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PSG : et maintenant la crise !

PSG : et maintenant la crise !

C’est la troisième humiliation pour le Paris-Saint-Germain qui pourrait bien cette fois s’enfoncer dans la crise. Il y a d’abord eu cette élimination de la coupe de la ligue, ensuite le traumatisme de la défaite européenne devant Manchester United enfin cette piètre prestation qui a vu Rennes emporter la coupe de France.  Comme nous l’indiquions déjà il y a deux ans sur ce site, tout est à changer au PSG. D’abord, il est évident que certains joueurs cadres vont se poser les questions sur leur maintien dans l’équipe du PSG. En effet les résultats du club sont plutôt nuisibles à leur carrière internationale. Il se pourrait donc que Mbappé, Neymar, Verrati, d’autres aient  des envies d’aller voir ailleurs. Se pose aussi la question récurrente de la direction du club avec un président complètement incompétent en matière de football et une direction anachronique et inconséquente. Voir à cet égard le recrutement de certains joueurs des sommes folles depuis plusieurs années et qui n’ont jamais rien apporté à l’équipe voir même pour certains pratiquement jamais joués. L’autre aspect concerne l’entraîneur. On ne peut pas dire que Tuchel soit beaucoup plus rassurant qu’Emeri son prédécesseur. Ces derniers temps il paraissait même assez fébrile voire  dépressif. Pas de quoi rassurer des parisiens en prie au doute  à chaque grande échéance. Tout est à refonder dans ce club, il convient de changer le président, la direction l’équipe et l’entraîneur. Une équipe surtout composée de mercenaires satisfaits d’encaisser près de 1 million par mois mais pas à se sacrifier pour le maillot. Bref il manque surtout une vraie culture de club. Cette culture de club se construit progressivement chez les joueurs les plus jeunes, dans l’encadrement  mais aussi avec les supporters.

Réconcilier l’écologique et le social » (PS)…… avec des taxes !

Réconcilier l’écologique et le social »  (PS)…… avec des taxes !

 

 

Le philosophe Raphaël Glucksmann, la tête de liste du Parti socialiste et de Place Publique se propose de réconcilier l’écologie et le social avec des taxes. Finalement il reprend les thèses des écolos et des socialistes concernant leur transition écologique mise en place d’ailleurs par François Hollande et repris à son compte avec les déboires que l’on sait  par Emmanuel Macron.  on voit mal comment la réconciliation pourrait avoir lieu entre les couches sociales défavorisées qui subissent principalement les effets d’une hausse de la fiscalité et la gestion d’une transformation environnementale. On sait en effet que l’impôt ne résout rien, qu’il va rejoindre le puits sans fond du budget. À peine 20 % des nouvelles taxes dites environnementales vont effectivement en direction des actions écologiques. L’axe majeur de la transition doit passer par une politique de l’offre et de normes. Pour parler clair, par exemple en transport il faut imposer des normes qui réduisent de manière drastique les émissions polluantes et parallèlement offrir des solutions de transport alternatives. Et ce n’est pas parce que la taxe aura une dimension européenne qu’elle sera pour autant plus pertinente.  En vue des élections européennes, le candidat socialiste détaille son programme dans le JDD et défend, entre autres, l’idée d’une fiscalité européenne au service de la transition écologique. Un impôt européen sur les bénéfices des sociétés et une taxe sur le kérosène sur les vols intra-européens doivent ainsi permettre de dégager « 1.000 milliards d’euros sur cinq ans ». « Assumons d’augmenter largement le budget de l’Europe, nous sommes les seuls à le faire, martèle le candidat. Tant pis si c’est impopulaire. » En gros toujours la philosophie socialiste des impôts, encore des impôts. Certes élargir certaines problématiques au plan européen peut être utile voire indispensable mais le transfert de gestion à l’Europe peut aussi traduire en vérité l’incapacité des dirigeants de ce pays à gérer les réformes. Pour preuve la déclaration du candidat du PE aussi générale que confuse, Raphaël Glucksmann propose

Souhaite en effet   »donner à l’Europe les moyens de faire ». Sur la question démocratique, il plaide ainsi pour « un budget conséquent et un service public européen élargi ». Tout cela sent l’approximation et les vieilles recettes qui ont tué les socialistes pour s’être coupés des couches populaires qui subissent les folies de l’emballement fiscal.

Taxe carbone : une escroquerie des écolos et des socialistes

Taxe carbone : une escroquerie des écolos et des socialistes

 

Les écolos, les socialos, des « experts »  resservent le plat  de la taxe carbone de cette fiscalité notamment à l’occasion des européennes. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

« Grand débat » et petites mesures

« Grand débat » et petites mesures

 

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Globalement c’est l’avis de l’opposition et des organisations sociales et environnementales. “Ce n’est ni l’extase, ni la dépression, il y a des portes ouvertes dans lesquelles il faut s’engouffrer et il y a des manques, sur lesquels je continuerai de dire que c’est insuffisant”, a-t-il déclaré sur RTL pour Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger “C’est insuffisant sur l’écologie, il y a des mesures en termes de justice sociale qui ne sont pas claires”, a-t-il précisé, tout en saluant l’annonce de l’augmentation du minimum contributif des retraites, de 640 euros à 1.000 euros. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déclaré sur BFMTV qu’”aucune des questions qui sont dans les mobilisations, je pense à la question des salaires par exemple ou du smic qui est du ressort du gouvernement, à la question de l’ISF et de la justice fiscale (…) n’a été satisfaite”.

Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, s’est inquiété de voir le président “confirmer les orientations mises en oeuvre depuis le début du quinquennat, notamment en matière de réforme des retraites et de la fonction publique, avec leur pendant en matière de santé et d’éducation». Le Medef a jugé que l’ensemble des annonces “pose globalement le problème du financement de ces mesures” et regretté “l’absence de volonté sérieuse de baisse des dépenses publiques et en particulier le recul annoncé sur la baisse du nombre d’emplois publics”.

