Archive pour le Tag 'ensemble'

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Hollande et Trump vont travailler ensemble !!!!

Hollande et Trump vont travailler ensemble !!!!

 

 

Après la prise de contact très diplomatique entre Trump et Hollande, le chef de l’Etat français sollicite un peu trop   les enjeux de cette courte conversation. Tous les chefs d’Etat importants du monde ont bien fait la même démarche, bref le minimum diplomatique. En conclure que Trump est prêt à travailler avec Hollande c’est aller vite en besogne. D’abord parce que que Trump ne commencera à être opérationnel qu’en février. Ensuite parce qu’en mai Hollande sera renvoyé à ses chères études et sans doute sans ménagement puisque les sondages ne prévoit qu’un score en troisième, quatrième, voire cinquième position au premier tour des présidentielles (s’il se présente bien entendu !). Enfin et surtout parce que la France pèse de bien peu de poids dans l’échiquier international. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat français s’est entretenu au téléphone à la mi-journée avec le président élu américain. « L’entretien s’est passé dans de bonnes conditions avec la volonté de travailler en commun », déclare-t-on dans l’entourage de François Hollande. François Hollande et Donald Trump auraient  exprimé vendredi leur volonté de travailler ensemble pour clarifier leurs positions sur un certain nombre de dossiers sensibles comme la lutte contre le terrorisme, la situation au Proche-Orient et l’accord international sur le climat.la vérité c’est que Hollande se sert de cette petite conversation très protocolaire pour tenter de se donner une petite stature internationale. Malheureusement il ne faut rien espérer de cette collaboration franco américaine avec Hollande lequel n’a pas même été capable de convaincre en Europe notamment Merkel sur des sujets aussi stratégiques que la relance de la croissance , l’austérité budgétaire ou encore la stratégie militaire vis à vis des conflits du moyen orient. D’ici l’élection française Trump aura sans doute d’autres chefs d’Etat  autrement importants à rencontrer.

(Avec Reuters)

Colère des agriculteurs : le même drame que celui de l’ensemble de l’économie

Colère des agriculteurs : le même drame que celui de l’ensemble de l’économie

En  fait ce qui justifie la colère des agriculteurs ce sont des raisons qui concernent l’ensemble de l’économie. Il s’agit d’abord d’une question de compétitivité,  compétitivité qui est plombée en France par la lourdeur des charges fiscales et sociales. S’y ajoutent le poids de normes européennes que la France se fait un plaisir de complexifier pour donner un sens au vide existentiel d’une armée de fonctionnaires. Du coup dans un environnement européen et même mondial libéralisé les conditions de concurrence sont particulièrement inégalitaires et en défaveur de producteurs français. Et de ce point de vue le plan d’urgence gouvernementale apparaît complètement dérisoire. Un plan d’urgence gouvernemental présenté à l’Élysée le 22 juillet dernier qui n’a pas été suffisant pour calmer la colère des éleveurs. L’État pourrait rallonger l’enveloppe des 100 millions d’euros prévue pour alléger les charges sociales et fiscales. Par ailleurs, les mesures de restructurations bancaires devraient être ouvertes à l’ensemble des agriculteurs dont les trésoreries sont les plus exsangues. Selon Xavier Beulin, l’endettement agricole des exploitations les plus fragiles atteint un milliard d’euros au total. La prise en charge des frais financiers par l’État représenterait une somme supplémentaire de 20 millions d’euros par an. Côté environnement, le gouvernement pourrait aussi décréter un moratoire d’un an sur toutes les nouvelles normes et réglementations. Un sujet extrêmement sensible pour les agriculteurs, dont certains passent désormais plus de temps à remplir des imprimés administratifs que sur leur tracteur. Tous dénoncent l’empilement bureaucratique, incompréhensible et souvent incohérent. «La France va au-delà des contraintes européennes dans sa transposition des textes communautaires», dénonce le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau. Enfin, sur le volet européen, les agriculteurs exigent un allégement de l’embargo russe, un étiquetage obligatoire de l’origine de l’ensemble des viandes et un relèvement du prix de dégagement des surplus laitiers. «On ne veut pas de paroles, mais du concret», prévient Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA. Ce type de revendication pourrait être repris par presque tous les secteurs économiques soumis à une concurrence internationale. À cet égard la crise de l’industrie française est assez comparable à celle de l’agriculture. Le nombre, le niveau, la complexité de la fiscalité handicapent  complètement la production française. S’y ajoute une bureaucratie qui fabrique chaque jour un peu plus de normes, de procédure, et de contrôle, et qui d’une certaine manière justifie ainsi les effectifs…….et la fiscalité qui finance toute cette bureaucratie.

