Archive pour le Tag 'Eric'

Eric Zemmour, un historien qui tord l’histoire au service de ses obsessions

Eric Zemmour, un historien qui tord  l’histoire au service de ses obsessions

 

Le chercheur en relations internationales Benjamin Haddad analyse, dans une tribune au « Monde », la manière dont le candidat d’extrême droite à la présidentielle 2022 envisage la politique étrangère, à la lumière de son ouvrage « Mélancolie française », paru en 2010.

 

Tribune. 

 

Sur quelle lecture de l’histoire de France se fonde la politique étrangère d’Eric Zemmour ? Dans Mélancolie française (Fayard-Denoël), une méditation sur l’histoire diplomatique française parue en 2010, Zemmour dresse un portrait constamment décliniste, et souvent incohérent, de l’histoire de notre pays. Pas de grandeur gaullienne, l’histoire de France de Zemmour est jalonnée d’« échecs » et de « renoncements ». Les dirigeants franhttps://lemonde.sirius.press/articles/3249822/revisionsçais se trompent continuellement de combats, manipulés par leur propre aveuglement et par des dirigeants étrangers perfides, plus intelligents en somme.

Le déclassement n’a pas commencé il y a quarante ans – date à laquelle démarre son Suicide français (Albin Michel, 2014) –, ni en 1940, voire en 1815 ou en 1789. Dans l’œuvre de Zemmour, ce déclassement est inscrit dans l’ADN de notre pays depuis le « désastreux » traité de Verdun de 843, qui a partagé l’éphémère Empire carolingien entre les petits-fils de Charlemagne.

Toute l’histoire de France se résume en un échec : l’ambition frustrée de reconstituer cet empire – « Rome », comme l’écrit Zemmour –, sous l’égide de Paris. Mise en échec par des « Carthage » [l’ennemi héréditaire de l’Empire romain] successives, en particulier les puissances maritimes commerciales – l’Angleterre, puis les Etats-Unis –, la France de Zemmour ne parvient jamais à reconstituer ses frontières naturelles et voit le monde se construire sans elle.

Lire Zemmour, c’est découvrir une obsession pour le déclin qui confine à la haine de soi, y compris lors d’épisodes victorieux de notre histoire. Le traité d’Utrecht de 1713, qui acheva la guerre de Succession d’Espagne et mit fin à l’encerclement Habsbourg de la France entre l’Autriche et l’Espagne, qui menaçait notre pays depuis Charles Quint ? Une aubaine pour l’Angleterre, qui émergera de ces divisions continentales comme la puissance dominante des mers.

La première guerre mondiale ? Une erreur : il eût fallu s’allier avec l’Allemagne contre la véritable ennemie, l’Angleterre.

Ce constat l’amène à des considérations stupéfiantes, comparables à sa réhabilitation de Vichy. Il en vient à regretter la victoire française lors de la première guerre mondiale contre une Allemagne qui aurait pu reconstituer l’unité carolingienne de l’Europe face au libéralisme anglo-saxon : « Notre plus grande “erreur” fut sans doute notre victoire héroïque de la bataille de la Marne. Alors nous aurions économisé un million et demi de vies (…). En cas de défaite française dès 1914, pas de révolution russe, pas de fascisme, pas de nazisme, pas d’holocauste des juifs, pas d’intervention américaine en 1917 ou en 1944. La pax germanica aurait régné sur le continent. » A noter que les interventions américaines sont mises au même rang que le nazisme ou la révolution russe…

Le maire écolo de Grenoble, Eric Piole, autorise les employés municipaux à venir « travailler « avec leur chien !

Le maire écolo de Grenoble, Eric Piole,  autorise les employés municipaux à venir « travailler « avec leur chien !

 

De toute évidence, les dernières élections municipales ont permis un certain nombre d’hurluberlus écolos de renforcer leur pouvoir dans certaines villes en prenant des mesures pour le moins saugrenues .

Ainsi à Grenoble le dogmatique gauchiste écolo Éric Piole , malheureux à la primaire d’Europe écologie les Verts, vient-il d’autoriser les municipaux à venir « travailler »avec leur chien.

Le pire c’est qu’il entend étendre l’expérience à l’ensemble de la collectivité. Pourquoi pas aussi à l’ensemble de la France ?

Au-delà de la dinguerie des écolos qui ne manquent pas une occasion de se discréditer, cela pose en France la question de l’évolution sociétale et notamment le rapport au travail.

Pour certains municipaux, le rapport est de toute évidence ambiguë depuis longtemps. Comme on sait que les variétés d’animaux de compagnie ne cessent de se développer, on pourra peut-être bientôt autoriser à Grenoble de venir travailler avec son cheval ( pour rationaliser la mobilité bien sûr), sa chèvre ou son âne.

Les réactions des autorités municipales de ce point de vue sont au-delà du surréalisme

« Ça rend bien service », se réjouit Hakim Sabri, adjoint aux Finances, contacté par BFMTV.coGrenoble :  »Ma chienne Elwine est vieille maintenant, elle a 16 ans et mes enfants ne sont plus à la maison. Alors ça permet d’éviter qu’elle ne passe toutes ses journées seule chez moi. Ça me sécurise de la savoir avec moi ».

 

Grenoble : le maire écolo, Eric Piole, autorise les employés municipaux à venir « travailler « avec leur chien !

Grenoble : le maire écolo, Eric Piole,  autorise les employés municipaux à venir « travailler « avec leur chien !

 

De toute évidence, les dernières élections municipales ont permis un certain nombre d’hurluberlus écolos de renforcer leur pouvoir dans certaines villes en prenant des mesures pour le moins saugrenues .

Ainsi à Grenoble le dogmatique gauchiste écolo Éric Piole , malheureux à la primaire d’Europe écologie les Verts, vient-il d’autoriser les municipaux à venir « travailler »avec leur chien.

Le pire c’est qu’il entend étendre l’expérience à l’ensemble de la collectivité. Pourquoi pas aussi à l’ensemble de la France ?

Au-delà de la dinguerie des écolos qui ne manquent pas une occasion de se discréditer, cela pose en France la question de l’évolution sociétale et notamment le rapport au travail.

Pour certains municipaux, le rapport est de toute évidence ambiguë depuis longtemps. Comme on sait que les variétés d’animaux de compagnie ne cessent de se développer, on pourra peut-être bientôt autoriser à Grenoble de venir travailler avec son cheval ( pour rationaliser la mobilité bien sûr), sa chèvre ou son âne.

Les réactions des autorités municipales de ce point de vue sont au-delà du surréalisme

« Ça rend bien service », se réjouit Hakim Sabri, adjoint aux Finances, contacté par BFMTV.coGrenoble :  »Ma chienne Elwine est vieille maintenant, elle a 16 ans et mes enfants ne sont plus à la maison. Alors ça permet d’éviter qu’elle ne passe toutes ses journées seule chez moi. Ça me sécurise de la savoir avec moi ».

