Archive pour le Tag 'Etat'

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L’ex-chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers s’explique

L’ex-chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers s’explique

Dans un livre, l’ancien chef d’état major des armées s’explique sur sa mise à écart et fait part de quelques réflexions dans le JDD.   »Quand j’entends que les 850 millions d’euros de crédits gelés n’affecteront pas ‘la vie quotidienne du soldat’, je suis dubitatif : parce que la vie quotidienne du soldat, c’est l’exécution de sa mission. Comment pouvez-vous l’exercer lorsque nos moyens de ravitaillement aériens ont 50 ans d’âge, nos blindés 30 ans, notre flotte aérienne de transport tactique entre 30 et 40 ans, idem pour nos bateaux, parfois à la limite des conditions de sécurité? Nos gilets pare-balles sont les mêmes qu’on portait au Kosovo en 99, nos stocks de munition sont à recompléter d’urgence et je ne vous parle pas des pannes de matériel qui font échouer ou reporter les missions… Face à cela, on ne pouvait attendre 2019…..Au Sahel, il nous faudrait davantage d’A400M pour le transport, de drones (on n’en a que cinq), davantage de stocks de munitions car dans cette guerre nous consommons énormément, de blindages pour nos véhicules car 60% d’entre eux ne le sont toujours pas. C’est ça l’enjeu pour moi. On ne peut pas laisser nos soldats avec un déficit d’équipement »…… « Je veux éviter que l’on se retrouve dans des conflits de haute intensité avec des soldats qui n’ont plus la foi. Or le danger de la suractivité, c’est que le carburant de la force morale diminue », rétorque-t-il. « Je ne dis pas que c’est le cas aujourd’hui mais nos soldats souffrent, sont contraints de se débrouiller pour faire face aux manques. On doit donc objectivement leur donner les moyens nécessaires pour gagner face à un ennemi qui, lui, recherche ses moyens et les obtient »

 

Commentaires du JDD :

Pierre de Villiers, finalement, aurait-il été la victime d’une incompréhension entre le monde militaire, les hommes et les femmes de terrain, et le monde civil dirigé aujourd’hui par une génération, celle d’un président de 39 ans, la première au pouvoir à ne pas avoir connu le baptême du feu ou le service national sous les drapeaux? Le général cinq étoiles esquive. Toujours ce refus de poursuivre la polémique, peut-être justement pour être dans une démarche d’apaisement. Il évoque seulement ces cadres politiques et ces élus d’aujourd’hui et demain qui n’ont connu de l’armée qu’au cours d’une seule journée de préparation à la défense. Son livre, il l’a écrit aussi pour celles et ceux qui n’ont jamais vu un fusil d’assaut de leur vie.

Servir, de Pierre de Villiers, Fayard, 254 p., 20,90 euros

 

L’Etat vend 4,15% du capital d’Engie

L’Etat  vend  4,15% du capital d’Engie

 

L’État a choisi Engie dans la branche énergie pour vendre  un peu plus de 4 % capital d’Engie. Progressivement l’État ce désengage de cette entreprise  pour ne plus contrôler qu’environ 25 %. Évidemment il n’a pas été envisagé de vendre des participations dans Edf dont la situation financière est catastrophique est dont  l’action a perdu 90 % de sa valeur. À l’inverse, Engie est sur la voie d’un net redressement. Engie a accusé en 2016 une perte nette de 400 millions d’euros après une perte de 4,6 milliards en 2015. Le producteur et fournisseur de gaz et d’électricité a été une nouvelle fois pénalisé par des dépréciations d’actifs liées aux prix de l’énergie en Europe. Son résultat net récurrent part du groupe a par ailleurs reculé de 4,3% à 2,5 milliards d’euros. L’Ebitda a atteint 10,7 millions d’euros, en baisse de 5,2%. En organique, le repli est de 2,7%. Le chiffre d’affaires est ressorti à 66,6 milliards, en baisse de 4,6% (-4% en organique). Ces chiffres sont conformes à « la guidance » 2016. Engie a indique que la génération de cash était restée très soutenue à 9,7 milliards d’euros permettant une poursuite de la réduction de la dette nette. Les programmes de rotation de portefeuille et d’investissements atteignent respectivement 8 milliards d’euros de cessions à ce jour soit plus de 50 % de l’objectif à fin 2018, et 4,7 milliards d’euros d’investissements de croissance en 2016. Le programme de performance  » Lean 2018  » est en avance par rapport à sa feuille de route 2016. Le groupe décide d’accélérer sa mise en œuvre en révisant ses objectifs de 20 % à la hausse (1,2 milliard d’euros de gains nets à horizon 2018). En 2017, Engie prévoit un résultat net récurrent part du groupe compris entre 2,4 et 2,6 milliards d’euros qui marque une accélération de la croissance organique portée par ses moteurs de croissance.  L‘Agence des participations de l‘Etat (APE) a annoncé mardi soir la clôture d‘une opération de cession de 4,15% du capital d‘Engie pour 1,53 milliard d‘euros, notamment via un placement accéléré auprès d‘investisseurs institutionnels. L‘Etat a placé 4,1% du capital du producteur et fournisseur de gaz et d’électricité, soit 99,9 millions d‘actions, auprès d‘institutionnels, à 13,80 euros par action, a précisé l‘APE. Il a vendu en parallèle 11,1 millions d‘actions, soit 0,46% du capital, qui seront proposées ultérieurement aux salariés et anciens salariés du groupe, au même prix par action, soit un montant total de 153 millions d‘euros. “Cette cession de titres s’est déroulée dans de très bonnes conditions pour les intérêts patrimoniaux de l’Etat. Elle constitue la première étape du plan de cessions d’actifs pour un montant de 10 milliards d’euros”, a déclaré par la suite le ministre de l‘Economie et des Finances.

