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Corporatisme étatique: Contre la suppression des grands corps !

Corporatisme étatique: Contre la suppression des grands corps ! 

 

 

Une défense très corporatiste d’un collectifs d’étudiants préparant le concours d’entrée à l’ENA et  des grands corps de la haute fonction publique.Surtout au motif que la France a besoin d’une  » vision stratégique à long terme ». Justement ce  qui milite en faveur de la suppression de corps obsolètes et paramétrés sur un modèle d’immobilisme.

  • Tribune dans les Échos

En nous soumettant aux concours de la fonction publique au terme d’une préparation exigeante, nous faisons le choix de nous mettre résolument au service de l’Etat et de sa réforme. Nous nous accordons tous sur la nécessité de transformer l’action publique et refusons tout statu quo. Néanmoins, nous souhaitons faire part de nos inquiétudes face au projet actuel de « fonctionnalisation » de la haute fonction publique , qui consiste à supprimer de nombreux corps essentiels de la haute fonction publique. Cette mesure risque de nous concerner en premier lieu si nous réussissons les épreuves d’entrée.

Le 8 avril 2021 a été confirmée la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et annoncée une réforme d’ampleur de l’encadrement supérieur de l’Etat. Nous acceptons avec loyauté de nous adapter aux changements qui pourraient concerner notre formation, mais, en tant qu’étudiants et citoyens, nous souhaitons exprimer nos préoccupations quant au projet de suppression des corps de la haute fonction publique et de transformation de l’administration.

Une très grande diversité

Loin du portrait parfois stéréotypé qui est dressé des préparationnaires, nous provenons de formations, de milieux, de territoires d’une très grande diversité. Certains sont passés par l’université, d’autres par les écoles d’ingénieurs, de commerce, de sciences sociales ou politiques. Rien n’est plus faux que d’affirmer que les préparationnaires de l’ENA proviennent tous de milieux très privilégiés. Nombre d’entre nous sont boursiers. Notre dénominateur commun est la volonté de servir.

Tout d’abord, nous constatons que l’une des justifications de la réforme serait de mieux « construire [les] parcours de carrière » des hauts fonctionnaires . Or, notre objectif premier n’est pas de « faire carrière ». Nous appartenons à une génération qui a grandi dans l’urgence climatique et qui a commencé ses études supérieures à la fin de la crise financière. Nous finissons nos études alors même que la crise épidémique remet en cause de profondes certitudes. Nous préparons ces concours parce que nous souhaitons, dans ce contexte, nous mettre au service de l’Etat.

 

La présence de l’Etat est nécessaire dans de nombreux domaines. La transition écologique a besoin d’un Etat qui pousse les entreprises à se dépasser. L’innovation technologique et la croissance ont besoin d’être stimulées par l’Etat. La redéfinition de notre politique industrielle et énergétique ne peut se faire que sous l’égide d’un Etat disposant d’une vision stratégique de long terme. Nous ne sortirons des crises sociale et économique actuelles que grâce à un Etat à l’écoute des citoyens et capable de répondre à leurs attentes.

De lourdes conséquences

Aussi, nous apprenons que la réforme actuelle prévoit la suppression de nombreux corps essentiels de la haute fonction publique : l’Inspection générale de l’administration (IGA), l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), l’Inspection générale des finances (IGF), ainsi que le corps des préfets et sous-préfets et le corps diplomatique. Ces corps ont vocation à ne devenir plus que des « fonctions », sans statut particulier.

La rémunération perçue par la plupart des hauts cadres de l’Etat peut être jusqu’à cinq fois plus faible que celle d’un grand manager du privé.

Cette réforme pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’efficacité de l’action de l’Etat. Un corps n’est pas un « privilège », ni une « caste ». La rémunération perçue par la plupart des hauts cadres de l’Etat peut être jusqu’à cinq fois plus faible que celle dont bénéficierait un grand manager ou dirigeant dans une entreprise de grande taille. Le corps est précisément la protection, la garantie dont dispose un préfet pour affirmer la présence de l’Etat et faire valoir son expérience du terrain. De son côté, un inspecteur de l’Igas, de l’IGA ou de l’IGF doit pouvoir interagir avec les représentants de la sphère économique, sociale ou politique, dans une position d’égal à égal, sans avoir à s’inquiéter du fait que ses recommandations ou ses analyses puissent avoir des conséquences sur son avenir professionnel.

Il serait contre-productif et destructeur que cette réforme finisse par dissuader ceux qui le souhaitent le plus de s’engager au service de l’Etat. C’est sur ce point particulier que nous souhaitons alerter, en tant que préparationnaires.

Le collectif Servir (composé d’étudiants de tous les horizons préparant le concours de l’ENA, futur Institut national du service public).

Une cryptomonnaie chinoise étatique !

Une cryptomonnaie chinoise étatique !

