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Chine : baisse des exportations et de l’indice PMI manufacturier

Chine : baisse des exportations et de l’indice PMI manufacturier

Preuve du net ralentissement économique mondial, aussi des menaces de sanctions américaines, l’activité recule en Chine concernant les exportations et le secteur manufacturier. À l’inverse, les services rebondissent mais pas autant sans doute pour compenser les reculs ailleurs L’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est en effet contractée en décembre pour la première fois depuis plus de deux ans, du fait d’un ralentissement de la demande qui souligne les difficultés que rencontre l’économie chinoise dans le contexte de guerre commerciale avec les États-Unis. L’indice PMI manufacturier officiel, élaboré par la société d’information économique IHS Markit (*), est tombé à 49,4 en décembre, sous le seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité, montrent les résultats publiés lundi des enquêtes réalisées par les pouvoirs publics chinois auprès des directeurs d’achats. Il s’agit de sa première contraction depuis juillet 2016 et le PMI le plus faible depuis février 2016 (49). Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une contraction mais attendaient un indice PMI de 49,9. Ces statistiques suggèrent qu’une série de mesures de soutien à l’économie engagées cette année par Pékin n’ont pas encore porté leurs fruits. Des mesures supplémentaires sont attendues en 2019. Près d’un mois jour pour jour après que le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont convenu d’une trêve commerciale de 90 jours, des incertitudes demeurent quant à la faculté des Etats-Unis et de la Chine à parvenir à un accord commercial avant le 1er mars. D’après les données du Bureau national chinois de la statistique, l’indice des commandes à l’exportation a été ramené à 46,6 contre 47,0 en novembre, reflétant une baisse de la demande extérieure pour le septième mois consécutif. Pour le secteur des services, qui représente plus de la moitié de l’économie chinoise, l’indice officiel PMI a rebondi en décembre, pour s’établir à 53,8 contre 53,4 le mois précédent.

 (*) Markit Economics est une société d’information financière britannique fondée en 2003 par le Canadien Lance Uggla et qui a fusionné en mars 2016 avec l’entreprise d’information économique américaine IHS (Information Handling Services) fondée en 1959. L’Indice PMI, selon ses concepteurs de Markit, est un indicateur de conjoncture économique qui donne l’état du secteur privé, et qui est obtenu par le suivi de l’évolution de variables telles que les ventes, l’emploi, les stocks et les prix.

Transformation numérique de l’administration :changer de paradigme et de siècle

Transformation numérique de l’administration :changer de paradigme et de siècle

La critique de la Cour des Comptes vis-à-vis de la diffusion du numérique dans l’administration est sévère. Première observation la vision est encore très insuffisante. Deuxièmement on se borne essentiellement à numériser les procédures existantes alors qu’il conviendrait sans doute de changer l’approche et la nature des procédures. Troisièmement, l’administration pénètre le numérique sur la pointe des pieds avec crainte et confie d’ailleurs l’essentiel des procédures d’information informatisée à la sous-traitance qui évidemment se régale en termes de profit mais aussi de maîtrise. En effet, il manque aussi dans l’administration de sérieuses compétences numériques et au-delà une culture numérique. Enfin chaque administration ou service bricole son propre système dans des délais par ailleurs tellement long qu’ils rendent obsolète la numérisation. Enfin et peut-être surtout les systèmes des différents services et administrations sont incapables de communiquer entre eux. Bref dans leur rapport à la numérisation, l’administration doit changer de paradigme et de siècle. Mais si le rapport valide la stratégie que l’État mène depuis 2011 et a amplifié en 2014, la Cour des comptes estime surtout que cette transformation est trop lente, s’exerce sur un périmètre trop étroit, et doit s’accompagner d’investissements massifs, à la fois humains et financiers. « La démarche doit être amplifiée. Il reste à lever les contraintes fortes qui pèsent sur les administrations et qui ralentissent cette transformation [...] Un important effort de rattrapage doit être réalisé ». Ces contraintes sont bien identifiées : des « choix technologiques anciens » (le logiciel libre n’est pas assez généralisé), « l’externalisation massive » des systèmes d’information de l’État qui a conduit à une « perte de compétences » des agents, et surtout un problème de « culture numérique »: « Il faut faire connaître le potentiel et les méthodes de la transformation digitale au-delà des sphères spécialisées. La révolution numérique ne se réduit pas à la numérisation des procédures existantes ». Ainsi, le rapport note que la stratégie d’État plateforme doit « dépasser la simple dimension technologique » pour « faire évoluer l’action publique vers un modèle reposant sur des « communs numériques » (données, logiciels, services numériques, API) qui s’intègrent pour offrir d’autres services de manière plus agile et réactive« . La Cour déplore l’absence d’état des lieux du recours au logiciel libre, ou encore la difficile mise en place de la plupart des grands projets numériques de l’État. Leur durée (6 ans en moyenne) est estimée « excessive » car elle « s’accommode mal avec le rythme d’évolution des technologies et celui de la rotation des chefs de projet« . Par exemple, le projet le plus ancien, SAIP (le dispositif de protection des populations) est englué depuis… 17 ans (!) alors que l’enjeu est pourtant essentiel pour la sécurité du pays.

