Archive pour le Tag 'Etat'

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Barbarie Etat Islamique : appel des musulmans de France

Barbarie Etat Islamique : appel des musulmans de France  

Un appel des musulmans de France pour protester contre les tueries de l’Etat islamique, appel très judicieux car inévitablement, les musulmans risquent d’être   victime de l’amalgame entre Islam et barbarie.  Les musulmans de France sont donc  invités à un rassemblement vendredi devant la Mosquée de Paris, par le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur.  En hommage à l’otage assassiné Hervé Gourdel, assassiné en Algérie mercredi, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a invité ce jeudi « tous les musulmans et leurs amis » à se rassembler vendredi à 14h45, devant la Mosquée de Paris. Dalil Boubakeur, président du CFCM souhaite un rassemblement digne et silencieux. « Nous voulons un recueillement, digne, toutes convictions réunies, pour exprimer d’une même force, la fraternité, l’unité et en même temps la détermination à refuser l’horreur indicible et la barbarie. »   Pour sa part, en Seine-Saint-Denis, l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, a approuvé le rassemblement et lancé un même appel, pour dimanche à 15h, place de la République, à Paris. Cet appel suit la manifestation de solidarité qui s’est manifestée mercredi, aussitôt confirmé l’assassinat de l’otage français. Les mots « horreur« , « lâcheté » ont appuyé la condamnation d’ « un crime barbare ». Dans un communiqué signé de son président, Dalil Boubakeur, le Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est dit « horrifié »  et demande « un châtiment exemplaire« . « Le CFCM appelle de tous ses vœux pour que soit mis fin à ces actes barbares par une solidarité entre toutes les nations. » Abdallah Zekri, membre exécutif du Conseil français du culte musulman, a dénoncé jeudi l’assassinat par « des terroristes qu’il faut éradiquer« .  »C’est une révolte que j’ai en moi, une colère, un dégoût« . « C’est une révolte que j’ai en moi, une colère, un dégoût » (Abdallah Zekri)  De son côté, l’Union des mosquées de France (UMF) a dénoncé « la lâcheté du groupe terroriste« . 

 

Algérie : un français enlevé par un groupe de l’Etat Islamique

Algérie : un français enlevé par un groupe de l’Etat Islamique

Première attaque de l’Etat islamique contre la France. A peine 24 heures après la déclaration de guerre et de barbarie contre la France et les français, un français a été enlevé en Algérie par  groupe lié aux djihadistes de l’Etat islamique (EI). D qui a diffusé le message suivant :  : « Nous, soldats du califat en Algérie, suivant les ordres de notre leader le calife Abou Bakr al Baghdadi, (…) donnons à (François) Hollande, président du criminel Etat français, 24 heures pour mettre fin aux hostilités contre l’Etat islamique, faute de quoi le destin de son ressortissant sera d’être exécuté. Pour sauver sa vie, vous devez annoncer officiellement la fin de vos opérations contre l’Etat islamique« .  Le ressortissant français enlevé dimanche en Algérie apparaît lundi dans une vidéo diffusée sur Internet, où il dit avoir été pris en otage par un groupe affilié à l’Etat islamique et demande à François Hollande de ne pas intervenir en Irak. Dans la soirée, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a confirmé l’authenticité de cette vidéo.  »Le ministère confirme malheureusement l’authenticité de la vidéo, comportant des images de Monsieur Hervé Gourdel, enlevé en Algérie dimanche« , indique Laurent Fabius. « Les menaces proférées sont extrêmement graves, et témoignent une fois encore de la cruauté extrême de ce mouvement Daesch [Etat islamique] et de tous ceux qui s’en réclament« , poursuit-il. « Tout est mis en œuvre pour obtenir la libération de notre compatriote mais il ne faut pas cacher que la situation est extrêmement critique« , ajoute le ministre.  Auparavant, le ministère des Affaires étrangères avait confirmé, dans un communiqué, l’enlèvement d’un ressortissant français : « Nous sommes en contact permanent avec les autorités algériennes, qui nous apportent leur coopération et leur plein soutien« . Dans un communiqué, l’Elysée a déclaré que François Hollande s’était « entretenu avec le Premier ministre d’Algérie, Abdelmalek Sellal« .Dans la vidéo, on peut voir l’otage, un guide de haute montagne originaire de Nice, assis entre deux hommes armés et masqués de foulard. Il décline son identité et dit avoir été enlevé par « un groupe armé commandé par Jund Al Khilifah« , connu sous le nom des Soldats du califat. « Ce groupe armé me demande de vous faire la demande de ne pas intervenir en Irak. Il me retient en otage. Je vous conjure monsieur le président de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour me sortir de ce mauvais pas« , dit-il encore. Laurent Fabius a répondu à cela lundi soir : « Un groupe terroriste ne peut pas infléchir la position de la France (…) Pas question de céder aussi peu que ce soit aux menaces d’un groupe terroriste« .

 

Etat islamique : appel à la barbarie contre la France

Etat islamique  : appel à la barbarie contre la France  

 

C’est un véritable appel à la barbarie lacée contre la France lancé par l’Etat islamique. L’Etat islamique a appelé lundi ses partisans à riposter aux attaques aériennes lancées par la France et les Etats-Unis dans le nord de l’Irak en s’en prenant à leurs ressortissants. « La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu’il soit Français, Américain ou d’un de leurs pays alliés », déclare le porte-parole du groupe, Abou Mohamed al Adnani, dans un message audio diffusé lundi et repéré par le groupe de surveillance SITE.   »Si vous ne pouvez pas trouver d’engin explosif ou de munition, alors isolez l’Américain infidèle, le Français infidèle, ou n’importe lequel de ses alliés. Ecrasez-lui la tête à coup de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le », poursuit-il. La France a mené vendredi ses premières frappes contre des cibles de l’Etat islamique dans le nord de l’Irak. L’aviation américaine est entrée en action contre les djihadistes au début du mois d’août.

