Archive pour le Tag 'environnement'

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Environnement : bilan insuffisant pour la France (OCDE)

Environnement : bilan insuffisant pour la France (OCDE)

 

 

En matière d’environnement l’OCDE constate quelques progrès pour la France mais souligne de nombreuses contradictions « L’agriculture intensive, l’urbanisation, l’artificialisation des sols et l’expansion des infrastructures de transport continuent de produire des effets néfastes sur la pollution de l’eau, de l’air et sur les écosystèmes », note le rapport, qui pointe de « nombreuses pressions » sur l’environnement.Et d’égrener que la France est « l’un des plus gros consommateurs de produits phytosanitaires du monde », que les concentrations d’ozone, de dioxyde d’azote et de particules fines dans l’air « dépassent régulièrement » les normes de protection pour la santé humaine, ou encore que l’artificialisation des sols « s’est accélérée », appauvrissant la biodiversité. En matière énergétique, la France « n’est pas sur la bonne voie «pour atteindre ses objectifs de développement des énergies renouvelables et de maîtrise de la consommation d’énergie. En cause, selon l’OCDE, à la fois des carences dans la gouvernance des questions environnementales et un manque de volontarisme sur la fiscalité écologique. « Il reste une marge de progression pour verdir plus largement la fiscalité française », et « la modernisation de l’organisation territoriale et la simplification des réglementations environnementales sont d’autres évolutions bienvenues qui devraient être poursuivies », juge le rapport.

(Avec AFP)

 

Trichet :  » environnement financier volatil »

Trichet :  » environnement financier volatil »

Ancien président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet,  constate la volatilité des marchés financiers mais exclut la possibilité d’un krach. Pourtant il constate la survalorisation de certains actifs et admet  d’une certaine façon la correction en cours. Cependant il n’apporte pas d’éléments très nouveaux quant aux perspectives de sortie de crise se contentant de justifier les mesures prises par la BCE. Certes certains des éléments de son analyse sont pertinents mais il ne  valide guère l’efficacité des orientations des banques centrales. De ce point de vue il confirme la perplexité relative aux politiques accommodantes quant à leur impact sur la croissance. (Interview JDD)

 

Les marchés continuent de chuter lourdement. Est-on à la veille d’un krach?
Nous devons nous habituer à vivre dans un environnement financier extrêmement volatil. Les marchés montent et descendent brusquement en permanence. Certains pensent que nous sommes à la veille d’une nouvelle crise très grave comme en 2007-2008, d’autres y voient la correction des excès passés de valorisation de nombreux actifs. Je pense que cette seconde hypothèse est la plus probable. Mais nous devons tous, gouvernements, banques centrales, parlements et entreprises, être en alerte.

 

Pourquoi les valeurs bancaires européennes sont-elles massacrées en Bourse alors qu’elles sont en bien meilleure santé qu’en 2008?
Elles se situent au bout d’une longue chaine de turbulences depuis le milieu de l’année dernière. Les marchés se sont d’abord inquiétés de la solidité de la croissance chinoise, puis de la chute des cours du pétrole et des matières premières, puis des risques encourus par les pays producteurs et le secteur énergétique. Aujourd’hui, ils sur-réagissent à l’exposition des banques internationales elles-mêmes au secteur énergétique. L’inquiétude des investisseurs se propage ainsi aux banques nord-américaines qui financent les puits de gaz et pétrole de schiste et aux banques européennes réputées les plus fragiles.

 

Peut-on écarter le risque d’une nouvelle crise financière et donc d’une récession?
Je ne crois pas à ce scénario. Les banques sont plus solides et plus étroitement régulées qu’avant la faillite de Lehman Brothers. L’économie américaine est repartie depuis longtemps, même si c’est sur un rythme de croissance plus modeste. L’Europe, qui avait  pris du retard à cause de la crise des dettes souveraines, a aussi renoué avec la croissance et les pays attaqués ont corrigé leurs déséquilibres budgétaires les plus flagrants.

 

Les banques centrales ont injecté des tombereaux de liquidités dans l’économie. En ont elles trop fait?
J’ai grande confiance dans les décisions prises par le conseil des gouverneurs de la la Banque centrale européenne. J’ai moi-même décidé dès le 9 août 2007 de déclencher les premières mesures non conventionnelles en injectant 95 milliards d’euros de liquidités dans le système monétaire qui ne fonctionnait plus. La Réserve fédérale américaine tout comme la BCE ont pris des mesures extrêmement audacieuses pour stabiliser nos économies et éviter une déflation et une dépression comparables à celles de 1929. Le fait que ces politiques très accommodantes continuent partout dans le monde, y compris dans une large mesure aux Etats-Unis, soulève un véritable malaise aujourd’hui. Mais on aurait tort de croire que les banquiers centraux ont perdu la raison! S’ils gardent ce cap c’est parce que nos économies continuent de fonctionner spontanément de façon très anormale.

 

Pourtant, on leur reproche d’avoir fait intérêt en territoire négatif ce qui lamine les marges des banques et appauvri les particuliers, de ne pas avoir fait revenir la croissance ou remonter l’inflation et d’avoir créé des bulles immenses sur les marchés.
Nous n’avions guère le choix. Si les banques centrales n’avaient pas pris de telles mesures nos économies pourraient être en déflation. C’est à dire que tout le monde attendrait pour consommer ou investir, nous serons en récession et l’endettement réel ne cesserait d’augmenter. Ce serait mortel pour nos économies. La croissance est revenue en zone euro en 2014 et 2015. Elle reste très insuffisante et il est difficile de chiffrer l’impact positif des politiques monétaires mais la croissance réelle serait évidemment plus faible sans elles. L’inflation reste trop faible mais il est probable qu’elle serait négative si les Banques Centrales n’avaient rien fait. Bien sûr, toutes ces mesures peuvent favoriser des bulles spéculatives. C’est pourquoi les banquiers centraux demandent aux Etats de remettre de l’ordre dans leurs économies  de manière à ne pas être contraints de prendre des mesures qui ont des effets dangereux à terme.

N’ont-elles pas au final donné du temps aux gouvernements pour rien, puisqu’ils n’ont pas engagé les réformes structurelles attendues?
La critique serait justifiée si les banques centrales n’avaient pas prévenu les Etats qu’il fallait, dans le même temps, qu’ils engagent des réformes de fond pour redresser leurs économies. J’ai été, et Mario Draghi depuis 2011, très clair sur ce point. Nous n’avons jamais voulu donner du temps pour ne rien faire aux Etats et aux autres partenaires publics et privés. Le problème c’est que la plupart des gouvernements et des parlements dans les pays avancés n’ont pas fait les réformes nécessaires.

