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Un budget de 2023 auberge espagnole

Un budget de 2023 auberge espagnole

 

Compte tenu des incertitudes économiques mondiales, le gouvernement donne l’impression de naviguer à vue dans ses arbitrages, constate dans sa chronique Audrey Tonnelier dans le« Monde ».

La vérité c’est qu’il n’y a pas de véritable orientation stratégique dans un budget type auberge espagnole où tout est traité à peu près sur le même plan avec un saupoudrage général des différentes champs d’intervention.Bref il n’y a pas de vrai choix dans ce budget. Une illustration par exemple du flou des orientations en matière énergétique on fera un peu d’énergie alternative, un peu de lancement nucléaire et un peu d’hydrogène. Un peu partout et partout trop peu pour redonner une vraie indépendance aux pays NDLR

« Ce n’est pas un budget de rigueur, de facilité, mais un budget responsable et protecteur, dans des temps de grande incertitude. » Lundi 26 septembre, en présentant le projet de loi de finances (PLF) pour 2023 devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, Bruno Le Maire a donné le ton. Il faut dire que, entre la poursuite de la guerre en Ukraine, la flambée des prix de l’énergie, les confinements en Chine et les risques de récession aux Etats-Unis et en Allemagne, le second quinquennat d’Emmanuel Macron s’ouvre dans une conjoncture économique bien différente de celle de 2017.

Le ministre de l’économie a eu beau expliquer vouloir tenir l’équilibre entre protection des Français et rétablissement des finances publiques, et défendre « la ligne économique qui est la [sienne] : rémunération du travail, croissance et investissement », difficile de déceler un fil conducteur dans le budget pour 2023 : dans un contexte de forte inflation, la quasi-totalité des ministères ont vu leurs enveloppes gonflées, à rebours de la nécessité de « choix » souvent défendue par le locataire de Bercy pour mener des politiques efficaces.

Les 45 milliards d’euros du bouclier tarifaire, bien que difficilement contestables au vu de la hausse des factures de gaz et d’électricité, viennent mettre à mal l’idée de fin du « quoi qu’il en coûte » pourtant défendue mordicus par l’exécutif. Quant au report d’un an de la suppression totale de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, il brouille pour la première fois le message probusiness qui fut la marque de fabrique du chef de l’Etat.

Les oppositions n’ont d’ailleurs pas manqué de s’engouffrer dans la brèche. « Ça n’est pas très rassurant que les pilotes de l’avion anticipent aussi peu un environnement mondial que chacun sait compliqué », a critiqué Eric Coquerel, le président (LFI) de la commission des finances, en référence à la révision tardive de la prévision de croissance pour 2023 (1 % désormais). « Le “quoi qu’il en coûte” est peut-être réalisé d’une autre manière, mais il continue. C’est décevant et inquiétant », a de son côté réagi la députée Véronique Louwagie, cheffe de file des élus Les Républicains à la commission des finances.

Même le Medef, dont les adhérents avaient longuement applaudi M. Le Maire lors de leurs universités d’été fin août, s’est fendu d’un communiqué sévère : regrettant une « accoutumance à la dépense publique », l’organisation patronale a souligné que les dépenses courantes (hors crise) allaient augmenter de « plus de 62 milliards d’euros en 2023 » et déploré que « la France continue de vivre au-dessus de ses moyens ».

 

 

 

Le centre, l’auberge espagnole d’Emmanuel Macron

Le centre,  l’auberge espagnole d’Emmanuel Macron

La cohérence de la majorité présidentielle se définit de plus en plus par rapport à l’extérieur, tandis qu’elle jongle en interne entre ses différentes chapelles. Par Thomas Frinault, Université Rennes 2

 

Lors d’une interview sur France Culture (18 avril 2022), Emmanuel Macron qualifia son projet politique d’« extrême centre », par opposition aux deux autres blocs politiques. Le macronisme a-t-il trouvé là sa définition ?

Dans L’extrême-centre ou le poison français, 1789-2019, l’historien Pierre Serna, rappelait comment les « matrices des politiques possibles » avaient toutes étés inventées durant la période révolutionnaire. En effet, le centre politique n’existerait pas sans la droite et la gauche, soit des catégorisations politiques nées d’une pratique d’assemblée et d’une topographie parlementaire apparues à la fin du XVIIIe siècle. Le philosophe Marcel Gauchet a quant à lui bien démontré le rôle de l’offre politique et sa structuration historique.

C’est notamment avec le débat sur l’octroi du veto au roi que l’hémicycle s’est départagé entre sa partie gauche (hostile au veto royal) et sa partie droite (favorable au veto).

Si la Révolution refusait alors le clivage droite/gauche au nom de la souveraineté nationale, de l’expression unanimiste d’une Nation tendue vers le gouvernement de la Raison, c’est véritablement sous la Restauration que la géographie gauche-droite a été scellée avec la constitution d’un parti ultra(royaliste), défenseur du caractère sacré de la royauté.

Le début d’un système de positions fixes

C’est alors le début d’un système de positions fixes qui se réunit au gré des élections et des renouvellements au sein de l’espace parlementaire, avant que le clivage droite ne se généralise à l’ensemble du pays, pour se penser et se situer en politique, avec le surgissement de l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle.

Il faut également remonter à la période révolutionnaire pour trouver de très de nombreux députés de la Convention siéger au sein de la Plaine (aussi appelé Marais) en référence à sa position au centre et en bas de l’hémicycle, par opposition aux Montagnards assis sur les bancs en haut et à gauche de l’hémicycle. Ces très nombreux députés, le plus souvent issus de la bourgeoisie libérale et républicaine, sont attachés aux conquêtes de 1789 (se démarquant des monarchistes) tout en refusant les excès révolutionnaires des Montagnards.

Considérant ce système de position, l’entreprise politique contemporaine de conquête et d’exercice du pouvoir d’Emmanuel Macron s’apparente bien à l’idée de centre, soit une force politique à la fois centrale et intercalée se présentant sous le jour d’un rassemblement de Républicains modérés.

Le macronisme occupe d’autant mieux cette position centrale qu’il a ressuscité des logiques tripartites observées au cours des précédentes républiques parlementaires, lorsque la formation de blocs centraux visait, entre autres choses, à neutraliser les ailes « indésirables ». On pense ainsi au cabinet de Jules Méline (1896-1898), union de modérés écartant aussi bien les tenants à droite d’un déracinement de la République que les ennemis à l’extrême gauche de l’ordre social libéral ; ou à la coalition de la Troisième force, sous la IVe République, ayant pour dessein d’écarter du pouvoir aussi bien les communistes que les gaullistes.

Cette tripartition contemporaine prend à revers le dualisme institué sous la Ve République, chaque force politique étant ici conduite, par son idéologie et/ou par ses alliances, à s’ancrer dans le camp de la droite ou dans celui de la gauche.

En 2022, plus encore qu’en 2017, cet attelage de sensibilités dites « modérées » aime à se présenter comme le seul rempart efficace face à l’hypothèse d’une gauche radicale rangée derrière Jean-Luc Mélenchon d’un côté et d’une droite nationale de l’autre.

En contribuant à déplacer plus à gauche et plus à droite les alternatives politiques, affaiblissant du même coup le PS, l’UDI et LR (et ralliant leurs dissidents), la majorité présidentielle en vient à les assimiler quant au danger qu’elles constitueraient pour la France. Là où nous étions déjà habitués à la logique anti-cartel du RN, dénonçant l’UMPS sur le registre du bonnet blanc et du blanc bonnet, c’est désormais une majorité modérée qui en vient à endosser le discours des équivalences, justifiant ainsi le refus des consignes de vote au second tour des élections législatives.