 

Comment éradiquer l’Etat islamique ?

Comment éradiquer l’Etat islamique ?

 

C’est la question posée lors de la  conférence pour la paix de ce  lundi à Paris ; une situation inédite car jamais sans doute dans l’ histoire de terroristes internationaux n’étaient parvenus à s’emparer d’une pays ( en l’occurrence une partie de la Syrie et de l’Irak) ; En fait le résultats de plusieurs facteurs, des soutiens discutables aux forces en rébellion contre des dictateurs de la part des pays arabes mais auusi des pays occidentaux, le relatif échec du printemps arabe,  la guerre de religion entre sunnites et chiites. Mais derrière des prétextes religieux, il s’agit surtout pour L’Etat islamique d’imposer par la terreur et le fanatisme une dictature fondamentaliste dans tous les domaines. La destruction de cet « Etat islamique «  est en enjeu considérable pour toute le Proche et Moyen orient politiquement déjà très fragile  et qui risque d’être complètement déstabilisé par les djihadistes.  Trois mois après le début de l’offensive des djihadistes qui a plongé le pays dans le chaos et pris de court la communauté internationale. Les représentants d’une trentaine de pays, dont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, se réunissent pour préciser les contours de la coalition internationale annoncée il y a dix jours par les Etats-Unis pour contrer les avancées de l’EI. Le nombre et le rôle des pays qui entendent participer à cette coalition sont pour l’heure très flous.  « L’objet de cette conférence, c’est de coordonner les aides, les soutiens, les actions pour l’unité de l’Irak et contre ce groupe terroriste », a souligné le chef de l’Etat français François Hollande, lors d’une visite éclair en Irak vendredi.  Issu d’Al Qaïda, l’EI s’est emparé au cours de l’été de vastes pans de territoires en Irak et en Syrie, provoquant la fuite de plusieurs dizaines de milliers de civils, et a revendiqué la décapitation de deux journalistes américains, menaçant de s’en prendre à un ressortissant britannique.  Les moyens à mettre en œuvre pour tarir les sources de financement de l’EI, qualifié de « cancer » par Barack Obama, pour endiguer le flux et le recrutement de djihadistes venus du monde entier ou encore pour renforcer le contrôle des frontières devraient entre autres être abordés lors de la conférence. A deux jours de la réunion, le doute planait toujours samedi sur la venue d’un représentant de l’Iran, Washington ayant notamment jugé que la participation de Téhéran ne serait pas appropriée en raison de « l’implication de l’Iran en Syrie et ailleurs ».  A l’heure actuelle, une dizaine de pays occidentaux ont accepté de constituer le noyau dur de la coalition menée par les Etats-Unis qui ont également obtenu cette semaine l’engagement de dix pays arabes, dont l’Arabie saoudite et le Qatar, à lutter contre l’EI.

 

Etat Islamique : exécution en vidéo de l’otage britannique

Etat Islamique : exécution de l’otage britannique

 

L’horreur, la barbarie et l’immonde bêtise illustrées avec l’exécution en vidéo de l’otage britannique. En effet L’Etat islamique a annoncé samedi soir avoir exécuté l’otage britannique David Haines, un employé humanitaire Ecossais enlevé en Syrie, en mars 2013. L’annonce a été faite un peu avant minuit -heure française-par le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE). Si la vidéo des djihadistes montrant la décapitation est authentifiée, il s’agirait de la troisième exécution en un mois après celle de deux journalistes otages en Syrie, James Foley et Steven Sotloff. L’Etat islamique veut adresser un triple message avec cette nouvelle exécution, d’après Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamiques, basé au Liban. Quelques heures après un appel lancé aux ravisseurs par la famille de David Haines, l’Etat islamique (EI) a annoncé l’avoir tué. La famille de l’employé humanitaire avait lancé un appel pour sa libération et pour déclencher un contact. Les proches du Britannique étaient d’autant plus inquiets qu’il avait été menacé récemment dans une vidéo. Cet enregistrement mettait en scène la décapitation de l’otage américain Steven Otloff. Et sur ces images authentifiées par la Maison-Blanche, le bourreau menaçait d’exécuter prochainement David Haines. Quand il a été enlevé, David Haines effectuait sa première mission pour l’ONG française Acted. Il se trouvait alors, en tant que responsable logistique, dans le camp de réfugiés d’Atmeh, un village syrien près de la frontière turque.  Qualifiant la mort de David Haines de « meurtre ignoble et révoltant« , le Premier ministre britannique David Cameron a promis de tout faire pour « traquer ces meurtriers et faire en sorte qu’ils répondent de leurs actes, quel que soit le temps que cela prenne« . Une réunion interministérielle doit avoir lieu ce dimanche pour faire le point. Le président américain Barack Obama a aussitôt exprimé sa solidarité.

