Archive pour le Tag 'Espagne'

Manuel Valls transféré en Espagne ?

Manuel Valls transféré en Espagne ?

 

Pourquoi pas un mercato en politique comme il en existe en foot ? En tout cas le processus pourrait être engagé avec le transfert de Manuel Valls de France en Espagne comme candidat à la mairie de Barcelone. La France perdrait évidemment un aboyeur qui se rue sur toutes les causes polémistes pour exister. Le Clémenceau d’opérette pourraiat exercer ses talents en terre catalane, sa terre natale. Pas sûr cependant que cette présence soit de nature à réconcilier la Catalogne avec l’Espagne car l’intéressé ne fait pas non plus dans la nuance pour condamner les indépendantistes catalans ; ce qui est sur c’est que la France serait débarrassée d’un personnage bien peu intéressant.   Selon le journal La Vanguardia ce vendredi matin, le mouvement de centre-droit Ciudadanos lui a proposé de prendre la tête de liste dans la capitale catalane. Dans une interview à la chaîne de télévision publique espagnole TVE, Manuel Valls a reconnu avoir reçu cette proposition de la part d’Albert Rivera, le chef de file de Ciudadanos. Il a reconnu « étudier » cette possibilité.Valls ,ancien chef du gouvernement, a expliqué vouloir « continuer le débat sur l’indépendantisme ». 

Le lanceur d’alerte Falciani arrêté par une Espagne aux relents fachos

Le lanceur d’alerte Falciani arrêté par une Espagne aux relents fachos

 

L’Espagne qui vient d’arrêter Hervé Falciani, le lanceur d’alerte français renoue avec la fâcheuse tradition aux relents fachos . Déjà la question catalane lui a permis de mette en prison nombre d’anciens responsables régionaux. Des élus qui certes avaient commis des erreurs en lançant un référendum illégal mais qui ne sont pas des criminels qui justifient 30 ans de prisons ; Puigdemont, l’ancien président , lui, vient d’être arrêt en Allemagne à la demande de l’Espagne. L’objectif est de le mettre en prison pour qu’il ne puisse briguer la présidence de la catalogne ; Rajoy le premier ministre espagnol essaye ainsi de masquer d’uen par ses difficultés politiques à trouver uen majorité et de camoufler aussi les affaires de son parti. En France, HSBC Private Bank Suisse SA avait  accepté de régler 300 millions d’euros à l’Etat français pour clore des poursuites engagées par Paris, qui lui reprochait d’avoir aidé des contribuables français à soustraire au fisc plus de 1,6 milliard d’euros d’avoirs. HSBC Private Bank Suisse SA avait été mise en examen en France le 18 novembre 2014 pour démarchage bancaire et financier illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale en 2006 et 2007. En arrêtant un lanceur d’alerte qui a permis de démasquer nombre de fraudeurs fiscaux , Rajoy franchit uen nouvelle étape anti démocratique. Notons que la condamnation émane de la Suisse qui évidemment protège se banques y compris dans leurs excès.  À l’origine de révélations sur un système d’évasion fiscale organisé par la filiale suisse de HSBC a donc été arrêté en Espagne, a annoncé le ministère espagnol de l’Intérieur. Ancien informaticien de la banque HSBC, Hervé Falciani a quitté la banque en 2008 en emmenant avec lui des fichiers confidentiels qu’il a divulgués. Hervé Falciani a été condamné par contumace en 2015 par la Suisse à cinq ans de prison pour soustraction de données, espionnage économique aggravé, violation du secret commercial et violation du secret bancaire.

 

Crise en catalogne : Rajoy enfonce l’Espagne

Crise en catalogne : Rajoy enfonce l’Espagne

 

Il y a malheureusement chez certains responsables espagnols de droite une certaine résilience au déni de démocratie. Les gènes autoritarisme de la dictature n’ont pas complètement disparu. Ainsi le premier ministre Rajoy refuse-t-il de reconnaître sa défaite électorale en Catalogne. Pire, il maintient en prison certains anciens responsables et interdit au leader nationaliste Puigdemont  de rentrer en Espagne. Le pays sortait enfin de la crise économique après une longue période de disette mais l’épisode de la Catalogne risque de replonger l’Espagne dans le marasme économique. L’entêtement du premier ministre n’a pas de quoi rassurer les acteurs économiques et faut-il le rappeler la Catalogne représente environ 20 % du PIB espagnol. Certes Puigdemont n’est pas sans responsabilité pour avoir organisé un référendum qui n’était pas légal sur l’indépendance. Depuis la situation a été régularisée puisque le pouvoir central a imposé des élections régionales. Mais ces élections ont été à nouveau gagnées par les nationalistes. Ce que ne peut admettre Rajoy qui préfère enfoncer son pays que de reconnaître le résultat des urnes. De toute manière, la question n’est plus celle de l’indépendance mais celle d’une négociation sur l’élargissement de l’autonomie de la province comme au Pays basque. Autant de questions dont  le premier ministre espagnol ne veut pas entendre. Pourtant  sa très fragile majorité politique repose sur le soutien de la province basque qui, elle, a obtenu cette très large autonomie. La crise Catalogne catalane qui forcément va continuer si le premier ministre espagnol s’entête toujours et pourrait finalement coûter 05, à 1 % de croissance du PIB. Ce qui est considérable quand on sait que le taux de chômage en Espagne est encore de 20%.