 

Éric Zemmour : une coalition hétéroclite d’oppositions

Éric Zemmour : une coalition hétéroclite d’oppositions

 

Les nouveaux leaders populistes ne visent pas à unir autour du plus petit dénominateur commun mais à surexciter les passions du plus grand nombre possible de groupuscules pour les additionner, analyse, dans une tribune au « Monde », Giuliano da Empoli, politiste et dirigeant du think tank Volta, à Milan.

 

Tribune.

« En matière politique, les possibles ne sont pas infinis, mais beaucoup plus larges que l’on croit. » Sa longue fréquentation du laboratoire italien a appris à l’historien Patrick Boucheron à manier avec prudence les innombrables soubresauts de la politique dont il a l’habitude de retracer l’histoire dans ses livres.

Au contraire, les observateurs qui considèrent le presque candidat Eric Zemmour comme « trop extrême », ou « trop clivant » pour aspirer au second tour de la présidentielle ou même à l’Elysée, paraissent avoir oublié que, au sud des Alpes, un mouvement fondé par un comique et un webdesigner est toujours le premier parti au Parlement.

Il fut un temps où le jeu démocratique avait une tendance centripète. A cette époque, le candidat qui voulait réunir une majorité devait s’adresser à l’électeur moyen avec des messages modérés, vers lesquels pouvait converger le plus grand nombre d’électeurs possible. Au niveau des médias, c’était le temps du « Journal de 20 heures », des tribunes politiques et du silence électoral.

Aujourd’hui, les règles du jeu ont changé. Une nouvelle génération de leaders nationaux-populistes a importé en politique la logique des grandes plates-formes Internet, qui ne s’intéressent pas à la véracité ou à la cohérence de l’ensemble des contenus qu’elles véhiculent, mais uniquement à l’impact immédiat qui se traduit en clics et en likes. Et qui récompensent les contenus les plus incendiaires, pénalisant systématiquement la fadeur des modérés.

 

Pour ces nouveaux entrepreneurs politiques, le jeu ne consiste plus à unir les gens autour du plus petit dénominateur commun mais, au contraire, à surexciter les passions du plus grand nombre possible de groupuscules pour ensuite les additionner. Afin de conquérir une majorité, ils ne cherchent pas à converger vers le centre, mais bien à enflammer les extrêmes, parce qu’ils savent que, à certains moments, il arrive que des minorités intolérantes fassent l’histoire.

Comme l’a bien vu l’auteur du Cygne noir (Les Belles Lettres, 2012), Nassim Nicholas Taleb, une minorité intolérante est totalement inflexible et ne peut changer d’idée, tandis qu’une partie significative du reste de l’opinion est plus malléable. Si les conditions sont favorables et que le prix n’est pas trop élevé, cette dernière peut décider de s’aligner sur la minorité intolérante et le basculement peut s’opérer à une vitesse incroyable, comme cela fut le cas en Italie à l’occasion de la fermeture des ports décrétée par le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, en juin 2018.

Démagogie : Éric Zemmour veut supprimer le permis à points

Démagogie : Éric Zemmour veut supprimer le permis à points

 

Un nouveau dérapage de Zemmour  qui propose de supprimer le permis à points. Une mesure évidemment totalement démagogique quand on sait que cette disposition a notamment permis une chute assez significative de la sécurité routière. Certes elle ne saurait être le seul moyen de répondre totalement à la problématique mais elle constitue un moyen dissuasif de déroger aux règles de circulation

 

En 2019, 3 498 personnes ont été tuées sur les routes de France (y compris outre-mer) (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière – données définitives) soit +0,3 % par rapport à 2018. Ce résultat doit néanmoins être mis en perspective avec la division par deux du nombre de tués entre 2000 et 2010 et la baisse de – 18,1 % depuis 2010. La réduction du nombre des victimes sur nos routes est pour partie liée à l’activité de contrôle des forces de l’ordre combinée au dispositif du permis à points instauré en 1992.

Le système du permis à points en France a été institué par la loi n° 89-469 du 10 juillet 1989 relative à diverses dispositions en matière de sécurité routière et en matière de contraventions. Il est entré en vigueur le 1er juillet 1992, quand l’insécurité routière provoquait plus de 9 000 morts chaque année. Il a largement contribué à réduire le nombre de tués (et deux blessés) à environ 2500 morts en 2020.
Le permis à points constitue un instrument privilégié du dispositif de prévention et de lutte contre la sécurité routière.

 

. En réponse à ces mesures contraignantes, le non-candidat propose de supprimer le permis à points, «parce que ça ne sert à rien».

L’islam de Éric Zemmour: thèse erronée ?

L’islam de Éric Zemmour: thèse erronée ?

 

Par Mezri Haddad, philosophe et premier candidat musulman qualifié par le CNU, maître de conférences en théologie catholique. (Le Monde, extrait)

TRIBUNE -

 

Soutenir que les islamistes sont les musulmans les plus conséquents avec eux-mêmes, comme le fait le quasi-candidat à l’Élysée, est un raisonnement faux et, par ailleurs, une erreur politique, estime le philosophe, ancien ambassadeur de Tunisie à l’Unesco.

«Personne n’a jamais tout à fait tort. Même une horloge arrêtée donne l’heure juste deux fois par jour», enseigne la sagesse chinoise. En d’autres termes, dans l’ensemble des discours ou des écrits d’Éric Zemmour, tout n’était pas fallacieux. Tant s’en faut. Si choquantes soient-elles pour les tenants de l’islamisme modéré, pour les apôtres de l’islamo-gauchisme, pour les ayatollahs du communautarisme, pour les talibans du multiculturalisme et pour les grands prêtres de la bien-pensance, les thèses de Zemmour étaient à la fois factuelles et apodictiques.

Depuis une vingtaine d’années, à l’instar de quelques autres intellectuels ou journalistes non-conformistes, l’horloge zemmourienne indiquait l’heure exacte plus de deux fois par jours! Et pour cause: elle n’était pas à l’arrêt, elle fonctionnait impeccablement et sonnait régulièrement le tocsin. Mais nul n’y prêtait attention, les protagonistes politiques de droite comme de gauche préférant vivre dans l’aveuglement, l’autisme, l’atemporalité

2022: Jean-Marie Le Pen soutiendrait Eric Zemmour

Jean-Marie Le Pen soutiendrait  Eric Zemmour

En déclarant qu’il soutiendrait Eric Zemmour , Jean-Marie Le Pen donne évidemment un autre coup de poignard dans le dos à sa fille Marine. Il n’est pas certain que cette déclaration soit de nature à faire baisser Marine Le Pen  dans les sondages mais elle peut par contre déstabiliser un peu plus un appareil du front national actuellement très bousculé. Jean-Marie Le Pen justifie son soutien à Éric Zemmour par le fait que l’organisations frontiste a perdu en chemin les positions extrémistes qui étaient les siennes notamment dans le champ sociétal.

