Archive pour le Tag 'épargne'

Épargne-Quels placements peuvent rapporter  ?

Épargne-Quels placements peuvent rapporter  ?

En France, la fiscalité peut rogner jusqu’à la moitié de vos gains. De l’immobilier à l’assurance-vie en passant par le livret A ou le PER, Marc Fiorentino dans la Tribune fait le point sur les placements les plus (et les moins) avantageux une fois le fisc passé.

C’est une question que trop peu d’épargnants se posent. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’évaluer un placement, c’est bien le rendement net de fiscalité qui compte. Et, en France, mieux vaut s’y intéresser tant le gouvernement lorgne sur votre épargne et impose une pression fiscale élevée.

Tous les placements ne sont pas égaux devant l’impôt. Certains le subissent de plein fouet. C’est le cas des livrets bancaires classiques, dont les intérêts sont taxés à 30 %. Idem pour les plus-values sur les actions détenues en compte-titres. Non seulement la performance est incertaine, mais, lorsqu’elle est au rendez-vous, l’État en ponctionne près d’un tiers… Néanmoins, le placement le plus imposé reste l’immobilier  : les revenus fonciers sont soumis au barème progressif, majoré des prélèvements sociaux et parfois de l’IFI. Résultat  : plus de la moitié des loyers fléchés vers le fisc…

Le livret A, seul placement exonéré

Heureusement, certaines enveloppes fiscales offrent une meilleure protection. Le PEA (plan d’épargne en actions), après cinq ans, permet de retirer les gains sans impôt sur le revenu. L’assurance-vie, au bout de huit ans, bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple). Les gains sont ensuite taxés à 7,5 % ou 12,8 %, selon les montants.

Ces deux enveloppes permettent donc de réduire l’impôt… mais pas d’y échapper : les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent toujours. On les appelle « sociaux », mais ce sont bien des impôts : ils ne donnent droit à aucune protection supplémentaire, et leur taux a été relevé à plusieurs reprises sans contrepartie « sociale »…

En réalité, le seul placement totalement exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux reste le livret A, avec ses cousins LDDS (livret de développement durable et solidaire) et LEP (livret d’épargne populaire). Leur rendement est jugé faible, mais 2 % net sur un livret A équivalent à 2,4 % sur un fonds euros et 2,85 % sur un livret bancaire fiscalisé ou un PEL (plan d’épargne logement).

Outre le livret A, l’autre placement permettant d’échapper dans certains cas à toute fiscalité est… l’immobilier. Par exemple, en location meublée non professionnelle (LMNP), le régime réel permet d’amortir le bien et de réduire et parfois d’annuler le revenu imposable. Pas de revenu, pas d’impôt  ! Les SCPI (sociétés civiles de placements immobiliers) étrangères ne sont pas soumises aux prélèvements sociaux.

Il faut les déclarer au barème de l’impôt, mais l’investisseur bénéficie généralement d’un crédit d’impôt permettant de réduire ou d’annuler l’impôt sur le revenu français. Enfin, investir en nue-propriété, par exemple sur des parts de SCPI, ne génère aucun revenu - donc pas d’impôt. La performance vient en fait de la décote sur le prix, de 30 à 40 %, qui disparaît à la fin du démembrement sans générer d’impôt pour l’investisseur.

Enfin, certains placements permettent de réduire directement l’impôt à payer. Le PER (plan épargne retraite) permet de déduire les versements du revenu imposable, en contrepartie d’un blocage jusqu’à la retraite. C’est un différé d’imposition, mais fiscalement très avantageux.

Les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et GFI (groupements forestiers d’investissement) offrent quant à eux une réduction immédiate de 18 % de l’investissement. Très attractifs sur le papier, ces placements sont cependant risqués, avec des frais parfois élevés et une durée de blocage longue. Il y a toujours un prix à payer quand on veut payer moins au fisc…

Épargne–livret A : en baisse en janvier

Épargne–livret A: en baisse en janvier

 

Du fait du record enregistré en décembre mais aussi de la persistance de l’inflation, le livret A est en baisse en janvier. Les dépôts d’argent n’ont dépassé les retraits que de 350 millions d’euros sur les Livrets A le mois dernier, un niveau bas plus vu depuis 2016.

Notons comme facteur explicatif aussi la baisse de la rémunération. Le taux du Livret A accuse de son côté un fort recul, passant de 3% à 2,4% au 1er février, en application stricte par le ministre de l’Économie de sa formule de calcul.

