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Coronavirus France, baisse des décès et des cas graves

Coronavirus France, baisse des décès et des cas graves

 

22.245 décès recensés depuis le 1er mars, a annoncé vendredi le directeur général de la Santé.

Ce bilan quotidien est le plus faible depuis le début de la semaine, au cours de laquelle il avait jusqu’à présent constamment dépassé les 500 morts.

Le nombre de patients hospitalisés continue de baisser, notamment dans les services de réanimation, qui traitaient vendredi 4.870 cas graves de contamination au coronavirus, soit 183 de moins que la veille, a précisé Jérôme Salomon.

Au total, 122.557 cas de contamination ont été confirmés en France depuis le début de l’épidémie.

Coronavirus: hôtellerie, restauration et tourisme, l’effondrement de tout un secteur

Coronavirus: hôtellerie, restauration et tourisme, l’effondrement de tout un secteur

 

Si des perspectives de réouverture  pour certaines activités sont envisagées par contre on est loin de voir le bout du tunnel pour tout ce qui concerne l’hôtellerie, la restauration ou le tourisme. Au mieux des décisions pourraient être annoncé pour le milieu de l’été. Mais des décisions à effet différé qui n’auront guère d’impact sur la saison estivale et même la fin de l’année. La conséquence pourrait être une vague sans précédent de défaillances qui affectant 20 à 30 % du secteur. Aucun secteur ne peut en effet résister à une période de paralysie de six à neuf mois.

La mise en quarantaine de ces activités aura des conséquences sur les secteurs économiques amont et aval (par exemple sur les producteurs agricoles, le commerce et l’artisanat et les services). La vérité, c’est que les pouvoirs publics sont complètement démunis pour faire face à cette crise. En effet les propositions d’aide sous forme de prêts ou de décalage dans le temps de la fiscalité ne sont pas à la hauteur des enjeux. L’enjeu aujourd’hui, c’est la mort de nombre ces entreprises . Même si les pouvoirs publics décidaient de la reprise pour ces activités, les clients ne seraient sans doute pas rapidement au rendez-vous compte- tenu des risques sanitaires potentiels.

Les attentes de la filière, qui emploie un million de salariés, sont fortes: les acteurs du tourisme et de la restauration espèrent notamment l’exemption du paiement des taxes et impôts locaux en 2020, l’annulation des loyers pour six mois, la prolongation des mesures en faveur du chômage partiel des salariés et la prise en charge, au moins partielle, des pertes d’exploitation. Les mesures qui seront décidées dans le cadre de ce plan de soutien spécial s’ajouteront aux dispositifs généraux déjà mis en oeuvre par le gouvernement.

Pour aider cafés et restaurants, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) et la maire PS de Lille Martine Aubry ont réclamé jeudi au gouvernement «une véritable stratégie», plaidant notamment pour «la création par l’Etat d’un fonds d’investissements dédié» et pour des «mesures immédiates» de soutien.

Union européenne : un plan de relance encore très flou et très insuffisant

Union européenne : un plan de relance encore très flou et très insuffisant

L’union européenne semble maintenant admettre le principe d’un plan de relance intégré au budget européen pour la période 2021–2027. Cela pour constituer un fonds d’urgence d’environ 1000 milliards de dollars. Notons cependant que ce montant n’est sans doute pas à la hauteur de l’enjeu puisque cela représente environ 150 milliards par an. Alors que  la perte de croissance pourrait se situer entre 800 et 2500 milliards par an selon les scénarios de baisse du PIB.

En outre, de nombreuses divergences demeurent quant aux manières de l’alimenter et de l’utiliser.

 » Il y a des désaccords qui demeurent sur les mécanismes”, a quant lui observé Emmanuel Macron, évoquant le débat entre les partisans des subventions et ceux des prêts.

“Je le dis sincèrement: si l’Europe contracte des emprunts pour les transférer à d’autres, cela ne sera pas à la hauteur de la réponse dont nous avons besoin”, a estimé le chef de l’Etat français.

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a quant à elle déclaré aux “27” que la pandémie pourrait réduire la production européenne de 5% à 15%, selon des diplomates et des responsables européens.

Le PIB de la zone euro devrait se contracter de 5,4% en 2020, ce qui serait sans précédent depuis l’introduction de la monnaie unique en 1999, selon les analystes interrogés par Reuters. Le Fonds monétaire international table, lui, sur une contraction de 7,5%.

Après des semaines de débats, les chefs d’Etat et de gouvernement ont approuvé un plan de sauvetage de 500 milliards d’euros immédiatement mobilisables pour protéger les emplois, les entreprises et offrir des crédits bon marché aux gouvernements.

L’Italie et l’Espagne ayant été frappées beaucoup plus durement que l’Allemagne, de vieilles rancœurs ont toutefois refait surface. Il y a deux semaines, les ministres des Finances de la zone euro ont eu toutes les peines du monde à s’entendre et les Pays-Bas se sont opposés à la demande italienne de mutualisation de la dette.

Guiseppe Conte a souhaité que le fonds de relance soit porté 1.500 milliards d’euros et qu’il soit assorti de subventions pour éviter l’effondrement des pays les plus affectés, ce qui mettrait le marché intérieur en péril.

“Les subventions sont essentielles”, a-t-il souligne, selon des diplomates ayant assisté à la visioconférence. “L’urgence sanitaire est rapidement devenue une urgence sociale. Mais nous sommes maintenant également confrontés à une urgence politique.”

L’Autriche est prête à faire preuve de solidarité, mais “nous devons le faire par le biais de prêts”, a rétorqué sur Twitter le chancelier Sebastian Kurz.

Vienne consultera les “pays ayant des points de vue similaires”, poursuit-il, évoquant les pays du Nord tels que le Danemark, la Suède, la Finlande et les Pays-Bas, qui ne veulent pas payer pour les pays du Sud jugés moins disciplinés sur le plan budgétaire.