Selon un sondage Harris Interactive-Agence Epoka pour RTL, Le Figaro et LCI, 63% de sondés n’ont pas été convaincus par les annonces d’Emmanuel Macron. La conférence de presse a été suivie par quelque 8,5 millions de téléspectateurs, selon Médiamétrie. “C’était un grand débat paraît-il, ce sont de petites réponses”, a déclaré sur France 2 le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier

Pour le député La France insoumise Alexis Corbière, qui s’exprimait sur BFMTV, “il y autant de raisons voire même plus, de continuer à se mobiliser car ce président n’entend rien». Yannick Jadot, tête de liste des Verts (EELV) aux élections européennes, a regretté une forme d’inaction face à l’urgence climatique. A droite, le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a fustigé des corrections à la marge, signes selon lui d’une présidence en zigzag. “Un président qui n’a pas de boussole, c’est le risque de finir avec un quinquennat pour rien, on est déjà à mi-mandat”, a-t-il dit sur Europe 1. “Hier, qu’est-ce qu’on a eu ? Des corrections à la marge d’erreurs lourdes qui avaient été commises, mais pas de cap.”La tête de liste LR aux européennes, François-Xavier Bellamy, a salué pour sa part la baisse annoncée de l’impôt sur le revenu : “Je ne peux pas ne pas me satisfaire que certaines mesures soient prises, qui correspondent exactement à ce que nous demandions”, a-t-il reconnu, tout en estimant que le débat avait débouché sur la “redécouverte de ces évidences”.

 

 

Macron et l’Ecologie : le grand vide

Ecologie : le grand vide

 

Pour résumer, le président de la république n’a annoncé aucune mesure concrète, aucune orientation précise concernant la prise en charge de la question environnementale. Globalement, il s’est contenté de bla-bla avec la création de deux nouveaux « machins » qui viendront s’ajouter à nombreux institutions qui ne servent t déjà pas à grand-chose. D’une certaine manière Nicolas Hulot avait raison d’anticiper les propos des manuelles macros lors de sa conférence de presse. L’ancien ministre de l’environnement avait en effet annoncé le risque de voir l’écologie passer sous la table de mesures catégorielles destinées à calmer un peu la colère des mécontents « Ce qui a fuité dans les médias laisse craindre que l’exécutif se contente d’acheter la paix sociale (…) mais sans engager le début d’une politique de transition écologique et solidaire« . Ainsi s’exprimait l’ancien ministre de la transition écologique Nicolas Hulot la semaine dernière dans un entretien à Libération. En fait,  le président a fait très peu référence aux questions de transition écologique, de climat ou de biodiversité. C’est un peu comme si depuis le départ de Nicolas Hulot la question était résolue et qu’elle ne posait qu’elle ne se posait plus. Il faut dire que le nouveau ministre de l’environnement François de Rugy  est encore plus accommodant que Hulot vis-à-vis de l’immobilisme environnemental du gouvernement. De Rugy, c’est  la langue de bois personnifiée, pas un mot de travers mais pas non plus la moindre originalité où le moindre volontarisme. Macron s’est contenté dans son intervention  de reprendre quelques phrases bateau comme « L’état d’urgence climatique il est là, notre jeunesse nous le dit à chaque instant et nos concitoyens veulent agir », ajoutant : « il y a une conscience citoyenne sur ces sujets qui s’est profondément transformée ces dernières années et qui va beaucoup plus vite que nombre de politiques publiques ». Le pire, c’est évidemment cette annonce assez surprenante de création d’une convention citoyenne composée de 150 citoyens tirés au sort et rattachés   au Conseil environnemental, économique et social (CESE) qui devra dès le mois de juin « redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements pour les rendre plus efficaces », définir, si besoin était, d’autres mesures incitatives ou contraignantes et le cas échéant définir des ressources supplémentaires et proposer des financements pour se faire.  On imagine immédiatement que ces 150 Français tirés au sort vont s’engager dans des discussions de bistrot qui déboucheront forcément sur rien. La problématique environnementale est en effet relativement complexe comme la plupart des autres questions. Elle exige aussi une articulation avec les dimensions technologiques, économiques, sociales. Les experts eux-mêmes ont bien du mal souvent à effectuer la prise en compte complexe de cette problématique globale. On voit mal des citoyens en quelques semaines être capables de sortir des analyses et des perspectives un peu pertinentes. Quand au conseil de défense écologique c’est évidemment uniquement une création sémantique vide de tout contenu car il existe déjà un ministère de l’environnement sans parler d’autres institutions qui ne serrent pas grand-chose comme  le CNTE (Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE), instance multi-acteurs de dialogue environnemental issue du Grenelle de l’environnement (2007) qui a instauré ce dialogue à 5 collèges de représentants de la société civile et, depuis plus récemment, des parlementaires ; le Haut Conseil pour le Climat (HCC), annoncé en 2018, est en cours de constitution et regroupe 10 experts indépendants chargés d’évaluer l’action climat, notamment la cohérence des politiques publiques.

La perte du goût des fruits et légumes : la faute principale aux consommateurs

 

 

 

Pour une grande part la responsabilité de la perte de goût des fruits et légumes incombe au consommateur même si en amont les producteurs et les distributeurs ont su  imposer leurs critères de qualité. Il y a déjà au moins 40 ans que la dérive a commencé avec des produits qu’on dirait tout droit sorti d’une fabrique de plastique ; bien entendu tous de la même dimension et surtout comme revêtu d’une sorte de vernis. Calibrés, polis,  éclatants la plupart de ces produits ne sont que le résultat de l’utilisation massive d’engrais de pesticides et autres traitements. La pomme ridée a disparu des étals par exemple depuis une bonne cinquantaine d’années au profit d’une pomme sans défaut mais sans goût.  même chose pour la plupart des autres fruits et des légumes. La perte de goût a favorisé le développement de ces cultures industrielles en autre avec l’internationalisation des échanges ;  des produits subissent  des transports de centaines ou de milliers de kilomètres. Pour subir ce transport, fruits et légumes sont cueillis bien avant la maturité et perdre l’essentiel de leur valeur nutritive. La question se pose de savoir s’il est bien raisonnable de consommer hors saison  fruits et légumes ayant parcouru des milliers de kilomètres non seulement pour des questions alimentaires mais aussi vis-à-vis de l’empreinte carbone. La perte de deux goûts découle aussi de la sururbanisation. Les urbains beaucoup moins que les ruraux connaissent réellement les produits de la terre. Sans parler de ceux nombreux en France qui ont abandonné la pratique du jardin potager recouvrir leur terrain d’une pelouse se privant ainsi d’une alimentation saine et accessoirement d’un pouvoir d’achat complémentaire. Producteurs, distributeurs sont évidemment responsables de la dégradation de la qualité des produits et de leur saveur mais le consommateur en dernier ressort porte la principale responsabilité du fait de ses choix alimentaires.