C’est de plus en plus ce rapport à l’extérieur qui nourrit la cohérence de la majorité présidentielle tant son accordéon politique interne se déplie, et alimente les candidatures dissidentes se réclamant de la majorité présidentielle aux élections législatives de juin 2022.

Au jeu des comparaisons et des analogies, il a pu être tentant de rapprocher Emmanuel Macron de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, tous deux énarques, Inspecteurs des Finances, jeunes ministres en charge de l’économie et élus présidents de la République à un âge inhabituellement jeune. Porteurs (ou se présentent comme tels) d’une expertise économique et libérale, ils ont été confrontés durant leur mandat à un choc exogène et perturbateur (l’après-crise pétrolière pour l’un, le Covid pour l’autre). Une analogie supplémentaire concerne leur stratégie de conquête du pouvoir. Dans son discours de Charenton (8 octobre 1972), VGE avait comparé la société française à un « grand groupe central avec des ailes » et déclaré « La France souhaite être gouvernée au centre. » Cela signifiait-il « être gouvernée par les centristes » ?

Représentant d’une droite orléaniste modérée et progressiste, son « centrisme » ressort incertain. Mais il sait en tout état de cause rallier les forces centristes, comme le Centre démocrate fondé par Jean Lecanuet en 1966 (après sa candidature à l’élection présidentielle) pour conquérir le pouvoir au détriment de l’héritier du gaullisme, Jacques Chaban-Delmas. C’est après le scrutin présidentiel de 1974 que le Centre se retrouvera presque systématiquement allié avec la droite.

Emmanuel Macron semble avoir fait le même pari pour sa première élection présidentielle de 2017, prétendant gouverner au centre sans être lui-même une parfaite incarnation centriste. De même, il réussit à mobiliser le centre par l’entremise et grâce au soutien de François Bayrou, celui qui n’a jamais été homme de gauche, mais a su réaffirmer une autonomie centriste au moyen de sa critique du sarkozisme.

Une manière commode de conclure à ce qu’Emmanuel Macron n’est pas un centriste est de rappeler qu’il n’a lui-même jamais revendiqué cette étiquette, pas davantage qu’il n’a convoqué les figures centristes du passé dans la présentation de soi (de Jean Lecanuet à Jacques Delors). Au demeurant, n’a-t-il pas revendiqué son ubiquité politique, tantôt de droite, tantôt de gauche, plutôt qu’un centrisme invariant ?

Étalonner Emmanuel Macron sur l’échelle du centrisme supposerait de pouvoir se doter préalablement d’une définition sans équivoque du centrisme, quand son expression ressort contingente des époques et des configurations historiques, multiple et pluraliste. Elle peut aussi bien déborder au centre gauche (social-démocratie ouverte au marché) qu’au centre droit (droite humaniste et sociale), ou correspondre à un centrisme écologique explicitement revendiqué par l’Union des centristes et des écologistes (UDE), ou « L’Écologie au centre », anciennement Alliance écologiste indépendante. Mais son incarnation la plus forte est à rechercher du côté de la démocratie-chrétienne (du MRP à François Bayrou).

Avec Emmanuel Macron, nous avons ainsi davantage affaire à une juxtaposition – savante ou bricolée ? – d’héritages et d’influences multiples. Si l’écologie politique est quasi-absente, l’identité démocrate-chrétienne apparaît ténue, malgré le compagnonnage intellectuel revendiqué avec le philosophe Paul Ricœur, ancien président du mouvement du christianisme social.

Le social-libéralisme ressort a contrario de manière plus marquée, les inclinaisons libérales d’Emmanuel Macron le portant vers un capitalisme entrepreneurial davantage que d’héritiers. Elles sont également observées du côté de sa vision du secteur public, avec une pensée administrative et des réformes institutionnelles sous influence de l’anglosphère et du New public management. Ce qu’illustrent aussi bien l’extension l’introduction législative des contrats de projet (recrutement d’agents publics en CDD pour réaliser un projet ou une opération en particulier) que sa vision de l’éducation nationale (transformer les directeurs d’établissements scolaires en véritables managers selon le credo let the managers manage, mise en cause des concours nationaux comme porte d’entrée dans le métier d’enseignant).

Autant Emmanuel Macron peut convoquer différentes traditions, toutes congruentes avec l’idée de modération qui sied au centre, autant l’héritage gaullien qu’il revendique prend à revers l’histoire du centre. Au-delà des inimitiés conjoncturelles entre De Gaulle et les notables centristes, les forces politiques du centre répugnent à la dimension centraliste, verticale, voire autoritaire du pouvoir, autant d’attributs qui se retrouvent condensés dans l’expression de « présidence jupitérienne », supposée qualifier un style d’exercice du pouvoir.

Cette verticalité se retrouve dans le fonctionnement politique de sa majorité. Traditionnellement, les forces politiques centristes connaissent un modèle d’autorité politique personnelle et décentralisée, une « démocratie des notables » sans organisation forte pour reprendre la vulgate duvergérienne du parti de cadre, qu’il convient de nuancer. Si l’organisation politique n’est pas massive dans le cas de LREM/Renaissance, l’appareil relève bien en revanche d’une supervision centraliste (et présidentielle) qui joue d’autant plus que les grands notables locaux font et continuent de faire défaut à la suite des échecs électoraux aux scrutins intermédiaires.

C’est finalement sur un soutien indéfectible à la construction européenne que tradition centriste et macronisme se rejoignent de la manière la plus forte.

Au pluralisme de la majorité présidentielle (allant de la social-démocratie jusqu’aux gaullistes modérés) répond l’art du transformisme présidentiel (en référence au performer qui change plusieurs fois de costumes sur scène).

Si les circonstances (Gilets jaunes, Covid) expliquent et commandent des adaptations (report de la réforme des retraites, dépense publique), il n’est pas rare que la stratégie et le calcul politiques l’emportent sur le reste. L’agenda et les prises de parole d’Emmanuel Macron se sont réajustées à mesure que son électorat a glissé vers la droite (ce qui ressortait notamment d’une enquête IFOP-JDD publiée en juillet 2021), allant jusqu’à accorder une interview exclusive au magazine de la droite ultra conservatrice Valeurs actuelles. Son libéralisme culturel sur les questions d’identité, de laïcité, d’immigration ou de dépénalisation des drogues « douces » recule. Mais lorsque le contexte électoral le presse d’envoyer des signes aux électeurs de gauche, il n’hésite pas à promouvoir Pap Ndiaye au poste de ministre de l’Éducation nationale, soit l’exact opposé de son prédécesseur Jean-Michel Blanquer en termes d’image et de symboles (car il faudra attendre pour pouvoir juger des politiques). C’est ainsi un centrisme attrape-tout auquel nous avons affaire.

