Archive pour le Tag 'Espagne'

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

 

 

On peut légitimement se demander si le terrorisme n’est pas en voie de banalisation tellement les réactions paraissent timides. Par exemple le dernier attentat en Espagne qui a pourtant fait des victimes françaises n’a suscité que quelques réactions assez convenues par voie de communiqué. Il s’agit pourtant d’un premier attentat  en ’Espagne. On aurait attendu mieux de la part de la France. Qu’elle prenne par exemple l’  initiative d’un vaste mouvement de protestation organisée dans toute l’Europe. La bataille est en effet culturelle et idéologique. C’est la bataille de la démocratie contre la barbarie. Elle durera 30 ou 40 ans, il s’agit de triompher de la barbarie de quelques jeunes tarés, le plus en souvent anciens délinquants qui veulent donner une légitimité religieuse à leur violence.  .Faut-il rappeler qu’après l’attentat contre Charlie hebdo des millions de Français s’étaient mobilisés avec la présence de 40 responsables politiques de pays étrangers. Depuis les crimes contre Charlie hebdo, d’autres événements tragiques se sont déroulés en France à Nice en particulier et aussi un peu partout dans le monde. Du coup,  l’impression d’accoutumance voire d’impuissance se répand y compris chez les responsables politiques.  Le dernier bilan des victimes françaises des attentats de la fin de la semaine en Espagne, publié samedi par le ministère des Affaires étrangères, fait état de 30 blessés, dont cinq dans un état grave. Seize de ces blessés ont pu quitter les hôpitaux où ils étaient soignés et 14 sont encore hospitalisés dans des établissements de la région de Barcelone, a précisé le Quai d’Orsay dans un communiqué. Les attaques aux véhicules bélier de Barcelone et Cambrils, en Catalogne, revendiquées par l’organisation de l’Etat islamique, ont fait au total 14 morts et 126 blessés. Certes les Français sont en vacances, le gouvernement aussi mais le pire dans cette bataille c’est de trouver des excuses au manque de solidarité. De ce point de vue on peut se réjouir de l’initiative du maire de Nice de réunir les maires des plus grandes villes européennes avec le commissaire européen à la sécurité afin de6 aux moyens de lutte contre ce terrorisme.

Pas de sanction financière pour l’Espagne et le Portugal (Moscovici)

Pas de sanction financière pour l’Espagne et le Portugal (Moscovici)

 

 

Changement de discours à la commission européenne qui il y a encore quelques semaines menaçait  l’Espagne et le Portugal de lourdes sanctions financières pour dépassement budgétaire. Depuis le brexit est passé par là et la commission européenne commence enfin à s’inquiéter du sentiment anti européen qui monte un peu partout dans l’union. En outre ces sanctions auraient été particulièrement discriminatoires à l’égard de ces deux pays puisque lorsque cela les arrangeait la France comme l’Allemagne ne se sont pas privés de dépasser les critères européens. Depuis l’Allemagne est rentré dans le rang mais pas la France. Du coup sanctionner l’Espagne et le Portugal aurait sans doute conduit à envisager aussi des pénalités financières pour la France. Du coup la Commission européenne a renoncé à infliger une amende pour déficit excessif à l’Espagne et au Portugal pour éviter « un sentiment d’humiliation », affirme dimanche dans le quotidien espagnol El Pais le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. « Imposer des amendes aurait généré un sentiment anti-européen et une perception d’humiliation dans un pays comme l’Espagne, qui a fait énormément de sacrifices ces derniers temps », affirme le Français Pierre Moscovici, après que la Commission a renoncé à sanctionner l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire. En 2015, le déficit public espagnol avait atteint 5,1% du PIB, un chiffre bien au-dessus du plafond de 3% fixé par le pacte de stabilité et des objectifs de la Commission, de 4,2%. « Les Espagnols ont fait des efforts considérables », souligne Pierre Moscovici, après des années de crise économique et d’austérité budgétaire, ajoutant que « l’approche corrective n’est pas la plus adéquate, alors que nous voyons comment les citoyens doutent de l’UE ». En février, il avait exhorté les Espagnols à « respecter les recommandations » et à « être très rigoureux ». Les promesses faites par le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos,« devront être respectées », avertit le commissaire européen, agitant la menace du gel de fonds structurels européens. M. Moscovici demande dès cette année des « mesures fiscales structurelles qui apportent cinq milliards d’euros » au budget espagnol, pour atteindre l’objectif de déficit exigé par la Commission de 4,6% du PIB en 2016 et 3,1% en 2017, ce qui supposerait de nouvelles mesures d’économies. Luis de Guindos a annoncé en juillet une hausse de l’impôt sur les sociétés, qui devrait selon Madrid rapporter environ sept milliards d’euros. Le gouvernement sortant du conservateur Mariano Rajoy, qui expédie les affaires courantes depuis les législatives de décembre 2015 après lesquelles son parti, sans majorité absolue, n’est pas parvenu à trouver d’alliés pour gouverner, ne peut pas approuver de nouveau budget. L’Espagne connaît une croissance économique parmi les plus fortes de la zone euro, de 3,2% en 2015, et selon ses prévisions, de 2,9% en 2016, mais son taux de chômage reste très élevé, à 20%. (AFP)

L’Espagne : croissance proche de 3 %

L’Espagne : croissance proche de 3 %

 