 

Macron : des sondages contradictoires et surprenants !

 

 

Selon le dernier baromètre BVA réalisé pour La Tribune, RTL et Orangela popularité d’Emmanuel Macron gagne trois points en avril pour passer de 29% à 32%. . Diffusé samedi, un autre sondage OpinionWay fait état, cette fois, d’une baisse de satisfaction des Français, avec une cote de popularité d’Emmanuel Macron qui perd 5 points par rapport au mois de mars et plonge à 27%. Une désaffection qui touche l’ensemble du gouvernement. Il est clair qu’il faut prendre ces sondages avec des pincettes compte tenu de l’environnement électoral. La plupart de ces sondages sont commandés par des médias. Beaucoup d’entre eux détenus par des financiers qui soutiennent Macron à bout de bras et ont permis son élection. La perte de popularité de Macron au cours des mois derniers a beaucoup inquiété ces milieux qui à travers les sondages espèrent imprimer une tendance positive pour le pouvoir. Parmi les meilleurs soutiens de Macron il faut citer le JDD, Paris-Match, Europe 1, Sud-Radio. Bref des médias appartenant à de grands patrons comme Bolloré, Lagardère ou encore des médias comme RTL ou RMC. Bref surtout  des médias populistes mais qui en fait soutiennent Macron en dépit d’une ligne éditoriale faussement contestataire. Si l’on examine vraiment de près la quasi-totalité des sondages depuis des mois, on constate que Macron est englué autour de 30 % voire un peu moins et que les évolutions constatées relèvent surtout de biais méthodologiques….. Ou politiques.

 

Sondage Européennes: LaREM et le RN à égalité

Sondage Européennes: LaREM et le RN à égalité

Encore une fois,  il faut prendre tous les sondages actuels avec des pincettes tellement le pouvoir actuel est soutenu par la plupart des grands médias.  du coup, toute l’opposition pourrait être sous-estimée dans les sondages. Dans un sondage Ifop-Fiducial diffusé ce jeudi pour  les médias très pro Macron Paris Match, CNews et Sud Radio  titrent que La République en marche est encore devant le rassemblement national avec 0,5 % d’avance. Une présentation très symbolique des manipulations possibles dans la mesure où une différence de 0,5 % n’a aucune pertinence statistique puisque la marge d’erreur, peut aller jusqu’à 3 % (surtout avec 60% d’abstention) mais politiquement la présentation du sondage n’est pas neutre Et le Rassemblement national demeurent au coude-à-coude, avec respectivement 22% et 21,5% d’intentions de vote à un peu plus d’un mois du scrutin. En troisième position, la liste Les Républicains, stable à 13,5%, peine à se rapprocher du duo de tête. La liste Europe Écologie-Les Verts gagne pour sa part 2 points en une semaine dans l’enquête de l’Ifop, avec 9% d’intentions de vote, quand celle de La France insoumise en perd 1,5 et s’établit à 7%. Ainsi, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon se trouve à touche-touche avec la liste du Parti socialiste et de Place publique, créditée de 6,5% (+1). Et ce en dépit du fait que la campagne de Raphaël Glucksmann peine sérieusement à décoller. Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, reprend légèrement des couleurs en revenant à 5% des intentions de vote (+0,5), quand une éventuelle liste gilets jaunes et celle de Génération.s restent stables à 3%, seuil de remboursement des frais de campagne. Le Parti communiste est à 2,5% (-0,5%), l’UDI et les Patriotes sont à 2% (-0,5), Lutte ouvrière et l’UPR ferment la marche en recueillant 1% (=) chacune.

La participation est évaluée à 41% du corps électoral, soit 3 points de moins que la participation effective aux européennes 2014, et 67% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix.

Enquête réalisée en ligne du 15 au 18 avril auprès de 1.333 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,1 à 2,6 points.

Annonces de Macron : les Français approuveraient le report et le contenu !

 

 

Un  curieux sondage du Figaro et de France info qui démontrerait que les Français approuvent à la fois le report des mesures de Macron et même le contenu de ces mesures. Comme déjà souvent indiqué dans ce site, les sondages dans la période électorale actuelle sont à prendre avec des pincettes tellement ils sont instrumentalisés pour donner la tendance à la fois aux médias et à l’opinion publique. En effet, le sondage a été réalisé à partir de mercredi. On peut considérer que mercredi les Français admettaient sans doute le bien-fondé de report. Il n’est pas certain qu’il l’approuve encore puisque les annonces ne seront pas faites avant la semaine prochaine c’est-à-dire avec une dizaine de jours de retard. N’empêche qu’on se servira quand même de ce sondage. Seconde interrogation dans la même enquête, les Français approuveraient le contenu des mesures. En faite ces mesures sont encore tout à fête officieuses. Elles ont filtré à partir du document distribué à certains médias juste avant l’annulation de l’intervention de Macron. Il est fort probable que Macron va modifier sensiblement l’intervention qu’il avait prévue. Enfin les mesures figurant dans le document officieux de l’intervention de Macron n’ont guère fait l’objet d’analyses et de débats parmi les experts, les responsables politiques et sociaux et les médias. C’est surtout du brut de brut qui était livré. Un  sondage sans comme bien d’autres qui sent le bricolage statistique à partir de questions plus ou moins subjectives et de réponses aléatoires faute de clarification sur les orientations. Les Français donneraient raison à 61% à Emmanuel Macron d’avoir différé ses annonces en matière sociale après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris mais attendent néanmoins du président qu’il prenne la parole, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo et Le Figaro publié jeudi soir. Les annonces que devaient faire le président lundi soir pour clore le “Grand débat” mis en place en réponse à la crise des “Gilets jaunes” ont filtré dans la presse. « Certaine »s sont jugées conformes aux conclusions de la concertation nationale qui a duré trois mois. C’est notamment le cas de la réindexation des retraites sur l’inflation (qui correspond aux attentes pour 74% des sondés) et de la baisse de l’impôt sur le revenu pour les personnes taxées aux premières tranches (77%).En revanche, pour 62% des sondés, la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA) ne correspond pas aux conclusions du “Grand débat”. Les Français sont partagés (50% pour-49% contre) sur la fin des 35 heures de travail hebdomadaires et résolument contre (70%) le report de l’âge légal de la retraite. Près de 80% des sondés sont contre la suppression d’un ou deux jours fériés. Le fait de ne pas revenir sur la suppression de l’ISF est également mal vu: 76% des Français estiment que ce statu quo ne répond pas aux attentes du “Grand débat”. Et tout le reste ?

