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Pouvoir d’achat en forte baisse mais épargne en hausse

Pouvoir d’achat en forte baisse mais épargne en hausse

D’après l’INSEE au cours du second trimestre, le revenu disponible des Français a diminué, accusant même la baisse trimestrielle de pouvoir d’achat « la plus forte depuis 1949 » (-2,3 %). « Avec le recours au dispositif d’activité partielle et la baisse de l’emploi, la masse salariale reçue par les ménages diminue très nettement (–10 %, après –2,4 %). Une baisse toutefois amortie par la hausse des aides sociales (+7,9 %), au premier rang desquelles l’activité partielle et l’aide exceptionnelle de solidarité liée à l’urgence sanitaire pour les ménages les plus précaires.

Le paradoxe, c’est qu’en dépit de ce choc inédit depuis plus de soixante-dix ans, les Français qui n’ont rien pu acheter pendant le confinement (-11,5 % de la consommation au deuxième trimestre) ont en réalité épargné. Plus de 100 milliards d’euros en six mois, ce qui a projeté fin juin le taux d’épargne des ménages à un niveau de 27,4 %, contre 14,9 % en moyenne l’année précédente

.Au total environ 450 milliards sur le livret d’épargne et environ autant sur le compte courant puisque les livrets d’épargne ne rapportent plus grand-chose et même sont érodés par l’inflation content tenu de la quasi absence de rémunération.

Cette montée en flèche de l’épargne est sans doute l’indicateur le plus inquiétant. C’est en effet l’instrument qui permet de mesurer le niveau de confiance. Or cette confiance est fortement affectée. Un manque de confiance politique et économique. Ainsi dans un dernier sondage, les Français à 80 % sont tout autant inquiets de la situation sanitaire que de la situation économique. Or la croissance repose essentiellement sur la consommation des ménages. En dépit de l’optimisme de façade affichée par le gouvernement et les institutions, les Français dans leur grande majorité ne croient pas au redressement avant longtemps.

 

Epargne : une envolée qui traduit l’inquiétude

Epargne :  une envolée qui traduit l’inquiétude

 

L’épargne depuis le début de la crise sanitaire a connu une envolée tout à fait exceptionnelle, elle a  augmenté de 12 points pour s’établir à 27,4% au deuxième trimestre, selon les chiffres de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) vendredi. D’ici la fin de l’année, les Français devraient avoir mis de côté pas loin de 100 milliards d’euros, « l’épargne Covid » s’élevant déjà à 80 milliards à fin juillet, selon la Banque de France. Il y a évidemment plusieurs explications à cette progression.

 Pendant la crise la production et la commercialisation ont été fortement handicapées et les Français se sont limités aux achats les plus indispensables. La baisse de la consommation a donc des dimensions conjoncturelles. Mais elle comporte aussi des aspects structurels avec une certaine évolution des modes de consommation moins dépensiers. Enfin et peut-être surtout, si les Français qui le peuvent, épargnent davantage, c’est en raison d’une crainte fort légitime d’une dégradation importante de l’économie et de l’emploi. De ce point de vue, avec une baisse de 10 % en 2020, c’est mécaniquement 1 million de chômeurs environ qui viendront s’ajouter aux autres avec des conséquences pour l’ensemble du pouvoir d’achat en France.

Le plan de relance de 100 milliards d’euros « devra remettre dans le circuit cette épargne excessive en rassurant sur l’emploi », note Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum Asset Management.

« Comment on mobilise cette épargne pour soutenir l’économie? C’est la grande question. Le plan de relance est censé faire repartir la machine mais il ne comporte pas de mesure ciblée sur l’épargne comme en Allemagne », qui a décidé de baisser la TVA pendant six mois, relève Mathieu Plane. « Le gouvernement préfère donner un message de confiance, inciter les Français à dépenser, mais est-ce que cela sera suffisant? Le risque est de mourir riche », ironise l’économiste.

Après avoir bondi à la sortie du confinement (+35,5% en mai et +10,3% en juin), les achats se sont stabilisés en juillet (+0,5%), avec une prime pour la consommation de carburants, en forte hausse, au détriment des dépenses en habillement-textile qui progressent plus faiblement.

La consommation des ménages retrouve ainsi « quasiment » son niveau de novembre 2019, selon l’Insee, mais « on n’a pas eu de véritable rattrapage, au sens où on continue d’accumuler des pertes », selon Mathieu Plane, directeur adjoint du département Analyse et Prévision de l’OFCE. Dès lors, « on ne peut pas parler de reprise, mais d’un simple rebond » de l’activité.

Surtout, cette baisse de la consommation a fait chuter le produit intérieur brut de 13,8% au deuxième trimestre 2020, selon l’Insee. Cet effondrement est inédit depuis 1949, date à laquelle il a commencé à mesurer l’activité économique française de façon trimestrielle. Même après la chute de Lehman Brothers en 2008-2009 ou la grève générale de mai 1968, la chute n’avait pas été aussi brutale.

Épargne : toujours en hausse

Épargne : toujours en hausse

Preuve que les Français sont particulièrement inquiets quant à l’avenir économique et social du pays, l’épargne ne cesse d’augmenter depuis le début de la crise du Coronavirus. Le taux d’épargne qui était précédemment environ 13 % pourrait atteindre 20 % fin 2020. Au total, c’est  environ 450 milliards qui sont placés sur les livrets d’épargne et à peu près autant sur les comptes courants. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), 75 milliards d’euros auraient dû être dépensés depuis la mi-mars. Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne, estime de son côté qu’environ 100 milliards d’euros seront épargnés d’ici la fin de l’année En effet, que ce soit du côté de BPCE (Banque Populaire Caisse d’épargne) ou de BNP Paribas, pour ne citer qu’elles, les banques observent un recours aux comptes courants en nette hausse sur un an. +28% chez BPCE, +27% à la BNP. Le recours au Livret A, même à faible taux de rémunération, est lui aussi important. Sur un an, il a presque doublé, passant, sur les six premiers mois de l’année, de 11,57 milliards d’euros en 2019 à 20,41 milliards cette année.