Selon une enquête Ipsos pour Le Parisien publiée vendredi soir, Éric Zemmour – crédité de 15% d’intentions de vote - dépasse Xavier Bertrand et se retrouve à un point seulement du second tour de l’élection présidentielle 2022. «Marine a abandonné ses positions fortifiées et Eric occupe le terrain qu’elle a quitté», juge le père, en froid avec sa fille depuis 2015.

«C‘est l’opportunisme de Jean-Marie Le Pen. Il ne nous a pas habitués à ça. Dire que si Éric Zemmour est mieux placé que Marine Le Pen, il le soutiendra, c’est se plier à l’exercice des sondages. Je pensais que Jean-Marie Le Pen aurait pris sa décision en fonction des idées et du programme de chacun», a déploré l’ancien trésorier du RN Wallerand de Saint-Just auprès de BFMTV . «Il n’est pas étonnant que Jean-Marie Le Pen veuille soutenir Éric Zemmour: c’est quelqu’un qui tient beaucoup de propos irresponsables», a-t-il ajouté.

Eric Zemmour et Sandrine Rousseau: Dans le même sac ! ( Nelly Garnier)

Eric Zemmour et Sandrine Rousseau: Dans le même sac ! ( Nelly Garnier)

 

Selon l’élue LR parisienne, l’engouement pour le polémiste et la candidate à la primaire écolo «traduit une évolution des fondements de l’engagement politique»

 

Ils sont considérés comme des franges minoritaires de la gauche et de la droite et, pourtant, leurs propos sont commentés quasi quotidiennement. Ils choquent, ils hystérisent, font réagir. Dans le langage propre aux réseaux sociaux, on dirait qu’ils engagent, en bien comme en mal, ce qui est déjà beaucoup si l’on pense que la première réponse que donnent les Français quand on les interroge sur une personnalité politique est « aucune émotion » comme l’a révélé le baromètre « France-émotions » de la Fondation Jean-Jaurès.

Les polémiques autour des candidatures d’Eric Zemmour et de Sandrine Rousseau révèlent incontestablement quelque chose. Tout d’abord, elles témoignent d’une recomposition politique plus complexe qu’elle n’en a l’air. A la suite de l’élection d’Emmanuel Macron, nombre de commentateurs avaient prédit la substitution du clivage gauche-droite par un nouveau clivage opposant gagnants et perdants de la mondialisation. Les élections intermédiaires ont montré une réalité politique plus complexe. L’engouement pour Eric Zemmour et Sandrine Rousseau, fut-il minoritaire, traduit lui aussi une évolution des fondements de l’engagement politique.

Les rapports à l’intime, à l’expérience personnelle, aux sentiments ressentis d’oppression comme de manque de reconnaissance, deviennent des caractères majeurs du positionnement politique. Désormais, les « épreuves de la vie » constituent le cœur de préoccupation des citoyens, bien davantage que la perspective d’instaurer un ordre social ou économique radicalement nouveau, comme l’a constaté Pierre Rosanvallon dans son dernier ouvrage. Cela explique que, pour les plus jeunes générations, l’engagement politique s’exprime souvent principalement par des modes de consommation ou de nouvelles habitudes alimentaires.

Chez Sandrine Rousseau, le rapport à l’intime est évident. Figure du mouvement #Metoo, elle appelle à se libérer des trois prédations majeures instituées par l’homme dominant, à savoir la prédation du corps des personnes noires, celle des femmes et celle de la nature, comme elle l’a exposé lors d’un récent débat. Pour Eric Zemmour, qui se réclame d’un projet civilisationnel, cela est moins évident. Pourtant, c’est bien sa manière d’exprimer un malaise d’une partie du peuple français quant à son identité intime qui a fait son succès littéraire et médiatique. En mettant l’accent sur la question démographique, le journaliste politique a su faire résonner une peur profonde et collective des peuples européens de perdre leur identité face à des flux migratoires continus, dans un contexte de baisse de la natalité. Force est de constater qu’aucune des dernières lois sur l’immigration n’a su répondre à ce besoin fondamental de permanence culturelle et identitaire sur lequel la prochaine élection présidentielle ne pourra pas faire l’impasse.

Les forces politiques majoritaires auraient tort de balayer d’un revers de main les dynamiques qui s’expriment autour de ces deux personnalités. Tout comme elles auraient tort d’embrasser des mouvements qui aboutissent toujours à prôner l’affrontement d’une partie de la population avec une autre. Eric Zemmour et Sandrine Rousseau sont les deux faces d’une même pièce : une revendication à faire valoir son identité, individuelle ou collective, mais une revendication qui finit toujours en tentative d’effacement ou de destruction de l’autre. La France ne se relèvera ni d’une guerre des civilisations, ni d’une guerre des sexes. Mais, si l’on ne répond pas aux blessures intimes des Français qui s’expriment à travers ces mouvements, c’est bien à cela que l’on pourrait aboutir, tant ces dynamiques d’opinion sont puissantes et vivaces.

Si ma famille politique, la droite républicaine, est solide dans ses fondamentaux, il est de son devoir de comprendre cette irruption de l’intime dans les attentes des Français à l’égard de la chose publique. Et j’ose même affirmer qu’il est de son devoir de répondre aux deux blessures exprimées par les candidatures d’Eric Zemmour et de Sandrine Rousseau : celle d’une identité collective blessée par le choc lié à l’immigration ; celle d’une identité individuelle blessée par les inégalités de genre, mais aussi de classe et d’origine.

Nelly Garnier est conseillère LR de Paris, conseillère régionale d’Ile-de-France et déléguée spéciale à la Smart Région.

Eric Zemmour quitte Cnews

Eric  Zemmour quitte Cnews

 

Conséquence sans doute de la mise en demeure du Conseil supérieur de l’audiovisuel de décompter le temps de présence d’Eric Zemmour à la télé, la chaîne a décidé de mettre fin à la collaboration avec le chroniqueur.

 

les chroniqueurs seront renouvelés chaque jour et personne ne prendra véritablement la place d’Éric Zemmour dans le fauteuil de chroniqueur permanent.

ERIC ZEMMOUR: MENACE POUR LE PEN

ERIC ZEMMOUR: MENACE POUR LE PEN

Il est évident que l’éventuelle candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle de 2022 présente un sérieux danger pour Marine Le Pen. Éric Zemmour vise en effet le même courant d’électeurs mêmes si ses positions se situent encore davantage à l’extrême droite. Les sondages lui accordent aujourd’hui presque 7 % ce qui affaiblirait Marine Le Pen et risquerait de ne pas la qualifier pour le second tour. Cette hypothèse ne réjouit pas non plus le camp Macron qui rêve évidemment d’un second tour face à Marine Le Pen.

La partie serait sans doute différente si Macron était affronté un adversaire n’appartenant pas au courant frontiste. En effet, nombre d’électeurs vont sans doute manifester pour une part leur rejet du président actuel mais ne seraient pas prêts pour autant à soutenir marine Le Pen. Par contre il seraient davantage tentés par un troisième candidat qui percerait dans les sondages. Eric Zemmour « constituerait une menace » pour la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle, a déclaré ce samedi sur BFMTV Gilbert Collard, député européen proche du Rassemblement National, alors qu’une rencontre entre les deux têtes de l’extrême droite a été avortée.

« S’il était candidat, parce que pour l’instant il n’est pas candidat, il constituerait une menace parce qu’il est clair qu’un candidat prend des voix surtout lorsqu’il se présente pour séduire un électorat de la droite de droite. Il faut être malhonnête pour dire le contraire », a-t-il déclaré.

Sondage PRÉSIDENTIELLE 2022: ÉRIC ZEMMOUR à 7%

Sondage PRÉSIDENTIELLE 2022: ÉRIC ZEMMOUR à 7%

Un  sondage Ipsos commandé par le mouvement Libres! de Valérie Pécresse crédite Éric Zemmour de 7% d’intentions de vote, indique Le Point ce vendredi.

Dans une enquête de juin dernier, il était crédité de 5,5 % des voix, alors que d’autres travaux indiquaient en février dernier que 13% des Français se disaient prêts à voter pour lui s’il se présentait.

2022 : Eric Piolle, candidat écolo, maire d’une ville polluée et dangereuse

2022 : Eric Piolle, candidat écolo, maire d’une ville polluée et dangereuse

 

Tant sur le plan écologique que sécuritaire, la ville de Grenoble ne constitue pas un modèle. La ville est en effet très pollué et le taux d’insécurité parmi les plus importants de France. Ce qui n’empêche pas le maire, Éric Piolle d’être candidat pour la gestion du pays à la fonction suprême. Pire, la ville de Grenoble externalise ses atteintes à l’environnement en allant construire des éoliennes n’importe où en France.( Via sa société de production d’énergie). Ne parlons pas des orientations gauchistes de l’intéressé. Il y a longtemps en effet qu’Europe écologie les Verts a pris la place de l’ancien parti communiste français avec la même idéologie, la même dialectique et les mêmes résultats économiques et sociaux.

 « Éric Piolle va à la rencontre de celles et ceux qui sont inquiets de la situation, de celles et ceux qui font bouger les choses et de celles et de ceux qui ne partent pas en vacances. Ces rencontres de terrain font mûrir ses réflexions et lui permettent de décliner son programme selon les déplacements », explique son entourage à La Tribune.

« Il veut faire valoir une alternative au développement des territoires, car il s’agit d’un modèle dépassé et du passé. On continue à artificialiser des bonnes terres alors qu’il faudrait reconnecter les cultures et l’alimentation, et produire à proximité de quoi nourrir la population plutôt que d’importer d’autres régions voire d’autres pays », précise son équipe qui entretient des liens relativement ésotériques avec la problématique agricole mais réels avec la démagogie. 

 Le maire de Grenoble s’est même exprimé sur l’architecture politique de l’Île-de-France, affirmant la nécessité d’une réforme du cadre institutionnel de la métropole du Grand Paris. Ce qui confirme le caractère centraliste de l’idéologie de l’intéressé.

Impôts : un petit oubli de 300 000 € pour Éric Dupond-Moretti

Impôts : un petit oubli de 300 000 € pour Éric Dupond-Moretti

 

Juste un petit oubli pour l’actuel ministre de la justice, il ne s’estplus souvenu qu’il fallait déclarer 300 000 € de revenus en 2019. Sans doute parce que cet somme est accessoire pour « l’homme de gauche ».  Le garde des Sceaux a en effet omis de déclarer 300.000 euros de revenus en 2019, selon des révélations des deux médias confirmées par l’entourage du ministre, qui évoque une «erreur» de son ancien comptable, rectifiée depuis.

Une erreur de 300 000 € qui d’une certaine manière caractérise le profil de certains socialistes qui sont à la gauche ce que McDo est à la gastronomie. Bref, la gauche bobo qui a tué le parti socialiste st renvoyé en même temps la plus grande partie de l’opinion française vers la droite.

Eric Piolle (EELV): son programme de France verte

Eric Piolle (EELV): son programme de France verte

 

Le maire de Grenoble d’Europe Ecologie les Verts candidat à la candidature pour les présidentielles expose son programme de France verte abordant y compris les questions industrielles (interview dans la Tribune)

 

ERIC PIOLLE – Il s’agit tout d’abord d’une plateforme collective, que l’on avait imaginée après une série de rencontres avec Camille Etienne à l’issue de l’anniversaire de la Cop 21. Celle-ci rassemble aujourd’hui près de 1.500 personnes et quelques centaines d’entre elles qui travaillent de manière très collective.

Nous venons en effet de déposer nos premières propositions à l’égard de la plateforme du projet écologiste, qui a été ouverte fin avril, jusqu’au 12 juin prochain.

Notre idée est de défendre le principe d’un référendum, avec le besoin de créer un choc démocratique tout de suite après l’élection, afin de déverrouiller l’avenir.

Pour autant, à travers ce site Une certaine idée de demain, qui affirme vouloir mobiliser « autour de la démarche collective impulsée par Eric Piolle », vous n’appelez pas à une véritable « révolution » ?

Il s’agit de sujets assez consensuels au fond, car l’idée n’est pas d’aller sur des sujets conflictuels, mais de profiter de la légitimité du président qui sera élu pour déverrouiller ce qui n’a pas été fait, c’est-à-dire l’adaptation de nos institutions.

A la fois pour sortir de la monarchie présidentielle et arrêter les nominations réalisées par le président, mais aussi pour supprimer les articles qui lui arrogent les pleins pouvoirs, ou encore pour permettre des élections à l’Assemblée nationale avec l’instauration de la proportionnelle, tout en conservant sa stabilité.

Il s’agissait de l’une des grandes revendications des gilets jaunes que de changer la donne, sans abuser de la légitimité des élections.

Peut-on en conclure qu’à travers ces premières propositions ainsi que ce site, qui réunit vos propres soutiens, vous êtes vous-même candidat à la primaire écologiste, comme beaucoup l’estimaient déjà ?

Je regarderai cela après les élections régionales, qui sont la première et la prochaine étape.

C’est pour cela que pour l’instant, je suis en déplacement chaque week-end, afin de soutenir les candidats écologistes, à la fois au sein des départements et des régions un peu partout en France, avec la même logique de cohérence et une détermination constante.

Prévoyez-vous de publier de nouvelles « contributions » à la plateforme écologiste d’ici juin prochain ?

Le fait d’avoir déjà déposé une centaine de propositions au sein d’Une certaine idée de demain pourrait nous permettre de faire émerger une dizaine de propositions à la plateforme écologiste, car chacun doit pouvoir contribuer au projet collectif.

Cette primaire visera avant tout à choisir le candidat écologiste, qui sera ensuite en charge de fédérer et de porter un projet politique qui suscite l’adhésion.

Tout le monde parle du risque de duel entre Macron et le Pen. Mais l’on oublie une chose : pour qu’un autre chemin aboutisse, il faudra également proposer un projet positif ainsi qu’une autre vision de la société, qui ne soit ni le monde ultralibéral de Macron, ni le monde de repli sur soi du Rassemblement national.

Au cours des dernières semaines, EELV semble désormais divisé entre deux tendances : celle de désigner son candidat à la primaire, puis de chercher le rassemblement de l’arc humaniste que vous appelez de vos vœux, ou bien celle de construire dès à présent ce rassemblement avec l’ensemble des forces de gauche -une méthode plutôt suivie par Yannick Jadot-?

Je ne crois pas qu’il existe réellement ces deux tendances, car la volonté est de dire que nous faisons un rassemblement. C’est le message général qui est porté, avec le terme d’arc humaniste qui est désormais effectivement repris, et qui mène à mon sens à une convergence positive. Mais cela ne doit pas changer le calendrier, il faut y aller étape par étape.

Il nous faut pour cela déjà réussir les élections régionales, qui peuvent réellement changer la vie quotidienne des Français, et choisir ensuite cette candidature écologiste, pour que le débat soit clair et incarné, avec méthode.

Cela veut dire que pour vous, on ne peut pas s’allier correctement avec les forces de gauche avant d’avoir un chef de file ?

Cela ne me semble pas possible si l’on souhaite une démarche sincère et efficace. Il faut prendre en compte les étapes et la dimension de rythme.

Vous êtes vous-même candidat aux élections régionales, en dernière position non éligible pour soutenir la candidate EELV Fabienne Grébert. Or, on voit qu’à moins de deux mois avant l’échéance, les sondages donnent toujours le président sortant LR Laurent Wauquiez très en avance sur l’ensemble des forces, dont EELV (qui serait en 4e position, après LR, le RN et LREM). Ne doit-on pas là aussi prôner l’arc humaniste dès à présent ?

Le mode de scrutin des régionales fait que l’on doit avoir un rassemblement, la question est de savoir s’il aura lieu au premier ou au second tour. Mais ce n’est pas une question sur le fond, le rassemblement devra se faire.

Ensuite, les sondages sont ce qu’ils sont : il ne faut pas oublier qu’aux dernières élections, on m’a moi-même donné en moyenne 10 points de moins que le score que nous avons finalement réalisé. C’est encore le cas en 2020 pour les municipales à Grenoble, tout comme à Lyon.

Nous sommes également dans une période tellement mouvante, qu’il faudra regarder les choses de plus près, lorsque les Français les Français sortiront le nez du Covid, avec la vaccination qui avance.

On voit bien dans les centres d’intérêts des Français que, si l’instrumentalisation autour des questions sanitaires fonctionne, la question environnementale demeure une préoccupation très haute, avec les enjeux climatiques et de justice sociale, qui ne vont faire que remonter à la surface au fil du temps.

Je ne m’attache donc pas aux sondages, il faut réaliser la compagne à fond, avec une démarche positive.

Laurent Wauquiez a, de son côté, promis des millions et des millions à tout le monde, avec un art de l’affichage qui est réel. Mais ce qui l’a mis en échec en 2019, à savoir sa ligne très dure, et sa volonté d’aller chasser sur les terres du Rassemblement National, n’a au fond pas changé.

Sur le terrain régional justement, le sujet des énergies renouvelables monte actuellement en AuRA : vous étiez vous-même ce samedi aux côtés des salariés d’EDF, contre la loi Hercule : que défendiez-vous sur ce dossier ?

Il s’agit d’un sujet essentiel puisque le monde de l’énergie vit des transformations très fortes, et pendant ces transformations, le président de la République choisi au contraire de privatiser ce qui est l’avenir des énergies renouvelables, et de conserver dans le giron public ce qui va précisément constituer une dette future colossale : à savoir la mise en sécurité de centrales, leur démantèlement, la gestion des déchets… Ce sont des centaines de milliards d’euros qui sont déjà chiffré, et ce chiffre est sans doute sous-estimé.

Nous nous battons pour que l’énergie de demain soit l’énergie des biens communs. Ce qui est intéressant, c’est d’avoir un rassemblement très large, qui comprenne à la fois les salariés, l’ensemble des syndicats, formations politiques, mouvements citoyens, gilets jaunes, O.N.G. environnementales…

Nous nous arrivons en fin de mandat avec une cascade d’agendas, mais aussi une légitimité politique qui est fragilisée : il y a matière à freiner ce projet.

Le dossier Hercule n’est pas le seul à agiter la scène iséroise en matière d’industrie : des dossiers comme FerropemPhotowatt et même General Electric se traduisent eux aussi par des fermetures et suppressions d’emplois envisagées…

On voit bien que sur ces trois dossiers, il existe cette volonté de démanteler et de privatiser l’avenir ainsi que le bien commun.

On est en ligne avec le projet d’Emmanuel Macron, qui expliquait dans son livre que son objectif était « d’adapter la France à la marche du monde ». Il s’agit d’une marche néolibérale et de compétition à tout-va, avec un affaiblissement des services publics de manière générale.

J’étais moi-même impliqué sur le dossier Photowatt en tant que conseiller régional il y a déjà 10 ans, et nous nous étions déjà mobilisés à l’époque afin de favoriser une reprise dans le périmètre d’Edf.

Mais force est de constater qu’Edf n’a rien fait de cette entreprise, n’a pas investi pour développer son capital, et ne rachète même pas ses propres panneaux… Cela montre la vacuité du double discours dans ce dossier.

Finalement, que faire pour conserver et développer cette filière ? Votre candidature aux régionales Fabienne Grébert proposait récemment la création de 100.000 emplois à l’échelle d’AuRA : pour faire quoi ?

Les dernières évaluations successives évaluent elles aussi que les énergies renouvelables nécessiteront la création de 600.000 emplois d’ici 2030. On sait qu’il s’agit d’un nombre colossal, qui représente déjà 150 à 200.000 emplois si l’on choisissait d’arrêter demain les intrants, engrais, ou pesticides dans l’agriculture par exemple.

C’est un gisement d’emplois qui demande un courage politique, mais aussi une vision. Si l’on reste dans la privatisation du monde, on ne peut pas prendre ce chemin.

Faut-il pour autant passer, selon vous, par des leviers comme celui de la nationalisation ?

On peut imaginer d’avoir une partie nationalisée, ou du moins un retour dans le giron public, à travers un contrôle qui serait par exemple assuré par un satellite public. Cela pourrait être aussi une occasion d’impliquer les collectivités locales ou les citoyens.

Face aux questions d’acceptabilité sociale des éoliennes par exemple, on se rend compte que si l’on reste dans la même logique, qui est d’installer une éolienne quelque part, d’en tirer un revenu, et de l’envoyer ensuite ailleurs, à l’autre bout de la planète, cela pose des questions de gouvernance. Or le projet d’Emmanuel Macron est d’aller acheter la transition à l’étranger.

On sent que les thématiques de réindustrialisation sont désormais plus nombreuses au sein de votre discours, tout comme de celui de votre homologue Fabienne Grébert, ainsi que de Yannick Jadot. En quoi est-ce une notion naturelle au sein du projet des Verts ? Est-ce que ce terme fait réellement partie de l’écologie politique ?

Il est naturel que ce terme s’inscrive dans la vision de l’écologie, car il ne faut pas oublier que près de 50 % des gaz à effets de serre sont aujourd’hui importés. On ne peut pas uniquement réduire les gaz à effet de serre ici, et transférer l’activité ailleurs.

C’est pour cela que réindustrialiser a du sens, car cela fait circuler l’économie, de manière plus circulaire justement. Dès 2010, quand je me suis engagé au conseil régional, je portais déjà le slogan des 3R : à savoir relocaliser, reconvertir, et redistribuer, et cela reste pertinent.

Pourtant, l’industrie a souvent été pointée, au cours des dernières années, comme l’une des principales sources d’émissions de GES : en quoi les choses ont changé pour en faire un levier ?

Il est vrai que l’industrie peut polluer, mais tout l’enjeu est justement d’en améliorer son impact à la fois sur l’eau, sur l’air, sur la consommation foncière, l’énergie, ou encore son impact sur la biodiversité… C’est pourquoi l’industrie est aujourd’hui un moteur de transformation très riche et de mobilisation.

Il faut rappeler qu’en France, la gauche comme la droite ont poussé vers une vision néolibérale d’une France sans usines, qui était déjà pour moi une aberration il y a près de 18 ans.

Même lorsque je travaillais dans le privé, j’ai œuvré pour localiser des activités car cela a du sens, et permet de mieux écouter les besoins du client, d’avoir des activités plus intégrées… C’est donc une vision erronée de nos dirigeants que nous payons aujourd’hui, de ce qu’est une société.

Vous allez de nouveau participer à la marche pour le climat à Grenoble ce dimanche. Après avoir déjà évoqué votre déception concernant le devenir de ce texte, celui-ci a depuis été voté depuis par l’Assemblée nationale cette semaine. Qu’attendez-vous désormais de ces nouvelles mobilisations ?

Il existe tellement de points d’amélioration, quand on part de seulement 10 à 20 % de propositions réellement conservées, selon l’évaluation de la convention citoyenne pour le climat…

Cette loi résonne tout de même comme une trahison, par rapport à l’esprit de départ.

Nous étions vendredi à Paris en réunion avec le groupe écologiste au Sénat, afin de voir sur quels axes ce projet pourrait être amélioré en vue de déposer des amendements. Mais cela est pléthorique, et pose à la fois la question du logement, de l’ingénierie, de réglementation, de publicité…

L’objectif de cette marche pour le climat est de montrer avant tout que la société est prête, car il existe un besoin de s’exprimer pour tous les jeunes et les personnes engagées dans cette direction, qui ont des attentes, une recherche de sens et un besoin de cohérence.

L’un des enjeux du moment est de montrer que nous restons mobilisés, et que cette mobilisation doit avoir un débouché politique.

2022 sera pour vous également l’année de la Capitale verte européenne, un titre que vous avez remporté auprès de la Commission européenne. Comptez-vous sur cette reconnaissance pour mieux faire porter la voix de Grenoble sur la scène médiatique ?

Il ne s’agit pas d’une démarche à but électoral, mais qui vise bien à fédérer l’ensemble des acteurs du territoire, car nous aurons l’ensemble des institutions présentes quelle que soit leur couleur politique, au sein d’une dynamique collective.

Cela va nous permettre d’amplifier les changements qui ont déjà été initiés, et de donner un sens pour les entreprises, salariés, institutions et acteurs de la recherche ainsi que culturels. Il s’agit d’un projet de territoire qui nous correspond : nous avons été choisis pour cela, car nous avons le courage d’avancer.

Ce titre nous permettra aussi de faire rayonner notre pays, car la Capitale verte a été placée sous le haut patronage de la France, qui présidera au premier semestre 2022 la Commission européenne. A ce titre, le Président de la république nous a déjà confirmé qu’il serait là pour son ouverture.

Je pense que ce sera l’occasion de mettre en valeur la transition à Grenoble, mais également partout en France.

«Quartiers sans relous» de Marlène Schiappa : une sémantique et une politique démodées (Éric Naulleau)

«Quartiers sans relous» de Marlène Schiappa : une sémantique et une politique démodées (Éric Naulleau)

Le chroniqueur et essayiste Éric Naulleau estime que le gouvernement et Marlène Schiappa à travers une sémantique démodée montre l’inefficacité de leur politique voire sa contre productivité (interview du Figaro)

Marlène Schiappa a déclaré vouloir créer des « QSR », des « quartiers sans relous ». Que vous inspire la sémantique usitée par la ministre déléguée à la Citoyenneté ?

Éric NAULLEAU. - Chaque fois qu’un politique s’essaye au style « djeuns », par le langage ou par l’attitude, me vient l’image de ces retraités en Floride qui se promènent toute la journée en jogging et sneakers. En plus de la fausse note produite se vérifie alors qu’on ne paraît jamais plus vieux que lorsqu’on prétend faire jeune. Marlène Schiappa confirme la règle, de même que, dans un passé récent, Jean-Luc Mélenchon dont les performances sur Tik Tok laissent un souvenir embarrassant ou Gabriel Attal, à peine trentenaire pourtant, qui ne parvint pas à se débarrasser des trois balais qu’on lui avait semble-t-il glissés dans le dos lors de son dialogue avec des influenceurs sur Twich.

