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Covid-médecins rasssuristes contre les catastrophistes

Covid-médecins rasssuristes contre les catastrophistes

Pour schématiser à outrance, on pourrait dire qu’il y a deux types d’experts : les catastrophistes et les rassuristes.  Et d’autres  bien sûr plus mesurés qui s’en tiennent surtout à ce qu’ils constatent. Parmi les rassuristes,  il faut citer Martin Blachier et Gérald Kierzek qu’on voit régulièrement sur les chaînes de télé et qui semblent  y avoir pris goût. D’une certaine manière ,les uns comme les autres sont d’ailleurs tombés dans le piège des médias. Des médias qui forcent les experts à se prononcer y compris quand ils ne disposent pas d’éléments scientifiques suffisants.

Il y a aussi ceux  qui profitent  de la pandémie pour montrer qu’ils existent soit auprès de la hiérarchie médicale, soit auprès du gouvernement. Notons que les rassuristes  ( comme d’ailleurs les catastrophistes) ce sont aussi souvent trompés quant aux perspectives de la sortie du tunnel sanitaire. Faut-il rappeler par exemple qu’au cours de l’été ont considéré que la pandémie était terminée !

Depuis le début de la crise sanitaire, les épidémiologistes ou autres médecins sont devenus les personnalités phares des émissions de télévision et de radio. Deux figures reviennent régulièrement pour faire un point sur la situation. Le docteur Martin Blachier et Gérald Kierzek, qui est médecin urgentiste. Cependant, leur vision des choses ne semble pas convenir à tout le monde. Ce mardi 28 décembre, un urgentiste a interpellé ses deux “confrères” sur son compte Twitter. “Message pour [Gérald Kierzek] et [Martin Blachier] et autres ‘scientifiques’ ou ‘sachant’ qui continuent à nier la réalité”, a-t-il commencé à publier.

Pour ce professionnel de santé, Martin Blachier et Gérald Kierzek se raccrochent à de fausses idées au sujet de l’évolution de l’épidémie en France. Il a également affirmé que les données chiffrées des courbes analysées par les deux médecins étaient fausses. Face à ce constat, l’urgentiste a proposé une solution à ses “confrères” afin qu’ils se rendent compte de la réalité des choses : les nombreux patients atteints du Covid, le manque de place et de lits, les enchaînements de cellules de crise ou encore les déprogrammations et report de soins. “Je vous propose (vraie proposition, je vous invite vraiment) de passer une journée avec moi”, a-t-il écrit dans l’un de ses posts en faisant allusion à une nuit de garde aux urgences.

Obligation vaccinale : Le gouvernement n’assume pas ses responsabilités

Obligation vaccinale : Le gouvernement n’assume pas ses responsabilités

«Le pass vaccinal est une forme déguisée d’obligation vaccinale», adéclaré Olivier Véran. Pour le sénateur Alain Houpert et le député Philippe Gosselin, il devrait en assumer les éventuels conséquences juridiques et pécunières. (Figaro) 

 

TRIBUNE -

De petits pas en petits pas, de dénégations en aveux à demi-mots, l’Etat finira par arriver à ses fins inavouées depuis le début de la séquence covidienne: imposer -mais «à titre volontaire»- une vaccination généralisée -mais «à titre facultatif – à l’ensemble de la population, à partir de douze ans (officiellement). Le projet de loi «renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire» qu’il présente au pas de charge entre deux réveillons n’a qu’un objectif: instituer la vaccination obligatoire de facto. Pourquoi cette volonté masquée? Cette politique sanitaire de gribouille a de nombreuses causes, à l’image de la gestion calamiteuse de la crise depuis le «nous sommes en guerre», mais nous en retiendrons deux concernant la question vaccinale:

1° L’État ne veut pas assumer devant des instances juridictionnelles des droits de l’homme, ni aujourd’hui ni demain, les conséquences pour «toute la population» du caractère «obligatoire» d’être vacciné contre la covid-19 et ses variants, de gré ou de force, c’est-à-dire sous peine de sanctions punitives. Aux yeux de ses experts juridiques comme de nombreux juristes universitaires indépendants, de trop lourdes incertitudes contentieuses pèseraient, au regard des droits de l’homme, du point de vie de la liberté individuelle, de l’ingérence dans le droit au respect de la vie privée et de la liberté de conscience, à décréter l’obligation vaccinale avec un vaccin n’offrant pas tout le recul de la science ni de l’expérience clinique. La circonstance que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ait rejeté le 24 août dernier une requête de 672 pompiers martiniquais contre l’obligation vaccinale contre la Covid-19 qui leur était prescrite par la loi du 5 août 2021 ne change rien, cette irrecevabilité étant d’ordre procédurale, les requérants prenant à tort et à travers cette Cour pour un «juge des référés», ce qu’elle n’est pas. Voilà la première raison non assumée par l’Etat devant les Français.

Toute vaccination à caractère obligatoire par la loi aurait une conséquence : l’Etat devrait en assumer les éventuels préjudices qui pourraient en résulter.

2° Ce que craint l’Etat dans l’ordre international, il le craint ensuite au titre de la protection mesquine de ses finances publiques. Toute vaccination à caractère obligatoire par la loi aurait une conséquence: l’Etat devrait en assumer les éventuels préjudices qui pourraient en résulter. C’est le principe à la fois de Solidarité nationale, lorsqu’une sujétion est imposée à tous par l’autorité de la loi, comme aussi le principe de responsabilité de l’État du fait des lois. Ces grands principes ont trouvé à se traduire dans la reconnaissance, grâce à l’œuvre législative sous le général De Gaulle, avec la loi n°64-643 du 1er juillet 1964, du principe de réparation de tout dommage imputable directement à une «vaccination obligatoire». Puis, en 2004, cette obligation assumée par l’État fut confiée par lui à l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM). En rendant «obligatoire» pour tous, et non plus seulement les personnels d’établissements de santé, médico-sociaux ou assimilés (cas du personnel de SDIS) la vaccination contre la Covid-19, l’Etat serait dès lors tenu, par application des règles codifiées désormais à l’article L. 3111-9 du code de la santé publique, de garantir à chaque Français la réparation intégrale des préjudices directement imputables à cette vaccination obligatoire par l’intermédiaire de l’ONIAM, si, hélas, une personne en subissait des effets indésirables, immédiatement ou à terme. C’est d’ailleurs ce que l’État n’a pas pu faire autrement que de concéder, par l’article 18 de sa loi du 5 août 2021, en étendant le droit à la prise en charge par l’ONIAM mais aux seules personnes vaccinées à titre, cette fois, «obligatoire» contre la Covid-19 (cas des personnels de santé et assimilés). Laissant ainsi sur le bas-côté des exclus environ 70 % de la population, vaccinée, mais…à titre «volontaire».

