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Entreprises : tous en faillite d’ici 5 ans ?

 

Entreprises : tous en faillite d’ici 5 ans ?

C’est la question que pose dans la tribune  Mounis Hassim, consultant en Financement de Projets et ancien Maître de Conférences à Sciences Po Paris.

 

« Salué par l’ensemble des commentateurs et des analystes pour sa réactivité – création d’un Fonds de Solidarité, pour les très petites entreprises (TPE) et indépendants, création d’un Fonds de 20 milliards d’euros pour renforcer des participations financières de l’État dans les entreprises stratégiques en difficulté – pour l’importance de la réponse financière (plusieurs centaines de milliards d’euros en bilan et hors bilan), l’Etat se retrouve, aujourd’hui, critiqué, par certains Instituts, sur les modalités même de son intervention ; la jugeant inappropriée, aux effets secondaires mal appréhendés.

Pour juger du bon fondement ou non de ces critiques, il convient de se resituer dans le contexte du mois de mars 2020 et de répondre à ces questions : Que pouvaient réellement faire les pouvoirs publics ? Quelle latitude avaient-ils ? En axant leur aide majeure sur le Prêt Garanti par l’Etat (PGE), l’Etat pouvait-il agir différemment ? L’Etat, agissant de la sorte, avait-il conscience des effets pervers du PGE ?

Trois leviers d’action à la disposition de l’Etat

L’Etat, pour faire face à cette crise inédite avait trois leviers d’action à sa disposition : les subventions d’exploitation, la dette garantie et l’entrée dans le capital des sociétés.

Optimum de premier rang, les subventions d’exploitation représente une solution où l’on supplée une perte de chiffre d’affaires par une injection de cash. Cela revient à substituer les faiblesses de bas de bilan (ce que l’entreprise possède à court terme ndlr) par une injection de cash de même typologie – de bas de bilan. Pourquoi l’Etat ne s’est-il pas tourné vers cette voie, idéale ? Pourquoi n’a-t-il pas actionné ce levier d’action, qui paraissait si bien répondre au problème posé ?

Simplement, parce que cette solution présentait trois risques majeurs :

- un risque réglementaire : Elle aurait, sans doute, été retoquée par les autorités de contrôle européennes pour aides indues qui auraient faussé la concurrence

- un risque d’aléa moral : ce faisant, l’Etat aurait risqué de fausser le jeu du marché et de la concurrence

- un risque financier : cette injection de cash aurait eu un coût astronomique direct de l’ordre de 200 milliards d’euros (10% du PIB) venant se rajouter au coût des autres mesures.

Autre solution : la dette financière garantie par l’Etat. En passant par le circuit bancaire, l’Etat trouvait, par ce biais, le moyen le plus rapide d’injecter du cash aux entreprises pour leur permettre de passer le trou d’air lié au confinement tout en minorant son impact pour ses propres finances publiques (cette garantie publique étant comptabilisée en hors-bilan).

Enfin, dernière solution : la montée directe au capital des entreprises ou les obligations convertibles en actions. Il s’agit certainement de la plus mauvaise des solutions : le retour de l’Etat dans l’Economie n’est pas demandé par grand monde ; et au-delà de l’infaisabilité pratique, des délais de traitement qui auraient été incroyablement longs (organisation des Assemblées Générales des Actionnaires, valorisation des actifs,..), pour les PME, PMI cela aurait signifié, vu les montant en question, la perte de contrôle des sociétés au profit de l’Etat qui se serait retrouvé actionnaire ultra-majoritaire de plusieurs centaines de milliers d’entreprises.

Pourquoi avoir choisi la voie du Prêt Garanti par l’Etat ?

Aussi, pourquoi parmi ces trois options, l’Etat a-t-il choisi la voie du PGE ? Et avec ce choix, l’Etat avait-il conscience des effets secondaires de ce mode de financement spécifique ? Au final, l’Etat apporte une solution de haut de bilan (lié au financement à long terme des sociétés ndlr).

En fait, pour bien comprendre le choix de l’option utilisée, il convient de le remettre dans le contexte du mois de mars 2020 et comment l’Etat a agi à la fois sur le compte de résultat des entreprises et leur bilan pour renforcer leur trésorerie. Le confinement décrété par l’Etat mi-mars qui a gelé l’activité a, de facto, mis le tissu économique du pays dans une impasse financière – avec des recettes d’exploitation réduites à néant pour les entreprises. Ayant bien conscience de l’impact potentiellement mortifère pour celles-ci, l’Etat a lancé un plan d’urgence d’envergure actionnant deux leviers financiers:

 

1. Les actions sur le compte de résultat des entreprises avec :

- une action sur les charges d’exploitation avec promotion du chômage partiel et gel des prélèvement des cotisations et des taxes. Sachant que pour les entreprises – hors secteurs d’infrastructure et activités hautement capitalistiques – les salaires, les cotisations sociales, les impôts et taxes représentent une part très significative des charges d’exploitation, l’Etat via le chômage partiel (prenant à sa charge le paiement des salaires) a grandement allégé le fardeau financier pesant sur les entreprises ; leur laissant latitude pour gérer, entre elles et en bonne intelligence, la problématique du financement des loyers et du financement du stock de marchandises et des matières premières.

- une action sur les recettes d’exploitation : une subvention d’exploitation de 1.500 euros par mois pour les PME/PMI et entrepreneurs indépendants leur permettant de couvrir certains coûts fixes.

2. Les actions sur le bilan des entreprises, plus précisément sur les ressources longues : délaissant la voie de la montée dans le capital, l’Etat a choisi la voie du Prêt Garanti (PGE) à hauteur de 25 % du chiffre d’affaires annuel pour les entreprises demandant assistance.

Ainsi, autant les deux premières mesures suscitent adhésion et consensus, autant la troisième mesure, de nature radicalement différente, porte un problème majeur d’adéquation au problème auquel les entreprises font face.

Règles cardinales de l’orthodoxie financière

En effet, en matière de gestion financière, l’orthodoxie financière énonce deux règles cardinales :

- les investissements doivent être financés par des ressources longues (capital, emprunts ou crédit bancaires) ; sachant que les flux futurs générés par l’investissement seront à même de rembourser les charges financières dudit investissement

- l’activité doit être en mesure de générer un chiffre d’affaires suffisamment important pour couvrir l’ensemble des charges d’exploitation (financement du stock, salaires, cotisations, loyers,..) et dégager un bénéfice pour permettre à l’entreprise de fonctionner.

Or, ici, en l’espèce, sur le plan financier, l’Etat supplée à l’effondrement des recettes d’exploitation par une subvention d’exploitation, à la portée assez réduite (1.500 euros par mois), et par un Massif Prêt Bancaire Garanti ; autrement dit, on supplée au manque de recettes d’exploitation par un apport de trésorerie, renforçant, certes le Fonds de Roulement Net Global de l’Entreprise, mais ayant pour conséquence directe d’endetter l’entreprise – alors qu’aucun investissement, emploi long ne se retrouve en face de celle-ci !