La réforme de l’Etat indispensable pour moderniser la France (Philippe AGHION, économiste)

La réforme de l’Etat indispensable pour moderniser la France (Philippe AGHION, économiste)

 

 

C’est l’un des axes que préconise l’un des économistes les plus connus, Philippe AGHION.  Dans une interview au Figaro.

 

Philippe AGHION. - Pour au moins deux raisons. Premièrement, pour permettre à l’État de mieux concentrer ses ressources sur l’éducation, la formation, l’assurance-chômage généralisée et le soutien aux investissements innovants. Deuxièmement, nous avons hérité de structures étatiques très corporatistes: plus de 100 caisses d’assurance-maladie, 38 caisses de retraite. Cela pouvait se comprendre dans le contexte d’une économie en rattrapage ou l’on passait toute sa vie dans la même entreprise ou le même secteur. Mais dans une économie de l’innovation ou l’on change souvent de secteur ou d’entreprise, cette multiplicité de régimes sociaux devient un facteur de risque en même temps que de rigidité.

Que préconisez-vous?

À très court terme, il n’y a guère que le rabot qui puisse être utilisé pour faire des économies, et là je n’ai pas de recommandation particulière à faire au gouvernement. À moyen terme, pour faire des économies en 2018-2020, j’ai identifié trois chantiers. Le premier, c’est la suppression sur trois ans des emplois aidés dans le secteur non marchand. Cela concerne 250 000   contrats uniques d’insertion et 100 000 emplois d’avenir. À la clef, l’économie serait de 1,25 milliard d’euros dès 2018, 3,6 milliards d’euros en 2020.

Le deuxième chantier porte sur la fin des niches fiscales relatives au logement. Faut-il le rappeler? Nous dépensons 41,7 milliards d’euros dans les aides à la pierre, dont la moitié d’aides aux locataires, pour des effets redistributions ou économiques douteux… Je crois que nous pouvons supprimer tous les dispositifs de défiscalisation, comme le Pinel, au moins dans les zones non tendues, et réformer les APL par exemple en ne les accordant que pour de nouveaux baux, ce qui contribuerait à abaisser les loyers, ou mieux, en les intégrant dans une grande réforme des transferts sociaux. Troisième chantier: le non-remplacement d’une partie des fonctionnaires partant à la retraite.

Ces trois chantiers suffiront-ils à transformer l’État?

Non, ils permettront de dégager des marges de manœuvre à moyen terme. À plus long terme, nous devrons nous attaquer aux sources d’inefficacité de l’État que sont le mille-feuille territorial et le mille-feuille social. Le premier est le symptôme d’une maladie insidieuse de la décentralisation, qui provoque une accumulation des interventions, des niveaux administratifs et des effectifs. Il se traitera, par exemple, en consacrant l’intercommunalité comme unité de base en zone rurale, dont les maires de communes et les agents municipaux seront les employés. Dans le domaine social, je plaide pour des guichets uniques pour les allocations familiales, des retraites et de la Sécurité sociale, sur le modèle suédois. Voilà, brossée à grands traits, la réforme de l’État que j’espère qu’Emmanuel Macron engagera. S’il mène cette réforme en parallèle avec la réforme du marché du travail il aura remis la France sur le chemin d’une croissance juste et durable, et laissera un grand nom dans l’histoire.

 

 

 

Les fonctionnaires insoumis dénoncent un « coup d’Etat social »

Les fonctionnaires insoumis dénoncent un « coup d’Etat social »

 

Hier sur LCI Adrien Quatennens a repris à son compte les slogans de Mélenchon : le coup d’Etat social, le coup d’Etat démocratique, le mouvement social qui va paralyser la France, la dénonciation de la réforme du code du travail, la condamnation des réformes.  Comme Mélenchon,  le jeune député a du bagout, de la prestance, il ne doute de rien. Les médias à la recherche de nouveaux profils ont souligné la virulence de se propos à l’assemblée. D’après lui tout est à rejeter chez Macron et il faut organiser le troisième tour social. Ce qu’avait dit Mélenchon à Marseille.  “Le 23 septembre, il faut que le peuple déferle à Paris contre le coup d’Etat social, contre le coup d’Etat anti-démocratique qui s’organise contre lui”, a affirmé dimanche le leader de La France insoumise en clôture des premières universités d’été du mouvement qu’il a initié. “Assez de bavardages, assez de discussions, plus d’action: c’est vôtre tâche à vous autres les Insoumis”, a-t-il ajouté devant plus de 2.000 personnes. “Pas de blabla, du combat”, a-t-il résumé. “C’est à nous de marcher devant, nous devons agir en pleine responsabilité de notre nouvelle situation. C’est à dire être prêt à gouverner à tous instants. S’il le fallait, demain matin, nous saurions quoi faire et avec qui le faire”, a-t-il assuré. « La vague dégagiste qui est passée sur le pays va reprendre et s’amplifier. Elle a rendez-vous le 23 septembre. C’est le moment d’exprimer dans la démocratie de la rue la leçon des élections que vous portiez avec vos bulletins de vote et avec vos abstentions aussi », a-t-il lancé.des termes repris presque intégralement par le jeune député Adrien Quatennens sur LCI. Aussi bien sûr par les autres députés insoumis. Dommage quand même que l’analyse émane pour l’essentiel d’anciens fonctionnaires ou assimilés du secteur public et nationalisé. Car le je jeune révolutionnaire, ancien gauchiste,  cache bien ses origines comme s’il en avait honte. Comme d’ailleurs les autres députés insoumis. En fait le jeune député se présente comme un conseiller en énergie auprès des entreprises. Mais plus précisément,  c’est un ancien employé EDF. Forcément qui comme les autres anciens fonctionnaires insoumis n’ont qu’une notion assez approximative des réalités socioéconomiques du privé mais qui condamnent  quand même la réforme du code du travail. Franchement quand on a travaillé à EDF est-ce qu’on peut prétendre être sérieux quand on parle d’économie du privé ?  Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

 

