Archive pour le Tag 'Etat'

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Etats-Unis : la tueuse était une terroriste de l’Etat islamique

Etats-Unis : la tueuse était une terroriste de l’Etat islamique

 

 

Tashfeen Malik, qui a tué avec son mari 14 personnes mercredi à San Bernardino avant de tomber sous les balles de la police, avait fait allégeance au groupe djihadiste Etat islamique, a déclaré vendredi une source gouvernementale américaine confirmant une information donnée par CNN. Citant des sources policières, la chaîne précise qu’elle a publié son serment d’allégeance à Abu Bakr al Baghdadi, le « calife » autoproclamé de l’EI, sur une page Facebook ouverte sous un nom d’emprunt. Tashfeen Malik, qui était âgée de 27 ans, et Syed Rizwan Farook, 28 ans, ont commis mercredi dans cette ville de Californie la tuerie la plus meurtrière qu’aient subie les Etats-Unis depuis le massacre de décembre 2012 à l’école élémentaire Sandy Hook de Newtown, dans le Connecticut (27 morts dont 20 enfants et le tireur). CNN ajoute que la fusillade, qui a fait également 21 blessés, semble avoir été inspirée et non orchestrée par l’organisation Etat islamique, contrairement aux attaques qui ont fait 130 morts le 13 novembre à Paris et Saint-Denis et que l’EI a revendiquées dans un communiqué diffusé le lendemain. Né dans l’Illinois, fils d’immigrés pakistanais mais de nationalité américaine, Farook avait épousé Malik, de nationalité pakistanaise, à l’été 2014 en Arabie saoudite. Selon le FBI, ils étaient rentrés aux Etats-Unis en juillet 2014. Le couple, qui laisse derrière eux une petite fille de six mois, a ouvert le feu dans une salle de l’Inland Regional Center de San Bernardino en pleine fête de fin d’année organisée par l’agence des services sociaux.  Farook en était un employé, il était chargé de l’inspection sanitaire de restaurants et de piscines. Christian Nwadike, un de ses ex-collègues, a confié vendredi sur CBS qu’il était revenu changé d’Arabie saoudite. « Je pense qu’il a épousé une terroriste », a-t-il ajouté. Les enquêteurs ont saisi des ordinateurs, des téléphones portables et d’autres équipements électroniques qu’utilisait le couple. Ils ont aussi découvert à leur domicile une importante quantité de munitions (4.500 cartouches en plus des 1.600 qui se trouvaient à l’intérieur de leur voiture) et douze bombes artisanales.

Proposition de Nissan pour limiter le poids de l’État dans Renault

Proposition de Nissan pour limiter le poids de l’État dans Renault

 

Dans un document, Nissan demande que les droits de vote de l’Etat soient à la fois plafonnés et leur exercice cantonné à des situations limitées, et réclame un engagement écrit que Renault n’interviendra pas dans la gestion et la gouvernance de Nissan, ou que l’Etat français n’interférera pas dans les affaires du groupe japonais, ont déclaré deux sources, confirmant des informations du Figaro. Les deux parties « travaillent sur une solution », a indiqué une des sources, et les choses semblent aller « dans le sens des propositions (que le gouvernement) a faites ». Nissan a par ailleurs adopté une attitude de compromis sur la question des droits de vote au cœur de la crise qui agite l’alliance Renault-Nissan depuis plusieurs mois, ont ajouté les sources. Le groupe japonais, qui a tenu lundi un conseil d’administration, pourrait en effet renoncer à exiger l’activation de ses droits de vote. En revanche, selon Le Figaro, le groupe veut avoir le droit d’acquérir des actions Renault en cas d’interférence dans ses affaires. Le constructeur automobile nippon détient 15% de Renault mais aucun droit de vote, tandis que l’Etat français est monté en avril de 15,01% à près de 20% du capital de Renault pour s’assurer l’an prochain les droits de vote doubles prévus par la loi Florange.

Le système antiterroriste français en état de mort clinique ?

Le système antiterroriste français en état de mort clinique ?

Le journal Le Monde s’interroge à juste titre sur l’efficacité du dispositif antiterroriste de la France qu’l  considère en état de mort clinique. Le constat de la situation est certainement pertinent car en particulier notre organisation du renseignement a montré de graves défaillances. Reste cependant à ébaucher une réponse à ce terrorisme d’un nouveau type une réponse qui n’est pas évidente  car le risque zéro n’existe pas face à une telle barbarie. Ce ne sont pas 1000 ou 2000 policiers supplémentaires– même nécessaires-  qui permettront de resserrer les mailles  du filet. Les individus radicalisés seraient autour de 4000, or  il faut environ 20 policiers pour surveiller un individu potentiellement dangereux sans parler de ce qui ne sont pas identifiés comme tels. Du coup se repose totalement la problématique de l’organisation du renseignement qui doit impérativement impliquer la population. En situation de guerre comme nous le sommes la police officielle doit s’appuyer sur un réseau d’indicateurs qui maillent le territoire. En outre la vigilance active de tous les Français doit être sollicitée. Bref une autre organisation à la dimension du risque. Comme l’indique le monde : « Ce qui le scandalise, c’est avant tout l’absence totale de remise en question affichée au sein du ministère de l’intérieur et du gouvernement. «Je veux saluer encore une fois le travail exceptionnel de nos services de renseignement», a répété Manuel Valls, devant les députés, le 19novembre, après la mort à Saint-Denis du coordonnateur probable des attentats, Abdelhamid Abaaoud – que lesdits services de renseignement croyaient pourtant en Syrie. Au fond, aucune de ces réformes de structure ou modifications législatives – dont certaines se sont révélées inutiles, comme la création d’une infraction d’« entreprise individuelle terroriste » – n’a changé les deux piliers de la lutte anti­terroriste: l’infraction d’« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et le cumul judiciaire-renseignement au sein d’un même service. A l’origine, ce dernier devait permettre à la direction de la surveillance du territoire (DST), devenue direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en  2008 puis direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en 2014, de maintenir une bonne circulation de l’information en son sein. »