L’Espagne menacée par l’union économique en raison de son dérapage budgétaire tente de rassurer en indiquant que la croissance devrait être supérieure aux attentes. Le gouvernement espagnol a donc relevé sa prévision de croissance pour l’économie du pays en 2016, à 2,9% contre 2,7% anticipé auparavant, a annoncé dimanche le ministre de l’Economie Luis de Guindos.  »Nos observations indiquent que l’année 2016 verra une croissance économique plus forte, proche de 3%, qui s’élèvera précisément à 2,9% », a-t-il déclaré en marge de la réunion des ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales du G20, ce week-end à Chengdu (sud-ouest de la Chine) au micro de la radio publique RNE. Le gouvernement conservateur tablait auparavant sur une croissance de 2,7% en 2016 et 2,4% en 2017. L’an dernier, la croissance du Produit intérieur brut(PIB) espagnol s’est élevée à 3,2%. Si M. de Guindos n’a pas avancé de prévision de croissance pour 2017, il a affirmé en revanche anticiper « une décélération » qui sera « parfaitement conforme à la tendance à l’oeuvre en zone euro et dans l’économie mondiale ». Le ministre a par ailleurs affirmé que l’Espagne – quatrième économie de la zone euro – était confiante dans le fait qu’elle pourrait éviter d’être sanctionnée par la Commission européenne pour son dérapage budgétaire en 2015.  »Il est de bon sens (de penser) qu’il n’y aura pas d’amende pour l’Espagne », a affirmé M. De Guindos, faisant valoir que le pays affiche à la fois l’une des plus fortes croissances économiques de l’union monétaire et un bon rythme de création d’emplois.

(Avec AFP)

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

 

 

La procédure de sanction engagée par les ministres des finances de la zone euro pose de sérieuses interrogations. Il s’agit en effet de la première procédure de ce type engagée alors que d’autres pays ne s’étaient pas privés à l’occasion de dépasser les critères de déficit lorsque cela les arrangeait. L’Allemagne ne s’en est pas privée en dépassant au début des années 2000 (pendant plusieurs années)  les 3 % fixés par l’union économique. Quant à la France c’est une habituée des dépassements. Il est évidemment plus facile de taper sur l’Espagne ou le Portugal que sur la France à fortiori l’Allemagne. L’autre interrogation porte sur l’opportunité de cette procédure dans une conjoncture marquée par l’affaiblissement de la croissance au plan mondial, un affaiblissement qui sera amplifié de 0,2 à 0,3 % du fait du brexit. Peut-être s’agit-il d’un avertissement indirect adressé à la France par l’Allemagne via les instances européennes. Pas sûr cependant que cet orthodoxie financière soit actuellement très adaptée à l’environnement économique ; un environnement économique caractérisé par un affaiblissement de la croissance (illustré par le recul de la production industrielle en mai en France, en Italie mais aussi en Allemagne). C’est donc une procédure de sanctions inédite qui s’ouvre pour deux pays européens. Les ministres des Finances de la zone euro vont « soutenir [mardi] la recommandation de la Commission européenne » et déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, a annoncé lundi soir Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, à l’issue d’une réunion à Bruxelles des grands argentiers de la monnaie unique. Lors d’une conférence de presse avec le Néerlandais, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a précisé que s’ouvrira « une période de 20 jours » à partir du moment où les ministres de la zone euro  »vont dans notre sens ». Le Français a rappelé que les amendes possibles étaient « au maximum de 0,2% » du Produit Intérieur Brut (PIB) et au « minimum zéro ». Dans le cadre de cette échéance de vingt jours, l’exécutif européen « doit aussi proposer la suspension d’une partie des engagements de versements de fonds structurels européens » à partir de 2017. Selon une source européenne, les fonds concernés pour l’an prochain s’élèvent pour l’Espagne à 1,3 milliard d’euros et pour le Portugal à 500 millions d’euros. En 2015, le déficit public espagnol a atteint 5% du produit intérieur brut (PIB), bien au-delà du seuil du pacte de stabilité (3% du PIB) et des objectifs que lui avait fixés la Commission, à 4,2%. Quant au Portugal, il avait affiché un déficit public de 4,4% du PIB l’an passé alors que l’objectif fixé était de repasser sous les 3%. En 2016, le pays espère toutefois rentrer dans les clous. « Nous allons engager un processus de dialogue avec les ministres » de l’Espagne et du Portugal, a encore expliqué Pierre Moscovici, les incitant à faire valoir « le plus vite possible » leurs arguments pour expliquer pourquoi ils ont dérapé et ce qu’ils veulent faire pour améliorer leur situation budgétaire. Les deux pays disposent de dix jours à compter du constat de dérapage par leurs pairs de la zone euro.

 

(Avec AFP)

 

Espagne : Podemos battu, Rajoy, vainqueur, grâce au brexit ?

Espagne : Podemos battu,  Rajoy, vainqueur, grâce au brexit ?

 