L’Espagne, l’un des pays les plus touchés au monde, milite aux côté l’Italie en faveur des subventions plutôt que des prêts. La France, elle, plaide pour la création d’un fonds qui pourrait d’émettre une dette commune. “Il nous faudra une capacité commune d’endettement pour financer cette réponse”, a estimé Emmanuel Macron.

Angela Merkel s’est voulue conciliante en appelant elle aussi à la constitution d’un fonds de relance majeur après le sommet. “Il était clair pour tout le monde que nous avions besoin d’un tel fonds de relance”, a-t-elle déclaré à la presse.

“Je veux dire très clairement qu’une telle solution commune est dans l’intérêt de l’Allemagne, parce que les choses ne peuvent aller bien pour l’Allemagne que si elles vont bien pour l’Europe”.

“Nous n’étions pas toujours d’accord, par exemple pour déterminer si cela devait se faire sous forme de subventions ou de prêts, ou sur les modalité de mise en œuvre, mais nous avons tous convenu que ce fonds de relance devait être étroitement lié au prochain financement à moyen terme”, a poursuivi la chancelière.

Les 27 ont ainsi chargé la Commission européenne de présenter des propositions détaillées d’ici le 6 mai, selon des diplomates.

Selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, les plans mis en oeuvre par les Etats-membres représentent un montant de 1.800 milliards et le nouveau fonds européen de relance serait de l’ordre de 1.000 milliards.

“Nos estimations actuelles des besoins nous amènent à penser qu’un plafond de ressources propres d’environ 2% du RNB (revenu national brut) pour deux ou trois ans plutôt que de 1,2% sera nécessaire”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse, évoquant la part du budget européen géré par la commission.

“Nous nous dirigeons lentement vers une forme de dette commune. Nous ne l’appellerons jamais ‘coronabonds’ ou ‘eurobonds’ et elle sera levée par la Commission plutôt que par les Etats membres ensemble”, avait auparavant prédit un diplomate européen impliqué dans la préparation du sommet.

Augmentation des prix des fruits et légumes

Augmentation des prix des fruits et légumes

 

D’après une étude de l’UFC-Que Choisir réalisée dans près de 5000 services «drive» des grandes surfaces, leur prix a en effet bondi de 23% depuis le début du confinement. Globalement, l’étude note une hausse de 9% des prix des fruits et légumes entre le 2 mars et le 11 avril avec pour principales raisons la limitation des importations et les nouvelles obligations en termes de sécurité et de santé pour les producteurs.

Ainsi, on constate que les prix des fruits ont augmenté en moyenne de 8%, et ceux des légumes de 9%. On remarque également une grande disparité dans la variation de prix entre les produits conventionnels (+6%) et ceux issus de l’agriculture biologique (+12%).

Dans le détail, sur les quinze catégories de produits étudiées dans le cadre de l’étude, on note une augmentation du prix des pamplemousses de 3%, de 7% pour les citrons, de 9% pour les pommes et donc de 23% pour les navets. Côté produits bio, les augmentations sont plus importantes, avec +25% pour les tomates grappe, +12% pour les bananes Cavendish ou +16% pour les citrons verts.

 « La première explication est en effet la tension de l’offre, explique Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation à l’UFC-Que Choisir. Les stocks sont moins réapprovisionnés et la demande est là, donc les produits les moins chers, comme beaucoup de fruits et légumes, disparaissent de prime abord. »

 « La deuxième raison à cette hausse des prix, et probablement la plus importe, c’est la réduction massive des importations, notamment depuis l’Espagne ou la Pologne, qui ont fermé leurs frontières depuis le début du confinement, poursuit Grégory Caret. Les produits importés de ces deux pays étaient souvent les produits d’entrée de gamme, donc ce sont les fruits et légumes un peu plus chers qui vont rester en rayon. »

« Enfin, les producteurs font habituellement appel à une main-d’œuvre bon marché venue de l’étranger pour leurs travailleurs saisonniers, conclut Grégory Caret. Cette année ce n’est plus possible et cela génère un surcoût venant directement du producteur. En plus de cela, il faut que magasins et producteurs protègent leurs salariés, ce qui a un impact sur le prix final.»

UE: un besoin de 1000 milliards… et une mutualisation partielle des dettes ?

UE: un besoin de 1000 milliards… et une mutualisation partielle des dettes

 

Pour résumer en l’état actuel de la situation, 500 milliards ont déjà été décidés en Europe pour sortir de la crise. Il en faudra encore 500 d’après le président du MES. mais la question est de savoir si c’est 500 nouveaux milliards seront mutualisés ou pas. Pour la première tranche de 500 milliards l’Allemagne et les pays du Nord s’y sont opposés. Pour la seconde tranche l’hypothèse est de faire garantir les prêts par le budget de l’union européenne ce qui serait une forme de mutualisation. Pas sûr que cela passe mieux auprès d’Allemagne ou encore des Pays-Bas.

Dans un entretien publié dimanche par le journal italien Corriere della Sera, le dirigeant du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d’urgence de la zone euro, déclare que la manière la plus simple de réunir ces fonds serait de passer par la Commission européenne et le budget de l’UE .

“Je dirais que, pour la deuxième phase, nous avons besoin d’encore 500 milliards d’euros de la part des institutions européennes, mais cela pourrait être davantage”, poursuit Klaus Regling.

“A cet effet, nous devons discuter de nouveaux instruments avec un esprit ouvert mais il s’agit aussi de faire appel à des institutions existantes parce que c’est plus facile, en particulier la Commission et le budget européen”, ajoute-t-il.

“Repenser les fonds européens peut largement contribuer au maintien de la cohésion au sein de l’Union européenne.”

Le 9 avril, les ministres des Finances de l’UE sont convenus d’un plan de soutien de 500 milliards d’euros pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire du coronavirus, après des semaines de querelles qui ont souligné les douloureuses divisions au sein du bloc communautaire.

