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Le cirque Macron : « Il est temps que cela s’arrête » (Valls)

Le cirque Macron : « Il est temps que cela s’arrête » (Valls)

 

 

Jusque-là c’était la guerre larvée entre Valls et Macron mais cette fois elle devient publique dans la mesure où Valls demande implicitement le départ de Macon. Valls n’admet plus les petites phrases assassines contre son gouvernement de la part du ministre de l’économie. Le premier meeting de Macron est sans doute la dernière goutte qui a fait déborder le vase du colérique Valls. Valls qui pourtant ne devrait pas être surpris car c’est bien lui qui a pris l’initiative de la lutte ouverte entre les deux. Faut-il rappeler que Valls a retiré à Macron le projet de loi afin d’éviter que le ministre de l’économie n’incarne par trop la volonté réformatrice. Macon se venge évidemment d’être en fait marginalisé par Valls au sein du gouvernement. Au-delà ce qui est en jeu c’est le leadership pour la succession de Hollande soit en 2017 si l’actuel président de la république renonce à se présenter, soit en 2022. La hargne de Valls s’explique aussi par l’écroulement de sa popularité dans l’opinion publique (autour de 20 % quand Macon est autour de 50 %). Manuel Valls ne cache donc plus son exaspération vis-à-vis des ambitions politiques de plus en plus ouvertement affichées d’Emmanuel Macron et de son mouvement En marche!, qui tient son premier grand meeting politique ce mardi 12 juillet. « Il est temps que tout cela s’arrête », a répondu le Premier ministre à la presse aujourd’hui, juste avant d’entrer dans l’hémicycle pour la séance des questions au Sénat, selon des images diffusées par BFMTV. La question posée au Premier ministre portait sur le fait de savoir « si un de ses ministres pouvait tenir un meeting politique ». Manuel Valls semble d’abord éluder, puis répond finalement par sa petite phrase quand il est relancé par un journaliste. Le Premier ministre s’était jusque-là gardé dans l’espace public de critiquer aussi ouvertement son ministre de l’Économie, qui entretient savamment la possibilité de se lancer dans la course à la présidentielle malgré la probable candidature de François Hollande. Quant au ministre de l’Économie, lui aussi interrogé par BFMTV sur le fait de pouvoir « être ministre l’après-midi et dans un meeting le soir », il s’est lui aussi fendu d’une petite pique en répondant: « J’ai le sentiment que c’est le cas de pas mal de monde en ce moment. » Emmanuel Macron faisait ainsi allusion aux meetings politiques auxquels participent Manuel Valls et plusieurs de ses ministres.

(Avec AFP)

Le Frexit est inévitable ! (Guillaume Bigot)

Le Frexit est inévitable !  (Guillaume Bigot)

Une interview intéressante dans le Figaro même si on peut être en désaccord complet de Guillaume Bigot, Guillaume Bigot  est essayiste,  Il est membre fondateur du Comité Orwell et Directeur Général de l’IPAG Business School, Cet ancien proche de Jean-Pierre Chevènement , pur produit de Sciences-po,  pronostique un Frexit inévitable, c’est-à-dire un divorce de la France avec l’union européenne. La lecture de cette interview mérite  intérêt car elle se situe bien dans la philosophie des élites de Sciences-po capables de traiter de tout  mais en évitant surtout la question centrale de l’économie notamment de la croissance et de l’emploi. De quoi mieux comprendre la dialectique des nationalistes anti-européens.  Un discours assez proche de celui de Florian Philippot du Front National lui aussi ancien proche de Jean-Pierre Chevènement (et ce dernier  aussi totalement ignare en matière d’économie).


- Le Brexit est-il un revers pour la classe dirigeante?

 

Guillaume BIGOT. – Depuis 30 ans, le grand dessein fondait la légitimité de la classe dirigeante. Le Brexit a lézardé ce socle. Le dépassement de l’État nation démocratique sur le vieux continent n’est plus inéluctable. Jusqu’en 1940, contester le bien fondé de la ligne Maginot était inconcevable. Imaginer qu’elle pourrait être contournée faisait de vous un hurluberlu. Les gens bien, les spécialistes, les experts, a fortiori les dirigeants ne questionnaient pas le dogme de l’invincibilité de l’armée française qui se confondait avec celui de la supériorité de la stratégie défensive sur la stratégie offensive. En 1958, l’idée que l’Algérie n’était pas la France n’était partagée que par une poignée d’extrémistes. Le rapatriement de millions de pieds-noirs était tout simplement impensable.

Le caractère inéluctable de l’UE rentre dans cette catégorie de totem et tabou.

Toute classe dirigeante est conformiste, y appartenir suppose de partager les convictions qui lui servent d’auto justification. Ces convictions forment des «paradigmes historiques». La croyance dans l’unification européenne forme un paradigme historique. En général, les dirigeants tiennent à leurs paradigmes plus qu’ils ne tiennent à leurs pouvoirs. Contrairement à ce que croient les marxistes et les libéraux, les puissants perdent souvent leur pouvoir parce qu’ils refusent de remettre en cause les convictions qui le fondent. Et c’est la raison pour laquelle, lorsque les faits ou la réalité viennent contredire et parfois percuter ce paradigme, les dirigeants sont victimes de ce que les économistes appellent un «aveuglement au désastre». Zeus aveugle les mortels qu’il veut perdre. La classe dirigeante européenne en est là par rapport à l’Europe. La plupart de nos dirigeants (la tribune de BHL en offre une illustration caricaturale) continuent à tenir les eurosceptiques pour de dangereux fauteurs de guerre et à croire que le ciel des marchés va tomber sur la tête des souverainistes.

 

- Au fond, qu’est-ce que l’Union européenne?

 

Une utopie. Ce qui a rendu cette utopie enviable et a incité plusieurs générations de dirigeants à l’imposer sur la réalité des États nations européens, c’est un double refus ou plutôt une double conjuration. D’abord, la conjuration du péril brun incarné par les crimes perpétrés par le nazisme. Ensuite, la conjuration du péril rouge incarné par les affres du communisme. L’Union européenne est un édifice juridique, institutionnel, politique et économique destiné à protéger les peuples et les États qui la composent contre ces deux périls. En ce sens, le projet européen n’est porté par aucune idéologie positive et encore moins par une volonté de puissance. La consécration du bon plaisir individuel (le droit des minorités est son extension) comme norme suprême à laquelle nous invite la jurisprudence de la CEDH s’accompagne d’une déligitimation de toute certitude susceptible de s’imposer l’individu donc de toute idéologie. Le projet européen est également antinomique de toute volonté de puissance. L’Europe, c’est un effort titanesque pour s’attacher les uns aux autres afin de ne plus rien vouloir, ni pouvoir ensemble. L’UE, c’est un club d’ex-alcooliques qui cassent leurs verres et leurs bouteilles, détruisent leurs tire-bouchons afin d’être certains qu’ils ne toucheront plus jamais une goutte d’alcool. Plus jamais ça: plus de raison d’État, plus d’armée, plus de budget, plus d’impôt, plus de démocratie directe, plus de frontière, plus d’assimilation des migrants: une monnaie au service des marchés et le multiculturalisme et l’armée américaine pour tous.

 

- Pourquoi les Britanniques ne croient plus dans cette utopie?

 

Ils n’y ont jamais cru. Le besoin de délimiter l’État comme volonté de puissance, de brider la souveraineté nationale comme expression de la volonté populaire, de délier légitimité politique et culturelle (un État multi culturel et post-national qui ne ferait plus la guerre et dans laquelle les migrants garderaient leur culture d’origine) n’avait aucune raison de séduire le peuple anglais. Londres n’est jamais entrés dan l’Euro, ni dans Schengen et n’a jamais accepté que les lois sont faites ailleurs qu’aux Communes.

 

- Les membres de l’Union européenne sont-ils si désunis que cela?