Derrière la classification comptable, et le débat d’experts, se pose une question cruciale d’adéquation de la réponse au problème posé : cette affectation de ressources longues (Prêt Garanti) ne finançant aucun investissement (aucun emploi long), ne sera en mesure de générer aucun flux financier supplémentaire à même d’assurer le remboursement dudit emprunt ! Aussi, le danger est-il grand de voir nos entreprises, déjà fragiles, ployer sous un endettement démesuré qui, représentant plusieurs années d’Excédent Brut d’Exploitation finira immanquablement par peser, à terme, sur leur viabilité.

Machiavel disait « qu’en politique, le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal », c’est sans doute ce qui a guidé le choix du Gouvernement : rechercher le Second Best, l’Optimum de Second Rang, sachant que le First Best était inopérationnel, non envisageable. Ce faisant, il nous reste juste à espérer qu’après avoir échappé au pire, à l’effondrement généralisé de l’Economie, nous serons à même d’éviter la faillite générale d’ici cinq ans (durée du remboursement du PGE), avec un endettement privé et public hors de contrôle.

Protéger l’union économique des entreprises étrangères subventionnées

Protéger l’union économique des entreprises étrangères subventionnées

La commission européenne s’aperçoit peut-être un peu tard que la zone économique en cause constitue un vaste marché où on peut faire ses courses à bon compte en rachetant des entreprises y compris avec des subventions d’État. Bien sûr la Chine est visée mais pas seulement car il y a de nombreuses manières de soutenir un secteur économique. C’est d’ailleurs l’éternelle question entre Boeing et Airbus. Conflit aussi en matière fiscale entre les grands du numérique et les entreprises européennes devenues sous-traitantes des géants numériques.

La commission fixe comme limite une participation maximale de 35 % pour les entreprises étrangères. Un chiffre déjà bien excessif car il est pas nécessaire de contrôler 35 % des capitaux d’une entreprise pour en prendre la direction surtout dans le cadre d’alliances;  la difficulté viendra surtout de la méthodologie pour vérifier la nature, l’objet et l’ampleur des biens dont a pu bénéficier une entreprise pour s’implanter sur le marché de l’union européenne. Nombre  d’entreprises chinoises ont des statuts très hybrides. Certaines sont entièrement privées ou  associées  avec des partenaires étrangers d’autres sont dites d’État ou encore appartiennent théoriquement au personnel. Comment dès lors  distinguer ce qui relève de soutien technologique, économique, logistique, commerciale, voire politique  et financier ? En outre il n’y a pas seulement des conditions financières à prendre en compte mais aussi des conditions sociales et environnementales.

Ce que semble ignorer pour l’instant l’union économique qui en quelque sorte saucissonne les débats “L’UE figure parmi les économies les plus ouvertes du monde, ce qui attire des niveaux d’investissement élevés de la part de nos partenaires commerciaux. Toutefois, notre ouverture est de plus en plus remise en question par des pratiques commerciales étrangères, y compris les subventions, qui faussent les conditions de concurrence équitables pour les entreprises de l’UE”, déplore Phil Hogan, commissaire chargé du commerce, cité dans un communiqué.

“Il existe un nombre croissant de cas dans lesquels les subventions étrangères semblent avoir facilité l’acquisition d’entreprises de l’UE ou faussé les décisions d’investissement, les opérations de marché ou les politiques tarifaires de leurs bénéficiaires, ou la soumission d’offres dans une procédure de passation de marchés publics, au détriment des entreprises non subventionnées”, poursuit le communiqué.

Les entreprises étrangères à l’UE souhaitant acquérir une participation de plus de 35% dans des entreprises appartenant au bloc communautaire et dont le chiffre d’affaires dépasse 100 millions d’euros devront au préalable informer la Commission européenne si elles ont bénéficié d’une aide d’Etat de plus de 10 millions d’euros, selon ce projet consulté par Reuters.

La Commission pourrait infliger une amende ou décider de bloquer l’opération en cas de manquement à cette nouvelle disposition. L’acquéreur pourrait aussi être contraint de céder des actifs pour compenser l’avantage indu.

Une entreprise opérant déjà dans le bloc communautaire et ayant bénéficié de subventions étrangères de plus de 200.000 euros sur trois ans devra également en informer la Commission européenne.

Cette entreprise pourrait alors devoir céder des actifs, réduire sa part de marché ou ses capacités afin d’éviter une distorsion du marché, indique le projet de la Commission.

Chômage partiel : 15 % financés par les entreprises à partir du 1er juin

Chômage partiel : 15 % financés par les entreprises à partir du 1er juin

Pas de rupture brutale dans le mode de financement du chômage partiel mais une transition qui va solliciter les entreprises concernées. Pour les salariés ,l’indemnisation du chômage partiel ne devrait pas changer beaucoup. L’indemnité versée au salarié restera inchangée, autour de 70% de sa rémunération brute, soit environ 84% du salaire net. La différence viendra du mode de financement dont 15 % seront désormais à la charge de l’entreprise à partir du 1er juin. Une exception toutefois les secteurs particulièrement touchés notamment par des décisions de fermeture administrative qui vont continuer de bénéficier du dispositif antérieur de chômage partiel.

A partir du 1er juin, l’Etat et l’Unedic ne prendront plus à leur charge que 85% de l’indemnité, qui reste plafonnée à l’équivalent de 4,5 Smic, et les entreprises ne seront plus remboursées qu’à hauteur de 60% du salaire brut, contre 70% actuellement.

Le communiqué du ministère du Travail précise toutefois que les secteurs qui ont été visés par des “restrictions législatives ou réglementaires particulières en raison de la crise sanitaire, continueront à bénéficier d’une prise en charge à 100%”.

 

 

Protéger les entreprises stratégiques.. en Grande_Bretagne

Protéger les entreprises stratégiques.. en Grande-Bretagne

Avec la crise du Coronavirus la valorisation du capital s’est écroulée dans certains secteurs et certaines entreprises. À titre d’exemple, Renault qui valait bien encore pour longtemps 30 milliards ne vaut plus que 5, c’est-à-dire pratiquement rien pour celui qui prétendait il y a encore quelques mois être le premier constructeur mondial. Il en est de même pour nombre d’entreprises françaises et  étrangères. Faute de mesures de protection ,on pourrait assister à une grande braderie soutenue et entretenue notamment par les fonds spéculatifs. La France a annoncé son intention d’éviter cette grande braderie mais n’a pas pris de dispositions encore trop précises dans ce domaine. Faudra faire vite car la crise sanitaire aura fait fondre dividendes et valeurs du capital au point que beaucoup d’entreprises pourraient basculer dans d’autres mains que celle des propriétaires actuels. De son côté ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, a autorisé un plan de sauvetage destiné à protéger les entreprises considérées comme stratégiques, dans un contexte de crise économique provoquée par l’épidémie de coronavirus, a rapporté dimanche le Financial Times.

Le Trésor britannique a indiqué pour sa part à Reuters être prêt à intervenir en “dernier ressort” pour aider ces entreprises, dont la chute pourrait selon lui “nuire de manière disproportionnée à l’économie”.

