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Erdogan à genoux veut normaliser les rapports entre la Turquie et la France

Erdogan à genoux veut normaliser les rapports entre la Turquie et la France

 

 

La Turquie d’Erdogan est dans une situation dramatique. Il y a d’abord la situation économique complètement dégradée et une situation sanitaire hors de contrôle. S’y ajoutent des problèmes politiques internes et internationaux. Sur le plan interne, dans la perspective des prochaines élections la colère monte en Turquie et Erdogan n’est pas certain d’être réélu. Au plan international, Erdogan s’est mis à dos beaucoup de pays notamment ceux de l’union européenne et même ceux de l’OTAN. C’est donc à genoux presque qu’Erdogan souhaite la normalisation des relations diplomatiques entre la France et la Turquie.

 

«Si la France est sincère, la Turquie est prête à normaliser sa relation avec la France», a  déclaré le ministre des affaires étrangères de la Turquie. Les relations entre la Turquie et la France se sont progressivement dégradées depuis l’an dernier, en raison notamment de désaccords sur la Syrie, la Libye, la Méditerranée orientale et plus récemment le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie au Nagorny Karabakh.

 

Mais les tensions ont été exacerbées en octobre lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en cause la «santé mentale» du président français Emmanuel Macron, l’accusant de mener une «campagne de haine» contre l’islam pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet, et pour son discours contre le «séparatisme» islamiste en France. «Au final, nous avons eu une discussion téléphonique constructive, avec mon homologue Jean-Yves Le Drian, et nous nous sommes mis d’accord pour travailler sur une feuille de route pour normaliser nos rapports», a indiqué jeudi M. Cavusoglu.

Le chef de la diplomatie turque a par ailleurs estimé que la relation de son pays avec l’ensemble de l’UE pourrait bénéficier d’une «meilleure atmosphère» depuis le dernier sommet européen de décembre, lorsque les 27 ont décidé d’adopter des sanctions ciblées contre la Turquie pour ses activités en Méditerranée orientale.

Ouïgours : le scandaleux accord entre la Chine et la Turquie

Ouïgours : le scandaleux accord entre la Chine et la Turquie

La Chine a annoncé samedi 26 décembre la ratification d’un traité d’extradition avec la Turquie : un texte que Pékin veut notamment utiliser pour accélérer le retour de certains Ouïgours soupçonnés de « terrorisme » et réfugiés en Turquie.

Selon des experts étrangers, les autorités chinoises ont interné au moins un million de personnes – ouïgoures notamment – dans des « camps ». Pékin parle de « centres de formation professionnelle », destinés à aider la population à trouver un emploi et, ainsi, à l’éloigner de l’extrémisme. S’estimant victimes de persécution, de nombreux Ouïgours ont fui en Turquie.

 « Le comité permanent de l’Assemblée nationale populaire a ratifié » le « traité d’extradition » sino-turc, a annoncé dans un court communiqué le parlement chinois.

Le texte prévoit toutefois plusieurs motifs de refus. C’est notamment le cas si l’Etat auquel est soumise la demande d’extradition l’estime liée à un « crime politique », si la personne visée est l’un de ses citoyens, ou encore si cette dernière bénéficie du droit d’asile.

« Ce traité d’extradition va provoquer la panique parmi les Ouïgours ayant fui la Chine et n’ayant pas encore la citoyenneté turque », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Dilxat Raxit, porte-parole du Congrès mondial ouïgour, organisation d’exilés siégeant en Allemagne. « Nous appelons le gouvernement turc […] à empêcher que ce traité devienne un instrument de persécution », a-t-il ajouté, assurant que Pékin exerçait une pression économique sur la Turquie afin qu’elle ratifie le traité.

 

Une alliance entre industrie et cultivateurs pour capturer le carbone

Une alliance entre industrie  et cultivateurs pour capturer le carbone

 

Un article du Wall Street Journal explique comment les grandes sociétés industrielles s’associent au cultivateur tenter de capturer le carbone. Une stratégie discutée par des écologistes.

 

Les agriculteurs américains gagnent leur vie en cultivant leurs terres chaque année. Aujourd’hui, certains d’entre eux sont payés pour replacer quelque chose dans leurs champs : du carbone.

De grands groupes agricoles comme Bayer, Nutrien et Cargill s’associent à des start-up pour encourager les cultivateurs à adopter des pratiques favorables au climat et développer des marchés du carbone portés par l’agriculture. Ces efforts permettraient aux distributeurs, aux fabricants agroalimentaires et à d’autres de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en payant les agriculteurs pour la capacité de leurs champs à retirer du dioxyde de carbone de l’atmosphère et le capturer dans les sols.

En vertu de ce concept, les étendues de terres cultivables du Midwest américain accompliraient une deuxième mission en servant de déversoir à carbone. Le processus de photosynthèse des plantes retire le dioxyde de carbone de l’air, le combine à l’eau et à la lumière pour produire de l’énergie et finit par intégrer le carbone à la terre par les racines des plantes, tout en libérant de l’oxygène dans l’atmosphère. Si la terre est laissée au repos, elle peut conserver le carbone converti pendant des années.

Les groupes agricoles, longtemps considérés comme les ennemis de l’environnement, peuvent mettre l’ampleur de l’agriculture moderne au service d’une éventuelle solution climatique. De leur côté, après une demi-décennie de maigres prix des cultures, les agriculteurs peuvent envisager une nouvelle source de revenus potentielle moins dépendante de la météo et des marchés des matières premières agricoles. L’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) estime que le secteur agricole produit 10 % des émissions de gaz à effet de serre.

 

L’administration du président-élu Joe Biden prévoit également de poursuivre le concept. Joe Biden a déclaré au cours du mois que, sous son administration, le département de l’Agriculture (USDA) orienterait des paiements fédéraux vers les agriculteurs utilisant leurs champs pour capturer davantage de carbone.

Les Etats-Unis n’obligent pas les entreprises à compenser leurs émissions de gaz à effet de serre, que ce soit en achetant des crédits aux agriculteurs ou par d’autres moyens. Toutefois, certaines entreprises indiquent qu’elles cherchent de leur propre chef des moyens de réduire ou d’éliminer leur empreinte carbone en vue d’attirer consommateurs et investisseurs soucieux de l’environnement et d’avancer dans les objectifs de leur groupe.

En septembre, alors que d’autres agriculteurs en Iowa labouraient leurs champs après la récolte pour lutter contre les mauvaises herbes, Kelly Garrett se préparait à planter de nouveau. Le blé et le seigle qu’il a semés sur sa ferme près de Denison, dans l’Iowa, ne seront pas récoltés et vendus. Selon lui, laisser ses champs couverts de plants en hiver maintient la richesse du sol et stimule la quantité de dioxyde de carbone que ses champs peuvent retirer de l’atmosphère. Au printemps, il plante ses cultures habituelles dans les résidus.

Cette pratique a également le mérite d’arrondir ses fins de mois. Début novembre, Kelly Garrett a posé dans l’un de ses champs de maïs avec un chèque géant de 75 000 dollars, produit de la vente de 5 000 crédits carbones générés par sa ferme dans le cadre d’un programme développé par les start-up agricoles Nori LLC et Locus Agricultural Solutions.

