Archive pour le Tag 'Esclavage'

Gilets jaunes, un double esclavage : le travail et la consommation

Gilets jaunes, un double esclavage : le travail et la consommation

« Il faut appeler les choses par leur nom. C’est un esclavage. » Invité sur le plateau de l’émission « C politique » sur France 5, dimanche 25 novembre, le philosophe et essayiste Abdennour Bidar a livré son analyse pour expliquer la colère des « gilets jaunes ». L’auteur de Libérons-nous ! Des chaînes du travail et de la consommation (éditions Les Liens qui libèrent) pointe un double phénomène : « L’esclavage du travail et de la consommation. » Selon lui, dans notre système capitaliste, « nous sommes la petite souris dans sa roue. Nous tournons, nous tournons, nous tournons. Travailler plus pour gagner plus pour dépenser plus pour consommer plus et ça continue. » Un système qui marche, si à la fin du mois les finances sont dans le vert. Sauf que lorsque ce n’est pas le cas,  »c’est une catastrophe. On se rend compte que l’on a plus rien sur notre compte, parce que l’on a tout dépensé, même quand on gagne suffisamment bien sa vie. D’où le sentiment de déclassement des classes moyennes. » Il faut recommencer à travailler, recommencer à consommer, avec une injonction à la surconsommation qui est absolument permanente. Et si les « gilets jaunes » sont en colère, c’est justement parce que le « peuple français a oublié d’être bête », explique Abdennour Bidar. « Il est lucide et conscient de quelque chose qui est en train de devenir un vrai scandale. »

JPMorgan : de l’esclavage au mécénat en France !

JPMorgan : de l’esclavage au mécénat en France

 

Sans doute se donner bonne conscience les multinationales adhèrent à la mode du mécénat. C’est ainsi que JPMorgan Chase & Co, première banque américaine ne termes d’actifs, a dit dimanche avoir sélectionné certains quartiers défavorisés situés autour de Paris pour y développer un programme de mécénat. Première observation, ce n’est pas aux multinationales de gérer les inégalités et la misère sociale. Deuxième observation l’expérience de moralité et de générosité de JP Morgan est plus que douteuse. Exemple, la Banque a reconnu seulement en janvier 2005 sa participation à l’esclavage aux États-Unis (aboli en 1865). En effet, les deux banques ancestrales qui ont, bien plus tard, fusionné pour devenir JPMorgan Chase, avaient accepté des milliers d’esclaves comme garanties pour des prêts.  JP Morgan a aussi soutiré plusieurs milliards de $ US à la banque Lehman Brothers en faillite, précipitant son dépôt de bilan.  La banque a été accusée de complicité dans l’escroquerie de Bernard Madoff en février 2011 . JPMorgan  a par ailleurs largement participé à la crise des subprimes en 2008. En novembre 2013, un accord à l’amiable est conclu entre JP Morgan Chase et le département américain de la justice: la banque payera le montant record de 13 milliards de dollars, dont 2 milliards d’amende, et 4 milliards serviront à indemniser des particuliers. Pour la banque, 30 millions de dollars (26 millions d’euros) sur cinq ans à des programmes de développement de compétences professionnelles et des petites entreprises en Seine-Saint-Denis  constituent uen goutte d’eau pour se racheter à bon compte un brevet de bonne conduite sociale.

Une fondation pour la mémoire de l’esclavage

Une fondation pour la mémoire de l’esclavage

 