L’Europe est particulièrement touchée par l’épidémie, qui a mis l’économie mondiale à l’arrêt, déplorant non loin de 60% du total mondial des décès liés à la maladie, qui s’approche des 160.000, selon les dernières données Reuters.

Les dirigeants de l’Union européenne doivent se réunir par visioconférence le 23 avril. Un compromis possible pourrait être trouvé dans le principe d’une Commission européenne empruntant sur le marché avec la garantie du budget européen à long terme.

Coronavirus: 100 00 morts en Europe et seulement 4 500 en Chine !!

Coronavirus: 100 00 morts en Europe et seulement 4 500 en Chine !!

 

Il y a des raisons légitimes à s’interroger sur la crédibilité des chiffres chinois concernant le Corona virus. En effet,  l’Europe a enregistré de l’ordre  100 000 morts alors que la Chine n’affiche qu’un chiffre de 4500. On sait que le virus est né en Chine et qu’il s’est répandu du fait du retard pris par les autorités à reconnaître la pandémie. Les découvreurs de la maladie ont même été poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’État. L’Europe compte environ 400 millions d’habitants, la Chine de 1 milliard 500 000, soit quatre fois plus . Sur la base du pourcentage de victimes en Europe où le système sanitaire et largement aussi performant qu’en Chine,  le nombre de décès tournerait autour de 400 000 soient 100 fois plus qu’annoncé. Observons que sous les critiques de la presse internationale, la Chine qui déclarait seulement 3000 blessés encore récemment a consenti à rajouter 1500 victimes de plus. On objectera peut-être que les Chinois ont pris les mesures radicales pour enrayer l’épidémie et que les Chinois se sans doute davantage disciplinés ( par force) pour suivre des consignes relatives aux mesures barrière. Reste que la Chine, comme les autres pays a pris presque deux mois de retard pour reconnaître d’une part l’ épidémie,  d’autre part pour mettre en place un plan de lutte à la hauteur de l’enjeu. La faiblesse des chiffres des victimes en Chine discrédite toute propagande visant à vanter  vertus de la dictature communiste .

 

« Biodiversité et coronavirus » (Sébastien Moncorps)

  »Biodiversité et  coronavirus » (Sébastien Moncorps)

 

Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), alerte sur les conséquences des bouleversements de la biodiversité (dans la Tribune).

 

« Le Congrès mondial de la nature l’UICN qui devait se tenir en juin 2020 à Marseille vient d’être officiellement reporté du 7 au 15 janvier 2021. Cet événement rassemblera toute la communauté internationale de la conservation de la nature pour relancer la mobilisation en faveur de la biodiversité et enrayer son déclin alarmant. Les 1.300 organisations membres de l’Union Internationale pour la conservation de la nature, son réseau de plus de 15.000 experts, ainsi que de nombreux autres acteurs (Etats, agences de l’ONU, associations, institutions scientifiques, entreprises, collectivités…) y sont attendus pour débattre des enjeux et proposer des solutions.

Le congrès sera suivi de la COP15 Biodiversité en Chine, dont le report a également été annoncé, qui va dresser le bilan des actions engagées sur les 10 dernières années et adopter le nouveau cadre mondial de la biodiversité pour les 10 prochaines. Ces deux événements internationaux, en France et en Chine, sont une opportunité exceptionnelle de fixer un cap ambitieux et des mesures opérationnelles pour protéger la nature.

Avec la crise sanitaire actuelle, un risque de démobilisation sur les enjeux de biodiversité pourrait arriver et les reléguer en arrière-plan des priorités internationales et nationales. Cependant le Congrès mondial de l’UICN et la COP15 sont plus que jamais nécessaires pour agir pour une planète plus saine et plus durable!

L’épidémie mondiale du Covid-19 trouve en effet son origine dans les pressions que nous exerçons sur la biodiversité. Le virus a émergé depuis un marché de Wuhan en Chine en mettant en contact des animaux sauvages, des animaux domestiques et la population humaine. Il est vraisemblablement issu d’une recombinaison virale impliquant plusieurs hôtes sauvages, parmi lesquels des chauves-souris et des pangolins. Il illustre les dangers de la surexploitation des espèces sauvages, considérée comme la 2e grande cause de disparition de la biodiversité dans le monde, à la fois pour la survie des espèces elles-mêmes et pour les humains.

Toutes les espèces de pangolins (4 asiatiques et 4 africaines) figurent dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN et font l’objet d’un braconnage et d’un trafic intenses malgré leur inscription à l’annexe 1 de la convention de Washington (CITES) interdisant leur commerce international. On estime que plus de 200.000 individus sont braconnés chaque année dans le monde.

C’est une nouvelle alerte sur le lien entre crise de la biodiversité et crise sanitaire

C’est une nouvelle alerte, ici sans précédent, sur le lien entre crise de la biodiversité et crise sanitaire puisque de précédentes épidémies (Ebola, le SRAS ou la grippe aviaire) avaient aussi trouvé leur origine dans les atteintes à la biodiversité. La dégradation des milieux naturels et le trafic illégal favorisent les contacts avec les espèces sauvages, et donc la transmission de pathogènes aux humains, et déstabilisent le fonctionnement des écosystèmes. La mondialisation de nos échanges et les élevages intensifs accentuent aussi les risques d’apparition et de propagation de maladies.

A l’inverse, des écosystèmes préservés et diversifiés permettent d’avoir un système plus résilient et plus régulé. L’Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire publié en 2005 par l’ONU indiquait déjà que l’érosion des écosystèmes pourrait entraîner une augmentation des maladies existantes ainsi qu’un risque accru de nouvelles maladies émergentes. Il montrait aussi tous les services que nous rendent les écosystèmes pour notre santé, la régulation du climat, la pollinisation des cultures et bien d’autres.