Une curieuse innovation que s’apprête à lancer la Chine une cryptomonnaie  propre à la Chine mais sous contrôle du Yuan et du parti communiste. Autant dire une cryptomonnaie  étatique. Exactement le contraire de la philosophie crypto monétaire. Le pire c’est que pendant longtemps la Chine a condamné toute les crypto monnaie mais parallèlement a travaillé activement à son projet national  Cette crypto monnaie chinoise viserait à digitaliser l’argent liquide. En fait il s’agirait surtout de contrer les cryptomonnaies actuelles et futures  actuelle et les autres moyens de paiement comme les cartes d’origine étrangère (Facebook et Visa par exemple)

La BPC est l’une des premières banques à s’être lancées sur la création d’une cryptomonnaie nationale. Elle a commencé à y travailler dès 2014, à l’époque où le bitcoin ne valait « que » 500 dollars ; il évolue aujourd’hui autour des 11.000 dollars. Seules quelques banques centrales comme celle du Canada, de la Suède ou de l’Uruguay travaillent depuis sur des projets similaires. Le projet de Pékin est celui d’une crypto basée sur le yuan : elle sera ce que l’on qualifie de « stablecoin » (une crypto indexée sur devise), étroitement contrôlée par le gouvernement.

Macron : un libéralisme étatique incohérent et inefficace

Macron : un libéralisme étatique incohérent et inefficace

 

 

 

: Ill est bien difficile de savoir sur quel corpus idéologique se fonde Macron pour orienter sa politique notamment dans le domaine économique. Il n’est pas inutile de rappeler que Macron n’a aucune formation ni expérience économique (hormis son passage éclair chez Rothschild où on se sert des carnets d’adresses de l’ENA dont les diplômés noyautent l’administration bien sûr mais tout autant les partis politiques et les entreprises). Macron a encore moins d’expérience politique, il n’a jamais été élu avant de devenir directement président de la république. Si l’on examine ses orientations depuis qu’il est président, on se rend compte qu’il a largement avantagé les plus aisés par exemple à travers la suppression de l’impôt sur la fortune qui se traduit par un boni de plus de près de 10 000 € pour 300 000 personnes alors que par exemple la suppression de la taxe d’habitation se traduit-elle par un boni de 200 € pour près de 18 millions de personnes. On pourrait continuer avec le fameux CICE qui aboutit à un cadeau fiscal de 40 milliards aux entreprises sans aucune contrainte d’évaluation et de résultats. Le matraquage fiscal des ménages opérés en début d’année 2018 a par ailleurs largement pesé sur le très net tassement de la croissance. On pourrait citer bien d’autres exemples de l’intervention étatique de Macron qui en faite se sert de l’appareil d’État pour des effets anti redistributif. On voit mal où est passé le socle social libéral de Macron et même sa volonté réformatrice. De ce dernier point de vue, les réformes sont à moitié bâclées, en tout cas n’ont pas l’effet escompté. Un seul exemple, les décisions prises par rapport au marché du travail ou Macron n’a pas su décentraliser jusqu’au niveau des entreprises. Le libéralisme de Macron se trouve largement entravé par sa vision jupitérienne du pouvoir. Derrière l’affichage libéral se dissimule en permanence la tentation monarchique. Une monarchie qui utilise l’État au service de ceux  qui ont permis son élection en particulier le lobby financier et les grandes entreprises. On objectera que le gouvernement a fait quelques gestes pour les plus modestes par exemple pour le niveau du minimum vieillesse qui gagne 30 € par mois, la baisse de cotisations sociales qui compensent un peu la hausse de la CSG. À l’inverse Macon a voulu matraquer la fiscalité sur le pétrole et il a clairement visé les retraités avec d’une part la CSG d’autre part la désindexation. Macron éprouve les pires difficultés à convaincre de sa volonté de corriger les excès du libéralisme et de la financiarisation de l’économie. L’étiquette de président des riches lui colle à la peau non seulement en raison de ses erreurs de langage mais surtout du contenu de sa politique. Le dernier exemple en date de cette espèce de cocktail de libéralisme étatique concerne la négociation de l’ASSEDIC ou en fait l’État veut retirer aux partenaires sociaux la liberté de négocier avec l’objectif de nationaliser cette assurance. Il faudrait développer bien d’autres aspects très contradictoires qui montrent en réalité une absence de vision et de stratégie claire. L’inefficacité économique s’ajoute à la justice sociale. Ainsi la croissance est-elle en train de s’écrouler depuis l’arrivée de Macron. Elle n’a atteint qu1, 5 % en 2018 et pour l’année en cours on dépassera difficilement 1,3 %. C’est-à-dire le seuil qui fait basculer les équilibres et qui fait redémarrer le chômage. L’épisode des gilets jaunes n’est qu’un des éléments qui font émerger le manque de pertinence et de justice de l’économie. Tout démontre que le cocktail idéologique de Macron et particulièrement sulfureux voire dangereux non seulement pour l’économie mais aussi pour la démocratie quand Macron met sous le boisseau tous les corps intermédiaires pour incarner à lui seul toutes les institutions.




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