Terrorisme : Hollande et Poutine s’entendent sans s’entendre

Terrorisme : Hollande et Poutine s’entendent sans s’entendre

 

Exit la grande coalition internationale unique. Hollande a clairement échoué dans son projet de mettre sous commandement unique tous les pays qui interviennent contre l’État islamique. Une avancée toutefois mais qu’on connaissait déjà, à savoir que la Russie accepte de se coordonner avec la France pour ses interventions en Syrie. Poutine a affirmé qu’il serait prêt à se rallier à une coalition internationale sous l’égide de l’ONU. Problème, l’ONU n’a rien décidé dans ce domaine et s’est limitée à une déclaration de principe sans aucune portée opérationnelle. Les choses pourront peut-être avancer l’avenir mais concrètement pour l’instant la Russie (et d’autres) va continuer d’intervenir en toute indépendance. Pour résumer Hollande et Poutine se sont entendus mais sans s’entendre ou très partiellement. De toute manière Obama ne souhaitait pas non plus la venue de la Russie dans une grande coalition internationale unique. François Hollande et Vladimir Poutine ont cependant affirmé jeudi soir à Moscou leur souhait commun d’intensifier les échanges de renseignements pour être plus efficaces dans leurs frappes contre Daech en Syrie.  Au terme d’un dîner de travail, les présidents russe et français sont convenus de combattre Daech en préservant les groupes armés locaux qui combattent l’Etat islamique. Jusque récemment, les Occidentaux accusaient Moscou de frapper les rebelles hostiles au président syrien Bachar al Assad. »Nous allons augmenter les échanges d’informations et les renseignements de toute nature, et notamment entre nos forces », a expliqué François Hollande devant la presse au Kremlin. « Les frappes contre Daech seront intensifiées et feront l’objet d’une coordination pour augmenter leur efficacité et notamment sur le transport du pétrole. » « Troisièmement, les forces luttant contre Daech et les groupes terroristes ne doivent pas être visés par nos avions, nous devons aller frapper les groupes terroristes et Daech », a-t-il ajouté. Vladimir Poutine a de son côté indiqué que la Russie était prête à apporter « une contribution pratique à la formation d’une coalition antiterroriste très large, à savoir un front antiterroriste sous l’égide de l’Onu ». Sur le sort de Bachar al Assad, les positions n’ont pas avancé d’un iota, le président russe refusant toujours de se rallier à l’avis des Occidentaux qui considèrent le président syrien comme responsable de près de cinq ans de guerre civile et veulent le voir quitter le pouvoir. « Le destin du président de la Syrie doit être à 100% entre les mains du peuple syrien. La seule armée capable de lutter contre Daech, c’est l’armée syrienne de Bachar al Assad », a dit le chef du Kremlin.  François Hollande a évoqué l’idée de confier les pouvoirs exécutifs à un gouvernement d’union nationale indépendant, le temps d’une transition conduisant vers des élections.

Attentat à Tunis revendiqué par l’État islamique

Attentat à Tunis revendiqué par l’État islamique

L’attentat qui a fait 13 morts  a été revendiqué mercredi par le groupe djihadiste Etat islamique, dans un communiqué sur internet.  La Tunisie, présentée comme un modèle d’évolution démocratique dans la foulée du « printemps arabe » en 2011, est de plus en plus fréquemment la cible d’islamistes. « C’est une évolution dans le comportement des terroristes. Cette fois-ci, ils s’en sont pris à un symbole de l’Etat, au cœur de la capitale », a dit le Premier ministre, Habib Essid, à la presse à l’issue d’une réunion sur la sécurité. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le ministère de l’Intérieur annonce que les analyses de la police scientifique ont permis d’identifier les victimes appartenant à la sécurité présidentielle à partir de leurs empreintes. Il s’agit du premier attentat suicide dans la capitale tunisienne. En octobre 2013, un kamikaze s’était fait exploser sur une plage de Sousse, et, le 11 avril 2002, un attentat suicide revendiqué par Al Qaïda avait visé la synagogue de Djerba, faisant 21 morts.

