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Budget Europe : François Hollande se couche devant Londres et Berlin

Budget Europe : François Hollande se couche  devant Londres et Berlin

L’histoire set connue, avant un sommet européen, la France montre ses muscles, elle finit  par céder et se justifie en se félicitant du accord d’elle ne voulait pas. Élu président de la République, François Hollande se ferait fort de «réorienter l’Europe». De la faire dévier de ses inclinations par trop libérales pour la remettre sur les rails du soutien à la croissance. Trois rencontres au sommet plus tard, force est de constater que l’opération se présente nettement moins bien qu’espéré.  En juin 2012, la renégociation du traité européen, que François Hollande s´était targué d’avoir obtenu de ses partenaires, avait pu faire un moment illusion. Mais des doutes s’étaient assez vite exprimés sur la réalité des 120 milliards d’euros arrachés par la France. Vendredi, à l’issue du sommet européen sur le budget, la vérité est crûment apparue: la France n’a pas réussi à défendre ses positions face aux exigences de David Cameron, soutenu par Angela Merkel. Au sortir d’une nuit complète de négociations, la tonalité générale se résumait ainsi dans les couloirs du Conseil européen: «La France s’est couchée.» Et il fallait toute la force de persuasion des membres de la délégation française pour convaincre les observateurs de la position «responsable» qu’avait su adopter le président français dans les discussions. Notamment parce que la France aurait eu un intérêt objectif à l’échec du sommet. Dans un tel cas, le pays aurait conservé le même niveau d’aides agricoles que dans le dernier budget, alors qu’il s’agissait de les réduire. En acceptant le compromis, donc une baisse de la PAC, François Hollande se serait donc montré «responsable». «C’est vrai qu’il y a une diminution», a reconnu le président de la République, tout en se félicitant que la PAC ait été «pour l’essentiel préservée». Mais, quel que soit l’habillage destiné à lui donner des allures de victoire française, la lecture politique du sommet européen reste cruelle pour le chef de l’État. Le budget européen va baisser et ce pour la première fois de son histoire. La ligne de rigueur défendue par Cameron et Merkel l’a emporté. La réorientation vers le soutien à la croissance n’a pas eu lieu. Pour François Hollande, c’est un échec, même s’il s’en défend. «En réalité, si nous dépensons tout ce qui est prévu pour les sept prochaines années, nous dépenserons plus que durant les sept dernières», a assuré le chef de l’État en distinguant les paiements réels des crédits programmés (pas forcément dépensés). Bref, le budget européen baisse mais, en réalité, les dépenses augmenteraient. La démonstration est subtile, et François Hollande lui-même n’en semble pas très convaincu. D’ailleurs, qualifiant l’accord de «bon compromis», le chef de l’État ajoute aussitôt une nuance: un bon compromis «dans les conditions que l’on sait et les circonstances que l’on connaît». Soit la crise et la rigueur. Au bout du compte, en forme d’aveu, François Hollande l’a déploré: «L’Europe n’a pas forcément gagné autant qu’elle aurait pu.»

 

Réforme bancaire : durcissement à Londres et Berlin mais pas en France !

Réforme bancaire : durcissement à Londres et Berlin mais pas en France !

Alors qu’en France le Credit agricole et la Société générale intervenaient encore la semaine dernière au parlement pour défendre le modèle de la banque française dit modèle universel pour limiter au minimum la reforme bancaire (une filiale peut-être sur les produits a risques et encore pas sur tous), à Berlin et Londres, on durcit la réforme. Haro sur les banques! En Grande-Bretagne, le gouvernement muscle sa réforme bancaire et en Allemagne, Berlin veut emprisonner les banquiers imprudents. Les responsables politiques veulent mettre le secteur au pas. « Nous n’allons pas répéter les erreurs du passé (…) nous allons électrifier la cloison‘ ». Le chancelier de l’échiquier (l’équivalent du ministre des Finances au Royaume-Uni, en charge du Trésor), a prévenu les banques: leurs activités de détail et d’investissement si elles ne respectent pas les nouvelles règles. Le chancelier de l’échiquier a dû durcir sa réforme qui prévoyait initialement un simple décloisonnement des activités, au sein de la même entité. Georges Osborne a dû composer avec une opinion publique excédée par le scandale du Libor et par les milliards de livres dépensés depuis 2008 pour sauver les banques britanniques. Au cours de la crise financière 2007-2009, Londres a en effet consacré 65 milliards de livres (75 milliard d’euros) au sauvetage de Lloyds Banking Group et de Royal Bank of Scotland, aujourd’hui contrôlées par l’Etat. En Allemagne aussi, l’heure est à la réforme du système bancaire. Le gouvernement veut contraindre les grandes banques à isoler leurs activités de trading de la collecte des dépôts. C’est d’ailleurs l’objet d’un projet de loi. Par ailleurs, si celui-ci est adopté, les banquiers coupables de prises de risques inconsidérées risqueront désormais jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

 

Médicament :toujours plus et plus cher

Médicament:  toujours plus et plus cher

L’une des questions qui posent problème, c’est celle du prix des médicaments. Alors que les supermarchés Leclerc entendent vendre des médicaments moins chers, on constate, dans des cas concrets, que « la part des génériques diminue régulièrement« , au profit des médicaments plus chers, selon Catherine Sermet. Car le médecin garde la liberté de prescription, et peut choisir de prescrire le non-générique plutôt que le générique. Toutefois, « depuis deux ans, on essaie de mettre dans les recommandations cliniques pour les médecins, des recommandations sur le coût de la prescription, pour prescrire, à qualité égale, le moins cher« , explique la spécialiste de l’économie de la santé.  Il faut ajouter à cela le fait qu’un médicament plus innovant, en France, peut coûter plus cher alors que dans d’autres pays, son prix serait le même. Un écart de 1 en matière d’innovation pour un médicament peut engendrer une hausse de prix de 16%, un écart de 2 peut impliquer une hausse de 40% du prix. Chaque année, nous achetons en moyenne pour 547 € de médicaments : ce chiffre est en augmentation régulière car, et c’est une des particularités de notre pays, nous achetons des médicaments de plus en plus chers. Mais depuis 2006 notre consommation stagne contrairement à ce qui se passe en Espagne, en Italie ou en Allemagne où les patients ont des ordonnances qui s’allongent. Aujourd’hui, 10.500 spécialités pharmaceutiques sont disponibles dans nos pharmacies. En nombre de boites les médicaments les plus vendus en France sont les antalgiques suivis des médicaments pour soulager les problèmes digestifs. Mais en valeur, le premier rang est occupé par les médicaments du système cardiovasculaire.Côté industriel maintenant, la France est le 3e producteur européen de médicaments. Un peu plus de 100 000 personnes travaillent pour les entreprises du médicament. Les 210 usines de notre pays produisent chaque année 6 milliards de boîtes. Faut-il fabriquer autant ? « Oui, parce qu’il faut toujours continuer l’innovation« , répond Catherine Sermet. La question se pose plus légitimement pour les médicaments similaires. « La réponse est mitigée, on peut dire qu’oui parce qu’il faut avoir le choix, notamment en termes d’effets secondaires. Mais il ne faut pas que cela entraîne des augmentations de dépenses« .  En 2011, le chiffre d’affaire de cette branche d’activité s’est élevé à près de 50 milliards d’euros, un chiffre en diminution de 2 milliards par rapport à l’année précédente. Quelque 45 % de la production sont exportés. La Belgique est le premier pays destinataire des médicaments français, suivie par l’Allemagne et les Etats-Unis. Les entreprises du médicament fondent beaucoup d’espoir dans les biotechnologies qui font l’objet d’une recherche importante et qui devraient jouer un rôle important dans le développement de nouvelles thérapies. Mais la recherche est longue et chère : aujourd’hui il faut 10 ans et un budget d’un milliard d’euros pour élaborer un nouveau médicament.