C’est parce que l’État ne veut pas assumer cette conséquence, pour des raisons de mesquineries de Bercy, qu’il se défausse en bricolant le montage juridique scabreux d’un « passe vaccinal » pour tous

C’est parce que l’État ne veut pas assumer cette conséquence, pour des raisons de mesquineries de Bercy, qu’il se défausse en bricolant le montage juridique scabreux d’un «passe vaccinal» pour tous, mais seulement à titre pseudo-volontaire pour tous ceux qui veulent continuer d’avoir potentiellement accès aux activités de loisirs, aux restaurants et débits de boisson, aux foires, séminaires et salons professionnels ou encore aux transports interrégionaux! Bref, la vaccination ou la mort sociale, choisissez, volontairement. Cette politique de discrimination honteuse doit être corrigée par une mesure de justice absolue: que l’Etat assume les conséquences de son obligation vaccinale de facto en étendant à tous ceux qui, depuis la loi du 31 mai 2021 instituant le «passe sanitaire» avec schéma vaccinal complet, comme demain avec ce «passe vaccinal», n’ont eu ou n’auront d’autre choix prétendument «libre et éclairé» que de se faire vacciner, en étendant la compétence de l’ONIAM à toute vaccination contre la Covid-19 effectuée dans le cadre de l’un ou l’autre de ces «Passes». Alors l’État, assumant enfin devant tous les Français sa responsabilité sanitaire au lieu de se défausser sur leur civisme contraint, redonnera confiance à la Nation dans la politique vaccinale qu’il «conduit». A moins que le Gouvernement n’amende son texte mal ficelé en garantissant ce droit pour tous à l’ONIAM, c’est le sens de l’amendement que défendrons lors des «débats» devant la Représentation nationale. On verra bien si le masque tombe.

Environnement-Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Environnement-Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Tant que la réduction des émissions sera coûteuse, les dirigeants parleront beaucoup mais feront peu contre le réchauffement climatique, relève le chercheur Bjorn Lomborg dans une tribune au « Monde ».

 

 

Tribune.
 Fort soucieux de montrer leur leadership en matière de climat lors du sommet des Nations unies sur le climat à Glasgow lors de la COP26, les dirigeants du monde entier évoquent à nouveau d’ambitieux objectifs de réduction des émissions de carbone. Le président américain Joe Biden, par exemple, s’est fixé pour objectif de créer « un secteur de l’électricité sans pollution par le carbone d’ici 2035 et une économie à émissions nettes nulles au plus tard en 2050 ». Les gouvernements de la plupart des pays riches ont formulé des ambitions similaires. Malheureusement, cet objectif sera d’un coût prohibitif. Une nouvelle étude publiée dans la célèbre revue Nature montre que le coût d’une réduction de 95 % d’ici à 2050 – presque le « net zéro » de Biden – représenterait 11,9 % du PIB, soit plus de 11 000 dollars actuels pour chaque Américain chaque année. 

Vingt-quatre ans se sont écoulés depuis l’adoption du protocole de Kyoto, le premier grand accord mondial promettant de réduire les émissions de carbone. Depuis lors, le monde a accueilli des centaines de sommets sur le climat et les nations riches ont abondamment adopté le langage de l’écologie. Mais les émissions ont continué à augmenter car aucun dirigeant ne veut faire payer le prix fort à ses citoyens.

Dans une analyse très franche de la dernière décennie de la politique climatique, l’ONU qualifie les années 2010 de « décennie perdue ». Elle ne parvient pas à faire la différence entre ce qui s’est réellement passé et un monde qui n’aurait adopté aucune nouvelle politique climatique depuis 2005.

Que l’on y réfléchisse bien : après tous ces sommets sur le climat et toutes ces promesses climatiques, quand on observe les émissions réelles, on ne peut pas faire la différence entre le monde dans lequel nous vivons et un monde qui ne se serait pas préoccupé du climat depuis 2005.

Voilà qui met en perspective le défi de la COP26. Les dirigeants mondiaux peuvent bien sûr choisir de faire ce qu’ils font depuis des décennies et contribuer à une énième réunion sur le climat dans un monde débordant de sommets climatiques bien intentionné

 Les pays se présenteront les uns après les autres et feront de belles promesses, comme celle de transformer leur secteur électrique (qui ne produit que 19 % de l’énergie consommée dans le monde) en énergies renouvelables. Et il y a fort à parier que ces promesses se révèlent finalement aussi creuses que celles des dernières décennies, car les électeurs rejetteront les projets de loi qui les accompagnent.

Sobriété économique : des comportements plus vertueux ?

Sobriété économique : des comportements plus vertueux ?

 

L’ethnologue constaterait , dans une tribune au « Monde », le décalage entre l’appel à la consommation et à la croissance, et les comportements, de plus en plus nombreux, visant à « ralentir » son mode de vie et son activité professionnelle.

 

Tribune. La bataille pour un ralentissement de nos modes d’existence et un consumérisme plus tempéré a commencé. Elle n’est plus la chasse gardée de militants écologistes, mais touche désormais toutes les classes sociales. La « sobriété » figure cette nouvelle humeur et se propage au fur et à mesure que des citoyens se lassent d’une société inadaptée aux nouveaux enjeux de la mutation climatique. 

La révolution silencieuse de la sobriété s’immisce dans de nombreux pans de nos vies, nous intimant en sourdine de ralentir nos cadences, n’en déplaise à la modernité qui nous pousse à la vitesse.

