Archive pour le Tag 'espoir'

Alzheimer: un espoir ?

Alzheimer: un espoir ?  

 

Bruno Dubois, professeur de neurologie, chef du service à la Pitié-Salpêtrière dit son espoir dans un nouveau médicament. (Interview JDD)

 

Le nouveau médicament du laboratoire Biogen, actuellement examiné par les autorités sanitaires américaines, peut-il constituer une lueur d’espoir?
L’espoir le plus lumineux, ce sont les énormes progrès conceptuels réalisés ces dernières années. On n’est plus dans la contemplation de la maladie ; on tient peut-être le chemin de la solution. Tout cela irrigue la recherche pharmaceutique. Par le passé, certaines molécules étaient parvenues à faire diminuer les plaques amyloïdes dans le cerveau des malades, c’est-à-dire une des deux lésions caractéristiques d’Alzheimer, mais ça restait sans effet sur les symptômes. Ce sont les échecs thérapeutiques dont on a beaucoup parlé depuis dix ans. L’aducanumab, lui, semble réduire le déclin cognitif chez une partie des patients dans la phase initiale de la maladie. Un effet positif sur l’autonomie et les performances cognitives, c’est une première et quelle promesse! On tient peut-être un fil de la pelote. Mais prudence : les résultats des essais cliniques n’ont pas encore été publiés. Si l’efficacité était confirmée l’an prochain, 2021 serait la deuxième date la plus importante depuis la description de la maladie par Aloïs Alzheimer en 1906.

 

Quels autres traitements en développement vous semblent-ils prometteurs?
La molécule BAN2401, un anticorps qui vise lui aussi à éliminer les plaques amyloïdes, donne des résultats encourageants. La phase 3 de l’essai clinique a démarré. D’autres médicaments ciblant la protéine Tau sont en cours de développement.

Votre centre est très impliqué dans les essais cliniques. Est-il facile de recruter des patients?
Non, c’est difficile car les essais sont contraignants. Ils nécessitent des rendez-vous mensuels, avec ponction lombaire et bilans sanguins. Les patients les plus jeunes soignés dans le service, ceux âgés d’environ 65 ans, sont souvent les plus impliqués.

Puisqu’il semble si difficile de guérir Alzheimer, pourra-t-on un jour la prévenir?
Traiter les gens déjà malades, c’est peut-être trop tard. Impossible de remonter le temps ; on peut seulement espérer bloquer le processus ou en ralentir l’aggravation. Notre objectif est de poser un diagnostic le plus tôt possible, avant la perte d’autonomie, voire avant les symptômes. Pour cela, nous allons nous appuyer sur d’énormes progrès dans l’identification de marqueurs biologiques associés à la présence de lésions. Certains de ces marqueurs étant présents quinze ans avant la survenue des symptômes, on sera capables un jour d’identifier les sujets sains à risque et d’empêcher l’arrivée de la maladie. Je défends l’idée d’une clinique du risque qui va nous permettre de passer d’une vision un peu fataliste, centrée sur l’accompagnement des malades, à une approche d’amont, plus globale et dynamique. Bien sûr, il faudra évidemment expliquer aux personnes ainsi dépistées qu’elles ne sont pas malades, mais à risque. Cela relève encore de la médecine fiction mais, si les médicaments tiennent leur promesse, on peut imaginer que certains puissent être donnés en prévention.

 