 

Catalogne : le roi d’Espagne déraille encore

Catalogne : le roi d’Espagne déraille encore

 

Une nouvelle fois le roi d’Espagne Felipe 6 déraille en sermonnant les catalans. Certes de manière moins virulente qu’après le référendum d’indépendance mais cependant de façon un peu indécente. Comme dans la plupart des monarchies le roi entretient une certaine tradition mais n’a pas de réels pouvoirs politiques ;  du coup son rôle se borne à délivrer quelques discours d’apaisement et d’union. Ce que n’a pas fait Felipe 6 qui pour la première fois s’est exprimé avec véhémence contre les indépendantistes après le référendum du 1er octobre. Il a alors donné nettement le sentiment de lire un texte du Premier ministre.  En cette fin d’année après le résultat des nouvelles élections Felipe 6 s’adresse uniquement aux catalans en leur faisant la leçon de manière moins brutale mais réelle. Il aurait été plus avisé d’inviter les deux parties c’est-à-dire Barcelone et Madrid à faire preuve  de modération et d’esprit de conciliation. De fait Felipe 6 s’aligne une nouvelle fois sur la position de Rajoy qui n’a toujours pas décidé de rencontrer le leader des indépendantistes. Pour ses vœux de Noël au peuple espagnol, dimanche 24 décembre, le roi Felipe VI a lancé un avertissement, teinté d’apaisement, aux nouveaux élus du Parlement catalan. C’était sa première réaction à la victoire des indépendantistes lors des élections régionales en Catalogne, jeudi. Dans son message, enregistré dans un salon du palais royal de la Zarzuela, le roi d’Espagne a averti le nouveau parlement régional qu’il devrait « affronter les problèmes qui affectent tous les Catalans, en respectant la pluralité et en pensant avec responsabilité au bien de tous ». Le 3 octobre, deux jours après le référendum d’autodétermination de la Catalogne organisé malgré l’interdiction de la justice espagnole, le roi avait dénoncé la « déloyauté inadmissible » des dirigeants catalans dans une allocution d’une fermeté sans précédent, qui lui avait valu une volée de critiques en Catalogne.

 

Christopher Froome dopé lors au dernier Tour d’Espagne

Christopher Froome dopé lors au dernier Tour d’Espagne

Après Contador, Armstrong, Indurain, Froome pris la main dans le sac à pharmacie pour avoir utilisé  le dopant bien connu des cyclistes le salbutamol.  Le salbutamol aide à mieux respirer quand il est consommé par inhalation. Un effet déjà pas négligeable pour un sportif, mais les dopés se sont vite aperçus que cette substance, consommée sous forme de cachets, a des effets anabolisants (elle renforce les muscles). D’où un beau succès dans le peloton et ailleurs (33% des 238 cas positifs recensés en France sur l’année 1998).  Le Britannique Christopher Froome, quadruple vainqueur du Tour de France et vainqueur du Tour d’Espagne 2017, a donc été contrôlé positif au test antidopage, au bronchodilatateur salbutamol lors de la Vuelta qu’il a remporté, a indiqué ce mercredi 13 décembre l’Union cycliste internationale (UCI) dans un communiqué à l’AFP. Pour sa défense, Froome a déjà expliqué à plusieurs reprises qu’il souffrait d’asthme. A la suite de cette annonce, ce mercredi, l’équipe du cycliste a publié un communiqué, assurant que ce dernier a « suivi les conseils du médecin » pour augmenter la dose de salbutamol. « Au cours de la dernière semaine de la Vuelta, Chris a présenté des symptômes d’asthme aigus. Sur les conseils du médecin Team Sky, il a utilisé une dose accrue de Salbutamol (toujours dans les limites des doses admissibles) avant le test d’urine du 7 septembre. En tant que chef de course, Chris a été testé après chaque étape de cette période et il a déclaré que son utilisation du médicament faisait partie du processus », explique le communiqué. Devant les caméras du direct, le Britannique a déjà eu recours à des inhalations en course. Par le passé, il a aussi bénéficié d’AUT (autorisation à usage thérapeutique) dont le mode de prescription a d’ailleurs été encadré différemment par la suite. Mais c’est la première fois que le Britannique, qui incarne la domination de l’équipe Sky dans le cyclisme depuis le début de la décade, fait l’objet d’une procédure pour une affaire de dopage. Cette affaire n’est également pas sans rappeler celle -sans commune mesure, pour le moment- de Lance Armstrong, héros déchu du cyclisme qui a perdu titres et maillots jaunes pour plusieurs infractions à la réglementation antidopage, révélées par l’Agence américaine antidopage (USADA). Il a également été radié à vie de toutes compétitions sportives. Enfin, cette polémique rappelle celle dans les années 1990 de l’Espagnol Miguel Indurain, autre vainqueur du Tour de France appelé à justifier un contrôle antidopage « anormal ». En 1994, Indurain venait de remporter son quatrième Tour de France… comme Froome. A la fin de l’été, il devait s’expliquer sur un contrôle datant du mois de mai précédent à l’occasion du Tour de l’Oise, une simple course de préparation au Tour. A cause, déjà, du salbutamol.