Il faudra tirer les conséquences de cette crise en intégrant pleinement ses liens avec la dégradation de la nature. La mobilisation engagée pour la protection de la biodiversité en 2020 doit donc impérativement se poursuivre car elle est indispensable au bien-être humain et à une planète plus durable. »

 

Coronavirus et compléments alimentaires : danger

Coronavirus et compléments alimentaires : danger

 

L’avertissement compréhensible de la part de l’agence de sécurité sanitaire vis-à-vis de certains compléments alimentaires qui agissent comme des anti inflammatoires. Des anti inflammatoires particulièrement déconseillés face au Coronavirus.. «Certaines plantes (…) peuvent perturber les défenses naturelles de l’organisme en interférant notamment avec les mécanismes de défense inflammatoires utiles pour lutter contre les infections et, en particulier, contre le COVID-19», explique l’agence.

Les plantes visées par l’avis de l’Anses, qui se base sur des «travaux d’expertises», sont :
- le saule
- la reine des prés
- l’harpagophytum
- le curcuma
- les échinacées
- le bouleau
- le peuplier
- la réglisse
- la verge d’or
- les polygalas
- la griffe du chat (appelée aussi liane du Pérou)
- les plantes des genres Boswellia et Commiphora (connues pour leurs gommes-oléorésines appelées respectivement «encens» et «myrrhe»)

L’Anses recommande «aux personnes consommant ces compléments alimentaires dans un but préventif de suspendre immédiatement la consommation de compléments alimentaires contenant ces plantes dès l’apparition des premiers symptômes du COVID-19». Et pour celles qui en prendraient dans un «contexte de pathologies inflammatoires chroniques de discuter impérativement avec leur médecin de la pertinence de poursuivre ou non leur consommation».

Coronavirus et crise : les économistes dans le potage

Coronavirus et crise : les économistes dans le potage

 

À écouter nombreux d’économistes s’exprimer dans les médias, on constate que pour la plupart ils sont largement dépassés par la crise économique qui s’annonce et finalement se contentent  de donner une légitimité scientifique à la politique du gouvernement en particulier de Bruno Lemaire, le ministre de l’économie et des finances. Pas étonnant, régulièrement le ministre des finances les réunit pour tenter d’éclairer un peu les enjeux et surtout les perspectives.

Mais ces économistes pataugent sérieusement car la situation est inédite, du coup ils se rallient  à peu près tous à une politique keynésienne de relance et au passage d’abandon des critères de gestion dont certains avaient été les plus grands avocats. La conversion des ultras libéraux à l’interventionnisme aura été rapide. La vérité sans doute c’est que la crise est tellement complexe, que les économistes eux-mêmes ont besoin de se réassurer intellectuellement en s’accrochant à la pensée dominante du moment quitte à en changer le moment venu.

 

l’exemple le plus caractéristique -et plus plus caricatural- est celui d’Alain Minc . Minc  défendu pendant longtemps les théories les plus ultra libérales avant vraisemblablement de se convertir aux idées de l’ultra gauche. Ainsi sur le plan budgétaire et monétaire, MINC  propose maintenant de faire tourner la planche à billets sans limites avec une dette publique y compris à perpétuité. Bref une sorte d’annulation de la dette… ou presque.

 

. Cette proposition ubuesque montre bien que les économies sont complètement dans le potage. En effet une dette sans limites et à perpétuité n’efface nullement la charge de remboursement . Cela signifie tout simplement que ce sont les générations futures qui paieront pour le présent. On objectera que c’est déjà le cas puisque la plupart des pays dans le monde vont atteindre un taux de l’ordre 100  % du PIB en moyenne. La différence est qu’avec la théorie de Minc  la charge pourrait doubler voire tripler. Minc  explique que cela n’a rien de grave puisque les dettes des Etats seront reprises par les banques centrales.

 

 Reste que la masse monétaire sera alors complètement décalée de la richesse réelle et qu’on risque tout simplement un écroulement total de la valeur des monnaies via notamment une inflation record

Certains économistes  ne se rendent sans doute pas compte  que comme certains scientifiques de la santé  ils sont en quelque sorte instrumentalisée. Notons d’ailleurs que comme les scientifiques du comité sanitaire du gouvernement, les grands économistes sont souvent des personnages très médiatiques qui depuis longtemps n’ont pas produit d’études ou de recherche se contentant de reprendre les synthèses de leurs collaborateurs ou de leurs étudiants.

 

Ces économistes sont Vingt-deux, triés sur le volet qui participent depuis le début de la crise du coronavirus à une réunion téléphonique hebdomadaire avec Bruno Le Maire. Objectif : nourrir l’action du ministre de l’Economie et des Finances dans sa bataille face à la plus grande récession que la France ait connue depuis 1945.

Parmi les élus, des institutionnels comme le patron de l’Insee, Jean-Luc Tavernier, le chef économiste de la Banque de France, Olivier Garnier, ou Laurence Boone, de l’OCDE. Des économistes du privé aussi, comme Gilles Moëc (Axa), Mathilde Lemoine (HSBC), Patrick Artus (Natixis), Ludovic Subran (Allianz), Nicolas Bouzou (Asterès) ou Marc Touati (ACDEFI). Et surtout beaucoup d’universitaires : Jean Pisani-Ferry (Sciences Po, ancien directeur du programme d’Emmanuel Macron), Jean-Hervé Lorenzi (Dauphine, président du Cercle des économistes), Agnès Benassy-Quéré (Ecole Economie Paris), Xavier Ragot (OFCE), Philippe Aghion (Collège de France), Daniel Coen (Normale sup), Elie Coen (CNRS) et d’autres… Tous très présents dans les médias – « Il ne faut pas être naïf, c’est aussi le moyen de traiter les économistes pour qu’ils n’aillent pas baver ailleurs », sourit un participant. Et masculins à 80 %.