Mais comment pourrait-on repérer les personnes à risque?
Il n’est pas question de dépister tout le monde à coup de PET-scan ou de ponction lombaire. Pour apprendre à mieux évaluer le risque, nous suivons, à l’Institut de la mémoire et depuis 2013, une cohorte de 318 personnes âgées, sans troubles cognitifs au départ, dans le cadre d’une grande étude baptisée Insight et financée notamment par l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et la Fondation pour la recherche sur Alzheimer (FRA). Au bout de cinq ans, parmi les 88 personnes qui avaient au départ les lésions cérébrales de la maladie, 15 seulement ont développé des symptômes. Ce qui semble valider l’hypothèse que nous avions formulée en 2007 : la présence de lésions ne suffit pas à annoncer la survenue de la maladie ; seule la présence des symptômes associés à ces lésions définit l’affection. Mais la controverse scientifique n’est pas éteinte : mes collègues d’Harvard ou de la Mayo Clinic aux États-Unis sont persuadés du contraire ! Pour nous, et les données actuelles de la littérature scientifique le suggèrent, d’autres facteurs doivent être associés aux lésions pour que la maladie survienne. Une fois achevés, tous ces travaux nous permettront d’élaborer un algorithme prédictif pour repérer, dans la population des personnes âgées, le petit nombre chez qui les lésions sont présentes et évoluent. Notre équipe a identifié une corrélation entre un marqueur sanguin et les lésions amyloïdes du cerveau. Ça reste fragile, et on n’en est pas encore à diagnostiquer Alzheimer grâce à une prise de sang.

 

Le dépistage, c’est pour demain ou après-demain, mais que faire dès aujourd’hui?
On a l’idée de créer des centres de prévention de la démence et je vais d’ailleurs en parler mardi, lors d’une conférence à l’Académie de médecine. Je les imagine comme des structures de repérage des facteurs de risque dont certains sont modifiables par des interventions ciblées. En complément, nous développons, avec l’agence régionale de santé d’Île-de-France, une application de repérage de troubles cognitifs accessible sur smartphone. Ce projet baptisé Santé-Cerveau va permettre aux gens de s’évaluer au moyen de questionnaires et de tests validés. Ça leur donnera des indications sur leur fonctionnement cognitif. Au besoin, ils seront mis en contact avec le centre mémoire le plus proche de chez eux. En mobilisant la population, on peut espérer retarder un peu l’entrée dans la maladie.

Alzheimer: un espoir ?

Alzheimer: un espoir ?  

 

Bruno Dubois, professeur de neurologie, chef du service à la Pitié-Salpêtrière dit son espoir dans un nouveau médicament. (Interview JDD)

 

Le nouveau médicament du laboratoire Biogen, actuellement examiné par les autorités sanitaires américaines, peut-il constituer une lueur d’espoir?
L’espoir le plus lumineux, ce sont les énormes progrès conceptuels réalisés ces dernières années. On n’est plus dans la contemplation de la maladie ; on tient peut-être le chemin de la solution. Tout cela irrigue la recherche pharmaceutique. Par le passé, certaines molécules étaient parvenues à faire diminuer les plaques amyloïdes dans le cerveau des malades, c’est-à-dire une des deux lésions caractéristiques d’Alzheimer, mais ça restait sans effet sur les symptômes. Ce sont les échecs thérapeutiques dont on a beaucoup parlé depuis dix ans. L’aducanumab, lui, semble réduire le déclin cognitif chez une partie des patients dans la phase initiale de la maladie. Un effet positif sur l’autonomie et les performances cognitives, c’est une première et quelle promesse! On tient peut-être un fil de la pelote. Mais prudence : les résultats des essais cliniques n’ont pas encore été publiés. Si l’efficacité était confirmée l’an prochain, 2021 serait la deuxième date la plus importante depuis la description de la maladie par Aloïs Alzheimer en 1906.

 

Quels autres traitements en développement vous semblent-ils prometteurs?
La molécule BAN2401, un anticorps qui vise lui aussi à éliminer les plaques amyloïdes, donne des résultats encourageants. La phase 3 de l’essai clinique a démarré. D’autres médicaments ciblant la protéine Tau sont en cours de développement.

Votre centre est très impliqué dans les essais cliniques. Est-il facile de recruter des patients?
Non, c’est difficile car les essais sont contraignants. Ils nécessitent des rendez-vous mensuels, avec ponction lombaire et bilans sanguins. Les patients les plus jeunes soignés dans le service, ceux âgés d’environ 65 ans, sont souvent les plus impliqués.