Crise du porc : c’est la question des charges comme pour l’ensemble de l’économie (Michel Dantin)

Crise du porc : c’est la question des charges comme pour l’ensemble de l’économie (Michel Dantin)

 

Le député européen PPE, Michel Dantin,  spécialiste des questions agricoles,  a raison de considérer que le problème fondamental de l’élevage porcin est comparable à celui de l’ensemble de l’économie. En effet fondamentalement c’est le poids de la fiscalité,  le nombre et la complexité des normes qui plombent la compétitivité. À cet égard ce n’est pas un éventuel rétablissement des cotations en France qui permettra de résoudre les différences de conditions de concurrence. Les acheteurs auront toujours la possibilité comme ils le font actuellement d’acheter à l’étranger si les cours français sont supérieurs au cours du marché européen. On peut douter que le gouvernement s’attaque à ses questions fiscales car s’il devait le faire bien d’autres filières agricoles revendiqueraient le même traitement et ceux qui vaut  pour le monde agricole vaut aussi pour le monde industriel. Alors qu’une nouvelle réunion est organisée ce lundi au ministère de l’Agriculture, le député Michel Dantin  affirme « comprendre » mais pas « cautionner » l’attitude des industriels qui boycottent le marché de Plérin.  « Le vrai problème de la filière porc comme l’ensemble des filières françaises c’est le problème des charges. Nous avons eu depuis trois ans une augmentation importante de la fiscalité » a déclaré Michel Dantin. « Je ne cautionne pas l’attitude des entreprises qui se sont retirées du marché de Plérin mais je comprends qu’elles ont elles aussi à faire face à un problème de compétitivité par rapport à d’autres pays européens. Nous ne pouvons pas continuer à courir avec des semelles de plomb que les autres ne portent pas.».  Et pour lui, la solution ne viendra pas de l’Europe :  »Les Allemands n’ont pas la même perception des questions sociales que nous. Lorsque nous en discutons entre collègues au Parlement européen nous n’arrivons pas à nous comprendre sur ces questions-là. Les autres (pays européens) nous regardent avec un sourire en coin. Réglez vos problèmes d’abord… »

Sondage popularité : Hollande et Valls plongent ensemble

Sondage popularité :  Hollande et Valls plongent ensemble

Cette fois Hollande et Valls plongent ensemble avec  respectivement -6 et -7 points, selon le baromètre OpinionWay LCI publié ce dimanche 8 mars.  25% des sondés se disent satisfaits de l’action du chef de l’État (4% « très satisfaits », 21% « assez satisfaits »), selon ce sondage. 74% (+6) sont mécontents de son action (35% « assez mécontents » et 39% « très mécontents). 1% ne se prononce pas.  Le Premier ministre obtient 41% de satisfaits (5% « très satisfaits » et 36% « assez »), contre 57% (+7) de mécontents (31% « assez » et 26% « très »). 2% ne se prononcent pas.  Interrogés sur la « perception du changement » depuis l’élection de François Hollande en 2012, 31% (-4) jugent que « les choses changent en France » depuis près de trois ans, contre 69% (+4) qui estiment qu’elles « ne changent pas ».  Parmi les ministres, Jean-Yves Le Drian (Défense) est toujours en tête du baromètre avec 55% de satisfaits (-7), devant Bernard Cazeneuve (Intérieur) 52% (-9), et Laurent Fabius (Affaires étrangères) 52% (-6). Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, dont la loi sur la compétitivité de l’économie a été adoptée à l’Assemblée le 19 février en recourant à l’article 49-3, prend la quatrième place du classement (43%), même s’il perd 5 points. Fleur Pellerin (Culture) le suit de près avec 42% de satisfaits (-9). Parmi les personnalités politiques, Alain Juppé (UMP) reste en tête même s’il perd un point par rapport au mois dernier (54% de satisfaits). L’UMP Bruno Le Maire (41% de satisfaits, -5) passe devant le président du MoDem François Bayrou (40%, -8). En quatrième position arrive François Fillon (UMP), avec 36% (-4), talonné par le président de l’UMP Nicolas Sarkozy (35%, -1). La présidente du FN Marine Le Pen arrive dernière des douze personnalités testées (31%, -2). L’ensemble des 12 ministres et 12 personnalités cités dans cette enquête voient leur cote de satisfaction baisser sur un mois.