La fortune de l’Etat islamique

La fortune de l’Etat islamique

Le patrimoine de Daech atteint actuellement 2260 milliards de dollars, selon les dernières estimations. Ce montant correspond à la fortune de Daech, c’est à dire à la valeur des installations pétrolières et gazières, des mines de phosphates, des terres agricoles, des sites culturels etc. situés sur le territoire contrôlé par l’État islamique. Un patrimoine qui progresse: l’année dernière, il était évalué à 2043 milliards de dollars. Cela s’explique par les nouvelles conquêtes de territoires de Daech en un an.  Daech, étant une organisation à la fois terroriste et étatique, tire des revenus conventionnels et criminels. Impossible de rapporter des chiffres sûrs et vérifiés, l’État islamique ne publiant pas officiellement de «comptes publics». Mais les nombreuses études sur le financement de Daesh présentent des tendances coéhrentes: les recettes de Daech provenant du pétrole (et autres ressources naturelles) diminuent tandis que celles provenant des taxes et des confiscations grimpent.   environ 60% des recettes de l’État islamique proviennent ainsi en 2015 des ressources naturelles exploitées sur le territoire (dont seulement 24% pour le pétrole) , tandis que près de 40% (contre 16% en 2014) sont d’origines criminelles.  Les recettes tirées du pétrole devraient atteindre environ 600 millions de dollars en 2015.  Pour compenser la baisse des recettes en ressources naturelles, l’Etat islamique a considérablement augmenté ses activités crapuleuses. Les extorsions représentent désormais le plus gros poste de recettes pour Daech. Outre les extorsions, les confiscations rapportent gros. Il s’agit pour Daech de s’approprier tout ce que les habitants qui ont fui ont laissé derrière eux (leurs maisons, leurs meubles, leur terrain), ou ceux qui ont outre-passé les règles établies par Daech. Daech est également «impliqué dans le trafic de cigarettes, de drogue, dans la contrefaçon, dans les faux papiers», assure Louise Shelley, professeur à George Mason University (Virginie), spécialiste du terrorisme.. Daech pratique également l’esclavage sexuel et le commerce des femmes.

L’état d’urgence : pour trois mois : surtout un affichage

L’état d’urgence : pour trois mois : surtout un affichage

La proclamation de l’état d’urgence par Hollande (tout autant que sa prolongation pour trois mois)  relève davantage de la posture martiale que de l’action concrète. De quoi s’agit-il ? Notamment de l’assignation à résidence qui ne constitue qu’une contrainte formelle si les intéressés décident de s’en affranchir. S’y ajoutent  aussi les conditions de perquisition. Il y a également  la possibilité de dissoudre des associations, possibilité qui existait déjà. En réalité cet état d’urgence est une mesure d’affichage. En effet de l’ordre de  10 000 personnes font l’objet d’une fiche S, des personnes potentiellement dangereuses. Nous ne disposons pas des moyens pour surveiller une telle population. Pour preuve ces djihadistes  pourtant condamnés qui font des allers-retours entre la Syrie et la France en toute impunité faute de repérage.

Les nouvelles dispositions de l’état d’urgence

  • Toute personne dont le comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public peut être assignée à résidence
  • Lors de son assignation, cette dernière ne sera pas autorisée à entrer en contact (directement ou indirectement) avec des personnes soupçonnées de préparer également des actes portant atteinte à l’ordre public
  • En cas de non-respect de l’assignation à résidence, les peines encourues sont accrues

Le régime des perquisitions modifié

  • L’état d’urgence permet au ministère de l’Intérieur d’ordonner des perquisitions sans passer par l’autorité judiciaire
  • En revanche, ces perquisitions ne peuvent pas être effectuées dans des locaux affectés à un mandat parlementaire, chez un avocat, un magistrat ou encore un journaliste
  • Lors de ces perquisitions, les enquêteurs ont le droit de copier toutes données

Lutte contre l’Etat islamique : où est l’Europe ? (Juppé)

Lutte contre l’Etat islamique : où est l’Europe ? (Juppé)

Juppé a raison on peut se demander où est l’Europe dans le cadre de la lutte contre l’État islamique. Jusque-là l’Europe s’est concentrée sur l’accueil des migrants mais de manière désordonnée et même un peu surréaliste. L’union européenne a en effet accouché d’un accord laborieux qui prévoit d’accueillir 160 000 migrants sur deux ans alors qu’il faudra en compter  1 million d’ici la fin de l’année et 2 millions d’ici la fin 2016. Sans parler des politiques d’immigration propres à chaque pays qui passent  par la fermeture totale des frontières de certains pays, au contraire par l’ouverture de fait à toute immigration dans certains autres pays. C’est le résultat de l’incapacité totale de l’Europe à contrôler ses frontières extérieures. D’une certaine manière on peut considérer que Schengen a éclaté. Mais l’Europe existe encore moins en matière de politique étrangère et de défense. L’union économique se réduit à une zone de libre-échange autrement dit de business. Et la France et complètement isolée dans la lutte qu’elle mène contre l’État islamique en Syrie, en Irak ou encore en Afrique. L’Europe est aux abonnées absents« , déplore donc lundi 16 novembre le maire de Bordeaux, Alain Juppé, au sujet des attentats de Paris qui ont coûté la mort à 129 personnes et fait plus de 300 blessés vendredi soir. Selon le maire Les Républicains, qui a pris la parole à l’issue d’une cérémonie de recueillement dans la cour de l’Hôtel de ville de Bordeaux, la France se trouve « un peu seule » sur le terrain dans la lutte contre l’État islamique, tandis que les attentats dont elle a été la cible sont les plus meurtriers de son histoire. « Il faut que l’Europe se réveille. C’est la sécurité de l’Europe qui est en cause aujourd’hui. On parle beaucoup de cette crise migratoire exceptionnelle, de ces réfugiés qui affluent par centaines de milliers. C’est très directement lié à la situation au Proche-Orient« , a insisté l’ancien Premier ministre. « La France ne peut pas être seule à prendre ses responsabilités dans ce domaine ».  »Nous sommes un peu seuls au Proche-Orient, et, en Afrique, nous sommes tout à fait seuls« , a rappelé Alain Juppé, candidat à la primaire à droite pour la présidentielle.  Pour Alain Juppé, les solutions à apporter se trouveront à l’échelle européenne. Celui-ci préconise une surveillance accrue des frontières par des « gardes-frontières européens » et « une solution coordonnée avec les États membres » de l’Union européenne. « Schengen s’est effondré. Nous avons été incapables de lui donner les moyens de fonctionner, nous n’avons pas su donner à Frontex les moyens de surveiller les frontières extérieures de Schengen », déplore Alain Juppé. Ce dernier souhaite que la « question de la défense européenne revienne rapidement sur le tapis », soulignant dans le même temps la bonne coopération franco-belge dans le cadre de l’enquête sur les attentats de vendredi à Paris.