Il se pourrait bien que le brexit ait  joué un certain rôle pour renverser toute les prévisions lors des sélections espagnoles. On s’attendait en effet dans les grands médias à une victoire de Podemos  alors que finalement c’est le parti populaire conservateur de Mariano qui est le grand vainqueur. Deux éléments fondamentaux ont sans doute joué contre le jeune parti Podemos,  sans doute son alliance avec les communistes qui a fait peur, ensuite la promesse de référendum en particulier en Catalogne. Des référendums pouvant conduire à l’indépendance mais en même temps à l’affaiblissement économique notoire du pays. De ce point de vue la panique créée en Grande-Bretagne avec les résultats du brexit  ont pu influencer des électeurs qui ont pu craindre que l’Espagne ne s’enfonce davantage dans la crise alors que beaucoup condamnent déjà l’austérité qu’on leur a imposée. Une leçon peut-être dont pourrait tirer parti d’autres pays qui auront à affronter prochainement des élections. Il est possible en effet que les conséquences néfastes du brexit  en Grande-Bretagne avec en particulier la perspective d’une récession ramènent certains sélecteurs à la raison, des électeurs qui pourraient se méfier des promesses populistes et démagogiques des oppositions de droite comme de gauche. Les sondages sortis des urnes – et ceux publiés jusqu’à ce jour de vote en Espagne – s’étaient lourdement trompés. Finalement, Unidos Podemos (UP), l’alliance de Podemos, d’Izquierda Unida, formée des Communistes et des Ecologistes, n’a pas réussi à dépasser le parti socialiste, le PSOE, qui reste la deuxième force politique du pays derrière le Parti Populaire (PP) conservateur de Mariano Rajoy.  Le PP qui, sur 95 % des bulletins dépouillés, a obtenu 32,9 % des voix et 137 sièges contre 28,7 % et 123 sièges le 20 décembre. Le président du gouvernement sortant Mariano Rajoy peut s’estimer satisfait de ce résultat. Il apparaît qu’il a bénéficié, comme le PSOE, mais dans une plus grande ampleur, d’un réflexe de retour aux partis traditionnels. Réflexe certes limité, puisque le PP avait obtenu 45 % des voix et la majorité absolue en 2011, mais la progression de près de quatre points est nette et elle donne clairement à l’équipe sortante la légitimité pour tenter de former un gouvernement. Le président du gouvernement pourra prétendre avoir gagné ces élections du 26 juin et effacé en partie les lourdes pertes subies entre 2011 et 2015. Sans doute faut-il y voir un effet de crainte face à la crise politique que traverse le pays et la volonté, en conséquence, de renforcer le gouvernement sortant. Mais la vraie surprise de ces élections, c’est la progression des Socialistes du PSOE que l’on donnait pour moribond. Avec 22,8 % des voix contre 22 % le 20 décembre, il perd 5 sièges à 85 sièges contre 90 voici six mois. Le secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez a fait mentir tous les pronostics et est parvenu à conserver largement la deuxième place dans l’échiquier politique espagnol en se renforçant. Il peut désormais espérer imposer sa candidature alternative à celle de Mariano Rajoy pour la présidence du Congrès qui avait échoué le 2 mars dernier en jouant cette fois sur l’affaiblissement d’Unidos Podemos. 

Après l’Espagne, coup de balai à la tête des grandes villes en Italie ?

Après l’Espagne, coup de balai à la tête des grandes villes en Italie ?

 

 

Il se pourrait que comme en Espagne on assiste à un coût de balai à la tête des grandes villes en n’Italie. En tout cas le mouvement de Pepe Grillo qui lutte contre la corruption et le clientélisme fait  une très belle percée. Ce Mouvement Cinq Etoiles (M5s) est largement en tête à Rome à l’issue du premier tour des élections municipales qui avaient lieu dimanche en Italie, devant le Parti démocrate du chef du gouvernement Matteo Renzi, de moins en moins populaire, et progresse fortement dans d’autres villes. Quelque 13 millions d’électeurs, soit un quart de la population adulte, étaient appelés à élire les maires d’environ 1.300 communes, parmi lesquelles ceux de grandes villes comme Rome, Milan, Naples et Turin. Virginia Raggi, candidate du M5s à la mairie de Rome, est créditée d’environ 37% des suffrages par l’institut Piepoli, après le dépouillement d’un échantillon représentatif de bulletins. Le candidat du Parti démocrate, Roberto Giachetti, est projeté au coude-à-coude avec la candidate de l’extrême droite Giorgia Meloni, avec chacun autour de 22% des voix. Si aucun candidat n’emporte plus de 50% des voix, un second tour départagera les deux candidats les mieux placés le 19 juin, et de nombreuses grandes villes devraient recourir à ce nouveau vote. Une victoire du M5s à Rome représenterait une percée majeure pour le mouvement fondé en 2009 par Beppe Grillo, qui entend rassembler sur la base de la dénonciation des scandales de corruption qui touchent aussi bien la gauche que la droite dans la capitale. Si Raggi l’emportait, elle serait en outre la première femme à siéger à la mairie romaine. « Le vent tourne, c’est le moment », a dit la candidate à Rome, aux premières heures lundi. Raggi promet de s’attaquer à la corruption, au clientélisme et jusqu’aux petites incivilités quotidiennes des conducteurs et usagers romains, qui sont devenues la norme dans la capitale. « Nous vivons un moment historique », a dit la juriste âgée de 37 ans. « Les Romains sont prêts à tourner la page et je suis prête à gouverner cette ville et à rendre à Rome la splendeur et la beauté qu’elle mérite », a-t-elle poursuivi. Un échec du Parti démocrate à Rome représenterait un coup dur pour Renzi, après le départ du précédent élu démocrate, mis en cause dans un scandale concernant ses frais de bouche. A Milan, l’écart paraît plus étroit, le candidat de centre-gauche Giuseppe Sala, soigneusement choisi par Renzi, étant donné en tête avec 42,8% des suffrages, devant Stefano Parisi, de centre-droit, crédité de 37,7%. Dans les autres grandes villes, les projections suggèrent une légère avance de la gauche. A Turin, le maire actuel issu du Parti démocrate, Piero Fassino est donné premier, mais un second tour difficile l’attend face au candidat du Mouvement Cinq Etoiles. A Naples, le maire sortant de gauche, Luigi de Magistris, semble bien parti pour l’emporter, après avoir déclaré que sa ville est une zone « sans Renzi ». Bologne, ville bastion du Parti démocrate, voit elle le candidat soutenu par le parti premier, mais avec une avance moindre que prévu, ce qui devrait le contraindre à un second tour contre l’extrême droite ou le M5s. Matteo Renzi, dont la popularité a faibli au cours de l’année dernière, a pris soin de se distancer des élections municipales, expliquant qu’elles reflétaient des problèmes locaux et n’auraient pas de répercussions sur le gouvernement de coalition. Le Premier ministre cherche au contraire à attirer l’attention sur un référendum en octobre, portant sur un projet réforme de la Constitution. Il a dit qu’il démissionnerait si les Italiens devaient rejeter son plan, visant à réduire les pouvoirs du Sénat, et fluidifier les procédures législatives au Parlement.