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

 

Agent EDF

 Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Aide-soignante

Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

 Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

Attachée territoriale

 

Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

Président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris
  • Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale

 

Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

Diplômée en relations internationales à Sciences Po

 

Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

Technicien de recherche

Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège

Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Formateur, président d’un festival de théâtre,

 

Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

Assistante de direction à la Direction régionale du Service médical

Le déficit du budget de l’Etat en hausse

Le déficit du budget de l’Etat en hausse

 

Au 30 juin, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s’établissaient à 201,5 milliards d’euros contre 193,9 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 3,9% (2,9% à périmètre constant) par rapport à fin juin 2016. Le ministère souligne dans un communiqué que, « au-delà des évolutions inscrites en loi de finances initiale, le mois de juin présente un ressaut lié au décalage calendaire de comptabilisation de subventions à des établissements publics, en avance d’un mois cette année pour 3,5 milliards d’euros ». A la même date, les recettes s’élevaient à 160,2 milliards d’euros, contre 155,1 milliards, une progression de 3,3% à périmètre constant (+2,9% à périmètre courant). Les seules recettes fiscales nettes ont progressé de 3,9% rapport au premier semestre 2016, cette évolution étant principalement alimentée par une hausse de 5,2% (à 74,6 milliards d’euros) des recettes de TVA. Les recettes non fiscales ont en revanche plongé de 37,2% à 3,0 milliards d’euros par rapport à juin 2016 en raison de la baisse du produit des amendes prononcées par l’Autorité de la concurrence et de la « non-reconduction de la recette constatée en janvier 2016 au titre des redevances d’usage des fréquences radioélectriques ». Le solde des comptes spéciaux est déficitaire de 20,9 milliards contre 23,0 milliards fin juin 2016, mais il « n’est pas significatif à ce stade de l’année », précise le communiqué. En 2016, le déficit de l’Etat s’est élevé à 69,0 milliards d’euros. Pour 2017, la loi de finances l’anticipe en légère hausse, à 69,3 milliards d’euros.

Les transferts financiers de l’Etat vers les collectivités locales : plus de 100 milliards

Les transferts financiers de l’Etat vers les collectivités locales : plus de 100 milliards

 

Les transferts financiers de l’Etat aux collectivités territoriales représentent 100,07 Md€ en 2016, un montant en baisse de 1,5 %.sur 200 milliards de penses de fonctionnement. (Par ailleurs les investissements se montent aux à une cinquantaine de milliards).  Ils se composent de trois ensembles : les concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales (51,96 Md€) (1), les contreparties de divers dégrèvements d’impôts locaux et les subventions spécifiques versées par les ministères (13,48 Md€), ainsi que la fiscalité transférée et les ressources pour le financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage (34,63 Md€). L’enveloppe des concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales, au sens de l’article 14 de la loi de programmation pour les finances publiques, fait l’objet en 2016 d’une diminution de 2,66 Md€. Cet effort s’inscrit dans le cadre du plan d’économie de 50 Md€ prévu par la France entre 2015 et 2017 pour réduire son déficit budgétaire et se conformer à ses engagements européens. Les collectivités contribuent ainsi au redressement des finances publiques à hauteur de 451 M€ pour les régions, de 1148 M€ pour les départements, et de 2 071 M€ pour le bloc communal, dont 1 450 M€ pour les communes et 621 M€ pour les établissements publics de coopération intercommunale. Les dotations et subventions de fonctionnement atteignent 33,8 Md€. Le montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF), qui constitue la majeure partie de celles-ci, est de 33,2 Md€ (montant voté en loi de finances initiale pour 2016). La DGF est répartie entre communes, groupements de communes, départements et régions. En 2016, les communes et groupements de communes perçoivent 57,68 % du total, soit 19,185 Md€. Les départements 29,15 % du total, soit 9,694 Md€ et les régions 13,17 % du total, soit 4,381 Md€. Des écrêtements internes à la DGF permettent, comme les années précédentes, de faire progresser le niveau de certaines de ses composantes, notamment celles des dotations de péréquation. Elles augmentent notamment de 8,14 % pour le bloc communal, soit une progression de 297 M€ (dont 180 M€ pour la DSU et 117 M€ pour la DSR). Les dotations et subventions d’équipement (2) représentent quant à elles 10,89 Md€, dont 6,05 Md€ attribués au fonds de compensation de la TVA (FCTVA). Les transferts de compétences relatifs à l’acte II de la décentralisation ont été principalement compensés à l’aide d’un transfert de fiscalité aux collectivités locales. Les dotations finançant les transferts de compétences(3) s’élèvent à 3,1 Md€. Enfin, le coût des divers dégrèvements législatifs s’élève à 11,24 Md€ en 2016

 

 

10 milliards en 2018 d’économies pour l’Etat

10 milliards en 2018 d’économies pour l’Etat

 

 

En 2018, le gouvernement veut réaliser 20 milliards d’économies sur les dépenses publiques dont 10 milliards pour l’État. L’objectif est de réduire le déficit public de  3 points du PIB par rapport au PIB  en 2022 et de ramener ce déficit à 0,5 %.  le gouvernement L’Etat contribuera donc pour moitié à l’effort de réduction des dépenses publiques l’an prochain, a déclaré jeudi le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin lors du débat sur l’orientation des finances publiques à l’Assemblée. Pour l’État les principales mesures d’économies viseront la formation professionnelle, le logement et les dépenses sociales. La formation permanente qui représente 35 milliards par an et particulièrement visé et critiqué très fortement par la Cour des Comptes compte tenu de son opacité et de son efficacité. Les aides au logement quant à elle sont accusés d’entretenir la hausse des prix. Quant aux dépenses sociales, elle mérite d’être sérieusement remise à plat pour mettre affecter qu’à ceux qui en ont réellement besoin. Aujourd’hui personne ne maîtrise plus leur dérive L’effort demandé aux seuls collectivités locales sur l’ensemble du quinquennat, qui avait été estimé à dix milliards d’euros dans le programme d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, va atteindre 13 milliards. D’après le rapporteur de la commission des Finances du Sénat, Albéric de Montgolfier, « en retenant le niveau tendanciel d’évolution de la dépense publique estimé par la Cour des comptes (1,6 % en volume), le montant des économies à réaliser sur l’ensemble du quinquennat pour atteindre l’objectif d’évolution de la dépense en volume fixé par le gouvernement peut être évalué à 82 milliards d’euros », alors que le programme de campagne du chef de l’Etat prévoyait un total de 60 milliards d’euros d’économies publiques.