La sobriété incarne ce coup de frein à nos consommations, ce ralentissement de nos modes d’existence qui libère un nouvel horizon où la performance et la réussite à tout prix ne sont plus les signes inconditionnels de nos imaginaires de vies réussies. Que de chemin parcouru depuis l’ascétisme de quelques aficionados du plateau du Larzac dans les années 1970, sous l’œil goguenard de la société de l’époque…

Une enquête sur trois terrains (télétravail, habitat participatif, cadres « décrocheurs »), menée dans le cadre d’un travail doctoral par entretien et questionnaire entre juin et septembre 2021, met en lumière un décalage entre les incantations des politiques à consommer plus pour soutenir l’économie et une frange de la population, toutes classes sociales confondues, qui opte pour un ralentissement de son mode de vie. La nouvelle donne climatique n’est sans doute pas étrangère à cette nouvelle réflexion sur la vie matérielle.

 


 

Le dernier baromètre de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) de juin 2021 souligne que près de trois employeurs sur dix sont confrontés au déménagement de leurs salariés depuis l’avènement du télétravail, marqueur d’une nouvelle sobriété.

Des espaces de solidarité

Des télétravailleurs, majoritairement trentenaires, quittent Paris pour migrer vers des lieux plus proches de la nature, loin du tumulte de la ville, d’autant plus que ce devenir urbain leur semble peu conciliable avec des projets d’enfants. Souvent originaires de province, ils optent pour un rapprochement familial plutôt que le choix d’une région « carte postale de vacances », même si les deux ne sont pas incompatibles.

Ce renouement avec la terre de son enfance et la famille élargie construit des espaces de solidarité qui, selon leurs dires, « adoucit et ralentit leur mode de vie ». Improviser une garde d’enfants, entreprendre des travaux dans son nouvel habitat devient plus aisé grâce au jeu des solidarités familiales et un voisinage que la grande ville avait en partie évincé, même si le tableau des retrouvailles avec le clan n’est pas exempt de tensions.

Afghanistan : les 400 collaborateurs européens abandonnés par les pays occidentaux

Afghanistan : les 400 collaborateurs européens abandonnés par les pays occidentaux

 

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a jugé « impossible » d’évacuer tous les collaborateurs afghans pour la fin du mois d’août, dans un entretien accordé à l’AFP, samedi 21 août. »Les mesures de contrôle et de sécurité des Américains sont très fortes. Nous nous sommes plaints. Nous leur avons demandé de montrer plus de flexibilité. Nous n’arrivons pas à faire passer nos collaborateurs », a-t-il confié lors de cet entretien par téléphone.

La seule délégation de l’UE a Kaboul compte environ 400 collaborateurs afghans et leurs familles.

L’urgence d’un soutien à l’éducation dans les pays pauvres

L’urgence d’un soutien à l’éducation dans les pays pauvres 

 

 

Du fait de la pandémie de Covid-19, dans le monde, des millions d’enfants ont été privés d’école, les filles étant les plus touchées et risquant de ne jamais y retourner. Nous devons agir, et la France doit montrer l’exemple, souligne, dans une tribune au « Monde », un collectif d’enseignants.

 

Tribune.

La pandémie de Covid-19 a affecté l’éducation dans le monde entier. En avril 2021, au plus fort de la crise, 1,6 milliard d’enfants dans le monde ont été contraints de quitter les bancs de l’école. Nous, enseignants et enseignantes des cycles primaires, secondaires et supérieurs, en avons été les premiers témoins (« L’impact du Covid-19 sur l’éducation », Unesco). Nous avons tout tenté pour continuer à exercer notre métier dans les meilleures conditions possibles, car nous savons à quel point chaque journée passée à l’école est cruciale pour l’apprentissage de nos élèves.

Alors que la situation revient petit à petit à la normale en France, que nous nous apprêtons à corriger nos dernières copies et que nos élèves ont déjà la tête aux grandes vacances d’été, nous souhaitons alerter sur la situation dans les pays où la crise éducative mondiale aggravée par la pandémie a fait le plus de dégâts.


Prenons les enfants qui ont eu ou auront 10 ans cette année.

L’âge de 10 ans est une étape-clé de l’apprentissage dans la vie d’un enfant : c’est le moment où il cesse d’apprendre à lire, et commence à lire pour apprendre.

A cause à la fois de la pandémie de Covid-19 et du manque de financement chronique des systèmes éducatifs dans les pays pauvres, l’ONG One estime qu’environ 70 000 000 d’enfants – soit l’équivalent de la population de la France – vont rater cette étape cruciale de leur apprentissage pour leur garantir un avenir meilleur.

 

Les filles ont encore été les plus touchées. Privées des bancs de l’école, c’est non seulement leur avenir scolaire et professionnel qui est menacé, mais elles courent davantage de risques d’être forcées à se marier, de subir des mutilations génitales ou d’être exposées à des violences sexistes et sexuelles.

D’ici la fin de la crise, ce sont 20 millions d’entre elles qui risquent de ne jamais retourner à l’école. Si on ne réagit pas de toute urgence, la pandémie laissera derrière elle des millions de filles supplémentaires à qui on aura volé le droit et la chance d’apprendre à lire, et donc d’étudier pour devenir les infirmières, chercheuses, enseignantes, journalistes, cheffes d’orchestre, médecins, et même ministres ou astronautes de demain. Nous devons agir, et la France doit montrer l’exemple.

Epreuve de rattrapage

Cet été doit avoir lieu la conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation. C’est le plus grand fonds au monde consacré à l’éducation dans les pays pauvres, et il s’est donné pour objectif de scolariser 88 millions d’enfants supplémentaires sur les cinq prochaines années.

Automobiles : des «boîtes noires» qui existent depuis des dizaines d’années sur les poids-lourds

Automobiles : des «boîtes noires» qui existent depuis des dizaines d’années sur les poids-lourds

 

 

La presse fait état des inquiétudes de certains lobbies automobiles suite à la prochaine installation de « boîtes noires » sur les automobiles qui enregistrent différents éléments de risques pendant toute la période de conduite. Les médias indiquent que ces boîtes noires seront sur le modèle de celles qui équipent  les avions !