 

Puigdemont : pas de retour en Espagne avant les élections de Catalogne

Puigdemont : pas de retour en Espagne avant les élections de Catalogne

 

La situation de Puigdemont ,ancien président de la Catalogne, devient de plus en plus ubuesque. Il ne peut pas retourner en Espagne car il risque d’être aussitôt arrêté, jugé voire éventuellement être interdit de candidature à l’élection en Catalogne prévue le 21 décembre. Du cou,p il reste sous la protection juridique de la Belgique où  il s’est réfugié pour faire valoir ses droits y compris celui de se présenter comme candidat aux élections régionales de ce 21 décembre. Il est clair que dans cette affaire l’Espagne ne se grandit pas. En effet , il aurait été plus simple d’attendre les élections de décembre avant éventuellement d’entamer des poursuites juridiques à l’encontre de l’ancien président de Catalogne. Des poursuites juridiques par ailleurs très contestable car la question ne se situe pas sur le terrain du droit mais sur celui de la politique. À la décharge de l’Espagne, il faut aussi reconnaître que Puigdemont  a accumulé plusieurs maladresses et  erreurs notamment en organisant un référendum illégal et non représentatif. Le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses ministres, réclamés par la justice espagnole, resteront en Belgique au-delà des élections prévues en Catalogne le 21 décembre, en raison des recours qui seront déposés contre leur extradition, a affirmé samedi son avocat. « Quoi qu’il arrive, ils seront (à Bruxelles) au minimum jusqu’au 21 décembre, et je calcule que cela ira même jusqu’à mi-janvier en principe », a déclaré Jaume Alonso Cuevillas à la radio catalane Rac1. « Je suis convaincu que quoi qu’il se passe il y aura recours en appel et recours en cassation » pour éviter que la Belgique les renvoie en Espagne, a-t-il expliqué. L’ancien président s’est réfugié en Belgique avec quatre de ses ministres après que le gouvernement espagnol a mis sous tutelle la Catalogne qui venait de déclarer unilatéralement l’indépendance le 28 octobre. Comme les autres dirigeants indépendantistes catalans qui ont préparé cette tentative de sécession, il est inculpé pour rébellion, sédition et détournement de fonds public. Après sa fuite, les autres membres du gouvernement destitué ont été placés en détention préventive. Carles Puigdemont est cependant candidat aux élections régionales, à la tête de sa propre liste, et prétend s’il l’emporte être rétabli comme « président légitime » du gouvernement catalan. En cas de victoire, Carles Puigdemont « a manifesté son intention de venir être investi comme président de la Generalitat (exécutif catalan), indépendamment de ce qui se passe avec la justice belge », a ajouté l’avocat. A propos de l’audience prévue lundi devant la justice belge, à laquelle l’Espagne a demandé l’extradition de Carles Puigdemont, « nous ne savons pas combien de temps cela durera, ni si les personnes mises en cause seront appelées à déclarer », a-t-il précisé.

 

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

 

 

On peut légitimement se demander si le terrorisme n’est pas en voie de banalisation tellement les réactions paraissent timides. Par exemple le dernier attentat en Espagne qui a pourtant fait des victimes françaises n’a suscité que quelques réactions assez convenues par voie de communiqué. Il s’agit pourtant d’un premier attentat  en ’Espagne. On aurait attendu mieux de la part de la France. Qu’elle prenne par exemple l’  initiative d’un vaste mouvement de protestation organisée dans toute l’Europe. La bataille est en effet culturelle et idéologique. C’est la bataille de la démocratie contre la barbarie. Elle durera 30 ou 40 ans, il s’agit de triompher de la barbarie de quelques jeunes tarés, le plus en souvent anciens délinquants qui veulent donner une légitimité religieuse à leur violence.  .Faut-il rappeler qu’après l’attentat contre Charlie hebdo des millions de Français s’étaient mobilisés avec la présence de 40 responsables politiques de pays étrangers. Depuis les crimes contre Charlie hebdo, d’autres événements tragiques se sont déroulés en France à Nice en particulier et aussi un peu partout dans le monde. Du coup,  l’impression d’accoutumance voire d’impuissance se répand y compris chez les responsables politiques.  Le dernier bilan des victimes françaises des attentats de la fin de la semaine en Espagne, publié samedi par le ministère des Affaires étrangères, fait état de 30 blessés, dont cinq dans un état grave. Seize de ces blessés ont pu quitter les hôpitaux où ils étaient soignés et 14 sont encore hospitalisés dans des établissements de la région de Barcelone, a précisé le Quai d’Orsay dans un communiqué. Les attaques aux véhicules bélier de Barcelone et Cambrils, en Catalogne, revendiquées par l’organisation de l’Etat islamique, ont fait au total 14 morts et 126 blessés. Certes les Français sont en vacances, le gouvernement aussi mais le pire dans cette bataille c’est de trouver des excuses au manque de solidarité. De ce point de vue on peut se réjouir de l’initiative du maire de Nice de réunir les maires des plus grandes villes européennes avec le commissaire européen à la sécurité afin de6 aux moyens de lutte contre ce terrorisme.

Pas de sanction financière pour l’Espagne et le Portugal (Moscovici)

Pas de sanction financière pour l’Espagne et le Portugal (Moscovici)

 

 