 

Quelles réformes la France doit-elle engager?
Nous sommes un pays paradoxal. Aujourd’hui, nous avons un quasi consensus au sein des grandes sensibilités politiques de gouvernement sur au moins trois points : nos dépenses publiques doivent diminuer, notre économie a encore beaucoup trop de rigidités et nous ne sommes pas assez compétitifs. Ce qui freine les réformes indispensables c’est la défense acharnée des intérêts acquis dans beaucoup de domaines.

Quelles seraient trois réformes prioritaires pour la France?
Se fixer comme objectif sur dix ans la réduction de 10% du PIB des dépenses publiques comme l’a fait la Suède, de manière à revenir au niveau de l’Allemagne, rendre le marché du travail plus flexible en s’inspirant des modèles néerlandais, danois ou allemand qui ont fait la preuve de leur efficacité et pratiquer une politique de modération générale des coûts et des prix comme nous l’avions fait de 1982 à 1999. Rappelons qu’en 1999 la France avait moins de chômage que l’Allemagne et un excédent de la balance des paiements courants quand celle-ci était déficitaire.

De quels autres outils dispose encore la BCE pour relancer l’activité?
J’ai confiance dans le conseil des gouverneurs pour prendre les bonnes décisions en pesant avec soin les avantages et les inconvénients de toute action dans un environnement si difficile.

L’objectif de la BCE d’obtenir une inflation autour de 2% introduit dans les années 80 a-t-il encore un sens aujourd’hui?
Dans les années 2000, on nous recommandait d’avoir un objectif de 4%. Aujourd’hui, certains voudraient que l’on se fixe un objectif de stabilité des prix à 0%. Je persiste à croire qu’il nous faut un ancrage aussi stable que possible autour de 2%. Et je remarque que la Fed et la banque du Japon nous ont rejoint sur ce point non pas dans les années 80 mais tout récemment en 2012 et 2013 !

La sortie de l’euro un temps envisagée pour la Grèce est-elle possible?
Nos démocraties politiques sont exemplaires et peuvent tout décider. Mais ce serait une erreur stratégique pour l’Europe. Le peuple grec confronté à cette éventualité a manifesté avec force son opposition à une sortie de la zone euro. Nous avons décidé de rester ensemble dans des circonstances extrêmement difficiles pendant la crise la plus grave que nous ayons connue depuis la seconde guerre mondiale. Nous étions 15 pays membres en 2008 et quatre nouveaux Etats nous ont rejoint en pleine crise sans qu’aucun ne nous quitte. C’est un symbole fort. Il ne faut jamais sous-estimer la force de l’entreprise historique qui nous unit depuis 66 ans.

PME : pas de réchauffement « climatique » concernant l’environnement économique

PME : pas de réchauffement « climatique »  concernant l’environnement économique

D’une manière générale les  PME se montrent relativement attentistes voir pessimistes quant aux perspectives d’évolution de l’économie. En outre leurs difficultés financières ne s’améliorent pas notamment pour gérer leur trésorerie (attitude  des banques, délais de paiements etc). Ce que confirme l’étude réalisée par l’IFOP pour KPMG et la CGPME.  De ce point de vue cette étude va à l’encontre de l’amélioration qui aurait été constatée par l’INSEE en janvier 2016, qui constate le climat des affaires en France s’améliore légèrement :  « En janvier 2016, le climat des affaires en France s’améliore légèrement. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, gagne un point et retrouve son niveau de novembre. Il se situe à 102, un peu au-dessus de sa moyenne de long terme (100) atteinte à l’été. Le climat gagne deux points dans les services et un point dans le bâtiment et le commerce de détail. Il est stable dans l’industrie et le commerce de gros ».  A l’inverse dans l’étude IFOP, Ce qui caractérise le sentiment des PME c’est l’impression d’immobilisme de la politique économique en dépit de toutes les mesures qui ont été prises depuis la crise de 2008. Pourtant des évolutions sont intervenues dans le domaine fiscal en particulier,  malheureusement ces mesures sont souvent mal adaptées aux petites et moyennes entreprises. Surtout il apparaît que face au durcissement de l’environnement concurrentiel international l’adaptation de la politique économique n’est pas dans le rythme des mutations. Cette enquête de l’IFOP vient d’une certaine manière en contradiction avec nombre de prévisions économiques qui indiquaient  une nette reprise en 2016. Pour près de la moitié des PME interrogées on constate plutôt une réduction du volume d’affaires. À cela s’ajoute aussi une hausse des coûts des fournisseurs. Ce qui confirmerait que l’inflation nulle constatée par l’INSEE demeure très virtuelle pour les petites entreprises (comme pour les ménages d’ailleurs). Les P ME sont 45% à subir actuellement une baisse de leur chiffre d’affaires, 44% à constater une hausse des coûts des prix des fournisseurs – ce qui permet de relativiser l’impact de la baisse des prix des matières premières – et 23 % à rencontrer des problèmes de trésorerie ou de financements.  » L’inquiétude est particulièrement élevée dans les entreprises de 20 à 49 salariés et dans le secteur de la construction « , observe Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’IFOP.   » Les réponses au financement à court terme des PME n’ont pas été apportées. Le vrai sujet demeure celui de l’octroi de facilités de trésorerie pour couvrir les besoins de financement sur une très courte période, explique-t-il. (En raison notamment des délais de paiement excessif NT elle erre) Selon l’enquête publiée le 21 janvier par l’association CroissancePlus et la Médiation des entreprises, cette négligence/malveillance plomberait la trésorerie des PME d’environ 15 milliards d’euros

Environnement : Ségolène Royal plus à l’aise en méditerranée qu’en France

Environnement : Ségolène Royal plus à l’aise en méditerranée qu’en France

 

 