 

La vérité est toute autre. En effet on s’est surtout inspiré du chronotachygraphe – désormais numérique -qui existe depuis des dizaines et des dizaines d’années sur les poids-lourds. Un dispositif qui a montré son efficacité dans la mesure où les poids-lourds sont très peu impliqués proportionnellement en matière d’accidents. C’est aussi le moyen d’analyser finement la conduite du chauffeur notamment la vitesse pendant tout le parcours.

Pandémie- Covid: La France au huitième rang des pays les plus touchés

Pandémie- Covid: La France au huitième rang des pays les plus touchés

 

100 000 morts du Covid, selon les derniers chiffres hospitaliers du ministère de la Santé,

La France a le huitième plus grand nombre de morts de COVID-19 au monde. Les États-Unis sont le pays le plus touché en termes de décès par COVID, avec 564 759, suivis du Brésil, de la Russie et du Mexique, selon un décompte de Reuters.

Dans le monde, le nombre de morts s’élève à plus de trois millions.

Les décès de coronavirus en France ont maintenant presque doublé, passant d’un peu plus de 52000 à la fin de son deuxième verrouillage fin novembre.

Au cours des 30 derniers jours, la France a enregistré en moyenne un peu plus de 300 nouveaux décès par COVID-19 par jour, soit 9 000 par mois, contre près de 16 000 par mois lors du deuxième verrouillage.

Les données du ministère de la Santé ont également montré que 5 924 personnes se trouvaient dans des unités de soins intensifs jeudi, contre 5 902 un jour plus tôt.

Il y a eu 38 045 nouveaux cas de coronavirus jeudi contre 43 505 mercredi, portant le total à 5,18 millions. En moyenne on tourne actuellement autour de 40 000 par jour

Birmanie: condamnations des tueries par les Etats-Unis et l’UE

 

L’armée birmane a réprimé dans le sang les manifestations quotidiennes réclamant le retour de la démocratie et la libération des anciens leaders, tuant au total plusieurs centaines de civils. Le nombre de morts est passé à au moins 459, selon l’AAPP, une ONG locale qui recense le nombre des morts depuis le putsch. Les Nations unies ont estimé le nombre de morts de samedi à 107 personnes – dont sept enfants – mais s’attendent à ce que ce bilan augmente encore. Les médias locaux font état de 114 morts.

L’Union européenne, par la voix de son chef de la diplomatie, a de son côté condamné dimanche soir « une escalade de la violence inacceptable », « une voie insensée » choisie par la junte militaire birmane. Dans un communiqué, le Haut représentant de l’UE Josep Borrell a qualifié cette journée de samedi de « jour d’horreur et de honte ».

Economie, social, société : les plus lus

« Le complotisme comme les religions: opium du peuple »

« Le  complotisme comme les religions: opium du peuple »

 

 

 

La Tribune a interrogé Sylvain Delouvée, maître de conférences en psychologie sociale à l’Université Rennes 2, spécialisé dans les croyances collectives. Quels sont les mécanismes derrière ces fameuses rumeurs sur Internet ? Comment devient-on complotiste ? Peut-on encore se débarrasser des fake news et autres méthodes de désinformation ? Décryptage.

 

Les fake news et les théories du complot sont largement médiatisées depuis l’élection présidentielle américaine de 2016. Depuis, chaque événement majeur d’actualité semble être propice à la désinformation en ligne. Comment expliquer cet écho ?

SYLVAIN DELOUVÉE - La désinformation, les théories du complot et autres rumeurs sont aussi vieilles que le monde et les systèmes d’information. Mais il est vrai que nous assistons ces dernières années à une explosion de leur diffusion et de leur impact, en partie dû aux réseaux sociaux et à Internet. Ces derniers rendent accessible à n’importe qui les nouvelles les plus farfelues, de façon quasi-immédiate, en quelques clics.

Je remonterais jusqu’au 11 septembre 2001 pour dater le développement et la professionnalisation du complotisme en ligne. Suite à cet attentat inimaginable -les Etats-Unis, première puissance mondiale, été attaqués pour la première fois sur leur propre sol- des pseudo-experts ont commencé à faire du prosélytisme sur leurs croyances et présenter des versions alternatives de la vérité. Depuis, la diffusion de fausses nouvelles va crescendo au gré des actualités qui ont un retentissement international, comme les virus par exemple : Ebola, Zika, et désormais, la Covid-19.

En raison de la pandémie mondiale du coronavirus, l’année 2020 a été particulièrement marquée par diverses théories du complot concernant l’existence même du virus, les masques et les vaccins… Les crises (sanitaire, économique…) sont-elles des accélérateurs de fake news ?

Les périodes de crise sont des catalyseurs de fake news car ce sont des mouvements d’instabilité. Or, l’être humain a une tendance naturelle à un besoin de contrôle, de quête de sens et d’explications. Cela peut donc conduire à une fascination envers les explications complotistes car elles se veulent simples et évidentes.

Le devoir moral de vie des animaux

Le devoir moral de vie des animaux

 

Une tribune de Vincent Ledoux, député du Nord (Agir ensemble) dans l’Opinion ( voir autre tribune de Pascal Brindeau et Jean-Marie Janssens qui, eux , considèrent  qu’il convient de ne pas se tromper de combat

 

 

Tous les partis politiques sont traversés de réflexions sur le bien-être animal. Le gouvernement a annoncé la fin à long terme des animaux sauvages dans les cirques. Le député du Nord, Vincent Ledoux invite la majorité à laquelle il appartient à aller plus loin.

Ils ne sont plus seulement « 30 millions d’amis » mais entre 40 et 50, soit le nombre de Français qui déclarent adhérer aux mesures de défense de la condition animale qui pourraient leur être soumises dans le cadre d’un référendum d’initiative partagée, selon un sondage Ifop paru en août 2020.

Ces questions, avec leur corollaire de traitement de la souffrance autant que du mieux-être animal, ont acquis leur statut de haute actualité. Et, au risque d’être taxé de schizophrénie, le gouvernement actuel et ses successeurs ne pourront plus s’y dérober ou s’accommoder de simples déclarations d’intention.