Réforme du code du travail Mélenchon : contre le coup d’Etat social !!!!

Réforme du code du travail  Mélenchon : contre le coup d’Etat social !!!!

Après la mobilisation complètement ratée de Mélenchon le 12 juillet contre la réforme du code du travail, le leader des insoumis lance une nouvelle manifestation le 23 septembre contre ce qu’il intitule le « coup d’état social » d’Emmanuel Macron. Une manifestation en plus qui fait double emploi avec celle organisée par la CGT, prévue le 12 septembre à Paris. Malheureusement pour Mélenchon la mobilisation du 12 juillet a été complètement anecdotique de l’ordre de 1000 manifestants pour toute la France. Il pourrait en être de même le 23 septembre car les propos de Mélenchon sont complètement outranciers et décalés des réalités du marché du travail dont en fait il ne connaît pas grand-chose comme d’ailleurs la plupart des députés du groupe insoumis qui pour l’essentiel sont des fonctionnaires donc non concernés par la réforme du code du travail qui lui surtout le privé. Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

 

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

Attaché d’administration du ministère de l’intérieur

 

 Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

 

Aide-soignante

 

  • Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

Professeur d’histoire

 

 Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

 

A 56 ans, cette attachée territoriale

 

Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

 

Président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris

Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale

 

Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

 

Diplômée en relations internationales à Sciences Po

 

Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

 

Technicien de recherche

 

Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège

Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Formateur, président d’un festival de théâtre,

 

Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

 

Assistante de direction à la Direction régionale du Service médical

Renationalisation du RSA par l’État

Renationalisation  du RSA par l’État

Comme il l’avait déjà indiqué Macron envisage la renationalisation du financement du RSA qui jusqu’à maintenant pesait très lourd dans les finances locales. L’Assemblée des départements de France (ADF) avait d’ailleurs demandé une dizaine de jours plus tôt la reprise par l’État du financement des allocations de solidarité, dont le RSA, lors d’une rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée.  Le nombre de bénéficiaires du RSA explose à peu près au même rythme que le nombre de chômeurs depuis 2009 soit une progression de l’ordre  de 70 % qui s’explique aussi par l’extension des conditions d’attribution. Un système qui risque d’exploser financièrement s’il n’est pas nationalisé. Les départements sont en effet financièrement complètement asphyxiés par une allocation dont il ne gère pas les modalités réglementaires d’attribution. De ce point de vue,  il y a une contradiction à décider  nationalement du principe d’une allocation et à faire participer les collectivités locales à leur financement sans leur donner les moyens correspondants. Compte tenu de cette situation aussi d’autres contraintes qui pèsent sur les collectivités locales 50% des départements pourraient se retrouver en faillite d’ici cinq ans. Comme déjà indiqué le nombre de bénéficiaires évolue au même rythme que le nombre  de chômeurs mais cela n’interdit pas cependant de s’interroger sur les conditions d’attribution. Certes le RSA est une prestation de survie et ne permet pas évidemment de mener grand train pour autant dans certains cas il est plus intéressant de s’installer dans le chômage avec le RSA et d’autres prestations que de travailler pour un salaire inférieur à 1000 €. Une situation qui a d’ailleurs conduit de départements envisagés aux bénéficiaires de RSA une contrepartie en termes de travail. Comme souvent lorsqu’il s’agit de prestations sociales la solidarité nationale est largement justifiée. Toutefois cinq certains ont tendance à s’installer dans cette situation d’assisté qui les prive  d’ailleurs de toute possibilité de réinsertion professionnelle. Fin 2015, le nombre de foyers allocataires du RSA a dépassé pour la première fois la barre des 2,5 millions en France. Au 31 décembre 2015, d’après les dernières données publiées par la CAF, il y avait en effet 2,53 millions de foyers allocataires du Revenu de solidarité active. C’est 71% de plus que lors de sa création, en juin 2009. La première explication est mathématique: le RSA, créé en juin 2009, ne concernait que la France métropolitaine, puis il a été étendu sous certaines conditions aux jeunes de moins de 25 ans en septembre 2010 (RSA jeune), puis dans les départements d’outre-mer (DOM) et certaines collectivités d’outre-mer (COM) à partir de janvier 2011, puis à Mayotte en janvier 2012. Compte tenu de cette situation,  Emmanuel Macron avait déjà souhaité durant la campagne que le versement du RSA soit décentralisé, sans toucher aux compétences des départements en matière d’insertion.  Ce qu’il a annoncé Devant la Conférence nationale des territoires réunie au Sénat. « Ma préférence, je vous le dis tout de go, celle d’une « recentralisation du financement avec la reprise en main par l’État », a-t-il déclaré devant une assemblée de représentants d’associations d’élus locaux. L’alternative, a-t-il expliqué, serait « une amélioration de la compensation » par l’État du déficit enregistré par les départements en raison du financement du RSA dont ils ont la charge. Mais elle rouvrirait le débat sur l’année de référence à partir de laquelle cette compensation devrait être opérée tout comme, « immanquablement », sur « le renforcement de la péréquation horizontale » entre les collectivités les plus et les moins favorisées, a-t-il observé. Remettant ces différentes options entre les mains des élus locaux, Emmanuel Macron a souhaité que leurs « travaux puisse trancher d’ici au printemps prochain » ce débat « pour que le projet de loi de finances 2019 reflète les décisions prises ». « D’ici là, les situations d’urgence de certains départements seront bien évidement prises en compte par le gouvernement », a-t-il cependant assuré.