L’enquête a été réalisée les 17 et 18 avril via internet auprès d’un échantillon de 1.003 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Aménagement des territoires et Internet : pas pour les zones rurales isolées !

Aménagement des territoires et  Internet : pas pour les zones rurales isolées !

 

Les associations de collectivité entendent protester contre les obstacles mis au développement du haut débit notamment à travers des difficultés de financement. Il semble en effet se confirmer que le haut débit sera surtout développé dans les zones denses et que pour le reste les collectivités devront faire appel à des opérateurs et à  des financements privés. Ces collectivités ne devraient pas être surprises car récemment le premier ministre a clairement fait entendre que le câble était destiné aux zones denses et que pour le reste il y aura la possibilité d’utiliser d’autres technologies comme le satellite aux frais  de l’utilisateur avec une allocation de leurs 150 € (ce qui est très loin de couvrir les frais d’installation). Aussi d’utiliser la technique de téléphonie 5G. La promesse de relier chaque Français au câble d’ici 2022 paraît donc complètement illusoire. D’où la protestation des associations :

« Bon nombre de collectivités qui ont fait le choix des RIP (qui permet de solliciter le guichet France très haut débit)  ne peuvent toujours pas accéder aux financements promis par l’État depuis 2017, fustigent-elles dans leur communiqué. Elles sont entravées aujourd’hui dans la poursuite de leurs projets. L’État répète à longueur de temps que les collectivités ont le choix. Les associations les représentants confirment hélas ce qu’elles disent depuis plus d’un an : elles n’ont le choix qu’entre un Amel et un Amel. »

Or les collectivités ont la dent dure contre ce dispositif, sur lequel l’Etat compte pour économiser des deniers publics – puisque dans ce cas, les réseaux sont entièrement financés par le secteur privé.

« Quant aux Amel, qui étaient censés faire faire des économies d’argent public et accélérer les déploiements FttH [fibre jusqu'à l'abonné, NDLR], les territoires concernés sont aujourd’hui dans l’expectative, poursuit le communiqué. Le Premier ministre, qui devait valider les premiers AMEL au début de l’été 2018, n’en a encore signé aucun. Pire, seuls deux avis – assortis de nombreuses réserves – ont été rendus par l’Arcep [le régulateur des télécoms, NDLR] sur les sept Amel officiellement recensés. Les collectivités qui ont positivement répondu pour certaines depuis huit mois se voient abandonnées en rase campagne – sans que l’on sache précisément ce qui bloque – sans calendrier ni perspectives. »

En conséquence, les associations de collectivités « demandent que dans un court délai, l’Etat annonce un calendrier engageant de réouverture du guichet France THD à court terme d’une part, et d’autre part l’arrêt immédiat de la promotion active du dispositif des Amel tant que le Premier Ministre n’aura pas exprimé sa décision s’agissant des sept premiers dossiers en souffrance ». Elles craignent que si la situation reste comme telle, de nombreux territoires se retrouveront sans Internet à très haut débit d’ici à 2022. Ce qui sonnerait l’échec de l’objectif du gouvernement d’apporter à cette date une connexion ultra-rapide à tous les Français.

 

Blockchain et cryptomonnaies : une régulation européenne pour quoi faire ?

Blockchain et cryptomonnaies : une régulation européenne pour quoi faire ?

 

 

La blockchain est une technique sans intermédiaires qui permet de transmettre des informations par blocs et qui normalement est inviolable. Une technique uniquement régulée par sa propre loi (code algorithmique). Les informations peuvent être de différentes natures et pratiquement concerner la totalité des  espaces économiques ou sociaux. Évidemment sont concernées les cryptomonnaies et les crypto actif comme le bitcoin. La France voudrait intervenir pour une régulation à l’échelle européenne voir au-delà d’après le ministre de l’économie “Je vais (…) proposer à mes homologues européens la mise en place d’un cadre unique de régulation des cryptoactifs inspiré de l’expérience française (…) au niveau européen”, a précisé le ministre français de l’Economie et des Finances lors d’une conférence sur la “blockchain” à Bercy. Cela permettrait d’aboutir à “un marché unique de la ‘blockchain’ comme il existe d’autres marchés uniques dans d’autres domaines”, a-t-il estimé. Finalement la technique de scène est un peu comme la technique Internet elle n’a guère de frontières et on voit mal l’intérêt et l’efficience d’une régulation seulement nationale ou même européenne. Par ailleurs le ministre vise sans doute essentiellement le secteur financier afin de distinguer l’usage de la blockchain à usage à des fins de transactions financières, des cryptoactifs. La loi Pacte, adoptée définitivement la semaine dernière, met en place un cadre juridique pour les émissions de cryptomonnaies (ICO, ou offres initiales de jetons). Ce système, visant à protéger les épargnants et rassurer les investisseurs, repose sur la délivrance d’un agrément par l’Autorité des marchés financiers (AMF), pour les émetteurs volontaires. Il est cependant vraisemblable que les crypto menées ne vont pas demeurer dans l’espace marginal qu’elles occupent aujourd’hui et qu’une ou plusieurs d’entre elles pourraient un jour concurrencer les grands menés comme le dollar ou l’euro. La récente chute du bitcoin ne discrédite pas les crypto menées par l’avantage que le dollar ou d’autres qui reposent pour une grande partie sur du vent et de l’endettement. On peut leur reprocher leur cale caractère énergie énergivore mais pas la confiance qui constitue la base du système. Contrairement à d’autres monnaies qu’on prête curieusement par exemple à des taux négatifs  et qui constitue en fait des monnaies de singe.