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Par Thomas Frinault, Maître de conférences en science politique, Université Rennes 2.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Gouvernement Borne : une auberge espagnole

Gouvernement Borne : une auberge espagnole

 

Rarement sans doute dans l’histoire politique de la France on aura réussi cette espèce d’assemblage de briques et de broc que constitue aujourd’hui le gouvernement du pays. Pour relativiser cette incohérence, on peut penser que ce gouvernement n’a qu’une vocation très provisoire et qui ne tiendra pas au-delà de quelques mois. Il risque en effet d’éclater sous le poids de ses contradictions surtout face aux enjeux majeurs qui caractérisent la période. Le premier danger est évidemment celui de l’écroulement de la croissance complètement remise en cause avec l’envolée de l’inflation. Une inflation historiquement exceptionnelle de « seulement » 5 à 6 % en France( on se demande comment alors que la France importe l’essentiel des biens consommés et que sa balance commerciale est particulièrement sensible à la hausse des prix mondiaux ; sans doute grâce au miracle de l’évaluation des prix par l’INSEE qui d’une part minimise la transformation structurelle de la consommation et même ignore et où sous-estime complètement certains postes fondamentaux dans le budget des ménages). Dans le nouveau gouvernement Borne, on trouve d’abord un chef de gouvernement qui politiquement ne représente à peu près rien, ne pèse rien et évidemment n’aura pas son mot à dire sur l’orientation de la politique générale.

Son rôle se bornera comme d’habitude à répéter scrupuleusement et de matière courtisane les mots de Macron. Un président qui vient de réaliser un exploit en préparant une pseudo loi sur le pouvoir d’achat. Il a contacté tous les partenaires sociaux en oubliant simplement les syndicats !

Dans cet oubli toute la conception dite progressiste de Macron qui vise à éliminer toute organisation un peu représentative dans le pays et finalement à favoriser la pagaille  la plus totale. Macron voudrait réactiver les manifestations de rue qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Dans ce gouvernement on trouve d’anciens socialistes qui ont retourné leur veste reconvertis au néo libéralisme, des sociaux-démocrates, des sociaux libéraux, des ultralibéraux et même des gauchistes. On voit mal quel cohérence pourrait se substituer à cette espèce de musée hétérogène qui en fait est un rassemblement d’intérêts particuliers. De toute évidence à part deux ou trois,  la plupart n’ont pas la compétence, le charisme et la dimension nécessaire pour assumer la tâche ministérielle; à commencer par la première ministre elle-même ; une techno complètement transparente partout où elle a passé. Et en plus psychorigide !

Covid États-Unis : pire que la grippe espagnole

Covid États-Unis : pire que la grippe espagnole

Au mardi 21 septembre 2021, le virus covid a fait au total 4.720.242 (+1.382) morts dans le monde ; le bilan est forcément provisoire. La grippe espagnole, elle avait fait autour de 50 millions de morts. Mais aux États-Unis. Le Covid-19 a désormais tué davantage d’Américains que la grippe espagnole en 1918-19, selon les données publiées par l’université Johns Hopkins. Plus de 676.000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont jusqu’ici décédées aux États-Unis, contre 675.000 morts de la grippe espagnole comptabilisés par les historiens et les Centres de prévention et de lutte contre les maladies.

Le point du Covid  dans le monde

  • En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de covid-19 fait état d’au moins 6.964.699 cas de contaminations au total dont au moins +7.851 ces dernières 24h. On recense ce mardi 21 septembre 2021, +153 morts en 24h soit 116.222 au total. Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 26.815 (+1) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 89.407 (+152 en 24h). 47.133.318 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.
  • L’Espagne recense aux dernières remontées, 4.935.266 (+4) cas au total. Le pays dénombre, le lundi 20 septembre 2021, 85.876 morts au total soit +1 depuis le dernier bilan. 69.332.829 doses de vaccin ont été administrées. Covid : En Espagne, bientôt une 3e dose de vaccin pour les personnes immunodéprimées.
  • Au Canada, on dénombre +3.821 nouveaux cas en 24h sur +3.821 au total, soit un nouveau record depuis le début de la pandémie, et 27.488 décès, dont +54 depuis hier. 55.207.259 doses de vaccin ont été administrées. Covid : le Canada rouvre ses frontières à tous les voyageurs vaccinés ce mardi 7 septembre.
  • L’Israël enregistre 1.227.972 cas au total depuis le début de la pandémie dont 0 ces dernières 24h et 7.541 morts (0). 14.760.494 doses de vaccin ont été administrées. Covid : Israël appelle à se préparer à une 4e dose de vaccin.
     
  • Aux États-Unisle nombre de nouveaux cas s’élève aujourd’hui à 0 contaminations recensées ces dernières 24h. Ce dimanche 19 septembre 2021, le pays compte 41.831.507 cas. Le nombre de décès ce jour est de 0 morts en 24h, soit 669.412 décès au total. 386.780.816 doses de vaccin contre la covid-19 ont été administrées. Covid : le vaccin Pfizer/BioNTech définitivement approuvé aux États-Unis.
     