De toute évidence Ségolène ne brille pas par sa cohérence en France ( autoroutes gratuites, libéralisation des cars, Fessenheim, nucléaire en général, pesticides etc ) du coup elle déplace le débat en méditerranée. Finalement une  vieille tactique « Hollandaise » quand on est gêné à l’intérieur, on s’investit à l’extérieur ( tactique utilisée par bien d’autres responsables et pas seulement à gauche). Elle est gonflée de parler de transition énergétique quand en fait en France on a pratiquement enterré les promesse dans ce domaine. La ministre française de l’Ecologie Ségolène Royal a cependant affirmé, ce lundi soir à Lisbonne, vouloir trouver « des propositions communes » avec les pays du bassin occidental de la Méditerranée avant la Conférence mondiale sur le climat que la France réunira fin décembre à Paris.  »Je souhaite qu’il y ait des propositions communes, parce que nous avons un espace commun à défendre, la Méditerranée », a estimé Ségolène Royal, qui s’exprimait avant l’ouverture d’une réunion ministérielle sur l’environnement qui se tient sur deux jours dans la capitale portugaise.   »La Méditerranée est un espace de la planète très gravement impacté par le dérèglement climatique », a ajouté la ministre de l’Ecologie, citant le réchauffement, la pollution et « la dégradation de la biodiversité ». La conférence de Lisbonne sur l’Environnement et des Energies renouvelables, coprésidée par le Portugal et le Maroc, entre dans le cadre des rencontres du Forum 5+5 et regroupe également l’Algérie, la France, l’Italie, la Libye, Malte, la Mauritanie, l’Espagne et la Tunisie. « J’ai décidé d’être là pour marquer l’importance que porte la France, en partenariat avec le Portugal, à l’espace Méditerranéen », a encore affirmé Ségolène Royal, précisant que « ce qui est commun à nos pays, c’est l’entrée dans la transition énergétique ».  »Tous nos pays vont s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique, donc dans la diminution des gaz à effet de serre », a-t-elle ajouté, avant de suggérer des « échanges de technologies dans le domaine des énergies renouvelables ». Le président français François Hollande et son homologue philippin Benigno Aquino avaient lancé ce jeudi « l’Appel de Manille » pour exhorter le monde à trouver un accord sur le climat en décembre à Paris et éviter ainsi à tout prix la réédition de l’échec cuisant de la Conférence de Copenhague en 2009.

 

Environnement- réduction des pesticides de 50% d’ici 2025 ?

Environnement- réduction des pesticides de 50% d’ici 2025 ?

 

La France est une  grosse consommatrice de pesticides et annonce qu’elle va réduire l’utilisation de la chimie agricole  avant 2025. D’ici là Stéphane Lefoll, auteur  du plan, aura sans doute disparu du paysage gouvernement et on pourra toujours revoir les objectifs. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll va présenter vendredi un plan visant à réduire de 50% l’usage des pesticides d’ici 2025, en s’appuyant notamment sur les distributeurs de produits phytosanitaires. « On va fixer l’objectif d’une baisse de 50% en 2025, avec un palier intermédiaire de 25% en 2020″, annonce le ministre dans un entretien dans Libération daté de vendredi. Pour y parvenir, le ministre compte d’abord étendre le réseau de fermes pionnières sur le sujet qui ont « vu l’utilisation des pesticides baisser en moyenne de 12% en 2013″, une performance notable quand on sait qu’en moyenne l’usage des pesticides a au contraire bondi de 9% sur l’année. Les quantités de pesticides utilisées dans le monde augmentent régulièrement depuis soixante ans. Elles semblent diminuer dans certains pays d’Europe, mais à dose ou poids égal, les matières actives d’aujourd’hui sont généralement beaucoup plus efficaces que celles des décennies précédentes. Au niveau mondial, ce sont les pays producteurs de riz (Japon, Corée du Sud, etc.) qui consomment le plus de pesticides par hectare], quatre fois plus que la moyenne européenne, elle-même supérieure à celle des États-Unis. La France est, en 2008, le quatrième consommateur mondial de pesticide], loin derrière les États-Unis, et derrière le Japon et le Brésil. Parmi les pays européens, la France se classe au quatrième rang, derrière notamment les Pays-Bas et d’autres pays chez lesquels les systèmes de production sont d’abord orientés vers l’horticulture et le maraîchage]. La France est située à la troisième place sur le plan international pour l’utilisation de pesticides en 2013. En 2013, le recours aux pesticides a augmenté de 9,2%. Le coût des pollutions agricoles (engrais azotés et pesticides) sont de 1 milliard à 1,5 milliards d’euros par an au minimum pour les ménages (eau du robinet et bouteille). Le traitement complet (eutrophysation, algues vertes) est évalué entre 54 milliards et 91 milliards d’euros par an. Selon un sondage du 30 janvier 2015, seulement 45% des agriculteurs se considèrent engagés dans l’agroécologie mais 13% seraient prêts à le faire. Les plus jeunes agriculteurs, les moins de 35 ans, témoignent dans le sondage de leur intérêt pour améliorer leurs pratiques. 31% d’entre eux envisagent de s’engager dans l’agroécologie. En novembre 2014, François Hollande avait promis de mener plus loin la lutte contre l’utilisation de pesticides néonicotinoïdes qui tuent les abeilles et autres pollinisateurs. En effet, 35% de la production mondiale de nourriture est liée aux pollinisateurs qui sont décimés par les pesticides avec notamment les néonicotinoïdes qui agissent sur le système nerveux. Le gouvernement a demandé à l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) de mener une étude sur les effets sur la faune pollinisatrice dont les résultats seront révélés en 2015. Le gouvernement ne souhaite pas une interruption brutale de ces produits car ces derniers remplacent déjà des produits autrefois plus nocifs et aucune alternative n’est actuellement disponible. Un délai de cinq ans est selon le Ministre de l’Agriculture. La solution gouvernementale est en attendant de reporter l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes le soir lorsque les abeilles ne butinent plus. L’association Générations Futures rappelle qu’une baisse significative de l’usage des pesticides en agriculture ne pourra pas être atteinte uniquement avec l’optimisation technique des équipements ou le recours aux produits de bio-contrôle. Il s’agit bien d’inciter les producteurs à mettre en place des systèmes de production du type ‘production intégrée’, qui produisent déjà des résultats remarquables dans plusieurs réseaux en France[2], afin d’atteindre l’objectif de – 50% du NODU qui reste l’objectif à terme du plan. Il faudrait également développer l’agriculture biologique qui devrait représenter à terme 20% de la Surface agricole. Parmi les produits les plus bourrés d’ insecticides d’abord et très loin devant les pommes, puis les pommes de terre, le vin, enfin les céréales  aussi évidemment les légumes en général.   Les conséquences sanitaires de l’exposition aux pesticides sont d’ores et déjà massives. Des centaines d’études, à l’échelle internationale, montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à des doses infinitésimales, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical du fœtus, le système endocrinien, la fabrication du sperme sont atteints. Les cancers et les maladies neurologiques se multiplient. Comme l’indique un livre de Fabrice Nicolino et François Veillerette. « Depuis 1945, l’industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne ne s’en doute ». Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, des congrès prétendument scientifiques ont été truqués. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l’« agriculture raisonnée », que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l’avenir, est une farce, une incroyable manipulation. 