Un état d’urgence de trois mois pour quoi faire ?

Un état d’urgence de trois mois pour quoi faire ?

 

 

En l’état actuel de la loi de 1955 l’état d’urgence ne peut durer que douze jours au maximum. François Hollande souhaite étendre cette mesure d’exception à trois mois, suite aux attentats qui ont tué au moins 129 personnes à Paris et Saint-Denis, selon des parlementaires reçus à l’Élysée dimanche 15 novembre. Mais la question qui se pose n’est pas tellement la durée de cet état d’urgence mais son contenu.  aujourd’hui ce contenu est sans doute mal adapté à la lutte à mener contre le terrorisme actuel. Interdire la circulation de personnes, interdire des rassemblements ou même assigner des personnes en résidence n’est sans doute pas suffisant ;  il conviendra vraisemblablement de donner des pouvoirs d’intervention supplémentaire à la police, à la justice et à l’armée pour permettre d’une part une surveillance plus pointue et plus ample du territoire au-delà pour prévenir les risques d’attentats. C’est sur ce terrain que risque d’exploser la fragile unité nationale. Pour des questions idéologiques mais aussi pour des questions de stratégie électorale. L’opposition en effet n’entend pas donner l’occasion à Hollande de renforcer sa popularité, inversement Hollande ne va pas se priver d’utiliser le contexte pour crédibiliser sa candidature en 2017. Du coup le message sécuritaire et la stratégie qui devrait l’accompagner risque d’être brouillé par des préoccupations politiciennes. Pour l’instant on applique donc les dispositions d’un état d’urgence peu adapté à la situation. Cet d’urgence s’applique depuis samedi 14 novembre à minuit  »sur le territoire métropolitain et en Corse », d’après le décret daté de samedi paru au JO. Il permet aux autorités « d’interdire la circulation des personnes » et d’instituer « des zones de protection ou de sécurité » où le séjour des personnes est réglementé.  Un second décret a été adopté : il comporte des dispositions spécifiques applicables « à l’ensemble des communes d’Île-de-France », comme la possibilité d’assigner à résidence toute personne « dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public », d’ordonner la fermeture provisoire de salles de spectacle ou encore la confiscation de certaines catégories d’armes. Plusieurs fois mis en œuvre durant la guerre d’Algérie, l’état d’urgence n’a été décrété que deux fois depuis : en 1985, en Nouvelle-Calédonie, lors des affrontements qui avaient alors touché l’archipel, et en 2005, face aux émeutes dans les banlieues, à l’initiative du gouvernement de Dominique de Villepin. En 2005, les mesures que permet l’état d’urgence ont été en fait peu appliquées : sept préfets ont pris des arrêtés de couvre-feu, et dans 23 départements, a été interdite la vente au détail de récipients transportables de carburant et de matières inflammables.

Pas de victoire contre l’Etat islamique sans moyens au sol ( Colonel Goya)