Car les réseaux sociaux les mettraient d’emblée face à leurs contradictions, quand nombre de ses membres posent avec leurs compagnons à quatre pattes ou nous donnent régulièrement de leurs nouvelles, à l’instar du chat Boris, adopté par le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin à l’antenne de la S.P.A. de Tourcoing !

 

Cirques et chasse à courre. La cause animale n’est plus une question de « sensiblerie » dès lors que la science lui apporte depuis plus de 70 ans des arguments irréfutables. Depuis la seconde moitié du siècle dernier, des chercheurs prouvent que les animaux sont des êtres sensibles et leur découvrent des capacités sociales jusque-là insoupçonnées. Au début du siècle suivant, ils démontrent même que mammifères et oiseaux ont une conscience. Quelle révolution ! Cela veut donc dire que les animaux ressentent et connaissent le plaisir mais aussi la souffrance. « Ils ont les mêmes zones d’émotion et de mémoire que les humains. Lorsque l’on pique ou coupe un animal, les mêmes substances chimiques agissent sur les mêmes zones cérébrales », observe un autre Boris, Boris Cyrulnik !

L’évolution de la connaissance a donc permis d’invalider scientifiquement la durable représentation cartésienne de l’animalité pensée en termes de « machine », permettant l’élévation de ce mouvement populaire, puissant et irrésistible contre la maltraitance animale.

Il n’est désormais plus possible à l’homme de torturer ou de faire impunément souffrir un être vivant qui possède son propre mode mental. Nous avons dès lors un devoir moral à leur égard. En mettant fin à la chasse à courre et à la vénerie sous terre, aux spectacles d’animaux sauvages dans les cirques, à toutes les formes de cruauté animale perpétrées au nom d’une « tradition » qui mérite pour le coup d’être légitimement enfreint, l’homme sortira un peu plus de sa barbarie ancestrale pour s’ouvrir à un « idéal d’active sympathie et de respect pour les autres êtres vivants » comme l’appelait de ses vœux le grand Théodore Monod.

« lntelligence artificielle: pour une pédagogie sur des cas concrets»

« lntelligence artificielle: pour  une pédagogie sur des cas concrets»

L’intelligence artificielle nourrit toutes les peurs et tous les fantasmes. Certains craignent la mise à l’écart de l’humain voire sa domination, d’autres contraires voient l’occasion d’une « renaissance humaine » . Des visions et des sentiments souvent excessifs d’abord parce que l’intelligence artificielle a pénétré depuis déjà longtemps dans la production et la société ensuite parce que le concept d’intelligence artificielle est souvent très flou. L’acceptation de la progression des technologies dites intelligences artificielles nécessite donc beaucoup de pédagogie pour être admise. De nombreuses initiatives ont été lancées pour définir une intelligence artificielle éthique et respectueuse des droits humains, mais pour l’instant, la mise en œuvre concrète de ces principes marque le pas, regrette la spécialiste de l’IA Nozha Boujemaa dans une chronique au « Monde ».

«  Comment faire en sorte que les usages de l’intelligence artificielle (IA), qui se développent à un rythme effréné, restent éthiques, respectueux des droits humains et des valeurs démocratiques ? Depuis 2019, les principes de l’IA de confiance ont fait leur chemin, après la publication du rapport du groupe d’experts de haut niveau en intelligence artificielle de la Commission européenne (High-Level Expert Group on Artificial Intelligence, AI HLEG) et l’élaboration des principes de l’OCDE sur l’intelligence artificielle, qui ont été adoptés en mai 2019 par les pays membres de l’OCDE.

En juin 2019, le G20 a adopté des principes qui s’inspirent de ceux de l’OCDE. Avec un temps différé, l’Unesco a inclus en 2020 dans sa Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (Comest) des experts travaillant sur les principes d’une IA éthique.

Une autre initiative de coordination internationale, franco-canadienne à l’origine, a été lancée, en parallèle avec l’AI HLEG, le 15 juin 2020 par 15 pays et s’intitule Global Partnership on AI (GPAI). Les efforts sont structurés selon quatre axes : l’usage responsable de l’IA, la gouvernance des données, le futur du travail, l’innovation et la commercialisation. Il est toutefois encore trop tôt pour savoir quel serait le niveau opérationnel des conclusions de ces groupes de coordination.

Courant 2020, l’OCDE a de son côté constitué son réseau d’experts, ONE AI, pour travailler au développement et au déploiement responsables de l’IA. Il s’agit d’une démarche proactive dans cette quête d’une IA de confiance : comment passer des principes aux actions ?

Ainsi, le premier groupe d’experts, consacré à « la classification des systèmes d’IA », développe un cadre vulgarisé pour classer et aider les décideurs politiques à naviguer dans les systèmes d’IA et à comprendre les différentes considérations politiques associées.

Le deuxième groupe travaille sur la mise en œuvre pratique des principes d’IA fondés sur des valeurs centrées sur l’humain. Les efforts de ce groupe sont orientés vers l’identification des outils technologiques, processus et bonnes pratiques spécifiques qui permettront une application pratique de ces principes. Le troisième groupe est consacré à l’élaboration des politiques publiques qui accompagneront le déploiement technologique de l’IA : ONE AI, de l’OCDE, est un des premiers à orienter ses efforts sur les outils concrets. »

Augmentation des prix des fruits et légumes

Augmentation des prix des fruits et légumes

 

D’après une étude de l’UFC-Que Choisir réalisée dans près de 5000 services «drive» des grandes surfaces, leur prix a en effet bondi de 23% depuis le début du confinement. Globalement, l’étude note une hausse de 9% des prix des fruits et légumes entre le 2 mars et le 11 avril avec pour principales raisons la limitation des importations et les nouvelles obligations en termes de sécurité et de santé pour les producteurs.

Ainsi, on constate que les prix des fruits ont augmenté en moyenne de 8%, et ceux des légumes de 9%. On remarque également une grande disparité dans la variation de prix entre les produits conventionnels (+6%) et ceux issus de l’agriculture biologique (+12%).