 

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Sondage Hollande : une remontée fragile et temporaire

Sondage Hollande : une remontée fragile et temporaire

Il est clair que c’est la situation internationale qui a permis à Hollande faire une remontée de 4 points dans l’opinion ( Mali, Florence Cassez), par ailleurs les problèmes de société ont occulté certaines questions économiques fondamentales ; Hollande apparaît cependant un peu plus président que précédemment ; trois chiffres sont inquiétant, la moitie des français considèrent qu’ils ne tient pas ses promesses ( 50% pensent le contraire), un chiffre qui ne va pas s’améliorer avec les mesures d’austérité ( impôts, allocations familiales, blocage salaires et pensions etc.) ; second élément  surtout dans le camp de Hollande la moitié ne le considèrent pas assez à gauche. Chiffre qui lui aussi ne peut que progresser.-Enfin 72% des français pensent que sa politique n’est pas efficace. Les fondamentaux restent donc fragiles : si le positionnement politique du Président est globalement apprécié, « sa » gauche commence à trouver qu’il n’est « pas assez à gauche ». Les Français sont aussi plus partagés qu’auparavant sur le fait qu’il respecte ses engagements de candidat et continuent de rester très critiques sur l’efficacité et la justice de la politique menée. Cette amélioration de la popularité présidentielle doit beaucoup à la séquence « autorité » actuelle. Mais elle doit sans doute aussi à une assez bonne appréciation des Français – pour le moment – du positionnement politique actuel du chef de l’Etat. Une majorité relative de Français juge que Hollande se positionne « juste comme il faut, en n’étant ni trop à droite, ni trop à gauche » (36%), ceux qui lui reprochent d’être « trop à gauche » étant désormais aussi nombreux (29%) que ceux qui jugent qu’il n’est « pas assez à gauche » (30%). Une posture d’équilibre qui doit peut-être aux qualités pédagogiques intrinsèques du Président, mais qui doit certainement beaucoup aux critiques contradictoires dont il fait l’objet.  En effet, après avoir nettement infléchi (droitisé ?) se politique économique, Hollande subit à la fois de fortes critiques de l’extrême-gauche et de la droite : Depuis l’accord patronat-syndicats, Mélenchon intente à Hollande un procès en social-libéralisme, voire en social-traitrise. L’opposition de droite, elle, jure qu’il ne va pas assez loin et ne cesse de dénoncer un dogmatisme politique et un manque de réalisme économique du Président. Bref, ces critiques aux deux marges tendent à conférer une confortable posture d’équilibre au Président. Hollande devrait toutefois surveiller sa gauche ; depuis novembre, les Français le trouvant « trop à gauche » sont 3 points de moins, alors que ceux qui jugent qu’il n’est « pas assez à gauche » sont 6 points de plus. En septembre, alors qu’il était déjà impopulaire (à un niveau proche de son niveau actuel), les Français le créditaient encore sur ce sujet. Une nette majorité (58% contre 40%) estimant qu’il tenait ses engagements. Cette évolution est logique et habituelle. Ses prédécesseurs l’ont vécue avant lui : sur cette même question du respect des engagements, Sarkozy était passé de 54% en septembre 2007 à 45% en janvier 2008). Le problème, est que c’est auprès de son propre socle électoral – les sympathisants de gauche – que ce recul est le plus marqué avec un doublement de ceux qui estiment qu’il ne respecte pas ses engagements (16% à 31% des sympathisants de gauche). C’est évidemment compréhensible dans une période où beaucoup, notamment à gauche, lui reprochent sa « conversion au social-libéralisme » … mais c’est fâcheux. Dans un tel contexte, on peut comprendre que l’exécutif réfléchisse à deux fois avant de passer la taxe à 75% par pertes et profits. Plus globalement, le Président comme le Premier ministre ont aussi du « pain sur la planche » pour convaincre les Français du bien-fondé de leur action sur les sujets économiques et sociaux les plus fondamentaux : leur politique n’est toujours pas perçue comme étant « efficace » (72% de réponses négatives), ni même comme étant « juste » (57% de réponses négatives).

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Après le mariage homo, le vote des étrangers pour cacher la misère économique et sociale

Après le mariage homo, le vote des étrangers pour cacher la misère économique et sociale

 

Il est clairqu’Ayrault tente une opération de diversion en ressuscitant l’idée du vote des étrangers. En fait il risque de ne jamais parvenir à réunir une majorité des 3/5e » au Parlement, condition indispensable pour pouvoir valider cette mesure qui serait présentée dans le projet de loi de réforme constitutionnelle, probablement examiné avant l’été. Il s’agira de la dernière chance pour que ce texte entre en vigueur avant les élections municipales de 2014, comme François Hollande s’y était engagé. Il n’y aura pas non plus de referendum ; trop dangereux car les français ont la fâcheuse habitude d’utiliser cette procédure pour exprimer leur mécontentement sur d’autres sujets.  De toute manière l’objectif c’est d’occuper le terrain avec des questions de sociétés pour masquer le triste bilan économique et social. Pour les étrangers, le vote aux municipales n’est pas la priorité, leurs problèmes c’est le logement, l’emploi et les papiers. La promesse du candidat socialiste durant la campagne présidentielle s’est depuis heurtée aux rapports de force au sein du pouvoir législatif. Assemblée nationale et Sénat réunis, l’ensemble de la gauche (PS, EELV, radicaux et communistes) dispose de 521 sièges. Pour obtenir les 555 voix nécessaires, il lui faudrait donc convaincre au moins 34 élus, si personne ne fait défection dans ses propres rangs. L’autre solution pour faire passer ce texte aurait été d’organiser un référendum, mais cette solution a été écartée par le président de la République. Mardi, après la décision du chef de gouvernement d’ouvrir les discussions, l’opposition n’a pas tardé à évoquer un leurre. « Au moment où, chaque jour qui passe,  il y a un plan social nouveau qui arrive sur la table du gouvernement, on en est à organiser des manœuvres de diversion avec le droit de vote des étrangers », a dénoncé Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée. Sa formation avait d’ailleurs lancé une pétition contre cette réforme. Même réponse pour le vice-président de l’UDI, Yves Jégo. « C’est une question de timing, d’état de la société. Je pense qu’il y a des moments pour faire certaines réformes et cette mesure doit s’appliquer en période de croissance », précise le député de Seine-et-Marne, pour qui le gouvernement « jette de l’huile sur le feu », après le débat sur le mariage pour tous. Pourtant, le centriste n’a « pas changé » d’avis sur ce sujet et reste favorable à ce droit de vote. Mais s’il pense toujours que cette loi « devra arriver », ce proche de Jean-Louis Borloo prévient que son parti ne donnera pas une seule voix à la majorité. « La position du groupe UDI est unanime », répétait en effet mardi dans un communiqué son porte-parole, Jean-Christophe Lagarde. « Pour eux, ce ne sera jamais le bon moment », regrette Razzy Hammadi, qui assure ne pas « croire » que tous les élus suivront la ligne de leur formation. « Si les socialistes veulent cette loi, c’est uniquement pour modifier en profondeur le corps électoral en leur faveur », pense de son côté Benoist Apparu. Qui conclut : « Evidemment qu’ils ne vont pas réussir à trouver une trentaine de voix, c’est pour ça que ce n’est que de la diversion. »

 