“En cas de circonstances exceptionnelles, lorsqu’une compagnie viable a épuisé toutes les options et que sa chute nuirait de manière disproportionnée à l’économie, nous pourrions envisager un soutien en ‘dernier ressort’”, a déclaré par courriel une porte-parole du Trésor.

Dans le cadre du plan de secours dénommé “Projet Birch”, écrit le Financial Times, le ministre des Finances a accru la capacité du Trésor à gérer les opérations de sauvetage de compagnies “viables” ayant utilisé toutes les autres options, parmi lesquelles les programmes de prêts gouvernementaux.

Selon la même source, l’Etat pourrait acquérir une participation dans des entreprises cruciales qui font face à des difficultés financières sévères. Le FT précise toutefois que le Trésor n’envisagera pas cette hypothèse en premier lieu, mais préférera d’abord accorder des extensions de prêts.

UE: des aides aux grandes entreprises transformées en participations au capital

UE: des aides aux grandes entreprises transformées en participations au capital

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C’est la piste que recommande l’union européenne. Pour l’instant par exemple en France, on a simplement promis des prêts significatifs aux grosses entreprises en grande difficulté mais il n’avait pas été question de transformer ces aides exceptionnelles en prise de participation au capital. On sait que le ministre de l’économie favorable à un plan massif de soutien à l’économie n’est d’une façon générale pas favorable aux prises de participation de l’État.

La Commission européenne a adopté vendredi des dispositions autorisant les Etats membres de l’Union à aider les entreprises durement touchées par la crise du coronavirus en prenant des parts de leur capital qui seront soumises à une interdiction de dividendes, de rachats d’actions, de bonus et d’acquisitions.

Selon un dirigeant européen, ils pourront en outre accorder à ces entreprises des prêts subordonnés à des conditions favorables.

Réouverture de 400.000 entreprises lundi

Réouverture de 400.000 entreprises lundi

Lors de sa conférence télévisée dédiée au plan de déconfinement du 11 mai, le Premier ministre a passé la parole au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a notamment annoncé que, lundi, quelque 400.000 entreprises vont pouvoir rouvrir, ce qui représente 875.000 salariés. Les centres commerciaux de plus de 40.000 mètres carrés pourront rouvrir, en accord avec les préfets, « sauf en Ile-de-France, où les risques sanitaires nous amènent à reporter leur ouverture », précise Bruno Le Maire.

Moins d’une semaine après les États-Unis, le Japon est devenu jeudi le deuxième pays au monde à autoriser le médicament remdesivir pour traiter des patients atteints de la maladie Covid-19, a confirmé à l’AFP un responsable du ministère japonais de la Santé.

Les procédures d’autorisation d’un nouveau médicament sont habituellement longues au Japon, mais le gouvernement nippon a décidé cette fois-ci de faire vite, face au manque actuel de solutions thérapeutiques validées contre le nouveau coronavirus.

Ce médicament avait obtenu vendredi dernier une autorisation en urgence similaire de l’agence américaine du médicament (FDA), sur la base d’un essai clinique américain positif. Ce médicament expérimental du laboratoire américain Gilead Sciences avait initialement été développé pour soigner les malades de la fièvre hémorragique Ebola, mais n’avait jamais été approuvé contre aucune maladie avant le Covid-19.

C’est la première thérapie à avoir démontré une certaine efficacité face au Covid-19 dans un essai clinique de taille significative, englobant plus d’un millier de patients.

Entreprises confinées : les moins de 10 salariés exonérées de charges

Entreprises confinées :  les moins de 10 salariés  exonérées de charges

Les entreprises de moins de 10 salariés (TPE) qui ont été obligées de fermer par décision administrative à cause du confinement seront exonérées de charges sociales durant toute la période dudit confinement, a indiqué lundi soir Bercy à plusieurs médias, confirmant ainsi une déclaration du premier ministre Edouard Philippe devant le Sénat quelques heures plus tôt. Une décision qui devrait s’appliquer à tous les secteurs d’activité.

Par ailleurs, le gouvernement travaille toujours sur l’annulation des charges pour les entreprises des secteurs les plus touchés par la crise tels que la restauration, l’hôtellerie et le spectacle.

Déconfinement entreprises : un plan technocratique

Déconfinement entreprises : un plan technocratique

 

Le plan de déconfinement des entreprises va présenter de nombreuses difficultés d’application car il a été conçu sur le modèle d’organisation dans un bureau et non dans une unité de production. Ainsi la règle veut imposer en permanence un espace de 4 m² d’une personne sera difficile à respecter compte tenu notamment de la mobilité à l’intérieur même des usines et autres lieux de travail. Par ailleurs, le port du masque pendant toute la journée est moins supportable dans une usine que dans un bureau climatisé. Notons que les chaînes de production comme les chaînes de distribution et de commercialisation n’ont évidemment pas été toute conçue pour réserver un espace permanent de 4 m² autour d’un salarié.

Beaucoup d’employeurs auront sans doute du mal à comprendre et à appliquer la réglementation fixée par le gouvernement qui indique

« La surface de l’établissement à prendre compte par l’employeur ou l’exploitant est la surface résiduelle de l’espace considéré, c’est-à-dire la surface effectivement disponible pour les occupants, déduction faite des parties occupées. Pour un bâtiment de bureaux par exemple, cette surface est d’environ 80% de la surface totale pour tenir compte des espaces de circulation notamment. Pour un magasin, il convient de retrancher à la surface totale celle qui est occupée par les rayonnages et les réserves (entre autres) pour déterminer in fine la surface résiduelle pour l’accueil des clients. Ainsi, un établissement disposant d’une surface résiduelle de 160 m² pourrait accueillir simultanément 160/4 = 40 personnes ou salariés. La « jauge » de 4m² par personne peut toutefois être corrigée, à l’initiative de l’exploitant et au vu du résultat de l’évaluation des risques, d’une marge de sécurité en fonction de l’activité. !!!

On se demande à quoi servent les CSE, conseil social et économique, qui doit aussi  se préoccuper des questions d’hygiène et qui auraient pu parfaitement négocier dans l’entreprise avec éventuellement l’apport  d’experts sur les conditions concrètes de mise en œuvre des règles d’hygiène. Au lieu de cela on a préféré la norme centralisatrice et bureaucratique.

Des prêts représentant 5% de leur C.A. aux entreprises fragilisées

Une disposition supplémentaire intéressante pour tenter de sauver du massacre les PME avec des prêts représentant 5 % d’affaires. Pourtant ils ne seront d’aucune utilité pour certaines entreprises dont le chiffre d’affaires aura été proche de zéro pendant des semaines voire des mois. C’est le cas évidemment pour la restauration, l’hôtellerie, le tourisme et de nombreux services. Les sociétés européennes fragilisées par la crise liée au coronavirus pourront donc  solliciter des aides d’Etat allant jusqu’à 5% de leur chiffre d’affaires 2019 dans le cadre d’une nouvelle disposition proposée par la Commission européenne, a déclaré dimanche une source au fait du dossier. Le montant du prêt pourrait également représenter jusqu’à 40% de la masse salariale annuelle de l’entreprise bénéficiaire, a ajouté cette même source.