Changement de discours à la commission européenne qui il y a encore quelques semaines menaçait  l’Espagne et le Portugal de lourdes sanctions financières pour dépassement budgétaire. Depuis le brexit est passé par là et la commission européenne commence enfin à s’inquiéter du sentiment anti européen qui monte un peu partout dans l’union. En outre ces sanctions auraient été particulièrement discriminatoires à l’égard de ces deux pays puisque lorsque cela les arrangeait la France comme l’Allemagne ne se sont pas privés de dépasser les critères européens. Depuis l’Allemagne est rentré dans le rang mais pas la France. Du coup sanctionner l’Espagne et le Portugal aurait sans doute conduit à envisager aussi des pénalités financières pour la France. Du coup la Commission européenne a renoncé à infliger une amende pour déficit excessif à l’Espagne et au Portugal pour éviter « un sentiment d’humiliation », affirme dimanche dans le quotidien espagnol El Pais le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. « Imposer des amendes aurait généré un sentiment anti-européen et une perception d’humiliation dans un pays comme l’Espagne, qui a fait énormément de sacrifices ces derniers temps », affirme le Français Pierre Moscovici, après que la Commission a renoncé à sanctionner l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire. En 2015, le déficit public espagnol avait atteint 5,1% du PIB, un chiffre bien au-dessus du plafond de 3% fixé par le pacte de stabilité et des objectifs de la Commission, de 4,2%. « Les Espagnols ont fait des efforts considérables », souligne Pierre Moscovici, après des années de crise économique et d’austérité budgétaire, ajoutant que « l’approche corrective n’est pas la plus adéquate, alors que nous voyons comment les citoyens doutent de l’UE ». En février, il avait exhorté les Espagnols à « respecter les recommandations » et à « être très rigoureux ». Les promesses faites par le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos,« devront être respectées », avertit le commissaire européen, agitant la menace du gel de fonds structurels européens. M. Moscovici demande dès cette année des « mesures fiscales structurelles qui apportent cinq milliards d’euros » au budget espagnol, pour atteindre l’objectif de déficit exigé par la Commission de 4,6% du PIB en 2016 et 3,1% en 2017, ce qui supposerait de nouvelles mesures d’économies. Luis de Guindos a annoncé en juillet une hausse de l’impôt sur les sociétés, qui devrait selon Madrid rapporter environ sept milliards d’euros. Le gouvernement sortant du conservateur Mariano Rajoy, qui expédie les affaires courantes depuis les législatives de décembre 2015 après lesquelles son parti, sans majorité absolue, n’est pas parvenu à trouver d’alliés pour gouverner, ne peut pas approuver de nouveau budget. L’Espagne connaît une croissance économique parmi les plus fortes de la zone euro, de 3,2% en 2015, et selon ses prévisions, de 2,9% en 2016, mais son taux de chômage reste très élevé, à 20%. (AFP)

L’Espagne : croissance proche de 3 %

L’Espagne : croissance proche de 3 %

 

L’Espagne menacée par l’union économique en raison de son dérapage budgétaire tente de rassurer en indiquant que la croissance devrait être supérieure aux attentes. Le gouvernement espagnol a donc relevé sa prévision de croissance pour l’économie du pays en 2016, à 2,9% contre 2,7% anticipé auparavant, a annoncé dimanche le ministre de l’Economie Luis de Guindos.  »Nos observations indiquent que l’année 2016 verra une croissance économique plus forte, proche de 3%, qui s’élèvera précisément à 2,9% », a-t-il déclaré en marge de la réunion des ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales du G20, ce week-end à Chengdu (sud-ouest de la Chine) au micro de la radio publique RNE. Le gouvernement conservateur tablait auparavant sur une croissance de 2,7% en 2016 et 2,4% en 2017. L’an dernier, la croissance du Produit intérieur brut(PIB) espagnol s’est élevée à 3,2%. Si M. de Guindos n’a pas avancé de prévision de croissance pour 2017, il a affirmé en revanche anticiper « une décélération » qui sera « parfaitement conforme à la tendance à l’oeuvre en zone euro et dans l’économie mondiale ». Le ministre a par ailleurs affirmé que l’Espagne – quatrième économie de la zone euro – était confiante dans le fait qu’elle pourrait éviter d’être sanctionnée par la Commission européenne pour son dérapage budgétaire en 2015.  »Il est de bon sens (de penser) qu’il n’y aura pas d’amende pour l’Espagne », a affirmé M. De Guindos, faisant valoir que le pays affiche à la fois l’une des plus fortes croissances économiques de l’union monétaire et un bon rythme de création d’emplois.

(Avec AFP)

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

 

 

La procédure de sanction engagée par les ministres des finances de la zone euro pose de sérieuses interrogations. Il s’agit en effet de la première procédure de ce type engagée alors que d’autres pays ne s’étaient pas privés à l’occasion de dépasser les critères de déficit lorsque cela les arrangeait. L’Allemagne ne s’en est pas privée en dépassant au début des années 2000 (pendant plusieurs années)  les 3 % fixés par l’union économique. Quant à la France c’est une habituée des dépassements. Il est évidemment plus facile de taper sur l’Espagne ou le Portugal que sur la France à fortiori l’Allemagne. L’autre interrogation porte sur l’opportunité de cette procédure dans une conjoncture marquée par l’affaiblissement de la croissance au plan mondial, un affaiblissement qui sera amplifié de 0,2 à 0,3 % du fait du brexit. Peut-être s’agit-il d’un avertissement indirect adressé à la France par l’Allemagne via les instances européennes. Pas sûr cependant que cet orthodoxie financière soit actuellement très adaptée à l’environnement économique ; un environnement économique caractérisé par un affaiblissement de la croissance (illustré par le recul de la production industrielle en mai en France, en Italie mais aussi en Allemagne). C’est donc une procédure de sanctions inédite qui s’ouvre pour deux pays européens. Les ministres des Finances de la zone euro vont « soutenir [mardi] la recommandation de la Commission européenne » et déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, a annoncé lundi soir Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, à l’issue d’une réunion à Bruxelles des grands argentiers de la monnaie unique. Lors d’une conférence de presse avec le Néerlandais, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a précisé que s’ouvrira « une période de 20 jours » à partir du moment où les ministres de la zone euro  »vont dans notre sens ». Le Français a rappelé que les amendes possibles étaient « au maximum de 0,2% » du Produit Intérieur Brut (PIB) et au « minimum zéro ». Dans le cadre de cette échéance de vingt jours, l’exécutif européen « doit aussi proposer la suspension d’une partie des engagements de versements de fonds structurels européens » à partir de 2017. Selon une source européenne, les fonds concernés pour l’an prochain s’élèvent pour l’Espagne à 1,3 milliard d’euros et pour le Portugal à 500 millions d’euros. En 2015, le déficit public espagnol a atteint 5% du produit intérieur brut (PIB), bien au-delà du seuil du pacte de stabilité (3% du PIB) et des objectifs que lui avait fixés la Commission, à 4,2%. Quant au Portugal, il avait affiché un déficit public de 4,4% du PIB l’an passé alors que l’objectif fixé était de repasser sous les 3%. En 2016, le pays espère toutefois rentrer dans les clous. « Nous allons engager un processus de dialogue avec les ministres » de l’Espagne et du Portugal, a encore expliqué Pierre Moscovici, les incitant à faire valoir « le plus vite possible » leurs arguments pour expliquer pourquoi ils ont dérapé et ce qu’ils veulent faire pour améliorer leur situation budgétaire. Les deux pays disposent de dix jours à compter du constat de dérapage par leurs pairs de la zone euro.

