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Taxe carbone : une escroquerie des bobos écolos et pseudo experts

Taxe carbone : une escroquerie des bobos écolos  et pseudo experts

 

Les écolos bobos , des « experts »  resservent régulièrement le plat  de la taxe carbone. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française, on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulée par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande des biens classiques,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes, on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour développer à la fois les transports collectifs, le nouveau concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

 

Unedic : une réforme bâclée et injuste

Unedic : une réforme bâclée et injuste

Les syndicats et en particulier la CFDT dénoncent  le caractère brutal de la réforme de l’Unedic et son caractère injuste. De fait,  cette réforme risque d’ajouter de la misère à la misère sociale existante. Pour autant une réforme était cependant nécessaire pour des motifs financiers mais aussi sociaux et économiques. Le problème central c’est que certains bénéficiaires de l’ASSEDIC, certes minoritaires, considèrent les indemnités de l’assurance chômage comme un accessoire de rémunération qui leur permet d’alterner travail  et périodes d’inaction. C’est aussi la même problématique que celle qui concerne les bénéficiaires d’aide sociale notamment le RSA. La faute n’incombe pas forcément aux bénéficiaires mais au système lui-même qui se caractérise par le fait qu’il est plus souvent intéressant de ne pas travailler plutôt que d’accepter un travail payé autour de 1000 € à plein temps (600 à 800 € à temps partiel) et en même temps de voir la plupart des aides sociales disparaître. D’une certaine manière, le travail mal rémunéré, les contrats très précaires n’encouragent pas le travail. Le problème c’est que la réforme est tombée comme un couperet sans bien distinguer ceux  qui profitent un peu indûment du système et ceux  très éloignés de l’emploi auquel on va supprimer 200 € quand il n’en touchait déjà que 900. Philippe Villechalane porte-parole de l’APEIS (Association pour l’emploi, l’information et la solidarité des chômeurs et travailleurs précaires). Depuis plus de trente ans, son association défend les droits des demandeurs d’emploi. Il dénonce « un véritable cataclysme » : « 500 000 chômeurs vont être éjectés du système d’indemnisation alors même qu’ils ont cotisé pour être indemnisés. Et 250 000 ne vont pas pouvoir recharger leurs droits ».

Le gouvernement veut inciter les chômeurs à prendre les emplois vacants. Pour Muriel Pénicaud, la ministre du travail, « quand le marché est dynamique, il faut retourner à l’emploi ». Pour Philippe Villechalane, cet argument est biaisé : « Les chômeurs ne sont pas des feignants. Mais ils ne veulent pas travailler dans n’importe quelles conditions(…) Certains emplois sont trop précaires pour être acceptés par des gens qui ont des revenus faibles, mais des revenus tout de même, qui ont une famille, un lieu d’habitation. Très peu d’emplois disponibles correspondent à ce que cherchent les gens. »  Ceci étant,  était nécessaire d’engager une réforme de l’Unedic mais à dessein le gouvernement a décidé d’imposer un délai intenable aux partenaires sociaux afin qu’ils ne puissent pas se mettre d’accord sur des compromis. Ce qui a permis d’étatiser  le système, une étatisation à la hâte qui débouche sur des mesures globales mal adaptées et pour certaines surtout injustes. Une fois de plus surtout ce plan n’est pas accompagné d’une stratégie visant la réinsertion professionnelle et la réadaptation des qualifications.

 

 

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

PSA et Fiat-Chrysler : le risque de fermeture d’usines

 

 

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Beaucoup se félicitent  du regroupement entre PSA et Fiat Chrysler. Théoriquement un groupe qui pourrait rivaliser avec plus les plus grands constructeurs automobile. Il s’agit d’une question de taille critique pour mieux couvrir les marchés internationaux mais aussi pour adapter les conditions de production aux nouvelles contraintes environnementales et technologiques. Une des questions qui se pose en France comme en Italie d’ailleurs est de savoir si ce regroupement ne va pas favoriser des délocalisations. À l’inverse de Renault, PSA avait fait le pari d’une grande partie de sa production en France, de même que Fiat en Italie. On peut en effet s’interroger notamment en raison du fait que le siège  de la nouvelle société sera situé aux Pays-Bas. Un pays à la fiscalité très tolérante de ne pas dire davantage et qui a sans doute pour objet de tenter d’échapper aux pressions gouvernementales tant françaises qu’italiennes dans la perspective d’éventuels délocalisations de la production Au micro d’Europe 1, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher a affirmé que l’État allait être vigilant sur l’impact de la fusion sur l’emploi. 

C’est un des points sensibles du mariage annoncé entre PSA et le groupe italo-américain Fiat-Chrysler. Quelles vont être les conséquences sociales de l’union qui doit accoucher du quatrième acteur mondial du secteur automobile, notamment sur l’emploi et la sous-traitance en France ? « Nous ne voulons pas de fermetures d’usines », a rappelé au micro d’Europe 1 la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher.

Invitée de la matinale jeudi, elle s’est inscrite dans la ligne de « vigilance » déjà annoncée mercredi par le ministère. « Dans ces négociations, nous allons jouer notre rôle d’actionnaire », a-t-elle affirmé, alors que l’État détient environ 12% de PSA. « Ce qui est important, c’est l’empreinte industrielle en France, l’impact sur la chaîne des sous-traitants, et la gouvernance. Il faut que ces négociations soient menées à bien, mais on voit que les constructeurs français ont sorti leur épingle du jeu, à un moment de transformation majeure du marché ». Avant de rappeler que « pour mener ces combats et faire de gros investissements, il faut être gros ». La ministre de l’économie a souligné que les entreprises concernées avaient déclaré que cette fusion s’opérerait sans fermeture d’usine. On sait cependant ce que vaut  ce genre de promesse, c’est-à-dire pas grand-chose. Voir l’exemple de General Electric qui avait promit la création de 1000 emplois lors du rachat d’Alstom entre parenthèses avec le soutien de Macon) et qui en définitive a  supprimé près de 700 emplois. Juridiquement, ce type de promesse ne repose sur rien et économiquement les moyens proposés demeurent très faibles même lorsque l’État participe au capital. En outre, avec cette fusion la participation de l’État peut se trouver diluée dans le nouveau groupe automobile.