Création cette année de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, chargée notamment de missions d’éducation et de culture et de porter l’engagement de la France pour l’abolition de l’esclavage partout dans le monde. Elle sera présidée par l’ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault, qui porte le projet depuis des mois, et sera logée à l’Hôtel de la Marine, où l’abolition de l’esclavage fut décrétée le 27 avril 1848. “La Fondation aidera également à replacer l’esclavage dans le temps long de l’histoire de la France, du premier empire colonial français à nos jours”, écrit le président français dans un texte publié à l’occasion du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. “Car il est impossible de parler de la France d’aujourd’hui sans parler de son passé colonial, sans dire en particulier le rapport singulier qu’elle entretient avec le continent africain, cette relation complexe et profonde qui est devenue une part inaliénable de nos identités respectives”, ajoute-t-il. Emmanuel Macron précise qu’il soutient le projet d’ériger un mémorial national pour rendre hommage aux victimes de l’esclavage, dans le Jardin des Tuileries, à Paris. La présidence de la fondation reviendra à l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault, ex-maire de Nantes, qui fut l’une des villes centrales de la traite négrière entre le XVIIe et le XIXe siècle. «La fondation sera logée à l’Hôtel de la Marine où l’abolition de l’esclavage fut décrétée le 27 avril 1848. Elle sera dotée de moyens humains et financiers mais aussi scientifiques pour mener des missions d’éducation, de culture, de soutien à la recherche et aux projets locaux», a promis Emmanuel Macron.

Retour de l’esclavage chez Amazon : des bracelets électroniques pour les salariés et bientôt des boulets au pied ?

Retour de l’esclavage chez Amazon : des bracelets électroniques pour les salariés et bientôt des boulets  au pied ?

En mars 2016, Amazon a déposé deux brevets sur des bracelets électroniques, révèle le site spécialisé GeekWire (en anglais).  Ce système de « traçage (…) des mouvements des mains d’un employé (…) pourrait être utilisé pour surveiller la réalisation de tâches assignées » comme l’inventaire et la préparation des commandes, expliquent les documents officiels relatifs à ce brevet. L’appareil est « prévu pour être porté (…) près de la main et pour émettre des vibrations ». Concrètement, si un employé place ses mains au mauvais endroit ou ne touche pas le bon objet au moment de la collecte dans les entrepôts, le bracelet pourra se mettre à vibrer par ultrason. Un moyen de guider, mais aussi de surveiller, tous les mouvements des salariés logistiques de l’entreprise. « Ce bracelet n’est pas étonnant, c’est une continuité de la discipline de fer qui règne chez Amazon, estime aussi Jean-Baptiste Malet, journaliste et auteur d’En Amazonie, infiltré dans le « meilleur des mondes » (Ed. Fayard), à franceinfo. Ca a déjà cours dans les entrepôts, avec les scanners. Les employés sont tracés et ne font que obéir à des normes définies aux Etats-Unis. » Chacun sait que les conditions de travail sont déjà particulièrement difficiles chez Amazon, véritable machine à cash pour exploité les producteurs et les salariés.  Dans les allées des entrepôts d’Amazon, tout est déjà minuté, codifié, scruté, grâce aux scanners utilisés à chaque étape du traitement des colis. « Avec ça, ils savent exactement où vous vous trouvez et se servent de ces informations pour calculer votre temps d’arrêt », accusait alors Alain Jeault, employé sur le site de Sevrey (Saône-et-Loire) et délégué CGT. Dans ce contexte, ces bracelets inquiètent, mais ne semblent pas surprendre les salariés du groupe. D’anciens et actuels employés d’Amazon ont ainsi déclaré au New York Times (en anglais) que « l’entreprise utilisait déjà une technologie de suivi similaire dans ses entrepôts », et qu’ils ne « seraient pas surpris si elle mettait ces brevets en pratique », relève Slate. Les syndicats italiens ont aussi fait part de leur inquiétude. « Est-ce qu’il y aura aussi le boulet au pied ? », s’est interrogée la secrétaire générale de la Confédération générale italienne du travail, Susanna Camusso, dans 24 Ore« Des plateformes numériques sont en train de créer une nouvelle forme d’exploitation », a renchéri Carmelo Barbagallo, secrétaire général de l’Union italienne du travail. En France, cette annonce n’a pas (encore) provoqué de réactions politiques. Désormais, près d’un tiers des enfants possèdent leur tablette. On peut donc parler d’addiction.  »En France comme en Angleterre, des hôpitaux proposent des consultations pour leur apprendre à se désintoxiquer », poursuit la journaliste. « Car le plus grave, c’est l’impact sur les enfants. C’est prouvé : la surconsommation d’écran entrave leur développement. Selon l’étude,  les enfants qui passent deux heures par jour devant la télévision à l’école primaire ont deux fois plus de risques de sortir du système scolaire sans diplôme. »

Esclavage Libye: des sanctions enfin ?