 

(Avec AFP)

 

Espagne : Podemos battu, Rajoy, vainqueur, grâce au brexit ?

Espagne : Podemos battu,  Rajoy, vainqueur, grâce au brexit ?

 

Il se pourrait bien que le brexit ait  joué un certain rôle pour renverser toute les prévisions lors des sélections espagnoles. On s’attendait en effet dans les grands médias à une victoire de Podemos  alors que finalement c’est le parti populaire conservateur de Mariano qui est le grand vainqueur. Deux éléments fondamentaux ont sans doute joué contre le jeune parti Podemos,  sans doute son alliance avec les communistes qui a fait peur, ensuite la promesse de référendum en particulier en Catalogne. Des référendums pouvant conduire à l’indépendance mais en même temps à l’affaiblissement économique notoire du pays. De ce point de vue la panique créée en Grande-Bretagne avec les résultats du brexit  ont pu influencer des électeurs qui ont pu craindre que l’Espagne ne s’enfonce davantage dans la crise alors que beaucoup condamnent déjà l’austérité qu’on leur a imposée. Une leçon peut-être dont pourrait tirer parti d’autres pays qui auront à affronter prochainement des élections. Il est possible en effet que les conséquences néfastes du brexit  en Grande-Bretagne avec en particulier la perspective d’une récession ramènent certains sélecteurs à la raison, des électeurs qui pourraient se méfier des promesses populistes et démagogiques des oppositions de droite comme de gauche. Les sondages sortis des urnes – et ceux publiés jusqu’à ce jour de vote en Espagne – s’étaient lourdement trompés. Finalement, Unidos Podemos (UP), l’alliance de Podemos, d’Izquierda Unida, formée des Communistes et des Ecologistes, n’a pas réussi à dépasser le parti socialiste, le PSOE, qui reste la deuxième force politique du pays derrière le Parti Populaire (PP) conservateur de Mariano Rajoy.  Le PP qui, sur 95 % des bulletins dépouillés, a obtenu 32,9 % des voix et 137 sièges contre 28,7 % et 123 sièges le 20 décembre. Le président du gouvernement sortant Mariano Rajoy peut s’estimer satisfait de ce résultat. Il apparaît qu’il a bénéficié, comme le PSOE, mais dans une plus grande ampleur, d’un réflexe de retour aux partis traditionnels. Réflexe certes limité, puisque le PP avait obtenu 45 % des voix et la majorité absolue en 2011, mais la progression de près de quatre points est nette et elle donne clairement à l’équipe sortante la légitimité pour tenter de former un gouvernement. Le président du gouvernement pourra prétendre avoir gagné ces élections du 26 juin et effacé en partie les lourdes pertes subies entre 2011 et 2015. Sans doute faut-il y voir un effet de crainte face à la crise politique que traverse le pays et la volonté, en conséquence, de renforcer le gouvernement sortant. Mais la vraie surprise de ces élections, c’est la progression des Socialistes du PSOE que l’on donnait pour moribond. Avec 22,8 % des voix contre 22 % le 20 décembre, il perd 5 sièges à 85 sièges contre 90 voici six mois. Le secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez a fait mentir tous les pronostics et est parvenu à conserver largement la deuxième place dans l’échiquier politique espagnol en se renforçant. Il peut désormais espérer imposer sa candidature alternative à celle de Mariano Rajoy pour la présidence du Congrès qui avait échoué le 2 mars dernier en jouant cette fois sur l’affaiblissement d’Unidos Podemos. 

Après l’Espagne, coup de balai à la tête des grandes villes en Italie ?

Après l’Espagne, coup de balai à la tête des grandes villes en Italie ?