Certains regrettent le manque de débat. « Quelques-uns s’écoutent parler. D’autres font du lobbying pour les fédérations professionnelles qui leur sont proches », dénonce un participant. « Sur une heure de réunion, on passe entre 20 et 30 minutes à écouter des lapalissades », persifle un autre. « Il va falloir passer à quelque chose de plus constructif », ajoute un troisième.

 « C’est surprenant de voir à quel point les économistes français ont tendance à penser la même chose. Ils ont tous internalisé le réflexe interventionniste », remarque un économiste ayant fait une partie de sa carrière à l’étranger.  

La vérité sans doute c’est que les économistes eux-mêmes complètement déboussolés par la nature et l’ampleur de la crise qui met en jeu bien sûr des aspects sanitaires mais aussi économiques, sociaux, financiers, environnementaux et sociétaux difficiles  appréhender non seulement sur le court et moyen terme mais aussi sur le long terme. Bref une approche systémique au champ spatial et temporel élargi. Il est notamment curieux que pratiquement aucun économiste n’ait  abordé les conséquences de la crise économique et financière sur l’inflation et la dévalorisation de fait  de l’euro pas,  davantage la très difficile transition d’une société productiviste à une société plus respectueuse de l’environnement. Une transition indispensable si on ne veut pas sacrifier la dimension sociale.

 

Coronavirus : 31 % de chômeurs en plus et presque 9 millions de chômeurs partiels

Coronavirus : 31 % de chômeurs en plus et presque 9 millions de chômeurs partiels

 

Au rythme actuel, on devrait dépasser nettement les 10 millions de salariés en chômage partiel (plus de la moitié du privé ) Parallèlement les salariés en chômage total, c’est-à-dire privés définitivement de leur emploi ,augmentent de 31 % à pôle emploi. Une véritable catastrophe économique qui sera suivie d’une catastrophe sociale. Dans la semaine du 15 au 21 mars, les inscriptions auprès de l’opérateur public ont bondi de 31,4% par rapport à la même période il y a un an. L’annonce du confinement à la mi-mars par le président de la République Emmanuel Macron a mis un coup d’arrêt violent à de nombreux secteurs de l’économie marchande et non-marchande. Le prolongement du confinement au moins jusqu’au 11 mai annoncé par le chef de l’Etat pourrait encore gonfler ces statistiques même si le chômage partiel a été mis en oeuvre relativement rapidement.

D’après les derniers chiffres communiqués par le ministère de la rue de Grenelle, plus de 8,7 millions de salariés étaient en chômage partiel au 14 avril, soit une hausse de 2 millions en une semaine. Au total, plus de 732.000 entreprises avaient réalisé des demandes sur l’ensemble du territoire. Le nombre d’inscriptions pourrait encore s’accroître dans les semaines à venir avec l’élargissement du dispositif. Les entreprises ont désormais 30 jours pour effectuer une demande et un effet rétroactif est même prévu.

Par taille d’entreprise, ce sont surtout les petits établissements (inférieurs à 20 salariés) qui représentent la majorité des demandes (39%). Arrivent ensuite ceux comptant entre 50 et 250 salariés (26%) et les entreprises ayant entre 20 et 49 salariés (19%). A l’inverse, les grands groupes (plus de 1.000 employés) ne représentent q’une minorité des demandes (5%).

Les recettes fiscales : 4 milliards d’euros en moins en mars et avril

Les recettes fiscales : 4 milliards d’euros en moins en mars et avril

 

“Sur le champ des impôts directs, l’ensemble des mesures de soutien ont déjà représenté un effort de 3,8 milliards d’euros pour l’Etat”, du fait des reports d’échéances fiscales déjà accordés pour les mois de mars et d’avril, est-il précisé dans ce communiqué. Soit une trajectoire de 50 milliards environ sur l’année.

Au-delà des reports d’échéances fiscales et sociales déjà accordés en mars et avril – et dont seront exclues les grandes entreprises ayant versé des dividendes ou effectué des rachats d’action d’ici la fin de l’année – les entreprises confrontées à des difficultés pourront à nouveau solliciter des reports de paiement pour les échéances du mois de mai, souligne le ministère.

Parallèlement à ces possibilités de reports de paiement, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a adapté le calendrier de déclaration pour les professionnels, en décalant l’ensemble des échéances de déclarations fiscales des entreprises au 30 juin.

“Les entreprises qui le peuvent sont toutefois invitées à s’acquitter de leurs obligations déclaratives et de paiement dans le calendrier initial”, est-il précisé dans le communiqué.

Gérald Darmanin avait déjà décalé et allongé la campagne 2020 de déclaration de l’impôt sur le revenu, qui commencera le 20 avril.

Ecole : un « retour progressif et pas obligatoire »

Ecole : un « retour progressif et pas  obligatoire »

 

Le gouvernement s’enferme dans sa proposition complètement idiote et contradictoire de retour progressif à l’école. On se demande bien comment un retour pourrait être progressif. Sur la base du volontariat indique le ministre de l’éducation qui est bien incapable évidemment d’envisager des mesures susceptibles de diviser par exemple le nombre d’élèves par trois ou quatre pour respecter un minimum d’hygiène vis-à-vis du Coronavirus. Sous couvert de lutte contre les inégalités sociales ou de socialisation , le ministre de l’éducation essaye de justifier la transformation de l’école en garderie permettant aux actifs d’aller travailler. Économiquement cela peut se comprendre mais sanitaire, c’est complètement incompréhensible.

Le retour à l’école ne « sera pas obligatoire le 11 mai. Encore une fois c’est un retour progressif donc il va y avoir là aussi beaucoup d’aménagements c’est évident », a insisté le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse.

« L’objectif c’est qu’entre le 11 mai et le 4 juillet (date des vacances d’été), nous ayons réussi cette resocialisation (…) qui permette de se remettre dans l’apprentissage », a poursuivi Jean-Michel Blanquer.