« Il y a beaucoup d’argent à gagner pour les agriculteurs », a observé Kelly Garrett, qui a adopté ces pratiques de stockage du carbone sur sa ferme il y a plusieurs années pour contribuer à la richesse de ses sols.

L’acquéreur de la cagnotte de crédits carbone constituée par Kelly Garrett était Shopify. Cette plateforme d’e-commerce utilise les réductions d’émission produites par la ferme pour compenser en partie les émissions de carbone des bateaux, avions et camions transportant des marchandises vendues par la plateforme Shopify pendant le week-end du Black Friday/Cyber Monday du 27 au 30 novembre.

Le système de paiement Shop Pay de Shopify compense automatiquement les émissions associées à ces achats. Stacy Kauk, directrice du Fonds Shopify pour la durabilité, note que cette méthode associée à d’autres efforts a contribué à attirer plus de 60 millions d’utilisateurs. « Les clients votent avec leur porte-monnaie et soutiennent les entreprises conformes à leurs valeurs », a-t-elle expliqué.

Certains groupes agricoles, dont Bayer et Nutrien ainsi que des start-up telles que Nori et Indigo Ag, souhaitent devenir des intermédiaires du carbone, en offrant des produits et services pour développer des plateformes d’achat et de vente de crédits générés par des agriculteurs. D’autres acteurs, comme Cargill, Corteva Inc. et Archer Daniels Midland Co. facilitent et financent les efforts des agriculteurs afin de réaffirmer les engagements climatiques de leur entreprise et de leurs clients, comme les acheteurs de céréales.

Les agriculteurs qui participent aux programmes de crédit carbone perçoivent généralement de 7 à 40 dollars par acre (environ 0,4 ha NDLR), en fonction de leurs pratiques. Les entreprises précisent que ces pratiques peuvent être vérifiées via des données transmises par des tracteurs à des systèmes de gestion de ferme en ligne et en surveillant les champs à l’aide de satellites et de tests des sols. Un cultivateur de maïs de l’Iowa devrait généralement gagner de 49 à 246 dollars par acre cette année et enregistrer un résultat s’inscrivant entre une perte de 28 dollars et un bénéfice de 172 dollars pour le soja, selon les analyses de l’Université de l’Iowa.

« La seule façon dont ça peut fonctionner, c’est si les agriculteurs ont la possibilité de gagner un vrai revenu », a commenté Emma Fuller, directrice de la durabilité pour Granular, la division science des données de Corteva, qui aide à la gestion des données sur le carbone des agriculteurs.

Certains acteurs hésitent à investir lourdement dans des modèles scientifiques encore nouveaux pour la mesure des réductions de carbone liées à l’agriculture, craignant que les calculs puissent à terme se révéler faux. Malgré la belle dynamique dans la ceinture agricole américaine, certains groupes environnementaux restent méfiants.

Jim Walsh, analyste politique énergétique senior pour Food and Water Watch, a noté que les entreprises polluantes pourraient utiliser l’achat de crédit carbone pour éviter de devoir adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Craig Cox, vice-président senior de l’agriculture et des ressources naturelles pour Environmental Working Group, a estimé que convertir de manière permanente les terres en arbres et herbes naturelles constituait un moyen plus sûr de capturer le carbone, puisque les pratiques écoresponsables des agriculteurs pourraient être facilement réduites à néant en cas de changement de propriétaire d’un champ.

« Si les pratiques disparaissent, les crédits sont-ils remboursés ? », s’est interrogé Craig Cox. Les registres de crédit carbone exigent généralement des engagements de maintien des pratiques de capture du carbone de la part des agriculteurs et des propriétaires terriens, et peuvent inclure des périodes de surveillance, ont répondu les responsables des entreprises.

Kelly Garrett, l’agriculteur d’Iowa, a indiqué avoir généré 22 745 crédits carbone en vérifiant via Locus et Nori ses pratiques des cinq dernières années, comme la conservation de l’eau d’arrosage, l’épandage de fumier en guise d’engrais et l’abandon du labour. Il s’est déclaré engagé à maintenir les pratiques de capture du carbone, car elles améliorent suffisamment la qualité de son sol et de ses récoltes pour être rentables même sans les paiements des crédits carbone. Il a affirmé qu’il pensait que le changement climatique provoquait une météo plus volatile, à l’image du derecho qui a attaqué une partie de ses champs de maïs l’été dernier.

Les produits de la vente de crédit carbone à Shopify ont aidé Kelly Garrett à compenser son achat cet automne de 160 acres de terres agricoles, a-t-il ajouté, et un autre acheteur est prêt à acquérir le reste.

« Si nous vendons tous les crédits, cela paiera un tiers de la ferme », a conclu Kelly Garrett.

Traduit par Astrid Mélite et paru dans la Tribune

 

Une sulfureuse rencontre entre un conseiller de Macron et Marion Maréchal-Le Pen

Une sulfureuse rencontre  entre un conseiller de Macron et Marion Maréchal-Le Pen

On se demande bien quel était  la finalité politique de la rencontre entre Bruno Roger-Petit, conseiller du chef de l’État et Marion Maréchal Le Pen. Un déjeuner,-organisé à l’initiative du conseiller de l’Élysée,-qui sent un peu la tambouille politique. Cela d’autant plus que Marion Maréchal Le Pen représente effectivement un courant mais pour l’instant sans parti et sans intention de se présenter en 2022. Par contre elle peut nuire à Marine Le Pen.

La nouvelle de leur rencontre a aussitôt suscité de nombreuses réactions.

«Bruno Roger-Petit est passé par un ami pour me proposer de me rencontrer», explique au Monde l’ex-députée du Vaucluse, qui se dit intriguée par cette entrevue. «J’ai accepté : je ne refuse jamais de discuter par principe. Surtout que j’étais assez curieuse de connaître celui qui s’amusait à me traiter de nazie toutes les deux semaines quand j’étais députée», ajoute Marion Maréchal-Le Pen.

 

Également contacté, Bruno Roger-Petit n’a pas nié avoir rencontré Marion Maréchal, mais souligne que ce rendez-vous n’a eu lieu qu’«à titre personnel» : «Je voulais savoir ce qu’elle avait à dire et si elle était en résonance avec l’état de l’opinion – ce qui n’est pas le cas. J’ai dû constater que nous étions en désaccord», a précisé le conseiller. On a de la peine à croire qu’il ne le savait pas avant !

 «Il y a des gens qu’on ne  »sonde » pas  »à titre personnel », on les combat à titre collectif. Marion Maréchal et toute sa clique en font clairement partie» a par exemple réagi Astrid Panosyan, co-fondatrice du mouvement En Marche! sur Twitter.

 

 «Le prétendu  »nouveau » monde est en train de basculer vers du très très rance» s’est émue Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture de François Hollande.

Automobile : un mariage raté entre Tesla et Apple Apple par le passé pour revendre Tesla

Automobile : un mariage raté entre Tesla et Apple  pour revendre Tesla

Elon Musk, le médiatique patron de Tesla, qui vise être le premier constructeur d’automobiles électriques a avoué qu’il avait prit contact avec Apple pour constituer un grand groupe international.