Puisqu’il semble si difficile de guérir Alzheimer, pourra-t-on un jour la prévenir?
Traiter les gens déjà malades, c’est peut-être trop tard. Impossible de remonter le temps ; on peut seulement espérer bloquer le processus ou en ralentir l’aggravation. Notre objectif est de poser un diagnostic le plus tôt possible, avant la perte d’autonomie, voire avant les symptômes. Pour cela, nous allons nous appuyer sur d’énormes progrès dans l’identification de marqueurs biologiques associés à la présence de lésions. Certains de ces marqueurs étant présents quinze ans avant la survenue des symptômes, on sera capables un jour d’identifier les sujets sains à risque et d’empêcher l’arrivée de la maladie. Je défends l’idée d’une clinique du risque qui va nous permettre de passer d’une vision un peu fataliste, centrée sur l’accompagnement des malades, à une approche d’amont, plus globale et dynamique. Bien sûr, il faudra évidemment expliquer aux personnes ainsi dépistées qu’elles ne sont pas malades, mais à risque. Cela relève encore de la médecine fiction mais, si les médicaments tiennent leur promesse, on peut imaginer que certains puissent être donnés en prévention.

 

Mais comment pourrait-on repérer les personnes à risque?
Il n’est pas question de dépister tout le monde à coup de PET-scan ou de ponction lombaire. Pour apprendre à mieux évaluer le risque, nous suivons, à l’Institut de la mémoire et depuis 2013, une cohorte de 318 personnes âgées, sans troubles cognitifs au départ, dans le cadre d’une grande étude baptisée Insight et financée notamment par l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et la Fondation pour la recherche sur Alzheimer (FRA). Au bout de cinq ans, parmi les 88 personnes qui avaient au départ les lésions cérébrales de la maladie, 15 seulement ont développé des symptômes. Ce qui semble valider l’hypothèse que nous avions formulée en 2007 : la présence de lésions ne suffit pas à annoncer la survenue de la maladie ; seule la présence des symptômes associés à ces lésions définit l’affection. Mais la controverse scientifique n’est pas éteinte : mes collègues d’Harvard ou de la Mayo Clinic aux États-Unis sont persuadés du contraire ! Pour nous, et les données actuelles de la littérature scientifique le suggèrent, d’autres facteurs doivent être associés aux lésions pour que la maladie survienne. Une fois achevés, tous ces travaux nous permettront d’élaborer un algorithme prédictif pour repérer, dans la population des personnes âgées, le petit nombre chez qui les lésions sont présentes et évoluent. Notre équipe a identifié une corrélation entre un marqueur sanguin et les lésions amyloïdes du cerveau. Ça reste fragile, et on n’en est pas encore à diagnostiquer Alzheimer grâce à une prise de sang.

 

Le dépistage, c’est pour demain ou après-demain, mais que faire dès aujourd’hui?
On a l’idée de créer des centres de prévention de la démence et je vais d’ailleurs en parler mardi, lors d’une conférence à l’Académie de médecine. Je les imagine comme des structures de repérage des facteurs de risque dont certains sont modifiables par des interventions ciblées. En complément, nous développons, avec l’agence régionale de santé d’Île-de-France, une application de repérage de troubles cognitifs accessible sur smartphone. Ce projet baptisé Santé-Cerveau va permettre aux gens de s’évaluer au moyen de questionnaires et de tests validés. Ça leur donnera des indications sur leur fonctionnement cognitif. Au besoin, ils seront mis en contact avec le centre mémoire le plus proche de chez eux. En mobilisant la population, on peut espérer retarder un peu l’entrée dans la maladie.

Sahel: cauchemar ou espoir ?

 Sahel: cauchemar ou espoir ?

Pour la militante Hindou Oumarou Ibrahim, la renaissance doit passer par la gestion durable des ressources naturelles, la lutte contre la pauvreté et l’insécurité, et par un renouveau démocratique. Dans une chronique au Monde elle porte un regard cauchemardesque sur le Sahel sans renoncer à l’espoir.

Tribune.