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Il est il est certain que la question des moyens d’intervention au sol constitue un sujet délicat pour l’alliance qui lutte contre l’État islamique mais un sujet qui sera pourtant incontournable dans les jours et les semaines à venir . Si l’on s’en tient à ce qui a été fait au Mali il faudrait sans doute 20 à 40 000 hommes au sol et sans doute  200 avions. Des moyens dont  la France seule ne peut disposer. La France est engagée, avec la coalition, dans les frappes militaires en Syrie mais « il faut bien comprendre qu’on ne peut pas détruire l’Etat islamique sans aller au sol« , souligne Michel Goya, analyste de défense et professeur à Sciences Po.   »Actuellement, nous avons une stratégie d’endiguement qui repose sur des frappes, sur des raids, on élimine, on tue, on fait une grosse pression en attendant  que des éléments plus fondamentaux permettent d’étouffer le problème. Mais si on veut véritablement vaincre l’Etat islamique, il faudra planter les drapeaux sur Rakka et Mossoul« , poursuit-il. Des déclarations d’intentions qui devront être suivies d’actes concrets face à une menace toujours extrêmement forte. Et pour faire face à cette menace, « il y a un volet défensif sur le territoire national, relevant des moyens policiers, des services de renseignement, des moyens judiciaires, … et un volet offensif qui relève des moyens militaires« , explique sur France Info le colonel Michel Goya, analyste de défense et professeur à Sciences Po. La France est engagée, avec la coalition, dans les frappes militaires en Syrie mais « il faut bien comprendre qu’on ne peut pas détruire l’Etat islamique sans aller au sol« , souligne Michel Goya. «  Mais si on veut véritablement vaincre l’Etat islamique, il faudra planter les drapeaux sur Rakka et Mossoul« , poursuit-il.: « Reconquérir aujourd’hui l’espace qui est occupé par l’Etat islamique, représente à peu près 10 à 20 fois ce que nous avons dû faire au Mali, pour simplement conquérir le terrain et ce ne sera qu’une partie du problème« …

Un état d’alerte maximale est-t-il suffisant ?

 

 

10 000 personnes font l’objet d’une fiche S, comment les surveiller ? Sans parler de ceux qui n’ont pas été repérés. Pour l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, les moyens sont « largement sous-dimensionnés ». L’augmentation des moyens est « ridicule » pour le judiciaire, a-t-il estimé sur BFM TV. S’il y plus de moyens pour le renseignement, cela permet la surveillance mais pas les arrestations, qui nécessitent des juges pour prouver que les suspects sont allés en Syrie, a-t-il souligné.  « Il faudrait largement le double » de moyens, a-t-il ajouté. « C’est les moyens qu’on met qui permettent d’arrêter les gens ».  Cette fois, François Hollande a annoncé la mobilisation de 1.500 militaires supplémentaires en Ile-de-France et a décrété l’état d’urgence pour l’ensemble du territoire, une première depuis 1961 et la guerre d’Algérie. Cette mesure permet aux autorités de restreindre la circulation des personnes et des véhicules, d’instaurer un couvre-feu et d’interdire de séjour dans un département toute personne cherchant à entraver l’action des pouvoirs publics. L’état d’urgence permet également aux préfets d’ordonner la fermeture provisoire de salles de spectacles, débits de boisson ou d’interdire la tenue de manifestations. Dans ce contexte, les manifestations sur la voie publique à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sont interdites jusqu’à jeudi prochain et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a demandé à tous les préfets de faire de même en province.

Un état d’alerte maximale est-il suffisant ?

Un  état d’alerte maximale est-il suffisant ?

 

10 000 personnes font l’objet d’une fiche S, comment les surveiller ? Sans parler de ceux qui n’ont pas été repérés. Pour l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, les moyens sont « largement sous-dimensionnés ». L’augmentation des moyens est « ridicule » pour le judiciaire, a-t-il estimé sur BFM TV. S’il y plus de moyens pour le renseignement, cela permet la surveillance mais pas les arrestations, qui nécessitent des juges pour prouver que les suspects sont allés en Syrie, a-t-il souligné.  « Il faudrait largement le double » de moyens, a-t-il ajouté. « C’est les moyens qu’on met qui permettent d’arrêter les gens ».  Cette fois, François Hollande a annoncé la mobilisation de 1.500 militaires supplémentaires en Ile-de-France et a décrété l’état d’urgence pour l’ensemble du territoire, une première depuis 1961 et la guerre d’Algérie. Cette mesure permet aux autorités de restreindre la circulation des personnes et des véhicules, d’instaurer un couvre-feu et d’interdire de séjour dans un département toute personne cherchant à entraver l’action des pouvoirs publics. L’état d’urgence permet également aux préfets d’ordonner la fermeture provisoire de salles de spectacles, débits de boisson ou d’interdire la tenue de manifestations. Dans ce contexte, les manifestations sur la voie publique à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sont interdites jusqu’à jeudi prochain et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a demandé à tous les préfets de faire de même en province.

Sarkozy affaiblit l’autorité de l’Etat (Valls)

Sarkozy affaiblit l’autorité de l’Etat (Valls)

 

Valls na pas complètement tort ; avec ses propos outranciers  Sarkozy ne renforce pas en tout cas la parole et surtout l’action de l’Etat. D’abord parce que  sous l’ère Sarkozy peu de choses ont changé dans ce domaine sinon au plan des discours. Ensuite parce que  Sarkozy qui trainent nombre de casseroles met en cause la justice à des fins personnelles.  Manuel Valls, taxé de laxisme par l’opposition, a donc pressé vendredi Nicolas Sarkozy et la droite de ne « pas jouer avec la sécurité publique » et a défendu « l’autorité forte et réfléchie » de son gouvernement. Dans une réplique au « discours de Grenoble » de l’ancien chef de l’Etat le 30 juillet 2010, tournant sécuritaire de son quinquennat, dans lequel il avait déclaré la « guerre » aux « voyous » et établi un lien entre immigration et délinquance, le Premier ministre a invité « à la hauteur de vue, à la responsabilité » après avoir rappelé les violences urbaines survenues sous le mandat du prédécesseur de François Hollande. Il a dénoncé « cette démagogie coupable, cette surenchère malsaine qui affaiblissent l’autorité de l’Etat », les « déclarations à l’emporte-pièce », les « engagements sans lendemain ». « Tout cela allant de pair avec une critique permanente de la Justice, une remise en cause quotidienne de son indépendance », a- t-il souligné, visant Nicolas Sarkozy sans jamais le citer. « Il ne s’agit pas de faire des coups d’éclat. Les Français n’attendent qu’une chose : l’action, mais une action déterminée et juste », a-t-il lancé. « On ne peut pas jouer avec la sécurité publique, l’enjeu est trop important ». Un discours équilibré mais un peu discrédité aussi par le décalage entre la fermeté du propos et l’action concrète. Bref le syndrome Sarkozy mais à gauche et sans les casseroles !