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Reprise des négociations chez Renault et PSA

Reprise  des négociations chez Renault et PSA

Chez Renault, les discussions portent sur un accord de compétitivité, chez PSA sur les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) à Rennes et Aulnay-sous-Bois, usine dont la fermeture est prévue en 2014 et où le climat reste tendu. A l’arrêt pendant dix jours, l’usine a rouvert lundi matin dans une ambiance électrique, avec le renfort de plus de 200 cadres. Mais sa chaîne de production était presque entièrement immobilisée mardi par la grève.  La gestion de la fermeture de Melun-Sénart, site que PSA a fermé en 2012, où les départs s’étaient faits sur la base du volontariat et via des reclassements internes, a été présentée par la direction comme un « succès » et un modèle pour les sites de Rennes et Aulnay. Néanmoins 70 salariés de Melun-Sénart ont décidé de saisir la justice.  Pour 8.000 salariés touchés par la restructuration, la négociation a débouché mardi sur des avancées: allongement du dispositif congé Seniors, doublement de la durée de compensation dans le cas d’un écart salarial entre PSA et un nouvel employeur, amélioration des aides liées au projet professionnel et au congé de reclassement.  Entre mai 2012 et mi-2014, 11.214 suppressions de postes sont envisagées chez le premier constructeur français, dont 3.000 à Aulnay et 1.400 à Rennes.   »La direction fait bouger les curseurs », mais « la globalité (des propositions) mérite d’être améliorée et la décision de signer ou non reviendra aux salariés », a résumé Franck Don (CFTC).  Les négociations se sont poursuivies malgré la décision de la cour d’appel de Paris de suspendre la restructuration. L’exécution du plan devrait être décalée, et sera possible dès que les représentants des salariés de Faurecia (filiale de PSA) auront été dûment informés et consultés sur la réorganisation prévue dans la branche automobile de PSA, et sur les impacts éventuels sur l’équipementier, qui fournit le constructeur.  Chez Renault, des débrayages ont eu lieu parfois avec routes bloquées et feux de palettes, notamment à Flins, au Mans, à Douai où environ 1.000 employés ont débrayé dans la journée. Ils étaient environ 200 à Sandouville (Seine-Maritime), site sur la sellette en raison de la faiblesse de l’activité.  Les syndicats voulaient peser sur les négociations en vue d’un accord de compétitivité souhaité pour la mi-février par la direction.  Le projet porte notamment sur la suppression de 8.260 emplois en France d’ici 2016, ainsi qu’un gel des salaires en 2013, une refonte des comptes épargne-temps et des mobilités obligatoires entre les sites. Ces points ont été débattus mardi, de même que les propositions des syndicats.  La direction conditionne la non-fermeture de site et l’absence de licenciement à la signature de l’accord et une évolution du marché européen, qui permettraient « d’augmenter le volume de production des sites français de 180.000 véhicules (100.000 véhicules liés au renouvellement du plan gamme de Renault et à l’effet marché, et 80.000 véhicules en provenance des partenaires) pour le porter à plus de 700.000 véhicules », contre environ 530.OOO en 2012.   »Le chantage de la direction persiste », a réagi la CGT dans un communiqué mardi soir, estimant qu’ »aucune négociation n’a été possible » car « la direction a demandé aux syndicats d’acter et d’accompagner+ ses décisions ».   »On espère voir évoluer ces chiffres, mais on n’a pas la définition précise de ce que constitue le plan de gamme comme on le souhaite », a commenté Dominique Chauvin, de la CFE-CGC. FO évoque des « points bloquants », comme les mobilités que la direction souhaite rendre obligatoires.  La direction de Renault fait une distinction entre l’accord de compétitivité en cours de négociation et l’accord national sur la sécurisation de l’emploi signé le 11 janvier par des partenaires sociaux: le premier est « un ajustement structurel », le second est « conjoncturel ».

 

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Novartis : super salaire et super retraite pour le patron mais efforts pour les salariés

Novartis : super salaire et super retraite pour le patron mais   efforts pour les salariés

Novartis n’est pas une affaire uniquement suisse puisque le groupe est présent dans une centaine de pays (dont la France), du coup le super salaire, maintenant la  super retraites pour le patron de Novartis risque d’être contesté. De quoi alimenter la polémique quand dans le même temps on demande des sacrifices aux salariés ; certes, ce n’est pas la réduction du salaire du patron qui peut modifier sensiblement le résultat d’une telle entreprise mais la démesure discrédite les efforts de compétitivité demandés aux salariés. Mercredi, lors de la publication des résultats annuels du groupe, Daniel Vasella a annoncé qu’il ne solliciterait pas de nouveau mandat lors de la prochaine assemblée générale après avoir piloté le géant pharmaceutique pendant dix-sept années. Ses indemnités de départ n’ont cependant pas été dévoilées.   »Selon des experts en indemnité, Vasella pourrait encaisser chaque année 50% de son ancien salaire de 13 millions de francs suisses à titre de dédommagement pour les clauses de non-concurrence », fait valoir l’hebdomadaire suisse alémanique.  Daniel Vasella se serait engagé à ne pas travailler pour la concurrence pendant cinq ans, selon une information publiée jeudi par le Tages-Anzeiger. Interrogé à ce sujet le jour même sur la radio suisse romande, Daniel Vasella n’avait pas souhaité s’exprimer sur la teneur de l’accord avec Novartis.  Les indemnités de départ de Daniel Vasella font l’objet d’intenses spéculations dans la presse helvète alors que les Suisses doivent se prononcer le 3 mars sur une initiative sur les salaires abusifs.  La rémunération de Daniel Vasella, longtemps le patron le mieux payé de Suisse, est au centre des débats.  En 2009, il avait perçu un salaire de 20,5 millions de francs suisses (16,4 millions d’euros). Alors que les critiques avaient fusé, ses traitements ont été ramenés en 2012 à 13,1 millions de francs suisses (10,5 millions d’euros).  Ses indemnités de départ pourraient donc jeter un peu plus d’huile sur le feu, alors que les milieux d’affaires tentent de faire basculer l’opinion, qui soutient largement l’initiative, selon les récents sondages.   »De telles indemnités de départ sont pénibles », a déclaré au SonntagsZeitung Werner Hug, membre du comité exécutif de l’association patronale Economiesuisse.  Les indemnités de Daniel Vasella ont également suscité des remous auprès des groupements d’actionnaires tels qu’Actares et la fondation Ethos.   »C’est un scandale. les profiteurs continuent comme si de rien n’était, c’est incroyable », a déploré Roby Tschopp, le directeur d’Actares, dans les colonnes du SonntagsZeitung.  De son côté, Dominique Biedermann, le directeur de la fondation Ethos, a appelé Novartis à fournir des « indications transparentes » sur règlement concernant les indemnisations.  Dans un entretien accordé dimanche au SonntagsBlick, Daniel Vasella s’est cependant fendu d’un trait d’humour. Interrogé sur le montant total accumulé pendant ses années à la tête de Novartis, estimé par le journal entre 200 et 300 millions de francs suisses, Daniel Vasella a dit « n’avoir lui-même jamais fait l’addition ». « Chaque jour, la somme monte dans la presse », a-t-il déclaré.

