Archive pour le Tag 'entreprises'

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Accords d’entreprises par référendum (la ministre du travail)

Accords   d’entreprises par référendum (la ministre du travail)

Pour la ministre du travail, un  accord doit obtenir la signature de syndicats recueillant au moins 50% des voix aux élections professionnelles, a-t-elle rappelé, soit « une autre voie » peut être suivie, la signature d’un accord par des organisations syndicales représentant au moins 30%, « plus » l’assentiment majoritaire des salariés. Cette voie consisterait donc à donner à ces syndicats signataires, s’ils représentent au moins 30%, « la possibilité de déclencher un référendum d’entreprise », a expliqué la ministre du Travail. Il faut « donner cette capacité d’entendre aussi les salariés », a dit Mme El Khomri, en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait « pas d’un référendum à la main des entreprises mais d’un référendum à la main des organisations syndicales ». Que se passerait-il si le résultat de ce référendum était en contradiction avec l’expression des syndicats majoritaires, y aurait-il une possibilité pour eux de mettre leur veto à cet accord? « Non », a répondu la ministre, ce référendum sera « contraignant ». « Voilà la règle qui serait une nouvelle règle », a-t-elle ajouté. ‘(AFP)

Des défaillances d’entreprises qui révèlent la fragilité de l’économie

Des défaillances d’entreprises  qui révèlent la fragilité de l’économie

 

Même si le nombre de défaillances est très légère baisse sur un an le nombre d’entreprises concernées révèle la fragilité de l’économie et surtout des petites entreprises ou secrets où réside le plus grand potentiel d’emplois.  Selon la Banque de France, le nombre de défaillances cumulées sur douze mois s’élève à 62.163 à la fin octobre. Soit une baisse de 1,7%. En novembre, cette tendance se confirmerait si les données provisoires de la banque centrale devaient se confirmer. Une baisse de 1,9% du nombre des défaillances est anticipée. Plusieurs secteurs commencent à entrevoir tout particulièrement la sortie de crise. Il s’agit de l’information et communication dont les défaillances ont reculé de 8,7 % en octobre sur les douze derniers mois cumulés. C’est également le cas du transport (- 6,6 %), de l’industrie (- 5,4 %), du soutien aux entreprises (- 4,8 %), du commerce (- 3,6 %), de la construction (- 2,1 %) et des activités immobilières (- 1,7 %). En revanche, la situation est toujours aussi délicate dans l’hébergement et la restauration qui enregistre une hausse de 4,8 % des défaillances sur la période. C’est également le cas dans le secteur de l’enseignement, la santé, l’action sociale et les services aux ménages (+ 3,5 %). Cette embellie est à relativiser. Le niveau des défaillances reste toujours très élevé. Il était à 62.429 en 2013, 61.214 en 2012, 59.719 en 2011, 60.561 en 2010, 61.025 en 2009, année au cours de laquelle le PIB avait reculé de 2,5%. Autre enseignement de cette enquête, le recul des défaillances augmente avec la taille de l’entreprise. Ainsi, les défaillances cumulées diminuent de 0,8% dans les microentreprises, de 7,8% pour les PME et de 25,4% pour les ETI et les grandes entreprises

Bilan gaz à effet de serre obligatoire dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

Bilan gaz à effet de  serre obligatoire  dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

 

Les entreprises et les administrations publiques pourront bientôt encourir jusqu’à 1.500 euros d’amende si elles manquent à leur obligation de réaliser un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre, selon une ordonnance parue samedi 26 décembre au Journal officiel, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016. « La mise en place d’un dispositif de sanction a pour objectif d’inciter les entreprises, les collectivités territoriales et les établissements publics à réaliser leur bilan d’émission de gaz à effet de serre aux échéances prévues par la réglementation », explique le texte Les entreprises de plus de 500 salariés, les établissements publics employant plus de 250 personnes, l’État, les régions, les départements et les collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants sont en effet tenues de réaliser un bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES). Ces bilans doivent être accompagnés, sauf pour les collectivités territoriales, d’un plan d’action visant à réduire ces émissions. La première échéance pour la réalisation de ces bilans était fixée au 31 décembre 2012. Cependant, selon un rapport accompagnant cette ordonnance, au 30 juin 2014 « seules 52% des personnes concernées avaient satisfait à cette obligation » - 56% des entreprises, 60% des collectivités et 39% des établissements publics. Une sanction n’excédant pas 1.500 euros « serait suffisante pour augmenter de façon significative le nombre d’assujettis répondant à l’obligation », selon le texte. Ainsi désormais, en cas de manquement constaté, après avoir mis « en demeure l’auteur de ce manquement de satisfaire à son obligation dans un délai qu’il détermine », le préfet peut ordonner, en cas d’inaction à l’expiration de ce délai, le paiement de l’amende. « Le préfet peut en outre décider de rendre publique cette sanction », précise un décret publié en même temps que l’ordonnance. Les bilans devront désormais être renouvelés tous les quatre ans et non plus tous les trois ans pour les entreprises de plus de 500 salariés, afin de s’aligner sur la périodicité des audits énergétiques. Les informations recueillies pourront être exploitées par l’administration pour « vérifier la conformité vis-à-vis de l’obligation de réalisation de bilans d’émission de gaz à effet de serre et d’audit énergétique », ainsi qu’« à des fins d’études statistiques ». La loi sur la transition énergétique adoptée par la France en juillet a fixé l’objectif de diviser par deux la consommation totale d’énergie d’ici à 2050. Elle prévoit aussi de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à la même date.