Esclavage Libye: des sanctions enfin ?

 

Un crime contre l’humanité et uen honte, c’est ainsi que  Macron encore qualifie le trafic d’esclaves vendus 400 euros en Libye. “C‘est un crime contre l‘humanité aujourd‘hui sous nos yeux. Il faut le nommer, non pas pour accuser l‘autre, mais pour agir avec force, avec vigueur”, a-t-il déclaré lors d‘un discours devant des étudiants à l‘université Ki-Zerbo. “Je proposerai demain à Abidjan une initiative euro-africaine pour mettre un terme à cette stratégie par tous ceux qui veulent notre destruction : les terroristes, les trafiquants d‘armes et d’êtres humains. Une stratégie qui doit les frapper de la corne de l‘Afrique de l‘Est jusqu‘aux portes de l‘Europe”, a-t-il dit. “Je proposerai également que l‘Afrique et l‘Europe viennent en aide aux populations en danger en Libye”, a-t-il ajouté. En fait c’est le Retour de l’esclavage dans certains pays arabes. Le 14 novembre, une journaliste de CNN International délivrait un reportage-choc : de nuit, douze hommes sont vendus aux enchères. Prix par personne : 400/450 euros. Comme jadis, lors de la période du commerce esclavagiste, la « valeur » de l’esclave est fixée en fonction de sa forme physique, ses dents, son poids… Un terrible flash-back. Les flux de migrants qui tentent de rejoindre l’Europe passent, majoritairement, par la Libye, terre de tous les possibles, de tous les commerces. Alimentation, médicaments, armes, drogues, femmes, enfants, hommes : tout y est disponible. Il suffit de disposer de devises ou de dinars libyens. Ce qui se dit dans les milieux autorisés depuis plusieurs années est désormais sur la place publique grâce au travail de CNN. À Tunis, à plusieurs reprises, Raoudha Laâbidi, la présidente d’honneur du syndicat des magistrats tunisiens, a alerté sur un phénomène qui prend de l’ampleur au sein de la démocratie tunisienne : « Ces jeunes filles étrangères recrutées en tant que domestiques dans des familles tunisiennes, qui subissent des exactions incroyables ! On leur confisque leurs papiers d’identité, leurs cheveux sont coupés à ras sous prétexte de transmission de maladies. » Une méthode qui est pratiquée dans de plusieurs pays du Golfe. Et Mme Laâbidi de pointer ce qui semble le comble du chic pour certains : « Dans les hypermarchés, on croise souvent des femmes tunisiennes suivies de deux femmes de ménage de couleur. Une attitude considérée comme prestigieuse par ces femmes qui bafouent le droit au respect de la dignité humaine due à chaque personne ! »