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Toyota et Nissan : ventes records

Toyota et Nissan : ventes records

9,75 millions de véhicules (+22,6% sur un an)pour Toyota retrouvant la première place mondiale devant l’américain General Motors (GM) et l’allemand Volkswagen. Nissan a écoulé pour sa part 4,94 millions de véhicules pendant l’année (+5,8%).  Toyota avait estimé fin décembre que ses ventes devraient atteindre quelque 9,7 millions d’unités, mais n’avait pas encore fourni de statistiques définitives.  Les chiffres que le groupe a annoncés lundi comprennent les résultats de la marque Toyota elle-même, mais aussi ceux de ses modèles de luxe Lexus et de ses filiales de mini-véhicules Daihatsu et de poids-lourds Hino.  Le groupe a notamment augmenté de 35,2% ses ventes au Japon (2,41 millions d’unités), où le secteur a été soutenu une bonne partie de l’année par des subventions publiques versées pour l’achat de véhicules peu gourmands en énergie.  Toyota y a aussi profité d’un rebond mécanique de son activité, fortement entravée après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel, sinistres qui avaient bloqué sa production et démoralisé les consommateurs.  A l’étranger, il a écoulé 19% de véhicules supplémentaires (7,34 millions), avec notamment un bond de ses ventes en Amérique du Nord, où l’image de la marque a retrouvé une grande part de son lustre deux ans après un rappel massif de véhicules à cause de problèmes techniques.  Le groupe a aussi connu une très bonne fortune sur les marchés d’Asie du Sud-Est, tout en résistant à des circonstances difficiles en Chine – conséquences d’un différend territorial sino-nippon – et en Europe – crise d’endettement. Nissan, qui avait moins souffert en 2011 du séisme que son concurrent nippon, a élevé de 13,6% ses ventes au Japon et de 4,9% à l’étranger, où le groupe a réalisé 87% de ses ventes totales.  Nissan, dont le français Renault est le premier actionnaire, a écoulé notamment 9,5% de véhicules de plus aux Etats-Unis, son deuxième marché juste après la Chine, où ses ventes ont en revanche régressé de 5,3%.  Comme Toyota, Nissan a subi une chute de son activité dans l’Empire du milieu à partir du mois de septembre, lorsque d’importantes manifestations antijaponaises ont suivi la nationalisation par Tokyo d’îles revendiquées par Pékin.  Des véhicules de marque japonaise ont été abîmés lors de ces protestations en Chine, ce qui a par la suite incité des consommateurs à bouder les voitures nippones de peur qu’elles ne soient prises pour cible. Des clients chinois ont en outre décidé de boycotter les produits japonais.  En Europe, les ventes de Nissan se sont effritées de 2,4%. Le groupe a par ailleurs écoulé nettement plus de véhicules sur les marchés en croissance thaïlandais, brésilien et indien.

 

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Transition énergétique : un débat confus et complexe

Transition énergétique : un débat confus et complexe

Pas simple la transition énergétique puisqu’il s’agit d’articuler trois problématiques parfois contradictoires : croissance, environnement, emploi. Une discussion générale n’est pas inutile mais elle devrait être déclinée par secteur économique pour prendre en comptes les réalités concrètes. Exemple, la question du transport où la commission européenne préconise l’ultra libéralisme qui conduit au tout routier alors que dans le même temps on prône  la rationalisation de l’utilisation des systèmes.  C’est dans chaque secteur qu’il faut identifier les contradictions et tenter de les résoudre à terme. Sinon on risque d’aboutir à un document très vague, théorique  et fourre-tout du type « Grenelle de l’environnement ». Comment être  moins dépendant du pétrole et du nucléaire, à quel coût et à quel rythme? Le débat national sur la transition énergétique a enfin commencé jeudi à aborder les questions de fond, après un démarrage lent et chaotique.  Le Conseil national, qui regroupe une centaine de représentants des différentes parties prenantes (Etats, élus, salariés, employeurs, ONG, consommateurs, parlementaires…) a discuté durant plus de quatre heures d’un document devant dresser un état des lieux du système énergétique, et poser les principales problématiques du débat.   »On a enfin abordé les sujets de fond », s’est félicité l’élu écologiste Yves Cochet, résumant le sentiment général.   »C’était chaud mais c’était bien », a résumé pour sa part la « facilitatrice » du débat, Laurence Tubiana, soulignant que chacun avait tenu à ce que ses positions soient évoquées dans ce document.  Lancé formellement fin novembre par le gouvernement, ce débat doit proposer des trajectoires pour parvenir à un système énergétique plus sobre et plus écologique, conformément à l’engagement de réduire la part de l’atome dans la production électrique de 75% à 50% en 2025, et de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.  La phase de décollage du débat avait été lente et marquée par des tensions avec des ONG et les entreprises, et les deux premières réunions du conseil national consacrées aux questions de procédure.  Même si les discussions sont restées courtoises, ce jeudi, les lignes de fractures déjà connues ont été clairement exprimées.   »Il y a des polarisations », a reconnu Mme Tubiana.  Parmi les sujets sensibles, le nucléaire a été mis sur le tapis par plusieurs intervenants. La CGT a présenté un plaidoyer des salariés de la centrale de Fessenheim contre sa fermeture, voulue par le gouvernement, tandis que l’ONG France Nature Environnement a contesté un chiffrage du coût réel du nucléaire.  Les questions de la décentralisation de la production énergétique, de l’emploi, ou encore de l’envolée des factures d’énergie ont également été posées.  Les travaux doivent aboutir à un document mi-février, qui servira de base à la poursuite du débat, qui jusqu’à juin sera animé par une série de groupes de travail au niveau national et se déclinera par des débats publics dans les régions, certaines ayant déjà devancé l’appel.  Le Conseil national devra ensuite de faire la synthèse en juillet et formuler des recommandations qui aboutiront à la rentrée à un projet de loi de programmation.   »Le débat n’est pas plié, la loi n’est pas écrite et les recommandations ne sont pas rédigées », a insisté Laurence Tubiana.  Alain Grandjean, président du Comité des experts, l’un des organes du débat, a averti que compte tenu de la complexité des enjeux, à la fois économiques, sociaux, environnementaux, il ne fallait pas « se noyer dans des milliers de considérations », étant donné qu’ »une loi de programmation, ce n’est pas un document de mille pages ».

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La crise du vin en France : économique et culturelle

La crise du vin en France : économique et culturelle

 

La crise du vin est profonde (sauf pour les grandes appellations). En cause, comme pour l’ensemble de l’économie : la compétitivité. Les vins français sont chers en comparaison des produits étrangers (souvent avec des cépages et des méthodes de vinification français !) ; des produits étrangers souvent de grande qualité. Sy ajoute les changements culturels et la substitution d’autres boissons, les sodas mais aussi et la bière (30 litres par an, elle aussi en diminution). Aujourd’hui, 17% de la population consomme régulièrement du vin contre 21% en 2005. Si on remonte encore plus loin, la différence est spectaculaire. En 1965, la consommation était de 160 litres par an et par habitant. En 2010, elle n’était plus que de 57 litres. Il apparaît que l’alcool en général et le vin en particulier est désormais plus volontiers consommé le week-end, dans un cadre festif. L’étude de FranceAgriMer, un établissement dépendant du ministère de l’Agriculture, présentée à l’occasion du salon mondial des équipements viti-vinicoles Vinitech qui se tient jusqu’à jeudi à Bordeaux, indique que le nombre de personnes qui en 2010 buvait tous les jours du vin est en diminution.  Parallèlement le nombre de consommateurs dits « occasionnels » – buvant une à deux fois par semaine ou plus rarement – est passé à 45%, contre 41% en 2005. Le nombre de personnes déclarant ne rien boire étant resté stable, à 38%. Les Français boivent en moyenne 57 litres de vin par an et par habitant de plus de 15 ans, contre 160 litres par an et par habitant en 1965. Une baisse de la consommation que les responsables d’études de FranceAgriMer attribuent à la concomitance de plusieurs facteurs.  Il y a depuis 2008 « la crise » qui pousse le gens « à réduire la consommation de produits chers » et les discours incitant « à plus de vigilance sur les produits dont la consommation excessive est jugée dangereuse », a expliqué lors d’une conférence sur le sujet, Caroline Plot, chef d’unité d’étude cultures et filières spécialisées pour FranceAgriMer. « Il y a aussi une réelle modification des habitudes de consommation : les sodas et jus de fruit ont volontiers remplacé le vin sur les tables françaises au quotidien », analyse-t-elle. Ainsi, en 1980, les boissons sans alcool, sans compter l’eau, n’étaient présentes que pour 5% des repas, tandis qu’il y avait du vin à table une fois sur deux. Trente ans plus tard, en 2010, des boissons non alcoolisées ne sont servies qu’à l’occasion de 15% des repas et le vin seulement une fois sur quatre (24%). « L’alcool en général et le vin en particulier est désormais plus volontiers consommé les week-ends, dans un cadre festif ou convivial« , a également expliqué Philippe Janvier, chargé d’étude chez FranceAgriMer