EDF : tarif gelé par le Conseil d’Etat

EDF : tarif gelé par le Conseil d’Etat

 

Bonne nouvelle pour les particulier, les tarifs de l’EDF sont gelés au 1er aout, mauvaise nouvelle pour EFD toujours fortement endetté de l’ordre de 30 milliards  Le Conseil d’Etat a maintenu vendredi le gel des tarifs de l’électricité pour les particuliers au 1er août, contesté par les concurrents d’EDF, au motif que la condition d’urgence de la procédure n’était pas remplie.  La juridiction administrative était saisie en référé par l’Anode, l’association des opérateurs alternatifs (Direct Energie et Eni notamment), qui s’appuie sur la loi pour réclamer des hausses de tarifs permettant de couvrir les coûts d’EDF. L’arrêté attaqué formalise l’annonce faite en juin par la ministre de l’Energie Ségolène Royal d’un gel des tarifs pour les particuliers au 1er août au lieu d’une hausse de 5% décidée en 2013. Le Premier ministre Manuel Valls a par la suite indiqué que le gel serait suivi à l’automne d’une augmentation moins importante que prévu, qui reste à préciser. « Sans se prononcer sur le bien-fondé des critiques formulées contre l’arrêté du 28 juillet 2014, le juge des référés a estimé que la condition d’urgence (…) n’était pas remplie », a fait savoir le Conseil d’Etat dans un communiqué, précisant qu’il se prononcerait « prochainement » sur le fond de cette demande d’annulation de l’arrêté. Ces annonces ont fait reculer le titre EDF en Bourse. Il perdait 2% à un quart d’heure de la clôture du marché. « Nous sommes forcément un peu déçus car nous n’avons pas été efficaces dans la démonstration qu’il y avait vraiment urgence, mais il faudra attendre la décision au fond », a déclaré à Reuters Fabien Choné, le président de l’Anode.  Ségolène Royal a de son côté réagi sur Twitter en estimant que la décision du Conseil d’Etat constituait une « bonne nouvelle pour les consommateurs », tandis qu’EDF n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.  

 

L’Iran et les Etats-Unis ensemble contre l’Etat islamique

L’Iran et  les Etats-Unis ensemble contre l’Etat islamique

Une conséquence que n’avaient sans doute pas prévu les barbares de l’Etat islamique, l’union de L’Iran des Etats-Unis (et autres ays occidentaux) justement pour combattre les djihadistes. Ce qui va  aussi permettre à l ’Iran de sortir de son isolement et de faciliter l’accord sur le nucléaire. Un tournant géopolitique sans doute très important pour les équilibres géopolitiques et aussi économiques. De quoi aussi faire réfléchir certains émirats qui soutiennent les rebelles avec des positions très ambigües comme le Qatar par exemple.  Selon la BBC, l’Iran a approuvé une coopération militaire avec les Etats-Unis pour combattre l’Etat islamique dans le nord de l’Irak. Une première en 35 ans de relations diplomatiques compliquées.  Si l’information se confirme, c’est un signe très fort du dégel qui se dessine entre les Etats-Unis et l’Iran. Selon la BBC, l’ayatollah Khamenei a autorisé le commandant en chef de l’armée iranienne à « coordonner des opérations militaires avec les Etats-Unis, l’Irak et les forces kurdes » contre l’Etat islamique. Jusqu’à présent, l’Iran s’était toujours opposé à une intervention militaire américaine en Irak, considéré comme un pays allié. Mais le régime chiite iranien voit également d’un très mauvais oeil l’Etat islamique, considéré comme un mouvement extrémiste sunnite dangereux pour ses propres intérêts. Barack Obama avait lui appelé fin août à une coalition internationale pour lutter contre l’organisation djihadiste. Il avait demandé, à cette occasion, à son secrétaire d’Etat, John Kerry, de se rendre au Proche-Orient. Une semaine plus tôt, la France avait appelé, elle, à « une coordination internationale » contre l’EI. Cette coopération militaire, si elle se confirme, serait une première depuis la chute du shah d’Iran en 1979. Elle est annoncée alors que se tiennent, à Genève, des négociations entre l’Iran et six pays occidentaux, dont les Etats-Unis, au sujet du nucléaire iranien.  A l’issue d’une des réunions, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a d’ailleurs fait part d’un possible accord d’ici novembre : « Tant que le groupe 5+1 est sincère et adopte une approche constructive, il est possible d’obtenir un bon résultat avant le 24 novembre« , a déclaré Majid Takht-Ravanchi.

Poutine pour un Etat indépendant des rebelles ukrainiens

Poutine  pour un Etat indépendant des rebelles ukrainiens  

 

Poutine ne manque pas d’air, pour lui plus c’est gros plus ça passe.la politique des coups fourrés continue, après avoir nie la présence de troupes russes, il les reconnaît désormais.  Après avoir annexé la Crimée, il veut maintenait un Etat indépendant dans l’est de l’Ukraine, en fait un Etat sous la houlette de la Russie.  Poutine demande pour la première fois la création d’un Etat pour le « sud-est de l’Ukraine ».  Vladimir Poutine souhaite « commencer immédiatement des discussions substantielles » sur « la création d’un Etat pour le sud-est de l’Ukraine afin de protéger les intérêts légitimes des personnes qui y vivent« .  C’est ce qu’il a déclaré dans une émission enregistrée ce vendredi. Jusqu’à présent, le président russe parlait seulement d’une autonomie des régions concernées dans un système fédéral moins centralisé.  Le patron du Kremlin a une nouvelle fois fait porter la responsabilité de la crise actuelle aux Occidentaux parce qu’ils ont selon lui soutenu le mouvement de protestation ayant conduit en février au « coup d’Etat » contre le président prorusse Viktor Ianoukovitch. Et il eu cette phrase en forme d’aveu de l’ingérence russe en Ukraine : « Ils auraient dû savoir que la Russie ne pouvait pas rester à l’écart quand des gens se font tirer dessus presque à bout portant. » 

 

 