Le Sahel est en train de vivre un cauchemar éveillé. Depuis dix ans, nos pays font face à toutes les crises. Celle de l’insécurité d’abord, qui est la mère de toutes les batailles. Or le Sahel est une région de paix et de collaboration. La dureté de son climat a longtemps obligé les communautés si différentes du Sahel à vivre ensemble, à collaborer, à partager les ressources naturelles et à échanger leurs produits agricoles.

Mais depuis une dizaine d’années, les trafiquants, les terroristes et les fondamentalistes s’emploient à monter les communautés les unes contre les autres. Du Mali au Niger, du Tchad au Burkina Faso, des groupes venus d’ailleurs imposent une idéologie de haine et de conflit et s’attachent à diviser les communautés qui vivaient en harmonie.

Pour cela, ils s’appuient sur le deuxième fléau qui, depuis une dizaine d’années, s’impose comme un tueur en série dans toute la région : le changement climatique. Ce phénomène ne concerne pas que la fonte de la banquise au Groenland ou la montée des mers qui menacent les petites îles. Il est en train de détruire nos écosystèmes, nos ressources naturelles, faisant craindre le retour des grandes famines dans la région.

Le changement climatique provoque aussi la migration des hommes qui quittent les campagnes, puis les grandes villes d’Afrique, pour aller risquer leur vie sur la Méditerranée. Les communautés, fragilisées par la désertification, les grandes sécheresses suivies d’inondations destructrices, sont alors manipulées par les groupes terroristes et fondamentalistes qui veulent transformer la pénurie des ressources en conflits communautaires.

Au Burkina Faso, au Mali et partout dans la région, la situation est en train de se durcir entre éleveurs, cultivateurs et parfois même pêcheurs, au point que des villages entiers sont parfois massacrés. Et cela, c’était avant la grande crise du Covid-19 qui frappe la santé des peuples d’Afrique, à cause du virus d’abord, mais aussi parce que la crise sociale et économique engendrée par la pandémie accentue encore l’insécurité alimentaire.

Nos pays font de plus face depuis des années à une forte instabilité politique, avec des changements multiples de gouvernements, des processus démocratiques affaiblis, des reports d’élections… Rien qu’en 2020, cinq élections présidentielles doivent ou devraient se tenir. Ailleurs, ce sont des élections législatives qui doivent avoir lieu. Mais dans de nombreux pays, les peuples sont en colère contre leurs dirigeants, incapables de répondre aux crises qu’ils traversent, de leur apporter la paix, la sécurité et le développement.

Ils sont en colère, car ce n’est pas le monde que nous voulons, mais bien celui dans lequel nous vivons. Le Sahel est considéré comme l’une des régions les plus pauvres du monde. C’est vrai quand on regarde les indicateurs des grandes institutions internationales. Mais, dans notre cœur, nous les Sahéliens, nous savons que nous disposons d’une autre richesse.

Le Sahel est sans doute l’une des régions les plus jeunes du monde. Sa force est cette jeunesse qui la compose. C’est donc une région d’espoir qui doit désormais se réveiller de ce cauchemar, où l’on massacre ses voisins pour un peu d’eau potable ou de terre arable, et même des humanitaires qui viennent pour aider les populations les plus pauvres.

En 2015, nous avons adopté les objectifs de développement durable, mais nous n’avons pas assez progressé dans leur mise en œuvre. Le développement du Sahel doit se reposer sur trois piliers regroupant ces objectifs, misant sur sa jeunesse, son environnement et son agriculture et sa longue histoire de coopération.

Pour cela, nous devons saisir l’opportunité offerte par la crise sanitaire pour lancer un green deal pour le Sahel. Un green deal qui apporte, partout dans le monde rural du Sahel, des investissements pour l’agroécologie, des infrastructures vertes pour la santé, l’énergie et les transports, des moyens pour s’adapter au changement climatique. Les pays riches sont en train de consacrer des milliards de milliards de dollars pour se reconstruire. Et nous, que faisons-nous ?