Une régulation européenne de la blockchain et ou des cryptomonnaies ?

Une régulation européenne de la blockchain et ou des cryptomonnaies ?

 

 

La blockchain est une technique qui permet de transmettre des informations par blocs et qui normalement est inviolable. Une technique uniquement régulée par sa propre loi (code algorithmique). Les informations peuvent être de différentes natures et pratiquement concerner la totalité des  espaces économiques ou sociaux. Évidemment sont concernées les cryptomonnaies et les crypto actif comme le bitcoin. La France voudrait intervenir pour une régulation à l’échelle européenne voir au-delà d’après le ministre de l’économie “Je vais (…) proposer à mes homologues européens la mise en place d’un cadre unique de régulation des cryptoactifs inspiré de l’expérience française (…) au niveau européen”, a précisé le ministre français de l’Economie et des Finances lors d’une conférence sur la “blockchain” à Bercy. Cela permettrait d’aboutir à “un marché unique de la ‘blockchain’ comme il existe d’autres marchés uniques dans d’autres domaines”, a-t-il estimé. Finalement la technique de scène est un peu comme la technique Internet elle n’a guère de frontières et on voit mal l’intérêt et l’efficience d’une régulation seulement nationale ou même européenne. Par ailleurs le ministre vise sans doute essentiellement le secteur financier afin de distinguer l’usage de la blockchain à usage à des fins de transactions financières, des cryptoactifs. La loi Pacte, adoptée définitivement la semaine dernière, met en place un cadre juridique pour les émissions de cryptomonnaies (ICO, ou offres initiales de jetons). Ce système, visant à protéger les épargnants et rassurer les investisseurs, repose sur la délivrance d’un agrément par l’Autorité des marchés financiers (AMF), pour les émetteurs volontaires. Il est cependant vraisemblable que les crypto menées ne vont pas demeurer dans l’espace marginal qu’elles occupent aujourd’hui et qu’une ou plusieurs d’entre elles pourraient un jour concurrencer les grands menés comme le dollar ou l’euro. La récente chute du cogne ne discrédite pas les crypto menées par l’avantage que le dollar ou d’autres qui reposent pour une grande partie sur du vent et de l’endettement. On peut leur reprocher leur cale caractère énergie énergivore mais pas la confiance qui constitue la base du système. Contrairement à d’autres monnaies qu’on prête curieusement par exemple à des taux négatifs !

Annonces de Macron : il faut du « concret » et de la « justice » (Laurent Berger,CFDT))

Annonces de Macron : il faut  du « concret » et de la « justice » (Laurent Berger,CFDT))

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Laurent Berger ne s’est pas montré très enthousiaste vis-à-vis du  des gilets jaunes et pas davantage vis-à-vis des conseillers de Macron. Il reproche aux uns  leur orientation sulfureuse et aux autres leur condescendance voire leur mépris vis-à-vis des corps intermédiaires. Bref Laurent Berger a réaffirmé sa posture de syndicaliste près à lutter pour la défense des salariés mais près aussi à négocier même si jusqu’ici le pouvoir n’a pas manifesté un réel intérêt pour la médiation syndicale. Une situation dangereuse pourrait conduire à la remise en cause de la démocratie pour le leader de la CFDT. Pour lui, la relation directe pouvoir citoyen peut déboucher sur des risques de régime totalitaire.  »On a besoin d’un cap clair, pour montrer que la transition écologique peut se faire dans la justice sociale », ainsi que de « mesures concrètes », notamment sur les questions de mobilité domicile/travail, de la rénovation thermique des logements et de la « justice fiscale », a fait valoir le responsable syndical sur BFMTV. « Je ne suis pas anti-riches, mais lorsqu’un pays a besoin de faire des efforts, ils doivent être partagés : ceux qui gagnent plus doivent être mis à contribution davantage », a-t-il ajouté. Déplorant que, dans le cadre du grand débat, « presque 55% des citoyens disent qu’ils aimeraient qu’il y ait moins de solidarité », le patron de la CFDT a fait part de son inquiétude face à une « société qui se délite », « où la solidarité n’a plus de sens ».  »J’ai peur qu’on aille vers une société avec des relents totalitaristes », qui ne soit plus en capacité de « faire se confronter des intérêts divergents pacifiquement pour qu’émergent des compromis ». « Je ne veux pas voir arriver au pouvoir un jour » le Rassemblement national en France, a ajouté Laurent Berger. « On veut continuer à se foutre sur la gueule comme ça tous les samedis, ou on veut essayer de trouver des solutions pour le pays? Moi je veux trouver des solutions pour le pays », a martelé le patron de la CFDT. Avec l’ancien ministre Nicolas Hulot et une quinzaine de responsables associatifs, Laurent Berger a signé une tribune dans le Journal du dimanche appelant à « un profond sursaut politique pour que ce quinquennat » ne soit pas « perdu pour la transition écologique et la justice sociale ».

Le texte de cette tribune  

Des responsables d’associations et de syndicats pour articuler dès maintenant transition écologique et justice sociale et qui dénonce au passage la confusion entre ras le bol fiscal et justice fiscale. (Dans le JDD)

«  Nous n’avons plus le temps d’attendre. Pour démultiplier nos efforts pour le climat et la biodiversité. Pour donner des perspectives aux plus fragiles et isolés d’entre nous. Pour remettre les salariés de ce pays au cœur de la vie économique. Nous n’avons vraiment plus de temps à perdre, alors, comme beaucoup de Français, nous appelons à un profond sursaut politique pour que ce quinquennat ne soit pas un quinquennat perdu pour la transition écologique et la justice sociale.