Sans-abri: au moins 150 000 et 612 morts dans la rue

Sans-abri: au moins 150 000 et 612  morts dans la rue

612 morts en 2018 d’après le collectif Les Morts de la Rue, qui recense et analyse ces décès chaque année dans un rapport. Ils étaient 511 un an plus tôt,  leur nombre a donc augmenté de 15% en un an. Mais ils pourraient être 5 à fois plus nombreux d’après des autorités médicales compte tenu des difficulté d’évaluation.  Ces SDF sont morts en moyenne à « 48,7 ans contre 82,18 ans en population générale », et 27% des morts sont liées à « des accidents, des agressions ou des suicides », 36% à des maladies. 4 sur 10 étaient de nationalité française et 3 sur 10 souffraient d’au moins une addiction. Autre chiffre édifiant : parmi ces victimes, il y avait au moins 13 mineurs.

 

Selon la dernière estimation de l’Insee, en 2014, quelque 140.000 personnes seraient sans domicile en France, dont près de 12.000 à la rue. Rien qu’à Paris, quelque 3.622 personnes dormaient dans les rues, parkings ou parcs et jardins le 7 février dernier, selon un décompte organisé par la mairie, soit 600 personnes de plus par rapport à l’an dernier. Parmi les sans-abri recensés, quatre sur dix ont entre 40 et 54 ans et trois sur dix entre 25 et 29 ans. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes. Ce décompte a été effectué par des bénévoles : 1 700 Parisiens et 400 travailleurs sociaux volontaires.  Dans le détail, 2 246 personnes sans-abri ont été décomptées dans les rues, 639 dans le bois de Vincennes (12e), le Bois de Boulogne (16e) et la Colline (18e), les parcs et jardins et les talus du périphérique, 298 dans les gares, 291 dans les stations de métro, 99 à l’AP-HP, 38 dans les parkings, et 24 personnes ont été recensées par des bénévoles de Paris Habitat. « Aller dans des zones plus cachées a montré plus de 600 personnes », explique l’adjointe à la mairie de Paris.

Selon Dominique Versini, la population des gens qui dorment à la rue a changé ces dernières années. « Aujourd’hui on a des populations plus jeunes. On ne gère pas de la même façon des personnes plus jeunes, des femmes, des familles avec des enfants. Il faut s’adapter à l’ensemble des dispositifs et ne pas oublier les clochards très désociabilisés qui ne demandent rien et n’appellent jamais le 115″, explique-t-elle.  Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires.. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).D’après  ce collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue.

A l’issue d’une visite de dix jours en France, au cours de laquelle la juriste canadienne a visité de nombreux campements, squats et logements insalubres, la représentante de l’Onu dresse un bilan sévère de l’état du droit au logement en France. “En France, le système est tel que de nombreuses personnes n’ont même pas accès aux services d’hébergement d’urgence les plus basiques”, a noté Leilani Farha dans une interview à Reuters, citant notamment l’échec du numéro d’urgence national 115, débordé par le nombre d’appels. Le ministre chargé de la Ville, Julien Denormandie, réfute ces accusations, estimant que le gouvernement avait déjà fait un effort important envers les sans-abris.

De ses entretiens avec des travailleurs humanitaires, familles sans abri ou communautés Rom, la rapporteure de l’ONU  retient un manque de dialogue entre autorités et publics concernés. “Je ne vois pas beaucoup de consultation entre le gouvernement et les groupes concernés, qu’il s’agisse des migrants, des femmes victimes de violences, des Roms, des communautés d’origine immigrées, des demandeurs d’asile”, a-t-elle souligné.

 

 

Rapprochement entre PSA et Fiat

Rapprochement entre PSA et Fiat

Les spéculations continuent quant à un rapprochement de Fiat avec un autre constructeur. Il y a eu l’épisode GM, puis le projet de fusion avec Renault et maintenant on parle d’un accord avec Peugeot. Un accord qui serait sans doute plus équilibré que dans les hypothèses précédentes. Du fait des concentrations, Fiat est devenu un petit constructeur dont la gamme est très étroite et qui n’a pas les moyens financiers pour investir  dans les nouvelles technologies de motorisation (motorisation mixte, totalement électrique voir filière hydrogène). Fiat a besoin de grossir pour continuer d’exister en particulier à l’international. Reste à savoir quelle sera l’attitude des actionnaires .  Si le regroupement avec Renault a échoué, c’est en particulier parce que les actionnaires italiens s’étaient montrés particulièrement gourmands. Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a longtemps été en discussion avec Renault mais a annoncé en juin dernier le retrait de son offre de fusion à 30 milliards d’euros avec le constructeur français, .

Un mariage entre Fiat Chrysler et Peugeot devrait toutefois rencontrer des obstacles. Les gouvernements français et chinois détiennent 12% du capital de PSA, tout comme la famille Peugeot. De son côté, le président de Fiat Chrysler, John Elkann, et d’autres membres de la famille Agnelli contrôlent 29% de Fiat Chrysler par le biais d’Exor NV.