(Reuters)

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

 

 

L’Espagne par la voix du chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy a déclaré que l’Espagne ne pourrait respecter les objectifs d’équilibre budgétaire décidés par l’Europe. Une déclaration à prendre  d’autant plus au sérieux que c’est le leader socialiste qui a été sollicité pour tenter de former un gouvernement. Il est vraisemblable que ce dernier prendra encore davantage de liberté avec les contraintes européennes. En clair cela signifie que le pacte de stabilité budgétaire est grandement menacé puisque presque la moitié des pays de la zone euro ne le respecteront pas en 2016, la France y compris bien entendu. Pour autant la commission européenne s’accroche à son dogme : «Quand les marchés sont volatiles, vous avez besoin de fermeté sur ce qui a été convenu (…) nous devons prendre cela très au sérieux», a déclaré le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, interrogé sur le budget espagnol après une réunion des 19 ministres des Finances à Bruxelles. Et le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, de renchérir: «L’Espagne doit respecter les recommandations (…) il faudra voir avec le nouveau gouvernement (…) il faudra être très rigoureux». Comme si on pouvait faire abstraction du tassement économique mondial qui affecte aussi la zone euro puisque les perspectives de croissance de 2016 n’atteindront peut-être même pas les résultats de 2015,  qu’en outre on n’est pas à l’abri d’une crise financière majeure. Alors qu’il faudrait relancer réellement les investissements et soutenir le pouvoir d’achat pour relancer la croissance. Certes la rigueur budgétaire est nécessaire mais ce n’est pas en période de crise qu’on  peut y parvenir et de ce point de vue le calendrier de la commission européenne est un peu surréaliste.

Espagne : hausse du chômage en janvier

Espagne : hausse du chômage en janvier

Alors que l’Espagne avait réussi à diminuer son nombre de chômeurs de prés de 700 000 en 2015, Le nombre de chômeurs est reparti à la hausse en janvier, avec 57.247 personnes de plus, une augmentation liée à la fin des contrats temporaires pour les fêtes de fin d’année, a annoncé mardi le ministère pour l’Emploi. L’amélioration en 2015 était notamment du à une solide croissance. Ce qui avait amené La Banque d’Espagne a relevé légèrement ses prévisions de croissance de l’économie espagnole, à 3,2% pour 2015 et 2,8% pour 2016, deux jours après les élections législatives qui ont ouvert une période d’incertitude politique. Ses dernières prévisions, en septembre, donnaient une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 3,1% en 2015 et 2,7% en 2016. « L’évolution de l’activité au dernier trimestre est légèrement plus favorable que ce qui était envisagé, ce qui a conduit à réviser à la hausse le taux estimé de croissance moyenne annuelle du PIB en 2015, à 3,2% », écrit la Banque centrale dans son rapport trimestriel. L’institution table sur une progression du PIB de 0,8% au quatrième trimestre, comme au troisième. Elle juge que « le léger ralentissement du PIB observé dans la seconde moitié de l’année, en tout cas, ne modifie pas le scénario principal d’une croissance soutenue du PIB au cours des prochains trimestres ». L’amélioration de la croissance avait rendu possible une baisse significative du chômage, un chômage qui porte cependant sur plus de 4 millions de personnes soit un taux de chômage de 21 %, le plus élevé après celui de la Grèce. Mais les premières tendances de janvier pourraient être moins favorables.

(Avec Reuters)

Espagne : blocage institutionnel ?

Espagne : blocage institutionnel ?

 

 

D’une certaine manière, on assiste à un blocage institutionnel en Espagne d’abord parce que suite aux récentes élections législatives aucune majorité n’a pu se dégager. Le parti populaire est bien arrivé en tête mais il a  perde la majorité. Du côté de la socialiste et PODEMOS)  se on voit mal une majorité possible entre ces deux frères ennemis. La formation d’un gouvernement paraît en l’état actuel des choses peu probable. Resterait alors la possibilité d’une nouvelle consultation des électeurs. Mais moins de 30 % de ces électeurs seraient favorables à l’organisation d’une nouvelle élection et surtout près de 90 % seraient prêts à maintenir leur vote autant dire à perpétuer le blocage institutionnel actuel.  Moins d’un tiers des Espagnols souhaitent donc  la tenue de nouvelles élections législatives malgré le blocage résultant du scrutin de dimanche dernier, alors que deux tiers sont favorables à un accord de gouvernement entre plusieurs partis, montre un sondage publié ce jeudi. Sept pour cent seulement des personnes interrogées ont déclaré qu’elle changerait de bulletin de vote si un nouveau scrutin était organisé, tandis que 87,1% ont dit qu’elles maintiendraient leur choix initial. L’enquête a été menée lundi et mardi auprès de 1.200 personnes par l’institut Invymark pour le compte de la chaîne de télévision La Sexta. Le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, le président du gouvernement sortant, est arrivé en tête dimanche avec 28,7% des suffrages exprimés mais il a perdu la majorité au Parlement avec 123 sièges seulement sur 350. Le Parti socialiste (PSOE) s’est classé deuxième devant le mouvement centriste Ciudadanos et le parti de gauche radicale Podemos. Vingt-sept pour cent des sondés préfèreraient voir Mariano Rajoy rester à la tête du gouvernement tandis que 26% ont estimé que Pablo Iglesias, le chef de file de Podemos, devrait lui succéder.