Environnement : la régulation par la seule fiscalité ? Une vision réductrice de la politique

Environnement : la régulation par la seule fiscalité ? Une vision réductrice de la politique

 

Entre les écolos politisés et Bercy c’est l’entente  cordiale depuis le Grenelle de l’environnement. Tous sont d’accord pour imposer des taxes en plus et  partout. Même les économistes qui veulent être à la mode s’y mettent. Pourtant la question est de savoir si la régulation peut se résumer à des impôts supplémentaires ; un exemple, la question du diesel dans l’automobile, on continue d’en fabriquer et d’en vendre (7 véhicules neufs sur deux en France). Pourquoi continuer cette politique en surtaxant le gasoil ? Il suffirait dans un délai raisonnable (une quinzaine d’années) d’interdire purement et simplement le diésel en autorisant l’usage des véhicules déjà contrits pendant un temps. Les économistes fiscalistes parlent de « signal-prix » comme si la politique environnementale pouvait uniquement dépendre des prix du marché.  En fait la politique des écolos est surtout punitive et non incitative et cela dans tous les domaines économiques, sociaux voire sociétaux. Pas étonnant la plupart sont des anciens gauchistes reconvertis dans l’écologie depuis l’écroulement de l’extrême gauche. Dans le transport par exemple (un des secteurs les plus polluant), il serait plus efficace d’imposer des nomes notamment en matière de motorisation (des voitures qui roulent à 200 kms heure pour quoi faire ?;), de poids, de dimension, ce qui aurait une incidence favorable sur le prix d’achat et sur les conditions d’utilisation.  Valls a sauté sur l’occasion lors de la conférence environnementale en annonçant un relèvement de la fiscalité sur le gasoil. Les récentes taxes sur l’environnement (énergie) ne changeront rien s’il n’ya pas d’alternative or ces alternatives dépendent de l’innovation, des normes et de la compétitivité des nouveaux équipements. (Transport, logement, chauffage, éclairage etc.). Réduire la lutte contre les nuisances et la pollution à des mesures défiscalisées, c’est réduire la politique à une approche de comptable .

Agriculture : nouvelle loi pour protéger l’environnement

Agriculture : nouvelle loi pour protéger l’environnement

La loi pour protéger l’environnement et aider à la restructuration du secteur à été votée. L’Assemblée a entériné un amendement du gouvernement visant à limiter l’épandage qui a suscité la colère de FNSEA, le principal syndicat agricole, qui a organisé une journée de protestation le 26 juin. Il interdit, sous certaines conditions, l’épandage de pesticides à proximité des écoles et autres lieux sensibles comme les aires de jeux, les maisons de retraite ou de santé ainsi que les hôpitaux et les cliniques. Contrairement à ce qu’indiquaient certains responsables agricoles, qui ont évoqué une interdiction d’épandage à moins de 200 m des habitations, le texte ne stipule aucun chiffre mais précise qu’un décret déterminera une distance minimale. Il mentionne aussi la possibilité d’exceptions lorsque certaines mesures de protection seront prises comme l’installation de haies voire des dates ou des horaires permettant d’éviter la présence de personnes lors du traitement. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a réaffirmé « qu’il n’a jamais été question d’interdire l’utilisation des produits phytosanitaires autour de toutes les zones bâties ». « Par contre, des mesures de protection particulières sont nécessaires pour les publics vulnérables », a-t-il fait valoir. Et c’est seulement dans les cas où des mesures de protection n’auront pas été prises que les préfets pourront définir une distance minimale à respecter, a-t-il souligné. Le projet de loi prévoit d’autre part la création d’un médiateur des relations commerciales agricoles et met en place des programmes stratégiques par filières. Le projet de loi propose également de mieux respecter l’environnement en encadrant davantage l’usage d’antibiotiques dans les élevages et des pesticides dans les cultures. Il prévoit de majorer les aides aux agriculteurs changeant leur modèle de production et qui se regrouperont dans des Groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE). Le texte prévoit aussi la création d’un contrat de génération afin d’aider à l’installation des jeunes agriculteurs. Dans le domaine de l’alimentation, les contrôles sanitaires seront renforcés et leurs résultats publiés afin d’éviter des scandales comme celui de la viande de cheval étiquetée comme du bœuf dans des plats surgelés. Quelque 1.100 amendements avaient été déposés sur ce projet de loi qui compte une quarantaine d’articles. Parmi ceux qui avaient été retenus lors de la première lecture figurent ceux qui renforcent la protection des appellations d’origine protégée (AOP) ou des indications géographiques protégées (IGP). Parmi les amendements retenus lors de la seconde lecture, l’un élargit la liste des boissons alcoolisées appartenant au « patrimoine de la France ». Aux spiritueux, à la bière et aux différents vins, ont été ajoutés les cidres et poirés. Parmi les autres amendements adoptés figure celui qui prévoit la présence des fédérations de chasseurs dans les conseils d’administration des sociétés d’aménagement foncier et d’aménagement rural (SAFER). Ou bien encore celui qui prévoit que tout agriculteur devra avoir une « activité minimale » afin de pouvoir bénéficier de la Sécurité sociale agricole. Le Sénat pourrait procéder avant la fin juillet à la deuxième lecture de ce projet de loi qui devrait être adopté définitivement à l’automne.

 

Chine : l’environnement une priorité avant le développement économique

Chine : l’environnement une priorité avant le développement économique

La révision de la loi de 1989 sur la protection de l’environnement, dont les derniers détails sont en cours de discussion, fera passer l’environnement avant le développement économique, a-t-il dit. « Le fait d’ériger la protection de l’environnement au rang de principe fondamental est un changement considérable qui montre que l’environnement est une priorité », a dit Cao Mingde, un professeur de droit qui a participé à la rédaction du texte. La nouvelle loi permettra aux autorités de Pékin de mener avec davantage d’efficacité la « guerre » contre la pollution qu’elles ont décrétée après des décennies de négligence au profit d’une croissance économique échevelée. Elle les autorisera notamment à fermer des usines et à les confisquer alors qu’elles ne pouvaient jusqu’à présent imposer que des amendes, a précisé Cao Mingde. L’éventail des sanctions sera élargi grâce à l’abandon du système « d’amende maximale » qui permettait aux usines de continuer à polluer en s’acquittant d’une somme nettement inférieure au coût d’une mise aux normes. Selon Cao Mingde, la loi devrait fixer une « ligne rouge écologique » qui permettra d’interdire l’implantation d’industries polluantes à proximité des zones protégées et généraliser les nouvelles règles de transparence qui imposent aux entreprises de fournir des chiffres d’émissions de polluants atmosphériques en temps réel. Le projet de loi fait l’objet d’intenses débats depuis plus de deux ans. Un des articles les plus contestés de sa première mouture était l’interdiction faite aux organisations non gouvernementales d’attaquer les pollueurs en justice, un droit réservé à une agence gouvernementale. Ce droit a depuis été étendu aux ONG environnementales enregistrées depuis au moins cinq ans en dépit, selon Cao Mingde, qui a participé à de nombreuses discussions sur le sujet, des pressions des industries polluantes sur les responsables gouvernementaux.