Il y a plusieurs facteurs explicatifs à cette situation, d’abord comme déjà indiqué la crainte d’une dégradation de la conjoncture économique et sociale du fait de la crise sanitaire. La seconde raison est l’absence d’attractivité des placements possibles. L’argent dort donc sur des comptes de livrets d’épargne  très peu rémunérés ou pas du tout sur les comptes courants. Il se pourrait également qu’une partie de cette épargne corresponde à un changement de type de consommation. On le voit par exemple en matière de vêtements dont les ventes ne cessent de se tasser. Mais le phénomène pourrait bien concerner d’autres biens de consommation jugées moins essentiels que précédemment.

 

Epargne en hausse

Epargne en hausse

 

Selon la Banque de France, les ménages sur-épargneraient à hauteur de 100 milliards d’euros cette année, soit 4 points de PIB. Le taux d’épargne dépasserait les 22%, en raison de la chute de la consommation en ce printemps. Sur l’ensemble de l’année, celle-ci plongerait de 9,3%. Cette épargne dort majoritairement sur des comptes courants, largement alimentés depuis la fin mars. Compte tenu des incertitudes persistances, le taux d’épargne ne reculerait que lentement, ne revenant à son niveau d’avant crise qu’à la mi 2021. 

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les Français ont brutalement freiné leur consommation et amassé des stocks d’argent sur leurs comptes bancaires.

Les chiffres publiés ces derniers jours ont de quoi donner le tournis. Au sein de BPCE, qui regroupe les Banques populaires et les Caisses d’épargne, les dépôts à vue ont augmenté de près de 28 % au deuxième trimestre sur un an. Dans les caisses régionales du Crédit Agricole, la hausse a dépassé 25 %.

Les réseaux commerciaux ne sont pas en reste. Chez BNP Paribas, les dépôts à vue ont bondi de près de 27 % en France, à 148 milliards d’euros, tandis que les comptes d’épargne n’ont progressé que de 3,4 %, à près de 64 milliards. La hausse des dépôts à vue dépasse 18 % chez Société Générale, à 132 milliards.

.Si les entreprises et les ménages conservent cette épargne au lieu de consommer ou d’investir, la reprise pourrait être en danger. Mais pour les banques, cette abondance de liquidités en période de crise est d’abord une bonne nouvelle.

« Epargne : en hausse pour un moment »( Philippe Crevel )

 « Epargne  : en hausse pour un moment »( Philippe Crevel )

Ce qu’explique  explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne. Dans une interview à l’opinion. (extrait)

Le gonflement de l’épargne liquide des Français relève-t-il d’une épargne subie ou forcée ou d’une épargne de précaution ?

Les ménages étaient en confinement, ce qui limitait leurs capacités de consommation, augmentant mécaniquement le taux d’épargne. Il est ainsi passé de 15 % du revenu disponible brut avant crise à 35 voire 40 %. Cette épargne contrainte ou subie a gonflé à la fois les dépôts à vue et les livrets d’épargne. La collecte sur le Livret A aurait été sans doute bien supérieure si de nombreuses agences bancaires ou des caisses d’épargne n’avaient pas été fermées. Cependant, la collecte historique du Livret A en avril relève aussi de l’épargne de précaution. Les ménages ont volontairement décidé de placer une partie de leurs liquidités de leurs comptes courants sur leur Livret A.

 

À Fin avril, l’encours total d’épargne placée sur les deux produits atteignait 428,2 milliards d’euros.

C’est « un niveau jamais atteint depuis la précédente crise (…) trois fois plus qu’au mois d’avril 2019″, a affirmé mercredi matin Éric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts, lors d’une audition devant des commissions sénatoriales. Cette embellie n’est pas le résultat d’une rémunération attractive : le taux de rémunération du Livret A et du LDDS a été abaissé en février de 0,75% à 0,5%, soit son plus bas niveau historique. Le directeur de la Caisse des dépôts rejoint ainsi les propos tenus à la mi-avril par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui souhaitait de l’investissement et non de l’épargne pour relancer l’économie.

« Le mois d’avril restera dans les annales de l’épargne française. (…) Malgré leur faible rendement, le Livret A et le LDDS sont les grands gagnants de cette période très particulière d’épargne subie », a réagi dans une note Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne, cabinet de réflexion sur l’épargne et sa réglementation.

De façon plus générale, « l’augmentation de l’épargne de précaution a été constatée lors de chaque crise depuis 1973″, relève cet analyste.

 

Epargne- Baisse taux du Livret A: lamentable attaque contre les petits épargnants

Epargne- Baisse  taux du Livret A: lamentable attaque contre les petits épargnants

 

 

La baisse du niveau de la rémunération du livret A témoigne à  l’évidence que le pouvoir est un zélé serviteur des intérêts financiers. Notons que cette baisse fait passer la rémunération de 0, 75 % à 0,50 % et  intervient au moment où l’inflation remonte et passe à 1,5 % en 2019. L’objectif est bien évidemment d’orienter l’épargne vers les produits risqués  des banques et des assurances afin d’alimenter encore un peu plus la spéculation des marchés financiers devenus fous. Une spéculation complètement déconnectée du niveau de l’activité et des profits réels. En tout cas pour les petits épargnants , c’est une perte assurée de 1 % sur l’épargne des petits porteurs de livrets. On ne fera croire à personne que les plus aisés  utilisent le livret A pour sécuriser leur épargne.

Ce sont les petites et moyennes catégories qui utilisent ce type d’épargne . Cette baisse aura des les effets sur toute l’épargne et pas seulement sur le livret A. Sa justification par l’aide au développement du logement social est une escroquerie .( 100 à 300 millions d’économies d’ailleurs très théoriques compte  tenu des taux d’emprunt nuls). En fait , il s’agit d’une tentative supplémentaire de mettre la main sur cet extraordinaire épargne qui représente près de 300 milliards d’euros pour 55 millions de livrets. Son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c’est 6% de plus qu’il y a un an à la même époque. Si l’on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), les encours gonflent à 408,2 milliards d’euros (+5,7% sur un an).

Le taux du Livret A sera donc abaissé de 0,75% au plancher de 0,50% en février, annonce le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un entretien publié mercredi soir sur le site du Parisien. Le gouvernement suit ainsi à la lettre la recommandation de la Banque de France qui se base sur une formule tenant compte du niveau des taux d’intérêt et de l’inflation et dont le plancher a été fixé à 0,50%.

Alors que le taux de rémunération du Livret A – destiné notamment au financement du logement social – est gelé depuis août 2015 à 0,75%, le ministre de l’Economie estime qu’il aurait été “irresponsable et incohérent” de le maintenir plus longtemps à ce niveau. “Incohérent par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de Français qui attendent un logement social”, souligne Bruno Le Maire qui ne manque pas de culot ! . “Ce nouveau taux permettra en effet de construire 17.000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52.000 chaque année”, souligne-t-il. Une escroquerie, car les organismes sociaux type HLM ne manque guère de trésorerie, pour preuve l’État a déjà pompé 1,5 milliards sur les ressources des HLM.  La rémunération du Livret d’épargne populaire (LEP) passera quand à elle de 1,25% actuellement à 1%, précise le ministre. Tous les plans d’épargne populaire sont visés par la baisse de rémunération.

Epargne en hausse, pourquoi ?

Epargne en hausse, pourquoi ?

 

 

Curieusement, c’est au cours de l’année où les Français ont manifesté contre les atteintes au pouvoir d’achat qu’ils ont également augmenté leurs épargnes. Une tendance qui semble se manifester  assez durablement en raison des incertitudes qui planent sur l’avenir. Des incertitudes sur la croissance, donc l’emploi mais aussi sur l’indemnisation du chômage et surtout sans doute sur le niveau des futures retraites. On constate d’ailleurs un sérieux frein des Français en matière d’investissement des ménages. Les Français épargnent non seulement sur les  différents livrets mais aussi en laissant l’argent sur leur compte courant puisque cette épargne est très peu rémunérée L’épargne réglementée des ménages français a atteint 751 milliards d’euros en 2018, en hausse de 2,5% en un an sous l’impulsion du livret A, selon un rapport publié jeudi par la Banque de France. Cet encours représente 15% du patrimoine financier des ménages de l’Hexagone qui au total se chiffre à 5.002 milliards d’euros, indique la banque centrale dans un communiqué. Cette augmentation est essentiellement soutenue par le livret A -sur lequel les particuliers ont placé 11 milliards d’euros supplémentaires en 2018- et le livret de développement durable et solidaire (LDDS), descendant du LDD élargi au financement de l’économie sociale et solidaire, dont l’encours a augmenté de 3 milliards d’euros.

 

 

 

Livret A : une ponction de près de 4 milliards sur l’épargne

Livret A : une ponction de près de 4 milliards sur l’épargne

En gros les Français ont perdu de l’ordre de 3,6 milliards sur le livret  À du fait de la désindexation dénonce la CLCV dans un communiqué. Il est clair que le livret a ne fait plus recette auprès des épargnants dont beaucoup préfèrent laisser dormir leur liquidité sur les comptes courants. En cause, le fait que le livret A n’assure qu’une rémunération de 0,75 % quand l’inflation est proche de 2 % en 2018. Et cela encore sur un indice des prix largement obsolètes compte tenu de l’évolution structurelle de la consommation des ménages qui se caractérise par une hausse sensible des dépenses contraintes ( loyer, assurance, chauffage, abonnement, impôts etc.) dont les prix augmentent davantage que l’inflation officielle et une réduction des dépenses ajustables. Or le livret A  est surtout utilisé par des couches moyennes sensibles à l’évolution des prix des dépenses contraintes. C’est pourquoi l’ L’association de défense des consommateurs CLCV a appelé jeudi les autorités à modifier la méthode de calcul du taux du Livret A, estimant que l’accélération de la hausse des prix entraînait une « dévalorisation historique » de l’épargne des ménages. « Pour l’année 2018, l’inflation devrait se situer à environ 1,8% ou 1,9%. Avec un taux du Livret A gelé à 0,75%, le rendement sera de plus d’un point inférieur à l’inflation », souligne la CLCV dans un communiqué. « Il s’agit d’une situation jamais vue depuis le début des années 1980. Cela signifie concrètement que pour ces produits les particuliers voient la valeur réelle de leur épargne se dégrader », s’alarme l’association. Mi-avril, le gouvernement avait annoncé le gel pour deux ans du taux du Livret A à 0,75%, soit le plus bas niveau historique de ce placement réglementé créé en 1818 et devenu depuis très populaire auprès des Français. À partir du 1er février 2020, une nouvelle méthode de calcul du taux doit entrer en vigueur. Si celle-ci prévoit un taux minimum de 0,50%, elle renonce en revanche au principe historiquement en vigueur qui voulait que le taux du Livret A soit au moins égal au niveau de l’inflation, c’est-à-dire au rythme de hausse des prix à la consommation.

Livret A: la dévalorisation de l’épargne (CLCV)

Livret A: la dévalorisation de l’épargne  (CLCV)

 

Il est clair que le livret a ne fait plus recette auprès des épargnants dont beaucoup préfèrent laisser dormir leur liquidité sur les comptes courants. En cause, le fait que le livret A n’assure qu’une rémunération de 0,75 % quand l’inflation est proche de 2 % en 2018. Et cela encore sur un indice des prix largement obsolètes compte tenu de l’évolution structurelle de la consommation des ménages qui se caractérise par une hausse sensible des dépenses contraintes ( loyer, assurance, chauffage, abonnement, impôts etc.) dont les prix augmentent davantage que l’inflation officielle et une réduction des dépenses ajustables. Or le livret A  est surtout utilisé par des couches moyennes sensibles à l’évolution des prix des dépenses contraintes. C’est pourquoi l’ L’association de défense des consommateurs CLCV a appelé jeudi les autorités à modifier la méthode de calcul du taux du Livret A, estimant que l’accélération de la hausse des prix entraînait une « dévalorisation historique » de l’épargne des ménages.

« Pour l’année 2018, l’inflation devrait se situer à environ 1,8% ou 1,9%. Avec un taux du Livret A gelé à 0,75%, le rendement sera de plus d’un point inférieur à l’inflation », souligne la CLCV dans un communiqué. « Il s’agit d’une situation jamais vue depuis le début des années 1980. Cela signifie concrètement que pour ces produits les particuliers voient la valeur réelle de leur épargne se dégrader », s’alarme l’association.

Mi-avril, le gouvernement avait annoncé le gel pour deux ans du taux du Livret A à 0,75%, soit le plus bas niveau historique de ce placement réglementé créé en 1818 et devenu depuis très populaire auprès des Français. À partir du 1er février 2020, une nouvelle méthode de calcul du taux doit entrer en vigueur. Si celle-ci prévoit un taux minimum de 0,50%, elle renonce en revanche au principe historiquement en vigueur qui voulait que le taux du Livret A soit au moins égal au niveau de l’inflation, c’est-à-dire au rythme de hausse des prix à la consommation.

Epargne : le compte courant privilégié !

Epargne : le compte courant privilégié !

 

Une nouvelle fois la collecte du livret a diminue en octobre. En cause la montée de la fiscalité et les inquiétudes économiques notamment la reprise de l’inflation, le tassement de la croissance et le chômage. Du coup, les Français préfèrent laisser leur économie sur les comptes courants. Ce que confirme Une étude réalisée par AXA qui révèle que les Français choisissent la bonne vieille méthode du bas de laine pour placer leurs économies. Évidemment les milieux financiers s’inquiètent de cette extrême prudence et souhaiteraient que les Français prennent davantage de risques. Les Français ont toutefois encore en mémoire la crise de 2008 et ils savent que les placements financiers sont surtout réservés aux grosses fortunes et qu’en cas de crise, ce sont les petits épargnants qui payent la note. De ce point de vue compte tenu de l’environnement politique, économique et financier actuel, une nouvelle crise n’est pas à exclure. Par ailleurs si les Français font le choix du bas de laine c’est que les placements de père de famille comme le livret A et autre  PEL ne rapportent plus rien. Le taux d’intérêt et même négatif au regard de l’inflation. Du coup c’est même le compte-courant qui devient le premier bas de laine. Les placements préférés des Français restent en effet le compte courant (pour 94% des personnes interrogées), qui ne rapporte aucun intérêt et s’apparente aux liasses sous le matelas, le compte d’épargne (79%), incluant le livret A (dont la rémunération est à son plus bas historique, 0,75%), et le PEL (au taux de 1%), suivi de l’assurance vie en fonds euros (36%), au rendement moyen de 1,80%. Inversement, les titres détenus en direct comme les actions (9%), l’assurance vie en unités de comptes (6%) ou encore le bitcoin et les autres cryptomonnaies (3% tout de même), tous perçus comme des placements trop risqués, sont délaissés. « Il est tout à fait compréhensible que les Français soient prudents avec leur argent. Mais la façon dont ils le gèrent aujourd’hui n’est pas alignée avec leurs objectifs de long terme », a commenté Bettina Ducat, responsable du développement et de l’offre chez Axa IM, citée dans un communiqué. Axa (qui comme d’autres assureurs) voudrait bien récupérer une partie du financement des nouvelles modalités de retraite.

 

Epargne : le choix du bas de laine

Epargne : le choix du bas de laine

Une étude réalisée par AXA révèle que les Français choisissent la bonne vieille méthode du bas de laine pour placer leurs économies. Évidemment les milieux financiers s’inquiètent de cette extrême prudence et souhaiteraient que les Français prennent davantage de risques. Les Français ont toutefois encore en mémoire la crise de 2008 et ils savent que les placements financiers sont surtout réservés aux grosses fortunes et qu’en cas de crise, ce sont les petits épargnants qui payent la note. De ce point de vue compte tenu de l’environnement politique, économique et financier actuel, une nouvelle crise n’est pas à exclure. Par ailleurs si les Français font le choix du bas de laine c’est que les placements de père de famille comme le livret A et autre  PEL ne rapportent plus rien. Le taux d’intérêt et même négatif au regard de l’inflation. Du coup c’est même le compte-courant qui devient le premier bas de laine. Les placements préférés des Français restent en effet le compte courant (pour 94% des personnes interrogées), qui ne rapporte aucun intérêt et s’apparente aux liasses sous le matelas, le compte d’épargne (79%), incluant le livret A (dont la rémunération est à son plus bas historique, 0,75%), et le PEL (au taux de 1%), suivi de l’assurance vie en fonds euros (36%), au rendement moyen de 1,80%. Inversement, les titres détenus en direct comme les actions (9%), l’assurance vie en unités de comptes (6%) ou encore le bitcoin et les autres cryptomonnaies (3% tout de même), tous perçus comme des placements trop risqués, sont délaissés. « Il est tout à fait compréhensible que les Français soient prudents avec leur argent. Mais la façon dont ils le gèrent aujourd’hui n’est pas alignée avec leurs objectifs de long terme », a commenté Bettina Ducat, responsable du développement et de l’offre chez Axa IM, citée dans un communiqué. Axa (qui comme d’autres assureurs) voudrait bien récupérer une partie du financement des nouvelles modalités de retraite.

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Épargne retraite : un pas vers la privatisation

Épargne retraite : un pas vers la privatisation

Au-delà des éléments techniques notamment dans la loi PACTE ce qui se prépare,  c’est une diminution drastique des pensions sou couvert harmonisation. Avec comme contre partie le versement volontaire- forcément supplémentaire-  des salariés dans un fond d’épargne de retraite. Bref, ce que réclamait depuis des années le MEDEF, l’engagement vers une privatisation du risque retraite. Les assurances et autres établissements financiers vont se réjouir de cette manne qui viendra rejoindre les fonds spéculatifs.  Alors que la loi Pacte, qui arrive cet automne à l’Assemblée, entend réformer l’épargne retraite en France, un rapport de l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE) appelle l’exécutif à s’inspirer de ses voisins allemand et britannique en la matière. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, l’a annoncé comme l’un des nombreux objectifs de la loi Pacte sur la croissance des entreprises: faire de l’épargne retraite, spécifiquement dédiée à la préparation des vieux jours, «un produit phare de l’épargne des Français». Pour les y inciter, le projet de loi, qui sera examinée au Parlement à l’automne, pourrait conduire à une vaste réforme de ce placement bien souvent boudé par les épargnants, qui lui préfèrent l’assurance vie ou le livret A. Clé de voûte de cette réforme, l’Observatoire OEE voit d’un bon œil l’harmonisation de la fiscalité des différents produits d’épargne retraite (Perco, Perp, contrat Madelin, article 83…) pour les versements volontaires des salariés. Ces derniers deviendraient déductibles du revenu imposable l’année même, dans la limite des plafonds autorisés. L’exécutif envisage également de laisser le choix aux épargnants de récupérer leurs économies sous forme de rente ou de capital, alors que la rente à vie est bien souvent la seule modalité de sortie possible aujourd’hui. «Cela rendrait l’épargne retraite plus attractive, en permettant aux jeunes retraités de disposer librement de leur capital», estime l’auteur de l’étude, Didier Davydoff.

Livret A : une rémunération qui ronge l’épargne

 Livret A : une rémunération qui ronge l’épargne

 

C’est le paradoxe, la collecte de l’épargne via le livret A continue de progresser depuis le début d’année alors  que le taux de ce livret ronge l’épargne. D’une certaine manière,  cette épargne qui a encore atteint 880 millions d’euros en juillet (des deux côtés de la Manche), soit près de 10 milliards depuis le début de l’année peut-être interprétée comme un bon signe mais aussi comme un mauvais. Il s’agit d’une épargne de précaution notamment destinée à faire face aux charges importantes de la rentrée De quoi porter la collecte du Livret A à près de 10 milliards d’euros depuis le début de l’année. L’encours total à fin juillet approche des 300 milliards. Entre parenthèses à comparer aux 1700 milliards de l’assurance-vie). Or les dépôts sur les livrets à perdent de la valeur puisqu’ils ne sont rémunérés qu’à hauteur de 0,75 % alors que  dans le même temps l’inflation à dérivé de 2,3 % sur un an en juillet. Encore faudrait-il rappeler que la mesure de l’inflation via les prix à la consommation est relativement faussée par l’INSEE qui ne tient pas assez compte de la déformation de la structure de la consommation. En clair par exemple, de l’augmentation sensible de tous les services qui représentent une part de plus en plus importante dans la consommation des ménages. La question se pose donc de savoir si les Français sont masochistes. Sans doute pas, car pour eux en majorité le livret A est un outil d’épargne de précaution et les Français ne manifestent pas un optimisme débordant par vis-à-vis d’une politique économique contestée du gouvernement.

 

«Réorienter l’épargne des Français vers la finance verte »

 «Réorienter l’épargne des Français vers la finance verte »

Philippe Zaouati, le directeur général de Mirova (Natixis AM)  décrit  la dynamique  en faveur de l’investissement durable mais regrette que le projet de loi Pacte n’ait rien prévu dans ce domaine. (Interview la Tribune)

 

Six mois après le « One Planet Summit », où en est le plan d’action de l’Europe pour la finance verte ?

Philippe Zaouati : Ce sujet avance très bien. La Commission européenne a présenté le 24 mai son « paquet législatif » sur la finance durable, dont les principales mesures sont la définition d’une taxonomie des actifs verts et de règles sur les obligations d’information des investisseurs institutionnels, la création d’indices de référence bas carbone et la prise en compte des préférences environnementales des clients [par les entreprises d'investissement et les distributeurs d'assurance, ndlr]. Ces mesures devraient être adoptées d’ici à mai 2019. Les choses suivent donc leur cours au niveau européen.

Où en est la proposition du « Green Supporting Factor », la carotte réglementaire demandée par certaines banques, notamment françaises ?

D’un point de vue prudentiel, il serait plus logique de pénaliser les actifs « bruns ». D’un point de vue politique, il est plus facile de donner un avantage aux actifs verts. Jamais l’Europe ne saura trouver un accord sur une définition des actifs « bruns », les Polonais, les Tchèques voire les Allemands seraient contre l’inclusion du charbon par exemple. Le « Green Supporting Factor » ne fait pas partie du paquet législatif de la Commission sur la finance durable. Cela reste pour l’instant une idée présentée par le commissaire Valdis Dombrovskis, à laquelle le président de la République Emmanuel Macron a apporté son soutien. Les régulateurs y sont opposés, beaucoup de banques y sont favorables, la Fédération bancaire française, mais la Deutsche Bank aussi. Chez Natixis, nous avons décidé de l’appliquer d’ores et déjà en interne, comme l’avait annoncé au One Planet Summit Laurent Mignon [l’ex-directeur général qui vient de prendre la présidence de la maison-mère BPCE]. Nous allons appliquer un bonus aux actifs verts et un malus aux actifs bruns de notre portefeuille pour démontrer que cela est faisable.

Votre ouvrage s’intitule « La finance verte commence à Paris ». Cependant, depuis le début de l’année, le leader mondial  des arrangeurs de green bonds n’est plus le Crédit Agricole, mais l’Américain Bank of America Merrill Lynch…

Le début de 2017 avait été marqué par l’obligation verte géante de la France (7 milliards d’euros), qui avait bénéficié au Crédit Agricole l’an dernier. Ceci dit, il n’y a pas tellement de secteur où deux acteurs français apparaissent dans les quatre premiers des League Tables [BNP Paribas est 2ème et Crédit Agricole CIB 4ème, ndlr]. La France garde une très bonne place. La compétition internationale est là et c’est une bonne nouvelle. A l’étranger, que ce soit à Francfort, à Madrid ou à Stockholm, où se tenait le 29 mai la conférence franco-suédoise sur la finance verte, la France est perçue comme le pays en pointe, il n’y a pas de débat. La finance verte permet de créer des liens forts entre la place de Paris et d’autres places financières.

Depuis trois ans, depuis l’élan donné par la COP21, les choses ont radicalement changé en France : la finance durable est devenue un sujet business, dont se saisissent les plus hauts dirigeants des entreprises. Notre initiative Finance for Tomorrow n’intéresse plus seulement les responsables du développement durable mais des dirigeants de grands groupes, qui ont un vrai poids en interne. L’enjeu aujourd’hui est de savoir si l’on peut recréer de la compétitivité pour la place de Paris, dans un monde post-Brexit, autour du sujet de la finance durable. Il y a encore une certaine inertie et des résistances. On n’ira nulle part en essayant de copier-coller la City. Il faut se montrer innovant pour créer la place financière de demain.

La Bourse de Paris doit-elle avoir un compartiment dédié à la finance verte pour la mettre en valeur ?

Je ne suis pas sûr qu’un compartiment dédié soit nécessaire, pour les « green bonds » par exemple, c’est surtout du marketing. Euronext, qui est membre de Finance for Tomorrow, n’a pas forcément intérêt à imiter ce qu’a fait le Luxembourg. En revanche, nous travaillons avec Euronext sur la mise en avant de la Fintech verte. Euronext pourrait aussi avancer sur le sujet des indices bas carbone, une des mesures prévues dans le paquet de la Commission européenne.

N’êtes-vous pas déçu de l’absence de mesures en faveur de la finance verte dans le projet de Loi Pacte ?

Il y a des choses intéressantes dans la future loi Pacte, sur l’objet social de l’entreprise  notamment, ce qui est très positif du point de vue de l’investissement responsable. En revanche, je reste sur ma faim en matière de fléchage de l’épargne. Après la remise du rapport Ducret-Lemmet sur la stratégie française de la finance verte en décembre, il y a eu quelques annonces sur les produits labellisés dans les contrats d’assurance, mais c’est très nettement insuffisant.

Il faut une stratégie pour réorienter l’épargne des Français vers les produits verts et responsables. Les labels existants en France ne sont pas assez efficaces, il faut les clarifier et leur attribuer un vrai budget de promotion : le label TEC (transition énergétique et climat) porte à confusion avec la technologie et mériterait d’être rebaptisé. Il faudrait un label de base « responsable » ISR (Investissement Socialement Responsable) puis des labels de fléchage, l’un green et l’autre solidaire. Se pose aussi la question de la distribution : il faut que les conseillers bancaires aient l’obligation de proposer dans les contrats d’assurance vie des produits responsables. La part de marché des produits verts et responsables est de 2% à 3% c’est extrêmement faible. Elle est de 30% dans l’épargne salariale. Il y a une marge de progression ! C’est là que l’on attend un objectif politique.

Les professionnels du capital-investissement ont récemment communiqué sur leur engagement dans la croissance durable. En font-ils assez ?

Le capital-investissement est un maillon important car il agit directement dans les entreprises et les aide à se transformer. Il y a une prise de conscience des enjeux ESG [Environnementaux, Sociaux et de bonne Gouvernance, ndlr], mais le private-equity français pourrait faire beaucoup plus. A l’étranger, on a vu la création de grands fonds à impact dont certains à plus d’un milliard de dollars : The Rise Fund (mené par le fonds américain TPG), celui de Partners Group [PG Life], ou encore celui d’Ambienta en Italie (635 millions d’euros), avec un objectif global dans la transition énergétique. Il existe peu de fonds thématiques en France, à part Demeter qui est labellisé TEC, et quelques sociétés de gestion dans les énergies renouvelables. Les acteurs français craignent d’être cantonnés à un secteur, à une niche. Ils pourraient aller plus loin et porter ce discours plus fort : c’est tout l’enjeu du « mainstreaming » de la finance durable, comment rendre ce sujet plus grand public.

Loi « pacte » Réformes de l’épargne vers les entreprises

Loi pacte Réformes de l’épargne vers les entreprises

Le volet financement de la future loi “Pacte” (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises vise à faciliter  le financement  des  entreprises.

Principales annonces faites par le ministre à l’occasion du Forum Entreprises en action réuni à Bercy:

* EPARGNE RETRAITE-             Plus grande mobilité  entre les différents produits existants (Perp, Perco, contrats Madelin…).  Il s’agit aussi, selon Bercy, d’”offrir de meilleures perspectives de rendement aux épargnants par l’introduction d’une option par défaut de ‘gestion pilotée’, qui permet de sécuriser progressivement l’épargne à mesure que la date de départ en retraite approche”. Le taux de forfait social (cotisation payée par les employeurs) sera réduit de quatre points, à 16%, lorsque les versements sont effectués dans des fonds investis pour partie dans des actions de PME et des ETI.

* ASSURANCE VIE-“, 1.700 milliards d’euros d’encours, il s’agit de  relancer les contrats Eurocroissance, un produit intermédiaire en termes de risque entre les contrats classiques en euros et ceux en unités de compte qui peine à décoller depuis son lancement en 2014. Il sera rendu plus lisible par l’affichage d’un rendement unifié pour tous les épargnants année après année, qui pourra être bonifié pour des engagements d’investissement plus longs, notamment dans des PME. La réforme permettra également de faciliter le paiement des contrats d’assurance vie en titres ou en parts de fonds de capital-risque, pour favoriser le développement de ces investissements par les assureurs, et d’élargir la liste des fonds éligibles, notamment les fonds de capital-investissement. L’ambition est de porter l’encours des fonds Eurocroissance à 20 milliards d’euros d’ici deux ans, contre 2,3 milliards actuellement.

* PEA-PME,  (1,1 milliard d’encours et 65.000 titulaires). Sans modifier sa fiscalité, le gouvernement l’ouvrira aux titres émis dans le cadre des financements participatifs et simplifiera le transfert des titres des sociétés non cotées.

* CROWDFUNDING, Le seuil de levée de fonds par projet sera relevé à cinq millions d’euros “au minimum” contre 2,5 millions aujourd’hui.

* ACCÈS AUX MARCHÉS FINANCIERS, Les entreprises désireuses de lever les fonds sur les marchés pourront se contenter d’un document d’information “très simplifié” si leur chiffre d’affaires est inférieur à huit millions d’euros. Parallèlement à ces actions, le gouvernement entend soutenir, au niveau européen, des actions visant à favoriser les investissements en fonds propres, à commencer par une révision à la baisse du capital exigé pour les investissements en actions des assureurs dans le cadre de la réglementation prudentielle dite Solvabilité 2.

Fiscalité épargne salariale maintenue (Le Maire)

Fiscalité épargne salariale maintenue (Le Maire)

 

Le gouvernement ne compte pas modifier la fiscalité de l’épargne salariale, a annoncé lundi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. « Nous ne toucherons pas à la fiscalité de l’épargne salariale », a-t-il déclaré sur RTL. « Cette épargne salariale, aujourd’hui, elle n’est pas fiscalisée à l’impôt sur le revenu, nous ne toucherons pas à cela », a-t-il poursuivi. Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé mi-juillet que l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) d’environ 30% sur les revenus de l’épargne – une promesse de campagne d’Emmanuel Macron – se ferait en 2018. Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, ministre de l’action et des Comptes publics, ont indiqué début juillet que la fiscalité du Livret A ne serait pas modifiée.

Législatives : Valls recalé par Macron mais épargné

Législatives : Valls recalé par Macron mais épargné

 

Le parti de Macron a refusé d’investir Manuel Valls qui sera cependant épargné puisqu’il n’y ira pas de candidat en marche en face de lui (ni de candidat socialiste). Pas sûr cependant qu’il puisse être élu en l’état du rapport de force. « Nous n’investissons pas Manuel Valls », a déclaré Richard Ferrand lors d’une conférence de presse, en réponse à la demande de l’ancien Premier ministre socialiste de représenter le mouvement du nouveau président dans la circonscription de l’Essonne où il brigue un nouveau mandat. Pour expliquer ce refus, Richard Ferrand a dit que Manuel Valls ne remplissait pas les critères requis, mais qu’il constituait toutefois un cas particulier. « Nous ne bougerons pas nos critères : pas de passe-droit, pas de traitement particulier, la même règle pour tous », a-t-il dit. « Mais on prend acte de cette singularité d’un Premier ministre qui a été en poste ces dernières et nous ne cherchons pas à mener querelle à tel ou tel ». Il a confirmé qu’Emmanuel Macron avait été appelé à arbitrer sur le cas de l’ancien Premier ministre. « Effectivement, sur quelques cas son avis a été requis », a-t-il déclaré en réponse à une question sur Manuel Valls. Manuel Valls a « salu(é) » dans un communiqué la décision du mouvement d’Emmanuel Macron. « C’est donc en homme libre mais fort d’une identité politique claire, revendiquée, assumée – Républicain, Progressiste, de gauche – que j’agis », écrit-il. Son engagement, ajoute-t-il, le « situe clairement dans la majorité présidentielle forte, cohérente et diverse qui doit se constituer ». « Mon engagement et mon amour de la France ne s’embarrassent ni d’étiquettes ni de postures artificielles et stériles », déclare encore l’ancien Premier ministre.

Les Français préfèrent l’épargne à la consommation et au risque

Les Français préfèrent l’épargne à la consommation et au risque

 

Un nouveau record pourrait être atteint en matière d’épargne en France. En cause sans doute le manque général de confiance aussi les incertitudes concernant l’évolution économique et sociale du pays. Traditionnellement la France est un pays d’épargnants mais depuis quelques années la tendance se renforce. La très grande faiblesse de la croissance, le taux de chômage aussi la fiscalité pèsent  évidemment sur le choix des Français. La croissance insignifiante de l’activité ( 1,2 % en 2016 et 1 % sans doute en 2017) interroge évidemment sur la compétitivité du pays et sur ses perspectives de développement. La désindustrialisation qu’on ne parvient pas à stopper illustre bien l’insuffisance française. La conséquence directe de la faiblesse économique génère évidemment un très fort taux de chômage, taux de chômage qui explique la fébrilité et l’attentisme des ménages en matière de consommation ; une consommation qui représente plus de la moitié du PIB. Bref la France est engagée dans un processus relativement pervers : le manque d’activité rend les consommateurs frileux et le manque de consommation alimente la faiblesse de la croissance. Le très haut niveau de prélèvements obligatoires contraints aussi nombre de Français à faire de l’épargne de précaution pour assumer leurs charges fiscales. Cela d’autant plus que le dispositif fiscal se caractérise par une grande instabilité avec des réformes qui s’ajoutent aux réformes mais sans vision sur le long terme. Les Français mettent dans leur argent de côté sur le livret à pour les moins riches ou même tout simplement en laissant dormir l’argent sur les comptes courants compte tenu d’un taux de rémunération insignifiant sur le livret A. Selon des données compilées par BPCE, les Français ont ainsi mis de côté 43 milliards d’euros entre janvier et septembre (+10 % sur un an) hors titres (actions, obligations et OPCVM). Sur cette période de neuf mois, il faut remonter à 2008 pour trouver un montant de collecte supérieur. Les chiffres de la Banque de France - qui incluent les titres - suggèrent que, comme en 2015, la barre des 100 milliards d’euros mis de côté pourraient une nouvelle fois être atteinte. Au total, les Français restent, avec les Allemands, les plus grands épargnants en Europe. Conséquence logique, la machine à dépenser ne décolle pas. La consommation n’a pas connu de rebond spectaculaire en 2016, et a même stagné entre avril et décembre. Plus largement, pourquoi les ménages français se montrent-ils si insensibles à la politique monétaire de la BCE ? Loin des préoccupations pour le rendement de l’épargne, « ils se comportent d’une façon parfaitement rationnelle. Ils ont bien intégré les enjeux liés à l’allongement de la durée de vie : comme ils anticipent une baisse du niveau de protection sociale face à des enjeux multiples - qu’il s’agisse de dépendance, de retraite ou d’aide aux proches - ils privilégient une logique patrimoniale. Cela explique pour partie que le taux d’épargne reste si élevé dans la durée en France, autour de 14,5 % », reprend Alain Tourdjman.

Schäuble défend l’épargne des Allemands contre Mario Draghi

 

 

Quel paradoxe, le ministre allemand des finances conteste vivement la politique monétaire accommodante de la banque centrale européenne conduite par Mario Draghi. Il lui reproche en particulier les taux très bas qui progressivement vont rogner  l’épargne ;   la BCE reproche à l’Allemagne de ne pas utiliser ses énormes excédents commerciaux pour relancer la croissance. Mais le ministre allemand attribue la croissance des excédents commerciaux à la politique de la BCE qui fait baisser l’euro et rend l’économie allemande encore plus compétitive. Un reproche paradoxal. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a de nouveau exprimé ses critiques à l’encontre du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, avant l’audition de ce dernier au Bundestag la semaine prochaine, rapporte samedi le quotidien Bild. Schäuble a incité les membres de la commission des Finances du Bundestag à mettre Draghi en difficulté sur la politique monétaire mercredi prochain, précise l’article, qui cite des participants à une réunion qui a eu lieu cette semaine. Mario Draghi doit s’exprimer mercredi devant les commissions des Finances et du Budget de la chambre basse du Parlement allemand. Sa dernière visite au Bundestag remonte à 2012.Au début du mois, le ministre des Finances d’Angela Merkel a rejeté les critiques de Mario Draghi visant l’excédent commercial allemand, expliquant que la décision de la BCE de ne pas modifier sa politique monétaire avait fait baisser l’euro, favorisant ainsi les exportations allemandes. Selon l’institut d’études économiques Ifo, l’excédent courant allemand pourrait atteindre 278 milliards d’euros cette année. Il dépasserait celui de la Chine pour devenir le plus important du monde, un déséquilibre pointé du doigt par la BCE et d’autres institutions. Les relations entre la banque centrale et le gouvernement allemand sont tendues depuis longtemps déjà, Berlin critiquant la politique monétaire ultra-accommodante de l’institut d’émission en lui reprochant de saper à la fois l’épargne des Allemands et les marges des banques. Wolfgang Schäuble a en outre attribué à la BCE une part de responsabilité dans la montée du parti populiste anti-immigration AfD (Alternative pour l’Allemagne), qui a fortement progressé lors des récents scrutins régionaux.

(Avec Reuters)

 

Épargne: les Français préfèrent les comptes courants

Épargne: les Français préfèrent les comptes courants

 

Depuis des mois et des mois, la collecte du livret a ne cesse de ce confirmer sauf au cours des deux derniers mois. En cause une rémunération de 0, 75 % jugée insuffisante par les déposants. Certes l’inflation est officiellement quasi nulle mais la mesure de cette inflation est faussée par l’indice d’évolution des prix de l’INSEE. Un indice qui ne tient pas compte suffisamment de la déformation structurelle de la consommation des ménages. En clair si effectivement les prix de certains biens manufacturés diminuent par exemple par contre  les dépenses contraintes continuent d’augmenter ;  au total l’inflation réelle et sans doute située autour de 2 % de sorte que la rémunération du livret A est considérée comme négative. À cela s’ajoute le quasi blocage des salaires et des pensions dont l’évolution est également faussée par l’indice obsolète de l’INSEE. Depuis août 2015, le Livret A rapporte 0,75% net. Un taux supérieur à ce qu’il devrait être théoriquement, le gouvernement ayant décidé de le maintenir à ce niveau alors que la formule de calcul devait mécaniquement le faire chuter à 0,50%, en raison de la faiblesse de l’inflation. Dans le contexte actuel de taux d’intérêt extrêmement bas, le rendement du Livret A reste donc théoriquement intéressant. Mais, ce n’est pas l’avis des épargnants qui, depuis l’été 2014 (à l’époque, son taux était tombé à 1%), vident pratiquement tous les mois leur bas de laine, préférant souvent laisser leurs liquidités sur leur compte courant pourtant non rémunéré. Le désamour des Français pour le Livret A et le LDD profite à ses concurrents comme le Plan d’épargne logement (PEL), qui a collecté plus de 3,4 milliards d’euros avant que son taux passe le 1er février de 2% à 1,5%. Et l’indétrônable assurance-vie. Depuis plus de deux ans, ce placement enregistre une collecte nette (dépôts supérieurs aux retraits) importante. En janvier, les épargnants ont encore déposé sur leurs contrats, 2,7 milliards d’euros. Malgré une baisse continue de son rendement, le fonds en euro séduit toujours. L’an dernier, il a rapporté 2,3% en moyenne. Un rendement que le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) juge trop élevé. (À noter toutefois une collecte nette positive en mars et avril, reste à savoir si le mouvement sera durable). Faute de rémunération suffisante sur le livret A l’épargnant moyen préfère encore laisser son argent sur un compte en banque sans intérêt. En flux, les dépôts à vue restent encore l’étrange placement préféré des Français , alors même que la rémunération est nulle, voire négative si l’on considère les différents frais bancaires des particuliers. S’il cherche tout de même du rendement, l’épargnant français le fera sur des poches qu’il considère comme parfaitement sûres. Ainsi l’épargne logement a drainé plus de 23 milliards d’euros en 2015 (et 5,4 milliards d’euros au premier trimestre 2016). Sa botte secrète ? Les plans d’épargne logement (PEL) ouverts avant le 31 janvier 2015 rémunéraient (et rémunèrent encore) les dépôts 2,5 %, une situation qualifiée « d’anomalie de marché » par la Banque de France. Les fonds en euros de l’assurance-vie ferment ce tiercé gagnant, en raison de leur niveau de sécurité et de leur rendement relativement attractif.

 

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