Les encours des Livrets A et des LDDS atteignent néanmoins des records au 31 janvier: 442,9 milliards d’euros pour les premiers et 161 milliards d’euros pour les seconds, soit 603,9 milliards d’euros au total. Le livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, a également passé un début d’année difficile. Il affiche en janvier une collecte nette faible, à 110 millions d’euros, pour un encours total de 82,3 milliards d’euros.

Épargne : baisse de la rémunération du livret A

Épargne : baisse de la rémunération du livret A

 

 
Sur proposition du gouverneur de la Banque de France, le ministère de l’Économie a décidé de baisser le taux de rémunération du Livret de 3 % à 2,4 % à partir du 1er février.

Notons que l’évolution du taux de rémunération tient compte notamment de la hausse des prix à la consommation. Cela à partir d’un indice des prix à la  consommation de l’INSEE largement obsolète du fait du changement de structure des achats des consommateurs. En gros, la principale caractéristique est l’augmentation du coût des abonnements, du logement et services.

La hausse des prix à la consommation a atteint 1,3% sur un an en décembre, un niveau identique au mois précédent.

En moyenne toutefois cette hausse aura été de près de 2 % en 2024 par rapport à 2023.

Épargne : baisse de rémunération du livret A

Épargne : baisse de rémunération du livret A

En raison d’une tassement de l’inflation actuelle  et des perspectives, on  prévoit 1,5 % d’inflation 2025,  le taux du livret A devrait assez rapidement diminuer de 0,5%.Le  taux du Livret A, qui n’a pas baissé depuis 2020, devrait tomber de 3 % à 2,5 % en raison du recul de l’inflation.

 

Fixé à 3 % depuis début 2023, le taux du Livret A pourrait céder 0,5 point de pourcentage en début d’année, avait affirmé en octobre Eric Lombard, quand il était encore directeur général de la Caisse des Dépôts (CDC) avant d’être nommé ministre de l’Économie fin décembre.

La formule de calcul du taux du Livret A, également valable pour le livret de développement durable et solidaire (LDDS), est basée pour moitié sur l’évolution des prix des six derniers mois et pour une autre moitié sur un taux d’échange entre les banques.

Mi-janvier, dès que les chiffres définitifs de l’inflation pour décembre seront connus, le gouverneur de la Banque de France proposera à Bercy un nouveau taux, en se calant sur le résultat de la formule de calcul ou en y dérogeant.

En réalité le taux est surtout décidé au plan politique et la formule de révision n’est qu’un indicateur parmi d’autres.

Au troisième trimestre de 2024, le taux d’épargne a atteint 18,2 % du revenu disponible brut. Un chiffre supérieur aux 15 à 17 % connus dans les années 2000-2010Et qui traduit la prise en compte des incertitudes économiques et politiques.. Depuis trois ans, ce taux continue de grimper, atteignant des niveaux records, tandis que les économistes restent pessimistes quant à une baisse rapide. L’Insee prévoit qu’il atteindra encore 17,9 % d’ici à l’été 2025, tandis que la Banque de France table sur 17,6 % en moyenne.

 

Épargne : livrer A toujours en hausse

Épargne : livrer A toujours en hausse

 

Paradoxalement, plus les incertitudes se développent au plan économique et social et plus ceux qui peuvent épargnent davantage. Ainsi, les  Livrets A se sont garnis de 400 millions d’euros le mois dernier et les Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) de 160 millions d’euros, selon les données publiées ce lundi par la Caisse des dépôts.

Au total, les Livrets A et LDDS se sont étoffés de 17,5 milliards d’euros depuis le début de l’année. Le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, a quant à lui gonflé de 340 millions d’euros le mois dernier. Son encours a atteint fin novembre un nouveau record, à 78,1 milliards d’euros.

Le taux du Livret A, aussi valable pour le LDDS, est fixé en fonction de la hausse des prix et des taux interbancaires – les taux auxquels les banques s’échangent de l’argent à court terme – au cours des six derniers mois. Aujourd’hui à 3%, ce taux est révisé deux fois l’an, mi-janvier (pour une application le 1er février) et mi-juillet (pour une application le 1er août).