 

L’hydroxychloroquine: espoir contre le coronavirus ( DG de Novartis)

L’hydroxychloroquine:  espoir contre le coronavirus ( DG de Novartis)

 

La molécule est toujours l’objet d’une polémique non seulement française mais mondiale. Il est vrai qu’il n’existe aucun traitement officiellement reconnu contre le virus chinois. Devant le soutien de l’opinion publique, de certains experts la chloroquine a été réhabilitée en France après avoir été condamnée. Le ministre de la santé a autorisé son utilisation. L’industrie pharmaceutique est aussi très attentive aux perspectives crédibles d’un futur traitement. L’hydroxychloroquine est le plus grand espoir de traitement contre le coronavirus, estime pour sa part le directeur général de Novartis Vas Narasimhan dans une interview publiée dimanche par le journal suisse SonntagsZeitung.

Novartis, dont la division de médicaments génériques Sandoz fabrique ce médicament aujourd’hui prescrit contre le paludisme, le lupus ou l’arthrite, s’est engagé à donner 130 millions de doses si les nombreux essais cliniques en cours confirment l’efficacité de ce traitement contre le Covid-19, la pneumonie virale provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2 apparu en Chine en décembre dernier.

“Les études précliniques chez l’animal ainsi que les premières données des essais cliniques montrent que l’hydroxychloroquine tue le coronavirus”, déclare Vas Narasimhan au SonntagsZeitung. “Nous travaillons avec les hôpitaux suisses sur de possibles protocoles de traitement pour l’utilisation clinique de ce médicament, mais il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit de définitif.”

Novartis, ajoute-t-il, est en demande d’ingrédients actifs afin de fabriquer davantage de doses au cas où les essais cliniques seraient concluants.

Trois autres médicaments produits par le laboratoire suisse – Jakavi contre le cancer, Gilenya contre la sclérose en plaques et Ilaris contre la fièvre – sont également étudiés pour leurs effets contre le Covid-19, précise le DG de Novartis.

Tous les groupes pharmaceutiques comme Sanofi, Bayer, Teva ou Roche testent actuellement certains de leurs produits contre le coronavirus.

Croissance Chine : un espoir avec le léger rebond des prix à la production en janvier ?

 

 

L’indice des prix à la production a progressé de 0,1 % sur un an en Chine. La question est de savoir si celle-ci est porteuse d’un petit espoir de remonter de la croissance ou au contraire le signe de la détérioration de la compétitivité provoquée, d’une part par la baisse des exportations d’autre part par la montée de l’endettement. Les prix à la production en Chine ont légèrement progressé en janvier, pour la première fois depuis mai 2019, montrent les statistiques officielles publiées lundi, même si la fermeture prolongée des entreprises à cause de l’épidémie de coronavirus signifie que cet élan ne devrait pas durer.

 Par ailleurs, le  tassement enregistré de l’industrie manufacturière s’inscrit dans la tendance baissière de la croissance liée à des facteurs surtout structurels. Les véritables effets du virus chinois ne se feront sans doute sentir qu’à partir de février. En effet, l’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en janvier mais à son rythme le plus faible en cinq mois. En cause évidemment,  le ralentissement mondial qui pèse sur l’usine du monde mais aussi des problèmes structurels  internes notamment d’endettement. En clair nombre d’unités de production sont portées à bout de bras par la banque centrale qui vient d’ailleurs de décider d’injecter encore 174 milliards de dollars. Avant la crise du virus chinois, on avait constaté un certain redressement de l’industrie manufacturière.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’était  établi à 51,1 le mois dernier, contre 51,5 en décembre. Il est inférieur au consensus, qui anticipait un indice à 51,3, mais reste pour un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, sont légèrement plus optimistes que les données officielles communiquées depuis notamment la déclaration du virus

L’indice des prix à la production (PPI) a progressé le mois dernier de 0,1% en rythme annuel, une hausse conforme au consensus, après un déclin de 0,5% en décembre.

L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé en janvier de 5,4% en rythme annuel, à son rythme le plus élevé depuis octobre 2011, après une hausse de 4,5% en décembre. Le consensus anticipait une progression de 4,9%.