Prêts garantis : 150.000 entreprises bénéficiaires

Prêts garantis : 150.000 entreprises bénéficiaires

Le chiffre peut paraître impressionnant mais il faut le rapporter à l’ensemble du nombre d’entreprises. En France, on compte environ 2 800 000 entreprises dont de l’ordre de 2 600 000 entreprises de zéro à 10 salariés. Sans doute, ce sont  ces petites entreprises qui auront le plus de difficultés à résister à la crise faute de trésorerie d’avance. En effet pour la plupart, elles continuent de payer des charges tandis que les recettes sont proches de zéro ou très affaiblies Nombre d’entre elles pourraient d’ailleurs complètement disparaître en particulier dans le secteur du tourisme, de l’hôtellerie, du transport ou de l’événementiel. Aujourd’hui quelque 150.000 entreprises françaises ont obtenu un accord en vue d’obtenir un prêt garanti par l’Etat pour un montant total représentant 22 milliards d’euros, a annoncé mardi le directeur général de bpiFrance Nicolas Dufourcq sur BFM Business.

Pour permettre aux entreprises de faire face au coup d’arrêt à l’économie provoquée par l’épidémie de coronavirus, le gouvernement a mis sur pied un dispositif de prêts garantis par l’Etat pour un total pouvant atteindre jusqu’à 300 milliards d’euros.

“La montée en puissance du régime est très forte, très rapide. Ça démarre fort”, a déclaré Nicolas Dufourcq.

Le directeur général de bpiFrance, acteur clef du dispositif des prêts garantis, a ajouté que 40 milliards d’euros de demandes supplémentaires étaient en cours d’examen.

“Je pense que nous passerons les 100 milliards d’euros sans hésitation”, a-t-il dit.

20 milliards pour sauver les grandes entreprises stratégiques

 20 milliards pour sauver les grandes entreprises stratégiques

Le gouvernement met sur la table 20 milliards d’euros pour des prises de participation ou des nationalisations d’entreprises mises en difficulté par la crise du coronavirus. En tout, cela porte le plan d’urgence de 45 à 100 milliards d’euros. Avec de tels montants, le déficit public devrait atteindre cette année un niveau jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces prévisions se basent sur l’hypothèse d’un confinement de six semaines.

Le « quoi qu’il en coûte » lancé le 12 mars par Emmanuel Macron prend chaque semaine des aspects plus hors normes. Désormais, le gouvernement estime que la facture de son plan d’urgence lancé pour répondre à la crise économique provoquée par le coronavirus s’établit à 100 milliards d’euros, plus du double de ce qu’il avait annoncé le 17 mars (45 milliards).

1500 € aux entreprises : plus de 204.000 demandes pour une aide dérisoire

1500 € aux entreprises : plus de 204.000 demandes pour une aide dérisoire

 

Ce n’est sans doute pas une aide de 1500 € qui évitera la vague de défaillances qui va affecter nombre de petites et moyennes entreprises. Pour autant « c’est toujours ça de pris » estime beaucoup de demandeurs. La vérité c’est que cette aide ne changera pas grand-chose. Certaines entreprises n’en avaient d’ailleurs sans doute pas besoin quant aux autres la somme est trop dérisoire pour constituer le moindre ballon d’oxygène. Autant dire que cette mesure générale est complètement inefficace vis-à-vis du sauvetage de société en difficulté du fait de la pandémie. Pour certaines entreprises, il n’y aura pas de rattrapage du chiffre  d’affaires, les clients abandonnant purement et simplement leur demande. Pour d’autres, il sera possible d’en récupérer une partie  mais  se pose surtout un problème de trésorerie qui devrait être réglé non pas par une somme ridicule mais par des prêts sans intérêt au remboursement très étalé dans le temps. Finalement,  la mesure du gouvernement est une disposition à caractère très médiatique qui ne couvre même pas la charge salariale d’un employé ou du patron qu’il est seul pour un seul mois..

Le fonds de solidarité prévoit de compenser jusqu’à 1.500 euros la perte de chiffre d’affaires des très petites entreprises et indépendants réalisant moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires et employant moins de dix salariés. Pour être éligibles, les entreprises doivent avoir perdu 50% de leur chiffre d’affaires du mois de mars par rapport au mois de mars de 2019, et ainsi de suite pour le mois suivant.

Dans un premier temps, le gouvernement avait fixé ce critère à 70% de perte d’activité, avant de l’abaisser mardi face aux critiques des entrepreneurs concernés. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué qu’1,7 milliards d’euros devraient être dépensés pour le seul mois de mars. Bercy considère qu’environ 600.000 entreprises pourraient en bénéficier. Pour cela, elles doivent s’adresser à l’administration fiscale, qui est chargée de verser cette aide.

 

Chômage partiel : 100.000 entreprises concernées

Chômage partiel : 100.000 entreprises concernées

 

Les pouvoirs publics n’avaient sans doute pas pris la mesure de l’ampleur de l’épidémie quand ils ont décidé de prendre en compte le financement du chômage partiel ( à hauteur de 84 % du SMIC net ). Le nombre d’entreprises supplémentaires ayant demandé à bénéficier de cette disposition s’est emballé en deux jours. Les conséquences financières pourraient être considérables  et les pouvoirs publics s’apprêtent à contrôler d’un peu plus près ces demandes de chômage partiel. Par ailleurs,  la mise au chômage de plus d’un million de salariés pourraient porter une atteinte grave à la croissance. On compte autour de 20 millions de salariés du privé et avec 20 % en chômage, la chute du possible du PIB sera significative surtout si la crise va se prolonger jusqu’à l’été par exemple. Près de 100.000 entreprises françaises ont donc fait une demande d’activité partielle en raison de l’épidémie de coronavirus et 1,2 million de salariés sont concernés, pour un montant total de près de 4 milliards d’euros, a annoncé mercredi le ministère du Travail.

“En deux jours, ce sont donc plus de 500.000 salariés et 60.000 entreprises supplémentaires qui ont été pris en charge par le nouveau système de chômage partiel”, a-t-il précisé dans un communiqué.

Alors qu’une polémique enfle sur de possibles abus de la part d’entreprises, le ministère a précisé que seules 28 demandes de chômage partiel ont été refusées depuis le début de la crise.

Coronavirus Italie: fermeture des entreprises

Coronavirus Italie: fermeture des entreprises

On peut évidemment s’étonner de l’ampleur des conséquences sanitaires du Coronavirus en Italie mais force est de constater que le plan de lutte contre le Coronavirus est encore très insuffisant aussi ailleurs. En cause sans doute, la grande fragilité du système politique, les carences de l’État aussi le comportement irresponsable de certains Italiens. Des facteurs explicatifs de la différence des effets du Coronavirus entre certains pays du nord et certains pays du Sud lesquels sont nettement les plus touchés. Jusque-là en effet Italie n’avait pas pris de décision concernant la mise en arrêt des entreprises. Ce sera fait et jusqu’au 3 avril pour toutes les activités qui ne sont pas essentielles à l’approvisionnement alimentaire et sanitaire du pays.

Le bilan de l’épidémie en Italie a dépassé celui de la Chine, où le virus est apparu en décembre dernier, et s’est alourdi samedi à 4.825 décès et plus de 47.000 cas de contamination.

“C’est la crise la plus importante depuis la fin de la guerre”, a déclaré Giuseppe Conte dans une vidéo publiée sur Facebook. “Seules les activités de production considérées vitales pour notre nation seront autorisées”, a-t-il ajouté.

Les supermarchés, les banques, les pharmacies et la poste resteront ouverts, a précisé Conte, et les services publics essentiels – parmi lesquels les transports – continueront d’être assurés. “Nous ralentissons l’engin de production du pays mais nous ne l’arrêtons pas”, a dit le président du Conseil italien.

Un décret gouvernemental doit être publié en urgence dimanche avec effet immédiat de ces nouvelles mesures.

En France les mesures de suspension des activités non essentielles ont été prises plus tôt. Le problème c’est que cette  demeure très floue et il n’a pas été défini avec précision les secteurs effectivement essentiels et ceux qui doivent cesser leurs activités

 

Coronavirus : 45 milliards pour le plan d’aide aux entreprises

Coronavirus : 45 milliards pour le plan d’aide aux entreprises

 

 

 

Le plan d’aide aux entreprises sitôt annoncé est déjà obsolète. En effet le plan ce situe dans la perspective d’un environnement économique dégradé de seulement 1 % du PIB. Le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, a en effet abandonné la perspective de croissance à 1 % et compte tenu de la crise a indiqué qu’il fallait s’attendre à une régression du PIB  de 1 %. Des chiffres évidemment complètement illusoires. La plupart des experts commencent  à parler d’une baisse de 3 % du PIB , une baisse qui sera sans doute plus proche de 5 % avec ,comme l’affirment les autorités sanitaires allemandes  une hausse exponentielle du chômage partiel et une crise sanitaire qui pourrait durer 2 ans d’ après les autorités sanitaires allemandes.  Du coup,  les mesures annoncées par le gouvernement paraissent évidemment insuffisantes et leur coût financier tout à fait illusoire. La facture sera notoirement supérieure.  Il faudra compenser les dépenses supplémentaires alors  que l’activité générale aura diminué de l’ordre  de plus de 100 milliards.

Le total des mesures atteint pour l’heure 45 milliards d’euros, une «somme initiale» à laquelle s’ajoute la garantie d’État à hauteur de 300 milliards d’euros pour les «nouveaux prêts apportés par les banques et le réseau bancaire» contractés par n’importe quelle entreprise, quelle que soit sa taille. «Ces nouveaux prêts sont garantis par l’État, il n’y a donc aucune raison que les banques les refusent», s’est félicité le ministre.

Dans le détail, les 45 milliards d’euros se divisent en plusieurs mesures principales qui étaient déjà connues. Le renforcement du chômage partiel fera du dispositif français «l’un des plus généreux [...] et protecteurs en Europe», a-t-il considéré. Le déplafonnement du chômage partiel aura, à lui seul, un coût total «de plus de huit milliards d’euros sur les deux mois à venir». En parallèle, le report des charges sociales et fiscales pour les impôts directs des PME représentera un effort de trésorerie d’environ «35 milliards d’euros». «Si des annulations de charges sont nécessaires», elles pourront être réalisées après la crise, au cas par cas, a ajouté Bruno Le Maire.

Enfin, le fonds de solidarité pour les petites entreprises ayant un chiffre d’affaires inférieur à un million d’euros devrait coûter «un milliard d’euros» sur le mois, dont un quart apporté par les régions. Par parenthèse on se demande bien avec quel ressources ! Ce fonds se divisera en deux parties : d’abord, une indemnisation forfaitaire et automatique de 1500 euros pour toutes les entreprises qui ont fermé leurs portes durant le confinement, comme les bars et restaurants, et qui ne peuvent plus fonctionner, ainsi que pour celles, toujours ouvertes, qui auront vu leur chiffre d’affaires fondre d’au moins 70% entre mars 2019 et mars 2020. En parallèle, la seconde partie consistera en des aides pouvant représenter plusieurs milliers d’euros pour les entreprises menacées de faillite, avec moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires. Elles seront décidées au cas par cas, et ce deuxième dispositif sera copilote par l’État et les régions.

S’ajoutent à ces différentes mesures l’étalement des factures de gaz, d’électricité ainsi que des loyers pour les petites entreprises et petits commerces. «Nous avons commencé à travailler avec les opérateurs» pour les loyers, a précisé Bruno Le Maire.

Bercy s’attend donc à une croissance française en recul cette année, de l’ordre de -1%..  Cette estimation reste toutefois provisoire, vu le contexte «instable», , a précisé Bruno Le Maire qui évidemment minimise à outrance non seulement les conséquences déjà actuelles mais surtout prévisibles.

Coronavirus : « Gros danger à terme pour les entreprises »

Coronavirus : « Gros danger à terme pour les entreprises »

 

La prolongation voir l’amplification de la crise du Coronavirus risque de provoquer une crise financière grave des entreprises les plus fragiles en Chine comme ailleurs d’après Sébastien Jean, directeur du Cepii, le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.( Interview de la tribune)

 

 

Quelles sont les conséquences du coronavirus sur l’économie chinoise ?

SÉBASTIEN JEAN - Les conséquences découlent des mesures prises pour endiguer la maladie plus que de la maladie elle-même, parce qu’elles paralysent partiellement l’activité. Fait assez rare, cela affecte à assez grande échelle aussi bien la production que la consommation. Les gens restent chez eux ou ont une mobilité limitée, même dans les grandes villes. Au-delà des transports eux-mêmes, cela provoque une chute drastique de la demande dans l’hôtellerie-restauration et le tourisme, mais aussi une baisse marquée de la consommation, réduite aux produits de première nécessité dans les zones affectées et souvent très au-delà.

En parallèle, la limitation des déplacements entrave la production aussi bien en empêchant les salariés d’aller travailler, qu’en perturbant l’acheminement des marchandises, et donc l’approvisionnement en pièces et composants ainsi que la possibilité de livrer la production. L’activité économique a été perturbée à partir de la mi-janvier, il est trop tôt pour avoir des indicateurs solides. Malgré tout, on perçoit déjà des signes tangibles, comme la baisse de la consommation de charbon de près de 40%. Beaucoup d’entreprises ont signalé une chute drastique de leur production et la grande majorité des régions sont fortement impactées, même si l’immense majorité des cas reste localisée dans le Hubei.

Quels sont les principaux risques pour les entreprises en Chine ?

L’impact va beaucoup dépendre de la durée. Si cette paralysie soudaine de l’activité perdure, elle peut être très dangereuse pour les entreprises qui manquent de liquidités. Une récente enquête sur les PME chinoises montre que 85% d’entre elles n’ont pas de liquidités suffisantes pour couvrir leurs charges pendant plus de trois mois. Il y a un risque de faillite pour les petites et moyennes entreprises.

Pour les autorités, cette situation est inédite. D’habitude, les outils de réponse à une crise sont budgétaires ou monétaires. La Banque centrale a d’ailleurs déjà assoupli les conditions du crédit de différentes manières. Mais les outils habituels ne seront guère efficaces pour contrer la paralysie actuelle.

Quelles sont les mesures les plus adaptées à court terme pour répondre à cette crise ?

Les mesures les plus efficaces à court terme et les plus indispensables sont celles qui soulagent la trésorerie des entreprises en proposant un différé de paiement des cotisations sociales, en faisant pression sur les banques pour renouveler les crédits par exemple. Mais si la crise se prolonge, cela peut renforcer la fragilité des petites banques.

Quelles sont les répercussions sur l’économie mondiale ?

À ce stade, l’épidémie a essentiellement frappé la Chine. 95% des cas mondiaux sont en Chine. Le premier scénario est que les autorités arrivent à contenir ou limiter la contagion et l’impact économique hors de Chine. Comment ce choc se répercute-t-il à l’extérieur ? En France, la moindre consommation des Chinois va avoir des répercussions principalement sur l’industrie du luxe, l’agroalimentaire et le tourisme. Dans les autres secteurs, il devrait y avoir une baisse de la demande mais elle sera moins significative qu’en Allemagne, parce que nos exportations vers la Chine sont moins importantes. La première économie de la zone euro est fragilisée par son plus grand succès à l’exportation. Les premières répercussions ont d’abord concerné les pays voisins de la Chine. Le choc est d’abord important en Asie. La Chine représente près d’un tiers de la croissance mondiale et cela va avoir un effet sur la demande qui est non négligeable. L’impact va dépendre aussi de la capacité des autres économies à se fournir ailleurs qu’en Chine.

 

Orange: trop dominateur sur le marché entreprises

Orange: trop dominateur sur le marché entreprises

 

Orange reste « tout puissant », annonce son président Sébastien Soriano dans un entretien mis en ligne sur le site des Echos.

« Nous ne sommes pas satisfaits de la situation. Nous voulons un marché entreprises puissant et concurrentiel ; nous sommes loin de l’avoir aujourd’hui », explique Sébastien Soriano dans l’entretien. Le régulateur prévoit de soumettre à consultation une nouvelle régulation en vue d’une mise en oeuvre d’ici la fin de l’année.

« Dans ce cadre, sur la fibre dédiée aux entreprises, l’Arcep fera un suivi beaucoup plus fin des offres d’Orange », explique Sébastien Soriano.

L’Arcep menace en outre Orange, numéro un français des télécoms, d’une mise en demeure s’il ne baisse pas « immédiatement » le prix de l’option qualité de ses offres fibres pour les entreprises.

 

TOP 50 ENTREPRISES

TOP 50 ENTREPRISES

 

Selon un sondage IFOP réalisé pour Eight Advisory,  Décathlon occupe la première place du top 50 des entreprises. Observons que seules les entreprises françaises ont été notées ! ( sinon Google serait en tête).

 L’enseigne de distribution d’articles de sport devance notamment Peugeot, Renault et Citroën

« Les entreprises qui sortent du lot sont celles qui créent beaucoup d’emplois en France ou celles qui améliorent le quotidien des Français », explique Pascal Raidron, président d’Eight Advisory. Les constructeurs automobiles Peugeot (2e), Renault (3e) ou Citroën (4e), mais également de grands noms comme Airbus (5e), L’Oréal (7e), Michelin (8e), Danone (9e) ou EDF (10e). Mais ces grandes sociétés ayant un grand impact sur l’économie française ont toutes été devancées par surprise par Décathlon ! Si les Français aiment tant l’enseigne spécialisée dans le sport et les loisirs, c’est que l’entreprise démocratise le sport avec des produits innovants et accessibles depuis 1976.

« Décathlon a démocratisé le sport pour le plus grand nombre. Le groupe a lancé ses propres marques, pratique des prix abordables et multiplie les innovations. Decathlon convainc autant les jeunes que les plus âgés, mais est davantage plébiscitée en province qu’en Ile-de-France. LeBonCoin et BlaBlaCar figurent dans le top 5 respectivement à la 24e et la 28e place.

Dix enseignes de distribution dans le top 20 des entreprises préférées des français, avec Décathlon en 1er. Bel exploit, belle fidélité des consommateurs après 2 années de distribashing politique », s’est de son côté félicité Michel-Édouard Leclerc. En effet, Leclerc figure en 12e position de ce top 50 devant notamment Intermarché (14e) et Carrefour en (17e).

Pour l’attractivité de l’emploi, le classement est assez différent.

 

 

Selon  LinkedIn .

 

BNP Paribas-

Effectifs en France: 58.400 | Principaux sites: Paris, Lyon, Bordeaux | Compétences qui montent: Langages de programmation Python, C et CSS | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Technologie de l’information, Gestion de projets | Une info étonnante: En 2018, plus de 24.700 salariés ont participé à des actions solidaires durant leur temps de travail pour un total de 300.000 heures. D’ici 2020, le groupe prévoit de financer 1 million d’heures de solidarité.

 

 

Société Générale est la maison-mère de Boursorama.

Effectifs en France: 59.300 | Principaux sites: Paris, Lille, Marseille | Compétences qui montent: Langages de programmation C, Python et R | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Ingénierie, Opérations | Une info étonnante: 380 employés musiciens de Société Générale sont montés sur la scène de la Philharmonie de Paris en décembre 2018 pour un concert privé destiné aux salariés.

 

Le groupe BPCE est constitué des réseaux coopératifs Banque Populaire, Caisse d’Epargne et de ses filiales, dont Natixis.

Effectifs en France: 95.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Pack Office, Gestion d’inventaire, Merchandising | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Services à la communauté et services sociaux, Vente | Une info étonnante: BPCE a mis en place un programme d’ambassadeurs qui permet aux candidats de contacter des salariés en poste dans la banque pour leur poser des questions sur leur métier.

 

 

Le groupe LVMH est notamment la maison-mère de Louis Vuitton, Christian Dior Couture, Fendi, Moët-Hennessy, Givenchy, Chaumet, Berluti, Sephora, Marc Jacobs, Guerlain, Hublot, le groupe Bon Marché ou encore le groupe Les Echos.

Effectifs dans le monde: 145.300* | Principaux sites en France: Paris, Orléans, Reims | Compétences qui montent: Pack OfficeSQLCommerce international | Fonctions qui recrutent le plus: Commerciaux, Opération, Arts et design | Une info étonnante: LVMH a investi 121,5 millions d’euros dans la formation en 2017, dont 36,2% en France. Plus de 1.250 jeunes bénéficient ainsi d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.

 

 

Le groupe Crédit Agricole est notamment la maison-mère de LCL et BforBank.

Effectifs en France: 111.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Merchandising, Langage de programmation PythonPack Office | Fonctions qui recrutent le plus: Finance, Services à la communauté et services sociaux, Conseil | Une info étonnante: Pour favoriser la diversité, le Crédit agricole organise des sessions de recrutement anonymes basées uniquement sur les compétences et la personnalité.

 

 

AXA

Effectifs en France: 23.800 | Sites principaux: Paris, Lyon, Bordeaux | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonDroit des sociétés | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Finance, Ingénierie | Une info étonnante: AXA a quadruplé ses investissements verts (12 milliards d’euros en 2020) et n’assure plus aucun projet de construction de centrale à charbon ni d’entreprise d’extraction de sables bitumineux et de pipelines associés.

ENGIE

Effectifs en France: 74.000 | Sites principaux: Paris, Lyon, Nantes | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonMatlabPHP | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Ventes | Une info étonnante: Une large consultation interne, appelée “Imaginative 2030”, a permis de collecter la vision des salariés sur le monde en 2030 et les défis à relever. 

Bouygues

Le groupe Bouygues est la maison-mère de Bouygues Construction, Bouygues Telecom, Bouygues Immobilier, TF1 et Colas

Effectifs en France: 68.500 | Principaux sites: Paris, Lyon, Rouen | Compétences qui montent: Normes internationales d’information financière (IFRS), Gouvernance d’entreprise, Contentieux | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Arts et design | Une info étonnante: Trente-cinq projets d’intrapreneuriat sont actuellement en cours de développement dans le groupe.

L’Oréal

L’Oréal est la maison-mère de Lancôme, Yves Saint-Laurent Beauty, Khiel ou Decléor.

Effectifs en France: 13.000 | Principaux sites: Paris, Lille, Lyon | Compétences qui montent: Manufacturing Execution System, Sciences économiques, Ingénierie | Fonctions qui recrutent le plus: Gestion de projets, Marketing, Ventes | Une info étonnante: L’Oréal est le seul groupe au monde qui couvre l’intégralité des métiers de la beauté, avec plus de 30 marques distribuées dans les salons de coiffure, les instituts, les spas, les pharmacies, mais aussi via la grande distribution ou l’e-commerce.

Orange

Effectifs en France: 92.000* | Principaux sites: Paris, Lyon, Rennes | Compétences qui montent: Langage de programmation PythonAnalyse de donnéesLangage de programmation C | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Ventes, Technologies de l’information | Une info étonnante: Après le bip, En tête à tête, Premiers crampons… Orange a développé plusieurs podcasts qui mettent en lumière les collaborateurs du groupe.

VINCI

Effectifs dans le monde: 211.300* | Principaux sites en France: Paris, Marseille, Lyon | Compétences qui montent: Accompagnement, Relations humaines, Solutions SAP | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Arts et design, Ingénierie | Une info étonnante: En 2017, Vinci a lancé un laboratoire-incubateur baptisé Leonard qui permet aux employés et à des startups d’expérimenter leurs innovations. 

 

 

Airbus

Effectifs en France: 48.000* | Principaux sites: Toulouse, Paris, Marseille | Compétences qui montent: Langages de programmation Python, PHP et JavaScript | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Technologies de l’information | Une info étonnante: à Toulouse, Airbus Commercial Aircraft, c’est 21.000 salariés et 700 hectares d’usines.

 Safran

 Effectifs en France: plus de 44.000 | Principaux sites: Paris, Toulouse, Pau | Compétences qui montent: Pack Office, Chimie, Caractérisation | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Technologies de l’information | Une info étonnante: Safran a développé une application mobile pour permettre aux salariés de relever divers défis sportifs.

Nexity

Effectifs dans le monde: 7.300* | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Revit (Logiciel)Prospection, Génie civil | Fonctions qui recrutent le plus: Administratif, Immobilier, Management de projet | Une info étonnante: Nexity a lancé un programme de mentorat inversé: 15 jeunes salariés accompagnent 15 managers et dirigeants sur les réseaux sociaux.

AccorHotels

Effectifs en France: 34.700 | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Cascading Style Sheets (CSS), Télécommunications, Statistiques | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Administratif, Gestion de projets | Une info étonnante: le programme INSPIRE permet aux jeunes diplômés d’accéder à des postes de management de façon accélérée. Pendant 12 à 18 mois, ils sont accompagnés par un mentor et se voient confier des responsabilités variées pour apprendre les ficelles du métier.

 CHANEL

Effectifs en France: 5.000 | Principaux sites: Paris, Nice, Lyon | Compétences qui montent: Manufacturing Execution System, HTMLNewsletters | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Opérations, Gestion de projets | Une info étonnante: Depuis le 1er janvier 2018, CHANEL offre 14 semaines de congé parental rémunérées pour tous les nouveaux parents qui voient leur famille s’agrandir.

Carrefour

Effectifs en France: 110.000* | Principaux sites: Paris, Lyon, Marseille | Compétences qui montent: Cloud ComputingDéveloppement de logiciels | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Assistance, Opérations | Une info étonnante: Le groupe propose aux jeunes diplômés à fort potentiel d’intégrer le programme “Graduate” afin d’accéder rapidement à des postes à responsabilité.

Casino

Le groupe Casino est la maison-mère de Monoprix, Franprix ou encore Cdiscount.

Effectifs en France: 75.000* | Principaux sites: Paris, Bordeaux, Lyon | Compétences qui montent: Langage de programmation Python, Ingénierie, Linux | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Assistance, Opérations | Une info étonnante: Depuis ses débuts, Casino innove beaucoup: 1ère marque de distributeur en 1901, 1er magasin libre-service en 1948, jusqu’au 1er magasin sans caissier en 2018.

Capgemini

Capgemini est la maison-mère notamment de Sogeti.

Effectifs en France: 24.600 | Principaux sites: Paris, Toulouse, Lyon | Compétences qui montent: Adobe PhotoshopAnalyse de donnéesLangage de programmation Python | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Technologies de l’information, Conseil | Une info étonnante: Le groupe a mis en place un accord d’entreprise qui permet à tous les salariés de télétravailler entre 1 et 3 jours par semaine.

 Alphabet

Alphabet est la maison-mère de Google, YouTube ou encore Nest.

Effectifs dans le monde: 98.000* | Principaux sites en France: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Big data, Avant-vente, Cloud Computing | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Médias et communication, Ingénierie | Une info étonnante: Alphabet développe dans son siège parisien des activités “made in France”, comme des formations gratuites au numérique, pour ensuite les étendre en Europe et en Afrique.

Total

Effectifs dans le monde: 104.500* | Principaux sites en France: Paris, Pau, Lyon | Compétences qui montent: Langages de programmation PythonMatlabC++ | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Administratif | Une info étonnante: Le groupe Total, qui a racheté Direct Energie en 2018, est présent dans plus de 130 pays, compte plus de 150 nationalités et 650 compétences différentes.

Sanofi

Effectifs dans le monde: 104.300 | Principaux sites en France: Paris, Lyon, Rouen | Fonctions qui recrutent le plus: Analyse de données, Biologie, Pharmacie | Fonctions qui recrutent le plus: Opérations, Ingénierie, Gestion de projets | Une info étonnante: Le programme “Elevate” vise à développer les femmes futurs leaders de l’entreprise pour arriver à parité d’ici 2025. D’après le rapport annuel, 20% des quinze membres du comité exécutif sont actuellement des femmes.

Salesforce

Effectifs en France: 900 | Principaux sites: Paris, Lyon, Grenoble | Compétences qui montent: Etude de marchéDéveloppement d’applications web, Gestion d’inventaire | Fonctions qui recrutent le plus: Ventes, Ingénierie, Développement commercial | Une info étonnante: Chaque salarié dispose chaque année de 7 jours de congés payés dédiés au bénévolat. A pratiquer seul, pour la cause de son choix, ou avec son équipe.

EY

Effectifs en France: 6.000 | Principaux sites: Paris, Lyon, Lille | Compétences qui montent: Droit du travail, Langage de programmation C, Droit fiscal | Fonctions qui recrutent le plus: Comptabilité, Conseil, Finance | Une info étonnante: Les bureaux d’EY se situent à la Défense dans une tour de 231 mètres, la plus haute de France.

 

 Renault

Effectifs en France: 47.700* | Principaux sites: Paris, Rouen, Lille | Compétences qui montent: Langages de programmation JavaScript, Python et C++ | Fonctions qui recrutent le plus: Ingénierie, Opérations, Gestion de projet | Une info étonnante: Chez Renault, le comité exécutif compte 25% de femmes, c’est davantage que la proportion de femmes cadres dans l’entreprise.

 

 

Méthodologie:

Pour établir ce classement, LinkedIn évalue les entreprises dans quatre domaines: l’intérêt pour l’entreprise, les interactions avec ses employés, l’intérêt pour les offres d’emploi publiées et la rétention des salariés. L’intérêt pour l’employeur est mesuré par le nombre de nouveaux abonnés, non salariés de l’entreprise, à sa page LinkedIn. L’engagement avec les salariés correspond au nombre de consultations des profils des salariés par des non-salariés. L’intérêt pour les offres d’emploi prend en compte la fréquence à laquelle les candidats consultent les offres d’emploi (diffusées gratuitement ou payantes) et y postulent. La rétention des salariés est mesurée par la part des salariés qui restent pendant au moins un an dans l’entreprise.

Pour être éligibles, les entreprises doivent compter au moins 500 salariés au 1er février et ses effectifs ne doivent pas avoir diminué au cours des 12 derniers mois (d’après les données LinkedIn Talent Insights). Seules les sociétés-mères peuvent faire partie du classement, les filiales majoritaires étant incluses dans le résultat global. Toutes les données sont pondérées en fonction de la taille des entreprises. La méthodologie et les données concernent la période du 1er février 2018 au 31 janvier 2019. Toutes les données sont agrégées et anonymisées afin de protéger les informations privées des membres.

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

 

C’est le bilan de l’institut des politiques publiques (IPP). Ce CICE (23 milliards !) était destiné à baisser le coût du travail pour faciliter l’embauche, doper l’investissement et redresser les marges des entreprises. En fait, il a surtout profité aux grandes entreprises et peu aux entreprise moyennes et petites qui sont pourtant celles qui embauchent le plus. Le problème est que cette réduction de charges a été mal ciblée, il a même été destinée a des entreprises non soumises à la concurrence internationale ou même à la Poste ! L’efficacité de cette politique de l’offre reste toujours aussi floue malgré la multiplication des évaluations. Depuis le premier janvier 2019, le CICE a été transformé en baisse pérenne de cotisations patronales. Et là encore, des travaux des économistes de l’institut des politiques publiques (IPP) ont montré que son impact « sur la compétitivité et l’emploi est incertain » à moyen ou long terme.

L es mesures générales de baisse du coût du travail concernent un ensemble de dispositifs très disparate. Sur les 55 milliards d’euros, le CICE représente près de la moitié de l’enveloppe (23 milliards d’euros).

Les auteurs du rapport montraient que le taux de non-recours pour les micro-entreprises (10,9%), les petites et moyennes entreprises (4,8%) ou les entreprises de taille intermédiaire (6,3%) était très élevé au regard de celui des grandes entreprises. En effet, les grands établissements affichaient à l’époque un taux de non-recours de 0%.

Sécheresse: la FNSEA compte seulement 14 000 entreprises sinistrées !

Sécheresse: la FNSEA compte seulement 14 000 entreprises sinistrées !

 

 

De manière un peu irresponsable, la FNSEA estime à seulement 80 millions les dégâts de la sécheresse pour le secteur agricole quand sans doute les dégâts atteignent des centaines de millions.  Seulement 14 000 exploitations seraient concernées sur les 450 000 du pays. Une évaluation tout à fait fantaisiste et dangereuse. En effet, les conséquences de la sécheresse dépassent et de très loin les 80 millions évoqués. Il faudra d’ailleurs attendre la fin de la saison pour faire un bilan autrement plus pertinent. Attendre par exemple l’ensilage des maigres productions de maïs qui vont affecter la production de viande. Une viande produite déjà depuis plusieurs mois avec du fourrage puisque les prés sont complètement grillés. La même problématique se pose pour les producteurs de lait dont les coûts vont également croître. Il faudra aussi attendre les vendanges pour bien apprécier les pertes de productions affectées en début d’année par le gel et plus tard grillé par des températures excessives. En apparence,  les producteurs de céréales s’en sont bien sortis avec de bons rendements. Le problème c’est que les rendements ont été excellents dans le monde entier en particulier dans les pays de l’Est. De ce fait, les cours s’écroulent et les retombées financières de ce phénomène affecteront fortement le résultat des les entreprises. La conséquence immédiate de tout cela sera de nouvelles faillites d’exploitations.

Le nombre de chefs d’exploitation agricole s’est réduit à 448 500 (-1%) en 2018. En 2017, il s’élevait encore à 453 000, et en 2016 à 462 000, a précisé la MSA, le régime de sécurité sociale des agriculteurs (santé, retraite, emploi). y a dix ans, en 2008, la France comptait encore 514 000 agriculteurs. Le pays « perd entre 1,5% et 2% de chefs d’exploitation par an », a indiqué un responsable de la MSA, selon lequel cette érosion est « assez régulière ».

Par paresse autant sans doute que par manque de courage politique, la FNSEA pour justifier le dommage à 80 millions se fonde sur l’assureur agricole Groupama qui ne prend en compte que les sinistres déclarés.

Ce premier bilan devrait être très inférieur à l’estimation finale, les agriculteurs étant couverts sur ce sujet jusqu’en octobre. D’autres assureurs agricoles, majeurs comme le Crédit agricole, n’ont pas encore dévoilé leurs chiffres. Avec la multiplication des aléas météorologiques, liés notamment au changement climatique, les coûts d’indemnisation vont crescendo depuis plusieurs années.

En juillet, la Fédération française de l’assurance avait chiffré entre 700 et 900 millions d’euros le coût annuel de tels épisodes de sécheresse, lors des quatre dernières années. Pour aider les agriculteurs à passer le cap cette année, le ministère de l’Agriculture avait demandé fin juillet à Bruxelles d’anticiper le versement d’une partie des aides européennes, à mi-octobre. Soit l’équivalent d’un milliard d’euros d’avance. Un coup de pouce pour soulager un peu les trésoreries des éleveurs, mises à mal par plusieurs saisons de manque d’eau.

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