 

Livrets: Epargne en baisse

Livrets: Epargne en baisse

 

 

 Selon   la Caisse des Dépôts, sur les Livret A et LDDS (Livret de développement durable et solidaire), les dépôts n’ont atteint que 1,99 milliard d’euros en août, bien en deçà des performances des années précédentes. En cause sans doute aussi la perspective de hausse de nombreux services et fournitures à la rentrée ( Dépenses contraintes).

Dans le détail, les dépôts du Livret A ont atteint 1,5 milliard d’euros et 490 millions d’euros pour les LDDS en août.

L’encours total du Livret A s’élevait au 31 août à 428,5 milliards d’euros, celui du LDDS à 155,6 milliards d’euros, ce qui reste toutefois un record pour ces deux placements préférés des Français. Les encours ont gonflé respectivement de 13,21 milliards (Livret A) et de 6,1 milliards d’euros (LDDS) depuis le début de l’année.

 

Epargne-L’ ‘investissement en private equity ouvert dès 500 euros chez Bpifrance

Epargne-L’ ‘investissement en private equity ouvert dès 500 euros chez Bpifrance

    La banque publique d’investissement Bpifrance lance un nouveau fonds pour les particuliers voulant investir dans des entreprises non cotées, le private equity, avec un ticket d’entrée inhabituellement bas de 500 euros. Le private equity consiste à investir dans le capital de sociétés non cotées à différents stades de leur développement. Il s’oppose au public equity qui désigne l’investissement dans des sociétés cotées en Bourse.

    BE3 est la quatrième initiative de la banque depuis 2020 pour « démocratiser » ce marché, auquel, outre les investisseurs professionnels, ne pouvaient accéder « qu’une population extrêmement limitée », capable d’ »investir d’un coup sur un seul fonds des tickets de 100.000 à 150.000 euros », a observé le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq, jeudi devant la presse.

    La banque a déjà lancé Bpifrance Entreprises 1 (BE1), où la mise minimum était de 5.000 euros, puis BE2 (3.000 euros) et BE Avenir 1 (1.000 euros).
    BE3 est un fonds de fonds destiné aux résidents fiscaux français, d’une taille-cible de 120 millions d’euros, concernant environ 1.200 entreprises, dont le client reçoit la liste en souscrivant.
    Le rendement annuel net visé est de 10%. Il comprend un risque de perte, y compris totale, relève Bpifrance, mais le grand nombre d’entreprises présentes abaisse le risque de pertes importantes.

    Bpifrance souhaite faire de cette nouvelle opération « un levier de notoriété pour tout cet écosystème du capital-investissement », afin d’inciter les Français à investir dans les PME non cotées.

    Déjà, neuf assureurs référencent au moins un fonds de la gamme dans les contrats d’assurance-vie, de manière explicite, et il est possible de souscrire au nouveau fonds directement sur une plateforme numérique simplifiée de Bpifrance.

    Environ 12 millions de personnes ont déjà été touchées par les médias au sujet de cette gamme depuis 2020, et il est possible aussi de s’informer sur le site Epargner autrement.

     

     

    Le CETU (Compte épargne temps universel) adopté

     Le CETU (Compte épargne temps universel) adopté

    Le compte épargne temps universel (Cetu), a fait l’objet d’un accord mardi entre plusieurs syndicats et une organisation patronale, il «vise à donner à chaque salarié plus de liberté dans la gestion de ses temps de vie». Selon le projet, le salarié peut épargner ses jours de congés non pris au-delà de quatre semaines par an, c’est-à-dire au minimum une semaine. A cela peuvent s’ajouter des congés supplémentaires prévus par accord de branche ou d’entreprise. Les jours de RTT, les heures supplémentaires et les primes peuvent également servir à alimenter le Cetu.

    L’employeur verse à la Caisse des dépôts et consignations la somme correspondant aux congés, RTT ou primes stockés par le salarié. Au cours du temps, cette somme d’argent est réévaluée chaque année en fonction du salaire horaire de base des ouvriers et employés (SHBOE).Le CETU pourra être utilisé:

     

    • Sans condition d’ancienneté pour aider un proche, parent ou enfant, en situation de fragilité ou pour prolonger un congé lié à l’arrivée d’un enfant.
    • Au bout d’un an d’ancienneté, le salarié peut utiliser son Cetu pour un engagement associatif ou citoyen ou pour acquérir une qualification dans le cadre d’un projet de reconversion professionnelle à son initiative.
    • À partir de trois ans d’ancienneté, le salarié peut utiliser son Cetu pour tout motif personnel.

    Outre des congés, le salarié peut utiliser son Cetu pour réduire son temps de travail en fin de carrière dans la limite d’un mi-temps.

    Le salarié qui veut mobiliser son Cetu devra prévenir son employeur au moins un mois à l’avance pour une absence inférieure à cinq semaines, trois mois à l’avance pour une absence comprise entre 5 semaines et six mois, et six mois à l’avance au-delà.

     

    Épargne : le livret A au service de l’industrie de la défense ?

    Épargne : le livret A au service de l’industrie de la défense ?

     Le Sénat a adopté début mars en première lecture (244 voix pour et 34 contre) cette proposition de loi, déposée par Pascal Allizard (Les Républicains) et plusieurs autres sénateurs. Ce texte vise à renforcer les entreprises françaises de défense, en particulier les petites et moyennes entreprises, fragilisées par des difficultés de financement en raison d’un soutien public limité, d’un accès parfois restreint aux financements bancaires et d’un désintérêt des fonds d’investissement. Juridiquement et politiquement, l’adoption de cette loi poserait problème. Juridiquement parce qu’il n’est pas certain du tout que les produits du livret A puissent  être affectés en partie au secteur de la défense. Politiquement, parce que beaucoup vont considérer que le livret A est surtout destiné au financement du logement. 
    Le Sénat a voté pour attribuer une partie de l’épargne du Livret A à l’industrie de la défense, touchée par des difficultés de financement renforcées par le contexte ukrainien. « L’outil militaire et industriel doit être en mesure de faire face à toute menace sur la paix et la stabilité. Ce n’est pas vraiment le cas aujourd’hui », s’est alarmé le sénateur Les Républicains Pascal Allizard, auteur de cette proposition de loi adoptée à 244 voix contre 34.Le texte propose d’affecter une partie des encours du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) au financement des entreprises de l’industrie de défense française. Un dispositif similaire avait déjà été adopté au Parlement ces derniers mois, mais le Conseil constitutionnel l’avait censuré par deux fois, le jugeant sans rapport avec les textes auxquels il avait été ajouté.La droite sénatoriale espère le voir enfin aboutir grâce à ce texte, même s’il faudra pour cela que l’Assemblée nationale s’en saisisse.

    Le sénateur socialiste Rachid Temal a lui défendu une autre vision : celle de la création d’un produit tout spécialement conçu pour financer le secteur – le « Livret d’épargne défense souveraineté » –, synonyme selon lui de plus de « clarté et transparence », mais le Sénat l’a rejeté.

    Près de 60 % des fonds du Livret A et du LDSS sont en effet dédiés au logement social, mais le reste – l’épargne non centralisée précisément visée par le texte – est consacré aux PME, à la transition énergétique ou encore à l’économie sociale et solidaire. Plusieurs parlementaires favorables ont eux insisté sur « l’urgence » imposée par le contexte ukrainien. « C’est une solution efficace à court terme pour accélérer le passage à une véritable économie de guerre », a plaidé Vanina Paoli-Gagin (groupe Les Indépendants, de centre droit).

     

    • L’épargne réglementée des ménages (Livrets A, LDDS, LEP, PEL, etc) représente une part importante de l’épargne financière et des ressources bancaires et atteint 926,1 milliards (soit 15% du patrimoine financier des Français).Une épargne sous utilisée pour le développement du pays d’autant que le logement est en berne et est loin de mobiliser les ressources disponibles

    Epargne-Livret A : Hausse de collecte

    Epargne-Livret A : Hausse de collecte

    L’encours des Livrets A et des Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) a progressé de 3,40 milliards d’euros en février. Le signe sans doute des inquiétudes des épargnants concernant l’avenir. Une situation qui pèse sur le volume de la consommation et la croissance.

    . Dans le détail, les dépôts sur les Livrets A ont dépassé les retraits de 2,36 milliards d’euros le mois dernier, et de 1,04 milliard d’euros pour les LDDS. La somme de ces deux montants dits de «collecte nette» est près de deux fois inférieure au mois de février 2023 (8,17 milliards d’euros), mais constitue néanmoins la quatrième performance pour un deuxième mois de l’année depuis la généralisation de la distribution dans toutes les banques il y a 15 ans.

    Elle est de plus supérieure à la collecte nette du mois de janvier (3,25 milliards d’euros), pourtant très propice à l’épargne, une première depuis 2009. L’encours total des Livrets A et LDDS atteint fin février un niveau record de 571,5 milliards d’euros. L’attrait de ces deux produits, au capital garanti et disponible à tout moment, s’essouffle quelque peu, mais reste toujours fort depuis la fixation de son taux à 3% net jusqu’en janvier 2025.

    Épargne : tassement du Livret A

    Épargne : tassement du Livret A

    Traditionnellement l’épargne a tendance à se tasser lors des mois de rentrée du faite de la multiplication des charges (impôts, chauffage, rentrée des classes etc.). C’était le cas en septembre et c’est encore le cas en octobre. C’est aussi la preuve que contrairement aux affirmations du ministre de l’économie non seulement les prix ne diminuent pas mais ils continuent d’augmenter.

    Le Livret A a subi une décollecte en octobre de 3,7 milliards d’euros, ce qui porte la collecte entre le début de l’année et fin octobre à un total de 27 milliards d’euros, soit un montant équivalent à la collecte de 2022.

    Déjà, en septembre, la collecte a singulièrement freiné pour atteindre « un modeste » 450 millions d’euros (contre plus de 2 milliards en juillet et août).

    Avec le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), la décollecte atteint 4,4 milliards en octobre, mais la collecte cumulée depuis janvier des deux livrets frôle les 37 milliards d’euros, dépassant ainsi le pic de 2020 (35 milliards), sans dépasser toutefois le record de 2012 (49,1 milliards). Les encours s’élèvent à 546,7 milliards d’euros.

    En revanche, le Livret d’épargne populaire, sorte de livret d’épargne pour les pauvres avec un plafond à 10 000 € avec un taux de 6% (a vu sa collecte bondir à 4,8 milliards d’euros sur le mois d’octobre, soit 15,9 milliards depuis le début de l’année.

    Le livret connaît un Certains succès, mais avec une collecte cumulée de 11 milliards d’euros , Il reste anecdotique par rapport aux autres livrets.

    Selon la Direction générale des Finances publiques, quelque 18,6 millions de Français sont éligibles au LEP (sur des critères de revenus et non de patrimoine), ce qui se traduit par un taux de détention de 54 % de la population éligible. D’où les marges de progression encore possibles mais À condition que les Français concernés dispose des moyens nécessaires, ce qui n’est pas le cas actuellement avec le niveau des prix qui ampute le pouvoir d’achat.

    Épargne des Français :à mettre au service de la « guerre climatique » estime Jean Viard

    Épargne des Français :à mettre au service de la « guerre climatique » estime Jean Viard

    P Plus de 551 milliards d’euros épargnés par les Français, d’après la Caisse des Dépôts. Jusqu’à maintenant, cet argent sert à soutenir la création et le développement de PME des projets dans la transition énergétique, ou dans l’économie sociale et solidaire, ou encore dans le logement social. Ce sera toujours le cas, mais une autre partie de cette épargne va désormais servir à financer l’industrie de la défense française. Le décryptage du sociologue Jean Viard.

    Ça veut dire que, de fait, presque tous les Français vont participer à ce financement de l’industrie de la défense ?

    Jean Viard : Absolument. Alors bien sûr, c’est une évolution, c’est un peu surprenant comme information, mais en même temps, c’est logique, parce qu’il y a beaucoup d’épargne. Il y a, d’une part, l’épargne du Covid, on n’a pas pu consommer – c’est la moitié supérieure de la société qui a mis de l’argent de côté. Et puis en ce moment, avec l’inflation, il y a une épargne un peu différente, c’est une épargne de peur. En plus, avec ce qui se passe au Moyen-Orient, et en Ukraine, et il y a plein de gens qui se disent : on ne sait pas comment ça va évoluer, donc je serre les boulons. ce sont ces deux types d’épargne qui font que le taux d’épargne monte.

    Après, c’est vrai que l’année dernière, je crois qu’on est monté à 2000 milliards sur la planète entière, pour les investissements militaires. On avait espéré, après la fin de la guerre froide, qu’on allait désinvestir dans le militaire, et on se rend compte que ce n’est pas le cas : les sociétés se réarment, ce qui est une mauvaise nouvelle, pour moi c’est une tragédie bien sûr.

    Et la guerre en Ukraine montre bien que les nouvelles guerres seront des guerres beaucoup plus technologiques, appuyées sur l’IA, sur le numérique, et qu’au fond, on a liquidé nos vieux obus en Ukraine, et maintenant on voit bien que la demande des Ukrainiens, ce sont des techniques beaucoup plus modernes, beaucoup plus innovantes. Donc il y a un énorme champ d’innovations.

    Le système, qu’on appelle militaro-industriel, autour de lui, il y a plein de PME, plein de sous-traitants, plein de compétences et d’ingénieurs. Ça fait partie de la relance de la révolution industrielle, qui est une nouvelle révolution industrielle, une révolution industrielle bâtie notamment énormément sur le vivant, bâtie sur l’IA, qui est une des réponses au réchauffement climatique.

    Thomas Gassilloud, député Renaissance et président de la commission Défense à l’Assemblée nationale, trouve la mesure justifiée dans le cadre de la montée en puissance de l’économie de guerre. Ça concerne donc aussi la France ?

    Oui absolument, et l’économie de guerre, ça concerne tout le monde. L’Europe s’était déséquipée depuis la fin de la guerre froide, l’Allemagne s’était énormément déséquipée. Les Allemands viennent de mettre des sommes considérables, et ce qui est terrible, c’est que le véritable ennemi en ce moment, c’est le réchauffement climatique.

    La question, c’est comment on protège les gens ? Alors bien sûr, il faut des fusils, des canons, mais il faut surtout gagner la bataille climatique, quelle est la production de CO2, avoir un nouveau respect des écosystèmes. C’est clair que l’idéal aurait été qu’on diminue la fabrication de canons, et qu’on augmente effectivement les moyens de la guerre climatique.

    L’idée du gouvernement, c’est aussi d’augmenter en même temps les dépenses pour la transition écologique dans le prochain budget, 7 milliards d’euros pour le logement, le transport, l’énergie ou encore la biodiversité. Une planification pluriannuelle aussi. Mais ça pose cette question à long terme : où trouver les milliards pour enjamber le mur d’investissements ?

    On est entré dans ce que j’appelle la troisième guerre mondiale, effectivement, l’humanité se rassemble pour un combat contre une nature qu’elle a déréglée. Une bonne partie sera financée par le privé, par chacun d’entre nous, qui changeons une fenêtre, isolons une pièce, modifiant petit à petit nos voitures… Et puis il y a effectivement besoin d’argent public. Pour arriver à augmenter encore, il va falloir serrer les boulons quelque part. Les Allemands viennent de décider de travailler plus, pour augmenter le financement.

    Soit il faut travailler plus, soit il faut dépenser moins, soit il faut baisser la solidarité. Il faut savoir ne pas faire des investissements inutiles, des autoroutes, des choses qui ne sont pas vraiment indispensables. Donc, ça va être le grand débat des prochaines années, c’est comment on réorganise au fond l’espace public, les financements publics, alors qu’on sait aussi qu’on a besoin d’enfants dans les écoles, on a besoin de policiers.

    C’est le grand débat de société : comment on réorganise la machine publique pour gagner la guerre climatique. Je suis sûr qu’on va la gagner, mais il faut qu’on accélère.

    Economie-Épargne et réindustrialisation : pour un livret A industrie durable

    Economie-Épargne et réindustrialisation : pour un livret A industrie durable

    Trois députés – Thomas Gassilloud (Renaissance), Christophe Plassard (Horizon) et Jean-Louis Thiériot (Les Républicains) – ont à nouveau déposé un amendement qui propose d’assigner « l’épargne des Livrets A et de développement durable et solidaire aux entreprises, notamment petites et moyennes sur les technologies de défense. Mais le problème se pose pour l’ensemble de l’industrie

    Pour des questions constitutionnelles plus ou moins artificielles, la proposition déjà déposée précédemment avait été rejetée par le gouvernement car considérée comme irrecevable vis-à-vis de la constitution.

    Le problème du financement de l’industrie dépasse celui du seul secteur de la défense. Par ailleurs se pose la question de l’utilisation effective des livrets d’épargne réglementée. Or sur cette question,, c’est le grand flou. Théoriquement l’essentiel des livrets d’épargne devrait être laissé vers le logement. Dans la pratique, c’est loin d’être le cas compte tenu de l’opacité sur ce sujet des banques qui collectent une grande partie des ressources

    Par ailleurs, les travaux du rapporteur spécial des programmes 144 et 146 pour ce projet de loi de finances ont démontré que, depuis 2008, les banques contournent l’obligation qui est la leur de rendre public annuellement un rapport présentant l’emploi des ressources collectées au titre de ces deux livrets et non centralisées, en faisant figurer dans ce rapport l’ensemble de leurs fonds investis, et pas seulement les ressources collectées dans les livrets réglementés.

    L’amendement propose donc « de préciser, clairement, que cette obligation faite aux établissements bancaires ne concerne que ces ressources collectées au titre des livrets, et pas les autres ».

    Il serait temps et même urgent de créer un livret d’épargne a dessiné à l’industrie durable dans le cadre de la réindustrialisation du pays.

    Épargne et réindustrialisation : pour un livret A industrie durable

    Épargne et réindustrialisation : pour un livret A industrie durable

    Trois députés – Thomas Gassilloud (Renaissance), Christophe Plassard (Horizon) et Jean-Louis Thiériot (Les Républicains) – ont à nouveau déposé un amendement qui propose d’assigner « l’épargne des Livrets A et de développement durable et solidaire aux entreprises, notamment petites et moyennes sur les technologies de défense. Mais le problème se pose pour l’ensemble de l’industrie

    Pour des questions constitutionnelles plus ou moins artificielles, la proposition déjà déposée précédemment avait été rejetée par le gouvernement car considérée comme irrecevable vis-à-vis de la constitution.

    Le problème du financement de l’industrie dépasse celui du seul secteur de la défense. Par ailleurs se pose la question de l’utilisation effective des livrets d’épargne réglementée. Or sur cette question,, c’est le grand flou. Théoriquement l’essentiel des livrets d’épargne devrait être laissé vers le logement. Dans la pratique, c’est loin d’être le cas compte tenu de l’opacité sur ce sujet des banques qui collectent une grande partie des ressources

    Par ailleurs, les travaux du rapporteur spécial des programmes 144 et 146 pour ce projet de loi de finances ont démontré que, depuis 2008, les banques contournent l’obligation qui est la leur de rendre public annuellement un rapport présentant l’emploi des ressources collectées au titre de ces deux livrets et non centralisées, en faisant figurer dans ce rapport l’ensemble de leurs fonds investis, et pas seulement les ressources collectées dans les livrets réglementés.

    L’amendement propose donc « de préciser, clairement, que cette obligation faite aux établissements bancaires ne concerne que ces ressources collectées au titre des livrets, et pas les autres ».

    Il serait temps et même urgent de créer un livret d’épargne a dessiné à l’industrie durable dans le cadre de la réindustrialisation du pays.

    Épargne et relance : pour un livret A industrie durable

    Épargne et relance : pour un livret A industrie durable

    Trois députés – Thomas Gassilloud (Renaissance), Christophe Plassard (Horizon) et Jean-Louis Thiériot (Les Républicains) – ont à nouveau déposé un amendement qui propose d’assigner « l’épargne des Livrets A et de développement durable et solidaire aux entreprises, notamment petites et moyennes sur les technologies de défense. Mais le problème se pose pour l’ensemble de l’industrie

    Pour des questions constitutionnelles plus ou moins artificielles, la proposition déjà déposée précédemment avait été rejetée par le gouvernement car considérée comme irrecevable vis-à-vis de la constitution.

    Le problème du financement de l’industrie dépasse celui du seul secteur de la défense. Par ailleurs se pose la question de l’utilisation effective des livrets d’épargne réglementée. Or sur cette question,, c’est le grand flou. Théoriquement l’essentiel des livrets d’épargne devrait être laissé vers le logement. Dans la pratique, c’est loin d’être le cas compte tenu de l’opacité sur ce sujet des banques qui collectent une grande partie des ressources

    Par ailleurs, les travaux du rapporteur spécial des programmes 144 et 146 pour ce projet de loi de finances ont démontré que, depuis 2008, les banques contournent l’obligation qui est la leur de rendre public annuellement un rapport présentant l’emploi des ressources collectées au titre de ces deux livrets et non centralisées, en faisant figurer dans ce rapport l’ensemble de leurs fonds investis, et pas seulement les ressources collectées dans les livrets réglementés.

    L’amendement propose donc « de préciser, clairement, que cette obligation faite aux établissements bancaires ne concerne que ces ressources collectées au titre des livrets, et pas les autres ».

    Il serait temps et même urgent de créer un livret d’épargne a dessiné à l’industrie durable dans le cadre de la réindustrialisation du pays.

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