Bartolone : moins de députés et de départements

Bartolone : moins de députés et de départements

On avance, certes au pas d’escargot mais on avance en matière de réformes de structures. Bartolone veut bien qu’on envisage de supprimer une bonne centaine de députés, (il en resterait bien assez plus de 450 pour inonder le pays de textes réglementaires inutiles). Il aurait pu aussi parler du sénat, au nombre de 358 quand les Etats Unis n’en compte que 100 ! Bartolone est aussi favorable à la suppresion de certains départements contrairement à Hollande qui est pour le maintien. Les avancées de Bartolone sont très modestes mais elles vont dans le bons sens car c’est le nombre d’élus et de fonctionnaires qui en découlent qui plombent compétitivité et initiative. Ce n’est pas encore le grand soir, dommage car que 50 milliards d’euros d’économies devront être trouvées avant la fin du quinquennat.  Ce dimanche 17 janvier, Claude Bartolone a ouvert la porte à une réduction du nombre de députés. Invité de BFM Politique, le président de l’Assemblée nationale a toutefois souligné qu’aujourd’hui, « le nombre de députés (577, Ndlr) est inscrit dans la Constitution. Mais moi je dis: « pas de tabou! » On peut revenir au nombre de 1981, c’est-à-dire 453 députés. » Tout en précisant que « l’argent que l’on pourrait économiser sur le nombre de députés, nous en aurons besoin pour des administrateurs, pour des services d’évaluation, pour être encore plus efficaces. »  Certains parlementaires pourraient pourtant être réfractaires à l’idée d’abandonner les bancs de l’hémicycle. Interrogé sur ce point, Claude Bartolone a balayé l’idée: « on n’est pas là pour protéger la rente de tel ou tel élu. On est là pour déterminer comment gérer des territoires solides et solidaires. » L’élu de Seine-Saint-Denis, l’un des départements qui pourraient être « avalés » par Paris, a également donné son avis sur la question. Pour lui, certains départements peuvent être supprimés, mais « pas en territoire rural. Par contre, chaque fois qu’il y a des métropoles, on peut l’envisager. Mais que l’on soit clair: ce n’est pas pour les économies que cela représentera en tant que tel, mais pour l’efficacité de la décision publique. »

 

Dieudonné : un mélange dangereux de justice et de politique

Dieudonné : un mélange dangereux de justice et de politique

 