Environnement : encore une nouvelle taxe sur l’énergie

Environnement : encore une nouvelle taxe sur l’énergie

La « pause fiscale » (version Hollande   continue) avec une novelle taxe fiscale sur l’énergie annoncée lors de la conférence sur l’environnement. En fait une taxe dite neutre au départ mais qui va monter en puissance ensuite. Impossible évidemment de contrôler la neutralité de cette taxe d’autant que si les hausses de fiscalité sont certaines, les « récompenses», elles, sont très aléatoires. En effet la rénovation thermique ou le changement de véhicule par exemple ne sont guère accessibles aux moins aisés.  En fait des mesures moins destinées à préserver l’environnement qu’à donner quelques satisfactions aux écolos. François Hollande qui a déjà prouvé qu’il savait louvoyer en politique va pouvoir le démonter une nouvelle fois ce vendredi 20 septembre en ouvrant la seconde Conférence environnementale de son quinquennat.  Le chef de l’Etat va, en effet, annoncer officiellement la mise en place d’une nouvelle « contribution climat-énergie », un des engagements de sa campagne, alors que la polémique sur la « pause fiscale » fait des ravages dans les rangs de sa majorité.  Cette contribution doit taxer les énergies polluantes un peu comme la défunte taxe carbone du gouvernement Fillon. Elle s’appliquera bien à compter de 2014, mais François Hollande a déjà fait savoir qu’elle devrait être neutre financièrement. En clair, si certains paieront davantage, d’autres devront bénéficier d’un petit coup de pouce.  Au total, la contribution devrait rapporter entre 400 et 500 millions en 2014. C’est donc le montant qui devrait être rétrocédé aux consommateurs et aux entreprises sous une forme ou une autre. A l’horizon 2016, elle devrait  atteindre pas loin de 4 milliards. En pratique, cette contribution climat-énergie sera un « verdissement » de taxes existantes (comme la Taxe intérieure de consommation, la Taxe intérieure pour les produits énergétiques, la taxe sur le gaz…). Le gouvernement devrait introduire une « assiette carbone », c’est à dire que ces taxes seront augmentées pour les activités émettant beaucoup de CO2. En contrepartie, les Français et les entreprises vertueux, ceux qui adoptent une attitude écologique, seront récompensés à hauteur des sommes dégagées par l’introduction de la nouvelle taxe. Mais sur ce point, rien n’est encore arrêté : baisse de la TVA sur les travaux de rénovation thermique, chèque énergie, prime à la casse pour les vieux véhicules diesel….? Une chose est certaine cependant : en 2014, au grand dam des écologistes, le montant des taxes spécifiques sur le diesel ne devrait pas bouger. Mais ceci n’est pas contradictoire avec une hausse globale du carburant !

 

Environnement : des taxes encore des taxes

Environnement : des taxes encore des taxes

A défaut de politique de régulation des atteintes à l’environnement, on annonce des taxes, encore des taxes. Ou quand la fiscalité cache la médiocrité des stratégies environnementales. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé plusieurs mesures fiscales, dans son discours de clôture de la conférence environnementale, samedi après-midi, qui avait pour objectif de mettre en musique les grandes orientations fixées la veille par François Hollande. Il a aussi annoncé des mesures pour soutenir les industries éolienne et photovoltaïque, en difficulté. Mais le faible nombre de mesures précises et immédiates a déçu les acteurs des énergies renouvelables.  Parmi les mesures fiscales qui seront inscrites dans le projet de loi de finances 2013, présenté au Parlement le 28 septembre, le chef du gouvernement a annoncé une augmentation de la TGAP, taxe générale sur les activités polluantes (créée en 1999), «portant sur les polluants atmosphériques» sans en préciser le chiffre. Le niveau de malus pour l’achat d’une voiture neuve sera augmenté. Il interviendra pour un niveau d’émission de CO2 inférieur de 5 grammes pour 100 kilomètres, par rapport au seuil actuel. En clair, à niveau de pollution égale, une voiture sera un peu plus chère.  S’agissant des énergies renouvelables, Jean-Marc Ayrault a confirmé l’appel d’offres, d’ici décembre, pour construire deux parcs marins, l’un au large du Tréport, l’autre à Noirmoutier. Pour aider la filière éolienne terrestre, il s’est engagé à supprimer des barrières administratives (les zones de développement éolien, ZDE, considérées par les industriels comme redondantes, seront supprimées) et à adapter un tarif de rachat de l’électricité pour les éoliennes en outre-mer. Une revendication des professionnels, comme la société Vergnet que la ministre de l’Ecologie Delphine Batho a visitée mercredi. L’association France Energie Eolienne est toutefois déçue qu’un tarif d’achat n’ait pas été annoncé alors que l’arrêté de tarif actuel, mis en cause par un recours pendant, bloque les financements de projets. Pour le solaire, le premier ministre a évoqué un appel d’offres «avant la fin 2012» pour «favoriser les grandes installations», sur les toits plutôt que sur les terres agricoles. Le premier ministre a surtout fixé le cadre du débat national sur la transition énergétique, qui sera organisé jusqu’à l’élaboration d’une loi de programmation à la mi 2013 et posé des jalons à moyen et long terme.  Sur l’énergie, il a annoncé une possible refonte de la CSPE (Contribution au service public de l’électricité), cette ligne qui figure sur la facture de courant, qui sert à financer les énergies renouvelables et les réseaux. Pour lutter contre la précarité énergétique, le gouvernement va étendre à 4 millions de ménages les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité qui bénéficient à 650.000 foyers actuellement. Une disposition qui figure dans la proposition de loi de François Brottes sur les tarifs progressifs de l’énergie, qui sera appliquée rapidement. Enfin, Jean-Marc Ayrault a annoncé des mesures sur la santé, sujet de l’une des cinq tables rondes: le bisphénol A sera interdit. Les épandages aériens également. En début de semaine, le premier ministre publiera une feuille de route, fruit des débats de la conférence environnementale. Par ailleurs, aux lettres de cadrage budgétaires traditionnelles seront ajoutées des lettres de cadrage «développement durable», imposables à chaque ministère.