Mais force est de constater que les dernières semaines ont fait place à un concert de voix politiques en faveur d’une interprétation très réductrice de l’expression des Français. L’urgence de la baisse des dépenses publiques et des impôts serait la principale leçon à tirer de cinq mois d’occupation des ronds-points, de marches pour le climat sans précédents et de quatre mois de grand débat auquel plus d’un million de citoyens et la société civile se sont prêtés.

Le sujet est épineux alors il ne faut pas entendre ce que nous n’écrivons pas. Payer plus ou moins d’impôts et de taxes n’est pas un petit sujet dans le quotidien de chacun. Mais là où certains veulent voir un ras-le-bol fiscal, nous voyons un ras-le-bol de l’injustice fiscale. La nuance est de taille. Et, disons-le, réduire certaines ­dépenses ne ferait pas de mal à notre pays. Bien au contraire. Que l’on pense notamment aux 12 milliards d’euros ­dépensés chaque année en soutien aux énergies fossiles, alors qu’il manque tant de moyens pour isoler les 7 millions de passoires énergétiques, garantir l’accès de tous aux services publics ou dans le lien associatif, facteur de lien social et de vitalité démocratique. Mais dépenser mieux n’est pas un préalable à investir plus. Ces chantiers doivent être menés de front.

 

Les auteurs de la tribune :

  • Nicolas Hulot, président d’honneur de la FNH
  • Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
  • Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
  • Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde
  • Orlane François, présidente de la Fage
  • Philippe Jahshan, président du Mouvement associatif
  • Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique-Caritas France
  • Michel Dubromel, Président de FNE
  • Patrick Doutreligne Président de l’Uniopss
  • Laurent Escure Secrétaire général de l’UNSA
  • Jean-Michel Ducomte, Président de la Ligue de l’enseignement
  • Jean-Baptiste de Foucauld, Coordinateur du Pacte civique
  • Bernard Chevassus-au-Louis, Président de Humanité et Biodiversité
  • Morgane Créach, Directrice générale du Réseau Action Climat
  • Pierre Segura, Président de la Fédération nationale des Francas
  • Pierre Henry, Directeur général de France terre d’asile

 

 

 

Facebook, Instagram et Whatsapp en panne : catastrophe internationale !

Facebook, Instagram et Whatsapp en panne : catastrophe internationale !

 

Plusieurs réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp, ont été inaccessible dimanche rapporte dimanche 14 avril downdetector.com, un site spécialisé dans le suivi des incidents rencontrés sur internet. Une véritable catastrophe internationale évidemment car nombreux d’utilisateurs ont été privés de publication de leurs photos en compagnie de leur chien. Des photos pourtant tellement attendues par tous leurs amis tellement impatients de témoigner  leur enthousiasme en diffusant le célèbre «  j’aime «. On objectera  à juste titre qu’une partie certes très minime de ces réseaux sociaux sert d’autres objets que l’auto contemplation mais ces utilisations sont marginales. Pour l’essentiel, ces réseaux sociaux diffusent des informations et autres images sans aucun intérêt à un réseau virtuel d’amis dont la plupart ne se connaissent pas. Bref c’est la nouvelle convivialité virtuelle qui échange des banalités semble à des fins existentielles. Mais des infos revendus à des fins commerciales  Amazon et autres.  Au « cogito ergo sum » s’est substitué » je surfe donc je suis ». De ce point de vue, là technologie a fait bien davantage de progrès que le contenu et les milliards de tuyaux qui permettent la communication ne transportent en fait surtout  l’insignifiance.

 

Pour une transition écologique et la justice sociale ». (Tribune de Laurent Berger, Nicolas Hulot et 14 autres responsables d’associations)

Pour une transition écologique et la justice sociale ». (Tribune de Laurent Berger, Nicolas Hulot et 14 autres responsables d’associations)

 

 

Une tribune de responsables d’associations et de syndicats pour articuler dès maintenant transition écologique et justice sociale et qui dénonce au passage la confusion entre ras le bol fiscal et justice fiscale. (Dans le JDD)

«  Nous n’avons plus le temps d’attendre. Pour démultiplier nos efforts pour le climat et la biodiversité. Pour donner des perspectives aux plus fragiles et isolés d’entre nous. Pour remettre les salariés de ce pays au cœur de la vie économique. Nous n’avons vraiment plus de temps à perdre, alors, comme beaucoup de Français, nous appelons à un profond sursaut politique pour que ce quinquennat ne soit pas un quinquennat perdu pour la transition écologique et la justice sociale.

Mais force est de constater que les dernières semaines ont fait place à un concert de voix politiques en faveur d’une interprétation très réductrice de l’expression des Français. L’urgence de la baisse des dépenses publiques et des impôts serait la principale leçon à tirer de cinq mois d’occupation des ronds-points, de marches pour le climat sans précédents et de quatre mois de grand débat auquel plus d’un million de citoyens et la société civile se sont prêtés.

Le sujet est épineux alors il ne faut pas entendre ce que nous n’écrivons pas. Payer plus ou moins d’impôts et de taxes n’est pas un petit sujet dans le quotidien de chacun. Mais là où certains veulent voir un ras-le-bol fiscal, nous voyons un ras-le-bol de l’injustice fiscale. La nuance est de taille. Et, disons-le, réduire certaines ­dépenses ne ferait pas de mal à notre pays. Bien au contraire. Que l’on pense notamment aux 12 milliards d’euros ­dépensés chaque année en soutien aux énergies fossiles, alors qu’il manque tant de moyens pour isoler les 7 millions de passoires énergétiques, garantir l’accès de tous aux services publics ou dans le lien associatif, facteur de lien social et de vitalité démocratique. Mais dépenser mieux n’est pas un préalable à investir plus. Ces chantiers doivent être menés de front.