 

Greffe tête humaine « réussie » : un espoir pour Trump (et les autres)

 

 Greffe tête humaine « réussie » : un espoir pour Trump (et les autres)

Un chirurgien a annoncé la réussite dune  greffe de tête, ce qui constitue évidemment un immense espoir tous les responsables notamment politiques qui souffrent d’un affaiblissement des neurones. Le président américain Donal Trump  pourrait être l’un des premiers bénéficiaires de cette avancée scientifique. Un progrès qui  pourrait aussi profiter d’autres personnalités, d’autres responsables y compris en France notamment dans les milieux politiques. Reste à savoir si le nombre de donneurs sera suffisant car les besoins sont immenses. En effet la transplantation n’a été effectuée que sur des cadavres. Or la transplantation à partir d’êtres vivants aurait  plus grandes chances de succès. . Le neurochirurgien italien Sergio Canavero a annoncé en effet avoir réalisé la « première greffe de tête humaine », lors d’une conférence de presse à Vienne (Autriche), vendredi 17 novembre. L’opération a duré 18 heures et s’est déroulée en Chine sous la direction du  professeur Xiaoping Ren, de l’université médicale Harbin. Le compte-rendu de l’opération a été publié dans une revue médicale spécialisée, Surgical Neurology International (en anglais). De nombreux scientifiques ont accueilli cette annonce avec beaucoup de réserves. Franceinfo revient sur cette opération en quatre questions. L’opération a été réalisée sur deux cadavres. Les deux équipes de cinq chirurgiens ont réalisé simultanément deux décapitations sur deux hommes de même gabarit « qui ont fait don de leur corps à la recherche, et dont les familles ont signé un consentement » approuvé par le bureau Human Research Ethics de l’université médicale Harbin, rapporte Sciences et avenir. La tête du receveur a été  »reconnectée » au corps du donneur, précise le site spécialisé. « Certains nerfs comme les nerfs phréniques qui innervent le diaphragme venaient du donneur. D’autres, comme le nerf vague qui part du cerveau du receveur, ont dû être rabouté [assemblé] à celui du corps pour innerver les organes. Les vaisseaux sanguins aussi ont été reconnectés un à un », détaille Sciences et avenir. Depuis 2013, Sergio Canavero annonce qu’il sera le premier à greffer une tête humaine sur un corps humain. En 2015, il avait réitéré sa promesse, tout en appelant à des levées de fonds. Entre-temps, le neurochirurgien a annoncé, en 2016, la greffe réussie avec une tête de singe, rapporte The Guardian (en anglais). Mais l’animal n’a pas repris conscience après la transplantation. Il a été maintenu en vie une vingtaine d’heures avant d’être finalement déclaré mort. Même s’il avait survécu, il aurait été paralysé à vie puisque sa colonne vertébrale n’avait pas été ressoudée, détaille le quotidien. Mais chez certains humains la perte de mobilité est peut-être moins importante que le manque d’intelligence !

 

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Euro foot 2016 : espoir, déception mais aussi ennui

Euro foot 2016 : espoir, déception mais aussi ennui

Du fait notamment des résultats de l’équipe de France l’euro foot 2016 a suscité un grand enthousiasme populaire. La France avait de sérieux chances de l’emporter face au Portugal d’où l’immense déception après la défaite. Un manque de chance sans doute, aussi peut-être aussi en cause un physique atteint sauf pour un joueur, Sissoko qui a surnagé au cours de cette rencontre particulièrement stressante mais aussi ennuyeuse. À noter encore une fois l’excellente  prestation du gardien de but français. Cet euro foot 2016 ne restera sans doute pas dans les annales concernant la qualité du jeu. La plupart du temps les matchs ont été cadenassés par les défenses, de ce fait ce ne sont pas toujours ceux qui ont produit le meilleur jeu qui l’ont emporté. D’une certaine manière, c’est la caractéristique du foot moderne, les défenses prennent le pas sur les attaques. Bref hormis le suspense le spectacle est ennuyeux. Les tirs au but deviennent de plus en plus rares, les contre-attaques aussi et on passe la plupart du temps à transmettre la balle en arrière ou à faire circuler le ballon de manière latérale. Bref c’est le foot des défenses qui triomphent. La meilleure preuve c’est cette victoire du Portugal qui certes mérite d’avoir remporté la victoire finale mais dont le jeu insipide tout au long de cet euro foot témoigne de ce qu’est le plus souvent le foot moderne. Pour ce match France Portugal la France n’a pas suffisamment imposé sa vitesse et son engagement et s’est englué dans le faux rythme imposé par les Portugais. Reste cependant que cette équipe de France a quand même fait rêver le pays en dépit de son parcours souvent très accroché. Le bilan reste de positif car cette compétition européenne aura fait émerger une nouvelle génération de jeunes joueurs très talentueux.