Dieudonné est évidemment coupable pour ses propos antisémites, des propos inadmissibles ; Pour autant la décision du conseil d’Etat d’ interdire son spectacle est un déni de justice ; Dieudonné devait être condamné depuis longtemps pour ses propos antérieurs et même emprisonné pour n’avoir pas payé ses multiples amendes(des centaines de milliers d’euros)   on se demande à quoi servent les services juridiques des administrions fiscales !‘ Sans parler de ses impôts. Mais la politique a insidieusement  pollué les principes élémentaires du droit . Curieux en effet que le conseil d’Etat ne mette que quelques heures quand il met des mois et des mois sur d’autres sujets pour rendre son verdict. En clair,  le conseil d’Etat n’a pas résisté à la pression politique. C’est une atteinte au droit d’expression car on ne peut condamner un individu sur des propos supposés qu’il pourrait tenir. (Il avait indiqué qu’il ne les teindrait plus et s’il l’avait fait, alors seulement il était condamnable). D’une certaine manière ce jugement est affligeant car en faiat au lieu de lutter contre le racisme et d’apaiser  il ne fait que stigmatiser et promouvoir. Du coup,  Dieudonné apparait comme une victime, quel beau résulta !  Il ya des mois, des années que Dieudonné se livre a d es exercices racistes indignes d’antisémitisme, pourquoi subitement en faire le porte drapeau. Résultat, c’est une formidable publicité pour l’individu (auquel il faut cependant reconnaître une très grande force comique). La raison est simple, une nouvelle fois le gouvernement utilise les problèmes de société pour masquer son indigence  sur le reste ; Hollande, Taubira, Ayrault et Valls, d’autres encore, tous mobilisés contre ce comique et qui transforment ses dérapages pathétiques en affaire d’Etat. Contrairement à ce que dit Valls ce n’est pas une victoire de la république mais une défaite de la démocratie. Mobiliser les principaux responsables politiques de ce pays contre un seul  comique ne grandit pas la fonction d’homme d’Etat. Ce n’est que de la politique politicienne. Y compris chez Valls dont l’obsession est d’apparaître sur tous les terrains, d’écraser Ayrault et Hollande. Certes Valls est sans doute le plus crédible des membres du gouvernement, cela ne l’autorise pas pur autant à utiliser tous les moyens pour renforcer cette crédibilité. Certes Dieudonné est condamnable et doit l’être mais pas en interdisant par avance un spectacle dont on ne connait pas le contenu. Ou alors on va  interdire ses représentations pendant combien de temps ? Pour Toujours ? On ne condamne par avance sur de présumés risques, pas dans les démocraties. Mais quand l’économie va mal, que le climat social est délétère, que le discrédit politique est à ce point, l tout est bon pour inciter  la justice à coucher avec la politique.

Sondage- une majorité pour moins de fiscalité et de fonctionnaires

Sondage- une majorité pour moins  de fiscalité et de fonctionnaires

 

Le vrai changement, c’est maintenant mais pas celui de Hollande. Celui que souhaitent les français pour redonner de la compétitivité, relancer croissance et emploi. Hollande lui coure en faiat après l’opinion car les français n’ont pas besoin d’être convaincu par lui de la nécessité de baisser la fiscalité, de simplifier les procédures, de réduire le nombre de fonctionnaires. Ainsi, Selon le dernier baromètre BVA-BFM-Axys publié ce jeudi 9 janvier  les Français souhaitent à 74% la simplification des procédures de création d’entreprises qui ont un impact positif sur l’emploi. De même, 66% sont pour une diminution de la pression fiscale des entreprises. Et 56% réclament de réduire la dépense publique en limitant le nombre de fonctionnaires (23% seulement sont contre).  Ils sont également favorables à 51% (contre 24%) à « l’assouplissement des règles sur le marché du travail pour que les entreprises puissent embaucher et licencier plus facilement ». En revanche, 49% seulement se déclarent pour interdire le licenciement dans les entreprises qui font des bénéfices, une mesure longtemps prônée par les socialistes.

Corruption en Turquie : démission de la moitié du gouvernement et de 500 policiers

Corruption en Turquie : démission de la moitié du  la moitié du gouvernement et de 500 policiers

Enième affaire de corruption dans le milieu politique, cette fois en Turquie ou la moitié du gouvernement et 500 policiers ont été démissionnés. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé mercredi soir le remplacement de dix des vingt ministres de son gouvernement, après la démission de trois d’entre eux dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption. Les ministres de l’Intérieur, de l’Economie et de l’Environnement avaient démissionné dans la journée après l’arrestation chacun de leur fils dans une affaire qui tourne à l’épreuve de force entre le chef du gouvernement et la justice. Parmi les ministres remplacés figure celui des Affaires européennes, Egemen Bagis, dont le nom a été mentionné dans le dossier de corruption présumée, mais qui n’avait pas démissionné. Immédiatement après l’annonce de sa démission, Erdogan Bayraktar, ministre de l’Environnement, a conseillé à Recep Tayyip Erdogan de quitter lui aussi ses fonctions, ce qui marque une contestation inédite du Premier ministre dans son propre camp. « Pour le bien de cette nation et de ce pays, je crois que le Premier ministre devrait démissionner », a dit sur une chaîne de télévision Erdogan Bayraktar, dont le fils a brièvement été arrêté le 17 décembre, au début de l’enquête publique. Ses collègues de l’Intérieur et de l’Economie, Muammer Guler et Zafer Caglayan, comptent eux aussi un fils chacun parmi les 24 personnes interpellées ce jour-là. Ils affirment l’un comme l’autre que leurs proches sont innocents. Idris Naim Sahim, actuel député et prédécesseur de Muammer Guler au ministère de l’Intérieur a par ailleurs, annoncé mercredi son départ du Parti pour la justice et du développement (AKP), la formation islamiste et conservatrice de Recep Tayyip Erdogan. L’enquête, qui implique en premier lieu le directeur général de la banque publique Halkbank, a fragilisé Recep Tayyip Erdogan. De nombreux observateurs lient l’agitation en cours à la rivalité entre le Premier ministre et un ancien allié, l’influent prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis. Le Premier ministre a répliqué à la vague d’arrestations en limogeant plusieurs responsables de la police nationale, dont ceux de plusieurs services de la police d’Istanbul, où se trouve le siège d’Halkbank. Selon le journal Hürriyet, au moins 550 policiers, dont de hauts gradés, ont été limogés la semaine dernière à travers le pays, par Muammer Guler. Le gouvernement présente l’affaire comme une campagne orchestrée depuis l’étranger dans le but de semer la discorde en Turquie. Lors d’un meeting de l’AKP, Recep Tayyip Erdogan a juré mercredi que la formation islamiste « ne sous-estime ou ne tolère pas la corruption », mais n’a pas réagi aux démissions. « Si l’opposition rend un verdict dès le deuxième jour de l’enquête, à quoi bon avoir des juges? », a-t-il demandé. « Si les médias prennent la décision, à quoi bon avoir de longues procédures de justice? » « Comment savoir à quoi est employé cet argent? », a-t-il aussi dit en référence à des images, diffusées par des chaînes de télévision, de boîtes à chaussures remplies de billets et supposément saisies au domicile de suspects. Aux yeux des analystes politiques, l’enquête anti-corruption en cours et ses développements politiques pourraient nuire au soutien populaire dont bénéficie l’AKP, mais ne devrait pas menacer pour autant le gouvernement dans l’immédiat. Ces affaires pourraient toutefois affecter les résultats des élections locales de mars. Les prochaines législatives doivent elles avoir lieu en 2015. « J’ai démissionné de mon poste de ministre de l’Economie pour aider à la manifestation de la vérité et pour permettre de faire échouer cet horrible complot, qui a touché entre autres mon enfant et certains de mes plus proches collègues de travail », a expliqué Zafer Caglayan dans un communiqué. Dans un communiqué distinct, Muammer Guler a qualifié l’affaire en cours de « montage sordide visant notre gouvernement, notre parti et notre pays ». Même si bon nombre d’investisseurs internationaux étant absents en ce jour de Noël, le principal indice de la Bourse turque a perdu plus de 2% après les déclarations du ministre de l’Environnement en faveur de la démission de Recep Tayyip Erdogan. La livre, tombée vendredi à un plus bas historique de 2,0983 pour un dollar, restait à un bas niveau.

 

Réforme fiscale: du bluff, du bidouillage et de l’arnaque

Réforme fiscale: du bluff, du bidouillage et de l’arnaque

 

 

Théoriquement une grande réforme fiscale paraît souhaitable pour en simplifier les modalités (environ 300 taxes et 500 niches fiscales !). Il faut cependant lui donner un sens, un objectif qui devrait impérativement viser à la diminution des prélèvements obligatoires.  Ces prélèvements les plus hauts du monde qui tuent  croissance, emploi et pouvoir d’achat. Or ce n’est pas l’objet du débat ! En fait c’est d’abord un coup de bluff d’Ayrault pour tenter d’étouffer le ralbol fiscal. Du bluff aussi parce cette réforme très complexe ne pourra se faire avant plusieurs années ; du coup le risque de bidouillage est grand avec des mesurettes chaque année. On prend aussi un risque grave d’installer une nouvelle instabilité fiscale nuisible à la visibilité des entreprises et des ménages. Une arnaque enfin car tout cela se traduira en fin de compte pas de nouvelles hausse dimpôts comme ‘est le cas depuis des dizaines d’années  (ce que pensent d’ailleurs les français dans un sondage IFOP) °. Normal, on élargit l’assiette pour faire payer davantage couches moyennes et populaires (même principe que la TVA). Finalement une vraie réforme à l’envers puisqu’on aurait du commencer par mettre en cause la nature et le volume des dépenses publiques. Jean-Marc Ayrault a réussi son coup de diversion en annonçant lundi dernier « la remise à plat de la fiscalité » dans une interview aux Echos. Mais va-t-il transformer l’essai cette semaine avec sa consultation des partenaires sociaux avant celle des parlementaires?  Les premiers sont en effet invités à venir, lundi 25 et mardi 26 novembre, présenter au Premier ministre leurs revendications en matière de prélèvements. « Ensuite, il y aura la discussion avec les présidents, les groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition », a expliqué, mercredi 20 novembre, le chef du gouvernement.  Première difficulté pour lui: ses interlocuteurs ne vont pas défendre les mêmes réformes. Les syndicats vont plaider pour un allègement du poids de l’impôt sur le revenu et une baisse de la TVA quand le patronat réclamera moins de charges sociales sur les entreprises et la stabilité fiscale. Car derrière la remise à plat de la fiscalité se profile la réforme du financement de la protection sociale promise par l’exécutif depuis des mois.  De son côté, le PS veut la fusion CSG-impôt sur le revenu quand la priorité de l’UMP est une baisse des prélèvements obligatoires gagés sur des baisses de dépenses publiques.  Autre problème pour Jean-Marc Ayrault: le calendrier. Son objectif est d’intégrer les premières mesures dans le budget 2015, c’est à dire qu’elles devront être discutées au parlement dès l’automne 2014. Matignon prévoit donc de rendre publique une « feuille de route » précise avec la mise en place d’un comité de pilotage de la réforme supervisé par le Premier ministre. Autant dire que Jean-Marc Ayrault souhaite aller vite pour tenter de garder la main. Mais le 20 novembre, à l’issue du sommet franco-italien à Rome, François Hollande a, lui aussi, précisé le calendrier comme s’il ne voulait pas laisser à son Premier ministre actuel le bénéfice de l’opération. Il a jugé « très utile » de « réunir dès la semaine prochaine » ces « forces de proposition ». Mais il a averti que cette remise à plat s’inscrirait dans la durée. « Il y a là un engagement (.) Qui prendra le temps nécessaire, c’est-à-dire le temps du quinquennat », a-t-il déclaré. Mais la réalité c’est que ni Hollande, no Ayrault ne dispose désormais de la légitimité populaire pour opérer de tels changements qui risquent de faire émerger des mécontentements multiples, contradictoires et qui paralyseront une réforme qui aurait pu intervenir tout au début du quinquennat mais pas avec seulement 15% de popularité.

 

Budget 2014 : de fausses économies et de vrais impôts

Budget 2014 : de fausses économies et de vrais impôts

 

 Curieuse dialectique du gouvernement qui affirme la nécessité d’une  ’pause fiscale, augmente les impôts et appelle «  économies » de nouvelles  contributions des consommateurs ou des ménages (exemples : mutuelles santé, contribution 5 euro chez le médecin, augmentation des impôts familles, contribution des retraités etc.). Comment le gouvernement de Jean-Marc Ayrault compte-t-il effectuer ses économies ? En rabotant les dépenses de 9 milliards d’euros pour l’Etat et de 6 milliards d’euros sur la Sécurité sociale. Les 6 milliards sur la Sécurité sociale proviendront, en partie, de la réforme des retraites et de la réforme des allocations familiales. Les détails de cette diminution des dépenses devraient être dévoilés le 25 septembre lors de la présentation du budget 2014 en conseil des ministres.  « En 2013, la réduction des déficits avait porté pour deux tiers sur l’augmentation des impôts et un tiers sur la baisse des dépenses. Nous avions annoncé qu’en 2014 la proportion serait inversée. Nous allons au-delà », a assuré le ministre de l’Économie Pierre Moscovici mercredi. De fait, les économies annoncées par Bercy représenteront 80% de la réduction du déficit public prévu en 2014. Les 20% restant sont constitués de 3 milliards de recettes supplémentaires.  « Pour  ce qui concerne « la pression fiscale, on a parlé de 6 milliards, nous serons bien en deçà », a commenté Bernard Cazeneuve mercredi. « Ce ne sera pas 0,3 (point de PIB) mais 0,15 et cela inclut les mesures de lutte contre la fraude fiscale », a précisé le ministre du Budget. Pas question cependant, pour Bercy, d’augmenter les impôts. « Il n’y aura pas d’augmentation générale des prélèvements obligatoires hors TVA et réduction des niches fiscales », a insisté Pierre Moscovici.  Auparavant, Jean-Marc Ayrault avait juré que la CSG n’augmenterait pas. Le Premier ministre avait même confirmé la réindexation sur l’inflation du barème de l’impôt sur le revenu – « une mesure de restitution de pouvoir d’achat », selon le ministère de l’Économie. La chasse aux niches fiscales a déjà commencé. Mercredi, Alain Vidalies a annoncé la suppression de deux mécanismes d’exonération fiscale. Les parents d’enfants scolarisés ne bénéficieront plus, ainsi, de l’abattement qui leur était destiné. Une niche évaluée à 450 millions d’euros par le ministre délégué aux Relations avec le Parlement sur LCP mercredi. La niche fiscale relative aux mutuelles devrait également être supprimée. Enfin, la loi de finances 2014 devrait également prévoir la mise en place d’une « composante carbone » dans la taxe sur les carburants, a dit le ministre de l’Écologie et de l’Énergie, Philippe Martin. Le montant de cette taxe – et son impact sur les prix à la pompe – est pour l’instant inconnu.

 

Toyota : record de production et de bénéfices

Toyota : record de production et de bénéfices

Déjà largement numéro un au monde, Toyota va renforcer sa domination mondiale du secteur. Le groupe en est certain: il franchira une nouvelle étape cette année. En effet, 2013 sera un millésime historique pour Toyota. Le groupe a annoncé, ce vendredi 2 août, vouloir franchir pour la première fois au monde les 10 millions de véhicules produits sur l’année. Ce record confirmera la place de numéro un mondial du secteur du Japonais devant General Motors et Volkswagen.  Si les ventes ont reculé au Japon et en Europe, Toyota profite du boom de la demande sur les autres marchés, notamment aux Etats Unis et en Asie. L’ensemble des marques du groupe Toyota participeront à ce succès. Parmi celle-ci: Lexus, Daihatsu et Hino Motors. Enfin cette hausse de la production permet à l’entreprise de réviser ses objectifs financiers à la hausse. Toyota devrait confirmer son statut de constructeur le plus rentable au monde. Le groupe table désormais sur un bénéfice net de 12 milliards d’euros. Ce qui serait, là aussi, une première dans le secteur automobile.

 

Abolition des privilèges ; la vraie tartuferie des parlementaires et de Bartolone

Abolition des privilèges ; la vraie tartuferie des parlementaires et de Bartolone

 

 

L’appel des dix à l’abolition des privilèges des parlementaires a été très largement condamné par les autres. Y compris par le plus faux-cul d’entre eux Bartolone  du président de l’Assemblée nationale, mercredi : « Je commence à en avoir ras le bol de ces députés qui se font une réputation sur le dos des autres ! s’est emporté Claude Bartolone dans les couloirs de l’Assemblée. Je conseille à ces députés de prendre contact avec leur président de groupe s’ils ont quelque chose à dire. Ce n’est pas juste pour tous les autres députés, nous sommes attentifs à chaque euro. Se faire un petit coup de pub sur ses collègues, ce n’est pas bien ! » s’est-il exclamé après ce coup de colère. Bartolone qui a obtenu précisément du gouvernement que la transparence du patrimoine ne soit pas rendu publique. Pas étonnant c’est le bras droit de Fabius, un millionnaire ; comme son patron très à gauche dans les discours mais très bourgeois dans son type de vie. Exemple la maison de Bartolone découverte par le Canard enchainé.  Une villa d’architecte, d’une surface, avec le garage, de 380 m2, avec une « vue imprenable sur Paris ».  En outre, l’un des architectes de ce cabinet a reçu en novembre dernier la Légion d’honneur des mains de… Claude Bartolone. En 1999, il avait été chargé d’une mission de la part du ministre de la Ville de l’époque, c’est à dire Claude Bartolone. Et l’architecte a travaillé avec le conseil général de Seine-Saint-Denis, dont le président était jusqu’en septembre dernier Claude Bartolone.  Même réaction courroucée de la part du groupe socialiste à l’Assemblée, qui a affiché son mécontentement dans un communiqué contre le « prétendu » appel. Sur la forme, il dénonce « une tartufferie » qui « n’est qu’une collecte de propositions disparates recueillies individuellement par le journaliste et qui n’a aucun caractère collectif ». Leurs propositions sont d’ailleurs, pour la plupart, « déjà en cours de mise en œuvre », selon le communiqué, qui énumère ensuite les différentes mesures déjà prises, comme la réduction du budget de l’Elysée de 10 millions, et celles en cours, telles que le projet de loi sur la fin du cumul des mandats, dont le débat est prévu au Parlement dès début juillet. Quant au fond, le groupe socialiste s’insurge contre un « poujadisme ignorant » face à une gauche qui « mène seule cette bataille de l’exemplarité ». Reprenant la référence de l’appel du Nouvel Observateur à l’abolition des privilèges, le communiqué affirme que, « depuis un an, la majorité de gauche fait la nuit du 4 Août tous les jours [lors de la séance nocturne du 4 août 1789, l'Assemblée constituante avait mis fin au système féodal] en normalisant le statut des députés, en renforçant la transparence, le contrôle et la sanction des comportements illégaux, en réformant le mandat des élus et le fonctionnement de l’institution ». Parmi les « dix députés en colère » figurent des socialistes, des écologistes, comme des membres de l’opposition, dont Olivier Faure, Laurent Wauquiez, Bruno Lemaire ou François de Rugy. Bruno Le Maire (UMP, Eure) veut obliger tous les hauts fonctionnaires à « remettre leur démission lorsqu’ils deviennent parlementaires » (il avait déjà enjoint à François Hollande d’agir de la sorte). François de Rugy (EELV, Loire-Atlantique) appelle à un encadrement plus serré des lobbys, en limitant leurs déplacements et en rendant publique la liste des lobbyistes au sein du Palais-Bourbon. Razzy Hammadi (PS, Seine-Saint-Denis) propose, lui, de clarifier les groupes d’amitié. Pour s’attaquer à la question du cumul des mandats, la socialiste Barbara Romagnan (PS, Doubs) préconise la solution du mandat parlementaire unique. Olivier Faure (PS, Seine-et-Marne) critique la solution minimale retenue par le gouvernement pour la publication du patrimoine des députés et appelle à « publier les augmentations de patrimoine ». Gérald Darmanin (UMP, Nord) suggère un meilleur encadrement de l’indemnité de représentation et de frais de mandats (IRFM), qui conduit aujourd’hui certains députés à pouvoir « se constituer un patrimoine avec l’argent public ». Tout comme Jérôme Guedj (PS, Essonne), qui propose de fusionner l’IRFM avec l’indemnité parlementaire. Sur un sujet proche, celui de la réserve parlementaire, qui sert actuellement à financer des associations ou des collectivités de la circonscription du député, Karine Berger (PS, Hautes-Alpes) soutient l’idée de sa publication. Laurent Wauquiez (UMP, Haute-Loire) préconise de supprimer le régime spécial de retraite des parlementaires en l’alignant sur le régime commun. Quant à Barbara Pompili (EELV, Somme), elle encourage une réforme de l’assurance-chômage des députés.

 

Sondage médias : trop de mariage gay, de DSK et de crise UMP

Sondage médias : trop de mariage gay, de DSK et de crise UMP

Le sondage de la Croix révèle un décalage entre certaines couvertures des medias et les préoccupations des français. A signaler aussi un trop grand survol des informations que le net comble. On trouve sans doute là certains  facteurs explicatifs de la crise économique de la presse qui se contente trop des reprises des communiqués des entreprises, du gouvernement, des agences de presse et des lobbies. Le baromètre annuel, réalisé par l’institut de sondage TNS-Sofres, mesure la confiance des Français dans les médias chaque année depuis 1987.  L’intérêt porté par les Français aux « nouvelles » données par la presse, la radio, la télévision et internet a très légèrement fléchi en 2012, mais reste « grand » pour 70% d’entre eux (moins un point).  C’est toujours le média radio que les Français plébiscitent, devant la presse écrite et la télévision. Internet arrive en quatrième position.  Si l’ordre d’arrivée reste le même, le niveau de confiance accordée est en repli par rapport à 2011. A la question de savoir si les choses se sont passées vraiment comme les médias les racontent, les Français répondent oui à 54% pour la radio (moins 4 points), à 49% pour la presse (moins 2 points). Pour la télévision, le oui est stable à 48%, tandis qu’internet avec 35% (moins deux points) reste le médium le moins crédible. En revanche, la toile progresse de façon spectaculaire « non seulement pour suivre le flux de l’information, mais aussi pour approfondir l’actualité et les débats », relève l’étude. 35% des Français choisissent le net pour « comprendre un sujet de fond » ou « avoir des explications détaillées sur un évènement ».  Questionné sur le mode d’information principal auquel ils recourent, les sondés répondent à 80% la télévision (stable), à 37% la radio (moins 8 points), 31% la presse écrite (moins 4) et 30% par internet (plus 4 points).  Parmi les grands évènements de l’année écoulée, les trois quarts des Français estiment que les médias ont trop parlé de la crise à la tête de l’UMP, de l’affaire du Carlton de Lille impliquant DSK et du tweet de Valérie Trierweiler. Plus de la moitié des sondés considèrent qu’on a aussi trop parlé des exilés fiscaux et du mariage gay.  En revanche, les jeux paralympiques (57%), la crise en Centrafrique (38%) et le coup d’état au Mali (31%) arrivent en tête des sujets dont les médias n’ont pas assez parlé.  Quelques sujets apparaissent comme à leur juste mesure. C’est le cas des élections américaines, de la tuerie de Newtown ou encore des JO de Londres. Une majorité de Français (53%) considèrent que la situation économique et financière de la presse est mauvaise, et parmi ceux-ci, les deux tiers y voient « un risque pour la démocratie ».

 

Fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG: pas enterrée mais pas d’urgence, selon Moscovici

Fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG: pas enterrée mais pas d’urgence, selon Moscovici

« Cette idée de fusion est toujours présente mais je ne crois pas qu’il y ait urgence parce que je pense qu’aujourd’hui la stabilité doit l’emporter », a indiqué Moscovici.  Le candidat François Hollande avait inséré dans son programme cette fusion de la contribution sociale généralisée (CSG), une taxe proportionnelle sur les salaires, les retraites et les revenus du patrimoine, avec l’impôt sur le revenu, un impôt progressif et par tranche.  Il s’agissait également de simplifier les multiples canaux actuel des prélèvements obligatoires et de s’engager vers le prélèvement des impôts à la source.  Pour M. Moscovici, « on nous invite à faire une grande réforme fiscale mais qu’avons-nous fait d’autre dans le cadre de la Loi de Finances 2013 que le Conseil constitutionnel a validé ? ». Il a cité une nouvelle tranche à 45% de l’impôt sur le revenu, l’impôt de solidarité sur la fortune « que la droite avait considérablement affaibli », ou encore la « mise en œuvre du principe de l’alignement de la fiscalité du capital sur la fiscalité du travail ». Il a également cité la contribution spéciale à 75% pour les contribuables les plus riches, censurée par le Conseil constitutionnel le 29 décembre.  Plus tôt dans la journée, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, avait assuré que les impôts n’augmenteraient plus au cours du quinquennat après l’effort de 30 milliards qui sera réalisé en 2013.  Sur BFMTV dimanche, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a ajouté: « j’irai même plus loin, à partir de 2016, nous réduirons les prélèvements obligatoires, les impôts ». Il s’agit, a-t-elle assuré, de permettre aux ménages et aux entreprises « d’y voir plus clair sur les années qui viennent et donc de pouvoir faire leurs comptes, de pouvoir faire leurs investissements en ayant l’esprit tranquille sur ce qui vient et donc de leur assurer cette stabilité fiscale, ce qui n’avait pas été fait par l’ancien gouvernement ».  A la question de savoir si la grande réforme fiscale promise était enterrée, elle a estimé qu’il s’agissait d’ »une fusée à plusieurs étages ». « Pour le quinquennat en effet, on s’engage à la stabilité fiscale (…) donc pas de changement des règles a priori, pas de changement majeur », a-t-elle précisé.

 




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