Hollande : « vivre ensemble » du pipeau

Hollande : «  vivre ensemble » du pipeau

 

 

Le discours de Hollande risque de marquer la fin de l’esprit du 11 janvier. En effet hormis quelques  gadgets Hollande n’a rien à annoncer de significatif pour réellement lutter contre la violence et le terrorisme. Pas de service national obligatoire, pas de déchéance de nationalité, pas’  interdiction de retour des djihadistes, pas de vrai rétablissement de l’autorité à l’école ;  bref c’est le ni-ni politique appliqué au terrorisme et au fanatisme. Evidemment Hollande et son entourage n’ont strictement rien compris aux enjeux du moment. Officiellement Valls reconnait que près de 1000 individus sont sous surveillance en rance. Mais dans la réalité combien d’individus potentiellement dangereux mériteraient de l’être 10 000, 20 000 davantage. Personne ne peut le dire. Sont en tout cas  dangereux tous ceux qui menacent l’ordre public régulièrement par des vols, des agressions, des destructions de biens privés ou publics, qui imposent leurs lois dans certains quartiers grâce notamment au trafic de drogue et qui donnent  une légitimité à leur délinquance grâce au fanatisme religieux. Un phénomène qui ne touche pas seulement quelques cité sensibles de grandes villes, ¨Paris, Lyon, Marseille etc. mais qui touche pratiquement toutes les villes jusqu’à 10 000 habitants. Oui l’esprit du 11janvier va se dissoudre dans le discours abstrait de Hollande, volontariste sur la forme mais vide sur le fond. Une occasion manquée évidemment qui prouve que la classe politique qui ne connait rien aux zones sensibles, n’y réside  pas, n’y a pas de proches, n’y envoie pas ses enfants,  est déconnectée du réel et même de la démocratie. On ne demande pas à cette oligarchie de penser, il y a longtemps qu’elle en est t incapable mais d’appliquer ce que veuillent les citoyens : un vrai rétablissement de l’autorité partout, avec de vraies mesures partout et non un ersatz de plan contre le terrorisme. Hollande va payer très cher électoralement son manque de réalisme et de fermeté. Il risque tout simplement de perdre les points qu’il avait regagnés depuis le 11 janvier et en même temps de se disqualifier définitivement pour 2017. Près d’un mois après les attentats meurtriers de Paris, le chef de l’Etat devrait faire donc des annonces mode «  pipi de chat » sur la sécurité, le plan Vigipirate étant maintenu à son alerte maximale. Il évoquera aussi les sujets internationaux, la crise ukrainienne, la lutte contre les groupes djihadistes au Moyen-Orient ou en Afrique, le climat, l’Europe. Mais le véritable enjeu de cette conférence de presse, c’est le « vivre ensemble », engagement, école, mixité sociale seront donc au menu. Et en la matière, la grande affaire de François Hollande, c’est l’engagement citoyen. Engagement des jeunes dans le service civique, pas un discours présidentiel n’y échappe. L’idée est que tout jeune qui en fait la demande puisse s’engager dans une association, mais aussi un service public ou une mairie. Un dispositif prévu pour 100.000 jeunes d’ici 2017. Puis 170.000. Le président ira certainement plus loin. Et plus vite. Pas question en revanche d’en faire une obligation, trop cher, et trop coercitif. Autre façon de s’engager, les réserves citoyennes, qui doivent permettre à qui le souhaite d’intervenir dans les hôpitaux, les maisons de retraite et bien sûr les écoles. L’école, où l’apprentissage du français sera renforcé de la maternelle au collège, mais aussi dès la petite enfance. Autre annonce prévue, le soutien à la création d’entreprises en banlieue avec un accès au crédit facilité, via la caisse des dépôts et consignations. Enfin, deux lois pourraient être revues, la loi SRU, qui oblige les mairies à construire des logements sociaux mais qui est mal appliquée et la loi Dalo – droit au logement opposable – qui concentre les familles pauvres dans les mêmes quartiers.
 