SNCM : nouvel espoir de reprise ?

SNCM : nouvel espoir de reprise ?

Le feuilleton continue mais sans doute à la clé des restructurations pour le futur repreneur. Un espoir car Bruxelles serait prêt  à annuler l’exigence remboursement des 400 millions d’aides publiques « indues » ( uen exigence qui rend tout projet de reprise illusoire).Autre conditionne : ne pas inclure dans le projet les subventions de la desserte Corse-Marseille. Bruxelles exige  uen solution définitive d’ici un mis ou deux. Cela fait plus de 5 mois maintenant que la SNCM – qui emploie 2000 personnes -est placée en redressement judiciaire. Or l’une des principales difficultés, c’est qu’elle doit rembourser à Bruxelles 440 millions d’euros d’aides publiques, jugées indûment perçues. Une somme colossale qui bloque tout projet de reprise. Mais aujourd’hui, la Commission européenne semble prête à lever cet obstacle. Dans un courrier adressé au gouvernement et aux administrateurs judiciaires, courrier que France Info s’est procuré, Bruxelles laisse entendre que certains candidats au rachat répondent à ses exigences. En cas de reprise, la Commission réclame, en effet, que la nouvelle entité restructurée soit radicalement différente de la SNCM actuelle. « Certaines des offres soumises à ce jour et que vous nous avez transmises le 21 avril (…) semblent être de nature à assurer une discontinuité économique pour autant qu’elles n’incluent pas la convention de DSP (la délégation de service public) dans le périmètre des actifs dont la reprise est proposée » indique la Commission européenne. Il faut aussi que le repreneur potentiel n’inclut pas dans son projet la manne financière de la délégation de service publique à savoir plusieurs dizaines de millions par an pour assurer la liaison entre Marseille et les ports corses. Dans ces conditions, Bruxelles demande au tribunal de commerce de Marseille de ne plus attendre et de trancher l’avenir de la SNCM dans les meilleurs délais. La Commission européenne qui exclut  une prolongation de six mois ne serait prête à accepter qu’un nouveau délai « d’un mois voire de deux mois » afin de « ne pas compromettre les efforts engagés aux fins d’une solution ».

« 2015 retrouver l’espoir en matière d’avenir », ( Valls)

« 2015  retrouver l’espoir en matière d’avenir », ( Valls)

 

Il fallait oser, il l’a fait et ne comptons pas sur notre Clémenceau d’opérette pour reculer ; « On va retrouver l’espoir  en matière d’avenir ». Eh oui l’ espérance concernant le passé, c’est pas évident donc autant investir le futur avec des banalités. Des banalités quand même nuancées par d’autres  sages et insipides propos : « ile faut être à la fois prudent et lucide ». ce qui n’empêche pas le volontarisme bien maîtrisé   » mais nous pouvons  faire mieux »  Tout est dit, le contraire aussi, en fait  rien n’est dit,  c’est le degré zéro de la politique et de la dialectique. Avec en plus le politique qui se défausse de sa propre responsabilité en ajoutant ‘ »tout cela si chacun joue le jeu ».Non seulement nos responsables actuels sont pour la plupart incompétents mais en plus culturellement nuls. De vrais produits du système, des apparatchiks incultes qui n’ont pas dû lire un livre  depuis leur sortie de l’école. Même la ministre de culture ignore le denier ouvrage de Modiano, le récent prix Nobel de littérature. Ah oui mais elle lit quand même beaucoup a-t-elle ajouté : « des fiches des collaborateurs », sans doute des sondages, des notes de technocrates, de l’administration ou de courtisans. Cette déclaration de Valls a fait l’objet de dépêches de l’agence AFP d’une part et de l’agence Reuters d’autre part. Notes reprises à peu près intégralement et sans commentaire  par la presse docile et légitimiste. Bref la nullité banalisée par des médias qui se plaignent ensuite de la crise de la presse.