De nouvelles élections en Espagne ?

De nouvelles élections en Espagne ?

 

 

Les récentes élections en Espagne n’ont guère été de nature à clarifier la situation en termes de majorité gouvernementale. Tout au plus ont-elles permis d’acter les rapports de force de chacune des sensibilités. Certes le Parti populaire (conservateur) a remporté les élections législatives espagnoles de dimanche mais sans majorité, et ses divergences avec les deux partis de gauche entravent encore un peu plus la perspective d’une investiture de son président. Du coup la seule solution pourrait être de provoquer de nouvelles élections avec l’espoir de dégager une majorité gouvernementale. , le Parti socialiste et le parti de gauche radicale Podemos ont en effet annoncé sans surprise, qu’ils voteraient contre l’investiture d’un gouvernement espagnol formé par le conservateur sortant Mariano Rajoy (du Parti Populaire), compliquant sa reconduction. « Le PSOE va voter non au Parti populaire et à Rajoy », a déclaré le secrétaire d’organisation du Parti socialiste espagnol, Cesar Luena, deuxième force politique, avec 22% des suffrages et 90 sièges « Podemos ne permettra d’aucune manière un gouvernement du PP« , a de son côté déclaré Pablo Iglesias, dirigeant de cette formation de gauche radicale, arrivée troisième avec 20,6 % des voix et disposant avec ses alliés de 69 sièges à la chambre des députés. Le parti libéral Ciudadanos ayant déjà annoncé qu’il s’abstiendrait, Mariano Rajoy n’aurait ainsi pas les voix pour être investi. En effet, la Constitution prévoit que le roi désigne, après consultations, un candidat chargé de former un cabinet qui doit été investi par la chambre. Pour ce faire, il doit obtenir la majorité absolue des sièges, 176 sur 350. En cas d’échec, l’investiture est possible à la majorité simple, que Mariano Rajoy n’obtiendrait pas. Avec ses 123 sièges et faute du soutien de Ciudadanos, le Parti Populaire serait forcément bloqué par PSOE et Podemos qui ont ensemble 159 sièges. « La balle est dans le camp du PSOE. Il doit décider s’il s’abstient et permet la constitution d’un gouvernement (…) j’espère qu’ils prendront (cette) décision », avait déclaré auparavant Albert Rivera, le leader de Ciudadanos. À l’issue du scrutin de dimanche, le PP a obtenu 123 sièges sur les 350 du Congrès des députés (la chambre basse des Cortes Generales, le Parlement espagnol), contre 90 pour les socialistes (PSOE), 69 pour le parti anti-austérité Podemos et ses partenaires et 40 pour les centristes de Ciudadanos. La majorité absolue se situe à 176 sièges: pour gouverner ces quatre prochaines années, le PP devra donc s’allier avec d’autres partis.

Élections en Espagne : pour rien ?

Élections en Espagne : pour rien ?

 

Il n’est pas évident que les sélections espagnoles aient  servies== à grand-chose en tout cas pour constituer une majorité durable. Les centristes d’une part et Podemos  d’autre part affirment leur représentativité et non d’autre but désormais que de mordre encore un peu plus à la fois sur les voix du parti conservateur et sur les voies du parti socialiste. Pourquoi dès lors se compromettre dans une alliance avec le parti des conservateurs qui ne pourraient qu’hypothéquer leurs chances lors d’une prochaine élection ;  en tout état de cause l’alliance qui doit être trouvée par le parti conservateur ne sera pas de tout repos on retrouve en Espagne à peu près les différents courants de pensée qui traversent  d’autres pays notamment la France avec toutefois un élément de taille en moins la quasi-absence d’extrême droite en Espagne. Il y a d’une part un mouvement conservateur, d’autre part mouvement socialiste un peu usé par le pouvoir, l’émergence d’une extrême gauche relativement anticapitaliste et anti impérialiste enfin la résurgence d’un centre. Autant de courants de pensée ou les idéologies et au contenu programmatique complètement différent.  Le Parti populaire (PP, conservateurs) du Président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a remporté les élections législatives dimanche, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes, sans pour autant détenir la majorité absolue. Pour gouverner ces quatre prochaines années, le PP devra s’allier avec d’autres partis. Le PP obtiendrait entre 114 et 124 sièges sur les 350 du Congrès des députés, la chambre basse des Cortes Generales, le Parlement espagnol. Il lui manquerait donc 52 à 62 sièges sur les 176 nécessaires à la majorité absolue. Les socialistes (PSOE) arriveraient en deuxième position avec 79 à 85 sièges tandis que les nouveaux venus, le parti anti-austérité Podemos (« Nous pouvons ») et les centristes de Ciudadanos (« Citoyens »), seraient respectivement troisièmes et quatrièmes. Podemos aurait 70 à 80 sièges et Ciudadanos 46 à 50 sièges. 