  • Au Maroc, on dénombre ce dimanche 19 septembre 2021, +2.248 nouveaux cas de contaminations en 24h et 920.374 cas au total. Le Maroc déplore actuellement 13.958 décès, +82 en 24h. Au Maroc 38.436.040 doses de vaccin ont été administrées. Covid : au Maroc, couvre-feu étendu et déplacements limités vers les villes touristiques.
  • Le Japon recense +2.405 nouveaux cas de contamination en 24h. On dénombre 1.679.116 cas recensés au total et 17.233 (+29 en 24h) décès ce dimanche 19 septembre 2021. 153.118.707 doses de vaccin ont été administrées. Covid : Record de nouvelles contaminations au Japon, des restrictions supplémentaires dans le pays.
  • Le Portugal enregistre +7 morts en 24h ce dimanche 19 septembre 2021 portant le total à 17.914 morts depuis le début de la pandémie et +306 nouveaux cas en 24h soit un total de 1.062.354 cas confirmés. 15.550.992 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Royaume-Uni, on compte +10.830 nouveaux cas en 24h, soit 7.496.543 cas au total depuis le début de l’épidémie. Le pays enregistre, ce lundi 20 septembre 2021, +28 morts en 24h soit 135.453 morts au total. 93.130.275 doses de vaccin ont été administrées. Royaume-Uni : la quarantaine supprimée pour les voyageurs vaccinés venant de France métropolitaine.
  • L’Algérie compte 201.766 cas au total dont +166 ces dernières 24h et recense 5.709 (+15) décès depuis le début de la pandémie.
  • La Tunisie enregistre ce dimanche 19 septembre 2021 +407 nouveaux cas de contamination soit  700.807 cas confirmés au total. Le pays comptabilise 24.553 décès au total dont +26 depuis le dernier bilan. En date du samedi 18 septembre 2021, 3.209.273 personnes sont totalement vaccinées.
  • En Afrique du Sud, on compte 2.884.134 (+1.504) cas recensés ce dimanche 19 septembre 2021 et 86.216 (+42) morts.15.992.374 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Chine fait état de +89 nouvelles contaminations par le Covid-19 en 24h. Le pays dénombre 124.191 au total et 5.689 (0) morts ce mardi 21 septembre 2021. 2.180.986.000 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Pérou, on comptabilise actuellement 2.166.408 (+490) cas de contaminations et 199.060 (+15) morts dues au Covid-19. 23.478.943 doses de vaccin ont été administrées. 
  • Au Brésil, le nombre de nouvelles contaminations s’élève à -573 en 24h. Le pays enregistre ce mardi 21 septembre 2021, +485 morts en 24h et déclare 21.247.094 cas recensés au total et 591.440 décès. 82.464.749 doses de vaccin contre la covid-19 ont été administrées.
  • En Inde, la courbe des cas de contamination explose. L’Inde recense, ce dimanche 19 septembre 2021, 33.504.534 cas confirmés (+26.115 en 24h) et 445.385 morts, dont +252 en 24h. 812.232.516 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Italie, on note +3.374 nouveaux cas ces dernières 24h. On compte +67 décès en 24h ce mardi 21 septembre 2021. Le nombre de décès est désormais de 130.421 au total depuis le début de l’épidémie. Le nombre total de cas recensés est de 4.641.890. 82.872.147 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Russie fait état de +19.179 nouveaux cas ce lundi 20 septembre 2021. Les autorités rapportent 7.313.851 cas détectés pour 199.808 (+812) morts. 87.900.632 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Allemagne, on comptabilise +4.664 nouveaux cas en 24h. Le pays compte, ce dimanche 19 septembre 2021, 4.150.516 cas recensés pour 93.052 décès (+81). 105.834.276 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Danemark, on compte +268 nouveaux cas de contamination en 24h ce qui fait un au total de 354.913 cas. Le pays comptabilise 2.630 décès dont +2 ces dernières 24h. 8.731.553 doses de vaccin ont été administrées.
  • Au Mexique, on recense +1 décès en 24h. Le pays compte 3.585.565 (+20 en 24h) cas et 272.580 morts au total. 95.271.399 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Grèce enregistre +2.124 nouveaux cas en 24h soit 632.908 au total depuis le début de la pandémie. Le pays, qui comptabilise 14.505 morts dont +39 ces dernières 24h. 11.909.198 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Suède on compte, ce lundi 20 septembre 2021, +1.162 nouveaux cas de contamination, soit au total 1.146.968 infectés et 14.775 décès dont 0 depuis le dernier bilan. 13.403.076 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Suisse, on compte +1 nouveaux cas en 24h pour un total de 824.811 cas. Le pays comptabilise 10.580 morts, dont 0 depuis la veille. 10.158.674 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Argentine, on compte 5.243.210 cas de coronavirus au total dont +528 ces dernières 24h et 114.579 décès (+3). À ce jour, 49.242.131 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Autriche, on compte +1.354 nouveaux cas soit 723.074 au total et +8 décès en 24h pour 10.695 décès au total ce lundi 20 septembre 2021. 11.024.980 doses de vaccin ont été administrées.
  • Aux Pays-Bas on compte +1.664 nouveaux cas en 24h soit 1.987.905 cas au total. Le pays dénombre 18.128 décès dont +5 ces dernières 24h. 22.196.529 doses de vaccin ont été administrées.
  • En Belgique, on compte +4 nouveaux cas de contamination en 24h ce qui fait un total de 1.224.790 cas ce lundi 20 septembre 2021. Il y a eu +1 nouveaux décès ces dernières 24h soit désormais 25.517 morts au total. 16.115.200 doses de vaccin ont été administrées.

Délit Ecocide : l’auberge espagnole

Délit Ecocide : l’auberge espagnole

Comme souvent en France au lieu de gérer concrètement des questions mettant en cause l’intérêt général, on produit un texte législatif ( plus de 10 000 mois et 100 000 décrets!). Ce sera encore le cas avec la fameuse loi établissant le délit d’Écocide . Un oncept en forme d’auberge espagnole pour punir tout ceux qui mettent  en cause l’environnement. Pour preuve ce ne sont pas seulement les atteintes à l’environnement qui sont visés mais les risques. Autant dire à peu près une grande partie des activités humaines qui forcément comprennent des risques.  »

 

L’article 63 concerne la mise en danger de l’environnement. Il s’agit de punir plus fermement avec une peine maximale de 3 ans de prison et 300 000 euros d’amende les comportements illicites qui constituent un risque d’atteinte à l’environnement. Ainsi, la mise en danger de l’environnement pourra être retenue lorsque la personne mise en cause viole, de façon manifestement délibérée, une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement qui expose l’environnement à un risque immédiat de dégradation grave et durable, c’est à dire susceptible de perdurer au moins 10 ans », peut-on ainsi lire dans l’exposé des motifs.

Ainsi on pourrait tout aussi bien viser toute industrie mécanique, l’industrie automobile, l’industrie agricole ou l’industrie chimique voire alimentaire. L’utilisation et la manipulation d’intrants peut toujours constituer un risque.

Le problème, c’est que les atteintes à l’environnement doivent être traitées très concrètement par secteur et par nature d’activité avec les acteurs et non par des lois qui satisfont les écolos bobos pour des motifs essentiellement politiques puisqu’il est nettement prouvé désormais que la plupart des gauchistes se sont reclassés dans les formations politiques écolos d’EELV (à distinguer des militants écolos qui agissent concrètement dans les des associations sans objectif politicien).

Voici ce que dit précisément le nouveau texte, attendu en Conseil des ministres le 10 février puis à l’Assemblée nationale fin mars :

« Lorsqu’ils exposent directement la faune, la flore ou la qualité de l’eau à un risque immédiat d’atteinte grave et durable, les faits prévus aux articles L 173-1 et L 173-2 sont punis de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende », peut-on lire à l’article 63, montant qui peut être porté jusqu’au triple de l’avantage tiré de la commission de l’infraction.  »

 

Personnalité préférée des Français : auberge espagnole ou classement des exilés fiscaux ?

Personnalité préférée des Français : auberge espagnole ou classement des exilés fiscaux ?

 

Catalogue du showbiz, audimat, jeux olympique de la popularité  ? Ou bien classement des quasi retraités et des exilés fiscaux ? C’est un peu tout ça mélangé ce  sondage sur les personnalités préférées des Français. Le pire,  c’est que la personnalité qui serait préférée est un chanteur particulièrement discret et qui ne souhaitait plus figurer dans ce palmarès d’auberge espagnole. Comme quoi la discrétion paye…parfois.  Finalement, une sorte de concours Miss and Mister France. Dommage qu’on n’organise pas le défilé en maillot de bain. Mélenchon à moitié à poil, en slip rouge à coté de Macron en string à fleur de lys, ça ferait de l’audience sur France 2. Plus que l’interview sucre et miel de Delahousse  transformé en Stéphane Bern pour valoriser Napoléon 4.  Notons que prudemment, le JDD grand supporter de Macron a évité le classement des politique. Le JDD indique seulement:

 

« Egalement testés auprès des Français, Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’entrent pas dans le Top 50″. C’était aussi mauvais comme score ?

 

Dommage que dans ce palmarès on ait oublié de proposer ce simple héros français qui a arrêté la course folle du terroriste de Nice.

Franck Terrier, qui sur son scooter s’est lancé à la poursuite du camion du terroriste, raconte :

 

« Au bout de 500 m, je freine et je dis à ma femme de descendre. Elle s’accroche à moi, à ma veste. Elle crie. Je lui dis de dégager. Elle descend. Je réaccélère à fond. Je suis focalisé sur la partie arrière du camion. À un moment, il ralentit boulevard Gambetta, je le double par la gauche. Je jette mon scooter sous les roues du camion. Ça ne l’arrête pas. Je cours après. J’arrive à monter sur le marchepied. Je casse la vitre. Je le frappe, encore et encore au visage. Il ne dit rien et braque son pistolet vers moi. Il s’enraye. Je continue à le frapper. Et là, j’entends le coup qui claque. Je ne suis pas touché »

 

Pour la 8e fois, Jean-Jacques Goldman est  donc la personnalité préférée des Français, selon le traditionnel Top 50 réalisé par l’Ifop. Il conserve sa place de numéro 1, qu’il occupait déjà l’an passé. Le chanteur devance Omar Sy (2e) et Dany Boon (qui prend la 3e position à Teddy Riner). Derrière, le numéro 10 des Bleus Kylian Mbappé fait une entrée fulgurante à la 4e place (testé en 2017, il était resté aux portes du Top 50 – lire méthodologie ci-dessous -).