 

Le Charles-de-Gaulle contre l’Etat islamique : symbolique ou stratégique ?

Le Charles-de-Gaulle contre l’Etat islamique : symbolique ou stratégique ?

 

 

Une vingtaine d’avions supplémentaires mobilisés contre l’Etat islamique avec le Charles De Gaulle. Stratégique peut-être pour replacer la France dans le combat contre Daech car jusque là les frappes françaises étaient très limitées. Symbolique aussi surtout pour tenter d’imposer la présence de la France auprès des grandes puissances qui sont tentées de régler le conflit en Syrie sans elle  ( Etats-Unis, Russie, Iran, Arabie saoudite) ; une manière auusi pour Hollande de revêtir son costume de guerre qui lui réussit mieux que celui qu’il porte pour régler les questions française internes.  La France a annoncé jeudi la mobilisation du porte-avions Charles-de-Gaulle dans la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique (EI) et les groupes djihadistes associés. « Le déploiement du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles-de-Gaulle a été décidé pour participer aux opérations contre Daech et ses groupes affiliés », a annoncé la présidence française à l’issue d’un conseil de défense consacré à la situation en Syrie et en Irak. Ce groupe aéronaval (GAN) est en principe constitué, en plus du porte-avions, d’une frégate de lutte anti-sous-marine, d’une frégate anti-aérienne, d’un sous-marin nucléaire d’attaque, d’un pétrolier ravitailleur et d’un avion de patrouille. Lors de sa précédente mobilisation contre l’EI, dans le cadre de l’opération Chammal entre le 23 février et le 18 avril 2015, 12 Rafale, 9 Super-Étendard et un Hawkeye embarqués sur le Charles-de-Gaulle ont effectué plus de 200 missions. (À comparer aux milliers de frappe se effectuées par les Etats-Unis et récemment par la Russie).  Après avoir cantonné ses frappes aériennes contre les bases de l’EI à l’Irak, la France a étendu ces opérations à la Syrie fin septembre.

Congo : Référendum coup d’Etat

Congo : Référendum coup d’Etat

Les électeurs congolais sont appelés à se prononcer ce dimanche sur un projet de nouvelle Constitution. Le texte vise à permettre au président sortant, Denis Sassou N’guesso, de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat l’année prochaine. L’opposition dénonce un coup d’Etat constitutionnel et appelle à la désobéissance civile. Ces derniers jours, les heurts violents se sont multipliés.  Exit la limite à deux des mandats présidentiels, exit l’âge limite de 70 ans pour être candidat à la magistrature suprême, un texte taille sur mesure. Denis Sassou N’guesso, 72 ans cette année, cumule plus de trois décennies passées au pouvoir et n’entend pas en rester là. Battu lors des premières élections pluralistes organisées sous la pression internationale en 1992, le président congolais est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile. Réélu en 2002, puis en 2009 lors de scrutions controversés, Denis Sassou N’guesso a depuis resserré le périmètre de la démocratie.

4G : enchères à 2.5 milliards pour l’Etat

4G : enchères à 2.5 milliards pour l’Etat

 

 

Encore au moins 2.5 milliards qui vont entrer dans les caisses de l’Etat avec les enchères sur le redéploiement de la 4G. Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR ont en effet été retenus pour participer aux enchères pour l’attribution de la bande 700 MHz dans le cadre du déploiement de la 4G, a annoncé jeudi le régulateur des télécoms, l’Arcep. L’Arcep réaffirme dans un communiqué que les enchères débuteront le 16 novembre 2015. Dans le cadre de ces enchères, des blocs de fréquences de 5 MHz vont être alloués. Chaque opérateur pourra enchérir sur un maximum de deux blocs sur les six mis aux enchères, sauf Free. L’opérateur fondé par Xavier Niel, dernier arrivé sur le marché, possède moins de fréquences que les autres et peut donc postuler pour trois blocs. A 416 millions d’euros par bloc de fréquences comme prix d’entrée, plus 5 millions par tour, l’Etat français compte engranger 2,5 milliards d’euros minimum.

Espagne : le budget va déraper, fin de l’Etat modèle ?

Espagne : le budget va déraper, fin de l’Etat modèle ?