 

 

Il se pourrait que comme en Espagne on assiste à un coût de balai à la tête des grandes villes en n’Italie. En tout cas le mouvement de Pepe Grillo qui lutte contre la corruption et le clientélisme fait  une très belle percée. Ce Mouvement Cinq Etoiles (M5s) est largement en tête à Rome à l’issue du premier tour des élections municipales qui avaient lieu dimanche en Italie, devant le Parti démocrate du chef du gouvernement Matteo Renzi, de moins en moins populaire, et progresse fortement dans d’autres villes. Quelque 13 millions d’électeurs, soit un quart de la population adulte, étaient appelés à élire les maires d’environ 1.300 communes, parmi lesquelles ceux de grandes villes comme Rome, Milan, Naples et Turin. Virginia Raggi, candidate du M5s à la mairie de Rome, est créditée d’environ 37% des suffrages par l’institut Piepoli, après le dépouillement d’un échantillon représentatif de bulletins. Le candidat du Parti démocrate, Roberto Giachetti, est projeté au coude-à-coude avec la candidate de l’extrême droite Giorgia Meloni, avec chacun autour de 22% des voix. Si aucun candidat n’emporte plus de 50% des voix, un second tour départagera les deux candidats les mieux placés le 19 juin, et de nombreuses grandes villes devraient recourir à ce nouveau vote. Une victoire du M5s à Rome représenterait une percée majeure pour le mouvement fondé en 2009 par Beppe Grillo, qui entend rassembler sur la base de la dénonciation des scandales de corruption qui touchent aussi bien la gauche que la droite dans la capitale. Si Raggi l’emportait, elle serait en outre la première femme à siéger à la mairie romaine. « Le vent tourne, c’est le moment », a dit la candidate à Rome, aux premières heures lundi. Raggi promet de s’attaquer à la corruption, au clientélisme et jusqu’aux petites incivilités quotidiennes des conducteurs et usagers romains, qui sont devenues la norme dans la capitale. « Nous vivons un moment historique », a dit la juriste âgée de 37 ans. « Les Romains sont prêts à tourner la page et je suis prête à gouverner cette ville et à rendre à Rome la splendeur et la beauté qu’elle mérite », a-t-elle poursuivi. Un échec du Parti démocrate à Rome représenterait un coup dur pour Renzi, après le départ du précédent élu démocrate, mis en cause dans un scandale concernant ses frais de bouche. A Milan, l’écart paraît plus étroit, le candidat de centre-gauche Giuseppe Sala, soigneusement choisi par Renzi, étant donné en tête avec 42,8% des suffrages, devant Stefano Parisi, de centre-droit, crédité de 37,7%. Dans les autres grandes villes, les projections suggèrent une légère avance de la gauche. A Turin, le maire actuel issu du Parti démocrate, Piero Fassino est donné premier, mais un second tour difficile l’attend face au candidat du Mouvement Cinq Etoiles. A Naples, le maire sortant de gauche, Luigi de Magistris, semble bien parti pour l’emporter, après avoir déclaré que sa ville est une zone « sans Renzi ». Bologne, ville bastion du Parti démocrate, voit elle le candidat soutenu par le parti premier, mais avec une avance moindre que prévu, ce qui devrait le contraindre à un second tour contre l’extrême droite ou le M5s. Matteo Renzi, dont la popularité a faibli au cours de l’année dernière, a pris soin de se distancer des élections municipales, expliquant qu’elles reflétaient des problèmes locaux et n’auraient pas de répercussions sur le gouvernement de coalition. Le Premier ministre cherche au contraire à attirer l’attention sur un référendum en octobre, portant sur un projet réforme de la Constitution. Il a dit qu’il démissionnerait si les Italiens devaient rejeter son plan, visant à réduire les pouvoirs du Sénat, et fluidifier les procédures législatives au Parlement.

(Reuters)

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

 

 

L’Espagne par la voix du chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy a déclaré que l’Espagne ne pourrait respecter les objectifs d’équilibre budgétaire décidés par l’Europe. Une déclaration à prendre  d’autant plus au sérieux que c’est le leader socialiste qui a été sollicité pour tenter de former un gouvernement. Il est vraisemblable que ce dernier prendra encore davantage de liberté avec les contraintes européennes. En clair cela signifie que le pacte de stabilité budgétaire est grandement menacé puisque presque la moitié des pays de la zone euro ne le respecteront pas en 2016, la France y compris bien entendu. Pour autant la commission européenne s’accroche à son dogme : «Quand les marchés sont volatiles, vous avez besoin de fermeté sur ce qui a été convenu (…) nous devons prendre cela très au sérieux», a déclaré le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, interrogé sur le budget espagnol après une réunion des 19 ministres des Finances à Bruxelles. Et le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, de renchérir: «L’Espagne doit respecter les recommandations (…) il faudra voir avec le nouveau gouvernement (…) il faudra être très rigoureux». Comme si on pouvait faire abstraction du tassement économique mondial qui affecte aussi la zone euro puisque les perspectives de croissance de 2016 n’atteindront peut-être même pas les résultats de 2015,  qu’en outre on n’est pas à l’abri d’une crise financière majeure. Alors qu’il faudrait relancer réellement les investissements et soutenir le pouvoir d’achat pour relancer la croissance. Certes la rigueur budgétaire est nécessaire mais ce n’est pas en période de crise qu’on  peut y parvenir et de ce point de vue le calendrier de la commission européenne est un peu surréaliste.