Poutine ne manque pas d’air, pour lui plus c’est gros plus ça passe.la politique des coups fourrés continue, après avoir nie la présence de troupes russes, il les reconnaît désormais.  Après avoir annexé la Crimée, il veut maintenait un Etat indépendant dans l’est de l’Ukraine, en fait un Etat sous la houlette de la Russie.  Poutine demande pour la première fois la création d’un Etat pour le « sud-est de l’Ukraine ».  Vladimir Poutine souhaite « commencer immédiatement des discussions substantielles » sur « la création d’un Etat pour le sud-est de l’Ukraine afin de protéger les intérêts légitimes des personnes qui y vivent« .  C’est ce qu’il a déclaré dans une émission enregistrée ce vendredi. Jusqu’à présent, le président russe parlait seulement d’une autonomie des régions concernées dans un système fédéral moins centralisé.  Le patron du Kremlin a une nouvelle fois fait porter la responsabilité de la crise actuelle aux Occidentaux parce qu’ils ont selon lui soutenu le mouvement de protestation ayant conduit en février au « coup d’Etat » contre le président prorusse Viktor Ianoukovitch. Et il eu cette phrase en forme d’aveu de l’ingérence russe en Ukraine : « Ils auraient dû savoir que la Russie ne pouvait pas rester à l’écart quand des gens se font tirer dessus presque à bout portant. » 

 

Une guerre mondiale contre l’Etat islamique ?

Une guerre mondiale contre l’Etat islamique ?

 

 

Il est clair  que les djihadistes constituent une menace mondiale d’abord dans les pays musulmans qu’ils pourraient déstabiliser mais aussi dans  les autres pays avec les attentats. L’équilibre du monde pourrait ainsi être gravement bouleversé. Seule une réplique internationale impliquant y compris des pays musulmans pourrait faire face à cet « Etat islamique » qui en en fait un mouvement terroriste qui dispose à la fois de moyens financiers, d’organisations et d’armes très efficaces. La menace que constituent les djihadistes de l’État islamique (EI) a donc finalement convaincu les Occidentaux de réagir. Bien qu’il ait fallu attendre l’intervention américaine et le plaidoyer de la France devant ses alliés européens, plusieurs pays de l’UE sont désormais engagés dans la bataille contre l’EI. L’assassinat, mardi, du journaliste américain James Foley par des djihadistes en Syrie, aura fini de convaincre les plus sceptiques. La plupart des grandes puissances européennes vont maintenant livrer des armes aux forces irakiennes en plus d’une aide humanitaire d’urgence pour les populations menacées. Depuis la décision de Barack Obama, le 8 août, de lancer une série de frappes aériennes sur les positions de l’État islamique, qui venait de prendre Qaraqosh, la plus grande cité chrétienne d’Irak, la situation a mis un certain temps à se décanter. Vendredi, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont cautionné les livraisons d’armes aux combattants kurdes, précisant toute de même que la décision finale revenait à chaque État membre. Si la France a rapidement annoncé l’envoi d’armes, tout en pressant ses partenaires européens de prendre une position commune en ce sens, Berlin, par exemple, n’a réagi que mercredi. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a indiqué qu’une aide militaire pouvant inclure des armes allait être fournie aux Kurdes. De son côté, l’Italie s’apprête à livrer rapidement des armes légères, après que cette décision ait été votée au Parlement mercredi. La vidéo de l’exécution du journaliste James Foley pourrait avoir ravivé la volonté américaine. Une nouvelle vague de 14 bombardements a eu lieu dans le Nord de l’Irak depuis mercredi, et le Pentagone envisage d’envoyer environ 300 soldats supplémentaires en Irak où se trouvent déjà 850 soldats et conseillers militaires. Les autorités irakiennes ont aussi donné le droit aux États-Unis d’utiliser leurs bases militaires, ce qui pourrait permettre aux avions américains d’être plus efficaces sur le terrain et d’intensifier les bombardements. Jeudi, François Hollande a appelé ses partenaires à se réunir pour une conférence sur la sécurité en Irak et la lutte contre l’État islamique. Le chef de l’État peut déjà se satisfaire du pas en avant britannique. Lundi, le David Cameron a en effet déclaré que « l’engagement du Royaume-Uni n’est pas seulement humanitaire et pourrait durer plusieurs mois ». Selon le journal The Times, quelques soldats britanniques se sont brièvement rendus au Kurdistan la semaine dernière, dans le but de préparer un éventuel déploiement d’hélicoptères Chinook pour secourir des membres de la communauté yezidie. Des avions de combat et un drone ont aussi survolé la zone pour surveiller les déplacements des djihadistes.

 

Déficit Etat : pas d’amélioration

Déficit l’Etat : pas d’amélioration

Au 30 juin, les dépenses (budget général plus prélèvements sur recettes) atteignent 194,4 milliards d’euros contre 196,2 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 0,9%. Dans un communiqué, Bercy souligne que ce montant « est cohérent avec la trajectoire de dépense qui découle des annulations de crédits (1,6 milliard d’euros) adoptées dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014″ votée le mois dernier. Hors dépenses exceptionnelles, notamment 1,5 milliard d’euros de décaissements au titre des « investissements d’avenir », le montant des dépenses est en diminution de 1,7 milliard par rapport à fin juin 2013.  Les recettes s’élèvent dans le même temps à 151,7 milliards contre 152,7 milliards à fin juin 2013, en baisse de 0,7%. Les seules recettes fiscales nettes augmentent de 0,7%, à 146,6 milliards, grâce à un bond de 17,1% des rentrées d’impôt sur le revenu. Celles d’impôt sur les sociétés chutent de 27,3% en raison notamment de l’entrée en vigueur du crédit d’impôt compétitivité emploi. Les recettes de TVA, dont les taux ont augmenté au 1er janvier, ne progressent que de 2,3%, à 68,1 milliards d’euros. Le ministère du Budget rappelle que les prévisions de recettes fiscales nettes pour 2014 ont été revues à la baisse de 5,3 milliards d’euros dans le cadre de la loi de finances rectificative. La loi de finances initiale prévoyait un déficit annuel de 82,6 milliards d’euros, y compris 11 milliards au titre des investissements d’avenir, contre 74,9 milliards en 2013. Le déficit prévu a été revu en hausse à 83,9 milliards d’euros dans la loi de finance rectificative.