Depuis plusieurs années, le marché spécule sur les velléités de Fiat Chrysler en matière de fusion-acquisition et de recherche de partenaire. En 2015, son ancien patron Sergio Marchionne avait plaidé en faveur d’une consolidation de l’industrie automobile et avait pour ce faire tenté – en vain – d’intéresser General Motors Co à un accord. Dans une note publiée mardi, Arndt Ellinghorst, analyste chez Evercore, une fusion Fiat Chrysler-Peugeot “devrait inciter à une attitude plus rationnelle de l’industrie en matière d’allocation de capital, et cette fusion a plus de sens qu’une éventuelle fusion FCA-Renault”.

PSA et Fiat Chrysler avaient discuté d’un rapprochement plus tôt cette année, avant que le constructeur italo-américain ne propose une fusion avec Renault. À cette époque, Fiat Chrysler avait déclaré qu’un accord avec Renault offrait plus d’avantages qu’une combinaison avec Peugeot.

Le regroupement est encore loin d’être finalisé, ce qui est certain parce qu’on sait que l’italo américain Fiat Chrysler reste isolé sera condamné à terme

Quelle compatibilité entre le numérique et l’écologie ?

Quelle compatibilité entre le numérique et l’écologie ?

 

le développement du numérique  est-il écologiquement compatible ? la réponse de  Daniel Sperling  l’élu en charge du sujet à Marseille.( interview La Tribune)

 

Lors du dernier Marseille City Life qui abordait le sujet de la Tech et du zéro carbone, vous avez rappelé que smart city n’égale pas forcément ville durable. Une idée qui est peu répandue…

 

 

 

Daniel Sperling

Il faut résoudre une double équation, celle de l’expansion et de la concentration urbaine qui engendrent une mosaïque de transitions : urbaine, numérique, énergétique, économique et sociétale. Autant de défis qui peuvent être relevés collectivement. Conservateur, le numérique l’est aussi au regard des enjeux environnementaux. Curieusement, le récit autour de la Smart City a postulé d’emblée qu’elle serait durable. Tel n’est pas du tout le cas aujourd’hui. D’une part, l’infrastructure physique du numérique, d’autre part, la collecte des données, leur traitement et leur stockage représentent des quantités d’énergie non seulement colossales, mais surtout en croissance constante et forte. Le numérique consomme bien plus d’énergie que le transport aérien et la croissance de sa consommation est à deux chiffres. La donnée est souvent qualifiée de nouvel or noir. Le fait est que nous avons pris au mot cette analogie avec le pétrole et avons une approche très 20e siècle du numérique dans la ville. La smart a capturé le green. L’écologie du numérique reste à construire et avec elle celle de la Smart City. Attelons-nous à la tâche.

Vous donniez un chiffre intéressant, c’est l’équivalent, en énergie du « coût du clic »…

En effet, 450 millions de tonnes de CO2 ont été émises par les entreprises du numérique dans les pays de l’OCDE depuis 2013. 4 %, c’est la part du numérique dans les émissions mondiales de CO2, en hausse de 50 % depuis 2013.

80 fois plus d’énergie est nécessaire à la production d’un gramme de smartphone que d’un gramme de voiture. À l’échelle mondiale, les usages numériques représentent deux fois l’empreinte environnementale de la France. Ces problématiques ne sont pas nouvelles. Si je peux dire, nous ne partons pas de zéro pour aller vers le zéro carbone.

Quels sont les projets smart city qui ont changé la physionomie de Marseille ?

Il y a eu beaucoup de projets dont Smartseille est l’un des derniers exemples, avec sa boucle à eau de mer. Quand CMA CGM annonce toute une série de mesures pour réduire son impact comme l’adoption du GNL et l’optimisation des routes, la réduction de la vitesse de ses navires, ça va dans le bon sens. Mais j’aime rappeler qu’il y a 20 ans, la cogénération par méthanisation et l’expérimentation d’épandage propre, qui a donné naissance à une forêt sur la route de Cassis, étaient précurseurs. C’est un clin d’œil à l’actualité où certains gros pollueurs font aujourd’hui des annonces de replantation d’arbres pour compenser leur bilan carbone. Les estimations les plus récentes considèrent que, chaque jour, un français émet autant de CO2 que ce qu’un arbre stocke en un an.

Existe-t-il une smart city universelle ?

La justification ultime du smart n’est pas de faire toujours plus. C’est de faire en sorte que l’on puisse se déplacer sans dégrader l’environnement pour remplir son programme d’activités quotidiennes à Los Angeles, Paris, Pékin ou Bogota, de faire accéder les villes indiennes à l’eau potable, de mettre fin à l’étalement urbain dans les pays occidentaux et d’électrifier sur un monde durable les mégalopoles africaines qui se développent sous nos yeux.

 

 

Affaire Karachi : prison seulement pour les lampistes et les intermédiaires ?

Affaire Karachi : prison seulement pour les lampistes et les intermédiaires ?

Curieux comme les grands médias se montrent timides pour rendre compte de l’évolution du procès de l’affaire Karachi concernant notamment Balladur . Finalement dans cette tragique affaire de Karachi, ce sont peut-être seulement des lampistes des intermédiaires qui seront réellement punis de prison. Une nouvelle bizarrerie juridique puisque les principaux commanditaires de cette affaire à savoir l’ ancien ministre de la défense François Léotard et Balladur, ancien Premier Ministre seront seulement soumis à l’examen très tolérant de la cour de justice de la république .B Balladur  qui voulait ainsi financer sa campagne électorale. De  18 mois ferme à sept ans de prison ont  été requis à l’encontre des six prévenus au procès du volet financier de l’affaire Karachi. Il s’agit de la première partie de cette affaire .  Édouard Balladur et François Léotard seront jugés ultérieurement devant la bienveillante la Cour de justice de la République.