 

Recadrer le fait religieux dans les entreprises (CFDT)

Recadrer le fait religieux dans les entreprises (CFDT)

À défaut de règles précisées par le gouvernement, la CFDT a sorti un document pour recadrer le fat religieux dans les entreprises. Début décembre, le syndicat a publié un guide pratique sur le sujet à usage de ses délégués. «Le fait religieux au travail est une réalité que rencontrent de plus en plus de nos équipes. Certes en progression, ces manifestations restent néanmoins très peu fréquentes et, dans l’immense majorité des cas, elles ne génèrent pas de conflit. Mais elles peuvent percuter nos représentations et nos valeurs, voire perturber le «vivre ensemble» dans l’entreprise», explique, en introduction, le secrétaire général Laurent Berger. «Le principe de laïcité est régulièrement invoqué lors des débats autour des libertés religieuses. Or, ce principe constitutionnel est strictement et juridiquement cantonné à la sphère publique, et n’est pas transposable, en tant que tel, à l’entreprise privée», insiste d’abord la centrale. Dans son ouvrage de 34 pages, elle rappelle le cadre juridique et la jurisprudence qui s’appliquent aux trois grands types d’entreprises françaises: privées «classiques», privées gérant un service public et privées de «tendance» (dont l’activité est la défense ou la promotion d’une doctrine ou d’une éthique particulière). Au sein des entreprises privées «classiques», le principe fondamental reste celui de la liberté religieuse. Les limites à cette liberté sont exceptionnelles et sévèrement contrôlées par les juges. Elles doivent être justifiées par des impératifs commerciaux. L’interdiction du port du foulard ne peut, par exemple, viser que certaines salariées qui se trouveraient au contact d’une clientèle gênée par ce signe. Dans le cas des entreprises privées gérant un service public, la règle est plus simple: les salariés doivent respecter le principe de neutralité, attaché au respect de la laïcité. Enfin, dans le groupe des entreprises privées de «tendance», le principe de non-discrimination est assoupli. Le licenciement d’une enseignante d’un établissement catholique qui a divorcé et s’est remarié a ainsi été justifié par la Cour de cassation.

Délais de paiement : la maladie française sanctionnée dans cinq grandes entreprises

Délais de paiement : la maladie française sanctionnée dans cinq grandes entreprises

 

Cinq grandes entreprises françaises viennent d’être sanctionnées pour des dépassements chroniques et significatifs des délais de paiement. Une maladie typiquement française qui consiste à décaler le paiement de produits et prestations jusqu’à trois mois et même davantage. La règle c’est le paiement à 60 jours ou 45 jours fins de mois. Une règle peu respectée  en France et qui pèse sur la trésorerie des fournisseurs de prestations et de produits. Lesquels sont condamnés à emprunter en attendant le paiement et donc condamnés  à supporter des coûts supplémentaires. Malheureusement pour certaines entreprises notamment les PME lorsque les dépassements de délais de paiement s’ajoutent des difficultés structurelles c’est parfois la faillite assurée. Cinq groupes français, dont les filiales d’Altice Numericable et SFR (télécoms) ainsi qu’Airbus Helicopters (groupe Airbus), ont donc été sanctionnés par les autorités de la concurrence pour non respect des règles légales en matière de délais de paiements, rapporte dimanche le JDD. Le nom des sociétés concernées, qui peuvent faire appel de leurs sanctions, est publié pour la première fois sur le site internet de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Numericable, SFR et Airbus Helicopters écopent de l’amende maximum, 375.000 euros, prévue pour violation de la loi qui plafonne à 60 jours (ou 45 jours fin de mois) les délais de paiement interentreprises. Le groupe agroalimentaire Paul Prédault est sanctionné d’une amende de 100.000 euros et la société Cosmasud, spécialisée dans le commerce de bois et de matériaux de construction, écope de 97.500 euros.  L’impact des retards de paiements sur la trésorerie des PME françaises est estimé à 15 milliards d’euros, dont neuf milliards sont le fait des collectivités publiques, des montants qui fragilisent de nombreuses entreprises. La loi Hamon sur la consommation de 2014 a entraîné un renforcement des contrôles des délais de paiement, avec un ciblage plus particulier sur les grandes entreprises et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) ainsi qu’un durcissement des sanctions.