 

Hollande et Sarkozy vont couler ensemble ( Buisson)

Hollande et Sarkozy vont couler ensemble ( Buisson)

 

Il na peut-être pas tort Buisson, l’ancien conseiller sulfureux de l’ancien président de la république. Il prévoit que Sarkozy et Hollande vont plonger ensemble. En outre il menace de sortir quelques cartouches pour plomber son ancien patron. Nicolas Sarkozy « sera mort politiquement avant de l’être judiciairement ». Cette épitaphe est signée de son ancien conseiller, Patrick Buisson dans L’Obs qui paraît jeudi 23 octobre. Proscrit pour « trahison » pour avoir enregistré à son insu l’ancien président durant son mandat, l’ex-directeur du quotidien d’extrême droite Minute juge très sévèrement la campagne de celui qui brigue la présidence de l’UMP et éventuellement l’Elysée. Il critique notamment une posture « rassembleuse », atténuée depuis par une résurgence des thèmes de sa campagne « droitière » de 2012. « La mayonnaise ne prend pas. Il est seul. Y’a plus de jus. Plus rien (…) On ne l’attend pas dans le rôle du rempart contre le FN avec un discours centriste. Le centre, ce n’est pas son genre de beauté, ça ne marchera pas. Hollande et Sarkozy vont couler tous les deux, car ils font système ». Par ailleurs, M. Buisson, qui écrit beaucoup ces mois derniers dans sa maison des Sables-d’Olonne, selon L’Obs, semble menacer l’ancien chef de l’Etat, annonçant des révélations à venir : « Je me tais jusqu’au jour où je ne me tairai pas », et ce jour-là, « ce sera spectaculaire », affirme l’ancien journaliste.

 

 

L’Iran et les Etats-Unis ensemble contre l’Etat islamique

L’Iran et  les Etats-Unis ensemble contre l’Etat islamique

Une conséquence que n’avaient sans doute pas prévu les barbares de l’Etat islamique, l’union de L’Iran des Etats-Unis (et autres ays occidentaux) justement pour combattre les djihadistes. Ce qui va  aussi permettre à l ’Iran de sortir de son isolement et de faciliter l’accord sur le nucléaire. Un tournant géopolitique sans doute très important pour les équilibres géopolitiques et aussi économiques. De quoi aussi faire réfléchir certains émirats qui soutiennent les rebelles avec des positions très ambigües comme le Qatar par exemple.  Selon la BBC, l’Iran a approuvé une coopération militaire avec les Etats-Unis pour combattre l’Etat islamique dans le nord de l’Irak. Une première en 35 ans de relations diplomatiques compliquées.  Si l’information se confirme, c’est un signe très fort du dégel qui se dessine entre les Etats-Unis et l’Iran. Selon la BBC, l’ayatollah Khamenei a autorisé le commandant en chef de l’armée iranienne à « coordonner des opérations militaires avec les Etats-Unis, l’Irak et les forces kurdes » contre l’Etat islamique. Jusqu’à présent, l’Iran s’était toujours opposé à une intervention militaire américaine en Irak, considéré comme un pays allié. Mais le régime chiite iranien voit également d’un très mauvais oeil l’Etat islamique, considéré comme un mouvement extrémiste sunnite dangereux pour ses propres intérêts. Barack Obama avait lui appelé fin août à une coalition internationale pour lutter contre l’organisation djihadiste. Il avait demandé, à cette occasion, à son secrétaire d’Etat, John Kerry, de se rendre au Proche-Orient. Une semaine plus tôt, la France avait appelé, elle, à « une coordination internationale » contre l’EI. Cette coopération militaire, si elle se confirme, serait une première depuis la chute du shah d’Iran en 1979. Elle est annoncée alors que se tiennent, à Genève, des négociations entre l’Iran et six pays occidentaux, dont les Etats-Unis, au sujet du nucléaire iranien.  A l’issue d’une des réunions, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a d’ailleurs fait part d’un possible accord d’ici novembre : « Tant que le groupe 5+1 est sincère et adopte une approche constructive, il est possible d’obtenir un bon résultat avant le 24 novembre« , a déclaré Majid Takht-Ravanchi.

Placé ( vert ; EELV) » discrédit politique sur l’ensemble du gouvernement »

Placé ( vert ; EELV) » discrédit politique sur  l’ensemble du gouvernement »

(interviewJDD)

Jérôme Cahuzac a avoué mardi avoir détenu un compte à l’étranger et déclenché une grave crise politique. Qu’en pensez-vous?
Dans cette histoire, on a tous été leurrés. J’ai eu l’occasion de voir de nombreuses fois Jérôme Cahuzac. Je l’ai même entendu éructer contre toutes celles et tous ceux qui attentaient à son honneur. Evidemment, moi qui suis attaché à la présomption d’innocence, je l’ai cru jusqu’à ces aveux. J’en suis encore abasourdi. Je suis bien sûr indigné, scandalisé, dépité. On rajoute une crise morale et éthique à la crise économique et sociale.  