 

Une sécheresse sans précédent depuis 1976

Une sécheresse sans précédent depuis 1976

 

Près de 90% des nappes d’eau phréatiques affichent un niveau inférieur à la normale en France, en raison des faibles pluies tombées cet hiver. C’est le constat fait ce matin après le premier Comité sécheresse de l’année.il était temps que le comité se rende compte qu’il était tombé très peu de pluie cet hiver ! La sécheresse risque d’être au moins du même ordre qu’en 1976.  Au 1er avril 2012, 89% des réservoirs d’eau affichaient un niveau inférieur à la normale, contre 58% l’année dernière à la même époque, selon le BRGM, le Bureau des recherches géologiques et minières. Près de 40% des réservoirs ont vu leur niveau baisser depuis le mois de mars.   Le bassin parisien et le Sud-Ouest, où certaines nappes connaissent un déficit en pluies depuis plusieurs années, comptent parmi les régions les plus touchées. Nombre de puits sont déjà à sec.Onze départements – certains situés dans la région agricole du Poitou-Charentes – ont déjà adopté des mesures de restriction d’usage de l’eau et quatre autres sont sous surveillance, selon le ministère. L’année dernière, jusqu’à 70 départements avaient mis en place des restrictions.    Le risque d’une nouvelle période de sécheresse ne peut être établi pour l’instant. Mais la situation hydrologique invite à une grande prudence pour cet été et la pluviométrie des prochaines semaines sera déterminante pour le reste de l’année, soulignait hier le ministère de l’Ecologie.  Les pluies sont dites « efficaces » entre les mois de septembre et de mars, lorsqu’elles permettent de remplir les nappes. En dehors de cette période, elles s’évaporent ou sont absorbées par les cultures.  La France a connu en 2011 son printemps le plus chaud depuis 1900 et le plus sec depuis 50 ans, obligeant les autorités à accorder aux agriculteurs plusieurs centaines de millions d’euros d’aides.

 

84% des Français préoccupés par l’environnement

84% des Français préoccupés par l’environnement

Alors qu’Eva Joly est au plus bas dans les sondages, les Français se soucient bel et bien des problèmes écologiques. la preuve qu’on faiat peu de crédit à lécologie politique pour s’occuper sérieusemenet de lenvironnement.C’est ce que révèle un sondage Louis Harris pour France Info et le Parisien.  C’est le paradoxe de cette campagne. La candidate d’Europe Ecologie-Les Verts plafonne à 1,5% dans le dernier sondage Ipsos Logica pour France Info sur la présidentielle. Et parallèlement, on apprend que les Français sont 84% à être soucieux de la crise écologique. Cette préoccupation traverse les différentes sensibilités politiques de manière homogène. Les plus concernés sont sans surprise les sympathisants écologistes qui se disent préoccupés à 99%. Les moins concernées sont les sondés qui se sentent proches du Front national (74%). Tous les autres sont au dessus de la barre des 80%. Il faut dire que le réchauffement climatique, la crise alimentaire et le prix du pétrole sont des thèmes concernant.   Par ailleurs, pour 55% des français, le prochain président de la République devra faire une politique qui tienne autant compte de la crise économique que de la crise écologique et de leurs conséquences sociales.

Eva Joly : « complicité entre l’Etat et Total »

Eva Joly : « complicité entre l’Etat et Total »

Eva Joly, la candidate d’Europe Ecologie-les Verts a dénoncé lundi une « complicité » entre l’entreprise Total et l’Etat après l’annonce de la possible annulation prochaine de toute la procédure judiciaire concernant le naufrage de l’Erika ( voir article). « Total a payé 200 millions, c’est des cacahuètes. Ils veulent l’irresponsabilité. Ils veulent que la Cour de cassation dise que les compagnies pétrolières ne sont pas responsables de la marée noire. Il y a une complicité entre l’Etat et Total pour obtenir cette décision. Et je mets en cause les nominations partisanes ces cinq dernières années des magistrats. L’avocat général n’est autre que la voix de Total », a-t-elle accusé sur Europe 1. Avant d’ajouter : « La Cour de cassation s’apprête, par la voix de son avocat général et aussi du rapporteur de la chambre, à rendre une décision rétrograde, étriquée, qui ne prend pas en compte les impératifs du monde moderne. Le lieu du naufrage, c’est une chose mais le pétrole a dérivé sur nos côtes. 400 kms de côtes souillées ! On peut considérer que l’impact des côtes c’est là où a eu lieu l’accident donc, il est de la compétence de nos tribunaux ».

 

Sarkozy refuse la recherche d’hydrocarbures en Méditerranée

Sarkozy refuse la recherche d’hydrocarbures en Méditerranée

« Je ne mettrai jamais les Français en demeure de choisir entre la protection de l’environnement et la croissance, je veux les deux, ça s’appelle le développement durable », a déclaré le président-candidat lors d’un meeting électoral à Caen. « C’est la raison pour laquelle (…) je n’accepterai pas de forage pétrolier en Méditerranée devant les calanques parce que la Méditerranée c’est le coeur de notre identité », a-t-il dit. Le ministère de l’Industrie avait en 2002 accordé un permis exclusif de recherche d’hydrocarbures à la société TGS-Nopec. Ce dossier de prospection pétrolière a été repris en main par la société britannique Melrose Mediterranean Limited en 2005 pour mener des recherches à une trentaine de kilomètres au large des départements du Var et des Bouches-du-Rhône. Le renouvellement jusqu’en novembre 2015 du permis est en cours d’instruction et l’Etat doit se prononcer avant le 11 avril sur ce permis qui porte sur une zone de 9.375 km2, avec des fonds pouvant dépasser les 2.500 mètres. Le permis d’exploration couvre une zone adossée à une vingtaine d’aires marines et littorales protégées, dont le sanctuaire marin Pelagos qui recèle une dizaine d’espèces de mammifères marins classés vulnérables ou en danger, de même que quatre espèces de tortues marines. Les risques de pollution et de perturbation de la faune sauvage ont amené les gestionnaires de ces zones protégées à prendre position contre le renouvellement du permis. L’enjeu économique est de taille puisque Melrose affirme que la découverte d’hydrocarbures en Méditerranée diminuerait le recours par la France au gaz d’importation.