Ce terme d’union est trompeur car il y a au moins quatre types d’États membres. La première catégorie, comme le Danemark ou la Grande-Bretagne, sont rentrés par opportunisme économique mais aussi pour manipuler les rouages institutionnels. La GB est le premier et ils sortiront tous. La seconde catégorie ce sont les États de l’Europe du Sud qui sont entrés pour protéger leurs démocraties fragiles dans les années 80 (Grèce ; Portugal ; Espagne ; etc.). Eux aussi sont entrés par calcul, ils voulaient soutirer des aides structurelles.

Troisième catégorie, les Etats libérés par la fonte du glacis soviétique qui sont venus chercher des aides structurelles mais aussi un mécanisme de ré assurance militaire vis-à-vis de la Russie à travers le lien organique entre l’OTAN et l’UE. Les traités européens font en effet de l’organisation militaire aux ordres du président des États-Unis le «bras armé de l’Europe», ce qui ne manque pas de sel lorsque l’on sait que l’une des principales justifications de la construction européenne consiste à vouloir équilibrer la puissance américaine. La seule catégorie d’État sincèrement européiste, ce sont ceux du noyau originel: France ; Allemagne ; Belgique ; Pays-Bas ; Luxembourg et Italie. D’autres pays à l’identité malheureuse comme l’Autriche, la Croatie ou la Roumanie peuvent s’y agréger.

 

- Ces pays fondateurs peuvent-il avancer plus loin entre eux et créer un noyau dur?

Les dirigeants en rêvent et une part de plus en plus importante de l’opinion de certains de ces pays en cauchemardent. L’Allemagne est militairement et démocratiquement traumatisés et perçoit l’immigrant comme un rédempteur, elle est prête à accélérer. Pour des raisons qui leurs sont propre, les Luxembourgeois et les Belges n’ont pas grand chose à sacrifier en sacrifiant leur souveraineté. Le nationalisme italien a été moins ébranlé par le fascisme que le chauvinisme allemand mais n’est pas sorti indemne de son exaltation par Mussolini. C’est aussi un État nation récent et donc fragile qui n’hésitera pas à se dissoudre. La fécondité de ces peuples décline rapidement et de manière inexorable (les politiques natalistes ayant été fortement délégitimés par les pratiques des régimes totalitaires dans ce domaine). Si la loi de l’hystérèse se vérifie, l’Allemagne, l’Autriche, la Roumanie et les anciens pays de l’axe resteront longtemps arc-boutés sur un projet de dépassement de l’État nation et de la volonté populaire par l’Europe. Le projet européen perdurera. Il y aura une vaste confédération helvétique à échelle continentale, maison de retraite historique pour peuples fatigués, pacifistes et bien décidés à gérer et leur rente économique et leur déclin démographique. Rappelons que la France gagne 500 000 habitants chaque année tandis que l’Allemagne en perd 500 0000.

 

- Le Frexit est-il probable?

Il n’est pas seulement probable, il est inévitable même s’il sera plus long à venir.

De 1944 à 1977, l’idée qui domine l’opinion française, c’est que les collaborationnistes ne représentaient rien n’y personne. Dans le même laps de temps, l’Europe n’allait pas au delà d’un marché commun, avec défense d’un tarif extérieur commun et négociation âpres vis-à-vis des tiers.  Avec l’élection de Giscard qui explique à la France qu’elle est devenu une puissance moyenne (1974) avec la diffusion du feuilleton Holocauste (1978), un processus de culpabilité nationale s’est mis en marche qui culmine avec le discours de Chirac au Vel d’Hiv (1995). Le Français était devenu Dupont-Lajoie. Un collabo, un pétainiste, un beauf. Surtout s’il était pauvre et peu éduqué. L’Europe a alors pu s’imposer comme une sorte de piscine purificatrice éliminant les souillures historiques. Le Frexit ne surviendra que lorsque la vérité sur cette époque s’imposera. Et le noyau perce déjà l’écorce: les historiens s’accordent pour considérer que les Français furent un temps bernés par Pétain en sa qualité de vieux lutteur anti-germanique et puis ils passèrent le reste de la guerre effarés par les crimes de l’occupant, pestant contre un régime qu’ils n’avaient pas choisi et laissant leur joie exulter à la libération. Moralement, les Français ne furent jamais du côté des nazis. La chouette de Minerve prend son envol à la tombée de la nuit. Nous ne sommes pas très loin de cette prise de conscience qui va déchirer le drapeau européen comme un voile obscurcissant l’avenir. L’enjeu est là pour les Français: ne plus être symboliquement et moralement assimilés aux Allemands (l’alignement moral a été un préalable à l’alignement monétaire qui s’est réalisé dans la douleur avec la désinflation compétitive et qui se poursuit avec l’austérité) et ce travail est presque terminé. Aux lendemains du 13 novembre, nous avons éprouvé une fierté à brandir le drapeau tricolore et au-delà, que face à l’adversité, nous devions assumer un destin grand et singulier. En revanche, nous ne croyons pas encore que nous avons en nous les ressources suffisantes pour exister sur un plan technologique, économique, militaire et même onirique (on domine aussi par les rêves) face à la mondialisation américaine ou chinoise.

 

- Le Royaume-Uni va-t-il éclater après le Brexit?

C’est probable mais cela n’aura qu’un lien indirect avec le Brexit. Comme nous l’écrivions avec Jean-Claude Barreau dans Toute la géographie du Monde : «l’Écosse se dirige doucement et sans rancœur vers l’indépendance et la dissolution de l’acte d’union». Le royaume n’est uni que depuis 1707, date à laquelle l’Écosse, nation indépendante et différente géographiquement (vieux massif au climat plus proche de celui de la Norvège que de celui de la Normandie qui est celui des plaines anglaises) et historiquement (l’écosse n’a pas été romanisée) de l’Angleterre. L’indépendance de l’Écosse ne sera pas une nouveauté mais un retour en arrière (pendant la guerre de cent ans, les gardes de Jeanne d’Arc étaient écossais). Braveheart n’est pas mort dans le cœur des Écossais et c’est un peu le processus européen, beaucoup la découverte du pétrole mais aussi la fin de l’empire britannique (les Écossais y avaient joué un rôle déterminant) qui explique le retour de ce refoulé. Non seulement, le processus d’unification européen est un processus de désunification nationale (en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne et ailleurs) mais le Brexit a bien mis en exergue une différence de sensibilité politique entre une écosse riche mais travailliste et une Angleterre qui tolère mieux des extrêmes sociaux. Ajoutons que l’Irlande est dans la même situation de divorce et là ce sera plus grave car la guerre entre Anglais et Irlandais du Nord peut se rallumer.

SNCF: les grévistes ont gagné mais l’entreprise est condamnée

SNCF: les grévistes ont gagné mais l’entreprise  est condamnée

Toujours la grève à la SNCF où 5 à 6 % de grévistes créent la pagaille dans les roulements (programmation du travail). Une grève qui pourtant ne devrait pas dépasser la manif prévue mardi. Pourtant l’accord d’entreprise concernant les conditions de travail a été fortement amendé au point qu’il fige presque les conditions actuelles qui plombent la compétitivité de l’entreprise (supérieur de 20 à 30 % par rapport à celle d’autres compagnies concurrentes qui viendront très prochainement concurrencer la SNCF sur tous les créneaux de marché, ne parlons pas de la concurrence intermodale. En fret par exemple la SNCF voit son portefeuille de clientèle se réduire comme peau de chagrin la messagerie a disparu depuis longtemps (et le Sernam avec ;);  pour les wagons complets on va vers l’extinction progressive. Pour le transport de personnes la SNCF et menacée d’un côté par le développement du transport aérien, de l’autre par le transport en car. La concurrence va maintenant intervenir pour la grande vitesse également pour les trains régionaux dont le coût est considéré comme trop prohibitif par les autorités organisatrices régionales. Ajoutons à cela que l’entreprise est engluée dans une dette colossale de 50 milliards environ héritage d’un passé qui n’a jamais été capable de clarifier les responsabilités respectives de l’entreprise et de l’État ; un passé qui n’a jamais vraiment voulu mettre sur la table la question de la productivité pour éviter les conflits. D’une certaine manière le radicalisme de certaines organisations syndicales à payé : les cheminots radicalisés ont gagné mais l’entreprise a perdu et le statut ne appliquera ’qu’à un nombre de plus en plus réduits de cheminots avant de disparaître. En réalité une opération perdant perdant.