Espagne : hausse du chômage en janvier

Espagne : hausse du chômage en janvier

Alors que l’Espagne avait réussi à diminuer son nombre de chômeurs de prés de 700 000 en 2015, Le nombre de chômeurs est reparti à la hausse en janvier, avec 57.247 personnes de plus, une augmentation liée à la fin des contrats temporaires pour les fêtes de fin d’année, a annoncé mardi le ministère pour l’Emploi. L’amélioration en 2015 était notamment du à une solide croissance. Ce qui avait amené La Banque d’Espagne a relevé légèrement ses prévisions de croissance de l’économie espagnole, à 3,2% pour 2015 et 2,8% pour 2016, deux jours après les élections législatives qui ont ouvert une période d’incertitude politique. Ses dernières prévisions, en septembre, donnaient une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 3,1% en 2015 et 2,7% en 2016. « L’évolution de l’activité au dernier trimestre est légèrement plus favorable que ce qui était envisagé, ce qui a conduit à réviser à la hausse le taux estimé de croissance moyenne annuelle du PIB en 2015, à 3,2% », écrit la Banque centrale dans son rapport trimestriel. L’institution table sur une progression du PIB de 0,8% au quatrième trimestre, comme au troisième. Elle juge que « le léger ralentissement du PIB observé dans la seconde moitié de l’année, en tout cas, ne modifie pas le scénario principal d’une croissance soutenue du PIB au cours des prochains trimestres ». L’amélioration de la croissance avait rendu possible une baisse significative du chômage, un chômage qui porte cependant sur plus de 4 millions de personnes soit un taux de chômage de 21 %, le plus élevé après celui de la Grèce. Mais les premières tendances de janvier pourraient être moins favorables.

(Avec Reuters)

Espagne : blocage institutionnel ?

Espagne : blocage institutionnel ?

 

 

D’une certaine manière, on assiste à un blocage institutionnel en Espagne d’abord parce que suite aux récentes élections législatives aucune majorité n’a pu se dégager. Le parti populaire est bien arrivé en tête mais il a  perde la majorité. Du côté de la socialiste et PODEMOS)  se on voit mal une majorité possible entre ces deux frères ennemis. La formation d’un gouvernement paraît en l’état actuel des choses peu probable. Resterait alors la possibilité d’une nouvelle consultation des électeurs. Mais moins de 30 % de ces électeurs seraient favorables à l’organisation d’une nouvelle élection et surtout près de 90 % seraient prêts à maintenir leur vote autant dire à perpétuer le blocage institutionnel actuel.  Moins d’un tiers des Espagnols souhaitent donc  la tenue de nouvelles élections législatives malgré le blocage résultant du scrutin de dimanche dernier, alors que deux tiers sont favorables à un accord de gouvernement entre plusieurs partis, montre un sondage publié ce jeudi. Sept pour cent seulement des personnes interrogées ont déclaré qu’elle changerait de bulletin de vote si un nouveau scrutin était organisé, tandis que 87,1% ont dit qu’elles maintiendraient leur choix initial. L’enquête a été menée lundi et mardi auprès de 1.200 personnes par l’institut Invymark pour le compte de la chaîne de télévision La Sexta. Le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, le président du gouvernement sortant, est arrivé en tête dimanche avec 28,7% des suffrages exprimés mais il a perdu la majorité au Parlement avec 123 sièges seulement sur 350. Le Parti socialiste (PSOE) s’est classé deuxième devant le mouvement centriste Ciudadanos et le parti de gauche radicale Podemos. Vingt-sept pour cent des sondés préfèreraient voir Mariano Rajoy rester à la tête du gouvernement tandis que 26% ont estimé que Pablo Iglesias, le chef de file de Podemos, devrait lui succéder.

De nouvelles élections en Espagne ?

De nouvelles élections en Espagne ?

 

 

Les récentes élections en Espagne n’ont guère été de nature à clarifier la situation en termes de majorité gouvernementale. Tout au plus ont-elles permis d’acter les rapports de force de chacune des sensibilités. Certes le Parti populaire (conservateur) a remporté les élections législatives espagnoles de dimanche mais sans majorité, et ses divergences avec les deux partis de gauche entravent encore un peu plus la perspective d’une investiture de son président. Du coup la seule solution pourrait être de provoquer de nouvelles élections avec l’espoir de dégager une majorité gouvernementale. , le Parti socialiste et le parti de gauche radicale Podemos ont en effet annoncé sans surprise, qu’ils voteraient contre l’investiture d’un gouvernement espagnol formé par le conservateur sortant Mariano Rajoy (du Parti Populaire), compliquant sa reconduction. « Le PSOE va voter non au Parti populaire et à Rajoy », a déclaré le secrétaire d’organisation du Parti socialiste espagnol, Cesar Luena, deuxième force politique, avec 22% des suffrages et 90 sièges « Podemos ne permettra d’aucune manière un gouvernement du PP« , a de son côté déclaré Pablo Iglesias, dirigeant de cette formation de gauche radicale, arrivée troisième avec 20,6 % des voix et disposant avec ses alliés de 69 sièges à la chambre des députés. Le parti libéral Ciudadanos ayant déjà annoncé qu’il s’abstiendrait, Mariano Rajoy n’aurait ainsi pas les voix pour être investi. En effet, la Constitution prévoit que le roi désigne, après consultations, un candidat chargé de former un cabinet qui doit été investi par la chambre. Pour ce faire, il doit obtenir la majorité absolue des sièges, 176 sur 350. En cas d’échec, l’investiture est possible à la majorité simple, que Mariano Rajoy n’obtiendrait pas. Avec ses 123 sièges et faute du soutien de Ciudadanos, le Parti Populaire serait forcément bloqué par PSOE et Podemos qui ont ensemble 159 sièges. « La balle est dans le camp du PSOE. Il doit décider s’il s’abstient et permet la constitution d’un gouvernement (…) j’espère qu’ils prendront (cette) décision », avait déclaré auparavant Albert Rivera, le leader de Ciudadanos. À l’issue du scrutin de dimanche, le PP a obtenu 123 sièges sur les 350 du Congrès des députés (la chambre basse des Cortes Generales, le Parlement espagnol), contre 90 pour les socialistes (PSOE), 69 pour le parti anti-austérité Podemos et ses partenaires et 40 pour les centristes de Ciudadanos. La majorité absolue se situe à 176 sièges: pour gouverner ces quatre prochaines années, le PP devra donc s’allier avec d’autres partis.