 

Erika : les élus révoltés ou la pollution de la justice

Erika : les élus révoltés ou la pollution de la justice

Danielle Rival ne décolère pas. Comme beaucoup d’autres élus de Bretagne et de Loire-Atlantique, la maire UMP de la commune de Batz-sur-mer est sous le choc vendredi après l’annonce de la possible annulation prochaine de toute la procédure judiciaire concernant le naufrage de l’Erika. « Je trouve inadmissible que Total sorte complètement blanchi de cette histoire si la Cour de Cassation dit que ce n’était pas à la justice française de gérer ce dossier mais à la justice maltaise », confie Danielle Rival à Europe 1. L’avis de l’avocat général de la Cour de cassation, transmis récemment aux parties civiles, conclut en effet « à la cassation sans renvoi de l’arrêt attaqué en ce qu’il a été prononcé par une juridiction incompétente », car l’Erika, au moment du naufrage, était « un navire étranger se trouvant en zone économique exclusive », c’est à dire hors des eaux territoriales. Le rapport préparatoire au débat contradictoire devant la Cour va lui aussi dans ce sens. « Voir tous ces malheurs qu’ont eus les citoyens à cause de cette catastrophe, et se dire qu’on s’est battus pendant douze ans… », rappelle l’élue de Loire-Atlantique. Elle serait « complètement dégoûtée » si la Cour de cassation prenait cette décision le 24 mai : A la suite du naufrage du pétrolier en décembre 1999 au large de la Bretagne, une marée noire avait souillé le littoral. Quelque 37.000 tonnes de fioul s’étaient déversées sur les côtes bretonnes et vendéennes. « Quand je revois ces images de chamalos gluants, noirs, et ces oiseaux qu’on coupait avec nos pelles parce qu’ils étaient complètement englués… On a mis des années à restaurer notre littoral », se remémore Danielle Rival. Et d’ajouter : Ils pourront nous remettre un navire pourri et nous souiller de nouveau nos côtes, et le préjudice ne sera pas reconnu ? Au niveau de la jurisprudence, c’est catastrophique

 

Nicolas Hulot ne votera sans doute pas pour Eva Joly, il place l’écologie au dessus des partis, il a raison

Nicolas Hulot ne votera sans doute pas pour Eva Joly, il place l’écologie au dessus des partis, il a raison

Encore une belle claque pour les verts qui auront dû tout supporter pendant cette campagne. Hulot ne votera sans doute pas pour Eva Joly. L’ancien animateur de télévision devenu chantre de l’écologie politique, Nicolas Hulot, a refusé dimanche de dire s’il voterait ou non pour Eva Joly à la présidentielle, alors même que la candidate d’Europe Écologie-Les Verts est en difficulté. Nicolas Hulot a été battu l’été dernier par l’ex-juge dans la « primaire » organisée par le parti écologiste, après un débat tendu où son engagement a été présenté par ses rivaux comme ambigu, compte tenu notamment du financement de sa fondation par de grandes sociétés. « Je vote pour la planète », a dit Nicolas Hulot au journal de 20 heures de France 2, regrettant que les thèmes du changement climatique et de la transformation écologique de l’économie soient absents du débat. Prié de dire s’il soutenait Eva Joly, il a refusé de répondre, expliquant : « Ce n’est pas l’important, l’important, c’est de se retrouver sur des idées. » Il a expliqué qu’il ne dira pas pour qui il votera. « Je ne veux plus rentrer dans ce jeu-là, je pense que l’écologie est au-dessus des partis. Je me déterminerai en temps utile », a-t-il dit. Eva Joly est actuellement entre 2 et 3 % dans les sondages. Hulot a raison, l’écologie est au dessua des partis ; la grande erreur des écolos (de certains)  est en fait d’avoir transformé un mouvement d’idée en parti politique. Du coup chez les verts c’est surtout la politique qui domine et pas l’environnement. Cela d’autant plus que nombre de gauchistes déçus par les parti d’extrême gauche ont noyauté l’organisation ; les problèmes environnementaux ne sont ni de droite, ni de gauche ; les verts auraient beaucoup d’influence s’ils étaient resté sur le strict terrain de la défense de l’environnement. On voit bien qu’Eva Joly fait un véritable bide parce ses solutions économiques ou sociales ne tiennent pas la route. Hulot n’aurait pas fait mieux même si sa personnalité aurait permis de recueillir davantage de suffrages. Les verts politisés ne sont absolument pas pertinent pour parler d’écologie, ce qui les intéresse c’est la radicalisation, la simplification, et surtout les enjeux politiciens. Dommage car le mouvement écolo doit peser sur les enjeux de société, les faire prendre en compte non seulement par les partis politiques mais par tous les acteurs, producteurs, consommateurs, etc. D’une certaine manière avec leur caricature des questions écologiques, les verts politisés ont fait beaucoup de mal à la problématique environnementale. Dénoncer, soulever des questions est une chose, proposer des solutions cohérentes avec la problématique économique et sociale en est une autre.

 

Sécheresse exceptionnelle : en cause le manque d’eau, la température et surtout le gaspillage agricole

Sécheresse exceptionnelle : en cause le manque d’eau, la température et surtout le  gaspillage agricole