Depuis plusieurs années l’Espagne été citée en exemple par la commission européenne cependant la même commission commence à s’inquiéter des dérapages budgétaires. En fait  l’austérité imposée n’a pas produit tous les effets attendus en matière de rééquilibrage des comptes et la croissance n’est pas à la hauteur des espérances. La Commission européenne a donc  mis en garde lundi contre un risque de dérapage budgétaire de l’Espagne en 2015 et en 2016, après avoir reçu en avance l’avant-projet de budget de la quatrième économie de la zone euro. Mais une mise en garde qui restera sans doute assez formel car l’Espagne ne sera pas la seule à ne pas respecter ses engagements compte tenu du tassement de l’économie mondiale et de la croissance molle qui se dessine en Europe. Au regard des prévisions fournies par Madrid, il y a un « risque de non-conformité » avec le pacte de stabilité, le carcan budgétaire européen, a dit le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, au cours d’une conférence de presse. « Nous allons inviter les autorités espagnoles à respecter strictement le budget 2015 et à s’assurer que le budget 2016 soit en conformité avec le Pacte de stabilité et de croissance (…) Nous rendrons demain cette opinion », a poursuivi M. Moscovici. En raison du déroulement de législatives le 20 décembre en Espagne, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy avait décidé de fournir en avance son projet de budget 2016 pour qu’il soit examiné plus rapidement par la Commission européenne.

Sécurité routière : des radars pour la sécurité ou pour renflouer les caisses de l’Etat ?

Sécurité routière : des radars pour la sécurité ou pour renflouer les caisses de l’Etat ?

 

Comme il fallait s’y attendre le fantomatique comité interministériel de la sécurité routière (il ne s’était pas réuni depuis quatre ans) a débouché encore sur déréglementation supplémentaire sans doute pour mieux appliquer que les précédentes. Aussi sur le développement de radars. Des radars qui rapportent beaucoup à l’État pas loin d’un milliard, 600 millions officiellement. Par les infractions constatées par ces radars concernent essentiellement des petits dépassements de vitesse qui ne mette pas en cause la sécurité. Cinq cents radars supplémentaires et des milliers de cabines « leurres » seront installés sur les routes françaises pour faire repartir à la baisse le nombre de tués, a annoncé vendredi le gouvernement. Bref au total des mesures bien insuffisantes quittait main témoigne d’une part d’une méconnaissance de la problématique de sécurité routière aussi de l’inefficacité des contrôles. Par exemple il est clair que l’obligation d’une boîte noire enregistrant notamment la vitesse sur chaque véhicule comme c’est le cas sur les poids lourds aurait été une mesure très significative de la volonté d’améliorer la sécurité routière. Notons que depuis qu’il y a obligation pour les poids-lourds d’être doté de cette boîte noire entre parenthèse (ancien chronotachygraphe maintenant informatisés) les dépassements de vitesse sont tout à fait exceptionnels. Il y a aussi un manque de professionnalisation de la part des services de contrôle qui se contente de faire du chiffre au lieu de ce positionner sur les lieux à fort potentiel de risque. Après 12 ans de baisse, le nombre de morts a augmenté de 3,5% en 2014, à 3.384, soit 116 de plus qu’en 2013, une tendance qui se confirme sur les huit premiers mois de 2015, avec une hausse de 4,6% du nombre de tués, soit 99 de plus. « Ces chiffres sont inacceptables. Les routes de France ne peuvent pas être un cimetière », a dit le Premier ministre, Manuel Valls, à l’issue d’un comité interministériel de la sécurité routière, à Matignon. « Depuis deux ans, certains comportements au volant se sont clairement relâchés », a-t-il ajouté, avant de confirmer l’objectif de faire passer le nombre de morts sur les routes sous la barre des 2.000 en 2020. Les cabines « leurres », qui pourront contenir ou pas un radar, permettront de multiplier par quatre le nombre de zones sécurisées, a précisé Manuel Valls. Le nombre de radars passera quant à lui de 4.200 à 4.700 en trois ans.  Ces radars pourront constater des infractions de plus en plus variées : feu rouge, vitesse, distance de sécurité, dépassement dangereux, franchissement de ligne continue, etc. « Nous savons, et nous l’assumons, que certaines mesures ne sont pas populaires, notamment pour tout ce qui touche aux radars », a poursuivi Manuel Valls. « Nous n’avons qu’une seule préoccupation : la sécurité routière et je n’aime pas cette mise en cause malsaine à propos des radars qui ne seraient là que pour alimenter les caisses de l’Etat », a-t-il ajouté. Les 600 millions d’euros que rapportent les radars sont consacrés pour un tiers à leur entretien et leur rénovation, un autre tiers contribue notamment à la rénovation des routes et le reste va aux collectivités territoriales, a-t-il souligné. Le comité interministériel a par ailleurs décidé d’augmenter l’utilisation des radars embarqués dans des véhicules banalisés, en confiant cette tâche à des prestataires agréés. La vitesse excessive est la cause principale de 26% des accidents mortels, selon les chiffres cités par le comité. Une expérimentation d’utilisation de drones pour la sécurité routière va être lancée, ainsi que d’utilisation de systèmes de lecture automatisée des plaques d’immatriculation pour lutter contre le défaut d’assurance. Pour réduire les infractions commises par les conducteurs de véhicules de sociétés, les entreprises qui refusent de révéler le nom du conducteur s’exposeront à une contravention de 650 euros. Pour les conducteurs étrangers, un « permis à points virtuel » sera créé qui fonctionnera, selon le gouvernement, comme un permis français, et ceux qui n’ont pas payé leurs amendes forfaitaires majorées seront inscrits dans un nouveau fichier. Afin de réduire les blessures graves chez les conducteurs de deux-roues motorisés, le port de gants homologués sera rendu obligatoire. Un contrôle technique sera obligatoire pour la revente d’un deux-roues motorisé et il faudra désormais suivre une formation pour conduire une moto de forte puissance, formation qui ne sera possible qu’après deux ans de détention du permis moto. Quant aux cyclistes, le port du casque sera obligatoire pour les moins de 12 ans. Les possibilités de recours à l’éthylotest anti-démarrage seront par ailleurs étendues et les contrôles de l’usage de stupéfiants seront simplifiés en remplaçant la prise de sang en milieu médical par un test salivaire de confirmation. Un délit spécifique pour la conduite avec un faux permis ou un permis falsifié sera créé qui permettra la confiscation du véhicule.