 

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Une novelle Nissan fabriquée chez Renault à Douai et Flins

Une novelle Nissan fabriquée chez Renault à Douai et Flins

 

Compensation du futur contrat de compétitivité ? En tout cas Nissan, la filiale japonaise de Renault, compte attribuer la fabrication de sa prochaine berline compacte à une usine française du groupe au losange, rapportent jeudi Les Echos sur leur site internet. Selon le quotidien, le constructeur japonais fera fabriquer la voiture, destinée à toute l’Europe et programmée à l’horizon 2014, dans l’usine de Flins (Yvelines) ou de Douai (Nord). Renault et Nissan Europe ont tous deux refusé de confirmer ces informations. « Selon les plans du groupe japonais, ce futur modèle, qui n’a pas encore été baptisé, serait produit à quelque 80.000 exemplaires par an, soit pile ce qui serait promis comme complément de charge aux salariés de Renault par leur direction, en échange de sacrifices sociaux », écrit le quotidien. L’annonce pourrait intervenir dès la semaine prochaine, ajoute-t-il. Vendredi dernier, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait déclaré que le PDG Carlos Ghosn s’était engagé à ce que Renault produise davantage pour Nissan en France. Quelques jours plus tard, le groupe a pris l’engagement d’affecter à ses usines françaises la production de 80.000 véhicules supplémentaires par an pour ses partenaires, notamment Nissan ou Daimler, mais à condition que les syndicats signent l’accord de compétitivité qu’il leur propose. Le constructeur cherche à rapprocher la compétitivité de ses sites français de celle de ses usines espagnoles et espère parvenir à un accord fin janvier ou  Le site de Flins produit actuellement la nouvelle Clio et la Zoé électrique, dont le lancement a pris du retard. L’usine de Douai, qui souffre pour sa part de la chute des ventes de Scenic, modèle particulièrement exposé au marasme européen, doit quant à elle accueillir l’ensemble du futur milieu et haut de gamme de Renault sur une nouvelle plate-forme développée au sein de l’alliance avec Nissan. Le groupe japonais a déjà produit une berline compacte en Europe, l’Almera, mais la fabrication de ce modèle à Sunderland (Grande-Bretagne) s’est arrêtée en 2007 pour céder la place au crossover Qashqai, l’un des fleurons de la stratégie de la marque sur le sol européen.  

 

Fiscalité: multiplication des holdings aux Pays-Bas et ailleurs

Fiscalité: multiplication des  holdings aux Pays-Bas et ailleurs

Grâce à un journal néerlandais, les médias français découvrent la lune, à savoir l’existence de holdings d’origine française à l’étranger. Objectif évidemment internaliser les bénéfices dans les holdings et externaliser les pertes en France ; ainsi éviter le plus possible la fiscalité française. Un phénomène bien connu dans le transport depuis une vingtaine d’années où les entreprises localisent le holding au Luxembourg, en Espagne ou maintenant dans les ex pays de l’est. Un phénomène qui prouve l’absence de réalité fiscale en Europe qui n’est  une simple zone de libre échange avec la bureaucratie en plus. De grands groupes français, dont EDF, GDF Suez, Thales et Veolia, recourent de plus en plus à des holdings financières installées aux Pays-Bas pour réduire leurs impôts, affirme mercredi le quotidien économique néerlandais Het Financieele Dagblad (FD), ce qu’ont contesté plusieurs d’entre eux.   »Ces dernières années, l’utilisation des holdings financières aux Pays-Bas par des sociétés françaises a beaucoup augmenté », écrit le journal, sur la base de sa propre enquête.  Evoquant les polémiques sur l’exil fiscal de riches Français comme la star de cinéma Gérard Depardieu ou l’homme d’affaires Bernard Arnault », le journal affirme que l’Etat français, actionnaire de plusieurs sociétés citées, « profite lui aussi de régimes fiscaux plus favorables à l’étranger ».  Selon FD, en plus d’EDF, GDF Suez, Thales et Veolia, une vingtaine d’autres entreprises françaises dont le chiffre d’affaires dépasse les 2 milliards d’euros annuels ont créé une ou plusieurs holdings de ce type pour bénéficier des accords fiscaux bilatéraux entre les Pays-Bas et d’autres pays, permettant notamment d’éviter une double imposition.  Parmi ces 20 sociétés figure France Télécom, selon le journal.  Veolia n’a pas à ce jour de holding financière aux Pays-Bas », a réagi une porte-parole du géant français de l’eau et des déchets, sans vouloir préciser le sens de « à ce jour ».  GDF Suez a souligné de son côté qu’il avait bien « des sociétés holdings néerlandaises » dans le cadre de son importante présence aux Pays-Bas (gaz, électricité…), « mais qui sont liées aux activités que nous développons dans ce pays et non à des considérations fiscales ».  Thales, de son côté, a souligné qu’il était présent aux Pays-Bas depuis 1922 et fait valoir son « enracinement » dans le pays où il est notamment premier industriel de défense. « Les holdings qui existent aux Pays-Bas existent depuis de nombreuses années et n’ont pas de motivation fiscale », a déclaré un porte-parole.  France Télécom n’a pas souhaité faire de commentaire.   »C’est plus intéressant d’investir en Pologne via les Pays-Bas que directement depuis la France », note le quotidien économique, même s’il reconnaît qu’il « n’est pas clair combien d’économies d’impôts ces constructions rapportent aux sociétés françaises ».  Mais une porte-parole d’EDF a contesté les informations du journal le concernant, soulignant que le groupe n’avait pas créé ces holdings, mais en avait hérité lors du rachat fin 2011 de participations de l’énergéticien allemand ENBW dans des sociétés polonaises dont il était déjà lui-même actionnaire.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

RSA jeunes : qui va payer et pour quoi faire ?

RSA jeunes : qui va payer et pour quoi faire ?