“Le patron d’Apple refusé de me rencontrer”, a ajouté le milliardaire de la Silicon Valley sur une chaîne de tweets évoquant notamment les informations de Reuters concernant les ambitions d’Apple en matière de véhicules autonomes et électriques.

L’action Tesla a intégré lundi l’indice S&P 500 de la Bourse de New York. Elle a pris plus de 700% depuis le début d’année.Jadis malmenée, la start-up fondée par Elon Musk pèse désormais quelque 600 milliards de dollars (493 milliards d’euros) en Bourse.

Symbole de l’innovation technologique et du virage vers les véhicules électriques pour certains, Tesla est pour d’autres une “bulle” financière sur le point d’éclater, sa valorisation ne reflétant en rien des ventes et un potentiel de production considérablement inférieurs à ceux des grands constructeurs traditionnels.

Haine en ligne : opposition entre l’Europe et la France

Haine en ligne : opposition entre l’Europe et la France

Giuseppe de Martino, entrepreneur de l’Internet, souligne dans une tribune au « Monde » l’inutilité d’introduire des dispositions sur les contenus en ligne dans la loi contre le « séparatisme », alors que la législation européenne sur le sujet doit être annoncée le 15 décembre.

Tribune.

 

Le mercredi 9 décembre, le projet de loi « confortant les principes républicains » présenté en conseil des ministres devrait être l’occasion de voir revenir la proposition de loi de la députée LRM Laetitia Avia contre la haine en ligne, déjà abondamment discutée au cours de l’été. La solution proposée était de frapper d’une amende pouvant dépasser le million d’euros par contenu les réseaux sociaux qui n’auraient pas retiré un contenu illicite sous vingt-quatre heures.

Or, six jours plus tard, le 15 décembre, la Commission européenne, et en particulier la vice-présidente, Margrethe Vestager, et le commissaire français Thierry Breton, présenteront le tant attendu projet de nouvelle réglementation applicable aux divers acteurs de l’Internet : le Digital Services Act (DSA). En préparation depuis de nombreuses années, nourri par plusieurs consultations publiques et des dizaines de milliers de pages de contributions, ce texte veut mettre à jour une vieille directive européenne adoptée en 2000 et destinée à favoriser l’essor du commerce électronique.

 

Même si les contours exacts ne sont pas encore connus, le projet européen envisage d’aborder la question de la lutte contre la haine en ligne d’une manière beaucoup plus innovante. Car à Bruxelles, l’approche se veut différente. Il s’agirait de confier à un régulateur national, comme le Conseil supérieur de l’audiovisuel, la possibilité d’étudier les pratiques et délais de modération des plates-formes ; une approche beaucoup plus pertinente. Cette solution permettrait d’envisager de sanctionner durement les plates-formes qui ne s’engagent pas suffisamment contre les contenus haineux. 

L’approche française n’était à l’évidence ni adaptée, ni nécessaire, et surtout totalement disproportionnée au regard du but poursuivi. C’est d’ailleurs ce qu’a relevé le Conseil constitutionnel dans sa décision fracassante du 18 juin 2020 censurant la quasi-totalité des articles. Une première sous la Ve République.

La liberté d’expression menacée

Ce texte faisait courir un risque considérable en matière de liberté d’expression en incitant les plates-formes à procéder à une suppression préventive de tous les propos qui leur auraient été signalés, par crainte de devoir payer ces montants exorbitants pour défaut de retrait. Il est particulièrement regrettable qu’il ait fallu deux ans de discussions et une sanction constitutionnelle pour s’en rendre compte.

Affrontements entre Macron et la convention citoyenne sur le climat

Affrontements entre Macron et la convention citoyenne sur le climat

 

Dans une interview au JDD INTERVIEW, le réalisateur Cyril Dion  répond avec vigueur aux critiques qu’ avait formulées  Macron à son égard. Lors de son entretien avec Brut, Emmanuel Macron s’en est pris au réalisateur Cyril Dion, qui lui avait soufflé l’idée de la Convention citoyenne pour le climat et qui a lancé une pétition pour la « sauver ». « 

Le Président s’est dit « très en colère » contre « ces activistes qui [l'ont] aidé au début » et qui émettent aujourd’hui des critiques. « C’est la solution des fainéants le ‘à prendre ou à laisser et si vous ne prenez pas, c’est nul », a-t-il lancé, exaspéré. « J’étais étonné de voir qu’il perde son sang-froid, commente l’intéressé. Ça montre que ça le touche qu’on le rappelle à ses engagements, qu’on lui dise qu’il n’a pas tenu sa parole. » Le réalisateur a lancé une pétition pour « sauver la Convention citoyenne », qui compte déjà plus de 320.000 signatures. Son objectif? « Obtenir la loi climat la plus ambitieuse possible. »

 

En juin 2019, Cyril Dion avait refusé l’ordre du mérite pour protester contre les violences policières. Six mois plus tard, il indiquait au JDD ne plus avoir de contact avec le Président. Depuis, les deux hommes avaient très brièvement échangé en juin dernier, lors de la réception des 150 tirés au sort dans les jardins de l’Elysée. Cyril Dion répond aux propos de Macron dans le JDD :

 

Qu’avez-vous pensé des propos vous concernant tenus par Emmanuel Macron?
J’étais étonné de voir qu’il perde son sang-froid. Ça montre que ça le touche qu’on le rappelle à ses engagements, qu’on lui dise qu’il n’a pas tenu sa parole. Ce qu’on fait avec la Convention citoyenne a l’air de compter pour lui. Mais il est de mauvaise foi. Personne ne l’a obligé à prendre les engagements qu’il a pris, personne ne l’a obligé au « sans filtre ». Il fallait bien que ça veuille dire quelque chose…

On lui demande quelque chose de simple : tenir sa parole

Et être qualifié « d’activiste »?
Activiste, ce n’est pas une insulte. Si les gouvernements faisaient leur travail depuis quarante ans sur le changement climatique, on n’aurait pas besoin d’être activiste. Le 20 janvier, Macron a expliqué aux 150 citoyens qu’il appliquerait le « sans filtre » s’ils faisaient des propositions de loi assez précises. Le 29 juin, il leur a dit qu’il prenait toutes les propositions, à l’exception de trois jokers. Mais depuis, des mesures ont été rejetées, le moratoire sur la 5G par exemple, d’autres propositions ont été modifiées avant d’être transmises au Parlement, comme le malus sur les véhicules les plus polluants. C’est un peu facile aujourd’hui de dire qu’il n’a pas de leçon à recevoir. On lui demande quelque chose de simple : tenir sa parole.

Avec votre pétition – plus de 320.000 signataires samedi – et vos prises de parole, quel est votre objectif?
Mon objectif est d’obtenir le projet de loi Climat le plus abouti possible. Si je faisais tout ça pour qu’on s’intéresse à moi et jouer à l’activiste, c’est-à-dire critiquer, ne jamais être constructif, être dans le pointage de doigt, j’attendrais la fin et à la fin, je dirais que c’est nul et qu’il n’a pas respecté sa parole. Mais c’est maintenant que je me mobilise au moment où les arbitrages sont pris sur la loi climat. Mon but est qu’elle soit la plus ambitieuse possible.