Rafle Vél’ d’Hiv : la responsabilité de l’Etat français (Macron)

Rafle Vél’ d’Hiv : la responsabilité de l’Etat français (Macron)

 

Le président de la république a fort justement rappelé la responsabilité de l’État français vis-à-vis de l’immonde rafle 13 152 personnes de confession juive arrachées à leur domicile, dont plus de 8 000 furent menées au Vél ‘ Dhiv avant d’être déportées à Auschwitz il y a 75 ans. Ce rappel sera toujours nécessaire quand certains par conviction idéologique et/ou  par populisme tentent d’exonérer la France de toute responsabilité. «Je refuse les facilités de ceux qui prétendent que Vichy n’était pas la France. Ce n’était pas tous les Français, mais c’était le gouvernement de la France. Cacher la vérité insulte notre mémoire collective. La France, en reconnaissant ses fautes a ouvert la voie à leur réparation. C’est le courage d’un peuple que de tendre la main aux victimes. Tendre la main, ce n’est pas s’humilier par je ne sais quelle repentance. C’est se grandir et être fort.» Moins d’une centaine de ces raflés ont survécu. Tous les enfants sont morts.  «Je refuse les facilités de ceux qui prétendent que Vichy n’était pas la France. Ce n’était pas tous les Français, mais c’était le gouvernement de la France. Cacher la vérité insulte notre mémoire collective. La France, en reconnaissant ses fautes a ouvert la voie à leur réparation. C’est le courage d’un peuple que de tendre la main aux victimes. Tendre la main, ce n’est pas s’humilier par je ne sais quelle repentance. C’est se grandir et être fort.» A aussi déclaré Macron qui a aussi souligné l’action humaniste exemplaire de ces Français qui ont sauvé des juifs en particulier des enfants en s’opposant à la politique du gouvernement de l’époque. «Nous songeons à tous ces justes avec fierté, cette fierté qui est devenue le ferment de notre unité nationale», affirme en parallèle le chef de l’Etat, en référence à ceux qui ont sauvé des juifs pendant la guerre. «Mais à côté des héros il y eut l’Etat français. Vichy put compter sur les ressources vives du pays pour mener sa politique de collaboration. Cette pensée que Vichy est une monstruosité née de rien est si commode. Mais c’est faux. On ne bâtit aucune fierté sur un mensonge», ajoute Emmanuel Macron.

 

Pollution : rappel à l’ordre du gouvernement par le Conseil d’Etat

Pollution : rappel à l’ordre du gouvernement par le Conseil d’Etat

 

 

En dépit des discours les seuils de pollution fixée par l’union européenne sont souvent dépassés en France surtout dans certaines zones très agglomérées.  Le conseil d’État vient de mettre en demeure le gouvernement de décider d’un plan supplémentaire pour diminuer la pollution relative en particulier au  dioxyde d’azote au en particules fines PM10 sous les valeurs limites. Cette décision concerne plus particulièrement douze zones, notamment en Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-D’azur, où la concentration de dioxyde d’azote est supérieure aux limites de 2015 et trois où le dépassement de seuil concerne les particules fines PM10.Selon les dernières données d’Airparif, l’organisme chargé de contrôler la qualité de l’air, en 2015, 300 000 Franciliens étaient exposés à des excès de PM10 et 1,6 million à des dépassements de NO2 , contre respectivement 5,6 millions et 3,8 millions en 2007, lors du premier plan. « Le Conseil d’État constate ensuite que les plans de protection de l’atmosphère établis dans les zones concernées n’ont pas permis d’assurer, dans un délai raisonnable, le respect des valeurs limites et en déduit que de nouvelles mesures doivent être prises afin que soient respectées les obligations. » Dans sa décision, l’instance « enjoint au Premier ministre et au ministre chargé de l’Environnement de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soit élaboré et mis en oeuvre (…) un plan relatif à la qualité de l’air permettant de ramener les concentrations » sous leur limites réglementaires. « Le Conseil d’État constate ensuite que les plans de protection de l’atmosphère établis dans les zones concernées n’ont pas permis d’assurer, dans un délai raisonnable, le respect des valeurs limites et en déduit que de nouvelles mesures doivent être prises afin que soient respectées les obligations. » Les limites de ces deux polluants ont été fixées en 2008 par une directive européenne.

Areva : un sauvetage à 5 milliards pour l’Etat

Areva : un sauvetage à 5 milliards pour l’Etat

 

 

Le  sauvetage d’Areva (qui a cumulé presque 10 milliards de déficit en quelques années) est lancé avec  l’augmentation de capital de 5 milliards d’euros qui permettra au groupe nucléaire d’éviter la faillite. Après des conseils d’administration d’EDF et d’Areva qui se sont tenus mercredi, et qui ont permis de lever les dernières conditions suspensives, l’Etat a lancé le processus qui doit lui permettre d’injecter au total 4,5 milliards d’euros dans l’entreprise.  L’opération sera effectuée en deux temps. Dès mercredi soir, l’Etat a déjà souscrit à une première augmentation de capital de 2 milliards d’euros d’Areva SA, la structure dans laquelle ont été logés les actifs risqués du groupe (le contrat de l’EPR en Finlande et ses contentieux, ainsi que les risques liés aux anomalies sur les dossiers de l’usine du Creusot). Une opération qui sera partiellement réalisée via la transformation, en fonds propres, des 1,1 milliard d’euros prêtés par l’Etat à la société depuis le début de l’année pour assurer ses fins de mois. Dans un second temps, et au plus tard le 31 juillet, l’Etat souscrira à l’augmentation de capital du nouvel Areva (NewCo) recentré sur le cycle du combustible, qui porte sur 2,5 milliards d’euros. L’opération s’accompagnera du versement de 500 millions d’euros par les deux investisseurs japonais MHI et JNFL, qui se sont engagés à prendre chacun 5 % du capital de la nouvelle structure. Mais cette dernière transaction ne peut contractuellement être réalisée qu’après la cession de la division réacteurs (Areva NP, rebaptisée « NewNP ») à EDF : les 500 millions seront versés dans une fiducie et intégrés au capital de la société une fois cette vente finalisée, fin 2017. Mercredi matin, devant la commission des finances de l’Assemblée Nationale, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait qualifié la gestion d’Areva de « scandaleuse », dénonçant « la manière dont cette entreprise publique a été gérée et le coût que cela représente pour les finances publiques ». Areva était dirigée pendant une dizaine d’années par la socialiste. Anne Lauvergeon, ancienne conseillère de Mitterrand.