Pour l’heure, les modalités de ce retour progressif à la scolarisation pour tous ne sont pas connues. « La façon de faire va s’élaborer au cours

Après la crise sanitaire, une crise économique et financière ?

Après la crise sanitaire, une crise économique et financière ?

 

L’aversion au risque ne cesse de s’amplifier sur les marchés qui après la crise sanitaire craignent d’abord une crise économique   ensuite une crise financière. À dessein sans doute le Fonds monétaire international dans ses dernières prévisions a tout fait pour minimiser les risques indiquant que la croissance mondiale ne connaîtrait qu’une chute de 3 % en 2020. Des scénarios tout à fait illusoires  quand on sait que la Chine sera scotchée à une croissance zéro en 2020 que l’Europe verra son PIB diminuer de 8 % et les États-Unis de 6 %. Trois zones économiques qui représentent 60 % environ du PIB mondial. Tous les indicateurs montrent donc que la crise sera beaucoup plus importante que ne le signale le fonds monétaire international. Aux Etats-Unis par exemple, les ventes au détail ont en effet diminué de 8,7% en avril, leur plus forte baisse depuis au moins 28 ans, conséquence de la fermeture imposée de nombreux commerces visant à freiner l’épidémie de coronavirus.

La production industrielle américaine a parallèlement baissé de 5,4% et la seule production manufacturière accuse un repli de 6,3%, la plus marquée depuis 1946.

Et le mois d’avril s’annonce pire encore: l’indice d’activité “Empire State” de la région de New York s’effondre à -78,2, un niveau sans précédent, contre -21,5 en mars.

En France, les ventes au détail ont chuté de 24% en mars.

“La majeure partie des gains engrangés par les actions européennes depuis la mi-mars étaient alimentés par les plans de sauvetage et, plus récemment, par la stabilisation du rythme des infections, mais les traders doivent désormais affronter la perspective d’une crise économique douloureuse” explique David Maden, analyste de CMC Markets.

Une crise économique qui pourrait interagir avec une crise financière du fait notamment du décalage entre la masse monétaire et la richesse réellement produite.

Sondage Coronavirus et Macron : les Français toujours critiques

Sondage Coronavirus et Macron : les Français toujours critiques

Selon un sondage Le Figaro et Franceinfo, les Français se sont opposés face à la réouverture progressive des écoles à partir du 11 mai. Une majorité d’entre eux (54%) la rejettent, en particulier les parents de jeunes enfants (60% des 25-34 ans), malgré la justification d’un chef de l’État convaincu que «la situation actuelle crée des inégalités»«Cette explication ne passe pas. Elle ne peut faire le poids face à l’enjeu sanitaire», selon Céline Bracq.

Favorable à des mesures plus ambitieuses, l’opinion regrette en majorité que les tests de dépistage soient réservés, à partir du 11 mai, aux personnes présentant des symptômes du virus (62% de rejet), et que le port du masque ne soit pas rendu obligatoire (65%) – seule sa mise à disposition de «chaque Français», à la levée du confinement, a été annoncée.

La crise de confiance, superposée aux crises sanitaire et économique, pourrait devenir un autre défi de l’«après-crise» pour le chef de l’État. La plupart des Français (56%) estiment que l’exécutif «n’en fait pas assez» face à l’épidémie et se montrent sceptiques devant le «cap social» esquissé par Emmanuel Macron d’une allocution à l’autre. Pour Céline Bracq, «la pénurie de matériel et les messages contradictoires sur les masques ont laissé des traces et le “chef de guerre” n’a pas fait disparaître “le président des riches”».

France: croissance en berne et envolée des déficits

France: croissance en berne et envolée des déficits

Officiellement le projet de loi rectificatif du budget envisage désormais une baisse du PIB de 8 % et parallèlement une envolée de la dette d’autant. Des chiffres de toute façon tout à fait approximatifs surtout destinés à rassurer la commission européenne. La vérité est que la perte de croissance sera plus proche de 15 % et le déficit pourra atteindre 20 % du PIB . La  première loi de finances rectificative pour 2020, promulguée fin mars, tablait sur une contraction de 1% du PIB et sur un déficit public à -3,9% du PIB !

“Le confinement est plus long que ce qui pouvait avoir été anticipé (…) évidemment ça aura un impact plus fort sur notre croissance nationale. Nous avions prévu une croissance à -6, nous aurons une prévision de croissance qui va être fixée à -8 pour le projet de loi de finances rectificative”, a déclaré mardi le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur BFMTV et RMC.

Cette prolongation du confinement va également “aggraver les chiffres des comptes publics. On va passer par exemple de -7,6% de déficit (…) à -9% de déficit. Depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais notre pays n’a connu ça”, a de son côté déclaré le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin sur la radio France info.

La contraction encore plus marquée de l’activité économique va se traduire par une perte de recettes fiscales de l’ordre de 43 milliards d’euros pour l’Etat (contre 37 milliards évoqués précédemment), précise-t-on dans l’entourage de Gérald Darmanin.

Le plan de soutien à l’économie française a déjà été plus que doublé, à 100 milliards d’euros, soit plus de 4% du PIB, Bruno Le Maire a assuré que “si à un moment donné il faut faire encore davantage, nous ferons encore davantage, nous serons là (…) tant que ce sera nécessaire”.

Le fonds de solidarité pour les TPE, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales, dont bénéficient déjà plus de 900.000 entreprises, “va être beaucoup plus généreux, beaucoup plus substantiel et beaucoup plus ouvert à tous les entrepreneurs qui ont été touchés par la crise”, a annoncé Bruno Le Maire.