Dans le détail, sur les quinze catégories de produits étudiées dans le cadre de l’étude, on note une augmentation du prix des pamplemousses de 3%, de 7% pour les citrons, de 9% pour les pommes et donc de 23% pour les navets. Côté produits bio, les augmentations sont plus importantes, avec +25% pour les tomates grappe, +12% pour les bananes Cavendish ou +16% pour les citrons verts.

 « La première explication est en effet la tension de l’offre, explique Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation à l’UFC-Que Choisir. Les stocks sont moins réapprovisionnés et la demande est là, donc les produits les moins chers, comme beaucoup de fruits et légumes, disparaissent de prime abord. »

 « La deuxième raison à cette hausse des prix, et probablement la plus importe, c’est la réduction massive des importations, notamment depuis l’Espagne ou la Pologne, qui ont fermé leurs frontières depuis le début du confinement, poursuit Grégory Caret. Les produits importés de ces deux pays étaient souvent les produits d’entrée de gamme, donc ce sont les fruits et légumes un peu plus chers qui vont rester en rayon. »

« Enfin, les producteurs font habituellement appel à une main-d’œuvre bon marché venue de l’étranger pour leurs travailleurs saisonniers, conclut Grégory Caret. Cette année ce n’est plus possible et cela génère un surcoût venant directement du producteur. En plus de cela, il faut que magasins et producteurs protègent leurs salariés, ce qui a un impact sur le prix final.»

Ponts et les infrastructures: pour un plan Marshall

Ponts et les infrastructures: pour un plan Marshall

 

Il est évidemment trop tôt pour identifier  les causes de l’accident dramatique  du pont à Mirepoix-sur-Tarn, qui a fait deux morts. Pour autant après la terrible catastrophe du pont de Gênes en Italie,  certains experts avaient indiqué que la situation de certains ouvrages d’art français était aussi en mauvais état. Il s’agit  évidemment des ponts mais d’une manière plus générale de toutes les infrastructures de transport dont  l’entretien a été négligée depuis des années. Les ponts comme les routes ont eu la chance de ne pas connaître depuis plusieurs dizaines d’années d’hiver trop durs. Du coup, on a considérablement allégé les opérations d’entretien. Nombre de routes sont  dans des états déplorables. Pourtant  parallèlement la fiscalité  n’a pas diminué. Malheureusement, le fruit de ces impôts va se noyer dans le budget général. Ni l’État, ni les collectivités locales n’ont les ressources spécifiques pour assurer la sécurité et le confort de ces infrastructures. Il faudrait donc sans doute décidé de l’affectation d’une partie de la fiscalité transport pour un vaste plan de rénovation d’infrastructures qui deviennent  plus en plus dangereuses. On l’a vu pour  la route mais aussi pour le rail. Ce que réclame notamment Ervé Maurey, sénateur de l’Eure et président de la mission d’information sur la sécurité des ponts, a réagi, lundi, sur Europe 1, à l’effondrement d’un pont à Mirepoix-sur-Tarn, qui a fait deux morts. Le sénateur pointe un manque de diagnostic sur l’état des ponts. 

 

INTERVIEW

 

Alors qu’un pont routier enjambant le Tarn s’est effondré, lundi, à Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse (provoquant la mort de deux personnes, dont une adolescente de 15 ans et le conducteur du camion), Hervé Maurey, sénateur de l’Eure (Union centriste) et président de la mission d’information sur la sécurité des ponts, ne se dit pas surpris par une telle catastrophe. 

« Le rapport que nous avons remis au gouvernement au mois de juillet s’intitule Sécurité des ponts, éviter un drame, donc nous pressentions qu’il y avait une véritable dangerosité des ponts », pointe Hervé Maurey, ajoutant que, selon ce rapport, environ « 29.000 ponts en France présentent une réelle dangerosité ». 

Pour régler ces problèmes, Hervé Maurey plaide pour « un véritable Plan Marshall des ponts », autrement dit pour des « moyens conséquents mis en oeuvre pour assurer la sécurité ». Il plaide également pour que  »l’État augmente ses crédits pour l’entretien de ses ponts ». 

Il estime ainsi qu’un diagnostic doit être d’abord réalisé, c’est-à-dire « établir un véritable audit de l’ensemble de nos ponts puisque dans la plupart des cas, on ne sait même pas dans quel état ils sont. » Dans un second temps, il demande une « remise à niveau de nos ponts pour éviter un drame, qui, malheureusement, a eu lieu ce matin ». 

Selon le conseil départemental de Haute-Garonne, dont dépend l’entretien de l’ouvrage, ce pont « n’était pas répertorié comme un ouvrage sensible » et ne bénéficiait pas d’une surveillance particulière. « Cela illustre parfaitement le fait que l’on a une très mauvaise connaissance de l’état réel des ponts », réagit Hervé Maurey, expliquant qu’ »il ne faut pas, comme on le fait souvent en France, attendre des catastrophes pour réagir ».

Le problème c’est que le durable délabrement des infrastructures ne concerne pas simplement les ponts mais l’ensemble des équipements de transport.

 

À ce sujet, il rappelle qu’à lui seul, l’incident dans le tunnel du Mont-Blanc avait provoqué une prise de conscience nécessaire. « On s’est préoccupés des tunnels à partir du moment où il y a eu, il y a une vingtaine d’années, la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc. À ce moment là, l’État s’est montré capable de dégager 130 millions d’euros par an pendant vingt ans pour remettre à niveau nos tunnels », explique Hervé Maurey.

Pour trouver des solutions, le sénateur pense qu’il faut prendre exemple sur la gestion de la crise après cette catastrophe. « Il faut qu’il y ait un fond qui soit alimenté, chaque année, comme on l’a fait pour le tunnel du Mont-Blanc, pour que les 200.000 ponts qui relèvent des communes et des départements, fassent l’objet d’un diagnostic sérieux et qu’ensuite, il y ait des moyens pour aider les collectivités locales pour remettre en l’état ces ponts », défend-il.

 

Sondage – 75% des Français condamnent l’injustice de la politique de Macron

Sondage – 75% des Français condamnent l’injustice de la politique de Macron

 

 

Visiblement l’omniprésence de Macron dans les médias n’aura pas changé grand-chose quant à l’appréciation des Français sur l’efficacité et la justice de la politique économique et sociale du gouvernement. On se demande même si ce trop-plein de présence médiatique ne finit  pas par lasser. Le problème de Macron, c’est l’énorme décalage entre des discours relativement ésotériques et sa pratique. Certes Macron est brillant et sa dialectique annihile toute contestation mais il s’agit d’une sorte de deux délire voir de diarrhée verbale qui ne mord pas sur l’opinion. Il y a en outre quelque chose de faux dans la tonalité de Macron qui fait trop de concessions à la discipline théâtrale au détriment et de la vérité. Toujours est-il que 75% des Français estiment que les orientations définies par le président de la République et le gouvernement sont injustes, car elles ne répartissent pas équitablement les efforts selon les capacités de chacun. Un taux en chute de trois points par rapport à la précédente mesure établie le 14 juinDans le détail, 83% des classes populaires, groupant les salariés et les ouvriers, pointent cette injustice.

Nos concitoyens sont ensuite 76%, là encore en baisse de trois points, à estimer que la politique actuelle est inefficace pour réduire les inégalités entre les territoires. Pour améliorer le pouvoir d’achat alors? Pas davantage, pour 75% de nos compatriotes malgré une décote de deux points. 78% des inactifs, dont les retraités, fustigent d’ailleurs ce manque d’emprise sur la courbe du pouvoir d’achat.

Réduire les déficits publics avec un tel cap, il ne faut pas y penser non plus, pour 73% des personnes sollicitées, une décrue de cinq points. Plus largement, ils sont 69%, après une glissade de deux points, à dire que la politique de l’exécutif ne permet pas d’améliorer la situation du pays. 66% des Français, une statistique cette fois stable, affirment que celle-ci est inefficace pour relancer l’économie.

Les cryptomonnaies : menaces pour les banques et les Etats

Les cryptomonnaies : menaces pour les banques et les Etats

 

 

 

Le G7 qui vient de se réunir à Chantilly en France a décidé de bloquer provisoirement le développement des cryptomonnaies  et en particulier le Libra de Facebook tant que les conditions réglementaires n’auront pas été précisées au plan international. Les cryptomonnaies présentent un triple risque : pour les banques dont l’intermédiation n’est plus nécessaire, pour les Etats qui perdent ainsi un des rares instruments qui leur restent pour affirmer leur souveraineté, enfin pour les banques centrales dont l’activité pourrait se réduire à pas grand-chose.  Dans un courrier en date du 19 juin le ministre de l’économie avait demandé  de mettre en place un groupe de travail « de représentants de haut niveau des banques centrales des pays appartenant au G7 [Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni], ainsi que de représentants du FMI et de la Présidence française du G7».Le groupe devra « livrer un rapport d’ici à la fin de la présidence française du G7 » soit d’ici à la fin de l’année, et dresser un premier état des réflexions « oral ou écrit, lors de la réunion du G7 [Finances] à Chantilly à la mi-juillet.». Ce premier bilan a abouti à la décision de geler les projets de développement des crypto menées et d’abord du Libra de  Facebook. Facebook

Le groupe de travails du G7 à pour objet d’examiner dans les prochains mois « les défis soulevés l’émergence des stable coins, notamment sur le front réglementaire». « La taskforce devra examiner les exigences anti-blanchiment, mais aussi celles de protection des consommateurs, de résilience opérationnelle, ainsi que les éventuelles questions de transmission de la politique monétaire » a précisé le gouverneur. Un mois après la présentation du projet Libra par le groupe de Mark Zuckerberg, les participants ont partagé leurs “inquiétudes très fortes” suscitées par ce projet, tant sur le plan technique que sur le plan politique, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire à la presse à l’issue de la première demi-journée de discussions.

Au-delà de ces réserves, le ministre, qui s’exprimait en anglais, a aussi fait état de convergences de vues sur la nécessité d’agir très rapidement pour adapter le cadre réglementaire, tout en reconnaissant que des progrès doivent encore être faits sur les systèmes de paiement actuels.“Aujourd’hui, je le dis très clairement, les conditions ne sont pas réunies pour que cette monnaie Libra telle qu’elle a été proposée par Facebook puisse être en fonction”, avait prévenu Bruno Le Maire devant les journalistes à l’ouverture du G7 Finances qu’il préside. Depuis la présentation de cette initiative mi-juin, régulateurs, banquiers centraux et gouvernements à travers le monde ont fait part de leurs réserves, évoquant notamment les risques en matière de lutte contre le blanchiment, de protection des données ou de sécurité des transactions. Mais les responsables politiques craignent également de voir des géants du numérique disposant d’une capitalisation parfois supérieure à la richesse de certains pays empiéter sur les prérogatives des Etats, une inquiétude qui s’est accentuée depuis la présentation du projet Libra.

Un Conseil de l’ordre des journalistes : pour quoi faire ? Pour rétablir la censure ?

Un Conseil de l’ordre des journalistes : pour quoi faire ? Pour rétablir la censure ?