L’État veut céder pour 10 milliards de bijoux de famille

L’État veut céder pour 10 milliards de bijoux de famille

 

Officiellement il s’agit de vendre des participations minoritaires d’entreprise dans le secteur concurrentiel, cela afin d’alimenter un fonds d’innovation dans l’annonce avait été faite par Emmanuel Macron. Reste à savoir cependant si la totalité du produit des ventes sera bien affectée à l’innovation. En effet compte tenu des révélations de la Cour des Comptes de gouvernement a besoin de trouver de manière urgente 5 milliards pour tenter de combler le déficit budgétaire en tout cas pour le ramener à 3 %. Il aura aussi besoin de 5 milliards pour effectuer le bouclage financier d’EDF et Areva .Il  se pourrait bien que les coups de rabot exigés par le premier ministre soient insuffisants pour trouver la somme alors que la vente de participations rend possible des rentrées immédiates. Officiellement cependant la vente des participations de l’État est destinée à alimenter le fonds d’innovation.  « Ce sont les rendements sur ce fonds qui seront attribués à l’innovation », a précisé la source du ministère de l’économie, soulignant que cela assurerait à cette mission « un financement durable » et non soumis aux contraintes budgétaires. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait annoncé mercredi d’« importantes cessions d’actifs » dans les prochains mois pour financer ce fonds. Le lendemain, il avait précisé devant le Sénat que ces cessions commenceraient « à partir de septembre » et qu’elles « ne seraient pas stratégiques ». L’Agence des participations de l’État (APE), chargée de gérer le patrimoine de l’État actionnaire, est présente au capital de 81 entreprises. Ces participations pèsent actuellement près de 100 milliards d’euros, dont 70 dans des sociétés cotées. Interrogé par l’AFP sur les entreprises qui pourraient être concernées, l’entourage du ministre a refusé de donner plus de détails. Mais plusieurs noms reviennent avec insistance dans les médias, comme tout en promettant de revendre ses titres au moment opportun, Orange, au capital duquel l’État (qui en détient directement ou indirectement 23 %) n’a pas « vocation » à rester « de manière pérenne », selon M. Macron, ou bien Aéroports de Paris (ADP), dont l’État détient 51 % du capital.

Pourquoi 7 secrétaires d’État n’ont pas d’affectation

Pourquoi 7 secrétaires d’État n’ont pas d’affectation

 

On peut légitimement se demander à quoi vont servir les sept secrétaires d’État sans attribution précise. Première observation, Macron avait promis un gouvernement très resserré de 15 ministres. Finalement on en aura le double.  Concernant les secrétaires d’État sans véritable objet social, c’est l’interrogation. À moins de se souvenir de la sortie de Renault Muselier secrétaire d’État aux affaires étrangères entre 2002 et 2004 placés auprès de Dominique de Villepin : » le ministre fait tout et moi je fais le reste ! » Ce qui sans doute rendait assez bien compte de la réalité d’autant que Muselier n’a jamais été considéré comme un grand besogneux. À l’inverse de Villepin se caractérisait  par un grand activisme. Dans le cas du gouvernement d’Édouard Philippe, l’objectif de Macron est de rééquilibrer les sensibilités gauche droite et de placer des hommes de confiance pour surveiller des ministres très marqués qui pourraient avoir des velléités d’indépendance. Avec ce type de montage, on peut d’ores et déjà prévoir des situations conflictuelles entre les directeurs de cabinet des ministres et ces secrétaires d’État sans affectation précise. Notons aussi que bien sûr parallèlement subsisteront des directeurs d’administration véritable gouverneur de leur champ respectif aussi des conseillers élyséens pour superviser chaque secteur. Bref on ne manquera pas de chef pour se surveiller les uns les autres. Prévenant les questions, l’Élysée a précisé auprès de l’AFP qu’ils avaient « vocation à être les adjoints des ministres auprès desquels ils sont nommés ». Emmanuel Macron imite ainsi Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui avaient choisi de ne pas attribuer de compétences précises à – dans l’ordre – Renaud Muselier, secrétaire d’État aux Affaires étrangères entre 2002 et 2004, Nicolas Forissier, secrétaire d’État en charge de l’Agriculture entre 2004 et 2005, et Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale entre 2010 et 2012.  Cette dernière, qui a quitté Les Républicains en mars 2017 pour rejoindre Emmanuel Macron, livre son analyse dans les colonnes du JDD.  »Cela permet d’abord d’effectuer des équilibres politiques au sein de gros ministères, développe-t-elle encore. Ma nomination venait ainsi de l’Elysée – j’étais une sarkozyste – quand Roselyne Bachelot était alors une fidèle filloniste. »

 