 

Portugal : l’Etat sauve sa banque Banco Espirito Santo

Portugal : l’Etat sauve sa banque  Banco Espirito Santo

 

Soucieux de freiner la contagion sur l’ensemble du secteur financier portugais et européen, le gouvernement de Lisbonne s’est résolu, dimanche 3 août, à renflouer à hauteur de 4,4 milliards d’euros la banque en grande difficulté. Ainsi, après avoir longtemps écarté ce scénario, le gouvernement puisera dans l’enveloppe de 12 milliards d’euros réservée aux banques dans le cadre du plan de sauvetage du Portugal négocié avec la troïka (UE-FMI-BCE), dont il restait 6,4 milliards d’euros. Mais l’Etat portugais ne sera pas le seul à mettre la main à la poche. Les actionnaires et créanciers non prioritaires de Banco Espirito Santo seront appelés à « assumer les pertes » découlant « d’une activité bancaire qu’ils n’ont pas suffisamment contrôlée », a annoncé dimanche le ministère des Finances portugais. Les actionnaires actuels devront gérer les actifs toxiques de la banque, dont les titres de dette à haut risque du groupe familial Espirito Santo, qui seront logés au sein d’une structure de défaisance (Bad Bank).  Après avoir publié une perte semestrielle record de 3,57 milliards d’euros, « Banco Espirito Santo présentait un risque de cessation de paiements qui aurait mis en danger le système financier national », a prévenu le ministre. Les turbulences que traverse BES avaient semé la panique sur les marchés européens début juillet, faisant ressurgir le spectre de la crise de la dette en zone euro. Face à l’hécatombe du titre en Bourse, qui a été suspendu vendredi 1er août après avoir chuté de près de 75% en une semaine, les espoirs de voir la banque attirer de nouveaux investisseurs sans recourir à l’aide de l’Etat avaient été anéantis. Le cas du Portugal est le premier test des nouvelles règles transitoires en vigueur en attendant la mise en place en 2016 de l’Union bancaire européenne qui vise à éviter aux contribuables de payer pour les banques.

 

Manif Gaza : « mettre les casseurs « hors d’état de nuire »(Bertrand)

Manif Gaza : «  mettre les casseurs « hors d’état de nuire »(Bertrand)

 

« Je suis prêt à soutenir le gouvernement s’il est présent et efficace ». Face aux violences enregistrées lors de deux manifestations pro-palestiniennes durant le week-end du 20 juillet à Paris et Sarcelles, Xavier Bertrand exige de la fermeté.  Le député UMP soutient Manuel Valls. « Je me reconnais dans ses propos, d’une extrême fermeté. Il a eu raison de parler d’antisémitisme ». Xavier Bertrand regrette toutefois qu’il n’y ait pas eu de réaction plus rapide face à la formation d’un rassemblement pourtant interdit. « Il ne faut pas attendre pour procéder à des interpellations, estime-t-il. Et je suis d’accord pour qu’une manifestation soit interdite quand on sait qu’elle n’aura aucun caractère pacifique ». Rappelant qu’ »il n’y a pas eu de débordements en province », Xavier Bertrand juge que le France « n’a pas à vivre au rythme de ce qui se passe ailleurs ». Et l’ancien ministre de craindre pour l’unité républicaine. « Quand on attaque une synagogue, demain ça peut être une mosquée ou une église ». S’il reconnaît que les violences ne sont le fait que d’une « minorité », l’élu de l’Aisne réclame qu’elle soit mise « hors d’état de nuire ». Xavier Bertrand espère, enfin, une intervention de François Hollande : « J’attends qu’il s’exprime, qu’il soit clair, ferme et qu’il montre que la République ne se laissera pas faire ».

 

« Abattre Sarkozy : une obsession d’État »(Guéant)

« Abattre Nicolas Sarkozy : une obsession d’État »(Guéant)

 

 » Je dénonce l’instrumentalisation de la justice. Abattre Nicolas Sarkozy et ses proches est devenu une obsession d’État », lance Guéant  à l’adresse du pouvoir socialiste. « Je constate que tout est programmé et médiatiquement maîtrisé », poursuit Guéant. « Et c’est toujours à un moment où cela arrange le pouvoir en place que des documents ou pseudo-révélations apparaissent ». « En décembre, alors que j’étais entendu, l’officier de police judiciaire en charge du dossier a reçu un appel téléphonique du ministère de l’Intérieur pour connaître mes déclarations. Cela ressemblait fort à un appel de ‘cabinet noir’ », accuse l’ancien ministre.  Interrogé sur sa réaction après la garde à vue de Nicolas Sarkozy, Guéant estime que « par respect pour la fonction présidentielle, il eût été préférable d’entendre Nicolas Sarkozy sous un autre régime ». « Ensuite », ajoute-t-il, « la mise en examen ne signifie en rien une culpabilité. Enfin, il est souhaitable que la justice traite cette affaire dans les meilleurs délais : l’avenir de la France ne peut pas se jouer sur une décision de mise en examen ». Au sujet d’un éventuel retour de Sarkozy à la tête de l’UMP, Guéant « trouve qu’il eût mieux valu qu’il ne revienne pas aussi tôt dans la vie politique de tous les jours ». Avant d’ajouter sans beaucoup de suspense que « l’UMP ne peut continuer ainsi, avec des chefs qui donnent le sentiment aux Français de négliger leurs préoccupations, en ne s’intéressant qu’à leur propre destin. Il faut un ‘patron’ qui fasse l’unité ». Concernant ses propres ennuis judiciaires, « dans ma famille politique, les témoignages de soutien privés ont été nombreux », dit l’ex-ministre, « moins les témoignages de soutien publics ». Guéant a été placé en garde à vue fin 2013 dans l’affaire des primes en liquide quand il dirigeait le cabinet de Sarkozy place Beauvau et en mai 2014 dans l’affaire de l’arbitrage Tapie/Crédit Lyonnais.