François Hollande dit qu’il ne savait pas. N’est-ce pas là une preuve de naïveté ou d’incompétence?
Quand vous respectez l’ensemble des procédures légales, il n’y a que la justice qui peut agir. S’il y avait eu une enquête commandée à côté, ça n’aurait pas été légal. Ce qui a été fait a été bien fait, et par la presse libre et indépendante, et par la justice. Après, le responsable, c’est quand même Jérôme Cahuzac.

Croyez-vous que l’exécutif n’était au courant de rien?
Je suis peut-être naïf mais je crois les gens! Et je continuerai à le faire. Si à chaque fois qu’il y a un délit, ou même un crime, on en tire une leçon générale par rapport à telle ou telle personne qui aurait éminemment fauté, ça n’est pas possible.

«Je ne veux pas crier avec les loups»

François Hollande souhaite que tout élu condamné pour corruption ou fraude fiscale soit inéligible à vie de tous mandats. Qu’en pensez-vous?
Je ne suis pas particulièrement pour comme je ne suis pas pour la prison à vie pour un meurtre. Le mot « à vie » pose toujours la question du droit. Il ne faut jamais être dans l’urgence là-dessus. Après, l’essentiel de ce qui a été dit correspond à ce que l’on porte.

Le gouvernement a-t-il perdu de sa crédibilité?
Bien sûr! Je ne veux pas accabler Jérôme Cahuzac parce que je ne veux pas crier avec les loups. Mais c’est lui qui portait la politique d’austérité et de rigueur. Il faut être d’une exemplarité absolue pour pouvoir porter ce type de messages. De fait, le discrédit politique s’étend à l’ensemble du gouvernement, mais aussi à l’ensemble de la classe politique avec la combinaison de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, les visites des juges chez Bernard Tapie, Patrick Buisson… Il y a un discours du « tous pourris, tous corrompus ». Je comprends le coup de massue pour les Françaises et les Français qui se disent « de qui se moque-t-on? »

Les débats sur le mariage pour tous ont commencé jeudi au Sénat. Le vote s’annonce serré. Redoutez-vous que le texte ne passe pas?
La majorité est très compacte à l’exception de quelque voix autour de Jean-Pierre Chevènement au groupe RDSE, quelques élus d’Outre-mer qui ont une autre culture vis-à-vis du mariage pour tous. Il y aussi quelque voix centristes en notre faveur ou qui vont s’abstenir. Donc logiquement, si tout le monde dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit, ça devrait passer de quelques voix.

«On pèse peu sur la politique gouvernementale»

Vous êtes favorable à la PMA. Hollande a dit qu’il suivra l’avis du Comité d’éthique. Cela vous inquiète?
Il faut arrêter la reculade! Le Premier ministre avait garanti au groupe socialiste qu’il l’insérait dans le projet de loi sur la famille, avant l’été. Si le président se conforme finalement à l’avis du comité éthique (rendu à l’automne, Ndlr), je dirais que ça suffit! Il y a eu trop de reculs sur les questions sociétales. Je ne comprends pas où le chef de l’Etat espère tirer des bénéfices politiques de cette façon de faire. Ça n’a aucun sens, tout simplement!

A quoi conditionnez-vous votre départ de la majorité?
Il est vrai qu’on pèse peu sur la politique gouvernementale. Mais je ne vois pas aujourd’hui l’intérêt de sortir du gouvernement ni de prendre des distances accrues. Ça serait quelque part une facilité de s’en sortir en disant « on s’en va ». On pourrait faire le « Mélenchon écolo ». Moi j’ai bon espoir de réussir à peser dans la majorité. Il doit y avoir une prise de conscience dans l’exécutif.

Cécile Duflot a plaidé mercredi en Conseil des ministres pour une « inflexion de politique ». Pensez-vous qu’elle va être entendue?
Oui! Notamment sur l’accord interprofessionnel sur l’emploi, pour lequel la gauche du Parti socialiste est excédée. Les députés qui rentrent toutes les semaines dans leurs circonscriptions entendent les électeurs qui ont voté François Hollande au premier tour qui leur disent qu’ils ne voteraient plus pour lui.

Vous êtes critique envers la politique économique sociale, écologique, menée par le gouvernement. Il n’y a plus vraiment de sujets pour lesquels vous apportez votre soutien…
C’est vrai, le raisonnement est difficile à tenir. Je suis un déçu de ce gouvernement et de la politique menée. Je ne m’attendais pas un seul instant à ce que le gouvernement mène une politique aussi infléchie de social-libéralisme et accepte si rapidement les contraintes du marché et les contraintes européennes. Je m’attendais à du volontarisme, à de l’ambition.

«La qualité de la candidature de NKM»

L’automne sera une séquence politique importante pour les écologistes, avec le budget et la transition énergétique. Dans l’entourage de Cécile Duflot, on parle de « moment charnière »…
Nous souhaitons la réussite du gouvernement mais on constate un début d’échec significatif.Comme on est dans ce bateau-là, on préfère tourner la barre avant de toucher l’iceberg. Le président de la République a fait une émission en disant « je, je, je ». Je m’intéresse donc à lui maintenant, et je ne m’occupe pas d’Arnaud Montebourg ou Delphine Batho. Il faut que François Hollande assume ses responsabilités.

Vous vous êtes récemment dit « extrêmement inquiet » concernant les municipales à Paris. Pourquoi?
C’est vrai qu’on arrive après treize ans d’une politique de gauche un peu essoufflée. Anne Hidalgo est porteuse du bilan de Bertrand Delanoë et je ne sens pas de dynamique sociale ou écologiste dans sa campagne. Je ne sens pas de débats d’idées, je n’entends pas de propositions. Quand on voit la situation au niveau national et la qualité de la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet, je me dis qu’il faut faire attention.

Les écologistes souhaitent présenter une liste autonome dans la capitale. Est-ce selon vous indispensable?
Bien sûr.J’appelle cela de mes vœux, comme dans la plupart des villes de plus de 100.000 habitants. C’est une stratégie politique.

Qui pour la mener? Les candidats déclarés ne sont pas des figures du parti au niveau national…
Le combat à Paris est très médiatisé. Mais il ne faut pas que nous les Verts allions aussi dans cette tonalité. Dans ce type d’élections, avoir des gens qui ont les pieds sur le terrain ne m’inquiète pas du tout.

Regrettez-vous que le patron d’Europe Ecologie – Les Verts, Pascal Durand, ne soit pas candidat à Paris?
Oui.Le seul conseil que j’ai à donner à notre excellent secrétaire national, c’est de se confronter au suffrage universel. Ça lui donnera plus de poids. Je veux renforcer sa parole.

Pourquoi pas vous?
(Rires). De nombreux amis me sollicitent en effet. C’est sympathique, beaucoup de gens viennent me voir pour les municipales, les régionales et même déjà pour la présidentielle.J’en suis flatté.

«Il faut que les ministres gardent la tête froide»

Vous avez donc d’autres volontés que celles de rester sénateur?
Beaucoup ont daubé sur mes ambitions ministérielles. J’assume. J’étais disponible mais je n’ai aucune amertume de ne pas y être. Je vais toujours au bout de ma logique, je suis un homme qui veut peser sur mes choix. Je n’ai pas particulièrement envie de faire autre chose que de présider le groupe écologiste au Sénat dans les mois et les années à venir.

Vous avez souvent été décrit comme un « apparatchik ». Cela vous a-t-il blessé?
Ça m’amuse beaucoup. Il s’agissait peut être de stigmatiser un responsable vert qui pour une fois affichait la volonté institutionnelle d’installer l’écologie dans les responsabilités. C’est mon combat depuis quinze ans et je continuerai là-dessus. C’est en disant les choses que l’on peut peser.

Vous gardez espoir malgré la crise politique et morale…
Bien sûr! Et il faut que les ministres gardent la tête froide. Je vois qu’ils ont tous un sentiment de désolation, de déprime. Dans les périodes de crise,il faut garder les nerfs solides.

Vous avez pris la présidence du premier groupe écologiste au Sénat en septembre 2011. Quel regard portez-vous sur les mois écoulés?
Les marges de manœuvres sont faibles mais on a réussi à donner une parole un peu plus libre et rajeunir le Sénat. Il suffit de regarder l’hémicycle pour voir que l’on détonne un petit peu ne serait-ce que par l’âge et les visages!

 

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