“Nous avons vu qu’il y avait des trous dans la raquette et nous avons voulu y répondre”, a-t-il précisé. “Du coup, les sommes vont exploser. On avait prévu un milliard d’euros sur ce fond (par mois pour mars et avril-NDLR), ce sera sept” milliards, pour les mois de mars, avril et mai.

Au-delà de l’Etat, ce fonds est également abondé par les régions, ainsi que par les assureurs, qui ont proposé de doubler leur participation à 400 millions d’euros et prévoient d’accroître leur soutien à l’économie, sous la pression du gouvernement.

Coronavirus France : 762 morts décès et 100.000 cas en tout

Coronavirus France : 762 morts décès et  100.000 cas en tout

L e nombre de décès augmente mais une lueur d’espoir apparaît avec la diminution du nombre de personnes en réanimation .  supplémentaires en France ces dernières 24 heures pour un bilan total de 15.729 décès, hôpitaux et Ehpad confondus, tandis que le nombre de cas de contamination recensés dépasse désormais le seuil des 100.000 à 103.573, a annoncé mardi le directeur général de la santé.

Sur l’ensemble de ces décès, 10.129 sont survenus à l’hôpital et 5.600 dans des établissements sociaux et médico-sociaux, dont une écrasante majorité dans des Ehpad, a précisé Jérôme Salomon.

Les cas confirmés de contamination ont augmenté de 5.497 en 24 heures.

Le nombre de personnes traitées dans des unités de réanimation a cependant baissé pour une sixième journée consécutive, de 91 patients, à 6.730, malgré 275 admissions.

“La baisse des besoins en réanimation, certes encore très légère, se confirme”, a commenté Jérôme Salomon.

“La pandémie de COVID-19 est donc toujours active. Depuis quelques jours nous observons un plateau, un ralentissement du nombre d’admissions et même une légère diminution du nombre de patients en réanimation”, a-t-il ajouté, en attribuant cette évolution au confinement en vigueur depuis le 17 mars et dont Emmanuel Macron a annoncé lundi la prolongation jusqu’au 11 mai.

Au total, 32.292 personnes atteintes du COVID-19 sont encore hospitalisées en France, soit 179 de plus que la veille, avec 1.965 admissions en 24 heures.

Sur l’ensemble des patients hospitalisés depuis le début de l’épidémie, 28.805 sont sortis guéris, a dit Jérôme Salomon, en soulignant que “des dizaines de milliers” d’autres personnes contaminées n’ont pas eu besoin d’être hospitalisées.

Le directeur général de la santé a précisé que, selon diverses modélisations en cours, la part de la population contaminée par le coronavirus est “probablement proche de 5% à 10% de la population selon les régions”.

Allocution Macron: comme d’habitude floue et contradictoire

Allocution  Macron: comme d’habitude floue et contradictoire

Ce qui caractérisera toute la politique gouvernementale pendant la pandémie,  c’est son caractère flou est contradictoire. Des caractéristiques qui ont encore marqué l’allocution télévisée de Macron qui par exemple envisage la réouverture des écoles à partir du 11 mai alors que ce sont des principaux vecteurs de la maladie. De la même manière, Macron propose le confinement pour les personnes âgées mais sans tenir compte de leur état thérapeutique faute sans doute de dépistage suffisant.

La vérité c’est que la France n’est même pas capable de fournir des masques à toute la population d’ici le 11 mai , contrairement à d’autres pays comme l’Italie ou l’Espagne. Ne parlons pas de l’Allemagne qui, elle ,avec une politique moins tapageuse a réussi à limiter le nombre de décès à 3000 quand la France en enregistrait 15 000. Quant à l’affirmation de Macon concernant le non-sens d’un dépistage systématique de tous les Français, c’est une contre vérité scientifique qui correspond en vérité à la gestion d’une pénurie. Une pénurie d’ailleurs organisée depuis longtemps avec la délocalisation quasi totale de la production pharmaceutique en particulier en Chine.

Interrogé par BFMTV, Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis, estime que ce discours « n’est pas conforme, et est ocution d’Emcontradictoire avec les trois premières années du gouvernement ». L’Insoumis préconiserait donc de « revenir aux urnes ».

Le président du groupe parlementaire LFI, Jean-Luc Mélenchon, va plus loin et parle d’une « politique hasardeuse » sur son compte Twitter.

Macron annonce un déconfinement quasi général au travail et à l’école pour le 11 mai. Pourquoi cette date ? Pourquoi toujours aucune planification des moyens de protection ? Que faire face à la 2ème vague de l’épidémie ? Une politique hasardeuse. Restons prudents. #Macron20h02

Même son de cloche chez les écologistes.  « Macron décide de prolonger le confinement jusqu’à la date du 11 mai. Pourquoi prendre seul une décision si lourde, pourquoi l’Assemblée n’a-t-elle pas son mot à dire? Tester tous les Français n’auraient pas de sens ». Et les asymptomatiques? Et les personnes qui pensent avoir eu le coronavirus? », s’interroge sur Twitter le patron d’EELV, Julien Bayou, .

Sur le plateau de TF1, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste s’inquiète de la « faisabilité » des annonces:

« Sur le 11 mai, il faut des garanties de faisabilité, nous verrons, c’est un objectif ambitieux, qu’il faut partager, il faut mettre tous nos efforts conjoints pour y parvenir, mais c’est un objectif ambitieux et il faut effectivement avoir la logistique qui va avec. »

De son côté, Christian Jacob, président des Républicains déclare à l’AFP :

« Emmanuel Macron s’est livré à un exercice pédagogique indispensable, il a esquissé un calendrier sur le déconfinement sur la base de données scientifiques, il va falloir maintenant que l’intendance et la logistique suivent. Tout cela va dépendre de sa capacité à réellement sonner la mobilisation générale. Les mots ne suffiront plus. On voit le retard que l’on a pris sur les masques, les équipements, les tests… Il faut maintenant anticiper le redémarrage de l’économie, secteur d’activité par secteur d’activité. »

 

Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national juge que la réouverture des écoles le 11 mai est « extrêmement dangereuse ». « Commencer le déconfinement par remettre les enfants à l’école (…) est une mauvaise décision », tranche l’eurodéputé. 