La demande de sanctions a été formulée en raison de soupçons de commissions occultes sur des ventes d’armement en marge de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur. Dans ce procès pour abus de biens sociaux, recel ou complicité, l’accusation considère que des rétrocommissions illégales sur des contrats d’armement signés en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont contribué notamment à financer la campagne malheureuse de l’ancien Premier ministre Édouard Balladur en 1995.

« Certains des plus hauts fonctionnaires de l’État se sont livrés à une véritable entreprise de prédation […] notamment pour financer la campagne du candidat Balladur », a lancé l’un des deux procureurs, Nicolas Baïetto, devant le tribunal correctionnel.

Il leur est reproché d’avoir floué deux entités détenues par l’État : la branche internationale de la Direction des constructions navales (DNCI), qui vendait des sous-marins au Pakistan (contrat Agosta), et la Sofresa, pour la vente de frégates à l’Arabie Saoudite (Sawari II). Selon l’accusation, le pouvoir politique a imposé à la DCNI et la Sofresa des intermédiaires « inutiles » dans ces contrats, le « réseau K », à des conditions financières « anormales ». Dans son « intérêt » : faire revenir une partie des commissions versées à ce réseau vers les comptes de la campagne Balladur.

Les prévenus réfutent tout financement politique. Le parquet a requis trois ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI. Contre l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, l’un des intermédiaires, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis. À l’encontre de son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès, le parquet a demandé sept ans et un mandat d’arrêt.

Cinq ans, dont deux avec sursis, et des amendes ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur à Matignon et ex-directeur de sa campagne présidentielle. Enfin, contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget, quatre ans, dont deux ferme, et 100 000 € d’amende ont été requis. L’accusation estime qu’il a profité des « largesses de Ziad Takieddine » mais n’a toutefois « pas pu faire le lien » avec la campagne Balladur.

Édouard Balladur et François Léotard seront donc  jugés ultérieurement devant la Cour de justice de la République.

 

Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des pays les plus pauvres, le gouvernement roule en Bentley et Maserati

Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des pays les plus pauvres, le gouvernement roule en Bentley et Maserati

 

 

Dans l’un des pays les plus pauvres à savoir en Papouasie Nouvelle-Guinée, les membres du gouvernement vont pouvoir circuler en voiture de luxe ( 40 Maserati et trois Bentley). Des voitures commandées à l’occasion d’un sommet international  » pour maintenir le standing de ce genre de réunion » ! La Papouasie Nouvelle-Guinée est l’un des pays les plus pauvres puisqu’il occupe à peu près le 150è  rang en matière de richesse sur 200 pays. La première observation, c’est qu’on peut se demander s’il est vraiment utile de dépenser autant d’argent lors  de sommets internationaux dont les décisions sont parfois assez incertaines voire désuètes. La seconde observation concerne le décalage entre le niveau de vie des habitants et la classe dirigeante notamment politique. Une remarque qui vaut pour de  deux nombreux pays en développement quand ministres et chefs d’État se déplacent avec une cohorte de véhicules luxueux,  en tout cas avec des cortèges démesurés quand les populations elle choisisse la marche à pied faute même de pouvoir prendre un taxi ou un bus. Il y  irait il y aurait lieu de s’interroger sérieusement sur l’utilisation des ressources de ces pays et sur l’aide au développement qui souvent finit dans les sables ou dans les poches de dirigeants. Cette interrogation vaut par exemple pour le fonds climat de 10 milliards qui vient d’être décidé par les pays développés aux fins théoriquement de favoriser la transition énergétique de pays moins favorisés.

Le feuilleton des Maserati et Bentley en Papouasie-Nouvelle-Guinée connait un nouveau rebondissement. Ces véhicules de luxe avaient été achetés pour un sommet international de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) fin 2018, ce qui avait provoqué une vive polémique sur ce territoire aux nombreux problèmes sociaux.

Le gouvernement s’était alors défendu de vouloir préserver les standards de cette rencontre, puis avait expliqué que les voitures de luxe seraient revendues au secteur privé, remboursant ainsi la dépense. Les quelques dizaines de voitures de luxe (40 Maserati Quattroporte et 3 Bentley Flying Spuravaient cependant disparu après le sommet. Elles semblent être réapparues, retrouvées par la police.

Les Maserati et une Bentley viennent d’être affectées au service du Premier ministre et des députés. Le nouveau Premier ministre James Marape, arrivé au pouvoir en mai après avoir promis de lutter contre la corruption, verra ainsi une Bentley mise à la disposition de son cabinet. Le secrétaire en charge des Finances, Ken Ngangan, a déclaré jeudi quotidien Post Courier que les 111 parlementaires recevront tous des véhicules de ce parc de Maserati.

« Le Cabinet a récemment décidé de proposer à chacun des députés un véhicule afin qu’il puisse l’utiliser dans la capitale mais aussi dans le cadre de ses fonctions électorales », a expliqué Ken Ngangan. Selon un rapport gouvernemental provisoire, le sommet de l’Apec a coûté à la Papouasie-Nouvelle-Guinée environ 120 millions

Crise économique, sociale et sociétale : admettre la complexité de la problématique (G. Bessay, expert en prospective)

Crise économique, sociale et sociétale : admettre la complexité de la problématique (G. Bessay, expert en prospective)

 

Rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise. Une crise, économique, sociétale, environnementale et culturelle. Une sorte de crise systémique où les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services. Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couverte pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés. En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études. Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France. La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. D’où le développement parallèlement de formes  de populisme et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ceci étant, cela se nourrit aussi des dysfonctionnements et de l’anarchie des marchés qui souffrent d’un manque évident de régulation non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise.

Nouveau changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Nouveau changement d’heure : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

 

 

«Plates-formes et médias en ligne » : la rémunération des producteurs d’infos est justifiée.