Les banques inadaptées aux jeunes entreprises innovantes

Les banques  inadaptées aux jeunes entreprises innovantes

C’est ce que constate Nicolas Colin, fondateur de l’accélérateur de start-ups The Family qui considère que  la finance traditionnelle est totalement inadaptée aux start-up: « Les banques ne savent financer que les entreprises qui répètent les modèles d’affaires du passé, c’est-à-dire le contraire d’une entreprise innovante. Les marchés financiers exercent sur les entreprises cotées une pression en faveur de la rentabilité à court terme ». D’ailleurs, « la  raréfaction des introductions en bourse d’entreprises numériques sur la place de Paris est un sujet de préoccupation ». D’une manière générale, l’obsession de la finance pour la rentabilité à court terme (dividendes…) ne convient pas au numérique: « les entreprises numériques n’interrompent jamais leurs efforts de croissance: elles doivent systématiquement réinvestir leurs bénéfices, voire, comme Amazon, renoncer tout simplement à en faire ». On se souviendra de la fameuse citation de son fondateur Jeff Bezos: « nous espérions fonder une petite entreprise rentable. Nous avons finalement créé un grand groupe déficitaire… » Nicolas Colin recommande donc d’orienter l’épargne vers le capital-risque, mais aussi d’offrir aux start-up une aide immatérielle, notamment en mettant à leur disposition les données détenues par les administrations (open data).  Là encore, le modèle français paraît totalement inadapté. Certes, la France produit de bons ingénieurs. Mais ils « sont attirées par les fonctions les plus prestigieuses et les plus rémunératrices. Or ces fonctions ne sont plus des fonctions d’ingénieur », mais plutôt « dans les secteurs du conseil ou de la finance ». Surtout, l’économie numérique a besoin, non d’ingénieurs, mais de « hackers passionnés par un problème à résoudre ». Or « un hacker, dont les principales qualités sont la rébellion et la créativité, ne peut pas être formé par une institution comme l’Education nationale, qui tend à façonner des travailleurs dociles et stéréotypés ».

Les banques inadaptées aux jeunes entreprises innovantes

Les banques  inadaptées aux jeunes entreprises innovantes

C’est ce que constate Nicolas Colin, fondateur de l’accélérateur de start-ups The Family qui considère que  la finance traditionnelle est totalement inadaptée aux start-up: « Les banques ne savent financer que les entreprises qui répètent les modèles d’affaires du passé, c’est-à-dire le contraire d’une entreprise innovante. Les marchés financiers exercent sur les entreprises cotées une pression en faveur de la rentabilité à court terme ». D’ailleurs, « la  raréfaction des introductions en bourse d’entreprises numériques sur la place de Paris est un sujet de préoccupation ». D’une manière générale, l’obsession de la finance pour la rentabilité à court terme (dividendes…) ne convient pas au numérique: « les entreprises numériques n’interrompent jamais leurs efforts de croissance: elles doivent systématiquement réinvestir leurs bénéfices, voire, comme Amazon, renoncer tout simplement à en faire ». On se souviendra de la fameuse citation de son fondateur Jeff Bezos: « nous espérions fonder une petite entreprise rentable. Nous avons finalement créé un grand groupe déficitaire… » Nicolas Colin recommande donc d’orienter l’épargne vers le capital-risque, mais aussi d’offrir aux start-up une aide immatérielle, notamment en mettant à leur disposition les données détenues par les administrations (open data).  Là encore, le modèle français paraît totalement inadapté. Certes, la France produit de bons ingénieurs. Mais ils « sont attirées par les fonctions les plus prestigieuses et les plus rémunératrices. Or ces fonctions ne sont plus des fonctions d’ingénieur », mais plutôt « dans les secteurs du conseil ou de la finance ». Surtout, l’économie numérique a besoin, non d’ingénieurs, mais de « hackers passionnés par un problème à résoudre ». Or « un hacker, dont les principales qualités sont la rébellion et la créativité, ne peut pas être formé par une institution comme l’Education nationale, qui tend à façonner des travailleurs dociles et stéréotypés ».

Allemagne : le moral des entreprises se tasse sérieusement

Allemagne : le moral  des  entreprises se tasse sérieusement

 

Le baromètre Ifo s’est établi à 103,2 points en octobre, son plus bas niveau depuis 2012, après 104,7 points en septembre et 106,3 points en août, a annoncé lundi l’institut du même nom.  Ce sont à la fois les attentes à six mois des entrepreneurs et leur estimation de la situation actuelle qui ont cédé du terrain par rapport à septembre, passant respectivement de 99,3 à 98,3 points et de 110,4 à 108,4 points. Dans l’industrie, pilier de l’économie allemande, « l’estimation de la situation actuelle recule nettement pour se situer tout juste au-dessus de la moyenne de long terme », relève l’institut Ifo dans un communiqué. « Les espoirs d’une stabilisation graduelle de la confiance ont été déçus », constate dans une note Thilo Heidrich, analyste de Postbank. Comme d’autres pays, la Chine ou encore le Japon, l’Allemagne enregistre une baisse de sa production industrielle en octobre. C’est évidemment le signe de l’affaiblissement de la croissance mondiale. Cela n’empêchera pas l’Allemagne de connaître en 2015 un records d’excédent commercial mais du essentiellement à la baisse du prix des matières premières. La production industrielle est donc, contre toute attente, retombée en juin, après une petite hausse le mois précédent, selon des chiffres provisoires corrigés des variations.