Alstom : le patron pas d’accord avec l’entrée de l’Etat

Alstom : le patron pas d’accord avec l’entrée de l’Etat

Patrick Kron se lâche pour exprimer son désaccord, d’autant plus qu’il sera bientôt invité à quitter la tête de l’entreprise. Il a avoué avoir eu  parfois des relations tendues avec le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg. « Je n’étais pas demandeur de l’entrée de l’Etat au capital », a concédé ce dernier ; En faiat patrick Kron était en faveur du rachat pur et simple par General Electric. Pour faire bonne figure il déclare : « Je crois que la solution trouvée rassure tout le monde: EDF, Areva, comme les autorités politiques », a ainsi assuré Patrick Kron, à propos de l’épineux dossier du nucléaire français. Le dirigeant s’est également voulu rassurant concernant l’emploi. « La logique est la même: nous nous appuierons sur le même dispositif industriel et financier tout en conservant les compétences des équipes françaises », a-t-il affirmé, précisant que le contrôle opérationnel, de son côté, serait assuré par General Electric. . Cerise sur le gâteau, selon lui, « il y aura demain plus de centres de décisions en France qu’il n’y en avait hier, car le centre de décision des turbines à vapeur sera basé à Belfort ».  Sur la partie transport, Patrick Kron a estimé que son entreprise n’était pas fragilisée par la nouvelle alliance franco-américaine. Et a détaillé la façon dont sera réinjecté le cash compris dans l’échange: « une partie du cash va être réinvesti dans les coentreprises, une partie remboursera de la dette, une autre sera injectée dans Alstom Transport, une quatrième sera reversée aux actionnaires », a-t-il déclaré.

Faux patrimoine : le secrétaire d’Etat Le Guen épinglé

Faux patrimoine : le secrétaire d’Etat Le Guen épinglé

Au Ps on n’aime pas les riches alors c’est normal de jouer au pauvre et de ne déclarer qu’une partie de son patrimoine. Le PS  est supposé représenter les couches populaires, malheureusement quand on examine le patrimoine, on se rend compte que la plupart sont de bons petits bourgeois. Exemple : Le Guen.  Un terrain de 15 hectares, un immeuble dans les Pyrénées-Atlantiques, deux appartements à Paris, une permanence et une société civile immobilière : le patrimoine du secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen est important. Assujetti à l’impôt de solidarité sur la fortune, il déclare 2,6 millions d’euros de biens immobiliers. Mais, dans sa première version de sa déclaration de patrimoine auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, il avait sous-estimé la valeur de ses biens. Publiée vendredi conformément à la loi sur la transparence du 11 octobre 2013, votée après l’affaire Jérôme Cahuzac, sa déclaration est complétée par une « appréciation » de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Mediapart révèle que la différence entre le montant préalablement déclaré et la valeur inscrite aujourd’hui serait de 700.000 euros. En outre, le site assure que le secrétaire d’Etat devrait subir un redressement fiscal de 50.000 euros. La Haute Autorité  indique avoir « relevé que les biens et droits immobiliers détenus par l’intéressé étaient évalués à des montants inférieurs aux prix constatés pour des biens comparables ». « Malgré la difficulté inhérente à la valorisation de biens immobiliers, notamment lorsqu’ils sont détenus en indivision, la Haute Autorité a estimé que ces évaluations étaient susceptibles de porter atteinte au caractère exact de cette déclaration », explique-t-elle. Jean-Marie Le Guen, entré au gouvernement après les municipales de mars 2014. « Après échanges avec la Haute Autorité, M. Le Guen a revalorisé certains de ses biens immobiliers et a fait état, pour les autres, de caractéristiques motivant son évaluation initiale », explique la Haute autorité, présidée par l’ancien magistrat Jean-Louis Nadal. « Compte tenu des corrections ainsi apportées, aucune information portée, à ce jour, à la connaissance de la Haute Autorité n’est de nature à mettre en cause le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration de situation patrimoniale de Jean-Marie Le Guen publiée ce jour sur le site internet de la Haute Autorité », assure cette instance. Jean-Marie Le Guen est le seul membre du gouvernement à avoir reçu une « appréciation ». Tous ont rempli à la main ces déclarations. Ils indiquent la superficie et le prix des logements dont ils sont propriétaires, ainsi que les comptes, livrets ou assurances vie qu’ils détiennent, avec les montants au centime près, ainsi que les prêts qu’ils ont éventuellement contractés. Le Premier ministre, Manuel Valls, indique ainsi posséder deux appartements, un dans l’Essonne et un appartement de 44 mètres carrés à Paris, acheté 315.000 euros en 2010. Il dispose aussi d’un compte chez BNP Paribas, ainsi qu’un compte épargne et un PEL. Ségolène Royal, ministre de l’Energie, déclare pour sa part un appartement de 120 mètres carrés dans les Hauts-de-Seine, acquis en 1990, ainsi que plusieurs comptes et livrets d’un montant total d’environ 30.000 euros. Laurent Fabius déclare près de 4 millions d’euros de patrimoine immobilier. La secrétaire d’Etat au numérique Axelle Lemaire n’a pas oublié de mentionner son violon et son archet, pour 10.000 euros. Ces déclarations resteront accessibles sur le site de la Haute autorité « pendant toute la durée des fonctions ministérielles des personnes concernées », a indiqué cette instance, présidée par l’ancien magistrat Jean-Louis Nadal.