Coronavirus Singapour : 386 cas nouveaux et record

Coronavirus Singapour : 386 cas nouveaux et record

Singapour qui était montrée en exemple pour le contrôle de la pandémie semble subir une seconde vague particulièrement meurtrière puisque le  ministère de la Santé de Singapour a fait état lundi de 386 nouveaux cas confirmés d’infection par le coronavirus, la plus forte augmentation quotidienne enregistrée depuis le début de l’épidémie, qui porte à 2.918 le nombre total de cas dans la ville-Etat.

Les autorités, qui ont imposé des mesures de confinement partiel, ont aussi fait état d’un neuvième décès du Covid-19.

Une part importante des nouveaux cas d’infection est liée à des foyers épidémiques dans des résidences pour travailleurs immigrés, et ce malgré le placement en quarantaine de plusieurs milliers d’entre eux.

A ce jour, 586 personnes ont guéri de la maladie, a précisé le ministère de la Santé.

Décès Coronavirus : pourquoi une telle différence entre la France et l’Allemagne

Décès Coronavirus : pourquoi une telle différence entre la France et l’Allemagne

Curieusement, on compare surtout les conséquences du Coronavirus entre la France, l’Italie voir l’Espagne en Europe. Par contre, les informations concernant l’Allemagne sont traités à la marge . Pourtant,  la différence entre la France et l’Allemagne, deux pays comparables,  est énorme. Alors  l’Allemagne compte 3000 décès pour 14 000 en France. Au plan mondial, l’Allemagne s’est même exception. En cause,  plusieurs facteurs explicatifs. D’abord sans doute la discipline allemande quand en France le confinement est loin d’être respecté partout . La seconde raison est liée à la qualité du système sanitaire allemand.

 Le pire,  c’est que ce système sanitaire est financièrement équilibré et qu’il permet une offre de soins au moins aussi bonne que le système technocratique français. Pour le Coronavirus, le système allemand  est beaucoup plus performant avec un nombre de lits notoirement supérieur pour  les cas les plus graves. L’Allemagne a aussi procédé un dépistage massif de l’ordre  de 500 000 par semaine quand la France en réalisé seulement 60 000. Sans parler de la lamentable pénurie de masques en France.

Notons aussi  que l’Allemagne dispose d’un plus grand nombre de respirateurs et pour cause puisque la plupart sont fabriqués par une industrie allemande qui ,  elle ,reste puissante quand celle de la France a été délocalisée dans les pays en développement. On peut alors se demander où passe l’argent du système sanitaire français, des sommes énormes avec en plus des déficits tout aussi énormes. Tout simplement dans les superstructures du niveau national jusqu’au plan local où par exemple les directeurs et sous-directeur sont plus nombreux que les chirurgiens. Sans parler d’une organisation logistique et d’un fonctionnement des services complètement inefficaces et archaïques.

Paradoxalement la crise du Coronavirus aura fait éclater les frontières des services qui jusque-là s’ignoraient  presque totalement et fonctionnaient de façon autonome sans aucune synergie. À cela il faut ajouter toute la bureaucratie administrative nationale, régionale et locale.

 

France: « effort » post-confinement et retour des vieux clivages: libéraux- marxistes

France: « effort » post-confinement et retour des vieux clivages: libéraux- marxistes

 

La France n’est pas sortie de l’auberge, ni de la crise sanitaire ni de la crise démocratique où la caricature de l’opposition libéral-  marxiste fait office de débat démocratique. Bien entendu, l’après Coronavirus sera surtout marqué non pas tellement par un changement de société mais par une énorme crise du chômage. À moins évidemment d’ores et déjà d’essayer de compenser en partie les dégâts du Coronavirus sur l’économie. Des dégâts qui vont se traduire par une perte d’activité de l’arbre de 15 % sur le PIB annuel et qui vont faire monter le chômage à 20 % au lieu de 8 % fin 2019. Tout cela entraînant un cortège de misère sociale. Fort légitimement, il  sera nécessaire pour limiter ce chômage de rattraper en partie la production perdue.

À gauche évidemment , on n’est toujours sur une philosophie marxiste classique. Pas question d’accepter le moindre effort économique. Le pire c’est que cette rhétorique néandertalienne  est aussi reprise par des représentants de droite du parti républicain comme Xavier Bertrand qui lui a en point de ligne n’ont pas tellement l’avenir du pays mais sa candidature à la présidentielle de 2022.  Du côté des gauchistes classiques il faut entendre le lamentable discours par exemple de la députée de la France insoumise (LFI) Clémentine Autain qui  a mis en garde contre “des vieilles recettes”.

“Sur le plan de la récession économique qui s’annonce je ne vois strictement rien venir, que les vieilles recettes”, a-t-elle dit sur France inter. “On a entendu le ministre Bruno Le Maire nous expliquer qu’il allait falloir relancer la machine avec cet objectif de croissance, travailler plus, mettre en pièces le code du Travail.”“Ce sont ces recettes néolibérales qui nous mettent dans le mur pour affronter aujourd’hui le virus et qui risquent de se démultiplier dans les semaines qui viennent”, a-t-elle ajouté. De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a fustigé sur franceinfo le “cynisme” du Medef, qu’il a accusé “d’utiliser une crise sanitaire mondiale pour expliquer que ça va être l’occasion de rogner sur les droits des salariés”.

On voit que la culture économique n’a guère progressé à gauche et à l’extrême gauche qui ne se demandent  pas comment sera financée le déficit nécessaire pour aider  les entreprises, les ménages, pour le financement de la crise sanitaire. Mais de ce côté-là,  on estime encore que la dette n’existe pas !

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