 

Socialement on peut se réjouir de la création du RSA jeunes mais pour quoi faire et qui va payer ? ; le RSA est actuellement payé par les départements (et une taxe) ; or les finances des départements sont déjà dans des situations plus que critiques (qu’on compense par la hausse des impôts locaux ! 2000 euros en moyenne pour la taxe foncière et la taxe d’habitation). En outre le nombre de bénéficiaires de l’actuel RSA a explosé (près de 2 millions de bénéficiaires) à ajouter évidemment plus de 3 millions de chômeurs et alors que le déficit de l’Unedic explose aussi. La question est aussi de savoir pour quoi faire ? Ce serait dans le cadre d’un contrat d’insertion passé avec le service de l’emploi. Quel emploi ?  Il est clair que Pôle emploi ne propose pas d’emploi. Sans doute pour des formations parkings qui ne débouchent  pas sur grand chose. Il aurait sans doute été nécessaire de remettre à pat tout le système de solidarité avant d’envisager la création de ce RSA jeunes. Pour certains le RSA actuel est une vraie nécessité pour survivre, pour d’autres au contraire un moyen de vivre sur le dos de la collectivité. Après avoir présenté en décembre les grandes lignes de son plan de lutte contre la pauvreté, Jean-Marc Ayrault va entrer dans le vif du sujet, lundi 21 janvier. A l’issue du comité interministériel de lutte contre l’exclusion, le Premier ministre va détailler les mesures de son fameux plan quinquennal. S’il a d’ores et déjà confirmé que le nombre d’enfants issus de familles pauvres accueillis dans les crèches devra désormais atteindre un minimum de 10%, le chef du gouvernement devrait également proposer une mesure pour les jeunes, catégorie la plus touchée par la pauvreté.  La « garantie jeunes » devrait ainsi voir le jour. Il s’agira de proposer un contrat d’insertion « d’un an renouvelable entre le jeune(…) et le service de l’emploi« , selon Jean-Marc Ayrault. Concrètement, les 18-25 ans vont se voir proposer un contrat leur garantissant un montant de revenus égal au RSA (environ 450 euros). En échange, ils s’engageront à accepter les différentes formations ou les emplois proposés. Matignon avance l’objectif de 100 000 jeunes signataires lors de la mise en place du plan. Cette mesure est avant tout une priorité car les jeunes de 18 à 25 ans n’ont quasiment aucun accès aux minimas sociaux. Un « trou dans notre modèle social« , se désole Martin Hirsh, président de l’Agence du service civique, dans le JDD daté du 20 janvier.  Instauré par la droite en 2009, le RSA jeunes existe pourtant. Mais les conditions à remplir sont drastiques : il faut avoir, entre autres, cumulé 3214 heures de travail sur les trois ans précédant la demande de RSA.  Résultat : un nombre « ridiculement et honteusement bas » peut en bénéficier, selon Martin Hirsh. Selon les chiffres de la Caisse nationale des allocations familiales, ils étaient en effet moins de 9000 à la fin du mois de juin 2012. La « garantie jeunes » aura donc la lourde tâche de combler en partie un vide, qui, en cette période, ne demande qu’à l’être. Un vide qui ne fera aussi qu’agrandir le déficit de nos comptes sociaux.

« Pétrole contre nourriture »: Total et Pasqua devant les juges

« Pétrole contre nourriture »: Total et Pasqua devant les juges

Pendant un mois, le procès va devoir se plonger dans l’Irak de Saddam Hussein et décortiquer les mécanismes de contournement d’un embargo économique décrété contre son régime après l’invasion irakienne du Koweït en 1990.  En 1995, cet embargo avait été allégé par l’ONU, qui permettait alors à Bagdad de vendre des quantités limitées de pétrole en échange de biens humanitaires et de consommation nécessaires à la population. C’était le programme « pétrole contre nourriture » (« oil for food »).  Or, il s’avèrera après la chute du dictateur, en 2003, année de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, que son régime avait détourné massivement ce programme, par le biais de ventes parallèles et surfacturations.  D’une part, les dirigeants irakiens attribuaient des barils à des personnalités « amies », qui recevaient des commissions lors de la revente du pétrole en contrepartie de leur lobbying en faveur de la levée de l’embargo.  D’autre part, le régime de Bagdad exigeait des compléments de prix (surcharges) par rapport aux tarifs déclarés à l’ONU et empochait la différence par le biais d’intermédiaires et sociétés écrans.  Le scandale avait éclaboussé des centaines de sociétés et personnalités dans plusieurs dizaines de pays, en France notamment.  Se retrouvent ainsi lundi sur le banc des prévenus des responsables d’associations, hommes d’affaires, journalistes et anciens diplomates dont Jean-Bernard Mérimée, ex-ambassadeur de France à l’ONU, poursuivis pour avoir bénéficié d’allocations de pétrole. Il y a aussi avec eux l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, qui nie avoir profité des largesses des Irakiens.  Le groupe Total, poursuivi comme personne morale, est quant à lui soupçonné d’avoir sciemment payé des surfacturations afin d’obtenir des contrats et acheté du brut provenant d’allocations illicites à des personnes privées. Mais il nie toute intention frauduleuse ou violation d’embargo.  Plusieurs cadres de Total sont également poursuivis, de même que son PDG actuel, Christophe de Margerie, qui réfute lui aussi toute malversation.  Le dossier repose en outre largement sur des accusations de corruption, un chef que contestent les avocats des prévenus. Selon eux, il ne peut pas y avoir corruption puisque les surcharges étaient exigées par l’Etat irakien et versées dans ses caisses.  Avant d’aborder le fond de l’affaire, le tribunal va examiner divers points de procédure. La défense prévoit en particulier de poser des « questions prioritaires de constitutionnalité » (QPC) qui, si elles sont jugées valables, pourraient entraîner un report du procès.

Mali : Konna reprise par les armées française et malienne

Mali : Konna reprise par les armées française et malienne

C’est une prise hautement symbolique. Les forces françaises de l’opération Serval se sont déployées avec les soldats maliens dans la ville de Konna. Tandis que les rebelles islamistes semblent s’être retirés.  Cette localité, au nord de la ville de garnison de Sévaré, est considérée comme une étape-clé sur la route de Bamako. C’est d’ailleurs quand les islamistes se sont emparés de cette cité que la France a décidé de s’impliquer militairement, sans attendre le déploiement de la force ouest-africaine.   Il aura fallu pourtant près d’une semaine pour la reprendre. Un délai qui s’explique géographiquement. La commune de 50.000 habitants englobe 28 villages. Pendant les combats menés en partie par l’aviation française, les habitants sont restés cloîtrés chez eux, tandis que les djihadistes tentaient de se fondre dans le décor, cachant leurs véhicules sous le moindre abris, et dormant chez l’habitant.   Konna libéré, le front va se déplacer plus au nord, vers la ville de Douentza. Les armées française et malienne devraient recevoir dans les prochaines heures le renfort des premières troupes de la Misma, la force d’intervention africaine. Des combats sont aussi en cours dans la région de Djabali

Union européenne : et un de plus et « en douce » avec la Croatie

Union européenne : et un de plus et « en douce » avec la Croatie

Hollande qui cherche un thème de referendum ne soumettra pas l’adhésion de la Croatie à lavis des français ; Et un de plus dans cette Europe pourtant nécessaire mais  sans projet, sans vision, sans régulation et même sans solidarité si l’on en juge par les positions très frileuses sur le Mali. Alors élargir pour quoi faire ? Pour élargir c’est tout, on verra après. Le Parlement a donc définitivement adopté, par un vote unanime de l’Assemblée nationale hier après celui du Sénat mardi, le traité d’adhésion à l’Union européenne de la Croatie au 1 er juillet prochain, ce qui fera de ce pays le 28 e Etat membre. Le traité est désormais entre les mains du président François Hollande pour sa promulgation. Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux Affaires européennes, a salué en séance C’est la dernière fois que le Parlement français ratifie un élargissement de l’Union européenne à la majorité simple. Les prochains élargissements, conformément à la révision constitutionnelle de 2008, devront être adoptés par référendum ou par le Parlement à la majorité qualifiée des trois cinquièmes.