Espagne : le chômage remonte encore

Espagne : le chômage remonte encore

 

Fini l’exemple de l’Espagne un moment considérée comme exemplaire par la commission économique européenne pour sa politique de rigueur et le nouveau dynamisme de son marché du travail. Le taux de chômage en Espagne a en effet augmenté en octobre pour le troisième mois consécutif. Si la saison touristique a été bonne, l‘économie du pays reste fragile notamment sur le front de l’emploi avec 4,18 millions de chômeurs, selon les derniers chiffres publiés ce mardi par le ministère du Travail. Le nombre de personnes sans emploi a augmenté en octobre de 2,01%, soit 82.327 chômeurs de plus. Le chômage est reparti à la hausse en août, après six mois de baisse consécutifs, avec la fin des contrats estivaux, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la pêche et de l’agriculture.

Espagne : le budget va déraper, fin de l’Etat modèle ?

Espagne : le budget va déraper, fin de l’Etat modèle ?

Depuis plusieurs années l’Espagne été citée en exemple par la commission européenne cependant la même commission commence à s’inquiéter des dérapages budgétaires. En fait  l’austérité imposée n’a pas produit tous les effets attendus en matière de rééquilibrage des comptes et la croissance n’est pas à la hauteur des espérances. La Commission européenne a donc  mis en garde lundi contre un risque de dérapage budgétaire de l’Espagne en 2015 et en 2016, après avoir reçu en avance l’avant-projet de budget de la quatrième économie de la zone euro. Mais une mise en garde qui restera sans doute assez formel car l’Espagne ne sera pas la seule à ne pas respecter ses engagements compte tenu du tassement de l’économie mondiale et de la croissance molle qui se dessine en Europe. Au regard des prévisions fournies par Madrid, il y a un « risque de non-conformité » avec le pacte de stabilité, le carcan budgétaire européen, a dit le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, au cours d’une conférence de presse. « Nous allons inviter les autorités espagnoles à respecter strictement le budget 2015 et à s’assurer que le budget 2016 soit en conformité avec le Pacte de stabilité et de croissance (…) Nous rendrons demain cette opinion », a poursuivi M. Moscovici. En raison du déroulement de législatives le 20 décembre en Espagne, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy avait décidé de fournir en avance son projet de budget 2016 pour qu’il soit examiné plus rapidement par la Commission européenne.

Espagne: hausse du chômage

Espagne hausse du chômage

L’amélioration sur le front de l’emploi a marqué une pause en Espagne au mois de septembre avec 26.087 demandeurs d’emploi supplémentaires, soit une hausse de 0,64%, montrent les statistiques publiées vendredi par le ministère du Travail. Le chômage avait tendance à reculer en Espagne mais le pays compte encore 4,09 millions de chômeurs, selon les chiffres du ministère. Après six années de crise, l’Espagne est sortie de la récession et affiche actuellement l’un des taux de croissance les plus élevés d’Europe. Un taux cependant à relativiser compte tenu de dépressions précédentes. Les indicateurs récents suggèrent cependant un ralentissement économique qui mine l’un des principaux arguments de campagne du gouvernement de Mariano Rajoy à l’approche des élections législatives du 20 décembre.

Croissance Espagne : 3,5% au 3e trimestre

 

Croissance Espagne : 3,5% au 3e trimestre

Après six années de crise, l’Espagne est sortie de récession et affiche actuellement l’un des taux de croissance les plus élevés d’Europe (3.5% sur un an au troisième trimestre) mais le pays compte toujours plus de cinq millions de chômeurs et beaucoup de ceux qui ont retrouvé du travail ont des emplois précaires et mal payés. Luis de Guindos a assuré que plus de deux millions d’emplois seraient créés dans les trois prochaines années si le président du gouvernement Mariano Rajoy est réélu pour un deuxième mandat à l’occasion des élections législatives de décembre. Une instabilité politique ou la remise en cause des réformes lancées par le gouvernement de centre-droit en 2011 constituent les principaux risques pour l’économie, a-t-il affirmé. « La croissance de l’emploi a ralenti ces derniers mois mais les indicateurs laissent prévoir une croissance proche de 3,5% sur un an au troisième trimestre », déclare le ministre dans les colonnes du journal catalan Periodico de Catalunya. « Certains investisseurs attendent le résultat des élections. Si c’est celui qu’ils espèrent, ils mèneront à bien leurs projets car l’Espagne est une économie compétitive. » Il a ajouté que le débat sur une éventuelle indépendance de la Catalogne ne nuisait pas aux investissements internationaux car « personne n’imagine une sécession. » Les investissements directs étrangers en Catalogne se sont élevés à près de deux milliards d’euros au premier trimestre et ils ont été légèrement supérieurs à 6,3 milliards pour l’ensemble de l’Espagne, a-t-il précisé.

Espagne : encore une baisse du chômage

Espagne : encore une  baisse du chômage

L’Espagne continue de recueillir les fruits de ses réformes structurelles. Le redressement économique se traduit notamment par une diminution significative du chômage. Le chômage a en effet fortement baissé en juillet en Espagne, pour le sixième mois consécutif, de 74.028 personnes, mais reste élevé à 4,05 millions, selon des chiffres publiés par le ministère de l’Emploi.  Le chômage des jeunes de moins de 25 ans a reculé de 2,61% (-8989 personnes). Tous les secteurs d’activité ont vu le nombre de chômeurs baisser, notamment dans les services (-44.303 personnes), dans la construction (-10.511 personnes) et l’industrie (-11.281 personnes), selon le communiqué du ministère. Par comparaison le chômage en France a diminué pour 10 000 personnes mais ce résultat est essentiellement du à une modification méthodologique de la part de pôle emploi.