«Plates-formes et médias en ligne » : la rémunération des producteurs d’infos est justifiée.

Dans une tribune au « Monde »  , Nicolas Mazzucchi, spécialiste en cyberstratégie, considère, qu’il n’est pas choquant que la plate-forme soit rémunérée comme fournisseur de service au profit du média traditionnel

Tribune.(extraits )

 

«  L’entrée en vigueur de la loi française sur les droits voisins de la presse, qui transpose la directive européenne sur les droits d’auteur, agite fortement le secteur de la presse et de l’information, au point que le président de la République s’est saisi de la question lors de son déplacement en Auvergne, le 4 octobre.

Loin de vouloir opposer les plates-formes gestionnaires de données comme Facebook, Google ou Twitter aux médias traditionnels dont les métiers sont radicalement différents, il appartient de saisir les enjeux cachés de ces droits, au-delà de la nécessaire rémunération du travail des journalistes.

La question économique de la répartition publicitaire entre plates-formes de données et sites internet des médias est centrale. Les plates-formes publient un aperçu et une illustration des articles, ainsi que le lien permettant de lire l’ensemble de l’article sur le site du média d’origine.

Il y a, par conséquent une répartition assez claire des rôles : la publicité sur la plate-forme – qui est au demeurant quasi inexistante en ce qui concerne les actualités – n’empêche pas celle sur le média d’origine, les deux pouvant être rémunérés pour la visite d’un seul et même utilisateur, sans que cela ne porte atteinte aux droits de l’auteur de l’article.

En un sens le média traditionnel est rémunéré pour le contenu de l’article et la plate-forme pour la mise à disposition du lien de consultation. La plate-forme agit comme une sorte de fournisseur de service au profit du média traditionnel. Que la plate-forme soit rémunérée pour la fourniture d’un tel service n’est pas choquant ; les journaux payent bien pour que leurs magazines soient distribués dans les kiosques physiques.

Les grandes plates-formes de gestion des données sont les sites les plus populaires en France, selon le classement Alexa (Google.com 1er, Google.fr 4e, Live.com 6e, Yahoo.com 7e, Facebook.com 9e, etc.) loin devant les sites des grands médias (lefigaro.fr 32e, lemonde.fr 44e, etc.). En outre, le trafic en ligne des médias en question provient essentiellement desdites plates-formes de gestion de données (32 % du trafic pour lemonde.fr et 45 % pour lefigaro.fr proviennent de Google). Il en résulte en France une redirection du trafic en ligne des plates-formes généralistes vers les médias. »

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Séniors : la contradiction entre l’âge de la retraite et l’emploi

Séniors : la contradiction entre l’âge de la retraite et l’emploi

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

La révolution numérique et l’émergence d’un nouveau concept narcissique

La révolution numérique et l’émergence d’un nouveau 

concept narcissique (Clotilde Leguil)

 

Notre époque favorise un nouveau narcissisme numérique pour  la philosophe et psychanalyste Clotilde Leguil dans son dernier livre « “Je”, une traversée des identités » (PUF). Elle en attribue la cause à un internet de l’intime qui provoque souffrance et enfermement. Car si le narcissisme est nécessaire à la constitution de l’individu, il devient mortifère quand il n’est pas dépassé. Indiscutablement les technologies numériques ont permis des progrès qui rendent possible de s’affranchir d’une certaine manière de l’espace. Elle constitue un moyen d’ouverture sur le monde en favorisant l’accélération des échanges d’informations, de bien et de culture. C’est un changement fondamental aussi dans les conditions de production et de consommation. Des outils qui peuvent permettre un accès sans limite à la formation, à la culture et à l’échange. Mais des outils qui peuvent aussi aliéner quand en fait le sujet utilisateur de ces technologies devient l’unique objet de l’utilisation de ces outils. Le monde virtuel qui l’accompagne constituant une sorte de miroir sujet lui-même. Avec en plus une addiction quasi permanente à ce miroir. (Interview de lobs) extraites :

Vous expliquez que nous vivons dans une période particulièrement propice au narcissisme, quels en sont les symptômes ?

Tout part d’une formule que j’ai découverte par hasard à Venise. Alors que je me surprenais à regarder des touristes se filmant avec leur iPhone plutôt que de contempler la beauté de la ville, j’ai lu un graffiti : « Le narcissisme de masse est le goulag des temps modernes. » Aphorisme que j’ai trouvé poétique et rassemblant quelque chose d’un diagnostic de notre époque. Il ne s’agit pas pour moi de dénoncer le narcissisme en tant que tel. Ce que j’interroge, c’est une nouvelle version du narcissisme au XXIe siècle, liée à la révolution numérique, un narcissisme à la fois globalisé et enfermant.

Aujourd’hui, l’univers d’internet – les réseaux sociaux, les sites de rencontre etc. – capte quasiment l’entièreté de la libido : les foules sont comme hypnotisées par le regard de l’autre qui les contemple derrière son écran. »

Crise économique, sociale et sociétale : admettre la complexité de la problématique (G. Bessay, expert en prospective)

Crise économique, sociale et sociétale : admettre la complexité de la problématique (G. Bessay, expert en prospective)

 

Rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise. Une crise, économique, sociétale, environnementale et culturelle. Une sorte de crise systémique où les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services. Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couverte pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés. En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études. Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France. La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. D’où le développement parallèlement de formes  de populisme et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ceci étant, cela se nourrit aussi des dysfonctionnements et de l’anarchie des marchés qui souffrent d’un manque évident de régulation non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise.