S’agit-il aussi de défendre le travail des citoyens?
Oui, car ce processus fait avancer la cause climatique et montre aussi que les assemblées citoyennes fonctionnent. Elles permettent de produire de la décision publique. C’est donc une voie que peuvent emprunter tous les gouvernements pour prendre des décisions qu’ils n’arrivent pas à prendre pour enrayer le dérèglement du climat. Alors quand j’entends Macron dire que ce qu’on fait, c’est la solution des fainéants, c’est vraiment des absurdités.

Mais n’y a-t-il pas une forme de naïveté de votre part d’avoir cru au « sans filtre », ou de stratégie en faisant semblant d’y croire?
Certes, toutes les propositions n’étaient pas formulées de façon à pouvoir être « sans filtrable ». On a toujours été d’accord pour sans filtrer les sans filtrable. Les autres pouvaient faire l’objet d’un travail. Mais par exemple, le malus sur les voitures les plus polluantes, c’était sans filtrable! Quand on relève le poids de 1,4 à 1,8 tonnes et que ça réduit le nombre de voitures concernées par le malus, qu’on ne vienne pas me dire que ça relève de la compétence technique des ministères! C’est clairement l’intérêt de l’industrie automobile. Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Si le ministère de la Transition écologique faisait un travail technique pour améliorer la rédaction des propositions des citoyens, en respectant leur ambition, on ne serait pas en train de faire des pétitions! Je suis prêt à travailler avec un gouvernement avec lequel je ne partage pas tout un tas d’options – par exemple les violences policières me révoltent – mais il faut un peu de bonne foi et d’honnêteté de leur côté.

Le texte est attendu en mars à l’Assemblée, faites-vous confiance aux députés pour l’améliorer?
J’ai envie de leur faire confiance. Parmi eux, il y en a plein qui ont vraiment envie que l’écologie avance. La difficulté en France, est que le Parlement n’a pas les moyens d’instruire de façon aussi précise que le gouvernement les propositions de la Convention citoyenne. C’est pour ça que le « sans filtre » n’est pas appliqué. Le rôle du Parlement dans la Ve République est faible. Mais si les députés peuvent améliorer le débat, je dis chiche!

Si on aboutit à un projet de loi climat vraiment ambitieux qui répond aux objectifs fixés par les Accords de Paris, je serai le premier à applaudir

Même si toutes les propositions ne sont pas reprises, ce sera le texte le plus important du quinquennat sur l’écologie. N’est-ce pas déjà une avancée?
Contrairement à ce que Macron affirme, personne n’a dit que les propositions étaient à prendre ou à laisser. Personne ne dit « si vous ne prenez pas tout, c’est nul ». Si on aboutit à un projet de loi climat vraiment ambitieux qui répond aux objectifs fixés par les Accords de Paris, je serai le premier à applaudir. Mais vous voyez bien : le mandat des citoyens était de réduire les objectifs d’émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, l’Union européenne va rehausser son objectif entre 50 et 55%, la Grande-Bretagne vient d’annoncer qu’elle fixait – 68% ; donc réduire la portée des propositions de la Convention, malheureusement, ça va nous emmener à une réduction de 20% au mieux des émissions. Or, pour être dans les clous des Accords de Paris, la France devrait réduire de 60 ou 65% ses émissions. La vraie question est là, ce n’est pas seulement une question politique : est-on à la hauteur du problème qui se pose à nous et qui est un problème d’urgence vitale pour les générations futures?

De nouvelles relations entre l’union économique et les États-Unis ?

De nouvelles relations entre l’union économique et les États-Unis ?

 

 Depuis lundi,  les 27 représentants des pays qui composent l’Union économique ont engagé une réflexion stratégique sur les champs qui permettraient d’améliorer de façon significative les relations avec les États-Unis. Pour faciliter les futures discussions, on a choisi un champ restreint de thèmes sur lesquels les accords pourraient aboutir. Restera pour plus tard la complexe question des échanges commerciaux et des droits de douane où subsistent de nombreux conflits (aéronautique, produits agricoles, vins, Gafa etc.).

Cinq grands domaines d’action seront ainsi à l’étude : la santé, notamment la lutte contre la pandémie de COVID-19, la relance économique, la lutte contre le changement climatique, la promotion de la paix et de la sécurité, ainsi que la défense de valeurs communes, dont l’attachement aux règles multilatérales.

Il s’agit, selon les responsables, des domaines qui offrent le plus de possibilités de coopération avec le président élu Joe Biden, après quatre années difficiles avec Trump.

Les dirigeants européens devraient discuter de la future relation transatlantique lors du prochain sommet européen organisé les 10 et 11 décembre.

Charles Michel, le président du Conseil européen, a invité Joe Biden à un sommet en présentiel organisé au cours du premier semestre 2021, et à un sommet virtuel, probablement peu après sa prise de fonction.

Réforme Retraites: opposition entre Borne et Lemaire

Réforme Retraites: opposition entre Borne et Lemaire

 

L’opposition entre Lemaire et Borne est nette. Le ministre de l’économie veut profiter de la réforme des retraites  pour rembourser une partie de la dette du Coronavirus.

À l’inverse la ministre du travail estime que «la priorité absolue, c’est de sortir la crise sanitaire économique» finalement les deux positions classiques qui s’affrontent entre ce qui veulent une réforme de nature paramétrique c’est-à-dire de réduction des coûts pour rapprocher les dépenses des recettes et ceux qui veulent limiter pour l’instant la réforme à une évolution systémique de nature universelle passant notamment par le nouveau système à points.

De toute manière, en l’état de la conjoncture et de l’opinion ce débat paraît assez suranné et obsolète. On voit mal le pouvoir créer un nouveau foyer d’opposition non seulement entre la majorité et  l’opposition mais aussi à l’intérieur de la majorité. Une reprise des discussions sur ce sujet devrait en effet s’étaler sur des mois presque jusqu’aux élections présidentielles de 2022.

Police «entre laxisme et abus»

Police «entre laxisme et abus»

Le maire de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) estime qu’il y a un manque de permanence dans la doctrine policière où alterne laxisme et abus ‘(interview dans le Figaro)

 

 

- Les Français ont tour à tour vu les images d’un producteur de musique passé à tabac par des policiers et d’un CRS sauvagement roué de coups par des émeutiers alors qu’il était à terre, samedi soir, lors d’une manifestation à Paris. S’agissant de la première affaire (la «bavure» commise par des policiers), s’agit-il d’un cas isolé ou est-ce symptomatique d’un malaise plus profond?

 

 

Xavier LEMOINE. - Le nombre de blessés graves parmi les policiers samedi soir à Paris rappelle l’extrême violence qu’ils doivent affronter lors de certaines manifestations.

Quant à l’agression d’un producteur de musique par des policiers, à ce jour, au regard des éléments connus, les images révélées ne peuvent qu’emporter la plus totale réprobation. Les autorités n’ont rien apporté comme fait tangible qui puisse remettre en perspective cet événement et en nuancer l’appréciation voire le jugement.

Les leçons à tirer de cette affaire me semblent devoir aller au-delà de la probable sanction des quatre policiers.

Le maire de Montfermeil réclame une plus grande permanence dans la définition de la stratégie policière

Après Brexit : accord entre le Royaume-Uni et le Canada

Après Brexit  : accord entre le Royaume-Uni et le Canada

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Un accord pour le cas où ! Mais un accord provisoire de simple continuité des échanges commerciaux avec le Canada dans l’hypothèse d’absence d’accord avec l’union européenne. Londres est engagé dans la négociation de plusieurs accords commerciaux de “continuité” comme celui qui vient d’être passé avec le Canada, l’idée étant de ne pas trop perturber les échanges commerciaux une fois le divorce avec l’Union européenne réellement en vigueur, le 31 décembre prochain. Un accord plus approfondi sera ensuite négocié avec le Canada

Formellement, le Royaume-Uni a quitté l’UE le 31 janvier dernier mais est alors entré dans une période de transition durant laquelle il reste soumis aux règles européennes, et donc aux accords commerciaux négociés par la Commission européenne au nom des Etats membres de l’UE. Cette période transitoire s’achève à la fin de l’année.

“Nous espérons conclure un nouvel accord plus ambitieux l’année prochaine avec l’objectif de créer davantage de possibilités pour les entreprises et d’améliorer l’existence des habitants de notre pays.”

Le choix entre légalité et liberté ?

Le choix entre légalité et  liberté ?

Dominique Schnapper , sociologue et politologue,  pose la problématique de l’équilibre entre l’égalité et la liberté « Sans doute une majorité (55 %) déclare que le « libéralisme » « évoque pour eux quelque chose qu’ils aiment », mais loin derrière ce qu’assure l’Etat providence, à savoir la protection (91 %), la solidarité (91 %), le travail (89 %). En même temps, ils plébiscitent la France, l’initiative et la responsabilisation (92 %) » (sondage Ifop pour l’Opinion et la Fondation Concorde)

 

chronique

 

 

Valeurs, rôle de l’Etat, poids du secteur public, politiques sociales, libertés, fiscalité… L’Opinion publie la cinquième édition de son sondage exclusif sur les Français et le libéralisme. Des personnalités le commentent.

Les deux principes qui organisent les sociétés démocratiques, la liberté et l’égalité de tous les citoyens, ne sont pas spontanément en accord. S’ils étaient appliqués à l’extrême, ils seraient même contradictoires. La liberté – ou, concrètement les droits-libertés – implique l’abstention de l’Etat dans la vie des individus. Les droits-créances (droit au travail, droit à la protection, droit à l’éducation etc.), qui s’efforcent d’établir l’égalité entre les citoyens imposent en revanche une intervention de l’Etat dans l’économie et plus généralement dans l’ensemble de la vie collective.

 

Les démocraties de l’Europe occidentale depuis l’instauration de l’Etat de redistribution sociale (ou « Etat providence ») s’efforcent de conjuguer l’essentiel des libertés publiques avec la protection des individus qui permet sinon d’établir l’égalité entre tous leurs membres, de compenser les inégalités trop fortes et d’assurer à tous une condition sociale décente.

Reste que, selon leur histoire et leur culture politique, les démocraties européennes privilégient plutôt la liberté ou plutôt l’égalité. Depuis Tocqueville, on constate que les Français ont une aspiration plus forte pour l’égalité que pour la liberté. Ce sondage récent confirme et nuance cette analyse traditionnelle.

Responsabilisation. Sans doute une majorité (55 %) d’entre eux déclare que le « libéralisme » « évoque pour eux quelque chose qu’ils aiment », mais loin derrière ce qu’assure l’Etat providence, à savoir la protection (91 %), la solidarité (91 %), le travail (89 %). En même temps, ils plébiscitent la France, l’initiative et la responsabilisation (92 %). D’autres résultats suggèrent que la faveur donnée au libéralisme concerne le libéralisme politique et non économique puisqu’ils sont beaucoup moins nombreux à déclarer que les GAFA (24 %), le capitalisme (28 %), la mondialisation (34 %) et les privatisations (35 %) évoquent pour eux « quelque chose qu’ils aiment ».

L’autre résultat à noter est l’attachement plus grand des jeunes à l’égalité que donne la protection – ce qui au premier abord peut paraître paradoxal puisque les plus âgés ont besoin de plus de « protection ». Il est toujours difficile de distinguer dans les réponses ce qui est lié à l’âge et ce qui tient à la génération. Je fais l’hypothèse de l’effet de génération car les jeunes d’aujourd’hui sont nés à la conscience politique en luttant contre les inégalités dans une société libre, alors que les plus âges gardent présent le souvenir des sociétés autoritaires ou totalitaires. On peut d’autant plus le penser que la préférence donnée à la liberté sur l’égalité s’affaiblit au cours du temps, 42 %/29% en 1999 et 41 %/39% en 2020, à l’exception de l’année 2015 par suite de l’effet « Charlie ». Autre effet qui s’inscrit dans la continuité, les variations selon les opinions politiques continuent à être significatives. Plus on est de gauche, plus l’égalité est préférée à la liberté.

Libéralisme politique moins prégnant, sentiment ambigu mais réticent à l’égard du capitalisme, attachement de la gauche à l’égalité : constances et évolution de l’opinion publique.

Dominique Schnapper est sociologue et politologue, auteure avec Alain Schnapper de Puissante et fragile, l’entreprise en démocratie (Odile Jacob, 2020).

Sondage exclusif

Enquête Ifop réalisée par questionnaire auto-administré en ligne, du 13 au 14 octobre 2020, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon de 1 032 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Islamisme : Macron reconnaît les liens entre immigration clandestine et terrorisme

Islamisme : Macron reconnaît les  liens entre immigration clandestine et terrorisme

 

Enfin sans doute conscient que l’opinion publique ne tolère plus le laxisme en matière de terrorisme et d’islamisme, Macron commence à faire de cette question une priorité alors que depuis trois ans il l’avait ignorée. Macron a sans doute pris connaissance de ce sondage terrible pour lui qui montre que 80 à 90 % de l’opinion souhaitent l’expulsion des étrangers lorsqu’ils sont fichés et la déchéance de nationalité pour les binationaux délinquants.

Le problème c’est que Macron délocalise la problématique au plan européen. Certes le problème de Schengen mérite d’être sérieusement revu mais en attendant le pays doit être en capacité de contrôler ces flux migratoires surtout lorsqu’elles sont liées à l’islamisme. Macron est très attendu vis-à-vis de ses orientations relevant de la responsabilité nationale. Il ne pourra sous-traiter totalement la question migratoire et la sécurité des frontières à l’Europe

Macron  a dit souhaiter la création d’«un véritable Conseil de sécurité intérieur», sorte de Conseil commun des ministres de l’Intérieur, inspiré de ce qui existe déjà pour entre leurs collègues de l’Économie et des Finances. Si elle voit le jour, cette instance devra permettre de fluidifier et mieux coordonner leurs actions des Vingt-Sept.

Estimant enfin que «réformer Schengen, c’est permettre la liberté en sécurité », le président de la République s’est dit aussi déterminé à «partager» son ambition «avec l’ensemble de (ses) collègues» européens dans les prochains jours, «pour pouvoir avancer» rapidement «en la matière». «Les opinions publiques des États confrontés à la menace terroriste ne pourront longtemps accepter le maintien de nos frontières ouvertes si nous ne réformons pas en profondeur l’espace Schengen», a-t-il conclu.

Islamisme : Macron se réveille à propos des liens entre immigration clandestine et terrorisme

Islamisme : Macron se réveille à propos des liens entre immigration clandestine et terrorisme

 

Enfin sans doute conscient que l’opinion publique ne tolère plus le laxisme en matière de terrorisme et d’islamisme, Macron commence à faire de cette question une priorité alors que depuis trois ans il l’avait ignorée. Macron a sans doute pris connaissance de ce sondage terrible pour lui qui montre que 80 à 90 % de l’opinion souhaitent l’expulsion des étrangers lorsqu’ils sont fichés et la déchéance de nationalité pour les binationaux délinquants.

Le problème c’est que Macon délocalise la problématique au plan européen. Certes le problème de Schengen mérite d’être sérieusement revu mais en attendant le pays doit être en capacité de contrôler ces flux migratoires surtout lorsqu’elles sont liées à l’islamisme. Macron est très attendu vis-à-vis de ses orientations relevant de la responsabilité nationale. Il ne pourra sous-traiter totalement la question migratoire et la sécurité des frontières à l’Europe

Macron  a dit souhaiter la création d’«un véritable Conseil de sécurité intérieur», sorte de Conseil commun des ministres de l’Intérieur, inspiré de ce qui existe déjà pour entre leurs collègues de l’Économie et des Finances. Si elle voit le jour, cette instance devra permettre de fluidifier et mieux coordonner leurs actions des Vingt-Sept.

Estimant enfin que «réformer Schengen, c’est permettre la liberté en sécurité », le président de la République s’est dit aussi déterminé à «partager» son ambition «avec l’ensemble de (ses) collègues» européens dans les prochains jours, «pour pouvoir avancer» rapidement «en la matière». «Les opinions publiques des États confrontés à la menace terroriste ne pourront longtemps accepter le maintien de nos frontières ouvertes si nous ne réformons pas en profondeur l’espace Schengen», a-t-il conclu.

Crise : les Français entre résilience et dépression (Brice Teinturier, IPSOS)

Crise : les Français entre résilience et dépression (Brice Teinturier, IPSOS)

Brice Teinturier est directeur général délégué d’Ipsos en France et auteur de Plus rien à faire, plus rien à foutre (Robert Laffont) explique pourquoi les Français sont partagés entre résilience et dépression dans l’Opinion.

Où en sont les Français par rapport à la crise sanitaire ?

Depuis début octobre, l’inquiétude des Français n’a cessé de remonter par rapport à l’épidémie. Nous sommes revenus à un niveau comparable à celui de mars-avril. Après avoir pensé que la Covid était derrière elle, l’opinion a compris que le virus serait là dans la durée. Dure désillusion… Marseille a été un moment important de prise de conscience mais c’est surtout l’augmentation de la circulation du virus et la progressive mise en tension du système hospitalier qui ont réactivé la peur. L’inquiétude grandissante des Français a fait parallèlement et logiquement remonter leur demande de protection sanitaire, d’où un soutien immédiat et relativement fort au couvre-feu (70 % de favorables). Elle vient se greffer sur une autre peur, présente dès le début de l’épidémie et du premier confinement, celle des conséquences économiques induites par la pandémie. Les mécanismes de protection mis en place par le gouvernement avaient permis d’atténuer cette crainte mais en septembre, elle était bien là et s’établissait même à un niveau supérieur à la crainte sanitaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, les deux étant quasiment au même niveau.

Jusqu’où les Français sont-ils prêts à accepter de nouvelles contraintes ?

La montée de l’inquiétude facilite leur degré d’acceptation. On l’a constaté lors du premier confinement. La peur pour soi-même et ses proches de contracter le virus, l’incertitude sur ses formes de diffusion, l’absence de vaccin et de traitements efficaces, les images de saturation des services hospitaliers ont joué à plein. Les mêmes causes pourraient donc produire sensiblement les mêmes effets. Mais je pense qu’il y aura néanmoins des différences. D’abord, parce que c’est une seconde vague et que la lassitude de la population est plus forte qu’en mars-avril. Ensuite parce qu’on connaît mieux ce virus et que l’on sait notamment qu’il tue beaucoup moins les jeunes. De fait, les 18-35 ans sont ceux qui, déjà, acceptaient le moins la fermeture des bars à 22 heures lorsqu’elle a été instaurée dans certaines villes, puis la mise en place du couvre-feu. On peut donc s’attendre à des réticences plus fortes que ce que l’on avait auparavant dans certains segments de la population. Sans parler des professions, telles que les indépendants, les commerçants, les restaurateurs, le monde du spectacle, qui anticipent rien de moins que leur disparition malgré les mécanismes de protection mis en place.

Jusqu’où cette deuxième vague et ses conséquences peuvent-elles accroître la défiance vis-à-vis de la parole politique ?

On imagine difficilement qu’il n’y aura pas un procès fait à l’exécutif sur le thème « qu’avez-vous fait depuis ces derniers mois ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu davantage d’anticipation ? ». C’est un réflexe quasi pavlovien en France quand quelque chose ne va pas que de se tourner vers l’Etat et il est plus facile d’accuser le pouvoir en place, quel qu’il soit, que de se questionner soi-même sur son propre comportement. Il peut par ailleurs y avoir, évidemment, des raisons légitimes de critiquer l’action conduite. Mais au-delà de cette colère à l’encontre du politique, somme toute assez classique, c’est la décrédibilisation d’autres sources d’information qui peut s’enclencher avec cette nouvelle vague. Je pense qu’une partie des Français va se dire que si on en est arrivé là, c’est que non seulement les gouvernants, mais aussi des scientifiques, des médecins, des élus locaux, des médias ont failli, que tous, à leur niveau, ont été incapables de les protéger efficacement ou de les informer correctement et que certains ont clairement raconté n’importe quoi. Cela devrait accentuer le sentiment de désarroi – qui croire ? à quoi se raccrocher ? – et fragiliser la si nécessaire cohésion de la société.

Entre résilience et grande dépression, de quel côté les Français peuvent-ils tomber ?

C’est la grande question. Quelle sera la capacité du corps social à vivre de nouveau un confinement, à faire face au choc économique qu’il peut induire et à accepter des mesures de restriction de libertés sans que le gain final ni son moment ne soient réellement perceptibles ? Aujourd’hui, ce qu’on mesure dans les enquêtes, c’est la lassitude, la résignation et la colère d’une partie des Français. C’est une des étapes de la courbe du deuil. Dans la crise que nous connaissons, il faudra les passer les unes après les autres. Un processus de deuil – et il faut bien avec la Covid faire le deuil d’une situation passée – commence par de la sidération, puis est suivi par le déni, le marchandage, la colère, l’abattement et enfin la remontée. A Marseille, nous avons eu toutes ces phases chez une partie des restaurateurs et des élus locaux : ils ont d’abord nié la réalité, puis tenté de marchander avec l’exécutif, puis il y a eu la colère – Paris contre Marseille, l’injustice… –, puis ils se sont résignés aux contraintes imposées mais dans l’abattement (ce que l’on peut tout à fait comprendre) avant d’imaginer de nouvelles façons de composer avec elles et d’élaborer de nouveaux protocoles sanitaires. Si l’on veut être efficace, il faut accepter et accompagner ces phases de deuil mais en les accélérant. Les Français sont dans une phase de colère et d’abattement et ne voient pas de perspectives d’avenir. Il faut les amener à élaborer de nouvelles solutions, à les y associer. Après la sidération, le déni, la colère et l’abattement, notre capacité individuelle et collective à rebondir vite et fort est bien la question centrale.

Quelles fractures cette seconde vague exacerbe-t-elle ?

Les fractures sociales commencent à être bien documentées : augmentation de la pauvreté, accroissement des inégalités, difficultés plus fortes encore pour certains dans l’accès à la connaissance et l’école. Mais je redoute une nouvelle fracture, cette fois-ci générationnelle. Manifestement, une partie des moins de 35 ans accepte difficilement certaines restrictions, se sent invulnérable face au virus, a envie de vivre pleinement et résiste à l’appel de la responsabilité collective. Nous n’avons pas trouvé les bons leviers à actionner auprès d’eux. Enfin, les fractures politiques resteront vives et ce d’autant plus qu’on se rapproche des échéances électorales.

Quelles sont les conséquences pour Emmanuel Macron ?

Il est actuellement à un niveau de popularité plus élevé qu’à l’entrée dans la première vague : il était dans la zone des 32 % d’opinions favorables en février-mars dans notre baromètre Ipsos-Le Point ; il est à 40 % aujourd’hui. Malgré les critiques sur la gestion de la crise, l’adhésion a donc plutôt augmenté dans son ensemble. Mais avec cette deuxième vague, il joue gros. Le procès en impréparation va être plus lourd, les conséquences économiques et sociales plus importantes. La Covid va être en surplomb de tout pour les prochains mois. Il ne faut pas négliger à quel point c’est cet évènement qui a fait basculer toute la campagne présidentielle américaine, dont on verra le résultat dans quelques jours.

Quelles peuvent être les conséquences électorales de cette crise ?

Jusqu’à présent, elle n’a renforcé ni Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon ; je dirai même au contraire. Marine Le Pen stagne, certes à un niveau élevé mais en dessous de ses records. Le vrai moteur de Marine Le Pen, c’est la supposée faillite des élites mais articulée à la question de l’immigration comme cause majeure de tous nos problèmes. C’est pour cela qu’elle reste beaucoup sur ce terrain et tente d’y revenir à chaque occasion, afin de rouvrir son espace. Mais l’immigration a peu à voir avec la Covid-19. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il est très loin des niveaux de popularité qu’il obtenait avant sa perquisition et, comme pour Marine Le Pen, les Français pensent qu’il ferait moins bien qu’Emmanuel Macron dans la gestion de la crise sanitaire. Dans un tel moment, il y a donc une prime aux dirigeants perçus comme rationnels et qui s’efforcent de prendre des décisions appuyées sur des connaissances scientifiques. Les exemples de Trump ou de Bolsonaro ont eu de l’impact et joué le rôle de contre-exemples. Mais plus la crise dure et plus ces éléments peuvent s’étioler. Selon l’ampleur des conséquences économiques et sociales de la crise et la virulence du procès en impréparation qui va être fait à l’exécutif, une nouvelle séquence peut s’ouvrir, beaucoup plus incertaine.

 

Engie–gaz de schiste américain : entre pollution et énergie verte

Engie–gaz de schiste américain : entre pollution et énergie verte

 

Le moins que l’on puisse dire ce qu’Engie qui se présente comme le champion de l’environnement fait le grand écart entre pollution et énergie renouvelable. L’entreprise vient d’être rappelée à l’ordre par l’État qui lui demande de décaler sa signature pour un contrat de gaz de schiste aux États-Unis.

“Il a été convenu au cours d’un conseil que ce projet nécessitait des approfondissements. Engie a souhaité se laisser plus de temps pour les mener”, a déclaré le groupe français, dont l’Etat possède 23,6% du capital et 33,96% des droits de vote.

La vérité c’est que le ministère de l’économie a imposé un décalage de signature compte tenu du caractère particulièrement polluant du gaz de schiste américain.

D’ailleurs Engie n’a pas souhaité dire si cette décision était la conséquence d’une intervention de Bercy et n’a pas confirmé le montant du contrat.

NextDecade a fait savoir qu’il ne fournissait aucun détail sur ses relations commerciales et que l’entreprise travaillait à des mesures visant à parvenir à la neutralité carbone à Rio Grande.

NextDecade a reporté à 2021 sa décision finale d’investissement sur Rio Grande initialement prévue cette année, les confinements dus à l’épidémie liée au nouveau coronavirus ayant réduit la demande de gaz naturel.

Le gouvernement français s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Selon la source proche du dossier, le projet “ne correspond pas à notre projet environnemental ni à notre vision environnementale”.

 

 

“Il ne s’agit pas de seulement reporter la décision mais de reconnaître les impacts climatiques et environnementaux de ce contrat, acter le refus de le signer et porter ce message-là en tant qu’actionnaire d’Engie au conseil d’administration”, a dit à Reuters Lorette Philippot, chargée de campagne aux Amis de la Terre.

Une trêve entre L’Armenie et l’Azebaïdjan

Une trêve entre L’Armenie et l’Azebaïdjan

«La République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan sont convenues d’une trêve humanitaire à partir du 18 octobre à 00H00 heure locale», a déclaré le ministère arménien des Affaires étrangères, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères confirmant dans une déclaration identique.

Dans la soirée, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est entretenu au téléphone avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais et insisté sur «la nécessité d’un respect strict» du cessez-le-feu conclu samedi dernier à Moscou, selon le ministère russe des Affaires étrangères.

Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, la Turquie soutenant l’Azerbaïdjan. L’Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, est elle dans une alliance militaire avec la Russie.

Choisir entre l’écroulement de l’économie et l’endettement excessif

Choisir entre l’écroulement de l’économie et l’endettement excessif

 

Si le plan de relance de 100 milliards d’euros annoncé par l’Etat pour faire face aux conséquences de la pandémie est bien calibré, il reflète néanmoins un pari sur l’avenir, prévient dans sa chronique au Monde l’économiste Jean Pisani-Ferry

 

Chronique. Personne n’imaginait il y a six mois que l’Etat puisse engager 100 milliards dans un programme de relance. De l’annonce qui vient d’être faite, c’est d’abord cet effort massif qu’il faut retenir : de l’ordre de quatre points de PIB, en principe sur deux ans. Le plan est à la mesure de la commotion subie par l’économie. Il est, aussi, crédible, parce qu’il s’agit essentiellement de dépenses publiques et de baisses d’impôts pérennes, financées les unes et les autres par endettement, et non pas d’un de ces affichages associant recyclage de lignes budgétaires existantes et enveloppe de prêts à des conditions voisines de celles du marché. Comme au printemps, avec la réponse économique d’urgence au choc sanitaire, le calibrage est bon.

Ce plan reflète néanmoins des choix, et ceux-ci méritent discussion. Le plus saillant est à l’évidence celui de l’investissement. Sur les 100 milliards, quelque 55 milliards lui sont directement consacrés, auxquels il faut ajouter les 20 milliards de baisse des impôts de production et les 3 milliards pour les fonds propres des entreprises, dont la finalité est la même. A l’évidence, l’exécutif est habité par une double conviction : cette crise doit être l’occasion d’engager le pays dans la transition écologique ; il faut immédiatement contrer la menace d’un affaissement économique et industriel persistant. Ces deux priorités se conjuguent d’ailleurs l’une avec l’autre à travers le choix de soutenir la décarbonisation des sites industriels et le développement des technologies vertes.

Sur ces deux points, le gouvernement a raison. En France comme ailleurs, l’irruption de la pandémie a été un révélateur des vulnérabilités de l’anthropocène. Elle a précipité la prise de conscience de ce que l’urgence climatique appelle un changement de trajectoire. Parallèlement, le choc a mis au jour la fragilité d’une économie nationale en voie de marginalisation sur ses points forts d’hier, comme l’automobile ou la pharmacie, et brutalement privée de perspectives dans des domaines d’excellence comme l’aéronautique ou le tourisme. Le risque d’une contraction de notre potentiel économique l’emporte sur celui d’un endettement public excessif.

A certains égards, le plan de relance apparaît d’ailleurs court. Trois milliards pour renforcer les fonds propres des PME, c’est peu, car les entreprises ont subi un choc très violent : selon l’Insee, leurs profits (l’excédent brut d’exploitation) ont chuté de 43 milliards au deuxième trimestre et, en dépit de coupes claires dans les investissements, leur besoin de financement a augmenté de 27 milliards. Bien sûr, elles ont largement fait usage des prêts garantis par l’Etat, ce qui leur a permis d’améliorer leur trésorerie. Mais, si les problèmes de liquidités ont été ainsi traités, les problèmes de solvabilité demeurent. Une litanie de faillites va émailler les mois à venir, avec une amplification probable au printemps, à l’échéance du prêt garanti. Pour indemniser les PME des coûts fixes encourus pendant le confinement, l’Allemagne a prévu 25 milliards. Certes, il est possible de faire à moins, en faisant participer les créanciers bancaires au sauvetage des entreprises viables, mais l’ampleur du sujet ne doit pas être sous-estimée.

Réactiver le lien entre banque centrale et Trésor public

Réactiver le lien entre banque centrale et Trésor public 

Les économistes Jean-Michel Servet et André Tiran plaident, dans une tribune au « Monde », en faveur de l’application de la « théorie monétaire moderne » pour sortir du dilemme de la dette, et dont les propositions apparaissent comme les seules qui offrent une véritable issue à la crise.

Tribune. La plupart des contributions sur la crise économique actuelle et ses issues portent sur l’affectation des moyens à tel type de dépenses et d’investissements, en particulier pour répondre à la double contrainte de permettre la transition écologique et d’assurer la survie des activités, des entreprises et de la population qui subissent de fortes pertes de revenu.

Le financement par endettement à moyen et long termes implique un pari : celui que l’injection monétaire impulsera un rebond économique qui dégagera des ressources nouvelles et, par conséquent, des capacités de prélèvements fiscaux additionnels permettant de rembourser les échéances de la dette.

Mais on peut en douter : une large partie des dépenses financées a pour but, a priori louable, de couvrir des déficits publics et privés et de réparer des dégâts environnementaux, en résumé de maintenir les capacités de croissance potentielle, mais pas de les augmenter. Pas de surcroît de recettes fiscales en vue, donc.

Par ailleurs, ce déficit financier accru n’est supportable que si les taux d’intérêt demeurent faibles, voire négatifs, et parce que de nouvelles dettes semblent pouvoir remplacer indéfiniment les anciennes. Les plus lucides des observateurs, comprenant les risques de cette situation et l’impossibilité de s’en extraire, proposent alors que les banques centrales annulent les dettes qu’elles détiennent par les avances qu’elles ont faites aux Etats ; des dettes qui ne rapportent rien pour la plupart.

 

Cette annulation affecterait le bilan des banques centrales, mais pas leurs revenus. Toute annulation de dettes détenues par un acteur public augmente la capacité du débiteur à rembourser ses dettes, et agit donc de fait dans l’intérêt d’acteurs privés. 

Les partisans de cette annulation l’assimilent à la supposée générosité d’un « don ». Ils se réfèrent même à l’anthropologue Marcel Mauss (1872-1950), mais oublient une leçon essentielle de son Essai sur le don (1923-1924). Tout don appelle sous une forme ou une autre un contre-don et, pour l’illustrer, Mauss cite un proverbe inuit selon lequel « les dons font les esclaves comme les fouets font les chiens ».

On peut imaginer les négociations qui entoureraient ces annulations, et les contreparties en termes de politique sociale, économique, commerciale, monétaire et financière qui pourraient alors être exigées dans la gestion publique : le prix risquerait d’en être une régression sociale durable suivie de troubles politiques internes et extérieurs profonds.

Turquie : pour une alliance stratégique étroite entre la Grèce et la France

Turquie : pour une  alliance stratégique étroite entre la Grèce et la France

Notis Marias, professeur des Institutions de l’Union européenne, Université de Crète-Grèce, ex-député au Parlement Européen (2014-2019) et ex-député au Parlement Grec (2012-2014) souhaite une alliance entre la Grèce et la France contre la Turquie dans la Tribune.

 

 

« Le président de la République française, Emmanuel Macron, a avec courage réitéré, lors de sa récente rencontre avec Angela Merkel à Brégançon, l’engagement de la France aux côtés des forces de la paix et de la stabilité dans la Méditerrané orientale. La Grèce et Chypre comme aussi la Libye sont des victimes du révisionnisme de l’Histoire que le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan essaie d’imposer par le chantage, la force ou la « négociation forcée ». La doctrine de M. Erdogan se base sur la révision du traité de Lausanne de 1923, proposition publiquement avancée déjà par lui-même en décembre 2017.

La France et la Grèce sont des alliées historiques dont les intérêts en termes de sécurité régionale convergent tout autant plus dans la conjoncture actuelle. Le nouveau « pivot asiatique » des Etats-Unis a créé un vide géopolitique dans la région du Proche-Orient. Un vide que des forces comme la Turquie essayent de combler. Néanmoins, la Méditerranée est un espace stratégique pour l’Europe et M. Erdogan est bien au courant de cela. Des forces comme la France et la Grèce avec leurs actions protègent les intérêts de toute l’Europe dans la région. »

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