Thomas Pesquet est 5e et Zinedine Zidane 10e. Zizou avait disparu du classement et fait son grand retour, lui qui fut personnalité préférée des Français en 2000. Egalement testés auprès des Français, Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’entrent pas dans le Top 50. Les femmes reculent fortement dans le classement puisque, pour la première fois de l’histoire du Top 50, aucune n’est dans le Top 10.

 

 

le bidouillage méthodologique  du Top 50

 

L’enquête a été menée par l’IFOP pour le JDD du 6 au 10 décembre 2018 auprès d’un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas, questionnaire auto-administré en ligne). 68 noms ont été proposés : les 45 premiers du classement 2017 à l’exception de Charles Aznavour, décédé, 5 personnalités choisies par la rédaction du JDD et 19 par les internautes sur une liste de 60 postulants pendant tout le mois de novembre. Voici les deux questions posées ensuite par l’Ifop : 1. Pour chaque personnalité, merci d’indiquer si vous considérez qu’elle compte et/ou si vous l’aimez bien ou si vous ne l’aimez pas (ou si vous ne la connaissez pas). 2. Parmi les personnalités que vous avez retenues comme étant des personnes qui comptent pour vous ou que vous aimez bien, quelles sont les dix qui comptent le plus pour vous ou que vous aimez le mieux?

 

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TOP 5 des femmes : 1. Sophie Marceau ; 2. Marion Cotillard ; 3. Florence Foresti ; 4. Josiane Balasko ; 5. Alexandra Lamy
TOP 5 des hommes : 1. Jean-Jacques Goldman ; 2. Omar Sy ; 3. Dany Boon ; 4. Soprano ; 5. Jean Reno

 

Le duo Loiseau-Canfin à la tête d’une liste auberge espagnole

Le duo Loiseau-Canfin à la tête d’une liste auberge espagnole

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Une  liste “polyphonique”, selon la majorité, auberge espagnole selon l’opposition. Une sorte de formation comportant plusieurs voix mais qui n’ont pas grand-chose en commun. Une liste surtout composée pour faire plaisir à chacune des catégories de Français mais pas une liste réellement politique. De toute manière comme à l’Assemblée nationale, les futurs députés devront obéir à Macron, le doigt sur la couture du pantalon. Par contre ce qui caractérise cette liste c’est que pour la plupart ils représentent surtout les cadres. Une liste qui veut représenter tous les champs de la société mais à travers les bac+5 ou + 7. Bref une vision très hiérarchique de la France avec beaucoup d’opportunistes qui vont trouver avec leur portefeuille européen un refuge aux inévitables soubresauts politiques qui vont affecter le pays d’ici 2022. La société civile est présente dès le haut de la liste avec deux candidats soutenus par le MoDem, l’ancien éditorialiste qui sucre vraiment les fraises, Bernard Guetta (8e) et la navigatrice Catherine Chabaud (5e), première femme à avoir terminé un tour du monde à la voile en solitaire dans le cadre du Vendée Globe, en 1996-1997 et qui navigue la en eau trouble. Stéphane Séjourné, ex-conseiller d’Emmanuel Macron ayant quitté l’Elysée pour s’occuper de la campagne des européennes, prend la sixième position de la liste où l’on trouve aussi, à la 12e place, un collaborateur du Premier ministre Edouard Philippe et ancien directeur de campagne d’Alain Juppé, Gilles Boyer. Côté droite modérée, l’ancienne maire de Strasbourg Fabienne Keller, aujourd’hui sénatrice du groupe Agir, figure parmi les dix premiers noms. Elle a dit à Reuters voir chez ses colistiers “de belles énergies, des forces vives, des personnes engagées sur leur thématique, un équilibre entre une diversité de parcours et d’engagement mais des convictions partagées.” Des personnalités inconnues du grand public sont en position éligible, telle une viticultrice et conseillère départementale (divers gauche) de l’Hérault Irène Tolleret, un conseiller municipal (LaRem) de Brest, Pierre Karleskind, ou encore une élue (LaRem) de Mayenne, Valérie Hayer. Un éclectisme raillé par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. “Les marcheurs, s’ils marchent, c’est dans le sens du vent !”, a-t-il ironisé sur Twitter.

Facebook, réseaux sociaux : l’auberge espagnole

Facebook, réseaux sociaux : l’auberge espagnole

 

Pour les Français c’est un peu comme à  la Samaritaine, on n’y trouve un peu tout,  le meilleur et le pire.  Pour preuve certains  sites et autres forums sont considérés comme des vecteurs d’intox. . Les réseaux sociaux sont particulièrement visés par les internautes, une critique justifiée dans la mesure où dominent souvent les avis partisans, les informations approximatives voire  la manipulation. Pas étonnant dans la mesure les sites constituent un véritable maquis de quelque 5 millions d’émetteurs. Sur ces 5 millions sans doute à peine quelques centaines présentent  sans doute un intérêt. Ceci étant les Français considère que globalement Internet constitue une source d’information utile.

Usage d’Internet en France

  • 85% des Français ont accès à Internet
  • 74% y accèdent tous les jours – 95% des 18-24 ans
  • En moyenne, on passe 18 heures par semaine sur Internet
  • 93% ont un mobile, 65% un smartphone, 82% un ordinateur, 40% une tablette
  • En moyenne, on passe 58 minutes par jour sur l’Internet mobile
  • 55% des Français utilisent un navigateur, 48% téléchargent des applications
  • 60% des Français ont effectué au moins un achat en ligne en 2016
  • 25% utilisent Internet pour leur recherche d’emploi
  • 56% sont inscrits sur au moins un réseau social
  • En moyenne, on passe 1h16 par jour sur les réseaux sociaux

 

Selon la 6e édition du baromètre publié lundi par l’Acsel (association de l’économie du numérique)  et La Poste, trois Français sur quatre n’ont pas confiance dans les informations qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux. Si 75% des Français disent avoir confiance dans les informations des sites de médias en ligne traditionnels, ils ne sont plus que 32% pour celles trouvées sur les forums, et ce chiffre tombe à 25% pour les informations circulant sur les réseaux sociaux. Seule une minorité de personnes estime que les informations trouvées sur Facebook, Twitter ou encore LinkedIn sont neutres (27%) et fiables (29%). Facebook en particulier est un réseau voyou dont l’objet est surtout de récupérer des données personnelles pour les vendre à des fins commerciales ou même politiques. Un réseau par ailleurs d’une grande pauvreté sur le plan informationnel plutôt utilisé par des ados prolongés. Les plus jeunes préférant par exemple Instagram les moins jeunes tweeter.