Le feuilleton du Brexit : ça va encore durer, des mois et des années

Le feuilleton du Brexit : ça  va encore durer, des mois et des années

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le Brexit. Il y a trois ans que le feuilleton a commencé et il pourrait durer au moins autant ? D’abord il faut que l’accord passé avec Johnson soit voté  à la chambre des Communes. L’UE a été assez habile pour donner son feu vert rapidement  pour faire porter le chapeau au Royaume-Uni en cas de refus des Communes. De toute façon,  cet accord est assez semblable à celui conclu avec Theresa May (repoussé plusieurs fois par les Communes) sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du nord. Mais cette disposition est floue et surtout difficile à contrôler. De toute manière, l’accord est provisoire, il y aura de fait un report du Brexit pour redéfinir les nouvelles relations commerciales entre le RU et l’UE. D’ici là, des élections seront intervenues au Royaume –Uni et pourraient nécessiter de nouveaux délais ; D’ici là aussi les britanniques pourront constater les dégâts du Brexit et peut être revenir sur le principe même du Brexit. Bref, il faut s’attendre encore à des mois et des années d’incertitudes ; justement ce que détestent les investisseurs.

Brexit : le feuilleton va encore durer, des mois et des années

Brexit : le feuilleton va encore durer, des mois et des années

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le Brexit. Il yva trois ans que le feuilleton a commencé et il pourrait durer au moins autant ? D’abord il faut que l’accord passé avec Johnson soit voté  à la chambre des Communes. L’UE a été assez habile pour donner son feu vert rapidement  pour faire porter le chapeau au Royaume-Uni en cas de refus des Communes. De toute façon cet accord est assez semblable à celui conclu avec Theresa May (repoussé plusieurs fois par les communes) sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du nord. Mais cette disposition est floue et surtout difficile à contrôler. De toute manière l’accord est provisoire, il y aura de fait un report du Brexit pour redéfinir les nouvelles relations commerciales entre le RU et l’UE. D’ici là, des élections seront intervenues eu Royaume –Uni et pourraient nécessiter de nouveaux délais ; D’ici là aussi les britanniques pourront constater les dégâts du Brexit et peut être revenir sur le principe même du Brexit. Bref il faut s’attendre encore à des mois et des années d’incertitudes ; justement ce que détestent les investisseurs.  L’incertitude demeure quant à son approbation à la Chambre des communes.

“Quand la volonté est là, un accord est possible. Nous en avons un !”, s’est félicité le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur Twitter, saluant “un accord juste et équilibré pour l’UE et le Royaume-Uni” et recommandant son approbation par le Conseil européen réuni à Bruxelles pour deux jours.

Parlant d’un “excellent nouvel accord”, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a de son côté souhaité une ratification lors d’une séance parlementaire exceptionnelle samedi afin de pouvoir “passer à d’autres priorités telles que le coût de la vie, le système de santé, les crimes violents et notre environnement”.

La marge de manœuvre du locataire du 10 Downing Street s’annonce toutefois très étroite et l’équation compliquée. Trois cent-vingt voix sont en effet nécessaires pour que le texte soit ratifié aux Communes, qui ont rejeté par trois fois un précédent accord conclu en novembre 2018.

“S’il ne parvient pas à faire passer l’accord ce week-end, Johnson tentera probablement de parvenir à un ‘no deal’, bien que le Parlement ait rendu cela difficile légalement, ravivant ainsi la volatilité et le risque de baisse de la livre”, commente Jim Leaviss, responsable de l’équipe obligataire chez M&G.

Les investisseurs se disent certainement que ce feuilleton est interminable du Brexit et qu’il est  loin d’être terminé.

Offensive turque : la France impuissante et très timide

Offensive turque : la France impuissante et très timide

 

Au delà des discours des différents chefs d’Etat qui se sont succédés à l’Elysée, le décalage entre l’enflure du discours guerrier dans le champ international et l’action est flagrant ; Successivement les président ont survalorisé de la France dans la lutter contre les terroristes dans la cadre de l’alliance. En fait la France a toujours joué un rôle très marginal. Avec le départ, des américains de Syrie, le dénuement apparait au grand jour. En Syrie, le Premier ministre avoue lui-même que la France dispose de queues centaines d’hommes quand à l’appui aérien, il n’en parle même pas ; Il existe bien sur mais demeure complètement anecdotique par rapport a l’enjeu. La vérité c’est que la France, comme l’union européenne est complètement dépourvue de tout moyen de pression et d’action. Au-delà de la réponse diplomatique ferme apportée par les Occidentaux, la France dispose d’une marge de manœuvre limitée pour soutenir les Kurdes face à l’attaque turque. 

« Macron reçoit des Kurdes syriens et les assure du soutien de la France. » La dépêche ne date que d’avril dernier, pourtant la situation a bien changé à la frontière turco-syrienne. Le chef de l’Etat promettait alors un « soutien actif » de la France aux forces démocratiques syriennes contre Daesh.

Sauf que depuis mercredi dernier, à l’annonce du retrait des troupes américaines de la frontière, la Turquie est passée à l’offensive. Au prétexte de vouloir contrôler une bande de quelque 30km de large et 120km de long pour accueillir des réfugiés du côté syrien, Ankara a attaqué par les airs et par la terre les positions kurdes, majoritaires au sein des Forces démocratiques syriennes.

L’attaque turque a suscité l’indignation sur la scène française et internationale, les Kurdes étant des alliés dans la lutte contre Daesh. Ils surveillent notamment nombre de prisons où sont retenus des combattants étrangers de l’organisation terroriste, qui n’ont pas été rapatriés à la chute du califat.

Les Européens du Conseil de sécurité de l’ONU ont demandé l’arrêt de l’opération militaire, la France l’a condamnée « très fermement » puis a convoqué un conseil de défense restreint avec l’Allemagne dimanche soir. Est-ce le signe d’actions concrètes ou un aveu d’impuissance?