Pollution : plainte contre l’Etat

Pollution : plainte contre l’Etat

Une Parisienne de 57 ans, compte demander au tribunal administratif de Paris réparation pour les dommages causés par les problèmes de santé dont elle souffre depuis son installation dans la capitale il y a 30 ans. Elle reproche à l’Etat de ne pas avoir fait respecter les nomes de qualités de l’air qui devraient protéger tous les Français. Clothilde Nonnez ne doute pas que la pollution parisienne est la cause de ses maux : asthme, bronchite, jusqu’à une péricardite aiguë lors des trois semaines du pic de pollution de décembre 2016. Danseuse professionnelle, puis professeure de yoga, non fumeuse, elle ne trouve pas d’autres causes dans son style de vie. La plupart des médecins qu’elle a consultés lui ont d’ailleurs conseillé de quitter la ville, témoigne-t-elle. Condamnée à prendre un traitement à vie pour son asthme, elle a cumulé les frais médicaux et les absences de travail, que son avocat compte chiffrer. Sans compter l’obsession quotidienne à laquelle elle ne peut pas échapper : pour anticiper, elle consulte plusieurs fois par jour le bulletin d’Airparif, l’association qui surveille la qualité de l’air en Île-de-France. Une trentaine d’autres dossiers du même type auraient déjà été enregistrés par diverses associations, souligne franceinfoSelon les données officielles, la pollution entraîne 48.000 décès prématurés par an en France. L’exemple de Clothilde Nonnez pourrait encourager d’autres victimes à porter plainte.

Un état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

Un   état d’urgence qui va durer 10 ans au moins

 

Nouveau débat un peu surréaliste quant à la nécessité ou non de prolonger l’état d’urgence. Le président de la république propose que la mesure soit encore prolongée jusqu’en novembre et des voix s’élèvent pour protester contre cette mesure considérée comme liberticide. Un nouveau débat de sophistes évidemment car le danger terroriste va continuer d’exister pendant 10 ou 15 ans voire davantage. Certes d’ici quelques temps l’État islamique va disparaître mais le risque sera encore beaucoup plus considérable avec le redéploiement des anciens combattants de Daech et leur capacité à recruter et à mobiliser. Malheureusement les attentats vont continuer voire même s’accroître dans les prochaines années et cela dans toutes les régions du monde. Dès lors il convient bien évidemment de prendre des moyens adaptés pour éviter contre cette nouvelle forme de guerre inédite dont l’objet est de répandre la peur, la mort et de détruire la civilisation occidentale. Faut-il rappeler que la France est sous le régime de l’état d’urgence depuis le 14 novembre 2015, lendemain des attentats commis à Saint-Denis et à Paris, où la salle de spectacles du Bataclan avait été visée. Les attaques avaient fait 130 morts et plus de 400 blessés. L’état d’urgence, qui autorise notamment les perquisitions administratives et les assignations à résidence, a depuis été prolongé à cinq reprises. La prolongation de l’état d’urgence est loin de faire l’unanimité en France. Ses détracteurs jugent cette mesure au mieux inefficace, au pire comme une atteinte aux droits fondamentaux. D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant l’état d’urgence consiste à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revient à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvent  mais qui pensent qu’il faut compléter la mesure, d’autres qui estiment que n’est pas ce nécessaire À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardien du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes. Bref on approuve sans approuver ou on condamne sans vraiment condamner. La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes  sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Macron  veut en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le fait que cette mesure sera bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement devra inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme : Une politique  couvrant le domaine du renseignement, de la sécurité, du pénal et de la défense nationale mais prenant aussi en compte les facteurs explicatifs sociaux et sociétaux qui nourrissent le terreau sur lequel pousse le radicalisme.

EDF-RTE : la CNP et la caisse de dépôts rachètent mais c’est l’Etat qui remet au pot

EDF-RTE : la CNP et la caisse de dépôts rachètent mais  c’est l’Etat qui remet au pot

Officiellement La Caisse des Dépôts et CNP Assurances ont annoncé avoir finalisé vendredi l’acquisition d’une participation indirecte de 49,9% du capital du gestionnaire du réseau français de transport d’électricité RTE. En fait c’est l’Etat qui remet au pot puisque la caisse de dépôts comme la CNP dépendent de l’Etat.  L’ouverture du capital de RTE s’inscrivait dans le cadre d’un programme de cessions d’environ dix milliards d’euros d’actifs à l’horizon 2020 de l’électricien public, lourdement endetté.. En fait pour alléger l’endettement d’EDF l’État consent à opérer un jeu d’écriture qui consiste à vendre la moitié de filiale RTE (réseau de transport d’électricité) à la Caisse des Dépôts (CDC) et à la CNP, . Une sorte de jeu d’écriture à l’intérieur des structures étatiques puisque la caisse de dépôt et la CNP dépendent  de l’Etat. De toute manière légalement RTE ne pouvait être vendue qu’à un acteur public. Pas sûr cependant que cette  opération soit suffisante à la fois pour désendetter EDF et pour lui permettre de faire face à ses énormes investissements. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Dans l’opération de vente de la moitié de RTE à la caisse de dépôt EDF pourra récupérer seulement 4 milliards d’euros Les montants évoqués pour: la valorisation totale de RTE avait a été fixée à 8,45 milliards d’euros, soit 1,5 milliard de plus que les premières propositions au début des négociations. Une très légère variation a cependant été enregistrée puisque dans l’intervalle, le tarif d’utilisation des réseaux – le Turp 5, qui fixe les conditions de rémunération des réseaux de transport et de distribution pour la période 2017-2021 – a été fixé. A l’arrivée, dans le cadre de la cession de 49,9% de RTE, EDF va percevoir un peu plus de 4 milliards d’euros. L’ouverture du capital de RTE entre dans le cadre du programme de cessions prévu par EDF – 10 milliards d’euros à l’horizon de 2020 – dédié à la réduction de son endettement et au financement de plusieurs lourds investissements. L’électricien doit racheter Areva NP, le pôle réacteurs et services d’Areva dans le cadre de la restructuration de la filière nucléaire française. Il mène également un programme de modernisation de ses centrales nucléaires – «le grand carénage» – et prévoit enfin de construire deux réacteurs de nouvelle génération EPR en Grande-Bretagne.