Arrestation de Puigdemont : l’utilisation du conflit catalan pour masquer la crise espagnole

Arrestation de Puigdemont : l’utilisation du conflit catalan pour masquer la crise espagnole

 

 

Puigdemont l’ancien chef du gouvernemenet catalan arrêté en Allemagne à la demande espagnole, un nouvel épisode pathétique de la gouvernance espagnole. Des milliers de manifestants ont évidemment protesté à Barcelone.  L’Allemagne aurait sans doute mieux fait par ailleurs de se tenir à l’écart d’uen affaire politico financière. Car Le premier ministre Rajoy se sert de l’affaire catalane pour tenter d’obtenir uen légitimité contestée en Espagne. Il a donc intérêt à jeter de l’huile sur le feu catalan  étant entendu que Puigdemont n’a pas été sans responsabilité.  Ce n’est toutefois pas un criminel qui mérite 30 ans de prison d’après la justice espagnole. Il ‘a tué personne et s’est seulement fourvoyé dans un référendum illégal. Le  premier ministre n’a déjà pas de majorité, il ne tient que grâce à du marchandage avec les élus basques auxquels il accorde des facilités qu’ils refusent à la Catalogne. Pas fou Rajoy refuse des élections nationales et veut se maintenir jusqu’en 2020. Pourtant  lui et son parti sont impliqués dans des affaires de corruption et a perdu son pari concernant la catalogne. Il comptait sur les sélections au Parlement régional catalan pour éliminer les indépendantistes. Cette élection n’a strictement rien changé et d’une certaine manière la répression et  l’emprisonnement de responsables ont sans doute conforté le camp des électeurs indépendantistes. l. Il serait temps que  l’union européenne se réveille et tape un peu sur la table pour contraindre ce premier ministre à dialoguer enfin. Tout le monde (indépendantistes compris)  a désormais bien admis  que pour le moyen et le court terme la question n’était pas celle de l’indépendance mais d’une plus grande autonomie de la Catalogne un peu sur le modèle Basque. L’entêtement de Rajoy pourrait coûter très cher à l’Espagne mais aussi à l’union économique. C’est une grave défaite électorale, un pari politique perdu par le gouvernement de Madrid puisque les indépendantistes ont de nouveau remporté la majorité absolue au Parlement catalan. Une cuisante défaite de Rajoy qui instrumentalise la question catalane pour se maintenir au pouvoir.

 

 

Personnalité préférée des Français : l’auberge espagnole

Personnalité préférée des Français : l’auberge espagnole

 

Catalogue du showbiz, audimat, jeux olympique de la popularité, thermomètre des politiques ? C’est un peu tout ça mélangé ce  sondage sur les personnalités préférées des Français. Le pire,  c’est que la personnalité qui serait préférée est un chanteur particulièrement discret et qui ne souhaitait plus figurer dans ce palmarès d’auberge espagnole. Comme quoi la discrétion paye…parfois.  Finalement, une sorte de concours Miss and Mister France. Dommage qu’on n’organise pas le défilé en maillot de bain. Mélenchon à moitié à poil, enfin, en slip rouge à coté de Macron en string à fleur de lys, ça ferait de l’audience sur France 2. Plus que l’interview sucre et miel de Delahousse  transformé en Stéphane Bern pour valoriser Napoléon 4. Dommage que dans ce palmarès on ait oublié de proposer ce simple héros français qui a arrêté la course folle du terroriste de Nice.

Franck Terrier, qui sur son scooter s’est lancé à la poursuite du camion du terroriste, raconte :

« Au bout de 500 m, je freine et je dis à ma femme de descendre. Elle s’accroche à moi, à ma veste. Elle crie. Je lui dis de dégager. Elle descend. Je réaccélère à fond. Je suis focalisé sur la partie arrière du camion. À un moment, il ralentit boulevard Gambetta, je le double par la gauche. Je jette mon scooter sous les roues du camion. Ça ne l’arrête pas. Je cours après. J’arrive à monter sur le marchepied. Je casse la vitre. Je le frappe, encore et encore au visage. Il ne dit rien et braque son pistolet vers moi. Il s’enraye. Je continue à le frapper. Et là, j’entends le coup qui claque. Je ne suis pas touché »

 

De quoi relativiser l’intérêt du sondage du JDD !  Invités à choisir les dix personnalités françaises « qui comptent le plus pour vous aujourd’hui, et que vous trouvez les plus sympathiques », les sondés ont permis à Jean-Jacques Goldman de passer de la 3e place du sondage JDD  il y a un an à la première en ce mois de décembre. Même s’il se montre toujours discret, ses chansons passent encore en moyenne 600 fois par jour à la radio. Il est suivi dans le classement par l’acteur Omar Sy (2e) et le judoka Teddy Riner (3e). Le cinéma français semble tenir une place toute particulière dans le cœur des votants. Derrière le trio de tête suivent l’acteur, humoriste et réalisateur Dany Boon (4e), l’actrice Sophie Marceau (5e) et l’acteur Jean Reno (6e).
Le médecin et animateur de télévision Michel Cymes occupe la 7e place, devant l’humoriste Gad Elmaleh (8e), le chanteur Florent Pagny (9e) et l’humoriste Florence Foresti (10e). Première personnalité politique citée, Emmanuel Macron occupe la 34e place. Le chef de l’Etat arrive en première position du Top 10 parmi les sympathisants de La République en Marche, devant Jean-Jacques Goldman et Michel Cymes. Qu’il s’agisse des sympathisants de la gauche ou de la droite (Centre, Républicains et FN), ils placent Jean-Jacques Goldman en tête. Seul homme politique cité dans le Top 10 des sympathisants de gauche ou de droite, le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon occupe à gauche la 7e place.  Sondage mené auprès d’un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus (méthode des quotas). Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 11 décembre 2017. Une liste de 64 personnalités a été soumise aux sondés. Auparavant, une liste de 50 potentiels nouveaux entrants avait été proposée aux internautes pendant tout le mois de novembre : les 10 premiers de cette présélection ont intégré la liste des 64 noms testés.

Biodiversité :une loi en forme d’auberge Espagnole

  •  Biodiversité  :une loi en forme  d’auberge Espagnole

 

  • La  »loi Biodiversité » c’est un peu comme la loi Macron 1, une sorte d’auberge espagnole avec cependant une disposition majeure concernant les insecticides tueurs d’abeilles. Pour le reste c’est un peu un inventaire à la Prévert dans la gestion sera chapeauté par une nouvelle agence, une de plus !  Cette nouvelle loi interdit, à compter du 1er septembre 2018 l’usage des insecticides néonicotinoïdes, plus connus sous le nom d’insecticides  »tueurs d’abeilles ». Pour rappel, les néonicotinoïdes font l’objet d’un moratoire partiel en Europe depuis fin 2013. Trois molécules (l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxam) sont interdites sur la plupart des cultures (tournesol, maïs, colza), sauf les céréales à paille, l’hiver, et les betteraves. Cette mesure a été vivement combattue par le monde agricole qui a obtenu des parlementaires que des dérogations puissent être accordées jusqu’au 1er juillet 2020. Les plus hostiles à ce volet de loi comptent ainsi sur une victoire des Républicains qui lèveraient avant cette date fatidique. Accusés de polluer les océans en raison des matières plastiques qu’ils contiennent, plusieurs produits d’hygiène seront interdits à la vente en France dès le 1er janvier 2018. Sont concernés les gels douches et autres crèmes exfoliantes ainsi que les tampons avec applicateur en plastique. Au 1er janvier 2020, ce sont les cotons-tiges en plastique qui seront interdits à la vente, tandis que des modèles biodégradables arriveront sur le marché. La loi inscrit désormais dans le Code civil la notion de « préjudice écologique ». Autrement dit, le principe du « pollueur-payeur ». Concrètement, le texte préconise désormais la remise en état d’un milieu dégradé par celui qui en est jugé responsable.  Il s’agit là de l’une des mesures phares de cette loi. La future Agence française de la biodiversité va regrouper 1.200 agents issus des quatre organismes existants que sont l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Atelier technique des espaces naturels, l’Agence des aires marines protégée et les Parcs nationaux.  Parrainée par l’astrophysicien Hubert Reeves, l’Agence française de la biodiversité devra œuvrer en faveur d’une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore. Cet organisme sera désormais l’interlocuteur privilégié des élus et des entreprises s’intéressant à l’aménagement du territoire.