 

Les auteurs de la tribune :

  • Nicolas Hulot, président d’honneur de la FNH
  • Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
  • Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
  • Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde
  • Orlane François, présidente de la Fage
  • Philippe Jahshan, président du Mouvement associatif
  • Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique-Caritas France
  • Michel Dubromel, Président de FNE
  • Patrick Doutreligne Président de l’Uniopss
  • Laurent Escure Secrétaire général de l’UNSA
  • Jean-Michel Ducomte, Président de la Ligue de l’enseignement
  • Jean-Baptiste de Foucauld, Coordinateur du Pacte civique
  • Bernard Chevassus-au-Louis, Président de Humanité et Biodiversité
  • Morgane Créach, Directrice générale du Réseau Action Climat
  • Pierre Segura, Président de la Fédération nationale des Francas
  • Pierre Henry, Directeur général de France terre d’asile

Nissan Ghosn : arrestation illégale……. Et surtout minable

Nissan Ghosn : arrestation illégale……. Et surtout minable

 

 

L’arrestation du patron de Renault est lamentable. Non seulement l’arrestation du patron de Renault est lamentable mais en  plus illégale. L’Arrestation est lamentable car elle est le fruit d’une part du lâchage de la France et du nationalisme japonais. Certes comme beaucoup d’autres patrons Carlos Ghosn a dû confondre la caisse  de l’entreprise et son propre portefeuille. Cette  dérive mérite évidemment d’être jugée et punie si elle est démontrée. Dernièrement la justice japonaise a accusé Carlos Ghosn d’avoir causé à Nissan des pertes financières de cinq millions de dollars (4,45 millions d’euros) entre décembre 2015 et juillet 2018. Une accusation qui mérite d’être démontrée et à relativiser car le bénéfice de Nissan le dernier exercice à tourner autour de 4 milliards. Par parenthèse un bénéfice en recul de 25 % qui a affecté les résultats de l’ensemble du groupe Renault et que l’affaire Ghosn. Les dirigeants  japonais de Nissan ne sont pas mécontents que leur manque de performance  soit ainsi masqué. Ces dirigeants auraient en effet pu craindre pour leur place si Carlos Ghosn était demeuré le président de Nissan. À ce règlement de comptes avec les dirigeants japonais Nissan s’ajoute le nationalisme japonais qui veut maintenant remettre la main sur Nissan que Renault a sauvé. C’est le véritable enjeu de l’affaire Ghosn, à savoir éviter que Nissan ne soit complètement intégré dans le groupe Renault. Encore une fois dans cette affaire, le gouvernement français a été lamentable en lâchant l’un des premiers patrons français. Cela en raison de relations exécrables entre Macron et Carlos Ghosn. Rien ne justifie au regard du droit international la détention préventive de Carlos Ghosn sinon un système juridique japonais complètement archaïque et qui sait s’asseoir sur le droit international quand ça l’arrange (voir par exemple la décision du Japon de tuer des baleines pour des motifs culturels !). Vient s’ajouter à cela le fait que l’arrestation est illégale en raison de l’état de santé du patron de Renault d’après son avocat. Carlos Ghosn souffre d’un taux de cholestérol élevé et le traitement qu’il suit a provoqué une insuffisance rénale chronique et une rhabdomyolyse, maladie qui entraîne la destruction de cellules musculaires. Interrompre son traitement pour “la commodité de l’enquête des procureurs” était “inhumain”, estime la défense de Carlos Ghosn dans ce document. Ces documents incluent également un compte rendu de l’épouse de Carlos Ghosn, Carole. Cette dernière accuse les procureurs de l’avoir empêchée de contacter son avocat le matin de la nouvelle arrestation de son mari. Elle affirme avoir été soumise à plusieurs reprises à des fouilles corporelles, avoir été contrainte de maintenir la porte de la salle de bain ouverte lors de l’utilisation des toilettes et avoir dû se déshabiller en présence d’une enquêtrice pour prendre une douche.“J’ai eu l’impression qu’ils m’humiliaient et me contraignaient par ces actes inhumains”, dit Carole Ghosn dans son récit daté du 4 avril, jour de la nouvelle arrestation de son mari. Après cette arrestation, Carole Ghosn a quitté le Japon pour la France où elle a demandé l’aide du gouvernement français. Carlos Ghosn possède les nationalités française, brésilienne et libanaise. Carole Ghosn est retournée mercredi au Japon et s’est présentée jeudi après-midi à un tribunal de Tokyo pour être interrogée par la justice japonaise, selon l’agence de presse nippone Kyodo. Les procureurs interrogent Carlos Ghosn jusqu’à 14 heures par jour, parfois au milieu de la nuit, selon une personne au fait de ses conditions de détention.

Brexit : entre le temps long et le temps court l’Europe choisit le temps mi-long!

Brexit : entre le temps long et le temps court l’Europe choisit le temps mi-long! 

Il y avait deux théories en Europe, une qui proposait un temps long de l’ordre au moins d’un an pour décaler la date du Brexit et une autre qui proposait  un temps court pour en finir avec ce feuilleton. Comme d’habitude l’union économique a choisi une proposition intermédiaire en proposant un temps Mi- long d’environ six mois étant entendu que le Royaume-Uni pourra s’il le souhaite quitter l’union européenne avant. Cette décision ne clarifie pas pour autant la situation du Royaume-Uni qui devra malgré tout organiser des élections pour les européennes. On se demande bien quel pourra être l’attitude de ces parlementaires européens d’ici le 30 juin. Par ailleurs on imagine l’ambiance politique à propos de ces élections au Royaume-Uni.  Certains pays s’inquiètent de la capacité de nuisance que pourrait avoir un Royaume-Uni qui garderait un pied dans l’UE et l’autre dehors pendant une durée indéterminée. «Tout n’est pas préférable à un +no deal+», a fait valoir la présidence française, jugeant qu’il «n’est pas question d’importer dans l’UE la crise politique britannique» à force de vouloir éviter à tout prix un divorce sans accord.

D’autant que les prochains mois seront délicats, avec l’installation d’une nouvelle Commission européenne début novembre et des discussions difficiles sur le futur budget à long terme de l’UE. «Il peut y avoir des engagements sur la façon dont le Royaume-Uni se comporte», a observé un diplomate européen, suggérant notamment que Londres puisse renoncer à son droit de veto ou à la possibilité d’avoir un membre au sein de la prochaine Commission. Une situation juridique inédite, complexe et potentiellement dangereuse.