La démocratie à l’état néandertalien

La démocratie à l’état  néandertalien

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, l’incapacité des citoyens et des populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui voire du déclinisme. La frilosité voire  le refus du changement peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre factuerc explicatif marquant lié aux autres est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laissé aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie si n’ont pas bougé d’un iota face au mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales . La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière la démocratie demeure à lére  néandertalienne.

Qatar Airways soutenu par l’Etat comme ….Air France

 

 

 

Le patron de Qatar Airways  se défend d’être davantage soutenu par son gouvernement qu’Air France par le sien. Dans une interview à la Tribune, il note que la compagnie nationale française bénéficie du soutien de l’Etat français. En creux,  il faut voir les anciennes aides financières et surtout l’attribution de créneaux horaires (droit d’exploiter) qui sont limitées pour Qatar Airways   mais qu’on a quand même augmentés ne serait-ce que pour vendre des Airbus au Qatar !

 

A l’exception de Nice et Lyon que Qatar Airways est autorisée à desservir 5 fois par semaine, vous n’avez pas de droits de trafic supplémentaires en France. Allez-vous demander plus de vols ?

Nous attendons de commencer les vols sur ces deux lignes pour demander des vols supplémentaires afin de pouvoir desservir Nice et Lyon en vol quotidien. Nous n’avons donc pas encore commencé à négocier. Nous devons également attendre l’issue des négociations entre l’Union européenne et les pays membres du conseil de coopération du Golfe et l’ASEAN (association des pays d’Asie du sud-est) et la Turquie. Des négociations entre l’Union européenne et le Qatar ont commencé en septembre. Une deuxième réunion de discussions est prévue en février.

Que pensez-vous de cette demande de l’Union européenne de vouloir négocier un accord de « fair competition » ?

Mon opinion est que nous sommes injustement la cible de deux pays en particulier, la France et l’Allemagne, qui font l’objet d’un très fort lobby de leur compagnie aérienne (Air France et Lufthansa, ndlr), lesquelles ne veulent pas de concurrence sur leur marché. Ce qui est inacceptable pour nous, c’est d’avoir un traitement différent de la part de pays qui ont la même situation que la nôtre. Les compagnies appartiennent aux Etats. Et ces deux compagnies font valoir que nous les concurrençons sur des bases inéquitables. Je ne suis pas d’accord. Pourquoi ces bases sont inéquitables? Parce que nous avons un meilleur produit, un meilleur réseau, un aéroport ouvert 24 h sur 24? Ces avantages ne viennent pas d’un traitement de faveur, mais de la façon dont nous gérons les affaires.

Vos détracteurs dénoncent les subventions dont vous bénéficiez de l’Etat-actionnaire ?

C’est faux, on le prouve en publiant nos comptes. Oui, le gouvernement du Qatar nous détient et, à ce titre, a le droit de capitaliser la compagnie de la même manière que ce qu’ont fait tout au long des sept dernières décennies les gouvernements français et allemand, en mettant du cash dans leur compagnie jusqu’à leur privatisation. Nous serons nous aussi privatisés quand nous serons en position de force.

J’ai une question. Si Air France rencontrait des difficultés financières au point de sombrer, pensez-vous que le gouvernement français, qui détient près de 16% du capital du groupe, ne mettrait pas du cash dans la compagnie? Bien sûr que si, car Air France est un gros employeur et un acteur important de l’économie française. Est-ce que cela serait une subvention ? Non, ce serait une augmentation de capital (« equity, no subsidies »). Nous sommes dans la même situation. Quand votre ministre des transports dit regarder des réductions de taxes pour Air France, de quoi parle-t-on ? D’une subvention directe, car vous changez votre régime de taxes pour soutenir une compagnie.

Vous venez d’évoquer une éventuelle privatisation, une ouverture du capital est-elle envisagée ?

D’ici à 10 ans, le capital de Qatar Airways sera mis en Bourse. C’était prévu en 2009, mais il y a eu la crise de 2008. Aujourd’hui, la compagnie vaut plus de 10

L’écotaxe doit être appliqué pour le Conseil d’État

L’écotaxe  doit être appliqué pour le Conseil d’État

 

 

Situation ubuesque qui témoigne d’une certaine façon d’un certain amateurisme du gouvernement concernant l’éco taxe. En effet faute d’avoir été abrogée officiellement l’écotaxe demeure et doit être appliquée. C’est en tout cas l’avis du conseil d’État. Or le gouvernement a clairement indiqué qu’il renonçait au principe même de l’écotaxe. Pour satisfaire aux exigences du conseil d’État peut-être le gouvernement va-t-il créer une écotaxe forfaitaire à un euro ? En effet il faut une loi pour annuler juridiquement la fiscalité qui était envisagée. Le refus du gouvernement d’appliquer l’écotaxe, toujours pas formellement abrogée, est « illégal ». Voilà ce qu’a estimé ce lundi le Conseil d’État, qui a sommé l’exécutif de prendre un arrêté fixant la date de début de collecte de cette taxe.  Le gouvernement pensait en avoir fini avec l’écotaxe, suspendue sine die fin 2014 après la révolte des « bonnets rouges », mais le Conseil d’État vient de le rappeler à ses devoirs. La plus haute juridiction administrative impose désormais à la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, de préciser « la date de mise en oeuvre du dispositif technique nécessaire à la collecte de la taxe nationale sur les véhicules de transport de marchandises » et ce « dans un délai de six mois », l’assemblée nationale et le Sénat soit en mesure de prendre une disposition législative dans ce sens avant les présidentielles.  Le Conseil d’Etat rappelle que le gouvernement était « tenu de prendre dans un délai raisonnable les mesures réglementaires, telles qu’un arrêté, qu’implique nécessairement l’application de la loi ». Mais l’exécutif « a décidé de reporter la perception de cette taxe et n’a donc pas pris l’arrêté en question ».

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