 

ONU : Croissance mondiale ralentie et pas de redressement de l’emploi avant 2017

ONU : Croissance mondiale ralentie et pas de redressement de l’emploi avant 2017

Il faut évidemment prendre ces prévisions de croissance de l’ONU avec une grande prudence puisque depuis deux ans, on ne cesse de les revoir en baisse ; par ailleurs on n’exclut pas une éventuelle récession.  La croissance mondiale devrait donc s’élever à 2,4% en 2013 et 3,2% en 2014, a estimé mercredi la CNUCED (Conférence des Nations-Unies pour le commerce et le développement), dans son rapport intitulé « Situation et perspectives de l’économie mondiale en 2013″. Cette prévision de croissance reste bien en-deçà des performances de l’économie mondiale d’avant crise, a relevé Alfredo Calcagno, responsable des études macro-économiques de la CNUCED.  Selon lui, le risque de « tomber dans une nouvelle récession ne peut pas être exclu », notamment si la crise de l’euro s’aggrave, ou si l’économie chinoise connaît une brusque décélération.  La situation est particulièrement inquiétante sur le plan de l’emploi, où il ne faut pas s’attendre selon lui à un redressement avant 2017.  Quatre ans après le début de la grande crise financière internationale, l’économie mondiale a toujours du mal « à s’en remettre », relève la CNUCED.  En 2012, l’économie mondiale s’est à nouveau affaiblie, avec 2,2 % de croissance, après 2,7% en 2011. La CNUCED avait estimé début 2012 qu’elle atteindrait au maximum 2,6%.  Certains pays sont à nouveau tombés en récession en 2012, et pour d’autres, déjà en difficulté, la situation s’est encore aggravée, avec un taux de chômage supérieur à 20%, comme dans les pays d’Europe du Sud.  Globalement, les pays développés devraient croître de 1,1% en 2013 et de 2,0% en 2014.  La situation devrait être meilleure aux Etats-Unis avec +1,7% estimés en 2013 et 2,7% en 2014.  Concernant le Japon, la croissance devrait rester faible avec +0,6% cette année et +0,8% en 2014.  Dans l’Union Européenne, la CNUCED relève que 5 pays ont été en récession en 2012. Le taux de chômage dans la zone euro a atteint un niveau record de près de 12%, soit un point de pourcentage de plus qu’en 2011.  C’est en Grèce et en Espagne que la situation s’est le plus dégradée, avec plus d’un quart de la population sans emploi.  Selon la CNUCED, les pays développés devraient avoir comme principale priorité en 2013 la création d’emplois durables et abandonner les politiques d’austérité budgétaire. La CNUCED a réclamé plusieurs fois l’abandon de telles politiques, qu’elle juge contre-productives.  Dans les « économies en transition », soit les pays de la CEI (ex-pays de l’Est, Communauté des Etats indépendants), le sud-est de l’Europe et la Russie, la croissance est restée  relativement soutenue en 2012, avec un taux de 3,5%. En 2013, cette croissance devrait s’élever à 3,6% et en 2014 à 4,2%.  La CNUCED relève notamment que la Russie connait une situation de plein-emploi, avec une inflation modérée, en dépit d’un faible rendement des cultures.  En Chine, la croissance devrait s’élever cette année à 7,9% (7,7% en 2012) et à 8,0% en 2014.  Globalement, la croissance devrait être plutôt bien orientée en Asie du Sud et du Sud-est, avec +6,0% en 2013 et +6,3% en 2014.  En Amérique Latine, la situation devrait aussi s’améliorer en 2013, avec +3,9% en +4% l’année suivante. En 2012, la croissance en Amérique Latine a été de 3,1%.

 

BPCA : condamné à 500.000 euros pour financement du terrorisme et blanchiment d’argent

BPCA : condamné à 500.000 euros pour financement du terrorisme et blanchiment d’argent

Le juge du superviseur bancaire a prononcé hier contre la Banque Populaire de la Côte d’Azur (BPCA) un blâme et une sanction de 500.000 euros pour des griefs relatifs au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme, à la transmission de renseignements, et aux procédures de contrôle interne entre octobre 2007 et janvier 2008. La même affaire avait été jugée fin 2009 par la Commission bancaire, peu avant qu’elle ne soit remplacée par l’ACP. La Commission bancaire avait alors condamné la BPCA à payer 600.000 euros. Une décision cassée par le Conseil d’Etat en avril 2012 pour des questions d’inconstitutionnalité. La Commission bancaire cumulait les fonctions de poursuite, d’instruction et de jugement, ce qui avait été condamné en 2009 par la Commission européenne des droits de l’homme.  Pour autant, dans sa décision, le Conseil d’Etat avait laissé une porte ouverte en indiquant que « l’annulation de la décision BPCA de décembre 2009 ne faisait pas obstacle à ce que l’ACP engage, dans le respect des nouvelles règles de séparation des fonctions de contrôle et de sanction, une nouvelle procédure de sanction à l’encontre de la BPCA sur le fondement des actes de contrôle et de constatation accomplis par la Commission bancaire ». Une manière de ne pas garantir l’impunité totale à ce qui avait été jugé avant la création de l’ACP.  Le montant de la sanction est un peu inférieur à celui de 2009 car le périmètre de plusieurs griefs a été réduit et « depuis le rapport d’enquête du 2 avril 2008, la BPCA a mis en œuvre une série de mesures de régularisation (…)  », a indiqué la commission des sanctions. Fait inédit, l’audience de la commission des sanctions sur la BPCA du 18 décembre 2012 avait été ouverte au public, sur demande de la banque. Contrairement aux audiences de la commission des sanctions de l’AMF, ces dernières se tiennent en général à huis clos, sur demande des établissements, pour secret des affaires et secret bancaire.

 

Après Poutine et Chavez, Parisot veut rester présidente

Après Poutine et Chavez, Parisot veut rester présidente

 

 