Elections Espagne : la montée des indignés

Elections Espagne : la montée des indignés

 

Coup de semonce en Espagne avec la montée de Podemos. Quatre ans après la naissance du mouvement des indignés, les Espagnols ont exprimé lors des municipales et régionales leur ras-le-bol de l’austérité et de la corruption gangrénant la politique.  A Barcelone, la liste de l’ »indignée » Ada Colau, une militante anti-expulsions, est arrivée en tête devant celle du maire nationaliste sortant Xavier Trias. A Madrid, la liste de « Ahora Madrid » dirigée par une ancienne juge de 71 ans, Manuela Carmena, et comprenant notamment Podemos, est deuxième après celle du Parti populaire (PP) sortant (20 conseillers contre 21). Elle pourrait gouverner avec l’appui des socialistes (neuf sièges), Ciudadanos arrivant quatrième (sept sièges).  Pedro Sanchez, secrétaire général du PSOE (25% des voix au niveau national), a lui estimé que les Espagnols voulaient un coup de barre à gauche, et assuré que son mouvement ferait en sorte qu’il y ait « des gouvernements progressistes ». Sur l’ensemble du pays, le PSOE et le PP n’ont plus que 52% des suffrages contre 65% en 2011.  Pour la droite, le camouflet est clair. Le parti « va perdre le gouvernement de communautés autonomes (régions) très importantes… et des villes de province », a admis sur la radio Cadena Ser la candidate à la présidence de la région de Madrid, Cristina Cifuentes, de l’aile modérée du PP: les électeurs veulent « que nous changions de comportement et davantage de proximité ». Le PP, qui dirigeait 13 régions sur 17, a perdu 2,5 millions d’électeurs même s’il reste premier en termes de voix (27%).  Il pourrait être chassé du pouvoir dans six régions: en Estrémadure (ouest), où le PSOE est en tête, et dans cinq autres par le jeu des alliances: Aragon (nord), Cantabrie (nord), Castilla La Mancha (centre), les Baléares (est) et enfin son bastion de Valence (est), gangréné par la corruption. Le chef du gouvernement Mariano Rajoy s’est pourtant dit sûr d’être reconduit au pouvoir à la fin de l’année.   »Je suis absolument convaincu qu’aux prochaines élections les Espagnols vont reconnaître l’effort » du gouvernement pour surmonter la crise, a-t-il dit. Et il a écarté « tout type de changement au gouvernement et au sein du parti » après le revers de dimanche.

Le déficit public de l’Espagne : 5,7% du PIB en 2014

Le déficit public de l’Espagne :  5,7% du PIB en 2014

ça va mieux en Espagne pour la croissance comme pour le déficit public. . L’Espagne a enregistré en 2014 un déficit public représentant 5,7% du PIB alors que l’objectif défini avec Bruxelles était 5,8%, a déclaré la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, vendredi. L’Espagne s’était par la suite fixé un objectif de 5,5%. En faisant abstraction d’une charge exceptionnelle liée au secteur de la santé, le déficit serait ressorti autour de 5,5% du PIB, a ajouté Soraya Saenz de Santamaria. En matière de croissance, après avoir figuré parmi les pays les plus dynamiques à la fin de l’année 2014, l’Espagne accélère encore le rythme. Au premier trimestre 2015, son PIB aurait augmenté de 0,8 %, selon le rapport trimestriel de la Banque d’Espagne. En glissement annuel, cela signifie une croissance de 2,5 % et pour 2015, la banque centrale espagnole s’attend à une croissance de 2,8 %, soit 0,8 point de plus que les dernières prévisions. Les facteurs qui expliquent ce comportement positif de l’économie sont variés. La Banque d’Espagne souligne l’impact positif des mesures de la Banque centrale européenne (BCE), de la dépréciation de l’euro et de la baisse du prix du pétrole dans la croissance du PIB. L’amélioration des conditions de financement de l’Espagne, avec un taux d’intérêt de moins de 1,2 % pour les obligations à 10 ans, est également soulignée. Elle améliore la capacité de l’Espagne à respecter ses objectifs de réduction de déficit (de -5,5 % du PIB en 2014 à -4,2 % en 2015) et à investir dans l’économie. L’amélioration des conditions de financement a également une incidence positive sur les investissements réalisés par les entreprises privées en Espagne. La consommation des foyers espagnols poursuit sa phase expansive, qui avait commencé fin 2014. Le pouvoir d’achat a augmenté grâce à une baisse des prix, qui devrait se poursuivre cette année, avec une inflation légèrement négative, de – 0,2 %. 2015, année électorale chargée qui se terminera par des élections générales, a aussi commencé avec une baisse des impôts et un remboursement de 25 % de la prime de Noël, supprimée en décembre 2012, alimentent cette augmentation de la consommation, tout comme le bon comportement de l’emploi. L’investissement immobilier, qui a commencé à montrer des signes de redressement fin 2014 devrait augmenter de 4,2 % en 2015. 450 000 emplois ont été créés en 2014. Pour la première fois lors d’une sortie de crise, l’Espagne est ainsi parvenue à créer des emplois avec une croissance inférieure à 2 %. La réforme du travail, qui a flexibilisé le marché de l’emploi, favorisé des baisses de salaires et réduit les coûts du licenciement, pourrait avoir joué un rôle décisif. Le revers de la médaille étant l’augmentation de la précarité, avec des contrats à temps partiel, à durée déterminée et aux salaires réduits. Selon la Banque d’Espagne, le taux de chômage devrait encore reculer mais à un rythme lent. A 23,7 % des actifs fin 2014, il devrait passer à 22,2 % en 2015 et se maintenir encore au-dessus de 20 % jusqu’en 2016. Le rôle des exportations dans la reprise de la croissance est moins flagrant qu’en 2014. Celles-ci devraient encore augmenter de 5,2 % en 2015, mais moins que les importations (+6,2 %). Le tourisme se confirme comme un secteur clé de l’activité espagnole, avec des records de visiteurs étrangers, notamment dû à l’instabilité en Afrique du Nord.