 

Les salariés aiment moins leurs entreprises

Les salariés aiment moins leurs entreprises

La part des salariés disant « aimer leur boîte » a chuté de 4 points en un an pour atteindre 66% en 2015. Après un pic à 79% atteint dans les années 2000, la proportion de salariés aimant leur entreprise était tombée au plus bas en 2011 (64%) avant de remonter en 2013 (73%). Les salariés se disent d’abord motivés par l’intérêt du travail (44%). Arrivent ensuite le sentiment d’autonomie et l’ambiance (28%), la rémunération et le respect de l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle (27%) ou encore les perspectives de carrière (13%). Petite ombre au tableau: seuls 42% des salariés français estiment que leur entreprise prend en compte et valorise leurs initiatives.  Pour être « efficaces au travail », 72% des salariés disent avoir besoin de se sentir aimés de leur patron et davantage encore (76%) de leurs collègues, selon un sondage OpinionWay pour « J’aime ma boîte, Le Parisien Economie, RTL » à l’occasion de la 13e édition de la fête des entreprises. En revanche, la moitié seulement (51%) affirme « aimer son boss ».

Des retards de paiement en hausse qui tuent les entreprises

Des  retards de paiement en hausse qui tuent  les  entreprises

Des retards de paiements en France qui gangrènent  l’économie. Notre pays de ce point de vue est presque championne d’Europe. Des retards ( à 60 jours et même davantage)qui pèsent lourdement sur la vie des entreprises et qui expliqueraient près d’un quart des défaillances. En effet du fait de ces retards les des entreprises sont contraintes de supporter des frais d’emprunt qui assez souvent représente le taux de rentabilité des entreprises. Deux entreprises sur trois en France règlent leurs fournisseurs et leurs sous-traitants avec retard. Pire, neuf ETI ou grandes entreprises sur dix sont dans ce cas, contre quatre sur dix en Allemagne et huit sur dix à l’échelle européenne. Pour mémoire, les entreprises ont 60 jours à compter de la date d’émission de la facture pour s’en acquitter et 45 jours fin de mois. Deuxième enseignement, les entreprises françaises sont championnes d’Europe des petits retards de paiement (inférieurs à 15 jours). Aujourd’hui, le retard moyen est de 13 jours, contre un peu plus de 6 jours en Allemagne, mais plus de 17 jours en Espagne et autour de 15 jours en Grande-Bretagne. Le problème, c’est qu’un seul jour de retard de paiement équivaut à 1 milliard d’euros de trésorerie en moins pour les entreprises concernées. «Sur le premier trimestre 2015, les retards de paiement des 120 grandes entreprises étudiées atteignaient quelque 4 milliards, soit 20% de plus qu’au premier trimestre 2014. manque entre 10 et 13 milliards d’euros chaque année dans les poches des petites et moyennes entreprises à cause de ces retards de paiement.  C’est l’un des fléaux de l’économie française qui met en danger chaque année des milliers de petites entreprises : les retards de paiement des grands groupes à leurs fournisseurs. De nouveaux chiffres viennent d’être communiqués et sont pour le moins alarmants  Ce sont les données communiquées par le baromètre trimestriel établi par le cabinet Altarès et la Médiation inter-entreprises. Ces chiffres donnent le tournis. Les enquêteurs ont épluché 211 millions de factures auprès des 120 plus grandes entreprises donneuses d’ordre. Bilan : le montant des retards de paiement aux fournisseurs approche les 4 milliards d’euros. Autant d’argent en moins dans les caisses des PME… du jamais vu depuis dix ans. Les entreprises françaises sont plus mauvaises payeuses que leurs concurrentes européennes. Neuf entreprises de taille intermédiaire et grandes entreprises françaises sur dix règlent leurs fournisseurs avec retard, contre seulement quatre sur dix en Allemagne, par exemple. Sans compter avec les collectivités locales qui ont, elles aussi, leur part de responsabilité. En 2014, sur les 63.000 entreprises qui ont déposé le bilan, entre 20 et 30% l’ont fait en raison des factures impayées dans les temps. Les PME et TPE sont de plus en plus, en quelque sorte, les banquiers des grandes entreprises. Les plus touchées sont les PME qui sont très dépendantes de leur trésorerie.

Moral des entreprises : léger mieux mais pas sur l’emploi

Moral des entreprises : léger mieux mais pas sur l’emploi

Il semblerait que le moral des entreprises s’améliore légèrement pour autant on reste dans l’expectative concernant les perspectives de l’emploi. Ce que confirment les  résultats de la quatrième vague de résultats de la Grande consultation réalisée par Opinion Way pour CCI France/La Tribune/ Europe 1, le moral des dirigeants s’est nettement amélioré depuis juillet. En effet, l’indicateur mesurant leur optimisme a fait un bond de 22 unités depuis le dernier sondage de pour atteindre 130 points. Depuis février 2015, date de la première « Grande consultation », l’indicateur a gagné 30 points. Il pourrait encore progresser au cours des prochains mois, 45% des dirigeants interrogés considérant que les perspectives de leur entreprise sont favorables.  » Il est trop tôt pour prédire que c’est le début de la fin … de la crise ! Mais c’est le signe que les réformes qui ont été entreprises vont dans le bon sens. La France a besoin de ce vent de réformes et il faut encore aller plus loin, notamment pour simplifier le quotidien des entrepreneurs. Cette progression de la confiance est un bon signe car c’est de confiance dont les PME ont besoin. D’une confiance malmenée par des systèmes qui changent trop souvent. D’une confiance que de nouvelles normes ne viendront pas entraver le développement. D’une confiance en une solidarité et une équité de traitement au niveau européen « , avance André Marcon, le président de CCI France. Malheureusement, ce regain de confiance ne devrait pas se traduire par une reprise des embauches, du moins à court terme. En effet, 84% des chefs d’entreprises comptent maintenir le nombre de leurs salariés. Ils sont 7% à envisager de les réduire et 9% à prévoir de les augmenter. Une information intéressante concernant l’uberisation de l’économie: elle est désormais réelle pour 21% d’entre eux. Tous les secteurs sont concernés : l’industrie, la construction, le commerce et les services.

Trop de corruption des entreprises françaises à l’étranger

Trop de corruption des entreprises françaises à l’étranger

C’est l’accusations de Transparency International (TI) qui est une ONGI allemande ayant pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales mondiauxTransparency International est surtout connue pour publier régulièrement des indices mondiaux sur la corruption : classement des États, taux de corruption par pays ou encore régularité des échanges internationaux. Cette accusation de l’ONG. n’est sans doute pas complètement neutre car fortement influencée et financée par des fondations Anglo saxonnes notamment américaines. La France n’est certainement pas épargnée par les actes de corruption lors des grands contrats internationaux. Pour autant elle ne fait que s’aligner sur des pratiques certes intolérables mais incontournables pour décrocher des marchés dans certains pays. C’est particulièrement vrai quand il s’agit du secteur de l’armement.  « Nous dressons le constat de l’échec français dans la lutte contre la corruption internationale. » Déclare l’agence.  Paris a signé la Convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers, comme le rappelle l’OCDE. Mais aucune entreprise française n’a été condamnée à ce titre, relève Transparency. Et de souligner que les sept condamnations de personnes physiques prononcées n’ont donné lieu qu’à des sanctions « minimes » (prison avec sursis et amende maximale de 20.000 euros). Pour l’ONG, il faut donc suivre l’exemple américain. En effet, de grandes entreprises françaises ont été condamnées sévèrement par la justice américaine ces dernières années, au titre du « Foreign Corrupt Practices », une loi fédérale pour lutter contre la corruption : Technip, Alcatel-Lucent, Total et plus récemment Alstom (amende de 772 millions de dollars infligée en décembre 2014). Et aucune de ces entreprises n’a été « reconnue coupable par un tribunal américain ». Un mécanisme de règlement hors tribunal, ou le « plaider-coupable », a permis de résoudre les quatre affaires. L’ONG conseille de ce fait à la France, de ne pas engager de procédures « longues, coûteuses et à l’issue incertaine« , mais de créer une « procédure alternative aux poursuites », le « plaider-coupable », spécialement destinée aux faits de corruption internationale. Cela obligerait les entreprises concernées à s’acquitter d’une amende, à indemniser d’éventuelles victimes et à restituer les profits « illicites » à l’Etat, en échange de l’abandon des poursuites. Cela permettrait, selon Transparency, de lever l’« immunité de fait » dont bénéficient les entreprises françaises, mais impliquerait de renforcer « les moyens humains et financiers du parquet ».

La baisse de l’euro favorable aux entreprises

La  baisse de l’euro favorable aux entreprises

C’est de manière presque mécanique que les entreprises ont pu bénéficier de la baisse de l’euro si l’on en juge par les résultats trimestriels qui ont été publiés.  La baisse conjuguée de l’euro et du prix des matières premières ayant compensé les effets du ralentissement économique observé dans plusieurs marchés émergents, Chine en tête. Au tout début de cette saison des résultats trimestriels, les analystes s’étaient montrés confiants tout en considérant qu’elle serait déterminante pour la suite de l’année boursière en Europe. Analystes et gérants attendaient en effet de voir les entreprises montrer des signes d’amélioration après les mesures de soutien prises par la Banque centrale européenne. « C’est une saison encourageante. Les entreprises ont bien pris le relais de la BCE », résume Vincent Juvyns, stratégiste chez JPMorgan AM. Selon une étude Thomson Reuters publiée en fin de semaine dernière sur les résultats trimestriels, les entreprises européennes devraient enregistrer une progression de 8,6% de leurs résultats au deuxième trimestre, 56% des sociétés du Stoxx 600 ayant en outre dévoilé des chiffres meilleurs qu’attendu par les analystes. « Les résultats ont été bien meilleurs dans la zone euro qu’en Europe, avec des difficultés en Europe du Nord et un effet devise plus favorable pour l’euro », constate Cyrille Collet, directeur de la gestion actions chez CPR AM. Profitant de la BCE, le niveau moyen sur un trimestre de l’euro face au dollar est tombé à 1,0963 dollar entre avril et juin, au plus bas depuis les trois premiers mois de 2003, contre 1,3738 dollar pour le deuxième trimestre 2014, montrent des données Thomson Reuters.

Créations d’entreprises : baisse même des micros entreprises

Créations  d’entreprises : baisse même des micros entreprises

 

Sur un an la baisse est de l’ordre de 1%,  même les micros entreprises sont dans le rouge. La preuve que l’économie ne repart pas vraiment. Après deux mois consécutifs de baisse, le nombre total de créations d’entreprises a augmenté de 3,2% en juin. En revanche, la tendance est à la baisse sur un an.  Alors qu’elles avaient connu un recul en avril (-1,1%) et en mai (1,5%), les créations d’entreprises sont reparties à la hausse en juin dans l’Hexagone, augmentant de 3,2%, selon les chiffres de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) publiés vendredi 17 juillet. Au total, 44.362 entreprises ont été créées en juin en France (contre 43.003 en mai), selon l’Insee. Mais cette augmentation est à relativiser. Dans un communiqué, l’Insee explique que cette hausse est essentiellement due au « rebond des immatriculations des micro-entrepreneurs ». En effet, si on les exclut, la progression du nombre de créations d’entreprises est plus modérée, puisqu’elle n’atteint que 1,9%. En juin 2015, l’étude note qu’en données brutes, 47,6% des créations d’entreprises enregistrées sur les douze derniers mois sont des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs. Néanmoins, l’Insee observe que sur le deuxième trimestre 2015, le nombre cumulé de créations d’entreprises a baissé de 4,5% (en glissement annuel), tous types d’entreprises confondus, les micro-entrepreneurs accusant à eux seuls un recul de 22,1%. La construction et le commerce sont les secteurs contribuant le plus à cette baisse, note l’Insee. Pour exemple, en glissement annuel, le secteur de la construction accuse une baisse de 12,8%. Sur les douze derniers mois, le nombre cumulé de créations d’entreprises diminue de 0,9%. Le recul des créations d’entreprises individuelles (-2,7 %) est compensé en partie par la hausse des créations sous forme sociétaire (+3,1 %).

 

Transmission d’entreprises : la loi Hamon censurée

Transmission d’entreprises : la loi Hamon censurée

 

 

Sympathique et pavée  de bonnes intentions- comme l’enfer-  la loi Hamon mais coupée du réel. L’obligation d’informer les salariés avant la vente d’une  entreprise a été annulée par le conseil constitutionnel. En cause le risque évident de créer la panique chez les clients, les fournisseurs et les banques. Bref une vision surréaliste de l’économie de la part d’un apparatchik du PS qui n’a jamais travaillé. Le Conseil constitutionnel a donc censuré une disposition de la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire qui prévoyait l’annulation d’une cession d’entreprise si les salariés n’avaient pas été informés de cette vente au préalable.  La loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire dite « loi Hamon » prévoit en effet d’obliger toute entreprise de moins de 250 salariés d’informer chacun d’entre eux avant toute cession pour leur permettre de proposer une offre de reprise. En cas de non-respect de cette obligation d’information, la justice pouvait être saisie par un salarié et ordonner l’annulation de la vente de l’entreprise.  L’entreprise Holding Désile a donc soulevé une question prioritaire de constitutionnalité. La société estimait que l’obligation d’information des salariés en cas de vente de l’entreprise portait une atteinte excessive à la liberté d’entreprendre et au droit de propriété.  Elle considérait enfin que la possible annulation d’une vente d’entreprise ne respectait pas le principe de proportionnalité de la peine. Sur l’obligation d’informer les salariés, le Conseil constitutionnel a déclaré que la disposition était légale puisque le législateur avait poursuivi un objectif d’intérêt général en permettant par tous les moyens la reprise d’une entreprise et la poursuite de son activité.  En revanche, la possibilité d’annuler une vente d’entreprise si tous les salariés n’en sont pas informés a été jugée comme une atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre. L’obligation d’information doit uniquement permettre aux salariés de présenter une offre de reprise, sans que celle-ci s’impose au cédant. Cette disposition de la loi Hamon venait compléter la loi du 29 mars 2014 dite « loi Florange » visant à lutter contre la désindustrialisation en facilitant la reprise de sites rentables.

 

Sondage Croissance : les directeurs financiers des entreprises doutent de la reprise

Sondage  Croissance : les directeurs financiers des entreprises doutent de la reprise

Les directeurs financiers ne semblent pas encore complètement convaincus de la reprise. D’autant que l’économie fait du yo-yo ( en France mais aussi au plan international). Après une  embellie au premier trimestre 2015 ( +0.6% du PIB pour 0.3% par exemple en Allemagne) ,  le second trimestre sera moins bon (entre 0.3 et 0.4%). Face aux incertitude sur la demande , c’est le renforcement de la compétitivité qui est souvent privilégiée. Des investissements de productivité avant des investissements de capacité. Après un regain d’optimisme enregistré en 2014, le 5e baromètre des directeurs financiers publié la semaine dernière par le cabinet Deloitte montre une prudence renforcée vis-à-vis de la situation économique de la France et de l’Europe pour investir et embaucher. Ainsi, 59% des directeurs financiers se déclarent prudents sur les perspectives économiques de la France, contre 53% en avril 2014 et 57% en avril 2013. Une tendance qui peut s’expliquer par le fait qu’au quatrième trimestre 2014, le PIB en volume a été étale, estime Deloitte. Néanmoins, les entreprises vont mieux et leurs directeurs financiers sont plus optimistes sur l’évolution de la marge et du chiffre d’affaires à court terme. En effet, environ 66% d’entre eux sont confiants et estiment que leur marge restera stable ou meilleure dans les 12 prochains mois.  La prudence conduit toutefois à privilégier très nettement la maîtrise des coûts en Europe pour 60% des directeurs financiers. Les stratégies d’expansion alliant croissance (51% contre 67% en 2014) et introduction de nouveaux produits (40% contre 42%) en 2014 sont également sur le podium bien qu’en net retrait par rapport à l’année passée. Le développement du capital humain (18%) émerge comme une priorité stratégique devant les investissements (17%), qui restent au même niveau qu’en avril 2014.

Petites entreprises : moral encore plus bas

Petites entreprises : moral encore plus bas

 

 

Pour la croissance, comme prévu,  le second trimestre sera moins bon que le premier ( la Banque de France prévoit 0.3% pour le second trimestre pour 0.6% de croissance du PIB au premier) . ce que constate aussi les petits patrons qui sosnt au contact  quotidien de la demande. Le moral des patrons de TPE stagne en effet  au 2e trimestre, après un certain regain d’optimisme en début d’année, en raison de leur situation financière et de la poursuite des destructions d’emplois, selon une étude publiée mardi. 29% des patrons de Très petites entreprises se déclarent optimistes sur le climat général des affaires en France, soit seulement 2% de plus qu’au 1er trimestre, selon le baromètre trimestriel IFOP réalisé pour la société Fiducial. Mais en début d’année, la progression était de 15% par rapport au dernier trimestre 2014. Les dirigeants sont 54% à être pessimistes pour leur propre entreprise, contre 71% sur le climat général. La destruction d’emplois se poursuit pour le 7e trimestre consécutif, particulièrement dans le secteur des services aux entreprises, précise l’étude. « Ce n’est pas le niveau d’embauches qui est préoccupant puisque 10 % des entreprises ont recruté 1,5 personne en moyenne, mais le niveau de suppression de postes qui reste élevé », car 7% des TPE ont supprimé au moins un poste au cours du premier trimestre 2015, précise le communiqué. A l’approche de l’été, les patrons « anticipent une faible reprise de l’emploi » au 2e trimestre. La situation financière reste « tendue » pour les TPE, avec un « 11e trimestre consécutif dans le rouge ». Un tiers seulement de ces entreprises « déclarent un trésorerie positive ».

 

Des accords d’entreprises pour contourner le droit du travail

Des accords d’entreprises pour contourner le droit  du travail

 

Officiellement  Vals veut étendre le champ de la négociation locale mais en même temps permettre des dérogations négociées dans les entreprises concernant le droit du travail, la durée du travail et les rémunérations. Une mission chargée de réfléchir à l’élargissement du rôle de la négociation collective dans l’élaboration du droit du travail et des normes sociales a tenu lundi sa première réunion à France Stratégie, un think tank placé auprès de Matignon. « Ma conviction profonde est que la négociation de branche ou d’entreprise est un des leviers importants de l’adaptation de notre modèle social et économique », a déclaré à la presse son président, le conseiller d’Etat Jean-Denis Combrexelle.   »Elle permet une meilleure adaptation que la loi générale », ajoute cet expert, pour qui « il y a un sentiment d’urgence ». Il y a environ 40.000 accords d’entreprises conclus chaque année en France. Mais dans la lettre de mission de Jean-Denis Combrexelle, Manuel Valls juge « trop limitée » la place qui leur est donnée dans l’élaboration du droit du travail.   »Les partenaires sociaux ne se saisissent pas suffisamment des souplesses que la loi leur donne pour déroger au cadre réglementaire ‘standard’ », alors que la norme négociée peut mieux prendre en compte la diversité des entreprises, écrit-il. Les propositions attendues en septembre de ce groupe d’experts complèteront le projet de loi sur la modernisation du dialogue social, que le gouvernement veut faire voter cet été. Ce texte entend remédier au formalisme du dialogue social en entreprise, qui entrave la recherche de solutions adaptées.  C’est le préalable à un rôle accru des accords majoritaires négociés en entreprise demandé par le patronat, Medef en tête. L’échec en janvier des partenaires sociaux à s’entendre sur cette question a obligé le gouvernement à reprendre la main mais le résultat est loin des ambitions initiales. « Il faudra aller plus loin dans la réforme, pour donner plus de place au dialogue social de terrain, dans les entreprises et les branches professionnelles », admet le Premier ministre.  L’objectif est une « meilleure adaptabilité des normes aux besoins des entreprises, ainsi qu’aux aspirations des salariés ».

Les défaillances d’entreprises : record historique

Les défaillances d’entreprises : record historique

On se demande comment on pourraiat enregistrer uen amélioration sensible de l’emploi avec ce nouveau record historique de défaillances d’entreprises. C’est le signe que la croissance est atone et surtout que la baisse des prix exerce une  pression sur les marges qui fragile les entreprises. Le nombre de défaillances d’entreprises en France a augmenté de 7,6% sur un an au premier trimestre pour atteindre un niveau historique, selon une étude du cabinet Altares publiée ce jour.  De janvier à mars 2015, quelque 18.134 entreprises ont été placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire contre 16.858 un an plus tôt.  Le nombre de défaillances d’entreprises avait  reculé de 0,8 % en 2014 par rapport à l’année précédente, selon le décompte effectué par la société Altares. Ce qui permet à l’Hexagone de passer sous la barre des 63.000 défaillances, avec 62.586 faillites, redressements et liquidations judiciaires et procédures de sauvegarde. Toutefois, ce chiffre reste supérieur à celui enregistré en 2012. Et « 2013 était une année quasi record », rappelle Thierry Millon, directeur des études chez Altares. Ces défaillances mettent en danger 244.400 emplois. Là encore, c’est un peu moins que l’année précédente.  Les défaillances en 2014 ont surtout touché de très petites entreprises. Les procédures judiciaires pour les entreprises de un ou deux salariés ont bondi de 18 % l’an passé. « La fermeture de ces entreprises de proximité, très nombreuses et présentes sur tout le territoire, a donné le sentiment que toute l’économie française était à genoux », admet le dirigeant d’Altares. Pourtant, il existe une lueur d’espoir : si en 2012 et 2013, plus de 5.000 PME de plus de 10 salariés avaient connu une défaillance, elles sont moins de 4.600 à avoir été placées en redressement ou en liquidation judiciaire l’an dernier. Ce chiffre est le plus bas enregistré depuis 2008. Parmi celles-ci, les défaillances de PME de plus de 50 salariés ont même reculé de 20 % en 2014. « Les clignotants sont passés au vert dans certaines activités », explique Thierry Millon.

 

Les marges des entreprises d’abord ensuite les investissements (Geoffroy Roux de Bézieux)

Les marges des entreprises d’abord ensuite les investissements (Geoffroy Roux de Bézieux)

 

Geoffroy Roux de Bézieux,  vice-président du Medef, dans uen interview à la Tribune pense que le gouvernement na’ pas totalement compris la logique du retour à la compétitivité de l’ économie française.

La Tribune- Quel avis portez-vous sur le plan en faveur de l’investissement annoncé le 8 avril par Manuel Valls et en particulier sur la mesure de « suramortissement » ?

Geoffroy Roux de Bézieux. C’est une mesure utile, c’est indéniable. Mais elle ne répond pas au problème immédiat des entreprises françaises, celui de la compétitivité. Rappelez-vous le fameux théorème d’Helmut Schmidt « les profits d’aujourd’hui feront les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Or, nous n’en sommes qu’à la phase un. La priorité actuelle des entreprises est d’améliorer leurs marges. Le pacte de responsabilité va aider à cela mais, pour l’instant, sur les 41 milliards d’euros annoncés en faveur des entreprises seuls les 6 milliards d’euros accordés en 2014 au titre du crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi sont réellement effectifs.

Et quelles sont vos autres réserves ?

Nous ne sommes pas très à l’aise avec les mesures « spot ». Or, la mesure de suramortissement ne concerne que les investissements réalisés entre avril 2015 et avril 2016. Nous préférons les mesures pérennes. Il convient aussi de modérer son importance réelle. En prenant pour hypothèse que toutes les entreprises sont soumises à un impôt sur les sociétés de 33%, le bonus fiscal n’est que de 2,6% par an sur cinq ans.
Enfin, nous aurions préféré des mesures plus larges. Car si vous regardez bien le dispositif, certains investissements ne sont pas concernés. Par exemple, ce qui est quand même dommage, les dépenses consacrées à la transition numérique en sont exclues.
Un dernier point nous interpelle. Nous espérons que les 2,5 milliards d’euros pour le financement de la mesure ne seront pas prélevés sur les 41 milliards consacrés au Pacte de responsabilité.

Concrètement alors, vous auriez souhaité quoi ?

Je vous le répète, nous n’étions pas demandeurs. Le niveau des investissements actuels est équivalent à celui de 2007, avant la crise financière. C’est le taux de marge qui est nettement inférieur. Nous aurions été favorables à une mesure plus large et plus pérenne. Nous sommes contre les changements incessants qui créent une insécurité fiscale.
Le Président du Medef, Pierre Gattaz, estime, à la différence de Manuel Valls, que le  « compte y est » s’agissant des contreparties en emplois au pacte de responsabilité…

Et il a raison. Je vous renvoie au théorème de Schmidt. Nous n’en sommes qu’à la phase « un » et pas encore à la phase « 3 » mais ça va venir. D’ailleurs, je constate que le ministre des Finances Michel Sapin s’attend à une inversion de la courbe du chômage en 2016.

Vous aussi vous estimez qu’il y a un frémissement actuellement sur la croissance ?

Oui et nous nous en réjouissons. Ce redémarrage est dû à des facteurs exogènes comme la baisse de l’euro et du coût du pétrole, ceci booste l’activité des entreprises qui exportent. Et la baisse des prix de l’essence favorise le pouvoir d’achat et donc la consommation. Ceci dit, cette reprise est très différenciée selon les secteurs. Par exemple, les travaux publics continuent de beaucoup souffrir en raison des baisses des dotations aux collectivités locales qui freinent leurs dépenses d’investissement.

Les débats s’accentuent au sein même du gouvernement autour du besoin de flexibilité du marché du travail et de réforme du contrat de travail. Estimez-vous avoir gagné la bataille des idées et des esprits ?

Bien entendu, je souhaite que ça bouge sur ce terrain. Mais ce que je regrette le plus c’est que certains, et notamment des syndicats, refusent absolument d’ouvrir le débat sur le contrat de travail à durée indéterminée, alors que nous avons 10% de chômage et que 80% des embauches se font sous contrat à durée déterminée. Le sujet du contrat de travail ne doit pas être tabou. Nous avons avancé nos idées pour sécuriser le CDI, en proposant des motifs prédéterminés de rupture. Parlons-en.

 

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