« Habituellement, quand un Etat-membre se précipite au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est un mauvais présage. Cela veut souvent dire qu’il tente de cacher son impuissance derrière une position vertueuse devant les caméras », tançait vendredi dernier Gérard Araud, ancien ambassadeur en Israël, à l’ONU et aux Etats-Unis.

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

 

 

Brutalement, Macron et le gouvernement ont changé leur position par rapport à la  jeune militante Greta Thunberg qui porte la révolte de la jeunesse pour défendre l’environnement. Pourtant la France via le  gouvernement avait invité officiellement Greta Thunberg justement pour participer à une plus grande sensibilisation sur le sujet. Le changement de position est intervenu quand Greta ThunBerg a lancé une procédure contre 5 Etats mis en cause dans l’avenir de la jeunesse. Dès lors,  pour Macron et le gouvernement, (d’ailleurs comme pour tous les climato sceptiques), Greta Thunberg est devenue la prophétesse noire voire la sorcière de l’avenir. Macron s’est même désolidarisé des protestations de la jeunesse en France en lui conseillant d’aller manifester en Pologne ! Comme quoi Macron au-delà de la question de l’environnement a bien du mal à se défaire de ses appréciations méprisantes. Certes la tonalité un peu théâtrale de Greta Thunberg peut être discutée mais il s’agit d’une question de forme qui ne remet pas en cause le fond. Greta Thunberg  se contente de reprendre et de s’appuyer sur les constatations des scientifiques et notamment du GIEC ;  Elle critique surtout l’énorme écart entre le discours et la pratique. Or cela concerne y compris la France qui se voudrait bien le champion du monde de l’environnement mais qui ne respecte pas ses propres objectifs, témoins encore l’indigence du budget et de la politique du ministère de l’écologie prévue par exemple dans le budget de 2020. Si Greta Thunberg  apparaît aux yeux  de certains comme une sorte de prophétesse alors Macron, lui, occupe la posture du camelot qui vend du vent. Certes les allusions à l’environnement et au climat sont permanentes mais l’action est cruellement vide en tout cas très insuffisante. Preuve les émissions polluantes par exemple dépassent les normes définies et la France est mise en accusation par l’Europe de ce point de vue.

 

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Choisir entre les Immigrés et les  Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

 

C’est l’odieux chantage d’Erdogan avant son intervention contre les Kurdes en Syrie. Le départ des Etats-Unis  laissent les kurdes sans protection et Erdogan veut éradiquer cette population hostile qui a pourtant montre un courage exemplaire dans la lutte contre le terrorisme islamique. En France, aux Etats-Unis, en Iran, en Israël, en Arabie saoudite. Partout dans le monde, des voix inquiètes s’élèvent pour dénoncer l’intervention turque dans le nord-est de la Syrie. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence, jeudi 10 octobre, à la demande de ses membres européens. Mais Erdogan s’est livré à un odieux chantage auprès de l’occident et de la coalition : ou vous me laissez massacrer les kurdes ou je lâche sur l’Europe les 3.5 immigrés retenus  en Turquie. Le départ des Etats Unis constitue un véritable coup de poignard dans le dos aux kurdes qui ont tellement été efficaces contre les terroristes. Ce départ voulu par Trump est destiné à renforcer son impact sur son électorat partisan d’un retrait général des luttes armées dans le monde. Bref, un lamentable calcul électoral qui risque de déstabiliser toute la région surtout si l’Iran en profite pour reprendre des positions perdues.

 

En  annonçant le début de l’opération, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est justifié en assurant que l’objectif était d’empêcher, la création d’un « corridor terroriste » à la frontière méridionale de la Turquie. Les autorités turques assimilent les YPG au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu’elles considèrent comme une organisation terroriste.

En menant cette offensive, Erdogan souhaite empêcher l’apparition d’une région autonome kurde non loin de la frontière sud. Les Kurdes sont un peuple apatride, réparti sur les territoires turc, syrien, iranien et irakien. Selon les estimations, entre 2 et 3,6 millions de Kurdes vivraient en Syrie, essentiellement dans le nord du pays.

La Turquie redoute qu’un embryon d’Etat kurde galvanise les velléités séparatistes sur son propre territoire. En janvier 2018, le président turc avait d’ailleurs déjà lancé une offensive à Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, avec le même objectif.

Enfin, les autorités turques souhaitent créer une zone tampon de 30 km de long et de 500 km de large entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par les milices kurdes dans la région, afin de « réimplanter 2 des 3,5 millions de réfugiés syriens présents en Turquie », a décrypté Frédéric Pichon, interrogé par franceinfo.

Les Kurdes sont les alliés des Occidentaux dans la lutte antijihadiste. Via les Unités de protection du peuple (YPG), ils forment la majorité des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes créée dans le nord de la Syrie.

Seuls sur le terrain, ce sont eux qui ont repris – aidés par la coalition internationale menée par les Etats-Unis – la ville de Kobané des mains du groupe terroriste Etat islamique (EI) en 2015, à l’issue de quatre mois de combats acharnés, puis celles de Raqqa, fief syrien de l’EI, en 2017, et de Baghouz, en 2019. C’est ainsi le porte-parole des FDS qui a annoncé en mars «la victoire militaire sur Daech [l'acronyme arabe de l'EI]« . « Le soi-disant califat a été totalement éliminé », a-t-il tweeté.

 

Dans un communiqué publié dimanche, soit trois jours avant l’offensive, la Maison Blanche a annoncé le retrait immédiat de ses troupes en Syrie (environ 2 000 soldats). Pour Frédéric Pichon, interrogé mardi par franceinfo, ce n’était pas une surprise : « Donald Trump avait annoncé qu’il souhaitait que les Etats-Unis se retirent des zones où le pays n’a pas de bénéfice. C’est une réflexion de businessmanL’Amérique ne veut plus s’engager dans des guerres lointaines », a expliqué l’expert.