Le terme « relou » ne convient pas pour un harceleur de rue dont on sait hélas que le comportement peut dégénérer en agression sexuelle, voire en viol.

Sur le fond à présent, il est tout de même très étonnant d’user d’un mot aussi faiblard que « relous » pour qualifier les auteurs de faits potentiellement aussi graves. Votre oncle Marcel qui ne peut s’empêcher de raconter des blagues salaces en fin de repas trop arrosé est certes un relou, mais le terme ne convient pas pour un harceleur de rue dont on sait hélas que le comportement peut dégénérer en agression sexuelle, voire en viol. À force de se réclamer du « cool » dans la communication, on finit au mieux par manquer l’effet recherché, au pire par délivrer un message contre-productif.

Et il faudrait en terminer avec cet affaissement continu de la parole publique, avec cette démagogie qui consiste à s’abaisser au niveau de langage supposé des personnes auxquelles on s’adresse, ce qui témoigne d’ailleurs d’une forme de mépris, plutôt que de sauvegarder une certaine verticalité — que suppose par définition la fonction de ministre. Bécassine, c’est ma copine, mais pas Marlène !

Le gouvernement veut cartographier la France pour identifier des « zones rouges » du harcèlement de rue. Pensez-vous que viser spécifiquement certains quartiers soit une mesure efficace ?

Les lois de la République s’appliquent sur tout le territoire, drôle de conception que celle d’un pays à la découpe, à la carte au sens propre, où les femmes seraient plus ou moins protégées, plus ou moins en sécurité selon la couleur du trottoir, rouge ou vert, sur lequel elles marchent. Plutôt que de parier sur la présence d’un policier au moment exact où un harcèlement se produira, sans parler de la difficulté à établir l’outrage dans certains cas, mieux vaudrait travailler à ce que les plaintes de femmes, partout en France, soient mieux reçues dans les commissariats. Autrement dit, mieux vaudrait privilégier les mesures efficaces au détriment des coups de com’.

Il peut paraître étonnant de déployer des policiers uniquement pour répondre au harcèlement et agressions à caractère sexiste, en mettant de côté les autres formes de violence…

Oui, en plus de la découpe du pays en appartements, telle qu’évoquée dans la question précédente, l’habitude a été prise de s’adresser non pas à l’ensemble de ses citoyens, mais à telle ou telle catégorie de sa population ou, pour user d’un langage emprunté à la publicité et sans doute plus pertinent, à tel ou tel segment de la population. Ce qui contribue à renforcer l’idée que l’intérêt général s’efface devant les intérêts particuliers — au risque d’aggraver encore le phénomène d’éparpillement de l’archipel français.

L’habitude a été prise de s’adresser non pas à l’ensemble de ses citoyens, mais à telle ou telle catégorie de sa population ou, pour user d’un langage emprunté à la publicité et sans doute plus pertinent, à tel ou tel segment de la population.

Que les femmes doivent être protégées, tout le monde en sera d’accord, mais pourquoi la mission des 2000 policiers dédiés à cette tâche, selon les annonces de Marlène Schiappa, ne s’étendrait-elle pas aux hommes qui ne peuvent sans risque arpenter nos rues s’ils arborent une kippa ? Pourquoi ne pas se donner les moyens de démanteler les réseaux de prostitution dont sont victimes d’autres femmes jour et nuit dans la rue ? Dans un registre moins crucial, la même question se pose à propos des multiples trafics à ciel ouvert dans les parages de certaines stations de métro parisiennes (et ailleurs). La fermeté proclamée comme le souci d’améliorer la sécurité de nos concitoyennes apparaîtraient plus convaincants s’ils ne semblaient à ce point dépourvus d’une vision d’ensemble, s’ils ne semblaient tant inspirés par un féminisme d’affichage et soufflés par l’air du temps.

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

2022 : l’écolo bobo Éric Piolle , candidat déclaré début 2021

 

La bagarre pour l’investiture chez les verts est clairement engagée entre d’une part Yannick Jadot, écolo modéré et Éric Piolle , écolo bobo gauchisant. De toute façon , Yannick Jadot a déjà perdu la première manche puisque lors de leur dernière réunion nationale les verts ont refusé sa proposition de vote pour sa candidature aux présidentielles. Ils ont renvoyé l’échéance après les départementales et les régionales de mars.

Interrogé par BFMTV/RMC ce mardi matin, le maire EELV de Grenoble a donc indiqué qu’il décidera d’une éventuelle candidature à la présidentielle «au printemps prochain», soit «après les régionales». L’écologiste laisse donc un peu de suspense supplémentaire bien qu’il assure déjà que «sa détermination est totale pour construire un espace de victoire en 2022»«Je m’y engage», a-t-il insisté, annonçant qu’il travaillait actuellement pour monter «un collectif».

En attendant, Éric Piolle assure qu’il y aura «évidemment un candidat qui portera l’écologie politique» à la prochaine présidentielle. «L’arc humaniste d’aujourd’hui, l’écologie qui doit transformer la société, a besoin d’un candidat à la présidentielle», a-t-il martelé.

Il est évident que l’hypothèse d’une union de la gauche tombe à terre avec cette décision des verts de continuer en solo leur progression électorale. D’un autre côté, Mélenchon se présentera aussi. Autant dire que la gauche sera une nouvelle fois relativement éclatée.

Éric Dupond-Moretti doit apprendre à » souffrir en silence »

Éric Dupond-Moretti  doit apprendre à » souffrir en silence »

C’est la recommandation du président de l’Assemblée nationale à  Dupond Moretti le nouveau ministre de la justice, un peu bousculé leur de sa présentation au Parlement. Régulièrement interrompu, Dupond Moretti a demandé si  les interruption étaient  prise en compte dans son temps de parole. Réponse non sans malice du président de l’Assemblée nationale : « oui, on souffre en silence ». Une remarque quand même sans doute un peu perfide qui peut constituer une sorte de recommandation. L’assemblée nationale n’est pas en effet un tribunal ou la  parole est strictement limitée voire interdite . Au Parlement tous les élus sont conviés au débat en plus parfois assez contradictoire mais aussi confus. Pour retomber dans ses chaussures, Dupond Moretti a souhaité ce contradictoire. Il ne sera sans doute pas déçu, surtout compte tenu de sa personnalité un peu bouillante qui sera mise à l’épreuve dans le chaudron parlementaire. Cela d’autant plus que même au sein de la majorité se manifeste un certain mécontentement quant au processus d’élaboration et de décision législatif qui fait trop de place au gouvernement.

Pour une « Greta Thunberg des finances publiques » ! (Eric Woerth)

Pour  une « Greta Thunberg des finances publiques » ! (Eric Woerth)

 

Curieusement, Éric Woerth le spécialiste à droite des questions financières a fait référence à Greta Thunbergà propos du budget. « Il nous faut une Greta Thunberg des finances publiques », il nous faut quelqu’un qui, à un moment donné, qui ait le charisme nécessaire, (…) puisse incarner l’idée qu’on ne peut pas vivre au crédit des générations futures. » Et de regretter qu’il n’avait « visiblement (…) pas le profil ». Éric Woerth fait évidemment son travail d’opposants et il n’a pas tort de critiquer les dérives du budget de 2020 et plus globalement de considérer que la France vit au-dessus de ses moyens. Par contre la référence à Greta Thunberg  paraît un peu décalée et excessive. En effet l’intéressée se préoccupe surtout du champ environnemental à l’échelle mondiale tandis que la Éric Woerth par son regard essentiellement sur la seule situation financière de la France. Or d’une certaine manière la France ne fait pas tellement exception. Elle profite largement de la politique très accommodante des banques centrales, de toutes les banques centrales, la banque centrale américaine comme la banque centrale européenne qui inondent  les marchés de moyens monétaires pour tenter d’éviter le krach économique. C’est sans doute au niveau du FMI ou équivalent que pourrait apparaître à prophète de la raison financière. Pour l’instant, force est de constater que toutes les banques centrales et nombre d’états courbe le dos en espérant que la fuite en avant des liquidités sera de nature à éviter la crise économique et le krach financier. Eric Woerth n’a pas tort dans sa critique de la politique financière de la France mais d’abord elle n’est pas nouvelle et elle doit être prise en compte dans un environnement international actuellement en pleine dérive monétaire.

L’ex-maire de Chantilly a affirmé à juste titre qu’il était de la responsabilité des dirigeants politiques actuels de « léguer aux générations futures une planète plus propre », mais également débarrassée de « monceaux de dette ». Fidèle à sa ligne ordo-libérale, Éric Woerth a par ailleurs martelé sa conviction que la France vivait « au-dessus de ses moyens » depuis longtemps.

« La France est le pays qui a les transferts sociaux les plus important. Et c’est le pays où, probablement, le mécontentement social est le plus important. On pourrait avoir l’un ou l’autre. Or, on a les deux. Il y a un moment donné où il faut répondre à ce type de paradoxe. »

«Jacques Chirac, un mensonge national». (Eric Le Boucher)

«Jacques Chirac, un mensonge national».  (Eric Le Boucher)

 

L’éditorialiste de l’Opinion conteste le torrent d’éloges à  l’adresse de Chirac. Il critique l’indécision de Jacques Chirac, sa versatilité, son essuie-glace permanent, la tentation communiste de la jeunesse, son travaillisme, son thatchérisme, son affichage social ensuite et, résultat, son immobilisme vient du rapport non-réglé entre politique et économie. 

Tribune :

 

 « Nous assistons en direct depuis trois jours à un mensonge national. Jacques Chirac est salué par tous avec tout le tralala, au titre, je résume, qu’« il est français ». Jacques Chirac est français « comme nous » : gaulois, gueulard, bouffeur, blagueur, dragueur. Il ressemblait aux Français à l’ancienne, il les aimait, donc on l’aime. Ajoutons qu’il avait l’ambigu mélange d’admiration et de dédain vis-à-vis des Américains et un instinct rétif vis-à-vis de l’Europe de Bruxelles. Voilà pourquoi le pays unanime pleure sa perte. On aime Chirac, comme on aime les vinyles. C’est dépassé, mais c’était bien

La vérité pourtant simple est qu’il a été le dernier président du XX siècle, qu’il a été en échec (la cohabitation) puis que réélu il a été le premier président du XXI et qu’il n’a pas su y projeter la France. Il a fait prendre un retard considérable à son pays et il a immobilisé l’Europe. Voilà son bilan. Les mandats de ses deux successeurs ont été plombés par le chômage de masse et les déficits qu’il a laissés et le troisième, Emmanuel Macron, paie cher la « fracture sociale » qu’il avait brandie comme slogan pour son élection de 1995 mais qu’il a élargie par inaction. Allez, accordons-lui l’Irak, le Vel’ d’Hiv et son musée des arts premiers. Ajoutez la vitesse sur route, si vous y tenez. Mais au total, Jacques Chirac a été le plus mauvais président de la V République, contrairement à ce que répand le torrent de guimauves déversées depuis trois jours. »

 

Incendie de Notre-Dame : « Une récupération politicienne indécente de Macron » (Éric Ciotti)

Incendie de Notre-Dame : « Une récupération politicienne indécente de Macron » (Éric Ciotti)

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La surexploitation politique de l’incendie de Notre-Dame par Macron est fortement critiquée par Eric Ciotti dans le JDD. Il est clair en tout cas que Macron aura consacré une bonne dizaine de jours exclusivement à cette affaire en profitant pour mettre sous le tapis des réponses aux grand débat nationale qui ne sont pas à la hauteur. Eric Ciotti.  (LR) dénonce une « récupération politicienne indécente ». (Extrait)

 

«  Que pensez-vous de la réaction et des mots d’Emmanuel Macron depuis l’incendie de Notre-Dame?
Sa réaction s’assimile à une récupération politicienne indécente. Le soir de l’incendie, le président de la République a été dans son rôle et a tenu des propos de circonstance mais dès le lendemain, on a vu pointer derrière son discours la stratégie politique. Il était normal qu’il renonce à son allocution sur les annonces liées au mouvement des Gilets jaunes le soir de l’incendie, mais la décaler de 10 jours démontre clairement qu’il veut profiter des circonstances pour, une fois de plus, gagner du temps. Les propos en off, totalement déplacés, de son entourage et de certains ministres tels que rapportés dans la presse renforcent ce sentiment de malaise. Ils sont indignes. Nous sommes face à un drame national qui a ému la nation toute entière, et on voit la cour se réjouir à haute voix et ne penser qu’aux bénéfices électoraux! Les Français ne sont pas dupes. Ils voient qu’il n’y avait aucune sincérité dans le trop plein de communication que nous avons subi cette semaine. Comme souvent, Emmanuel Macron en a trop fait.

Quand il dit vouloir reconstruire une cathédrale « plus belle encore » en cinq ans, vous n‘applaudissez pas?
Évidemment, je soutiens totalement cette ambition de reconstruction, mais lorsque j’ai entendu Brigitte Macron dire que la cathédrale allait « revivre peut-être plus haute », j’ai eu le sentiment d’une exploitation qui manquait d’une totale humilité [...]

 

 

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