« Loi Biodiversité » : l’auberge Espagnole

« Loi Biodiversité » : l’auberge Espagnole

La  »loi Biodiversité » c’est un peu comme la loi Macron 1, une sorte d’auberge espagnole avec cependant une disposition majeure concernant les insecticides tueurs d’abeilles. Pour le reste c’est un peu un inventaire à la Prévert dans la gestion sera chapeauté par une nouvelle agence, une de plus !  Cette nouvelle loi interdit, à compter du 1er septembre 2018 l’usage des insecticides néonicotinoïdes, plus connus sous le nom d’insecticides  »tueurs d’abeilles ». Pour rappel, les néonicotinoïdes font l’objet d’un moratoire partiel en Europe depuis fin 2013. Trois molécules (l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxam) sont interdites sur la plupart des cultures (tournesol, maïs, colza), sauf les céréales à paille, l’hiver, et les betteraves. Cette mesure a été vivement combattue par le monde agricole qui a obtenu des parlementaires que des dérogations puissent être accordées jusqu’au 1er juillet 2020. Les plus hostiles à ce volet de loi comptent ainsi sur une victoire des Républicains qui lèveraient avant cette date fatidique. Accusés de polluer les océans en raison des matières plastiques qu’ils contiennent, plusieurs produits d’hygiène seront interdits à la vente en France dès le 1er janvier 2018. Sont concernés les gels douches et autres crèmes exfoliantes ainsi que les tampons avec applicateur en plastique. Au 1er janvier 2020, ce sont les cotons-tiges en plastique qui seront interdits à la vente, tandis que des modèles biodégradables arriveront sur le marché. La loi inscrit désormais dans le Code civil la notion de « préjudice écologique ». Autrement dit, le principe du « pollueur-payeur ». Concrètement, le texte préconise désormais la remise en état d’un milieu dégradé par celui qui en est jugé responsable.  Il s’agit là de l’une des mesures phares de cette loi. La future Agence française de la biodiversité va regrouper 1.200 agents issus des quatre organismes existants que sont l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Atelier technique des espaces naturels, l’Agence des aires marines protégée et les Parcs nationaux.  Parrainée par l’astrophysicien Hubert Reeves, l’Agence française de la biodiversité devra œuvrer en faveur d’une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore. Cet organisme sera désormais l’interlocuteur privilégié des élus et des entreprises s’intéressant à l’aménagement du territoire.

 

(Avec BFM)

Justice – mesures votées par l’assemblée nationale : l’auberge espagnole

 

L’Assemblée nationale a adonc adopté le projet dit de « Justice au XXIe siècle». Des mesures intéressantes mais ce n’est pourtant pas le grand soir de la réforme de la justice ; l’ensemble est plus proche de l’auberge espagnole avec le divorce par consentement mutuel devant un notaire, le changement de prénom par le maire, le changement d’état civil pour les transgenres et des dépénalisations pour des infractions routières ; Il est clair qu’il aurait fallu dépénaliser bien davantage et substituer des sanctions administratives dans nombre d’affaires. Notons par exemple que nombre de petites peine de prison (de l’ordre de la moitié au moins) prononcées par les tribunaux ne sont pas effectuées.  Compte tenu du fait que 54% des divorces en France se font par consentement mutuel, ceux-ci pourront être prononcés sans passage devant le juge pour raccourcir les délais.  Chaque époux devra être assisté d’un avocat – actuellement, un seul suffit pour le couple – pour signer une convention de divorce. Cette dernière sera déposée chez un notaire et le divorce sera effectif après un délai de rétractation de 15 jours. En cas d’enfant dans le couple, celui-ci devra avoir été informé par ses parents de son droit à être entendu par un juge. La procédure du Pacs sera confiée aux maires, officiers d’état civil. C’était prévu à l’origine pour le Pacs, mais face à une polémique sur une éventuelle confusion avec le mariage, la procédure avait été confiée aux greffes, et aux notaires. Les maires pourront également autoriser les changements de prénom, soit quelque 2.700 demandes par an, refusées dans seulement 6,7% des cas, selon le ministère. Sur proposition de socialistes et d’écologistes, les députés ont décidé de faciliter le changement d’état civil des personnes transgenres ou transsexuelles, en gravant dans la loi une procédure notamment « démédicalisée ». Car pour l’autoriser, certains tribunaux se basent encore sur des critères médicaux, comme la stérilité. Jusqu’ici les plans de surendettement, pour rééchelonner et effacer des dettes, doivent être soumis à un juge, alors qu’ils sont, dans 98% des cas, validés par la Banque de France. Cette étape judiciaire sera supprimée. Les TCM, à ne pas confondre avec les tribunaux pour enfants (TPE), seront supprimés. Le gouvernement n’a de cesse de rappeler que ces juridictions, créées par la droite pour les adolescents récidivistes en réplique à une justice des mineurs jugée trop « laxiste », sont un échec, puisqu’elles ne traitent que 1% des contentieux impliquant des adolescents. Et il sera interdit de prononcer une peine de perpétuité à l’encontre d’un mineur. Le désastre judiciaire d’Outreau avait conduit en 2007 à une loi exigeant une « collégialité de l’instruction obligatoire et systématique ». Impossible pour des raisons de personnel, répond la Chancellerie, qui prévoit de supprimer cette collégialité systématique. Le « juge des libertés et de la détention » est renforcé. La conduite sans permis ou assurance sera sanctionnée par des « amendes forfaitaires » d’au moins 500 euros. En cas de récidive ou si d’autres infractions se cumulent, le dossier se règlera en revanche au tribunal. Seront aussi créés: un « dispositif d’anti-démarrage par éthylotest électronique » pour les personnes sous contrôle judiciaire ou en sursis mises à l’épreuve; un « délit spécifique » pour la conduite avec un faux permis, passible de cinq ans d’emprisonnement; la possibilité de verbaliser sur la base de la vidéo pour certaines infractions (défaut de port de casque ou ceinture, excès de vitesse, feu rouge grillé). Le gouvernement veut fusionner les tribunaux des affaires de sécurité sociale (100.000 affaires traitées en 2012) et ceux de l’incapacité (42.500 affaires). Autre promesse: faciliter les actions de groupe de personnes lésées dans les domaines de la santé, des discriminations, des discriminations au travail, de l’environnement et des données personnelles. Ces actions seront pilotées par des associations agréées.

(Avec AFP)

Le Bon Coin : réseau social ou auberge espagnole ?

Le Bon Coin : réseau social ou auberge espagnole ? 