 

GDF Suez: l’Etat vend 3,1%

Faute de pouvoir fiancer Alstom compte tenu des déficits persistants, l’Etat vend des actions de GDF Suez ( mais conserve plus de 30%) . L’Etat français a cédé 3,1% du capital de GDF Suez pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros, ont annoncé mercredi le ministre des Finances Michel Sapin et le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg. Des traders avaient auparavant indiqué à Reuters que l’opération qui portait sur 75 millions d’actions avait été réalisée à un prix de vente de 20,18 euros par titre, représentant une décote de 3% par rapport au prix de clôture de mardi soir. A 11h22, le titre GDF Suez recule de 2,31% à 20,33 euros, accusant ainsi la plus forte baisse de l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, en baisse de 0,63% au même moment. « Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique de gestion active des participations de l’Etat, qui doit permettre de dégager des ressources pour des secteurs porteurs de développement économique et pour le désendettement de l’Etat, dans le respect des intérêts patrimoniaux et stratégiques de l’Etat », lit-on dans le communiqué commun des deux ministres. Citi, Bank of America Merrill Lynch, Société générale et Goldman Sachs étaient les teneurs de livre conjoints de la transaction. L’Etat avait annoncé mardi envisager de vendre entre 3,1% et 3,6% du capital de GDF Suez. Bercy avait alors indiqué que le produit de cession de titres GDF Suez pourrait être utilisé pour financer l’entrée de l’Etat au capital d’Alstom. L’Etat a conclu dimanche un accord avec Bouygues qui lui accorde une option d’achat sur 20% du capital d’Alstom, dans le cadre de la reprise de l’essentiel de la branche énergie du groupe français par General Electric. « Ce montant (de la vente des titres GDF Suez, NDLR) représente pratiquement les 2,0 milliards d’euros nécessaires à la participation dans Alstom, nous pourrions assister à un rebond des autres noms cités comme des candidats potentiels à des placements sur le marché, comme Safran, ADP, EDF, Orange, Air France-KLM ou Areva », commente un vendeur actions en poste à Paris.  

 

Alstom: l’Etat rachète 20% à Bouygues

Alstom: l’Etat rachète 20% à Bouygues

« Un accord a été trouvé » entre Bouygues et l’Etat, sur le prix du rachat par l’Etat des 20% du capital de l’entreprise, selon une source proche du dossier. « Une annonce sera faite plus tard », a ajouté cette source, qui ne pouvait pas dans l’immédiat donner les modalités de cet accord.     Interrogé quelques minutes avant, le ministère de l’Economie assurait que « les négociations étaient toujours en cours ». Un négociateur a affirmé samedi soir que « les discussions continuent ». A l’Élysée, une source proche de la présidence se disait cependant samedi soir « optimiste sur un débouché rapide avant l’ouverture des marchés » lundi à 9 heures. Le projet d’alliance entre Alstom et l’américain General Electric (GE) était suspendu aux négociations tendues entre l’industriel et le gouvernement qui n’arrivaient pas à s’accorder sur le prix, selon des sources proches du dossier. Samedi soir, le conseil d’administration d’Alstom a validé à l’unanimité l’offre d’alliance avec General electric.  L’État avait annoncé, vendredi, son intention d’acheter les deux tiers de la participation de Bouygues dans Alstom, soit 20%. La discussion portait sur la valeur de l’action: l’Etat voulait racheter les parts de Bouygues au prix du cours actuel, soit 28 euros par action selon la dernière cotation d’Alstom vendredi à la clôture de la Bourse de Paris. Mais Bouygues en demandait environ 35 euros par action, soit la valorisation que le groupe fait lui même de sa participation dans ses comptes (3,07 milliards pour environ 30% du capital d’Alstom). « S’il n’y avait pas ces avancées, s’il n’y avait pas cette vente à un prix qui pour le gouvernement soit acceptable, alors il y aurait nécessairement à revenir sur l’alliance telle qu’elle vient d’être annoncée », avait mis en garde un peu plus tôt le président de la République.