Élections en Espagne : pour rien ?

Élections en Espagne : pour rien ?

 

Il n’est pas évident que les sélections espagnoles aient  servies== à grand-chose en tout cas pour constituer une majorité durable. Les centristes d’une part et Podemos  d’autre part affirment leur représentativité et non d’autre but désormais que de mordre encore un peu plus à la fois sur les voix du parti conservateur et sur les voies du parti socialiste. Pourquoi dès lors se compromettre dans une alliance avec le parti des conservateurs qui ne pourraient qu’hypothéquer leurs chances lors d’une prochaine élection ;  en tout état de cause l’alliance qui doit être trouvée par le parti conservateur ne sera pas de tout repos on retrouve en Espagne à peu près les différents courants de pensée qui traversent  d’autres pays notamment la France avec toutefois un élément de taille en moins la quasi-absence d’extrême droite en Espagne. Il y a d’une part un mouvement conservateur, d’autre part mouvement socialiste un peu usé par le pouvoir, l’émergence d’une extrême gauche relativement anticapitaliste et anti impérialiste enfin la résurgence d’un centre. Autant de courants de pensée ou les idéologies et au contenu programmatique complètement différent.  Le Parti populaire (PP, conservateurs) du Président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a remporté les élections législatives dimanche, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes, sans pour autant détenir la majorité absolue. Pour gouverner ces quatre prochaines années, le PP devra s’allier avec d’autres partis. Le PP obtiendrait entre 114 et 124 sièges sur les 350 du Congrès des députés, la chambre basse des Cortes Generales, le Parlement espagnol. Il lui manquerait donc 52 à 62 sièges sur les 176 nécessaires à la majorité absolue. Les socialistes (PSOE) arriveraient en deuxième position avec 79 à 85 sièges tandis que les nouveaux venus, le parti anti-austérité Podemos (« Nous pouvons ») et les centristes de Ciudadanos (« Citoyens »), seraient respectivement troisièmes et quatrièmes. Podemos aurait 70 à 80 sièges et Ciudadanos 46 à 50 sièges. 

Espagne : le chômage remonte encore

Espagne : le chômage remonte encore

 

Fini l’exemple de l’Espagne un moment considérée comme exemplaire par la commission économique européenne pour sa politique de rigueur et le nouveau dynamisme de son marché du travail. Le taux de chômage en Espagne a en effet augmenté en octobre pour le troisième mois consécutif. Si la saison touristique a été bonne, l‘économie du pays reste fragile notamment sur le front de l’emploi avec 4,18 millions de chômeurs, selon les derniers chiffres publiés ce mardi par le ministère du Travail. Le nombre de personnes sans emploi a augmenté en octobre de 2,01%, soit 82.327 chômeurs de plus. Le chômage est reparti à la hausse en août, après six mois de baisse consécutifs, avec la fin des contrats estivaux, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la pêche et de l’agriculture.

Espagne : le budget va déraper, fin de l’Etat modèle ?

Espagne : le budget va déraper, fin de l’Etat modèle ?

Depuis plusieurs années l’Espagne été citée en exemple par la commission européenne cependant la même commission commence à s’inquiéter des dérapages budgétaires. En fait  l’austérité imposée n’a pas produit tous les effets attendus en matière de rééquilibrage des comptes et la croissance n’est pas à la hauteur des espérances. La Commission européenne a donc  mis en garde lundi contre un risque de dérapage budgétaire de l’Espagne en 2015 et en 2016, après avoir reçu en avance l’avant-projet de budget de la quatrième économie de la zone euro. Mais une mise en garde qui restera sans doute assez formel car l’Espagne ne sera pas la seule à ne pas respecter ses engagements compte tenu du tassement de l’économie mondiale et de la croissance molle qui se dessine en Europe. Au regard des prévisions fournies par Madrid, il y a un « risque de non-conformité » avec le pacte de stabilité, le carcan budgétaire européen, a dit le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, au cours d’une conférence de presse. « Nous allons inviter les autorités espagnoles à respecter strictement le budget 2015 et à s’assurer que le budget 2016 soit en conformité avec le Pacte de stabilité et de croissance (…) Nous rendrons demain cette opinion », a poursuivi M. Moscovici. En raison du déroulement de législatives le 20 décembre en Espagne, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy avait décidé de fournir en avance son projet de budget 2016 pour qu’il soit examiné plus rapidement par la Commission européenne.

Espagne: hausse du chômage

Espagne hausse du chômage

L’amélioration sur le front de l’emploi a marqué une pause en Espagne au mois de septembre avec 26.087 demandeurs d’emploi supplémentaires, soit une hausse de 0,64%, montrent les statistiques publiées vendredi par le ministère du Travail. Le chômage avait tendance à reculer en Espagne mais le pays compte encore 4,09 millions de chômeurs, selon les chiffres du ministère. Après six années de crise, l’Espagne est sortie de la récession et affiche actuellement l’un des taux de croissance les plus élevés d’Europe. Un taux cependant à relativiser compte tenu de dépressions précédentes. Les indicateurs récents suggèrent cependant un ralentissement économique qui mine l’un des principaux arguments de campagne du gouvernement de Mariano Rajoy à l’approche des élections législatives du 20 décembre.

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol