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Le glyphosate aux Etats-Unis : pas cancérigène ! (EPA)

Le glyphosate aux Etats-Unis : pas cancérigène ! (EPA)

 

 

Une annonce surprenante  de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) qui a déclaré mardi que le glyphosate n’était pas cancérigène. Une annonce à mettre en parallèle avec plus de 10 000 actions en justice actuellement en cours. Cela d’autant plus  qu’un  jury de San Francisco a accordé en mars dernier 80 millions de dollars de dommages et intérêts à un plaignant qui affirmait que le Roundup, l’herbicide à base de glyphosate de Monsanto, filiale de Bayer, était la cause de son cancer. Il est clair que si les actions en justice devait aboutir à des condamnations généralisées non seulement la marque Monsanto serait en péril (rachetée depuis par Bayer) mais la  responsabilité des dirigeants de l’entreprise voire de certaines autorités américaines seraient mise en cause.  En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé pour sa part le glyphosate parmi les produits “probablement cancérigènes pour les humains”. Peut –être l’agnce américaine s’est-elle inspirée de l’étude de Monsanto, des études bidonnées. En effet des documents européens indiquent que Monsanto aurait fait appel à des « auteurs fantômes », des scientifiques qui ont prêté leur nom pour la publication d’articles en réalité écrits par des membres de l’entreprise. Celle-ci aurait également fait pression pour que des journaux scientifiques retirent des articles réellement indépendants et contraires à ses intérêts. Trois enquêtes qui auraient fait l’objet de cette pratique du « ghost-writing » ont été utilisées dans l’évaluation du glyphosate par les agences européennes. L’EFSA et l’ECHA, agences européennes ont cependant minimisé l’impact de ces révélations, assurant que les documents en question n’ont eu que peu d’influence sur le résultat et qu’elles étaient « parvenues à leur conclusion indépendante sur la base des données originelles, et non de l’interprétation de quelqu’un d’autre ». En juin, les agences ont donc indiqué que « même si les allégations de ‘ghost-writing’ était avérées, cela n’aurait pas d’impact sur l’évaluation globale de l’UE et ses conclusions sur le glyphosate ». Dans une étude commanditée en 1999 par l’entreprise, le Dr James Parry informait Monsanto du caractère génotoxique du glyphosate et recommandait des études plus poussées sur les effets des « formules » au glyphosate, c’est-à-dire le RoundUp. Une substance est dite génotoxique quand elle est capable de perturber l’ADN des cellules et de causer des mutations, qui sont notamment à l’origine de cancers. L’étude de James Parry n’a jamais été rendue publique et ses recommandations ont été ignorées : « Nous ne ferons simplement pas les études proposées par Parry », écrivait William Heydens, toxicologue chez Monsanto, après réception de l’étude. Dans le RoundUp, des substances chimiques (les surfactants) sont ajoutées pour accroître la capacité de pénétration dans la plante du glyphosate. Ces produits ont un profil génotoxique encore plus élevé. La réglementation européenne sur les pesticides prévoit que l’EFSA et l’ECHA n’analysent que la substance active présente dans le pesticide, pas la formule complète de celui-ci, dont l’évaluation revient aux États membres. La France et les Pays-Bas ont ainsi interdit partiellement le RoundUp en 2015, mais le glyphosate est présent dans de nombreux autres produits encore sur le marché.

Le glyphosate : pas cancérigène ! (EPA)

Le glyphosate : pas cancérigène ! (EPA)

 

 

Une annonce surprenante  de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) qui a déclaré mardi que le glyphosate n’était pas cancérigène. Une annonce à mettre en parallèle avec plus de 10 000 actions en justice actuellement en cours. Cela d’autant plus  qu’un  jury de San Francisco a accordé en mars dernier 80 millions de dollars de dommages et intérêts à un plaignant qui affirmait que le Roundup, l’herbicide à base de glyphosate de Monsanto, filiale de Bayer, était la cause de son cancer. Il est clair que si les actions en justice devait aboutir à des condamnations généralisées non seulement la marque Monsanto serait en péril (rachetée depuis par Bayer) mais la  responsabilité des dirigeants de l’entreprise voire de certaines autorités américaines seraient mise en cause.  En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé pour sa part le glyphosate parmi les produits “probablement cancérigènes pour les humains”.




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