Alstom: opération Blanche pour l’Etat !! (Montebourg)

Alstom: opération Blanche pour l’Etat !! (Montebourg)

 

Pour une fois Montebourg est parvenu à une solution industrielle qui ménage les intérêts stratégique du pays. Par contre quand il affirme que cette opération ne coutera rien au contribuable, il se plante. Visiblement l’ancien avocat entretient des relations assez approximatives avec la comptabilité nationale et la fiscalité. « Le conseil d’administration a unanimement décidé d’émettre un avis favorable à l’offre de GE » et l’entreprise engagera désormais « les procédures d’information et de consultation des instances représentatives du personnel d’Alstom », détaille le communiqué publié samedi soir.  Dans le même temps, les discussions continuent toujours entre l’Etat et Bouygues au sujet du prix de rachat des 20% du capital d’Alstom que l’Etat souhaite racheter. A l’Élysée, une source proche de la présidence se disait cependant samedi soir « optimiste sur un débouché rapide avant l’ouverture des marchés » lundi à 9 heures.  Arnaud Montebourg rappelle ce dimanche 22 juin dans une interview au Parisien/Aujour’dhui en France que « s’il n’y a pas d’entrée de l’Etat parce que M. Bouygues ne veut pas vendre ses actions, l’opération avec GE ne se fera pas. »  Dans cette interview, le ministre de l’Economie assure que l’entrée de l’Etat au capital d’Alstom « coutera zéro euro aux contribuables ». Elle sera en effet financée par la vente de « certaines » participations de l’Etat dans des grands groupes français. Il précise que l’Etat possède un portefeuille d’actions de 110 milliards dans 71 sociétés, et que c’est « en vendant certaines de ces actions » que seront achetés les 20% du capital d’Alstom détenus par Bouygues. « Aujourd’hui, parce que nous avons vendu un peu de Safran, d’Airbus et d’Aéroports de Paris, nous disposons de 2,7 milliards d’euros en caisse », assure le ministre. « Une partie de cette somme nous a permis de financer le réinvestissement (à hauteur de 800 millions d’euros) dans PSA, lors de l’entrée du chinois Dongfeng. Et nous sommes confortables pour intervenir dans Alstom », commente Arnaud Montebourg.

 

Alstom : L’Etat va prendre 10% du capital

Alstom : L’Etat va prendre 10% du capital  L’Etat souhaiterait acquérir 10% du capital

Enfin l’Etat s’avance un peu sur le dossier Alstom puisqu’il est question qu’il prenne 10% d’Alstom. Joe Kaeser, le président de Siemens, et Shunichi Miyanaga, celui de Mitsubishi Heavy Industries, ont rencontré François Hollande ce mardi 17 juin, puis  les députés en fin d’après-midi.. Grosse journée de tractation pour les patrons de Mitsubishi et Siemens au lendemain de l’annonce de leur offre commune sur Alstom. Le Nippon s’est joint à l’Allemand pour proposer la constitution de trois coentreprises: une pour les turbines vapeur, une pour les réseaux intelligents et la troisième pour les turbines hydrauliques. Les deux groupes vont maintenant devoir convaincre l’exécutif français de la pertinence de leur offre. Le président de Siemens, Joe Kaeser, et celui de Mitsubishi Heavy Industries, Shunichi Miyanaga ont rendez-vous avec François Hollande à l’Elysée à 10h30 ce matin. En fin d’après-midi, ils seront tous deux auditionnés devant la commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale.  L’Etat souhaiterait acquérir 10% du capital d’Alstom. Selon des sources syndicales citées par Reuters, l’Etat français voudrait acquérir 10% ou plus du capital d’Alstom aux côtés de Mitsubishi. L’opération pourrait s’effectuer via la Banque publique d’investissement (BPI).  Mitsubishi souhaitait en effet  que l’Etat prenne 10% du capital d’Alstom. Shunichi Miyanaga, le PDG de Mitsubishi Industries, souhaite que l’Etat français entre à hauteur de 10% dans le capital d’Alstom. Il a exprimé cette requête devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale au côté de son homologue de Siemens, Joe Kaeser, qui s’est dit lui « très heureux » que l’Etat intervienne.

Immobilier :l’Etat victime aussi de la crise

Immobilier :l’Etat victime aussi de la crise

 

 En 2013, l’Etat a vendu pour 406 millions d’euros de bâtiments publics contre 514 millions en 2012. Il en espérait initialement 530 millions. C’est ce qu’on apprend dans le compte d’affectation spécial « gestion du patrimoine immobilier de l’Etat » contenu dans le projet de loi de règlement du budget 2013 que vont examiner prochainement les parlementaires.  « Cet écart entre les recettes définitives et les recettes prévues s’explique par la conjoncture d’ensemble du marché immobilier. D’autre part, un certain nombre d’opérations de cessions portant sur des sites complexes ont été reportées pour garantir la correcte valorisation de ces cessions », explique le document budgétaire.  En détail, l’Etat a cédé 1.234 biens, du simple terrain à l’immeuble de bureaux. Le prix de vente médian s’est établi à 6.346 euros contre 15.000 euros en 2012, et le prix moyen à 311.066 euros contre 393.558 euros. En moyenne, il a fallu 16,6 mois à l’Etat pour vendre un bien, soit deux mois de plus qu’auparavant. Les principaux vendeurs sont le ministère de la Défense, suivi de l’Ecologie, des Affaires étrangères et de l’Intérieur. La Défense et le Quai d’Orsay peuvent récupérer le montant des ventes pour leur propre budget, ce qui n’est pas le cas des autres ministères.  A l’inverse, l’Etat a acheté quelques biens immobiliers l’an dernier comme le terrain du Grand Palais des Champs Elysées à Paris pour 18 millions d’euros, ou encore les Archives judiciaires de Vitrolles pour 1,5 million.  Mais la crise de l’immobilier ne fait pas les affaires de l’Etat. En effet, une partie des cessions est obligatoirement affecté au désendettement. Moins de rentrées financières signifie donc moins de crédits affectés au déficit, qu’il faut donc chercher ailleurs. En 2013, le gouvernement ne pourra y affecter que 69,4 millions d’euros. C’est tout de même un peu plus qu’en 2012 où l’Etat n’avait pu affecter que 62 millions d’euros à ce poste.

 

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