La campagne électorale parle de tout et de rien, très peu pas des grands problèmes comme  la dette, la faillite de l’école, le rôle de l’Etat, la planification économique ou encore l’eau. Bref comme dit Cohn Bendit «  on s’emmerde dans cette campagne » La pénurie d’eau, phénomène sans doute conjoncturel mais aussi structurel devrait constituer une sujet politique majeur. Car    »sur certaines régions, on peut déjà parler de sécheresse », indique Cyrille Duchesne, prévisionniste pour le bureau d’études météorologiques Météo Consult. | Audrey Garric  Déjà marquée par un printemps historiquement sec en 2011, la France manque de nouveau d’eau cette année, en raison de pluies largement déficitaires cet hiver et de températures supérieures à la normale. Résultat : les sols affichent un taux d’humidité comparable à une fin avril voire, dans le sud du pays, à un mois de mai habituel. Les signaux sont aussi inquiétants dans plusieurs pays autres européens, notamment dans la péninsule ibérique.  Dans l’Hexagone, le déficit de pluie constaté depuis septembre, début de la période de « recharge » des nappes souterraines, se prolonge en mars, après un mois de février déjà « extrêmement sec », selon Météo France. Depuis le début du mois, il est tombé environ moitié moins d’eau (30 mm sur les 25 premiers jours en moyenne) qu’un mois de mars normal (69 mm), indique Michèle Blanchard, ingénieur climatologue à Météo France. Seule la région Nord-Pas-de-Calais a reçu plus d’eau qu’habituellement ce mois-ci, le reste du pays enregistrant des retards, en particulier dans le Sud-Est en dépit de quelques pluies localisées. Ce nouveau mois sec intervient alors que, au 1er mars, la France accusait déjà un déficit pluviométrique global de 20 % entre septembre et fin février, avec un retard plus important encore dans le Sud-ouest.  Les premiers signes de sécheresse ne s’expliquent pas seulement par le manque d’eau, mais aussi par des températures assez nettement au-dessus des normales, favorisant l’évaporation, explique-t-on chez Météo France. Depuis la fin de semaine dernière, le thermomètre affiche ainsi régulièrement 5 °C de plus que les normales (13,5 °C en moyenne contre 8,8 °C habituellement) pour la température moyenne et même 8 °C de plus pour les températures maximales. Marqueur le plus pertinent pour la sécheresse, l’indice d’humidité des sols reste ainsi très bas : « Pour Midi-Pyrénées et le Languedoc, on a des sols avec une humidité comparable à celle d’un mois de mai et ailleurs en France comparable à une fin avril », constate Michèle Blanchard. « Sur certaines régions, on peut déjà parler de sécheresse », confirme Cyrille Duchesne, prévisionniste pour le bureau d’études météorologiques Météo Consult. « A l’échelle de la France, cette sécheresse est encore assez limitée », précise-t-il, mais l’épisode « débute encore plus tôt que l’année dernière » marquée par le printemps qui avait été le plus chaud depuis 1900 et le plus sec des cinquante dernières années. Pour autant, il est encore « trop tôt » pour dire si le phénomène sera aussi important cette année, prévient le prévisionniste. Reste que les signaux sont aussi alarmants du côté des nappes d’eau souterraines avec 80 % d’entre elles affichant un niveau « inférieur à la normale », selon le dernier relevé du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Deux départements franciliens, l’Essonne et la Seine-et-Marne, ainsi que le Gard sont actuellement concernés par des arrêtés restreignant certains usages de l’eau, selon le site spécialisé gouvernemental Propluvia. Le grand responsable du gaspillage de ‘eau c’est l’agriculture ; un sujet tabou, il faut dorloter les agriculteurs (et bien d’autres pour entretenir ce corporatisme qui paralyse la France) ) en période électorale. En France 80 à 90% de l’eau douce est utilisée par l’agriculture, le plus souvent en pure perte car une grande partie de cet arrosage repart immédiatement dans les nuages quand on arrose par exemple les maïs en plein jour et en pleine chaleur dans des régions inadaptées pour cette culture. Il faut 3 000 litres d’eau pour produire la ration alimentaire quotidienne d’un être humain. Les recherches portant sur l’eau virtuelle, c’est-à-dire l’eau consommée lors du processus de production, indiquent que la consommation d’eau varie considérablement selon le type de nourriture produite : un végétarien consommera indirectement 1 500 litres d’eau par jour, contre 4 000 pour un amateur de viande, surtout s’il consomme du bœuf L’irrigation, qui fournit 10 % de cette eau, constitue la principale utilisation d’eau douce dans le monde. La méthode utilisée pour l’irrigation a des conséquences significatives sur le gaspillage de l’eau. Les rampes d’arrosage, moins coûteuses en argent, perdent de l’eau par évaporation ou écoulement. Un système de goutte à goutte au niveau des racines utilise l’eau de manière plus efficace pour des frais d’installation et de maintenance plus élevés. Par ailleurs le drainage accélère le flux et certains transferts de pollution (nitrates notamment). Quand on va enfin s’apercevoir de la crise de l’eau en France, on va ressortir des tiroirs les vieilles recettes désuètes, ne pas gaspiller l’eau par exemple ne pas laver sa voiture. Alors qu’environ 10% de cette eau est utilisée par les ménages. Il y a urgence, il faut un plan pour l’utilisation l’eau en France, en Europe et à échelle du monde.

Taxe carbone : menacée, notamment sur les ventes d’Airbus, l’Europe recule, le business d’abord !

Taxe carbone : menacée, notamment sur les ventes d’Airbus, l’Europe recule, le business d’abord !

 

Bruxelles maladroite à propos d’une taxe carbone mal ficelée et inefficace se ridiculise une seconde fois en lâchant sur la pression des industriels ( voir article) est prête à modifier sa législation, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, si un compromis est trouvé au sein de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), a annoncé Connie Hedegaard, commissaire européenne à l’Action pour le climat, dans un entretien au journal Le Monde. D’accord pour négocier, l’Europe ne renoncera pas pour autant. «Nous voulons faire preuve d’ouverture, mais le projet d’obtenir un accord à tout prix, quel que soit son contenu, ne suffira pas. Le texte devra contribuer réellement à la réduction des émissions de CO2», avertit Connie Hedegaard. Les États-Unis, qui s’opposent à cette taxe, tout comme l’Inde, la Russie et la Chine, sont également prêts à débattre du sujet lors de la prochaine réunion de l’OACI en juin prochain. Décidée en 2008 et mise en place cette année, la taxe carbone européenne a soulevé un tollé partout dans le monde. Elle frappe toutes les compagnies qui survolent l’espace aérien européen. Les 4 291 transporteurs concernés, dont 28 compagnies chinoises, ne devront la régler qu’en mars 2013. Ce qui offre à la Commission européenne et à l’OACI du temps pour trouver un accord. À cette échéance, les compagnies devront payer 15 % de leurs émissions polluantes de l’année 2012, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique. Selon les calculs de Bruxelles, la taxe devrait ­apporter 256 millions d’euros au titre de 2012. Début mars, la Chine avait pris la tête de la contestation en gelant l’achat de 55 Airbus dont 45 gros-porteurs A330 et 10 super-jumbos A380 représentant des contrats d’une valeur cumulée de 14 milliards de dollars (au tarif catalogue). D’autres pays menaçaient d’en faire autant. Louis Gallois, président exécutif d’EADS, maison mère d’Airbus, était monté au créneau en alertant sur les risques qui pesaient sur Airbus et en demandant à l’Europe de ne pas appliquer cette taxe. Il avait prôné une «solution concertée» (lire nos éditions du 9 mars). Heureux hasard ou volonté d’apaisement, deux compagnies chinoises – Air China et China Southern – ont déclaré jeudi soir et vendredi vouloir honorer leurs commandes d’Airbus.

 

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