 

Extrait : «    Selon les chiffres publiés vendredi matin par l’Insee, la croissance française a été faible sur l’ensemble de l’année 2014, à +0,4 Pour le Premier ministre français, les faibles taux d’intérêt et la chute du prix du pétrole vont aider la France à dépasser l’objectif de croissance que s’est fixé le gouvernement.  Il faut être prudent, il faut être lucide, mais je pense en effet que cette année 2015 est celle qui permet de retrouver l’espoir en matière d’avenir. » Interrogé sur les chiffres de la croissance et de l’emploi du quatrième trimestre, le Premier ministre Manuel Valls a confirmé, vendredi 13 février lors d’un point presse à Honfleur, « penser » pouvoir « faire mieux » que l’objectif actuel du gouvernement de 1% de croissance cette année. Le chef du gouvernement a notamment cité les paramètres macro-économiques favorables (taux d’intérêt et prix du pétrole bas…), ainsi que les effets qu’il attend « si chacun joue le jeu » du pacte de responsabilité mis en place par le gouvernement.  Manuel Valls a également souligné : « Un objectif nous préoccupe bien sûr plus que tout, c’est la question du chômage. Nous allons recréer de l’emploi. Mais l’entrée sur le marché du travail notamment des jeunes fait qu’il y a toujours, dans les prévisions, des chiffres qui restent négatifs. » Selon les chiffres publiés vendredi matin par l’Insee, la croissance française a été faible sur l’ensemble de l’année 2014, à +0,4%, et l’emploi a connu une nouvelle année noire avec 67.600 suppressions nettes de postes (-0,4%). »

 

Auto-entrepreneurs : entre espoir et petit boulot

Auto-entrepreneurs : entre espoir et petit boulot

 

En faat le fort développement du statut autoentrepreneurs est à la fois positif et négatif. Positif parce qu’il permet de reprendre une activité au lieu de demeurer au chômage total, négatif parce que très peu parviennent à se rémunérer convenablement. Depuis le début de l’année, 73.000 personnes de plus se sont lancées dans une activité d’auto-entrepreneur, portant leur nombre à 985.000, selon les chiffres de l’Acoss publiés ce 1er août. Mais seule la moitié a déclaré un chiffre d’affaires au premier trimestre. Le nombre d’auto-entrepreneurs continue de croître. Près de 985.000 étaient recensés fin mai en France, selon les chiffres publiés ce vendredi par l’Acoss, l’agence centrale des organismes de Sécurité sociale. C’est donc un peu plus de 73.000 auto-entrepreneurs qui sont venir grossir els rangs depuis la fin 2013. Mais si beaucoup souhaitent se lancer, au final, peu ont au final une activité rémunérées. Ils sont 476.000, soit 51%, à avoir déclaré un chiffre d’affaire. C’est quatre points de moins par rapport à la fin de l’année, mais l’Acoss se veut optimiste car cette proportion sera « certainement revue à la hausse » une fois pris en compte les retardataires.  Leur chiffre d’affaires global pour le premier trimestre est estimé autour de 1,475 milliard d’euros, un montant stable d’un trimestre sur l’autre mais qui pourrait là encore être réévalué en hausse de 8% à 10%. Le chiffre d’affaires moyen est quasi stable sur un an, à 3.097 euros. Depuis la réforme du statut d’auto-entrepreneur,  adoptée en juin dernier, le plafond annuel est fixé à  82.100 euros de chiffre d’affaires pour les commerçants et de 32.900 euros pour les artisans et les professions libérales.

 




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