 

Il faut un soutien pour l’Allemagne et la Chine (FMI)

Il faut  un soutien pour l’Allemagne et  la Chine (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) inquiet de la dégradation de l’économie qui pourrait se traduire dans plusieurs grands pays par des quasi-récessions souhaite maintenant que les économies soient soutenues par des relances budgétaires. C’est-à-dire à peu près le contraire de ce qu’on préconisait il y a à peu près un an et qui précisément a conduit à cet affaiblissement économique Le FMI cite plusieurs pays comme l’Allemagne, la Chine et l’Australie mais cela pourrait concerner beaucoup d’autres comme l’Italie encore la Grande-Bretagne. En ce qui concerne l’Italie, le FMI s’attend à ce que son endettement augmente chaque année de 2019 à 2024 pour atteindre 138,5% du PIB à la fin de la période. Il estime les besoins de financement de l’Etat italien à 24,7% du PIB en 2021, en vue de refinancer la dette et de combler un déficit budgétaire évalué à 3,5% du PIB. Le gouvernement italien a relevé mardi ses objectifs de déficit budgétaire et de dette pour cette année et la suivante, tout en abaissant ceux de croissance, attestant des difficultés avec lesquelles la coalition populiste au pouvoir est aux prises.

Coût du service public : comment trouver un meilleur équilibre entre accessibilité, efficacité et coût

  • Coût du service public : comment trouver un meilleur équilibre entre accessibilité, efficacité et coût

La question posée dans le cadre du grand débat était : « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ? »

De fait, dans certaines parties du territoire, ce lien paraît de plus en plus ténu voire inexistant, en tout cas très de plus en plus éloigné. Dans nombre de villages, il y a déjà longtemps qu’il n’existe pratiquement plus de services publics et le dernier qui semblait devoir résister, à savoir la Poste, disparaît aussi. En cause évidemment,  un  aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres et qui conduit le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois et en services. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040-2050,  certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si localement on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être). . Parallèlement on doit aussi s’interroger sur le concept même de service public, son coût, son fonctionnement et son financement ; en effet, si le rythme de suppression des  services s’accélère, c’est notamment pour des raisons socio-économiques évoquées précédemment mais aussi à cause d’un coût que la collectivité a du mal à assumer. Ce coût explique largement que le pays détienne le double record du monde de prélèvement obligatoire et de dépenses publiques par rapport au PIB. Un record qui porte atteinte à la compétitivité donc aussi à l’emploi. Dans son acception un peu générale, la tendance est forte d’assimiler service public, secteur  public voire statut des personnels. Trois notions pourtant à distinguer. La première découle du champ régalien de l’État (ou plus généralement des collectivités)  lequel mériterait sans doute d’être mieux défini, sans doute plus restreint et en même temps mieux assumé.  Certaines tâches doivent être toujours être assumés par l’État directement mais sans nécessairement gérer directement la logistique. La deuxième confusion concernant le service public vise le statut des personnels. Si on peut comprendre par exemple  que les infirmières ou ASH soient fonctionnaires, c’est plus discutable pour les jardiniers, les menuisiers, et autres comptables. Le problème c’est qu’on résume souvent la problématique des conditions de travail par exemple du personnel des hôpitaux à celle des infirmières. La troisième dimension du service public est liée à la structure juridique qui l’effectue. Or rien n’indique que l’intérêt général doive être exclusivement assumé par le secteur public. De nombreuses fonctions d’intérêt général sont en effet exercées notamment  par voie de délégation à des organisations parapubliques ou privées (santé, transport, formation etc.) Du coup, l’amalgame des trois définitions conduit souvent en fait à masquer une défense corporatiste et coûteuse du service public qui au total porte atteinte à la qualité, à l’accessibilité et à la compétitivité de ce service. Faute de cela non seulement tout service public disparaîtra des petites communes mais nombre de fonctions d’intérêt général vont aussi s’étioler dans les petites et moyennes villes (les hôpitaux par exemple).  La problématique n’est pas simple, le service public pour certaines de ses activités constitue un atout indiscutable pour le progrès social mais aussi économique, il n’en demeure pas un  boulet financier qui hypothèque son avenir. Avant d’envisager cette réforme du service public, il sera nécessaire au préalable de procéder à une évaluation qualitative et quantitative des contenus, du fonctionnement et du coût. L’évaluation qualitative est indispensable car ce n’est par la même chose par exemple en terme d’accessibilité d’avoir la possibilité d’obtenir un rendez vous au bout de 15  jours ou au bout de 5 mois chez un cardiologue ou un ophtalmologue. Autre exemple, Ce n’est pas non plu la même chose de disposer en permanence de la 4G en téléphonie mobile et de recevoir des SMS le lendemain de leur émission dans le zones blanches ou mal couvertes. Enfin, le traitement est différent quand il suffit de  faire 500 m pour retirer 100 euros à la Poste ou faire 40 kms.

 

Les «requins de l’immobilier» (Allemagne…. Et ailleurs)

Les «requins de l’immobilier» (Allemagne…. Et ailleurs)

Les manifestations dans plusieurs villes d’Allemagne contre la spéculation immobilière qui rend l’accession au logement de plus en plus difficile. «La folie des loyers» et la spéculation immobilière, dont sont responsables les requins de la l’immobilier. Des manifestations à Berlin ce samedi mais aussi à Munich, Cologne, Francfort, Göttingen, Fribourg ou encore Mannheim. Le problème c’est que cette question n’est pas seulement allemande mais qu’elle affecte nombreux grandes villes dans le monde et particulièrement aussi Paris, Londres ou encore Barcelone. Cela dans ces villes fréquentées aussi par les touristes, où les logements sont vidés de leurs résidents habituels en raison de coûts d’accès au logement tout à fait excessif. À Berlin, le prix du logement à la location a ainsi doublé en dix ans. Cette évolution des prix est portée par la popularité des grandes villes, où Allemands et Européens viennent s’installer par dizaines de milliers chaque année sans que l’offre ne suive. À Berlin, parmi les solutions figure le rachat d’immeubles par la ville, qui est dirigée par une coalition gauche-extrême-gauche-Verts, et ainsi arrêter l’envolée des loyers.  Les organisateurs ont aussi lancé samedi un appel à signatures pour que soit organisé un référendum local sur l’expropriation par la mairie de Berlin des sociétés immobilières détenant plus de trois mille logements.

 

 

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