Esclavage moderne :la Russie aussi

Esclavage moderne : le Qatar mais la Russie aussi

Le rapport sur l’esclavage moderne sort chaque année, depuis 15 ans. Il classe les pays en fonction de leur implication dans la lutte contre l’esclavage moderne et les mesures qu’ils mettent en place . Dans la fin du classement se trouvent des pays déjà épinglés l’année dernière comme l’Iran, le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, la Libye, le Yémen, la Corée du Nord et le Zimbabwe. La plupart des pays occidentaux, ceux d’Europe, les Etats-Unis et l’Australie, mais aussi Israël, Taïwan, la Corée du Sud, le Chili ou l’Arménie, restent en première catégorie, loués pour leur lutte contre la traite des êtres humains et le « respect total des normes internationales ». En seconde catégorie viennent les pays qui font des efforts pour lutter contre l’esclavage. Parmi eux, le Paraguay, la Colombie, le Bangladesh ou encore le Japon. Pourtant, le Paraguay a été épinglé pour son esclavage d’enfants. Selon La Nación, quelque 50 000 enfants entre 5 et 17 ans seraient ainsi des esclaves domestiques. Pareil pour le Bangladesh, où l’exploitation sexuelle des mineures est souvent dénoncée. La Russie figure dans la catégorie des pays ne faisant aucun effort, depuis au moins 2013. Cela avait déjà provoqué la fureur de Moscou à l’époque. La Chine, elle, a quitté cette catégorie en 2014, pour passer sur la liste des pays à surveiller. Là aussi, des cas de travail forcé ou d’enfants sont souvent dénoncés par la presse. Elle retrouve le Qatar,  mis en cause dans des cas d’esclavages pour la construction de stade pour le Mondial de Foot en 2022.  De même pour la Malaisie, clouée au pilori l’an passé en catégorie rouge et qui cette année monte d’un rang.  D’après l’Organisation internationale du travail (OIT), la traite des êtres humains représente 150 milliards de dollars de bénéfices par an, dont 90 milliards pour l’industrie du sexe.

 

Esclavage sexuel dans l’Etat Islamique

Esclavage sexuel dans l’Etat Islamique

Tueries, trafic  mais auusi esclavage sexuel caractérise la philosophie qui permet de souder les combattants de l’Etat Islamique. Ps vraiment de révolutionnaires mais plutôt un amalgame de fous, d’assassins, de marginaux et de voyous. Des jeunes femmes yézidies rescapées des fondamentalistes de l’organisation Etat islamique racontent t leur esclavage. Elles sont encore des centaines détenues en Irak et en Syrie. Les djihadistes les ont kidnappées il y a maintenant plus de trois mois lors d’une attaque dans la région du Sinjar. Plusieurs dizaines se sont échappées. . Les témoignages de dix de ces jeunes femmes rencontrées par France info entre septembre et novembre convergent sur l’âge des victimes, la façon dont elles sont triées, reparties et utilisées par les combattants fondamentalistes.  Les mères et les jeunes femmes sont conduites en bus à Mossoul. Parfois de nuit. Plusieurs jeunes femmes parlent de la prison de Badouch comme centre de tri. D’autres disent avoir été confinées dans de grands bâtiments dans lesquels elles estiment qu’il y avait plusieurs milliers de femmes. Les femmes âgées et les femmes mariées partent d’après tous ces témoignages  vers la ville de Tel Afar, au nord de Mossoul. Les plus jeunes, âgées de 10 à 30 ans,  sont conduites en groupes dans différents lieux pour la répartition. Elles sont le cœur de ce système d’exploitation.  Elles étaient utilisées comme objets sexuels.  Dans l’échelle de la souffrance,  les femmes yazidis grimpent un échelon à chaque étape de leur histoire.  Elles sont aujourd’hui plus de 140 à s’être évadée d’après un membre du Centre contre le génocide créé à Dohuk pour essayer de documenter cette situation. Mais dans ces évasions les femmes sont en fait souvent l’objet d’un sous marché. Certains arabes sunnites les aident à sortir de cet enfer, avec parfois un prix. Plus de 4000 dollars pour Tammer.   « Ma sœur s’est  échappée. Elle s’est réfugiée dans une famille. La famille m’a appelé et elle m’a demandé de l’argent pour la libérer. J’ai dû emprunter 4.000 dollars. Mais j’ai une autre sœur à Mossoul. Là ils ont demandé 5.000 dollars. » La société yazidie est à la fois traditionnaliste, compartimentée et hermétique. L’exploitation de ces femmes est un traumatisme profond pour une communauté qui fait de la virginité le fondement du mariage. Les Yazidis apparaissent démunis pour prendre correctement en charge les rescapées. Elles sont souvent abandonnées à elles-mêmes après avoir été les victimes de ce que Human Rights Watch a qualifié dans un récent rapport de crime contre l’humanité. L’ONU estime à 2.500 le nombre de personnes kidnappées par l’organisation Etat islamique. Les responsables yazidis évoquent presque le double. 

 




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