 

 

Après Syriza, Podemos en Espagne et ailleurs ?

Après Syriza, Podemos en Espagne  et ailleurs ?

 

  • La question qui se pose est de savoir si des mouvements comme Cyrisa et maintenant Podemos pourront s’ installer dans la durée et s’étendre. En effet il ne s’agit pas de partis classiques avec des programmes très élaborés mais surtout de mouvemente de protestation avec de nombreuses incohérences internes. On saura rapidement si Syriza est réellement un parti de gestion d’ici la fin de l’année. Il est vraisemblable que Cyriza pour durer sera contraint d’accepter des compromis (ou de sortir de l’Euro). Des incertitudes sur la durée de tels mouvements se posent, ceci vaut pour Podemos. Fondamentalement ces mouvements sont des véhicules de protestation et non de gestion. Il n’est pas certain que cette forme de protestation se développe dans les mêmes formes en Europe. Par contre l’expression de ce mécontentement doit s’interroger l’Europe sur la possibilité d’imposer des politiques économiques et  sociales contre les peuples. Sinon  on pourrait bien insister non pas forcément des Syriza et des Podemos mais à des mouvements de toutes tendances (de gauche, de droite, d’extrême droite et même à des mouvements racistes) qui auraient pour seul dénominateur commun ; le refus de austérité de Bruxelles.  Des dizaines de milliers de personnes sont donc descendues dans les rues de Madrid, samedi, à l’appel du parti anti-austérité Podemos qui espère suivre l’exemple du parti de la gauche radicale grecque Syriza lors des prochaines élections en Espagne. Aux cris de « Si se puede, si se puede ! » (Oui, on peut !) et « Tic-tac tic-tac ! », des dizaines de milliers d’Espagnols – 100 000 selon la police, 300 000 selon les organisateurs – ont investi les rues de Madrid, samedi 31 janvier, à l’appel du parti anti-austérité Podemos (« Nous pouvons », en castillan). Les manifestants entendaient rappeler au président du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy, que les sondages donnent Podemos, parti de gauche antilibéral, en tête des intentions de vote en vue des élections régionales en mai et des législatives prévues à la fin de l’année. Le rassemblement de samedi est le plus grand jamais organisé par le parti issu du mouvement des « Indignés », fondé il y a un an à peine mais déjà première force politique d’Espagne, selon les derniers sondages. Podemos avait prévu de terminer sa marche à la Puerta del Sol, une place qui était déjà pleine à 12h30. Une image, dont il espère qu’elle marquera les Espagnols. La grande « marche pour le changement » de ce samedi à Madrid intervient moins d’une semaine après la victoire dimanche, en Grèce,  du parti de gauche radicale Syriza, dont les dirigeants ont régulièrement fait campagne aux côtés de ceux de Podemos. Issus de deux des pays européens ayant vécu le plus durement la crise, avec encore plus d’un cinquième de leur population active au chômage, Podemos et Syriza partagent le même rejet de la troïka des créanciers (Banque centrale et union européenne et Fonds monétaire international). Selon eux, il faut mettre fin à l’empire de la finance internationale qui oublie l’humain et poser la question d’une restructuration de la dette. Après sept années de crise profonde, l’Espagne est un des pays de la zone euro qui bénéficie de la croissance économique la plus soutenue, mais ces bonnes statistiques ne se traduisent pas encore de manière significative sur le niveau de vie de la population, alors qu’environ un Espagnol sur quatre est au chômage. Dans ce contexte, la promesse du nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras de mettre fin à « l’humiliation et la souffrance » trouve un fort écho en Espagne.

Espagne : croissance en hausse

Espagne : croissance en hausse

 

Le gouvernement espagnol a révisé en hausse vendredi ses prévisions de croissance économique 2014 et 2015, contrairement à la France et à l’Italie qui les ont revues à la baisse, même si la révision est légèrement plus limitée qu’attendu. Madrid tempère ainsi les espoirs d’un fort redémarrage de fin d’année, le retour à la croissance du pays étant freiné par la tendance au ralentissement dans le reste de la zone euro. L’Espagne est sortie d’une profonde récession, marquée par une crise bancaire, une explosion du chômage et une longue crise immobilière, pour afficher l’un des taux de croissance les plus élevés de la zone euro cette année.  Le gouvernement de Mariano Rajoy a relevé son objectif de croissance du produit intérieur brut (PIB) à 1,3% pour 2014, contre 1,2% précédemment. Cette estimation reste toutefois inférieure à celle du ministre de l’Economie, Luis de Guindos, qui avait déclaré en juillet que la croissance espagnole pourrait atteindre 1,5%.  Pour 2015, la prévision de croissance est désormais à 2% contre 1,8% auparavant. « L’Espagne commence à croître à un rythme différent de celui de la zone euro », a déclaré Luis de Guindos lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil des ministres, qui a approuvé le projet de budget 2015, une année électorale. Le pays se redresse après avoir mené des réformes et sévèrement réduit ses dépenses publiques, aidé par une confiance accrue en l’avenir de l’euro qui a modéré ses coûts d’emprunt.  Le taux de chômage reste néanmoins extrêmement élevé. Le gouvernement a précisé que le chômage devrait atteindre 24,7% cette année, contre 24,9% prévu précédemment, puis 22,9% en 2015, contre 23,3%.

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