(Avec AFP)

Canal + «est sauvable» (Bolloré); pas sûr!

Canal + «est sauvable» (Bolloré); pas sûr! 

 

 

 

 

Enfin conscient que sa chaîne Canal+ va dans le mur, Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, affirme, dans une interview aux Échos que la chaîne de télévision payante est « sauvable » et « sera sauvée », « sous réserve des accords prévus et des économies à faire ». Et de détailler : « On est passé par une première phase de prise de conscience, puis on a mis en place l’équipe qu’il faut, et la direction est maintenant claire. Quant à la démarche, elle s’inscrit dans le long terme ». Pas sûr cependant que cette chaîne soit « sauvable » compte tenu de la chute d’audience (Environ 100 000 abonnés en moins).et solvable (environ 300 millions de déficit).   C’est le résultat de la reprise en main de la chaîne par l’industriel Bolloré qui conduit l’évolution éditoriale à coups de trique et de coups de pied au cul ; témoin,  la disparation par exemple des Guignols, émission jugée trop sarcastique par l’intéressé sans parler des journalistes virés. Sans parler de l’annonce récente de Yann Barthès pour Ce qui pose évidemment plus généralement la question de point l’indépendance de l’information vis-à-vis des milieux  économiques mais aussi politiques. Or dans la période on constate la montée en puissance des groupes économiques et financiers dans la plupart des grands médias. D’où cette impression d’un affadissement général des lignes éditoriales sans originalité qui évite les sujets qui fâchent. D’où aussi effort logiquement la baisse d’audience de ces médias. Le buzz négatif généré par la reprise en main de Canal Plus par Vincent Bolloré semble avoir eu un effet sur le portefeuille d’abonnés.  Rappelons que, selon les études internes, un tiers des recrutements sont motivés par l’image de la chaîne. Or cette image a été écornée par la reprise en main musclée opérée par l’industriel breton.  Ces études montrent aussi que le recrutement de nouveaux abonnés est corrélé aux audiences des tranches en clair. Or celles-ci ont chuté de près de moitié à la rentrée.   …  Notons toutefois que le nombre d’abonnés chutait déjà avant la reprise en main par l’industriel breton. Depuis fin 2008, le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine a ainsi chuté de 471.000, dont 98.000 durant le seul premier semestre 2015.  Concernant iTélé dont les rumeurs annoncent une éventuelle cession, Vincent Bolloré répond : « il ne faut pas vendre iTélé, mais, au contraire, la garder et la redéployer en utilisant les forces de Vivendi et de Canal : on peut y couvrir plus de sport, plus de cinéma, plus de culture, plus d’économie, plus d’international. Il faut se démarquer de la concurrence en jouant sur nos forces ». Enfin, selon Les Echos, les plages en clair n’auront pas totalement disparu de la grille des programmes de Canal+ à la rentrée, mais les contenus gratuits accessibles à tous vont voir leur part se réduire très nettement dès septembre au profit de programmes cryptés réservés aux abonnés.  »Il n’y a pas une seule chaîne payante au monde qui ait des tranches en clair. Et pour nous, ce n’est pas une obligation réglementaire. Nous pouvons donc les réduire. Il faut que l’arbitrage sur ce point soit rendu d’ici à l’été », indique Vincent Bolloré.

(Avec AFP et les Echos)

«Platini est un homme d’argent» (Jean-Claude Darmon)

«Platini est un homme d’argent» (Jean-Claude Darmon)

Fondateur de la plus grande entreprise mondiale de droits sportifs, Jean-Claude Darmon, 74 ans, a propulsé le football français dans l’ère du « foot business ». A l’occasion de la sortie en librairie de son autobiographie, cet acteur incontournable du football hexagonal des années 1970 à 2004 aborde différents sujets : de la vente de l’OM à l’affaire Benzema en passant par les déboires de Platini.

 

Vous le Marseillais, que vous inspire la mise en vente de l’OM ?
JEAN-CLAUDE DARMON. L’actionnaire, Margarita Louis-Dreyfus, a déjà perdu 100 M€ et ne veut plus remettre d’argent. Or, sans argent, vous ne pouvez pas accéder aux premières places européennes. Le problème est que l’arrivée en Europe des Russes, des Qatariens, des Saoudiens a mis le feu aux salaires des joueurs. Le repreneur de l’OM, quel que soit le prix, devra mettre 150 à 200 M€ pour s’offrir les meilleurs joueurs.

Qui sont les repreneurs potentiels ?
Il y en a beaucoup. De français, je n’en connais qu’un dont je tairais le nom. Il y a 97 % de chances que l’OM aille chercher un investisseur étranger. (…)

A propos des instances internationales du foot, vous n’épargnez pas Michel Platini dans votre livre. Est-il un homme d’argent ?
Oui c’est un homme d’argent et depuis toujours. Regardez combien il gagne à l’UEFA et à la Fifa. Il a été l’un des plus grands joueurs du monde, mais il n’est pas mon idole.

Les scandales de corruption à la Fifa ne sont-ils pas le revers de la médaille du foot business dont vous avez été l’artisan
en France ?
J’ai été dans les droits télé pendant quarante ans, je n’ai jamais corrompu personne. Les dirigeants de la Fifa, eux, ne servent pas le foot. Il n’y a qu’à voir le salaire de Blatter. Et le secrétaire général, Jérôme Valke, qui a été mon collaborateur, gagnait 1,8 M€ par an, tous frais payés ! (…)

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans nos éditions du 6 mai du Parisien-Aujourd’hui en France

L’inventeur du «foot business» révèle la face cachée de Platini

 

 

Le champion du «foot business»
Pionnier de la pub dans les stades, sur les maillots et du merchandising, Jean-Claude Darmon, qui retrace dans son autobiographie* un parcours hors norme, aura le premier l’idée de marier pub, foot et télé. « Il a été à l’avant-garde », confirme Charles Bietry, ex-patron des sports de Canal +.
De l’odyssée des Verts en 1976 au Mondial 1998, le foot fait le plein de spectateurs et la fortune de Darmon. Inventeur de « Téléfoot », il croise Jean-Luc Lagardère, Pierre Lescure, Gaston Deferre, Thierry Roland, François Mitterrand et même l’un des fils Khadafi. L’ancien docker, devenu le « grand argentier » du foot français, se montre aussi sans pitié en affaires. « Il était contesté, mais, chez Canal, j’ai négocié avec lui des centaines de millions de droits télé sans jamais détecter le moindre soupçon de malhonnêteté », assure encore Charles Bietry.
Ami intime de Johnny et proche de Sarkozy, Darmon dévoile dans son livre les coulisses du « foot business » et règle quelques comptes, comme quand il dépeint Michel Platini en mégalo obsédé par l’argent. Il révèle aussi comment Canal + a décroché le « scoop » du choix de la France pour le Mondial 98 en posant des micros dans les locaux de la Fifa. Plus sérieusement, il dresse un bilan alarmant de l’état des clubs hexagonaux. « Le foot français est en danger », conclut-il.
M.L.
* « Au nom du foot », Ed. Fayard, 299 pages, 18 €.

 

(Le Parisien)

Loi travail : le texte est plus équilibré (CFDT)

Loi travail : le texte est plus équilibré (CFDT)

 

Bien évidemment la CFDT qui a obtenu un net rééquilibrage du projet de loi travail concernant les garanties respectives accordées aux entreprises et aux salariés soutient le texte même si elle demande encore quelques améliorations. Sa position se fonde surtout sur le fait que la loi prévoit de rapprocher la négociation de l’entreprise et de permet des accords locaux pour soutenir notamment l’emploi. C’est évidemment une opposition de fond avec des syndicats comme la CGT et FO qui, eux,   défendent  le concept de norme nationale dans tous les cas.

 

(Interview de Laurent Berger dans le Figaro)

 

 

 

Que pensez-vous du projet de loi El Khomri, tel qu’il arrive en séance à l’Assemblée?

Laurent BERGER. - La première version du texte était inacceptable. Elle a été réécrite, grâce notamment à l’action de la CFDT. Mais il reste des points à traiter, comme le périmètre des licenciements économiques qui doit être européen, et non français. Sur le fond, nous soutenons la philosophie du texte car créer de la norme au plus près des entreprises, par la négociation collective, est une bonne chose. Les accords performance, signés chez STX à Saint-Nazaire, Renault ou Michelin, ont permis à ces entreprises de maintenir et développer l’emploi. Faisons confiance aux acteurs de terrain! D’autant que le projet de loi travail pose des garde-fous: les accords devront être signés par des syndicats représentant au moins la moitié des salariés et, en l’absence d’accord, le Code du travail actuel s’appliquera. Et puis n’oublions pas les progrès de cette loi, comme le compte personnel d’activité (CPA), les mesures sur les travailleurs détachés, la protection des non-salariés, les moyens des syndicats…

Avec un chômage à plus de 10 %, ne fallait-il pas tenter autre chose? Pourquoi avoir refusé le plafonnement des indemnités prud’homales qui aurait levé la peur de l’embauche des patrons?

La réparation pleine et entière d’un préjudice est un principe de justice. Le plafonnement des indemnités prud’homales était donc inacceptable, d’autant plus qu’on parlait de licenciement abusif. Mais j’ai toujours dit qu’il fallait développer la conciliation aux prud’hommes et instaurer un barème indicatif, pour sécuriser les salariés et les employeurs. On ne peut pas reprocher à la CFDT de ne pas être ouverte! Nous avons signé des accords amenant à la création de la rupture conventionnelle et à la possibilité de négocier des plans sociaux. On n’entend jamais de parole patronale soulignant que ces réformes ont été constructives! Ce silence participe au climat de défiance généralisé, préjudiciable pour notre pays.

La loi travail « est une loi CFDT » !!! (Medef)

La loi travail « est une loi CFDT » !!! (Medef)

 

Quand même un peu gonflé le vice-président du Medef qui affirme que la loi travail est une loi CFDT ;  faut-il rappeler que le gouvernement s’est inspiré directement d’une proposition du Medef. Proposition transformée en projet de loi qui n’avait fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les syndicats. Face à la contestation le gouvernement a été contraint de rééquilibrer les garanties accordées aux salariés faces à celle données aux entreprises. En dépit de ses modifications importantes la loi travail constitue une évolution assez fondamentale du droit du travail notamment à travers la version de la hiérarchie des normes,  sans doute la modification la plus fondamentale du code du travail. De là à dire que la loi travail est une loi CFDT il y a un pas que le vice-président du Medef franchit un peu vite ;  une prise de position qui alimente les paradoxes de la France vis-à-vis de cette loi maintenant rejetée par le Medef tout autant que par les syndicats gauchisants. À l’évidence cette prise de position témoigne bien de la caricature des relations sociales en France. Invité de BFMTV, le vice-président du Medef est revenu sur la loi Travail. Il a déploré que le texte ait été dépourvu de ses ambitions initiales pour satisfaire les revendications des syndicats. Invité à réagir sur le plateau de BFMTV, le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a affirmé faire « la différence entre les gens qui manifestent contre la loi, qui ne sont pas très nombreux mais qui ont le droit de manifester; et les quelques casseurs qui sont là pour en découdre et avec qui le droit républicain doit s’appliquer ». « Je ne suis pas sûr que cela traduise quoi que ce soit », a-t-il ajouté. Très vite, le vice-président du Medef a abordé l’objet de ces manifestations à savoir la loi El Khomri. »Le fond (du problème) est qu’on a un code du travail qui est le produit du XXe siècle alors qu’aujourd’hui l’économie est fondamentalement différente, elle est plus changeante, moins prévisible », a-t-il d’abord estimé. « On a besoin de revoir de code du travail et il y avait une ambition assez forte dans la loi Travail. Et puis, malheureusement, amendement après amendement, on est arrivé à quelque chose qui ne ressemble plus à rien et qui ne créera plus d’emploi », a-t-il développé. Geoffroy Roux de Bézieux considère que « cette loi est une loi CFDT ». « Il y a un certaines nombres de vieilles demande de la CFDT qui trouvent place et qui sont pour les patrons un vrai obstacle ». Il a donné l’exemple du mandatement syndical qui constitue « le fait que pour négocier un accord dans une TPE il faille faire appel à un syndicaliste extérieur non élu dans l’entreprise. On est presque dans le déni de démocratie ». « On nous a rajouté cela dans cette loi or c’est clair que pour un patron de TPE c’est un obstacle vraiment fort au dialogue social », a-t-il insisté.

 

(Avec BFM)

2017:une cinquantaine de candidats, la soupe est bonne !

2017:une cinquantaine de candidats,  la soupe est bonne !

 

D’une certaine manière le nombre de candidats est inversement proportionnel à la confiance qu’accordent  Français au système politique. Un système largement discrédité puisque dans un autre sondage une majorité de Français (60 %) souhaitent un candidat ni à gauche, ni à droite et n’appartenant pas au système. Pourtant une cinquantaine de candidats plus ou moins officiellement déclarés (incluant donc par exemple ceux qui n’ont pas manifesté officiellement leur intention de se présenter) aspire à la magistrature suprême ;  un nombre qui pourrait témoigner du dynamisme démocratique du pays mais qui rend surtout compte d’ambitions personnelles à l’intérieur de l’oligarchie. Un nombre en tout cas proche de celui des élections présidentielles de certains pays en développement tant sur le plan économique que démocratique. Ou l’anarchie démocratique comme substitut au concept de monarchie républicaine. Avec au moins 47 candidats déclarés ou officieux à l’élection présidentielle, la France se distingue des autres pays avec une multitude de personnalités qui veulent concourir en 2017. Bien sûr, un grand nombre d’entre eux abandonneront d’ici là, défaits à des primaires, faute de parrainages ou parce qu’ils auront rallié un autre candidat. Mais le nombre actuel est-il un record mondial? Pas vraiment. Au jeu du pluralisme poussé à l’extrême, c’est Haïti qui détient la palme. En octobre 2015, ils n’étaient pas moins de 54 à vouloir prendre la présidence du pays, parmi lesquels des industriels, des chômeurs… Conséquence logique de ce nombre pléthorique de candidats : la volatilité de l’électorat n’a jamais été aussi forte. Désir Luckner a ainsi obtenu 591 voix sur un total de 1,5 million de votes, soit 0,04%. A titre d’exemple, Jacques Cheminade, dixième et bon dernier de la présidentielle française en 2012, avait récolté près de 90.000 suffrages au premier tour (0,25%). Haïti possède aussi le record du plus petit ratio de candidats rapportés au nombre d’électeurs. Avec 54 concurrents pour 1,5 million de suffrages exprimés au premier tour (le second tour a lieu ce dimanche après de multiples reports), un candidat a théoriquement représenté 28.500 électeurs. Là encore, la France fait pâle figure, avec un candidat pour 1,8 million de personnes qui se sont déplacés dans les bureaux de vote le 21 avril 2002. Pour trouver un autre pays où les candidatures fleurissent à l’approche de l’élection suprême, il faut se pencher sur le cas du Bénin. En janvier, 48 dossiers ont été déposés pour le scrutin présidentiel et 33 ont finalement franchi l’étape de la Commission électorale nationale, pour se présenter le dimanche 6 mars dernier. Citons également les cas significatifs du Mali (27 candidats en 2013) ou des Comores (25 prétendants cette année).

 

(JDD)

Commerce transatlantique (Tafta) : la France mollit déjà

 

 

La menace française, évoquée la semaine dernière par François Hollande lui-même n’aura pas duré longtemps. En effet sous la pression de Merkel, qui veut parvenir rapidement un accord sur le traité transatlantique, la France et l’Allemagne ont en effet » harmonisé » leur position. « La France et l’Allemagne soutiennent la conclusion d’un accord de libre-échange avec les États-Unis qui soit ambitieux, équilibré et mutuellement bénéfique », peut-on y lire. « Si nous voulons un accord ambitieux et équilibré, les questions autres que les droits de douane sont essentielles », ajoutent les deux secrétaires d’Etat. « Ces questions incluent, entre autres, la convergence réglementaire, des engagements significatifs sur les marchés publics, les services, les indications géographiques et la suppression des obstacles non-tarifaires inutiles, en particulier dans les secteurs industriels et agroalimentaires. » Pour la France et l’Allemagne, l’accès des entreprises européennes à tous les marchés publics américains, et pas seulement au niveau fédéral, est crucial. Dans le domaine agricole, les deux pays souhaitent un « résultat significatif en ce qui concerne les indications géographiques, y compris l’élimination de l’usage qui est fait aux États-Unis des semi-génériques pour les appellations de vins européens ». Un traité qui n’est pas anodin puisqu’il va concerner 40 % du pub mondial. L’objectif est de libéraliser les échanges entre l’Europe et les Etats-Unis, s un traité ultralibéral qui permettra de s’affranchir des réglementations nationales et même européennes et qui permettra aussi de traiter des différents par voie arbitrale dessaisissant ainsi de leur souveraineté les états comme l’Europe. Ainsi les trois quarts des réglementations relatives aux dimensions économiques, sociales, environnementales, sanitaires pourront être remises en question. Au-delà du fond, c’est aussi la démarche qui remise en question puisque ce traité transatlantique est négocié dans le plus grand secret entre les États-Unis et la commission. , la question du statut juridique du futur accord est devenue un sujet d’interrogation en France. Paris  souhaite en effet que le TTIP soit un « accord mixte », c’est-à-dire nécessitant la ratification du Conseil et du Parlement européen, mais aussi de l’ensemble des 42 parlements nationaux des États membres, un point juridique qui n’est pour l’instant pas garanti.

Pour Hollande le fusible Valls est grillé

Pour Hollande le fusible Valls est grillé

Valls Manuel Valls avait été nommé pour tirer François Hollande vers le haut mais au vu de l’évolution des sondages c’est plutôt le contraire qui se produit : la popularité de Valls plombe celle de Hollande qui n’avait déjà pas besoin de cela. Il semble bien que maintenant après le ratage concernant le dernier changement de gouvernement que Hollande est condamné à conserver un premier ministre très impopulaire. En cause le virage libéral brutal du gouvernement voir des positions très droitières. Le fait surtout que le changement de politique n’a jamais été expliqué clairement ce qui ne fait qu’entretenir le manque de confiance voir l’opposition radicale. En outre et surtout Manuel Valls a adopté une posture très martiale, type Clémenceau d’opérette,  qui fait confondre autorité et autoritarisme ;  une attitude qui a séduit au départ mais qui désormais génère lassitude et rejet d’autant plus que le gouvernement se montre incapable de suivre une ligne claire. Enfin depuis l’arrivée des d’Emmanuel Macron, Valls  a perdu l’exclusivité de l’image du réformiste à gauche. Il est nettement devancé dans ce domaine par Emmanuel Macon dans l’opinion publique. Du coup pour se rattraper Manuel Valls rajoute des couches d’autoritarisme contradictoire. Exemple quand il prévoit avant même que le texte de la loi travail ne soit connu d’utiliser d’emblée le 49 -3. Une éventualité à laquelle il a dû renoncer sous la pression du parti socialiste mais aussi de certains membres du gouvernement. Bref Manuel Valls donne maintenant l’impression de faire des moulinets avec ses bras. Désormais, aux côtés du président le plus impopulaire de la Ve République, Manuel Valls est le premier ministre le plus impopulaire au bout de 24 mois à diriger un gouvernement: 27 % de cote de confiance. Jean-Marc Ayrault a terminé plus bas (16 %), mais il n’est resté que 22 mois à Matignon. Manuel Valls est donc plus impopulaire que Pierre Mauroy (37 %) ou Jean-Pierre Raffarin (28 %).  Plus inquiétant pour François Hollande, les attentats de Bruxelles n’ont aucun effet sur sa cote de confiance. Alors même qu’il a été très présent médiatiquement et politiquement toute la semaine dernière. La publication des mauvais chiffres du chômage a sans doute davantage pesé et conduit une majorité de socialistes (58 contre 41 %) à ne plus le suivre. Malgré tout, le Président veut croire qu’il peut rebondir et se faire réélire en 2017

 

Twitter maintenu à une limite des 140 caractères, la littérature est sauvée !

Twitter maintenu à une  limite des 140 caractères, la littérature est sauvée !  

 

Le patron de Twitter a rassuré tout le monde en déclarant que le réseau sera toujours limité à 140 caractères. L’équivalent de deux à trois lignes. Cela pour sauver l’expression de « l’esprit sur le moment ». L’extension à 10 000 caractères envisagés un moment avait créé un traumatisme anxiogène insupportable chez les utilisateurs habituels. Les politiques, les philosophes médiatophiles, les sportifs et autres stars du showbiz pourront donc continuer de déverser leurs aphorismes de caricature sans mettre en péril leur appareil neuronal. Twitter est en effet devenu un véritable phénomène de société qui réduit la pensée aux propos de bistrot. Une véritable rupture sociétale qui permet de réduire la réflexion politique, sociétale ou même  philosophique à un slogan. La littérature elle-même pourrait même un jour accepter de se soumettre aux limites qualitatives et quantitatives de Twitter. À quand un Goncourt du nouveau roman tweeté ?  Le réseau social avait en effet mécontenté et traumatisé nombre de ses utilisateurs en réformant son fil d’actualité avec des algorithmes, il cherche aujourd’hui à les rassurer. Le président de Twitter, Jack Dorsey, a annoncé, vendredi 18 mars, qu’il ne changerait pas la limite de 140 caractères imposée aux tweets, les messages postés par les utilisateurs. « Ça restera, c’est une bonne contrainte pour nous », a-t-il expliqué dans une interview à la chaîne américaine Today, soulignant le caractère symbolique de cette limite, qui permet de conserver l’esprit « sur le moment » du réseau social. En janvier, le site spécialisé Re/Code — souvent bien informé — affirmait que l’entreprise envisageait de porter à 10 000 caractères la taille maximale des tweets, citant plusieurs sources internes.

 (Avec le monde)

Loi Travail: où est le cap ? (Berger)

Loi Travail: où est le cap ? (Berger)

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Laurent Berger le patron de la CFDT s’interroge à juste titre sur le projet social que sous-tend la loi. Il lui reproche un manque de vision et de cap. De toute évidence le responsable de la CFDT a durci un peu ses positions du fait de certains remous internes il est donc probable qu’il risque de prendre un peu de temps avant de se prononcer définitivement sur les modifications annoncées aujourd’hui lundi par le gouvernement « Il faut fixer un cap, ce que nos gouvernants ont du mal à faire, et fixer les façons d’y arriver. C’est ce qui manque, je crois, sur la loi Travail, il aurait suffi de dire on veut davantage de négociations collectives et on veut créer de nouveaux droits, notamment pour les jeunes, à travers le Compte personnel d’activité ».  »Si on enlève les mesures néfastes dans ce projet, très bien. Si ce n’est pas le cas, on ira au clash ». « Le moment est grave parce que la situation actuelle n’est pas satisfaisante: c’est 5 millions de chômeurs, ce sont deux millions de précaires, un marché du travail qui a du mal à faire la place aux plus jeunes ou aux seniors ou au moins qualifiés. C’est pour cela qu’il faut éviter deux impasses: l’impasse du statu quo (…) et l’impasse de déréglementation libérale »

Euro: la guerre est déclarée entre la BCE et l’Allemagne

Euro: la guerre est déclarée entre la BCE et l’Allemagne

 

D’une manière presque unanime la presse allemande a condamné avec vigueur les mesures de politique monétaire accommodante décidée par Mario Draghi. L’argument majeur développé par l’Allemagne c’est que cette politique porte atteinte aux épargnants et aux retraités, en outre cette politique contribue à l’affaiblissement de l’euro alors que l’Allemagne s’est toujours battue pour une monnaie forte. Par principe, l’Allemagne et donc contre toutes orientations visant une dévaluation compétitive. Après l’annonce par la BCE jeudi de nouvelles largesses, que beaucoup dans le plus grand pays d’Europe prennent comme une attaque contre leur économie, la guerre est ouvertement déclarée. Un montage-photo avec M. Draghi, président de l’institution monétaire, s’étale vendredi en Une du quotidien des affaires Handelsblatt, cigare aux lèvres allumé par un billet de 100 euros qui flambe. Le tabloïd Bild parle d’un «choc», le président de la fédération des exportateurs de décisions «catastrophiques» et de «dépossession des épargnants». Jeudi, la BCE a annoncé une nouvelle batterie de mesures de politique monétaire destinées à faire repartir les prix en zone euro. Au menu, encore plus de liquidités injectées dans l’économie, et une nouvelle baisse des taux d’intérêt. Le principal taux directeur passe à zéro, une première. Objectif: stimuler les crédits aux ménages et aux entreprises – pour lesquels les taux d’intérêt baissent -, pour les faire consommer et investir. Mais cela signifie aussi que placer son argent à la banque ne rapporte plus rien. Or en Allemagne, plus qu’ailleurs, thésauriser tient du sport national. «Pendant des années on a dit aux gens qu’il fallait mettre des sous de côté pour la retraite», rappelle pour l’AFP Carsten Klude, économiste de la banque M.M.Warburg. Dans un pays vieillissant, où le système public de retraite tiendra difficilement le choc, les pouvoirs publics ont mis en place de fortes incitations à investir dans des plans d’épargne-retraite. S’ajoute à cela le fait que les comptes bancaires allemands sont traditionnellement rémunérés. «Et maintenant les gens voient que cela ne rapporte plus rien, ils se sentent floués», poursuit M. Klude. «On peut comprendre la position des Allemands», qui ne date d’ailleurs pas d’hier, avance Sylvain Broyer, économiste de Natixis. Selon lui le pays, pour faire marcher à bon rythme son économie, «aurait besoin d’un taux (directeur de la BCE) à 2%» au lieu de zéro.

Nadal : « Roselyne Bachelot est une imbécile»

Nadal : «   Roselyne Bachelot est une imbécile»

Roselyne Bachelot qui est sprt  ce qu’est McDo est  la gastronomie a accusé Nadal de dopage et cela sans aucun élément de preuve. « J’ai entendu ces accusations de dopage me concernant et cela commence un peu à me fatiguer », avait répondu le Majorquin. Son oncle et entraîneur de toujours, Toni, a été légèrement plus dur avec l’ex-ministre : « Cette femme est imbécile, a-t-il ainsi déclaré dans une interview pour RAC1. Rafa passe plusieurs contrôles chaque année… Si le cas Sharapova a été rendu public, pourquoi il en aurait été différent pour lui ? Je ne sais pas ce que cette femme a à gagner de raconter ce genre de choses, mais il est clair qu’elle connaît mal le monde du sport. » Toni Nadal a aussi évoqué la possibilité d’entreprendre une action légale contre Roselyne Bachelot.

Crise agricole : Xavier Beulin est responsable (Mélenchon)

Crise agricole : Xavier Beulin  est responsable (Mélenchon)

Mélenchon a clairement désigné Mélenchon a désigné le président de la FNSEA  comme en grande partie responsable de la crise agricole considérant que Xavier Belin représente surtout la filière industrielle et financière. Ce que confirme d’ailleurs Perico Lagasse journaliste à Marianne dans un autre article sur ce site «  Xavier Beulin est à la tête d’un empire industriel qui, non seulement n’a plus rien d’agricole au sens originel du terme, mais favorise un système économique qui, de surcroît, éradique la vraie agriculture. Contesté par sa base, discrédité auprès de ses adhérents pour avoir longtemps possédé des usines où l’on transforme du poulet industriel brésilien (tout en envoyant des commandos de la FNSEA pour protester contre les importations de volailles mettant à mal la filière française), le président Beulin faisait penser à un incendiaire traitant le marchand d’allumettes de pyromane. Après quoi ils sont allés se promener sous les huées, adressées à l’un comme à l’autre ».  Pour Jean-Mélenchon, ce aussi sont « les traités européens qui ont conduit à cette situation » de crise (la suppression des quotas laitiers par exemple NDLR). Des traités que le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, respecte, a-t-il souligné.  »Il est flanqué de M. Xavier Beulin, qui est le problème numéro 1 de l’agriculture française, à la tête de son syndicat, parce qu’il représente ce qui n’est plus vraiment de la paysannerie, une espèce de haute industrie liée à la finance et aux grandes transactions internationales », a enchaîné le co-fondateur du Parti de gauche. . Parmi les autres responsables, Jean-luc Mélenchon a chargé de front le modèle agricole actuel, cadré par la politique agricole commune de l’Europe. Pour lui, celui-ci est « mort » :  »il empoisonne la terre, il empoisonne l’air, il empoisonne les paysans, il empoisonne notre nourriture quotidienne », a-t-il énuméré, prônant une « agriculture paysanne relocalisée ». Avant de prévenir :  »plus vous tardez à prendre la décision de changer ce système dingue, plus ça vous coûtera cher après ».

2017 : la guerre Valls Aubry est déclarée

2017 : la guerre Valls Aubry est déclarée

La candidature de François Hollande paraissant de plus en plus hypothéquée pour les élections présidentielles de 2017, Valls et Aubry se lance dans une guerre sans merci. Pour Valls, il s’agit de s’affirmer comme le leader incontesté du courant réformiste, pour Aubry au contraire il s’agit d’être le porte drapeau de la gauche socialiste traditionnelle. Ce sont deux conceptions idéologiques qui s’affrontent mais aussi deux personnalités. Manuel Valls, lui ,veut incarner le changement et le dynamisme. Pour cela il n’ hésite même pas à reprendre intégralement les propositions de la droite et du patronat sans même les rééquilibrer par des préoccupations sociales. En plus il adopte les positions bonapartistes de la droite en mettant sous le boisseau les corps intermédiaires y compris le Parlement. Martine Aubry, elle, se veut la garante des dogmes du PS mais aussi sur ses contradictions. Depuis la SFIO en passant par Mitterrand et jusqu’à Hollande, le discours du PS a toujours été marxisant mais la pratique approximative et même ambiguë. Martine Aubry de ce point de vue n’échappe pas à ces contradictions. Pour amplifier le clivage avec Valls Martine Aubry et ses amis ont décidé de quitter la direction du parti socialiste considérant que ce dernier ne sert plus à rien puisque tout se décide autour de Valls. « Nous allons sortir du PS, nous souhaitons en discuter avec Jean-Christophe Cambadélis », le premier secrétaire du parti, déclare celle qui fut à la tête du parti entre 2008 et 2012. « On ne demande le départ de personne, on ne demande rien d’ailleurs », ajoute-t-elle. « Ceux de mes amis qui ont été sollicités ont refusé d’entrer au gouvernement. On ne veut aucun poste. On veut simplement que ce pour quoi on s’est battus toute notre vie soit préservé ». La maire de Lille figure parmi les signataires d’une tribune publiée cette semaine dans Le Monde, intitulée « Trop c’est trop » et qui dresse les « reculs » imputés au gouvernement, du pacte de responsabilité au projet de réforme du Code du travail en passant par le « désolant débat sur la déchéance de nationalité ». « Nous pensons que le président de la République doit prendre en compte ce que le parti propose. Or, là, le PS ne sert à rien. Il est mis de côté », estime-t-il. « On a l’impression que tout se décide dans un cénacle autour du Premier ministre. Dès lors, pourquoi rester à la direction ? »

Hollande est-il encore de gauche……. Comme Mitterrand !

Hollande est-il encore de gauche……. Comme Mitterrand !

Êtes-vous encore de gauche ? C’est la question qui a été posée à trois reprises à François Hollande lequel a éprouvé quelques difficultés à se positionner. Pas étonnant Hollande n’est sans doute pas plus de gauche que ne l’était Mitterrand. Certes l’affichage, surtout pendant les campagnes électorales et très marquée à gauche (Mitterrand voulait en finir avec le capitalisme, Hollande avec la finance) mais une fois au pouvoir un président socialiste ne fait pas grand-chose de différent par rapport un président de droite. Une problématique qui explique largement la montée du front national. Certes, il reste le totem des valeurs derrière lesquels on s’abrite mais pour mieux masquer l’absence de prise en considération des réalités socio-économiques et sociétales. Par ailleurs Hollande-comme Mitterrand -est un oligarque qui a toujours vécu de la politique et  coupé des  réalités concrètes de ceux  qu’il est sensé représenter. D’une certaine manière, Hollande- comme Mitterrand- illustre bien le détournement d’objet social du parti socialiste qui aujourd’hui ne se situe ni à droite ni à gauche mais plutôt nulle part. En cause surtout une sociologie des principaux responsables qui ne peut justifier d’aucune représentativité des couches sociales supposées défendues par le parti socialiste. Pas étonnant si Hollande a éprouvé autant de difficultés à dire s’il était toujours de gauche. Première tentative de réponse: «Je suis président de la République, je représente tous les Français.» Relance du journaliste: «Etes-vous de gauche?» Deuxième ébauche de réponse: «Mon parcours, ma vie, mon engagement, mes choix sont toujours ceux qui permettent de respecter l’égalité, la dignité humaine et le progrès.» Ce n’est qu’à la troisième question que M. Hollande concédera, finalement, que «toute [sa] vie est une vie d’un homme qui s’est engagé à gauche et qui le reste». Et de poursuivre: «Je suis toujours engagé comme je l’ai été mais je ne suis plus un militant.» Contesté par une partie des électeurs depuis qu’il a accédé à la présidence de la République, 2012, François Hollande conclut : «Je suis le président de la République française qui doit agir en fonction de ses propres valeurs, de ses propres engagements, pour le bien du pays et en n’oubliant rien de ce que je suis, de ce que j’ai fait et de ce que je ferai demain, parce que mon engagement n’a pas changé.»

La BCE est prête à agir…. pour faire quoi ?

La BCE est prête à agir…. pour faire quoi ? 

Mario Draghi  annonce que la BCE est prête à agir pour faire face notamment à la quasi absence d’inflation. Enfin il s’agit d’annoncer par avance que la BCE pourrait encore assouplir sa politique monétaire en mars avec une nouvelle baisse des taux (notamment des taux des banques pour les sommes déposées à la BCE) et un nouveau programme de rachat d’actifs. Un programme de rachat d’actifs qui pourraient en particulier concerner l’Italie dont le secteur bancaire et gravement menacé. Cependant les investisseurs et autres acteurs économiques sont relativement dubitatifs quant aux effets de cet assouplissement à la fois sur le niveau de la croissance et sur l’inflation.  Le président de la BCE est d’ailleurs bien conscient des limites de son action puisqu’il incite fortement la zone euro à faire des efforts budgétaires pour la croissance notamment pour  les investissements publics. En creux Mario drag critique de fait  l’austérité budgétaire inopportune dans la période et le manque de volonté pour relancer réellement la croissance. Une critique sans doute qui s’adresse en particulier à la commission économique mais aussi à l’Allemagne. Une Allemagne qui par ailleurs conteste le bien-fondé de l’assouplissement monétaire préconisé par la BCE. Mais Mario drag I entend s’affranchir de plus en plus de la tutelle allemande, pour preuve ses dernières déclarations : « Premièrement, nous allons examiner la vigueur de la transmission de la faible inflation importée sur les salaires et la formation des prix et sur les anticipations d’inflation », a dit le président de la BCE lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen. « Deuxièmement, à la lumière des récentes turbulences financières, nous allons analyser la qualité de la transmission de nos incitations monétaires par le système financier et par les banques en particulier », a-t-il ajouté. »Si l’un de ces deux facteurs entraîne des risques baissiers sur la stabilité des prix, nous n’hésiterons pas à agir. » La BCE a abaissé en décembre son taux de dépôt de 10 points de base, à -0,3%, et prolongé de six mois, jusqu’en mars 2017, son programme d’assouplissement quantitatif (QE), consistant en des rachats d’actifs, essentiellement des obligations publiques, pour un montant mensuel de 60 milliards d’euros. Malgré cela, un indicateur très suivi des anticipations d’inflation dans la zone euro, le point mort d’inflation anticipé à cinq ans dans cinq ans, est tombé la semaine dernière à 1,4740%, un plus bas historique, reflétant les doutes des investisseurs quant à l’évolution de la croissance et des prix. L’objectif de la BCE est une inflation légèrement inférieure à 2%. D’après les dernières statistiques publiées, la hausse des prix à la consommation dans la zone euro n’a été que de 0,2% sur un an en décembre, après +0,1% en novembre.

Crise :  » la France est paralysée depuis… 1986″ ! ( Attali)

Crise :   » la France est paralysée depuis… 1986″ ! ( Attali)

Gonflé et pertinent à la fois Jacques Attali qui considère que la France est paralysée depuis 19 86 seulement.  La faute au manque  de vision des grands responsables politiques. Jacques Attali est pertinent quand il évoque certains aspects de l’immobilisme français, il est quand même particulièrement gonflé quand il considère que François Mitterrand, lui, avait une grande vision pour le pays. Faut-il rappeler que la gauche en 81  pris des mesures étatistes vite remises en cause en 83 pour éviter le marasme économique. Faut-il aussi rappeler que François Mitterrand se désintéressait totalement de l’économie en dépit des conseils sans doute avisés de Jacques Attali. L’ancien conseiller de François Mitterrand est cependant souvent assez pertinent même s’il agace par son taux ton un peu professoral et son absence totale de doute. Une interview dans le JDD qui mérite toutefois d’être lu

Le débat sur la déchéance de nationalité est-il le symbole d’une France bloquée?
Nous sommes dans un régime parlementaire. Le président n’est pas Zeus! Il est donc normal que le sujet soit maintenant débattu devant le Parlement. Il y a déjà dans les oubliettes de l’Assemblée une foule de réformes constitutionnelles et j’espère bien que celle-là les y rejoindra. Non seulement la déchéance de nationalité n’est pas l’arme fatale contre le terrorisme, mais en stigmatisant les binationaux elle pousse certains jeunes, humiliés, à plonger dans la radicalité. Cette réforme, qui est au départ une idée du Front national, peut tout à fait conduire au but inverse! Il serait donc habile de la retirer. Ce serait alors la victoire de la morale, la victoire de l’éthique sur la tactique. De plus, et c’est le plus important à mes yeux, ce qui explique tout le reste : comme toutes les mesures uniquement tactiques, elle ne s’inscrit dans aucune vision du monde de demain.

C’est-à-dire?
Sans vision du monde, on ne réforme rien… Le grand blocage dans lequel nous sommes est dû à cela : les partis dits « de gouvernement » n’ont absolument aucune idée de ce que doit être la France dans vingt ans. Faute de vision, c’est toujours la paralysie, parce que nul n’accepte de remettre en cause ses acquis de peur de ne rien gagner en échange. Aujourd’hui, tout le monde est pour l’environnement et pour la sécurité. Entre ces deux projets sectoriels, celui des écologistes et du Front national, il y a un vide. Un grand vide… Les deux partis de gouvernement ne réfléchissent plus à l’avenir. Au lieu d’avoir une réflexion à long terme et une stratégie, ils ne sont plus capables que de tactique.

Quels sont les principaux facteurs de paralysie?
Un pays est bloqué quand il pense que c’était mieux hier. Alors chacun se crispe sur ses avantages acquis, sa rente, ses privilèges. Si les politiques disaient « voilà ce que sera la France de 2025, voilà ce que chacun y gagnera… », alors les Français accepteraient de perdre un peu aujourd’hui de leurs avantages. Or nous sommes un pays aveugle face à l’avenir, avec un Front national qui n’a d’autre projet que celui d’une France imaginaire des années 1950. Le pessimisme français qui en découle est à la mesure de la conscience que nous avons de nos privilèges actuels : on se crispe et on met les chariots en cercle.

À quand situez-vous le blocage?
En 1981, François Mitterrand avait une vision du monde. Il était préparé à gouverner. Depuis 1986, la France n’a plus de projet. Autour de nous, les Allemands ont le projet de rester la première nation industrielle d’Europe, les Anglais d’être la place forte financière, entre les deux continents. En Europe, d’autres pays avancent. Regardez les Italiens, ils sont en train de se réformer et de supprimer leur Sénat! En France, parmi les forces de blocage principales il y a malheureusement les privilèges du Parlement. Pour faire avancer les choses, il faudrait d’abord que les élus français acceptent de réduire leur nombre et leurs propres privilèges… Il nous faudrait une sorte de nuit du 4-Août.

François Hollande avait une chance historique en 2012…
Jacques Chirac avant lui, élu à plus de 80%, avait cette chance historique, mais a commencé par donner l’ordre à son Premier ­ministre de ne rien faire. Puis Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir sans programme et m’a demandé d’en faire un (ce que nous avons fait, en lui élaborant un programme bipartisan). Mais il s’est empressé de l’enterrer prétextant la crise alors que la crise au contraire aurait dû le faire avancer. François Hollande a tenté d’agir, mais trop timidement a mon goût… en passant à côté de la fenêtre de tir des premiers cent jours. En France, il n’y a que durant ces cent jours, avec l’élan, la légitimité de l’élection présidentielle, que tout est possible. Après, c’est trop tard. Une foule d’exemples le montre.

Lesquels?
On sait depuis toujours que le magot des 32 milliards d’euros annuels de la formation permanente, abandonné aux syndicats et au patronat, ne sert pas à former les chômeurs, ce qui est une aberration française. La crise des migrants, c’est pareil. On sait très bien ce qu’il faudrait faire : mettre aux frontières de l’Europe des gardes-côtes comme ceux des Américains. Aujourd’hui, le budget européen de Frontex et de 500 millions d’euros, soit vingt fois moins que le budget américain! Comme on ne met pas cet argent sur la table, alors chaque pays redresse ses propres frontières et on détricote l’Europe. Là, on va vers le pire. C’est d’autant plus absurde que si on mettait l’argent nécessaire, cela ferait tourner notre industrie et créerait des emplois. Mais là aussi, il n’y a absolument aucune vision! La vision sur les migrants serait de se demander comment former, accueillir, intégrer ceux qu’on reçoit. Et aider ailleurs ceux qu’on ne reçoit pas. Faute de volonté, on les laisse s’incruster dans la misère des camps comme celui de Calais.

Vous semblez très pessimiste…
Le monde change à très grande vitesse. Nous sommes à l’orée d’une nouvelle crise financière mondiale, des secousses en Chine, au Brésil, en Russie, et la zone euro est menacée par la crise portugaise, puis espagnole, qui risque d’être plus graves encore que la crise grecque. Le temps presse et pendant ce temps, notre système est à bout de souffle. Si la France doit changer d’ici à 2025, c’est cette année que cela se joue. Maintenant. Avant la primaire des partis, il faudrait faire la primaire des programmes, pour justement élaborer le cap, la vision qui portera un homme ou une femme, en 2017. Je ne vois nulle part que ce soit le cas. Pour ma part, je travaille à un programme, qui sera prêt très bientôt, avec des milliers de Français.

Comment expliquez-vous cette immobilisme d’en haut?
Depuis François Mitterrand, j’ai connu trois présidents, Chirac, Sarkozy et Hollande, qui m’ont tous les trois dit, d’une façon ou d’une autre, la même chose : « Si je mets en œuvre ce que tu proposes, ils vont me couper la tête. » Comme si à deux pas de la Concorde, la tête de Louis XVI les hantait encore. C’est très surprenant de sentir cette peur. Aucun homme politique récent n’a su développer une vision du monde et de la grandeur de la France. Ils veulent juste survivre, être réélus. Pourtant, la France est un grand pays, nous sommes un grand peuple, admiré, envié, jalousé. Le seul hymne chanté dans le monde entier, le soir des attentats, c’était La Marseillaise. C’est son souffle qui manque à tous ceux qui nous dirigent ou aspirent à le faire.

Argent et politique : « on est loin de la transparence  » (de Courson)

Argent et politique : « on est loin de la transparence  » (de Courson)

Dans le contexte de l’affaire Cahuzac, revient la récurrente question du rapport entre l’argent et la politique. Une question qui est de loin  d’être réglée considère Charles-Amédée de Courson, député UDI de la Marne qui pourtant n’est pas vraiment  un gauchiste. Effectivement la loi sur la transparence impliquant l’obligation de déclarer le patrimoine des députés n’a pas changé grand-chose. En réalité la déclaration n’est pas vraiment publique puisque les déclarations ne sont pas publiées. Elles sont seulement consultables par les citoyens mais à condition de ne rien divulguer. Une loi qui traduit bien toutes les ambiguïtés qui demeurent entre les élus et l’argent. Si cette loi est aussi bancale c’est à la demande même des élus qui ont considéré que la transparence souhaitée constituait une atteinte à la vie privée. L’argument n’est pas totalement faux mais la vérité c’est que les députés ne souhaitent pas montrer de façon claire à quelle couche sociologique ils appartiennet. La plupart sont en effet des bourgeois ou des petits bourgeois disposant d’un patrimoine confortable acquis ou conforté par les revenus finalement substantiels d’un élu national. (Surtout si on ajoute les différents avantages officiels liés à la fonction). La plupart des responsables nationaux ont par ailleurs sous-estimé leur patrimoine y compris d’anciens présidents de la république (ou actuel) ; ceci vaut aussi pour les principaux candidats à l’élection de 2017. Pas étonnant qu’il y ait eu autant d’opposants à la loi sur la transparence du patrimoine des élus nationaux. Un des principaux opposants à cette mesure était notamment le président de l’assemblée nationale politiquement positionnée plutôt assez à gauche  mais à la situation sociale plutôt à droite. Une totale transparence du patrimoine révélerait l’immense coupure sociologique entre les couches populaires(ou simplement le français moyen) et ceux  qui gouvernent. Sur France Info , Charles de Courson, ancien président de la commission d’enquête parlementaire chargée de l’affaire Cahuzac a fait le point sur la transparence des déclarations de patrimoine des députés, trois ans après le scandale impliquant le ministre du Budget, poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment pour avoir omis de déclarer un compte en Suisse, et dont la suite du procès sera déterminée ce mercredi. Dans la foulée du scandale, une loi sur la transparence de la vie publique avait été votée, un texte « très imparfait » pour Charles-Amédée de Courson. « Trois ans après on est loin de la transparence promise par l’exécutif, mais on a progressé dans certains domaines », a-t-il concédé. Parmi les nouveautés de cette loi, la création d’une haute autorité de la transparence, mais le député a précisé qu’elle ne publie pas les déclarations, les patrimoines n’étant « consultables qu’en préfecture du lieu où le parlementaire est élu » ajoutant qu’il y a « interdiction de prendre des notes, de photographier et de publier quoique ce soit ». « Cette classe politique donne le sentiment qu’elle a beaucoup à cacher », a observé Charles-Amédée de Courson. Selon lui, certains de ses collègues « estiment que c’est une atteinte à leur vie privée », et que « c’est une attitude culturelle de la classe politique française à l’égard de l’argent », dont il ne faut pas parler, qu’il faut cacher. « C’est pire que tout », a déploré le député UDI, car selon lui « l’immense majorité des parlementaires sont des gens intègres et honnêtes. »

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