Dans une interview au JDD le directeur général du bon coin explique pourquoi ce site est devenu un observatoire de la consommation du Français et même au-delà un réseau social de partage. Une vision peut-être optimiste car si on ne peut nier l’extraordinaire succès de ce site il faut bien convenir aussi qu’on y trouve également un peu n’importe quoi, de bonnes occasions mais aussi de belles  arnaques. À signaler toutefois le très important rôle que joue désormais le bon coin pour l’emploi  puisque 200 000 offres sont gérées par le site quand Pôll emploi avec son énorme machine administrative de plus de 50 000 salariés n’en gère que 500 000. (Interview JDD)

Des millions de Français vident leurs placards sur Le Bon Coin. Qu’apprend-t-on sur leurs pratiques de consommation?
Quand on s’est lancé en 2006, on fonctionnait comme une brocante virtuelle. Aujourd’hui, nos clients nous écrivent. Ils nous demandent de plus en plus de services et des nouvelles fonctionnalités, comme la géolocalisation ou la messagerie intégrée. En supprimant le commerçant, on leur a donné l’envie du partage et la curiosité de leur voisinage. Quand ils vendent pour 1€ un cageot de pommes, ce n’est pas pour gagner de l’argent, c’est parce qu’ils ont vidé leur arbre et veulent en faire profiter quelqu’un et le rencontrer.

C’est la crise de 2008 ou l’explosion du commerce en ligne qui a fait le succès des ventes d’occasion?
La crise a eu un impact mineur. C’est l’Internet haut débit qui a provoqué le déclic en drainant des millions de consommateurs vers le Web. Du jour au lendemain, ils se sont mis à jouer à la marchande. Mais ce sont des consommateurs raisonnés : ils peuvent s’offrir un vélo neuf très cher et acheter des meubles d’occasion. Ils arbitrent. Surtout, ils ne veulent plus jeter ou stocker. Et ils cherchent des objets rares et uniques, comme des vêtements vintage chez les jeunes de 15 à 29 ans, qui ne veulent ressembler à personne d’autre.

 

Nos habitudes de consommation ont-elles fondamentalement changé?
Nous entrons dans une consommation du partage. Avant, un bien avait un prix. Aujourd’hui, il a une valeur d’usage et de partage. Quand il a épuisé son utilité, on le remet sur le marché et cela crée une circulation vertueuse. Les smartphones deviennent ainsi accessibles à une population qui ne pouvait pas se les offrir à prix neuf. Et parce que les objets bougent, cela apporte aux marques une nouvelle clientèle qu’elles n’avaient souvent pas ciblée.

Ressentez-vous les effets conjoncturels de la crise à travers vos petites annonces?
Nous avons nos propres indicateurs de marché : le nombre d’offres déposées et la durée de vie des annonces. Mais nous nous portons mieux quand il y a de la croissance. On ressent aussi très vite les crises sectorielles ou propres à une marque. La crise du diesel, on l’a vue dans nos chiffres de septembre à novembre. Pour nos annonces d’emplois, nous avons déjà constaté des mouvements de reprise l’an dernier et clairement depuis le début de l’année. Au cours des trois dernières semaines, nous avons reçu 40.000 offres.

 

Le Bon Coin crée du lien entre vendeurs et acheteurs : êtes-vous prêts à devenir un réseau social?
Nous gérons une communauté de 23 millions de visiteurs par mois. Et nous voulons leur fournir un meilleur service et des petits bonheurs au quotidien. Notre ADN reste la transaction. Nous nous interrogeons sur notre capacité à aller plus loin pour offrir notamment des moyens de paiement. Nous avons déjà ouvert 15 millions de comptes pour nos utilisateurs réguliers, qui nous demandent aussi de les informer sur les événements de leur ville ou de leur quartier. Et certaines associations détournent nos annonces pour faire passer des messages.

Le Bon Coin : réseau social ou auberge espagnole ? « 

Le Bon Coin : réseau social ou auberge espagnole ? « 

Dans une interview au JDD le directeur général du bon coin explique pourquoi ce site est devenu un observatoire de la consommation du Français et même au-delà un réseau social de partage. Une vision peut-être optimiste car si on ne peut nier l’extraordinaire succès de ce site il faut bien convenir aussi qu’on y trouve également un peu n’importe quoi, de bonnes occasions mais aussi de belles  arnaques. À signaler toutefois le très important rôle que joue désormais le bon coin pour l’emploi  puisque 200 000 offres sont gérées par le site quand Pôll emploi avec son énorme machine administrative de plus de 50 000 salariés n’en gère que 500 000. (Interview JDD)

Des millions de Français vident leurs placards sur Le Bon Coin. Qu’apprend-t-on sur leurs pratiques de consommation?
Quand on s’est lancé en 2006, on fonctionnait comme une brocante virtuelle. Aujourd’hui, nos clients nous écrivent. Ils nous demandent de plus en plus de services et des nouvelles fonctionnalités, comme la géolocalisation ou la messagerie intégrée. En supprimant le commerçant, on leur a donné l’envie du partage et la curiosité de leur voisinage. Quand ils vendent pour 1€ un cageot de pommes, ce n’est pas pour gagner de l’argent, c’est parce qu’ils ont vidé leur arbre et veulent en faire profiter quelqu’un et le rencontrer.

C’est la crise de 2008 ou l’explosion du commerce en ligne qui a fait le succès des ventes d’occasion?
La crise a eu un impact mineur. C’est l’Internet haut débit qui a provoqué le déclic en drainant des millions de consommateurs vers le Web. Du jour au lendemain, ils se sont mis à jouer à la marchande. Mais ce sont des consommateurs raisonnés : ils peuvent s’offrir un vélo neuf très cher et acheter des meubles d’occasion. Ils arbitrent. Surtout, ils ne veulent plus jeter ou stocker. Et ils cherchent des objets rares et uniques, comme des vêtements vintage chez les jeunes de 15 à 29 ans, qui ne veulent ressembler à personne d’autre.

 

Nos habitudes de consommation ont-elles fondamentalement changé?
Nous entrons dans une consommation du partage. Avant, un bien avait un prix. Aujourd’hui, il a une valeur d’usage et de partage. Quand il a épuisé son utilité, on le remet sur le marché et cela crée une circulation vertueuse. Les smartphones deviennent ainsi accessibles à une population qui ne pouvait pas se les offrir à prix neuf. Et parce que les objets bougent, cela apporte aux marques une nouvelle clientèle qu’elles n’avaient souvent pas ciblée.

Ressentez-vous les effets conjoncturels de la crise à travers vos petites annonces?
Nous avons nos propres indicateurs de marché : le nombre d’offres déposées et la durée de vie des annonces. Mais nous nous portons mieux quand il y a de la croissance. On ressent aussi très vite les crises sectorielles ou propres à une marque. La crise du diesel, on l’a vue dans nos chiffres de septembre à novembre. Pour nos annonces d’emplois, nous avons déjà constaté des mouvements de reprise l’an dernier et clairement depuis le début de l’année. Au cours des trois dernières semaines, nous avons reçu 40.000 offres.

 

Le Bon Coin crée du lien entre vendeurs et acheteurs : êtes-vous prêts à devenir un réseau social?
Nous gérons une communauté de 23 millions de visiteurs par mois. Et nous voulons leur fournir un meilleur service et des petits bonheurs au quotidien. Notre ADN reste la transaction. Nous nous interrogeons sur notre capacité à aller plus loin pour offrir notamment des moyens de paiement. Nous avons déjà ouvert 15 millions de comptes pour nos utilisateurs réguliers, qui nous demandent aussi de les informer sur les événements de leur ville ou de leur quartier. Et certaines associations détournent nos annonces pour faire passer des messages.




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