Le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O invite les journalistes à créer un conseil de l’ordre. Pour quoi faire ? Pour mettre de l’ordre évidemment puisque c’est la fonction de ce type d’organisme. Officiellement,  il s’agirait de lutter contre les fausses nouvelles distillées en France par des supports médiatiques sous influence étrangère. En fait,  il y a longtemps que le pouvoir actuel cherche d’une manière ou d’une autre à installer des formes de censure pour mettre encore davantage sous tutelle l’information. Des conseils de l’ordre existent dans certaines professions et pas dans d’autres. On se  demande bien pourquoi par exemple un conseil de l’ordre des masseurs kinésithérapeutes et pas un conseil de l’ordre des bouchers charcutiers ou des podologues. De toute façon, même l’honorable conseil des médecins est très critiqué  pour ses positions relativement réactionnaires. On doit bien sûr toujours se méfier quand un État se met en tête directement ou indirectement de mettre de l’ordre. Organiser un secteur, réguler ses conditions d’exercice c’est autre chose que d’imposer un ordre. Dans le domaine des fausses nouvelles,  la frontière entre ce qui est exact et ce qui ne l’est pas  peut être mince. Une fausse nouvelle d’aujourd’hui peut se révéler exact demain et inversement. Par exemple les soupçons  qui pèsent sur Sarkozy aujourd’hui dans plusieurs affaires politiques ou financières ne sont pas contestés quand hier ils  pouvaient l’être. Il en sera de même pour Macron le moment venu quand on saura  par exemple quelles sont ces généreux donateurs qui ont financé sa campagne ( affaire en cours enliser dans les sables de l’information judiciaire),  quand on saura par exemple ce qu’il a fait des millions gagnés chez Rotchild, quand on saura quelle affaire il a pu traiter pour gagner autant en si peu de temps. La justice se réveillera sans doute quand Macron ne sera plus président de la république. Ce qui est à craindre dans le cadre du régime autocratique que met en place Macron,  c’est une tentative d’organiser la police de l’information. Certes on comprend qu’il faille combattre les intoxications venues de l’extérieur est destinées à peser sur la démocratie française. Par contre on doit sans doute se montrer très dubitatif face à la déclaration abrupte du secrétaire d’État au numérique. “Je considère qu’il doit y avoir un Conseil de l’ordre des journalistes, des journalistes entre eux, qui prennent des décisions et qui disent à l’Etat : ‘vous devez retirer l’agrément de tel ou tel ‘canard’, mettre des avertissements’.”Ce rapport propose aussi qu’en cas de manquement éthique ou déontologique, le même conseil pourra émettre “des avis qui pourraient être rendus publics». A ses yeux, il ne revient pas à l’Etat de sanctionner les médias diffusant de fausses nouvelles. “Mais à un moment, devant la menace contre la démocratie, on le fera”, a-t-il poursuivi. “Ce sera le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) ou une autorité indépendante qui va décider ce qu’est une infox ou pas.”. Bref une régulation à la chinoise de l’information. Pourquoi pas dans  la même veine aussi une durée illimitée pour le mandat du président comme en Chine ? Les journalistes feraient bien de ce réveiller un peu vis-à-vis de l’atteinte possible à la liberté d’expression d’autant que 80 % de la presse est déjà sous influence des financiers et autres industriels qui soutiennent Macron

Quelle est la véritable compétence des « experts »

  • Quelle est la véritable  compétence  des « experts »
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  • La question mérité d’être posée tellement avis sont parfois plus proches des discours  d’évangélistes que de scientifiques.  Il ne se passe pas une journée sans que des dizaines d’experts viennent s’exprimer pour expliquer des événements sociaux, politiques, environnementaux ou sociétaux. De ce point de vue,  la France dispose d’une armée très imposante d’experts très divers notamment des historiens, des géographes des spécialistes en politique ou en opinion, des sociologues, des psychologues, des économistes, des urbanistes. La liste est longue et le nombre de spécialités ne cesse de se développer. De ce point de vue,  la France est un des pays qui forment le plus d experts en sciences sociales en particulier des psychologues et des économistes. Des experts qui ont bien d’ailleurs du mal à trouver un emploi et qu’on retrouve le plus souvent dans les administrations. Parallèlement, la France manque cruellement d’ingénieurs et de techniciens. Des catégories qu’on entend beaucoup moins car ils ont les mains dans le réel. La présence régulière pour ne pas dire l’envahissement de ces experts dans tous les médias s’explique aussi par la crise économique de ces médias. Des médias pour la plupart dans le rouge, d’ailleurs rachetés par des financiers non  pas par intérêt économique mais pour orienter et contrôler l’information. Cette masse d’experts ressemble à une sorte d’auberge espagnole. On y trouve le meilleur et le pire, souvent du  médiocre asservi aux intérêts financiers (la plupart des économistes). Parfois les éclairages sont intéressants mais la plupart du temps, ils  se caractérisent  par une certaine parcellisation de l’analyse. Or ce qui caractérise la période, c’est sa complexité et le caractère systémique des différents facteurs de changement. Le concept de généraliste n’existe pas. Les tentatives d’analyse partent  un peu dans tous les sens en fonction de la spécialité de chacun, de sa personnalité ;  Aussi de ses affinités philosophiques et politiques. Personne ne peut prétendre à la neutralité et à l’indépendance, encore moins à l’objectivité. C’est tellement vrai que les grands événements de la société ont rarement été prévus par ces experts notamment par la plus grande partie des économistes. Conclusion l’apport de certains experts peut-être utiles voire nécessaire mais il faut en relativiser le caractère d’objectivité notamment prédictive.

Macron : opération séduction des catholiques, des chasseurs et des ruraux

Macron : opération séduction des catholiques, des chasseurs et des ruraux

 

En difficulté dans les sondages, Macron repart en campagne au sens propre et figuré. D’abord en intervenant dans le journal très rural de JP Pernaud jeudi sur TF1. Il  vient de donner une très longue intervention concernant les catholiques et enfin se prépare à annoncer une réduction de 50% des droits du permis de chasse. Ne manquent plus que quelques mesures pour appâter les pécheurs ! Finalement retour à la politique à l’ancienne avec objectif de brosser dans le sens du poil parfois hérissé de certaines catégories qui n’appartiennent pas au monde branché des Start up des grandes métropoles. Macron va intervenir sur TFI mais aussi sur BFM et même Mediapart pas vraiment réputée pour soutenir le chef de l’Etat. Bref ,la grande offensive de reconquête de l’opinion. Pas sûr cependant que cette multiplication de la parole présidentielle, il est vrai après un long silence, serve la cause. En effet en matière de com. Macron en fait en général des tonnes et risque de lasser surtout si la tonalité est toujours aussi professorale voire condescendante. Il aurait peut-être mieux valu une seule intervention  pour ne pas banaliser la parole de la fonction présidentielle. De ce point de vue Macron hésite entre la posture jupitérienne  du monarque républicain et la posture du nouveau prophète d’un macronisme qui reste encore à définir dans sa finalité et surtout dans sa méthode.

 

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