Quelques mois avant l’élection du nouveau président du Medef, Parisot utilise les méthodes de Poutine (et autres dictateurs), on change la règle pour se maintenir en place ; Il y a évidemment des enjeux personnels bien sûr car la président tire avantage de sa situation. Au-delà, il y a surtout  des enjeux sur le contrôle du Medef passé sous la coupe de CAC 40 et des services tandis que l’industrie était renvoyé au second rang. Le Medef s’intéresse peu à l’industrie- hormis pour quelques grands groupes comme Total- ce qui explique aussi en partie la situation de l’industrie française et s’intéresse peu aux PME. D’une certaine manière cette tentative de putsch ressemble à celle de Copé à l’UMP ; quand on n’est pas content des résultats d’une élection, on le change ou alors on change les règles comme dans certains pays africains, en Russie ou au Venezuela. Belle leçon de démocratie pour celle qui devrait être porteuse des valeurs républicaines et démocratiques du patronat. La « patronne des patrons » Laurence Parisot est donc engagée dans une tentative délicate pour se maintenir à la présidence du Medef au-delà de la fin de son mandat, qui lui a valu lundi les foudres et la contre-attaque de ses opposants.  Trois jours après l’accord sur la réforme du marché du travail, le conseil exécutif du Mouvement des entreprises de France (Medef), réuni dans l’après-midi à Paris, donnait le coup d’envoi de la bataille pour sa succession.  Elue en 2005 pour un premier mandat de cinq ans puis reconduite en 2010 pour une durée de trois ans, conforme aux statuts actuels de l’organisation, Laurence Parisot doit quitter son poste en juillet.  Mais elle a saisi le comité statutaire pour modifier les règles. Officiellement, il s’agit de « mettre en cohérence les deux mandats que peut faire un président, qui sont actuellement de cinq et trois ans », justifie un ténor du mouvement.  La vice-présidente de l’institut de sondages Ifop suggère de prolonger à cinq ans la durée du second mandat et/ou de lever la limitation du nombre de mandats. Si elles sont entérinées par le conseil exécutif puis par une assemblée générale du Medef, ces modifications « peuvent porter évidemment à la prolongation de la présidence de Laurence Parisot », reconnaît ce haut responsable proche de l’intéressée.  Autre soutien, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) Jean-Louis Schilansky plaide pour la « continuité ». « Une campagne électorale aujourd’hui au Medef, ce n’est pas opportun », dit-il à l’AFP.  Le conseil exécutif ne doit pas se prononcer dans l’immédiat. Mais la réunion de lundi devrait permettre de prendre la température. Qui risque d’être brûlante.   »On ne change pas les règles du jeu cinq mois avant une élection », a prévenu le président du Groupe des fédérations industrielles (GFI) Pierre Gattaz, jugeant que ce serait « irresponsable » et « désastreux » en termes d’image et de crédibilité.  Il a annoncé lundi sa candidature à la succession de Laurence Parisot, demandant que « la démocratie interne du Medef soit pleinement respectée ».  Candidat déjà déclaré, l’ex-médiateur de la sous-traitance Jean-Claude Volot dénonce pour sa part une démarche « des plus curieuses » de la patronne du Medef. « Le temps est arrivé de repasser à l’élection », insiste-t-il.  Il lui reproche d’avoir « calculé son coup depuis longtemps ». « Elle a tout calé sur le calendrier des négociations sur l’emploi et une heure après l’accord, elle a lancé ses lettres pour nous prévenir », explique-t-il à l’AFP.  La bataille s’ouvre à l’issue d’une phase dévolue au bras de fer avec le gouvernement sur la fiscalité et la compétitivité, puis à la négociation sur l’emploi. Autant de fronts sur lesquels le patronat se targue d’avoir remporté des succès, avec le crédit d’impôt de 20 milliards d’euros pour les entreprises et une dose de flexibilité.   »Pendant toute cette période, au nom de l’unité patronale, personne ne pouvait s’exprimer », proteste-t-on de source proche du patronat industriel. « On n’a entendu que le discours catastrophiste de Laurence Parisot sur le thème +on ne change pas de capitaine en pleine tempête+ », ajoute-t-on.  Reste une inconnue: la position des grandes fédérations, à commencer par l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), souvent hostile à la présidente du Medef. Certains la soupçonnent d’avoir conclu un « deal » avec son président Frédéric Saint-Geours, afin qu’il lui succède dans deux ans.  L’entourage de M. Saint-Geours a démenti à l’AFP l’existence de tout « deal ».  Quoi qu’il en soit, le bilan de Laurence Parisot sera au coeur du débat.   »Elle a réalisé des choses de grande qualité, amélioré l’image des entreprises et du patronat », souligne Jean-Louis Schilansky. La source proche du patronat industriel rétorque: « les décisions sont prises par un petit cercle fermé et visent seulement la promotion de la personne de Laurence Parisot, ça ressemble à la Russie de Poutine ».

 

Les ventes PSA plombées par la fiscalité et ses choix

Les ventes PSA plombées par la fiscalité et ses choix

Les facteurs explicatifs de la baisse de Peugeot sont nombreux mais en premier vient la fiscalité qui pèse d’une par sur les coûts de construction d’autre part sur le pouvoir d’achat du consommateur ( qui choisit les modèles les moins chers). Peugeot est moins internationalisé que Renault (en production et en commercialisation) et demeure plus sensible à la conjoncture nationale et européenne. Une solution pour s’en sortir la délocalisation (production et commercialisation). Les ventes mondiales de PSA Peugeot Citroën se sont en effet effondrées en 2012 à moins de 3 millions de véhicules, plombées par la mauvaise santé des marchés européens et la suspension des activités du groupe en Iran, mais le numéro un automobile français espère un rebond cette année.  Les ventes globales de véhicules se sont effondrées l’an dernier de 16,5% par rapport à 2011, à 2,97 millions, selon des chiffres publiés mercredi.  Le numéro un français a pâti notamment de la crise des marchés français et d’Europe du Sud, où il est traditionnellement très présent.  Les immatriculations ont dégringolé dans l’Hexagone (-17,5% selon des données brutes publiées le 2 janvier) et encore plus en Espagne, en Italie et au Portugal. Résultat, les ventes du deuxième constructeur automobile européen ont chuté sur ce continent de 15%, à 1,76 million de véhicules.  Un autre facteur négatif à été la suspension en février des activités du groupe en Iran, où il exportait des voitures en kit. PSA, qui s’alliait alors à l’américain General Motors, l’explique par le « renforcement des sanctions internationales ». Du coup, les ventes d’éléments détachés ont été divisées par plus de trois et devraient être presque nulles en 2013.   »L’année 2013 s’annonce encore difficile en Europe », a averti le directeur général des marques de PSA, Frédéric Saint-Geours. Le groupe table sur un recul de 3 à 5% des marchés français et européen, mais prévoit -sans le chiffrer- un redressement de ses ventes globales cette année, hors éléments détachés.  En Europe, il vise une part de marché de 13%, contre 12,7% en 2012, grâce à de nouveaux lancements après la Peugeot 208.  La guerre des prix devrait continuer, selon le directeur des marques, avec « une offensive de Volkswagen », ce dont se défend ce dernier. « En tant que filiale d’un groupe allemand en France, on est très sensible aux bonnes relations franco-allemandes », a assuré mercredi le président de VW pour la France, Jacques Rivoal.  Le constructeur français poursuit ses projets avec General Motors. Pour autant, pas question de reprendre l’allemand Opel, filiale de son partenaire américain. « Le sujet n’est pas à l’ordre du jour », a insisté M. Saint-Geours devant la presse. Il a rappelé que les deux groupes avaient signé en décembre trois projets portant sur des plateformes et des véhicules communs.  En revanche, PSA et GM pourraient coopérer en Russie, a fait savoir un porte-parole. Pour l’instant, ils n’avaient cité que l’Europe et l’Amérique latine.  L’an dernier, PSA a connu quelques déboires en Amérique latine avec des retards dans l’extension de son usine brésilienne de Porto Real. Le marché brésilien a aussi été tiré par les ventes de petites voitures dites « B Popular », un segment où PSA est absent.  Le groupe a en revanche augmenté ses ventes en Russie et en Chine, deux pays où il possède des usines.  En Russie, ses ventes ont progressé de 7,4%, à 78.000 véhicules. En Chine, où il est présent via deux coentreprises, ses ventes ont grimpé plus vite que le marché (+9,2%, à 442.000 véhicules).  M. Saint-Geours a aussi repoussé l’idée d’une réduction de la part du groupe dans l’équipementier automobile Faurecia, évoquée par un analyste lundi.  Pour se redresser, PSA a lancé en juillet un vaste plan de restructuration en France, qui comprend la fermeture de son usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en région parisienne. Pour la CGT, le recul des ventes est surtout dû à la situation iranienne et, par conséquent, « il n’y a aucune justification que PSA maintienne son plan ».  Le groupe a aussi dû demander pour sa banque une garantie à l’Etat, qui vient d’être notifiée à Bruxelles. Pour autant, le gouvernement continue « à considérer que l’aide qui a été apportée par le gouvernement français n’est pas une aide d’Etat à proprement parler », selon sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem.  A la Bourse de Paris, le titre Peugeot a fini mercredi en hausse de 1,58%, à 6,31 euros, dans un marché en hausse de 0,31%.

 

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