mesure baissait et, sur un mois seulement, elle tombait même à zéro, identique à celle de septembre. Les trois derniers mois, celle-ci était restée stable.

Les taux devraient être maintenus à leur niveau actuel, dans une fourchette comprise entre 5,25% et 5,50%. La décision du comité de politique monétaire sera connue demain, mercredi, à 14 heures (19 heures GMT), mais d’ores et déjà l’immense majorité des analystes tablent sur un maintien des taux, selon l’outil de suivi CME FedWatch.

Le chaos raciste gagne des universités aux États-Unis

Le chaos raciste gagne des universités aux États-Unis

Nombre d’universités américaine tombe dans le gauchisme le plus absolu confirmant ainsi la dérive ou autiste. Mais le pire c’est que les responsables de ces universités refusent de sanctionner les atteintes racistes notamment antisémites. Bref un chaos total qui démontre l’anarchie idéologique qui règne actuellement aux États-Unis Et d’ailleurs qui commence à contaminer des grandes écoles françaises dont les élèves suivent la mode américaine avant de rejoindre l’élite bourgeoise et technocratique une fois adulte !

Appeler au génocide des juifs revient-il à violer le code de conduite ou les règles de votre université ? Sally Kornbluth du MIT, Liz Magill de l’université de Pennsylvanie et Claudine Gay de Harvard ont refusé de répondre par l’affirmative à cette question simple. La députée républicaine de New York, Elise Stefanik, l’a resservie plusieurs fois, exaspérée par leurs propos fuyants.


Il y a infraction « si des individus sont visés, pas s’il s’agit d’une déclaration publique », a expliqué Sally Kornbluth, en ajoutant ne pas avoir entendu d’appels au génocide au MIT, mais tout de même « des chants qui peuvent être antisémites en fonction du contexte quand ils appellent à l’élimination de juifs ». Pour que l’administration enquête au motif d’un « harcèlement », il faut que cela soit « propagé » ( « pervasive ») et « sévère », a-t-elle ajouté.

« Si le discours se transforme en conduite, cela peut être du harcèlement, oui », a répondu Liz Magill de U-Penn. « C’est-à-dire l’acte de commettre le génocide. C’est inacceptable », s’est scandalisée Elise Stefanik.

De même, Claudine Gay a jugé que la « rhétorique antisémite » sur le campus de Harvard devait être réprimée « lorsqu’elle se mêle à une conduite » et lorsqu’elle « cible un individu ».

Ces dirigeantes ont assuré qu’elles avaient l’antisémitisme en horreur, cependant elles se sont continûment retranchées derrière la liberté d’expression pour justifier leur inaction.

Elise Stefanik a sur le champ demandé aux trois présidentes de démissionner. Elles méritent d’être limogées pour leur « dépravation morale », a-t-elle défendu par la suite sur Fox News. « Si vous posiez la même question à trois collégiens à travers l’Amérique, ils répondraient correctement, ils diraient que c’est mal », a-t-elle comparé, en appelant à « supprimer les financements publics » des universités d’élite « corrompues ».

A la suite de ces auditions, la commission éducation de la Chambre, présidée par une républicaine, va lancer une commission d’enquête sur « l’environnement éducatif, les règles et les procédures disciplinaires » dans ces trois universités.

12345...60



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol