Archive pour le Tag 'épargne'

Epargne en hausse, pourquoi ?

Epargne en hausse, pourquoi ?

 

 

Curieusement, c’est au cours de l’année où les Français ont manifesté contre les atteintes au pouvoir d’achat qu’ils ont également augmenté leurs épargnes. Une tendance qui semble se manifester  assez durablement en raison des incertitudes qui planent sur l’avenir. Des incertitudes sur la croissance, donc l’emploi mais aussi sur l’indemnisation du chômage et surtout sans doute sur le niveau des futures retraites. On constate d’ailleurs un sérieux frein des Français en matière d’investissement des ménages. Les Français épargnent non seulement sur les  différents livrets mais aussi en laissant l’argent sur leur compte courant puisque cette épargne est très peu rémunérée L’épargne réglementée des ménages français a atteint 751 milliards d’euros en 2018, en hausse de 2,5% en un an sous l’impulsion du livret A, selon un rapport publié jeudi par la Banque de France. Cet encours représente 15% du patrimoine financier des ménages de l’Hexagone qui au total se chiffre à 5.002 milliards d’euros, indique la banque centrale dans un communiqué. Cette augmentation est essentiellement soutenue par le livret A -sur lequel les particuliers ont placé 11 milliards d’euros supplémentaires en 2018- et le livret de développement durable et solidaire (LDDS), descendant du LDD élargi au financement de l’économie sociale et solidaire, dont l’encours a augmenté de 3 milliards d’euros.

 

 

 

Livret A : une ponction de près de 4 milliards sur l’épargne

Livret A : une ponction de près de 4 milliards sur l’épargne

En gros les Français ont perdu de l’ordre de 3,6 milliards sur le livret  À du fait de la désindexation dénonce la CLCV dans un communiqué. Il est clair que le livret a ne fait plus recette auprès des épargnants dont beaucoup préfèrent laisser dormir leur liquidité sur les comptes courants. En cause, le fait que le livret A n’assure qu’une rémunération de 0,75 % quand l’inflation est proche de 2 % en 2018. Et cela encore sur un indice des prix largement obsolètes compte tenu de l’évolution structurelle de la consommation des ménages qui se caractérise par une hausse sensible des dépenses contraintes ( loyer, assurance, chauffage, abonnement, impôts etc.) dont les prix augmentent davantage que l’inflation officielle et une réduction des dépenses ajustables. Or le livret A  est surtout utilisé par des couches moyennes sensibles à l’évolution des prix des dépenses contraintes. C’est pourquoi l’ L’association de défense des consommateurs CLCV a appelé jeudi les autorités à modifier la méthode de calcul du taux du Livret A, estimant que l’accélération de la hausse des prix entraînait une « dévalorisation historique » de l’épargne des ménages. « Pour l’année 2018, l’inflation devrait se situer à environ 1,8% ou 1,9%. Avec un taux du Livret A gelé à 0,75%, le rendement sera de plus d’un point inférieur à l’inflation », souligne la CLCV dans un communiqué. « Il s’agit d’une situation jamais vue depuis le début des années 1980. Cela signifie concrètement que pour ces produits les particuliers voient la valeur réelle de leur épargne se dégrader », s’alarme l’association. Mi-avril, le gouvernement avait annoncé le gel pour deux ans du taux du Livret A à 0,75%, soit le plus bas niveau historique de ce placement réglementé créé en 1818 et devenu depuis très populaire auprès des Français. À partir du 1er février 2020, une nouvelle méthode de calcul du taux doit entrer en vigueur. Si celle-ci prévoit un taux minimum de 0,50%, elle renonce en revanche au principe historiquement en vigueur qui voulait que le taux du Livret A soit au moins égal au niveau de l’inflation, c’est-à-dire au rythme de hausse des prix à la consommation.

Livret A: la dévalorisation de l’épargne (CLCV)

Livret A: la dévalorisation de l’épargne  (CLCV)

 

Il est clair que le livret a ne fait plus recette auprès des épargnants dont beaucoup préfèrent laisser dormir leur liquidité sur les comptes courants. En cause, le fait que le livret A n’assure qu’une rémunération de 0,75 % quand l’inflation est proche de 2 % en 2018. Et cela encore sur un indice des prix largement obsolètes compte tenu de l’évolution structurelle de la consommation des ménages qui se caractérise par une hausse sensible des dépenses contraintes ( loyer, assurance, chauffage, abonnement, impôts etc.) dont les prix augmentent davantage que l’inflation officielle et une réduction des dépenses ajustables. Or le livret A  est surtout utilisé par des couches moyennes sensibles à l’évolution des prix des dépenses contraintes. C’est pourquoi l’ L’association de défense des consommateurs CLCV a appelé jeudi les autorités à modifier la méthode de calcul du taux du Livret A, estimant que l’accélération de la hausse des prix entraînait une « dévalorisation historique » de l’épargne des ménages.

« Pour l’année 2018, l’inflation devrait se situer à environ 1,8% ou 1,9%. Avec un taux du Livret A gelé à 0,75%, le rendement sera de plus d’un point inférieur à l’inflation », souligne la CLCV dans un communiqué. « Il s’agit d’une situation jamais vue depuis le début des années 1980. Cela signifie concrètement que pour ces produits les particuliers voient la valeur réelle de leur épargne se dégrader », s’alarme l’association.

Mi-avril, le gouvernement avait annoncé le gel pour deux ans du taux du Livret A à 0,75%, soit le plus bas niveau historique de ce placement réglementé créé en 1818 et devenu depuis très populaire auprès des Français. À partir du 1er février 2020, une nouvelle méthode de calcul du taux doit entrer en vigueur. Si celle-ci prévoit un taux minimum de 0,50%, elle renonce en revanche au principe historiquement en vigueur qui voulait que le taux du Livret A soit au moins égal au niveau de l’inflation, c’est-à-dire au rythme de hausse des prix à la consommation.

Epargne : le compte courant privilégié !

Epargne : le compte courant privilégié !

 

Une nouvelle fois la collecte du livret a diminue en octobre. En cause la montée de la fiscalité et les inquiétudes économiques notamment la reprise de l’inflation, le tassement de la croissance et le chômage. Du coup, les Français préfèrent laisser leur économie sur les comptes courants. Ce que confirme Une étude réalisée par AXA qui révèle que les Français choisissent la bonne vieille méthode du bas de laine pour placer leurs économies. Évidemment les milieux financiers s’inquiètent de cette extrême prudence et souhaiteraient que les Français prennent davantage de risques. Les Français ont toutefois encore en mémoire la crise de 2008 et ils savent que les placements financiers sont surtout réservés aux grosses fortunes et qu’en cas de crise, ce sont les petits épargnants qui payent la note. De ce point de vue compte tenu de l’environnement politique, économique et financier actuel, une nouvelle crise n’est pas à exclure. Par ailleurs si les Français font le choix du bas de laine c’est que les placements de père de famille comme le livret A et autre  PEL ne rapportent plus rien. Le taux d’intérêt et même négatif au regard de l’inflation. Du coup c’est même le compte-courant qui devient le premier bas de laine. Les placements préférés des Français restent en effet le compte courant (pour 94% des personnes interrogées), qui ne rapporte aucun intérêt et s’apparente aux liasses sous le matelas, le compte d’épargne (79%), incluant le livret A (dont la rémunération est à son plus bas historique, 0,75%), et le PEL (au taux de 1%), suivi de l’assurance vie en fonds euros (36%), au rendement moyen de 1,80%. Inversement, les titres détenus en direct comme les actions (9%), l’assurance vie en unités de comptes (6%) ou encore le bitcoin et les autres cryptomonnaies (3% tout de même), tous perçus comme des placements trop risqués, sont délaissés. « Il est tout à fait compréhensible que les Français soient prudents avec leur argent. Mais la façon dont ils le gèrent aujourd’hui n’est pas alignée avec leurs objectifs de long terme », a commenté Bettina Ducat, responsable du développement et de l’offre chez Axa IM, citée dans un communiqué. Axa (qui comme d’autres assureurs) voudrait bien récupérer une partie du financement des nouvelles modalités de retraite.

 

Epargne : le choix du bas de laine

Epargne : le choix du bas de laine

Une étude réalisée par AXA révèle que les Français choisissent la bonne vieille méthode du bas de laine pour placer leurs économies. Évidemment les milieux financiers s’inquiètent de cette extrême prudence et souhaiteraient que les Français prennent davantage de risques. Les Français ont toutefois encore en mémoire la crise de 2008 et ils savent que les placements financiers sont surtout réservés aux grosses fortunes et qu’en cas de crise, ce sont les petits épargnants qui payent la note. De ce point de vue compte tenu de l’environnement politique, économique et financier actuel, une nouvelle crise n’est pas à exclure. Par ailleurs si les Français font le choix du bas de laine c’est que les placements de père de famille comme le livret A et autre  PEL ne rapportent plus rien. Le taux d’intérêt et même négatif au regard de l’inflation. Du coup c’est même le compte-courant qui devient le premier bas de laine. Les placements préférés des Français restent en effet le compte courant (pour 94% des personnes interrogées), qui ne rapporte aucun intérêt et s’apparente aux liasses sous le matelas, le compte d’épargne (79%), incluant le livret A (dont la rémunération est à son plus bas historique, 0,75%), et le PEL (au taux de 1%), suivi de l’assurance vie en fonds euros (36%), au rendement moyen de 1,80%. Inversement, les titres détenus en direct comme les actions (9%), l’assurance vie en unités de comptes (6%) ou encore le bitcoin et les autres cryptomonnaies (3% tout de même), tous perçus comme des placements trop risqués, sont délaissés. « Il est tout à fait compréhensible que les Français soient prudents avec leur argent. Mais la façon dont ils le gèrent aujourd’hui n’est pas alignée avec leurs objectifs de long terme », a commenté Bettina Ducat, responsable du développement et de l’offre chez Axa IM, citée dans un communiqué. Axa (qui comme d’autres assureurs) voudrait bien récupérer une partie du financement des nouvelles modalités de retraite.

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Épargne retraite : un pas vers la privatisation

Épargne retraite : un pas vers la privatisation

Au-delà des éléments techniques notamment dans la loi PACTE ce qui se prépare,  c’est une diminution drastique des pensions sou couvert harmonisation. Avec comme contre partie le versement volontaire- forcément supplémentaire-  des salariés dans un fond d’épargne de retraite. Bref, ce que réclamait depuis des années le MEDEF, l’engagement vers une privatisation du risque retraite. Les assurances et autres établissements financiers vont se réjouir de cette manne qui viendra rejoindre les fonds spéculatifs.  Alors que la loi Pacte, qui arrive cet automne à l’Assemblée, entend réformer l’épargne retraite en France, un rapport de l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE) appelle l’exécutif à s’inspirer de ses voisins allemand et britannique en la matière. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, l’a annoncé comme l’un des nombreux objectifs de la loi Pacte sur la croissance des entreprises: faire de l’épargne retraite, spécifiquement dédiée à la préparation des vieux jours, «un produit phare de l’épargne des Français». Pour les y inciter, le projet de loi, qui sera examinée au Parlement à l’automne, pourrait conduire à une vaste réforme de ce placement bien souvent boudé par les épargnants, qui lui préfèrent l’assurance vie ou le livret A. Clé de voûte de cette réforme, l’Observatoire OEE voit d’un bon œil l’harmonisation de la fiscalité des différents produits d’épargne retraite (Perco, Perp, contrat Madelin, article 83…) pour les versements volontaires des salariés. Ces derniers deviendraient déductibles du revenu imposable l’année même, dans la limite des plafonds autorisés. L’exécutif envisage également de laisser le choix aux épargnants de récupérer leurs économies sous forme de rente ou de capital, alors que la rente à vie est bien souvent la seule modalité de sortie possible aujourd’hui. «Cela rendrait l’épargne retraite plus attractive, en permettant aux jeunes retraités de disposer librement de leur capital», estime l’auteur de l’étude, Didier Davydoff.

Livret A : une rémunération qui ronge l’épargne

 Livret A : une rémunération qui ronge l’épargne

 

C’est le paradoxe, la collecte de l’épargne via le livret A continue de progresser depuis le début d’année alors  que le taux de ce livret ronge l’épargne. D’une certaine manière,  cette épargne qui a encore atteint 880 millions d’euros en juillet (des deux côtés de la Manche), soit près de 10 milliards depuis le début de l’année peut-être interprétée comme un bon signe mais aussi comme un mauvais. Il s’agit d’une épargne de précaution notamment destinée à faire face aux charges importantes de la rentrée De quoi porter la collecte du Livret A à près de 10 milliards d’euros depuis le début de l’année. L’encours total à fin juillet approche des 300 milliards. Entre parenthèses à comparer aux 1700 milliards de l’assurance-vie). Or les dépôts sur les livrets à perdent de la valeur puisqu’ils ne sont rémunérés qu’à hauteur de 0,75 % alors que  dans le même temps l’inflation à dérivé de 2,3 % sur un an en juillet. Encore faudrait-il rappeler que la mesure de l’inflation via les prix à la consommation est relativement faussée par l’INSEE qui ne tient pas assez compte de la déformation de la structure de la consommation. En clair par exemple, de l’augmentation sensible de tous les services qui représentent une part de plus en plus importante dans la consommation des ménages. La question se pose donc de savoir si les Français sont masochistes. Sans doute pas, car pour eux en majorité le livret A est un outil d’épargne de précaution et les Français ne manifestent pas un optimisme débordant par vis-à-vis d’une politique économique contestée du gouvernement.