Volkswagen devra rembourser l’Etat français

Volkswagen devra rembourser l’Etat français

Le gouvernement a annoncé qu’il comptait demander à Volkswagen de rembourser les aides publiques versées pour l’achat de véhicules présentés comme propres… mais qui ne l’étaient pas. «Lorsque l’achat de véhicules soi-disant propres a donné lieu à des versements d’aides publiques, ces aides publiques devront être remboursées», a déclaré hier Ségolène Royal à BFMTV, après le Conseil des ministres.  La ministre a précisé que ses services étaient «en train d’évaluer» le montant de ces aides, précisant néanmoins que les bonus écologiques «n’ont pas forcément porté sur tous» les véhicules truqués, «cela dépend des années d’achat».. La semaine dernière, la ministre avait dénoncé «une forme de vol du contribuable et de l’État» après la révélation de la fraude du constructeur automobile. Et cela pourrait coûter cher au géant allemand. Près d’un million de véhicules sont concernés en France. «On présentera la facture à Volkswagen», a assuré la ministre de l’Écologie. De son côté, Stéphane Le Foll a confirmé qu’il s’agissait de faire rembourser ces aides par Volkswagen, et non par les acheteurs trompés. Les aides atteignent globalement 1.000 euros en moyenne par véhicule, a ajouté le porte-parole du gouvernement, sans pour l’instant connaitre le nombre de voitures Volkswagen qui en avaient bénéficié.  La France n’est pas le premier pays à demander réparation. Le ministère de l’Industrie espagnol a indiqué mardi que Volkswagen avait accepté de restituer les primes versées par l’État. En Australie, le régulateur a indiqué que le géant allemand pourrait se voir infliger jusqu’à 1,1 million de dollars australiens d’amende, soit 687 000 euros, pour chaque moteur truqué.  Volkswagen doit donc se préparer aux répercussions économiques importantes de la révélation du scandale. L’entreprise a imposé un gel des embauches dans sa division financière et a supprimé une équipe dans l’une de ses usines de moteurs. Son image aussi va souffrir. D’après un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France et France Info, huit Français sur dix jugent l’affaire «grave». 79% des sondés estiment que l’affaire détériore l’image qu’ils avaient de Volkswagen, et 65% considèrent qu’elle pourrait avoir un impact dans le choix de leur prochain achat de voiture. Même en Allemagne, pays du constructeur, les remarques sont acides

Syrie : La Russie ne vise pas que l’État islamique

Syrie : La Russie ne vise pas que l’État islamique

Moscou avait d’abord présenté sa campagne aérienne comme visant en priorité l’EI, disant craindre que les membres russes et ex-soviétiques de l’organisation fondamentaliste sunnite ne finissent par s’en prendre à leurs pays d’origine s’il n’était pas mis fin à leur action en Syrie. La Russie a mené sa deuxième journée de frappes aériennes jeudi en Syrie en précisant qu’elle visait plusieurs organisations « terroristes » et pas seulement l’Etat islamique (EI), tandis que des sources libanaises annonçaient une offensive au sol des forces pro-gouvernementales syriennes et de leurs alliés. Cette opération au sol, qui serait menée avec des forces iraniennes et celles du Hezbollah libanais, vise à récupérer les territoires perdus récemment par les troupes pro-Assad en particulier au profit de l’Armée de la conquête, qui regroupe plusieurs composantes de l’insurrection syrienne, dont le Front al Nosra (affilié à Al Qaïda).  Des centaines de soldats iraniens sont arrivés en Syrie il y a dix jours avec leurs armes Mais, jeudi, après les doutes exprimés par les Etats-Unis et les rebelles sur le terrain sur les véritables cibles des frappes russes, le Kremlin a expliqué que ses frappes avaient une portée plus large et qu’elles visaient plusieurs groupes. « Ces organisations (figurant sur la liste des cibles) sont bien connues et les objectifs sont choisis en coordination avec les forces armées de Syrie », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, alors qu’on lui demandait si l’Occident et la Russie avaient une définition différente de ce qui constitue un groupe terroriste.

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