 

 

Or, la présence des troupes américaines en Syrie constituait un rempart à une nouvelle offensive de la Turquie qui, rappelons-le, veut imposer sa fameuse «zone tampon » dans la région. La décision de Donald Trump de retirer ses troupes, laissant le champ libre à Erdogan, a ainsi été qualifiée par les FDS de «coup de poignard dans le dos ».

D’anciens combattants de l’armée américaine, laquelle a travaillé avec les combattants kurdes pour venir à bout de l’EI, ont même estimé que les Etats-Unis avaient « abandonné » les Kurdes. Diplomates et autres chefs d’Etat ont en chœur dénoncé la décision américaine. En réponse à cette vague d’indignation, Donald Trump a assuré mercredi ne pas cautionner l’offensive, que Washington considère comme une « mauvaise idée », et a même menacé de « ruiner l’économie turque si la Turquie détruit les Kurdes ».

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

Contradiction entre le chômage des séniors et le report de l’âge de la retraite

 

Cette contradiction est la conséquence du traitement des problématiques économiques et sociales par tranches de saucisson ; Or ces questions s’insèrent le plus souvent dans des processus systémiques interdépendants ; Pour parler simple, on veut repousser l’âge de la retraite (théoriquement applicable à 62 ans mais la moyenne des départ réels est de 62.5 ans) ; dans la reforme en cours, la date de départ serait repoussée à 64 ans. Le problème c’est qu’actuellement un retraité sur deux part en retraite en situation de quasi chômage. (Certains sont à pole emploi d’autres alimentent  le halo du chômage (sécu, invalidité, allocations sociales, etc.). Se pose donc avec l’allongement de l’âge effectif du départ en retraite le problème crucial de l’emploi des séniors. Et de ce point de vue tout est à revoir dans les conditions d’utilisation de cette catégories (temps de travail, formation, responsabilités, transition  etc.). Les avertissements sur l’emploi des seniors se multiplient donc. Après le rapport du Sénat présenté le 8 octobre dernier, c’est autour de la Cour des comptes de tirer la sonnette d’alarme. Dans un référé rendu public ce jeudi 10 octobre, le président de la juridiction financière, Didier Migaud, met en garde le Premier ministre, Edouard Philippe, sur les risques de précarisation des seniors exclus du marché du travail. Alors que le gouvernement s’est lancé dans une réforme des retraites très sensible politiquement, la question de l’emploi des salariés les plus âgés revient au centre des débats. Le recul de l’âge légal à la retraite lié aux différentes réformes menées depuis une quinzaine d’années n’a pas amélioré forcément sur tous les plans le sort des seniors sur le marché du travail.

Le nombre de chômeurs de longue durée âgés de plus de 50 ans, inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, a explosé après la crise de 2008. D’après les données de l’Insee communiqués dans le document de la Cour des comptes, les chômeurs de plus de 50 ans ont doublé (554.000 au premier trimestre 2019), « soit une hausse beaucoup plus importante que celle du nombre de chômeurs âgés de 15 à 24 ans (+ 11 %) et de 25 à 49 ans (+ 26 %) ».

Rien que pour la catégorie A, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans a triplé depuis 2008 (916.400) en raison également de la fin de dispense de recherche d’emploi pour les plus de 57 ans depuis 2012. Le premier magistrat de la rue Cambon est particulièrement critique à l’égard des politiques de ressources humaines dans les entreprises.

« .

Du côté du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation pour adulte handicapé (AAH), la proportion des allocataires âgés de 60 à 64 ans dans leur classe d’âge  »a ainsi augmenté de 111 % en dix ans depuis 2009 pour le RSA socle, et de 192 % depuis 2010 pour l’AAH ».

Les différents mécanismes de protection sociale ne suffisent pas à limiter ce risque de précarisation pour les seniors situés dans une zone grise. « Ces revenus de transfert parviennent à réduire partiellement le taux de pauvreté des ménages de seniors qui ne sont ni en emploi, ni en retraite. Ce taux passe de plus de 72 % avant redistribution à 54 % après. Cette part reste toutefois très élevée, à un niveau supérieur à celui constaté pour les personnes sans emploi âgés de 25 à 52 ans (47 % après redistribution) »explique la Cour des comptes. Elle évalue le niveau de vie mensuel de ces personnes à 882 euros alors que le seuil de pauvreté s’élève à environ 1.015 euros par mois selon de récents chiffres de l’Insee.

Le magistrat Didier Migaud pointe en particulier l’absence d’évaluation des politiques publiques relatives aux retraites. Il relève par exemple que la loi de 2010 portée par le gouvernement de François Fillon n’a donné lieu « à aucune étude d’impact solide sur les effets potentiels des mesures de report d’âge en termes de basculement dans l’inactivité et les minima sociaux ».

Il souligne que les premières études documentées sur cette réforme ont été publiées en 2016 par le ministère de la Santé. Le service de statistiques du ministère a ainsi montré que le report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans allait entraîner « un surplus d’environ 80.000 allocataires âgés de 60 et 61 ans au titre du RSA socle, de l’AAH et de l’ASS, pour un surcoût estimé à environ 600 millions d’euros par an ».

A cela s’ajoute, un « bilan décevant » des politiques de l’emploi à l’égard des seniors depuis le début des années 2000 qui contribue à leur mise à l’écart du marché du travail. Face à la possible aggravation des risques de paupérisation, l’organisme public recommande de mieux chiffrer les phénomènes de basculement dans l’inactivité de cette population dans le cadre de la future réforme.

 

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