 

«Réorienter l’épargne des Français vers la finance verte »

 «Réorienter l’épargne des Français vers la finance verte »

Philippe Zaouati, le directeur général de Mirova (Natixis AM)  décrit  la dynamique  en faveur de l’investissement durable mais regrette que le projet de loi Pacte n’ait rien prévu dans ce domaine. (Interview la Tribune)

 

Six mois après le « One Planet Summit », où en est le plan d’action de l’Europe pour la finance verte ?

Philippe Zaouati : Ce sujet avance très bien. La Commission européenne a présenté le 24 mai son « paquet législatif » sur la finance durable, dont les principales mesures sont la définition d’une taxonomie des actifs verts et de règles sur les obligations d’information des investisseurs institutionnels, la création d’indices de référence bas carbone et la prise en compte des préférences environnementales des clients [par les entreprises d'investissement et les distributeurs d'assurance, ndlr]. Ces mesures devraient être adoptées d’ici à mai 2019. Les choses suivent donc leur cours au niveau européen.

Où en est la proposition du « Green Supporting Factor », la carotte réglementaire demandée par certaines banques, notamment françaises ?

D’un point de vue prudentiel, il serait plus logique de pénaliser les actifs « bruns ». D’un point de vue politique, il est plus facile de donner un avantage aux actifs verts. Jamais l’Europe ne saura trouver un accord sur une définition des actifs « bruns », les Polonais, les Tchèques voire les Allemands seraient contre l’inclusion du charbon par exemple. Le « Green Supporting Factor » ne fait pas partie du paquet législatif de la Commission sur la finance durable. Cela reste pour l’instant une idée présentée par le commissaire Valdis Dombrovskis, à laquelle le président de la République Emmanuel Macron a apporté son soutien. Les régulateurs y sont opposés, beaucoup de banques y sont favorables, la Fédération bancaire française, mais la Deutsche Bank aussi. Chez Natixis, nous avons décidé de l’appliquer d’ores et déjà en interne, comme l’avait annoncé au One Planet Summit Laurent Mignon [l’ex-directeur général qui vient de prendre la présidence de la maison-mère BPCE]. Nous allons appliquer un bonus aux actifs verts et un malus aux actifs bruns de notre portefeuille pour démontrer que cela est faisable.

Votre ouvrage s’intitule « La finance verte commence à Paris ». Cependant, depuis le début de l’année, le leader mondial  des arrangeurs de green bonds n’est plus le Crédit Agricole, mais l’Américain Bank of America Merrill Lynch…

Le début de 2017 avait été marqué par l’obligation verte géante de la France (7 milliards d’euros), qui avait bénéficié au Crédit Agricole l’an dernier. Ceci dit, il n’y a pas tellement de secteur où deux acteurs français apparaissent dans les quatre premiers des League Tables [BNP Paribas est 2ème et Crédit Agricole CIB 4ème, ndlr]. La France garde une très bonne place. La compétition internationale est là et c’est une bonne nouvelle. A l’étranger, que ce soit à Francfort, à Madrid ou à Stockholm, où se tenait le 29 mai la conférence franco-suédoise sur la finance verte, la France est perçue comme le pays en pointe, il n’y a pas de débat. La finance verte permet de créer des liens forts entre la place de Paris et d’autres places financières.

Depuis trois ans, depuis l’élan donné par la COP21, les choses ont radicalement changé en France : la finance durable est devenue un sujet business, dont se saisissent les plus hauts dirigeants des entreprises. Notre initiative Finance for Tomorrow n’intéresse plus seulement les responsables du développement durable mais des dirigeants de grands groupes, qui ont un vrai poids en interne. L’enjeu aujourd’hui est de savoir si l’on peut recréer de la compétitivité pour la place de Paris, dans un monde post-Brexit, autour du sujet de la finance durable. Il y a encore une certaine inertie et des résistances. On n’ira nulle part en essayant de copier-coller la City. Il faut se montrer innovant pour créer la place financière de demain.

La Bourse de Paris doit-elle avoir un compartiment dédié à la finance verte pour la mettre en valeur ?

Je ne suis pas sûr qu’un compartiment dédié soit nécessaire, pour les « green bonds » par exemple, c’est surtout du marketing. Euronext, qui est membre de Finance for Tomorrow, n’a pas forcément intérêt à imiter ce qu’a fait le Luxembourg. En revanche, nous travaillons avec Euronext sur la mise en avant de la Fintech verte. Euronext pourrait aussi avancer sur le sujet des indices bas carbone, une des mesures prévues dans le paquet de la Commission européenne.

N’êtes-vous pas déçu de l’absence de mesures en faveur de la finance verte dans le projet de Loi Pacte ?

Il y a des choses intéressantes dans la future loi Pacte, sur l’objet social de l’entreprise  notamment, ce qui est très positif du point de vue de l’investissement responsable. En revanche, je reste sur ma faim en matière de fléchage de l’épargne. Après la remise du rapport Ducret-Lemmet sur la stratégie française de la finance verte en décembre, il y a eu quelques annonces sur les produits labellisés dans les contrats d’assurance, mais c’est très nettement insuffisant.

Il faut une stratégie pour réorienter l’épargne des Français vers les produits verts et responsables. Les labels existants en France ne sont pas assez efficaces, il faut les clarifier et leur attribuer un vrai budget de promotion : le label TEC (transition énergétique et climat) porte à confusion avec la technologie et mériterait d’être rebaptisé. Il faudrait un label de base « responsable » ISR (Investissement Socialement Responsable) puis des labels de fléchage, l’un green et l’autre solidaire. Se pose aussi la question de la distribution : il faut que les conseillers bancaires aient l’obligation de proposer dans les contrats d’assurance vie des produits responsables. La part de marché des produits verts et responsables est de 2% à 3% c’est extrêmement faible. Elle est de 30% dans l’épargne salariale. Il y a une marge de progression ! C’est là que l’on attend un objectif politique.

Les professionnels du capital-investissement ont récemment communiqué sur leur engagement dans la croissance durable. En font-ils assez ?

Le capital-investissement est un maillon important car il agit directement dans les entreprises et les aide à se transformer. Il y a une prise de conscience des enjeux ESG [Environnementaux, Sociaux et de bonne Gouvernance, ndlr], mais le private-equity français pourrait faire beaucoup plus. A l’étranger, on a vu la création de grands fonds à impact dont certains à plus d’un milliard de dollars : The Rise Fund (mené par le fonds américain TPG), celui de Partners Group [PG Life], ou encore celui d’Ambienta en Italie (635 millions d’euros), avec un objectif global dans la transition énergétique. Il existe peu de fonds thématiques en France, à part Demeter qui est labellisé TEC, et quelques sociétés de gestion dans les énergies renouvelables. Les acteurs français craignent d’être cantonnés à un secteur, à une niche. Ils pourraient aller plus loin et porter ce discours plus fort : c’est tout l’enjeu du « mainstreaming » de la finance durable, comment rendre ce sujet plus grand public.

Loi « pacte » Réformes de l’épargne vers les entreprises

Loi pacte Réformes de l’épargne vers les entreprises

Le volet financement de la future loi “Pacte” (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises vise à faciliter  le financement  des  entreprises.

Principales annonces faites par le ministre à l’occasion du Forum Entreprises en action réuni à Bercy:

* EPARGNE RETRAITE-             Plus grande mobilité  entre les différents produits existants (Perp, Perco, contrats Madelin…).  Il s’agit aussi, selon Bercy, d’”offrir de meilleures perspectives de rendement aux épargnants par l’introduction d’une option par défaut de ‘gestion pilotée’, qui permet de sécuriser progressivement l’épargne à mesure que la date de départ en retraite approche”. Le taux de forfait social (cotisation payée par les employeurs) sera réduit de quatre points, à 16%, lorsque les versements sont effectués dans des fonds investis pour partie dans des actions de PME et des ETI.

* ASSURANCE VIE-“, 1.700 milliards d’euros d’encours, il s’agit de  relancer les contrats Eurocroissance, un produit intermédiaire en termes de risque entre les contrats classiques en euros et ceux en unités de compte qui peine à décoller depuis son lancement en 2014. Il sera rendu plus lisible par l’affichage d’un rendement unifié pour tous les épargnants année après année, qui pourra être bonifié pour des engagements d’investissement plus longs, notamment dans des PME. La réforme permettra également de faciliter le paiement des contrats d’assurance vie en titres ou en parts de fonds de capital-risque, pour favoriser le développement de ces investissements par les assureurs, et d’élargir la liste des fonds éligibles, notamment les fonds de capital-investissement. L’ambition est de porter l’encours des fonds Eurocroissance à 20 milliards d’euros d’ici deux ans, contre 2,3 milliards actuellement.

* PEA-PME,  (1,1 milliard d’encours et 65.000 titulaires). Sans modifier sa fiscalité, le gouvernement l’ouvrira aux titres émis dans le cadre des financements participatifs et simplifiera le transfert des titres des sociétés non cotées.

* CROWDFUNDING, Le seuil de levée de fonds par projet sera relevé à cinq millions d’euros “au minimum” contre 2,5 millions aujourd’hui.

* ACCÈS AUX MARCHÉS FINANCIERS, Les entreprises désireuses de lever les fonds sur les marchés pourront se contenter d’un document d’information “très simplifié” si leur chiffre d’affaires est inférieur à huit millions d’euros. Parallèlement à ces actions, le gouvernement entend soutenir, au niveau européen, des actions visant à favoriser les investissements en fonds propres, à commencer par une révision à la baisse du capital exigé pour les investissements en actions des assureurs dans le cadre de la réglementation prudentielle dite Solvabilité 2.

Fiscalité épargne salariale maintenue (Le Maire)

Fiscalité épargne salariale maintenue (Le Maire)

 

Le gouvernement ne compte pas modifier la fiscalité de l’épargne salariale, a annoncé lundi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. « Nous ne toucherons pas à la fiscalité de l’épargne salariale », a-t-il déclaré sur RTL. « Cette épargne salariale, aujourd’hui, elle n’est pas fiscalisée à l’impôt sur le revenu, nous ne toucherons pas à cela », a-t-il poursuivi. Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé mi-juillet que l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) d’environ 30% sur les revenus de l’épargne – une promesse de campagne d’Emmanuel Macron – se ferait en 2018. Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, ministre de l’action et des Comptes publics, ont indiqué début juillet que la fiscalité du Livret A ne serait pas modifiée.

Législatives : Valls recalé par Macron mais épargné

Législatives : Valls recalé par Macron mais épargné

 

Le parti de Macron a refusé d’investir Manuel Valls qui sera cependant épargné puisqu’il n’y ira pas de candidat en marche en face de lui (ni de candidat socialiste). Pas sûr cependant qu’il puisse être élu en l’état du rapport de force. « Nous n’investissons pas Manuel Valls », a déclaré Richard Ferrand lors d’une conférence de presse, en réponse à la demande de l’ancien Premier ministre socialiste de représenter le mouvement du nouveau président dans la circonscription de l’Essonne où il brigue un nouveau mandat. Pour expliquer ce refus, Richard Ferrand a dit que Manuel Valls ne remplissait pas les critères requis, mais qu’il constituait toutefois un cas particulier. « Nous ne bougerons pas nos critères : pas de passe-droit, pas de traitement particulier, la même règle pour tous », a-t-il dit. « Mais on prend acte de cette singularité d’un Premier ministre qui a été en poste ces dernières et nous ne cherchons pas à mener querelle à tel ou tel ». Il a confirmé qu’Emmanuel Macron avait été appelé à arbitrer sur le cas de l’ancien Premier ministre. « Effectivement, sur quelques cas son avis a été requis », a-t-il déclaré en réponse à une question sur Manuel Valls. Manuel Valls a « salu(é) » dans un communiqué la décision du mouvement d’Emmanuel Macron. « C’est donc en homme libre mais fort d’une identité politique claire, revendiquée, assumée – Républicain, Progressiste, de gauche – que j’agis », écrit-il. Son engagement, ajoute-t-il, le « situe clairement dans la majorité présidentielle forte, cohérente et diverse qui doit se constituer ». « Mon engagement et mon amour de la France ne s’embarrassent ni d’étiquettes ni de postures artificielles et stériles », déclare encore l’ancien Premier ministre.

Les Français préfèrent l’épargne à la consommation et au risque

Les Français préfèrent l’épargne à la consommation et au risque

 

Un nouveau record pourrait être atteint en matière d’épargne en France. En cause sans doute le manque général de confiance aussi les incertitudes concernant l’évolution économique et sociale du pays. Traditionnellement la France est un pays d’épargnants mais depuis quelques années la tendance se renforce. La très grande faiblesse de la croissance, le taux de chômage aussi la fiscalité pèsent  évidemment sur le choix des Français. La croissance insignifiante de l’activité ( 1,2 % en 2016 et 1 % sans doute en 2017) interroge évidemment sur la compétitivité du pays et sur ses perspectives de développement. La désindustrialisation qu’on ne parvient pas à stopper illustre bien l’insuffisance française. La conséquence directe de la faiblesse économique génère évidemment un très fort taux de chômage, taux de chômage qui explique la fébrilité et l’attentisme des ménages en matière de consommation ; une consommation qui représente plus de la moitié du PIB. Bref la France est engagée dans un processus relativement pervers : le manque d’activité rend les consommateurs frileux et le manque de consommation alimente la faiblesse de la croissance. Le très haut niveau de prélèvements obligatoires contraints aussi nombre de Français à faire de l’épargne de précaution pour assumer leurs charges fiscales. Cela d’autant plus que le dispositif fiscal se caractérise par une grande instabilité avec des réformes qui s’ajoutent aux réformes mais sans vision sur le long terme. Les Français mettent dans leur argent de côté sur le livret à pour les moins riches ou même tout simplement en laissant dormir l’argent sur les comptes courants compte tenu d’un taux de rémunération insignifiant sur le livret A. Selon des données compilées par BPCE, les Français ont ainsi mis de côté 43 milliards d’euros entre janvier et septembre (+10 % sur un an) hors titres (actions, obligations et OPCVM). Sur cette période de neuf mois, il faut remonter à 2008 pour trouver un montant de collecte supérieur. Les chiffres de la Banque de France - qui incluent les titres - suggèrent que, comme en 2015, la barre des 100 milliards d’euros mis de côté pourraient une nouvelle fois être atteinte. Au total, les Français restent, avec les Allemands, les plus grands épargnants en Europe. Conséquence logique, la machine à dépenser ne décolle pas. La consommation n’a pas connu de rebond spectaculaire en 2016, et a même stagné entre avril et décembre. Plus largement, pourquoi les ménages français se montrent-ils si insensibles à la politique monétaire de la BCE ? Loin des préoccupations pour le rendement de l’épargne, « ils se comportent d’une façon parfaitement rationnelle. Ils ont bien intégré les enjeux liés à l’allongement de la durée de vie : comme ils anticipent une baisse du niveau de protection sociale face à des enjeux multiples - qu’il s’agisse de dépendance, de retraite ou d’aide aux proches - ils privilégient une logique patrimoniale. Cela explique pour partie que le taux d’épargne reste si élevé dans la durée en France, autour de 14,5 % », reprend Alain Tourdjman.

Schäuble défend l’épargne des Allemands contre Mario Draghi

 

 

Quel paradoxe, le ministre allemand des finances conteste vivement la politique monétaire accommodante de la banque centrale européenne conduite par Mario Draghi. Il lui reproche en particulier les taux très bas qui progressivement vont rogner  l’épargne ;   la BCE reproche à l’Allemagne de ne pas utiliser ses énormes excédents commerciaux pour relancer la croissance. Mais le ministre allemand attribue la croissance des excédents commerciaux à la politique de la BCE qui fait baisser l’euro et rend l’économie allemande encore plus compétitive. Un reproche paradoxal. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a de nouveau exprimé ses critiques à l’encontre du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, avant l’audition de ce dernier au Bundestag la semaine prochaine, rapporte samedi le quotidien Bild. Schäuble a incité les membres de la commission des Finances du Bundestag à mettre Draghi en difficulté sur la politique monétaire mercredi prochain, précise l’article, qui cite des participants à une réunion qui a eu lieu cette semaine. Mario Draghi doit s’exprimer mercredi devant les commissions des Finances et du Budget de la chambre basse du Parlement allemand. Sa dernière visite au Bundestag remonte à 2012.Au début du mois, le ministre des Finances d’Angela Merkel a rejeté les critiques de Mario Draghi visant l’excédent commercial allemand, expliquant que la décision de la BCE de ne pas modifier sa politique monétaire avait fait baisser l’euro, favorisant ainsi les exportations allemandes. Selon l’institut d’études économiques Ifo, l’excédent courant allemand pourrait atteindre 278 milliards d’euros cette année. Il dépasserait celui de la Chine pour devenir le plus important du monde, un déséquilibre pointé du doigt par la BCE et d’autres institutions. Les relations entre la banque centrale et le gouvernement allemand sont tendues depuis longtemps déjà, Berlin critiquant la politique monétaire ultra-accommodante de l’institut d’émission en lui reprochant de saper à la fois l’épargne des Allemands et les marges des banques. Wolfgang Schäuble a en outre attribué à la BCE une part de responsabilité dans la montée du parti populiste anti-immigration AfD (Alternative pour l’Allemagne), qui a fortement progressé lors des récents scrutins régionaux.

(Avec Reuters)

 

Épargne: les Français préfèrent les comptes courants

Épargne: les Français préfèrent les comptes courants

 

Depuis des mois et des mois, la collecte du livret a ne cesse de ce confirmer sauf au cours des deux derniers mois. En cause une rémunération de 0, 75 % jugée insuffisante par les déposants. Certes l’inflation est officiellement quasi nulle mais la mesure de cette inflation est faussée par l’indice d’évolution des prix de l’INSEE. Un indice qui ne tient pas compte suffisamment de la déformation structurelle de la consommation des ménages. En clair si effectivement les prix de certains biens manufacturés diminuent par exemple par contre  les dépenses contraintes continuent d’augmenter ;  au total l’inflation réelle et sans doute située autour de 2 % de sorte que la rémunération du livret A est considérée comme négative. À cela s’ajoute le quasi blocage des salaires et des pensions dont l’évolution est également faussée par l’indice obsolète de l’INSEE. Depuis août 2015, le Livret A rapporte 0,75% net. Un taux supérieur à ce qu’il devrait être théoriquement, le gouvernement ayant décidé de le maintenir à ce niveau alors que la formule de calcul devait mécaniquement le faire chuter à 0,50%, en raison de la faiblesse de l’inflation. Dans le contexte actuel de taux d’intérêt extrêmement bas, le rendement du Livret A reste donc théoriquement intéressant. Mais, ce n’est pas l’avis des épargnants qui, depuis l’été 2014 (à l’époque, son taux était tombé à 1%), vident pratiquement tous les mois leur bas de laine, préférant souvent laisser leurs liquidités sur leur compte courant pourtant non rémunéré. Le désamour des Français pour le Livret A et le LDD profite à ses concurrents comme le Plan d’épargne logement (PEL), qui a collecté plus de 3,4 milliards d’euros avant que son taux passe le 1er février de 2% à 1,5%. Et l’indétrônable assurance-vie. Depuis plus de deux ans, ce placement enregistre une collecte nette (dépôts supérieurs aux retraits) importante. En janvier, les épargnants ont encore déposé sur leurs contrats, 2,7 milliards d’euros. Malgré une baisse continue de son rendement, le fonds en euro séduit toujours. L’an dernier, il a rapporté 2,3% en moyenne. Un rendement que le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) juge trop élevé. (À noter toutefois une collecte nette positive en mars et avril, reste à savoir si le mouvement sera durable). Faute de rémunération suffisante sur le livret A l’épargnant moyen préfère encore laisser son argent sur un compte en banque sans intérêt. En flux, les dépôts à vue restent encore l’étrange placement préféré des Français , alors même que la rémunération est nulle, voire négative si l’on considère les différents frais bancaires des particuliers. S’il cherche tout de même du rendement, l’épargnant français le fera sur des poches qu’il considère comme parfaitement sûres. Ainsi l’épargne logement a drainé plus de 23 milliards d’euros en 2015 (et 5,4 milliards d’euros au premier trimestre 2016). Sa botte secrète ? Les plans d’épargne logement (PEL) ouverts avant le 31 janvier 2015 rémunéraient (et rémunèrent encore) les dépôts 2,5 %, une situation qualifiée « d’anomalie de marché » par la Banque de France. Les fonds en euros de l’assurance-vie ferment ce tiercé gagnant, en raison de leur niveau de sécurité et de leur rendement relativement attractif.

 

Les livrets d’épargne pas assez taxés ?

Les livrets d’épargne pas assez taxés ? 

 

Sous prétexte de dépassement du plafond autorisé concernant les livrets d’épargne le fisc envisage de taxer ces derniers. Alors  que la rémunération est déjà dérisoire, ce qui explique la baisse régulière de la collecte ;  certes, on constate certains dépassements mais on ne peut pas considérer le livret d’épargne comme un outil de spéculation ou d’optimisation fiscale. Le fisc reproche cependant aux établissements bancaires d’être trop laxistes dans la gestion des livrets réglementés. Il les accuse notamment d’accepter que leurs clients déposent de l’épargne sur un compte qui a déjà atteint le plafond fixé par la loi. D’après le dernier rapport de l’Observatoire de l’épargne réglementée, 3,5% des livrets A ouverts à fin 2014 disposaient d’encours supérieurs au plafond de 22.950 euros. Pour les LDD, 13,8% des comptes dépassaient le seuil des 12.000 euros réglementaires tandis que pour le LEP, 37,9% des comptes disposaient d’un encours supérieurs au plafond de 7700 euros.Sur les 61,6 millions de livrets A ouverts en 2014, ils représentaient 20% des encours totaux, soit environ 50 milliards d’euros. Pour le LDD, les dépassements de plafonds pèsent 41,4% des encours (environ 42 milliards) tandis que pour les LEP, ils représentent 68,5% de l’encours total (31,8 milliards). Les intérêts versés sur ces sommes étant défiscalisés, l’administration fiscale s’estime lésée. Elle mène donc une lutte acharnée contre ces pratiques, multipliant les sanctions à l’encontre des établissements. Le barème des amendes a par ailleurs été durci: désormais, le fisc applique une amende égale au montant des intérêts versés sur les comptes en anomalie avec un minimum de 75 euros par compte. Les banques, qui dénoncent un acharnement, ont déjà obtenu une victoire: «Le Conseil d’Etat a rendu un arrêt le 9 mars dernier qui conclut que les procès-verbaux établis par l’administration fiscale ne sont pas valides. C’est pourquoi il y aura sans doute de plus en plus de décisions dans ce sens dans les mois qui viennent», souligne Blandine Leporcq. Les établissements ont par ailleurs sollicité l’intervention du ministre des Finances Sapin dans ce conflit. Pour le moment, pas de réponse de sa part. «Nous sommes en discussions avec l’administration pour résoudre la question», assure-t-on du côté de la Fédération bancaire française. En attendant, les clients ne sont pas concernés. «Aucun risque pour leur épargne», assure cette dernière.

(Avec le Figaro)

Epargne en hausse

Epargne en hausse

 

Compte tenu des incertitudes pesant encore sur l’avenir les Français augmentent encore leur épargne. Des incertitudes nourries par l’État actuel du chômage et les réformes à venir sur le régime des retraites. De ce fait,  la consommation hésite à repartir de manière très significative. On se méfie également des mesures officielles de l’évolution du pouvoir d’achat constaté avec un indice INSEE de plus en plus douteux. Officiellement la hausse des prix sur un an ce limiterait à 0,3 %. L’épargne  a donc atteint 15,3 % du revenu disponible brut au premier trimestre 2015, selon les chiffres publiés jeudi par la Banque de France. C’est nettement plus qu’au trimestre précédent, où les épargnants n’avaient mis de côté que 15 % de leurs revenus, ou que sur l’ensemble de l’année 2014 (15,1 %). Mais le chiffre reste inférieur aux sommets du premier semestre 2014, quand ils avaient placé dans leur bas de laine 15,9 % de leurs revenus, ce qui ne s’était plus vu depuis 2009 et la crise financière. Cette année, entre baisse des taux d’intérêt et incertitudes économiques, ils ont donc joué la prudence, comme leurs voisins européens: le taux d’épargne des Allemands, des Italiens ou des Espagnols a lui aussi progressé au premier trimestre. Les Français ont aussi continué à retirer leurs capitaux des livrets d’épargne et autres comptes épargne logement (CEL), trop mal rémunérés, pour investir sur les plans épargne logement (PEL), les fonds euros sans risque des contrats d’assurance vie, mais aussi, dans ces contrats, sur les unités de compte, et notamment les sicav et FCP proposés par les assureurs. Selon la Banque de France, 3,6 milliards d’euros ont été placés au premier trimestre sur ces supports plus risqués, contre 1,8 milliard d’euros seulement au trimestre précédent. Des chiffres qui confortent ceux des assureurs, qui ont évalué à 13,9 milliards d’euros les capitaux investis ainsi depuis le début de l’année à fin juin, soit 20 % des sommes versées sur les contrats d’assurance vie en 2015 et un bond de 40 % par rapport à la même période de 2014. En revanche, hors assurance vie, les épargnants ont continué à délaisser les sicav et les actions cotées en Bourse.

Montebourg nommé vice-président d’Habitat ….et Macron guichetier à la Caisse d’Epargne ?

Montebourg nommé  vice-président d’Habitat ….et Macron guichetier à la Caisse d’Epargne  ?

 

Montebourg reconverti vice président d’ une  marque de meubles, chez « Habitat ». On espère évidemment qu’il ne va pas couler la société dont la gestion n’est déjà pas florissante. Après les départementales nombre d’anciens élus PS devront aussi envisager leur reconversion.  On parle pour Ségolène d’un poste dans un élevage de grenouilles, pour Marisol Touraine d’une  place dans une société vétérinaire, pour Valls dune fonction  d’aboyeur sur France 2 dans l’émission de Patrick Sébastien et pour Hollande, le gourmand, d’uen responsabilité comme goûteur chez Mc Do. Seul le p’tit Macron semble s’en sortir honorablement compte tenu de son double passé de banquier et de ministre, il pourraiat obtenir une  place de guichetier à la Caisse d’Epargne. Bref des talents justement récompensés en fonction de leurs mérites. . Comme celui de Montebourg qui a pourtant confondu «  made in France » avec  « fabriqué en France ». Pas seulement uen question de sémantique mais d’équilibre de la balance commerciale. (Avec «  made in France », on peut  doubler au moins le prix d’une  marchandise fabriquée à l’étranger, » Fabriqué en France » « c’est lorsqu’effectivement la plus grand partie est physiquement conçue en France.  Arnaud Montebourg L’ancien ministre de l’Economie a été nommé vice-président du conseil d’administration d’Habitat, a indiqué jeudi Cafom, la maison-mère de la chaîne d’ameublement, confirmant une information du Monde.  « Je vous confirme que M. Montebourg arrive en tant que vice-président chez Habitat. A priori, cela prend effet dès aujourd’hui », a également déclaré à l’AFP un représentant de l’enseigne.  Arnaud Montebourg sera plus précisément en charge de l’innovation, indique Cafom dans un communiqué. « Cette nomination s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement d’Habitat mise en oeuvre depuis sa reprise en 2011 par le groupe Cafom.  Cette stratégie vise à imposer durablement Habitat comme un porte-drapeau de l’excellence française en matière de design », explique le communiqué. « J’ai rencontré Arnaud Montebourg au moment où nous annoncions le rapatriement en France de la production d’une partie de nos collections. Nous partageons un certain nombre de valeurs et souhaitons tous les deux faire rayonner la marque France à l’international », a expliqué Hervé Giaoui, président de Cafom et d’Habitat, cité dans le communiqué.   »Il y a des gens qui m’ont dit: attention, tu vas faire une com’ très négative », a-t-il poursuivi, cette fois au micro de BFM Business. « Mais ce n’est pas un plan com’. L’intérêt, c’est d’avoir quelqu’un à mes côtés qui a envie de réussir. Je pense qu’Arnaud Montebourg a envie de prouver qu’il est capable d’entreprendre, et cela m’a beaucoup plu. Je vais pouvoir compter sur quelqu’un qui s’investit à fond ».   »Habitat est une marque capable de porter haut les couleurs du Made in France. Je suis très heureux de rejoindre Hervé et ses équipes et enthousiaste à l’idée de contribuer à accélérer la politique d’innovation de cette marque emblématique », a quant à lui déclaré l’ancien locataire de Bercy, lui aussi cité dans le communiqué.  Cafom, maison-mère d’Habitat, a réduit ses pertes en 2014, passant de -4,9 millions en 2013 à -0,2 million. Son chiffre d’affaires a progressé de 3% à 371 millions d’euros. Habitat possède 27 magasins en France. L’enseigne est aussi présente en Espagne et en Allemagne.

 

Epargne : nouvelle baisse du livret A, pourquoi ?

Epargne : Nouvelle baisse du livret A pourquoi

Encore 850 millions d’euros en moins sur les dépôts en janvier et  une baisse nette de 6,13 milliards d’euros en 2014 . Et ce, alors que le gouverneur de la Banque de France ne cesse de réclamer uen baisse des taux ( actuellement de 1%°. ) l n’a pas honte Christian Noyer de considérer que le taux de 1% du livret A est irresponsable.. C’est évidemment faire l’impasse sur la sociologie des épargnants de  la caisse d’épargne et sur l’évolution réelle de inflation. Il est clair que les épargnants de la caisse d’épargne  en général ne sont ni riches ni des spéculateurs. Plutôt des français moyens qui mettent un peu d’argent de coté pour faire face aux échéances. Ce n’est pas avec un taux de1% qu’on fait fortune ? d’autant que l’ inflation est sous estimée ; en effet il y une  déformation de la structure de consommation dans les couches moyennes et modestes car les dépenses contraintes ne cessent de croitre alors que les dépenses ajustables stagnent ou diminuent. En théorie l’inflation stagne voire recule mais en pratique ,elle augmente pour les budgets qui consacrent la plus grande partie de leurs revenus aux dépenses contraintes. C’est le cas de nombre de petits épargnants. Du coup  la rémunération de la caisse d’épargne est assez fictive témoin le fait que la collecte ne cesse de régresser. Pour deux raisons, la première parce qu’il est de plus en plus difficile d’épargner, la seconde c’est qu’actuellement les rémunérations sont tellement faibles qu’il vaut mieux laisser l’argent sur les comptes courants. . Contrairement à ce que pense Monsieur Noyer la politique monétaire ne suffira à relancer la croissance il faut l’accompagner de politiques économiques, de réforme structurelles , de soutien à la consommation et aux investissements. Exemple dans l’immobilier où les taux sont historiquement bas mais ce qui ne permet pas de solvabiliser les candidats à l’accession.   Le gouverneur de la Banque de France en remet une couche. Christian Noyer a estimé, ce mardi 17 février, que le niveau actuel de la rémunération du Livret A empêchait la baisse des taux « de toute une série de crédits ».  Le taux de ce produit d’épargne a été maintenu par le gouvernement à son plus bas historique de 1% début février, alors que sa formule de calcul aurait dû le faire mécaniquement tomber à 0,25%. Christian Noyer avait lui proposé de le ramener à 0,75%.   »On peut discuter pour savoir si c’est 0,75% ou 0,5% l’idéal mais j’ai regretté la décision qui a été prise et qui me paraît empêcher toute évolution à la baisse des taux de toute une série de crédits et par conséquent être un obstacle à la transmission de la politique monétaire de la Banque centrale européenne », a souligné le gouverneur de la Banque de France devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale.  Ce n’est pas la première fois que Christian Noyer hausse le ton sur le sujet. Il avait déjà, mi-janvier, déclaré qu’un taux de 1% serait « irresponsable« . Début février, lors des Matins HEC-Challenges, il avait souligné que « maintenir la rémunération à 1% » constituait, selon lui, « une erreur grave, compte tenu de la faiblesse actuelle de l’inflation ». Et il avait ajouté: « cette décision va aussi, ce qui me semble très grave, à l’encontre de la politique monétaire de la Banque centrale européenne, qui fait justement son maximum pour ramener les taux d’intérêt à leur niveau le plus bas possible dans la zone euro, afin de relancer la croissance. »   Les sommes déposées sur le Livret A servent à financer divers secteurs dont le logement social. Un taux plus bas permet donc à la Caisse des dépôts, qui centralise 65% de l’épargne de ce livret, d’octroyer des prêts moins onéreux, aux organismes HLM par exemple.  En matière de fixation du taux du Livret A, le gouverneur de la Banque de France a le premier la parole. Soit il applique la formule -qui repose pour l’essentiel sur le niveau de l’inflation- et le taux théorique entre automatiquement en vigueur. Soit il choisit d’y déroger et, dans ce cas, sa recommandation peut ou non être suivie par le ministre des Finances, qui a le dernier mot. « Économiquement, le bon niveau, ce serait de laisser jouer la formule qui le mettrait à 0,25% », a expliqué le gouverneur de la Banque de France. A noter aussi la concurrence de l’assurance-vie qui a rapporté  2,5% en moyenne en 2014. En décembre 2014, la collecte nette de l’assurance-vie s’établissait à 21,3 milliards d’euros, selon les chiffres provisoires de l’Association française de l’assurance (AFA). L’assurance-vie continue de profiter de son niveau de rémunération plus attractif que le livret A et le Livret de développement durable(LDD).  les épargnants ont continué à plébisciter en janvier le Plan épargne logement (PEL), avec un « coup d’accélérateur » lié à l’évolution de sa rémunération annoncée par le ministère des Finances mi-janvier, selon une source bancaire interrogée par l’AFP. En effet, tout PEL ouvert avant le 1er février était assorti d’un taux garanti de 2,5%, taux qui reculait à 2% pour ceux ouverts à partir de cette date. En ce qui concerne le Livret de développement durable (LDD), lui aussi rémunéré à 1%, les retraits ont également été supérieurs aux dépôts en janvier, à hauteur de 200 millions d’euros.

 

 

 

Sondage Epargne : les Français les plus pessimistes d’Europe

Sondage Epargne : les Français les plus pessimistes d’Europe

 

 

Les Français les plus pessimistes du monde (62%), juste derrière les japonais, selon l’étude Investor Pulse réalisée par le gérant de la gestion d’actifs, BlackRock . Un patrimoine en majorité en liquidités soit sur des comptes rémunérés (type livret d’épargne)  ou même souvent qui restent sur les comptes courants tellement la rémunération est insignifiante. Des résultats qui expliquent de deux manières d’une par la baisse du pouvoir d’achat que l’inflation officia de l’INSEE minore sur les dépenses contraintes mais tout autant par la manque général de confiance en l’avenir. . Dans l’Hexagone, 30% des ménages se fixent pour seul objectif de préserver leur capital. Le chiffre a doublé depuis l’an dernier. Seuls 16% d’entre eux osent vouloir le faire croître, alors que c’est l’ambition de 32% des épargnants dans le reste du monde. Sans surprise, donc, le patrimoine des Français reste surtout placé en liquidités (56%), même si elles sont de plus en plus mal rémunérées. Ils sont bien conscients que ce chiffre est excessif, puisqu’ils estiment que la proportion idéale serait de 25%. Pourtant, si 19% d’entre eux envisagent d’en réduire l’importance, 34% sont prêts à épargner plus encore en cash dans les prochains mois. Cet engouement pour les placements de trésorerie (livrets…) s’explique par une volonté de flexibilité et par un grand désir de sécurité. Pour plus d’un tiers des Français, on ne peut pas en effet perdre d’argent en investissant sur les liquidités. Un pourcentage bien supérieur à la moyenne européenne (14%), ce qui, selon BlackRock, laisse penser à une incompréhension de l’impact de l’inflation sur le capital. Sans surprise, les épargnants en France restent fâchés avec la Bourse. Ils ne sont que 23% à envisager d’investir en actions. Et même si les marchés baissaient de 20%, seuls 22% saisiraient l’occasion d’investir à bon compte. Ils sont même 17% à avouer franchement «avoir peur des marchés financiers», tandis que 8% «ont déjà été échaudés».

 

Epargne Livret A : nouvelle baisse des dépôts

Epargne Livret A : nouvelle baisse des dépôts

 

Le livret A s’écroule depuis plusieurs mois ; En cause d’abord la crise qui réduit l’épargne, ensuite d’un taux qui ne rapporte pratiquement rien : 1% pour une inflation officielle de 0.3% mais qui dans la réalité est bien supérieure. Enfin les nombreuses dépenses contraintes à régler en octobre (rentrée scolaire, impôts, énergie etc. °).  Les Français ont moins épargné que dépensé pour le sixième mois consécutif. En octobre, la différence entre les retraits et les dépôts sur le livret A s’est élevé à – 2,93 milliards d’euros, selon des données publiées vendredi par la Caisse des dépôts. Sur les dix premiers mois de l’année, c’est 4,59 milliards d’euros qui ont été retirés sur ce produit d’épargne parmi les préférés des Français. Cela fait plusieurs mois qu’il est à la peine, à cause notamment d’un taux de rémunération historiquement bas, à 1% depuis le 1er août en raison de la faiblesse de l’inflation. En septembre, déjà, le montant des retraits avait surpassé celui des dépôts de 2,37 milliards d’euros. Les mois de septembre, octobre et novembre sont traditionnellement souvent difficiles pour ce livret, les épargnants sollicitant leurs économies pour faire face aux dépenses de rentrée scolaire et au paiement des impôts. L’an dernier à la même période, le livret A enregistrait également une collecte négative de -1,44 milliard d’euros.  Le Livret de développement durable, dont le taux est également fixé à 1%, n’a pas échappé à la désaffection des épargnants en octobre et les retraits ont été supérieurs aux dépôts, à hauteur de 880 millions d’euros. Sa collecte depuis le début de l’année passe dans le rouge ce mois-ci, à -10 millions d’euros. La Caisse a toutefois nuancé la décollecte de ces produits d’épargne en précisant dans son communiqué que « les encours du Livret A et du LDD ont connu ces dernières années une augmentation exceptionnelle, avec une collecte cumulée en 2012 et 2013 de 67 milliards d’euros, notamment liée au relèvement des plafonds. » L’institution précise que les 4,6 milliards de décollecte enregistrés cette année ne représentent que 7% des sommes engrangées ces deux dernières années. Au total, 362,6 milliards d’euros étaient déposés fin octobre sur les deux produits de placement dont les encours permettent notamment de financer le logement social en France. 

 

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