Archive pour le Tag 'enseignants'

Enseignants : 40 € par mois en 2021 ou la grande illusion

Enseignants : 40 € par mois en 2021 ou la grande illusion

 

L’erreur la plus fondamentale du gouvernement à propos de la réforme des retraites aura sans doute été d’être incapable d’évaluer le coût de la réforme. Ce n’est que très récemment qu’on s’est  aperçu qu’il conviendrait de dépenser 10 milliards par an pour assurer le maintien des retraites des enseignants. Du coup, le gouvernement prend des engagements qui dépassent évidemment l’entendement et même le temps de ses responsabilités. Il promet de dépenser 500 millions supplémentaires par an jusqu’en 2037. C’est-à-dire à une date dépassant et de loin l’espérance de vie de la majorité. On peut imaginer que la mesure pourra durer un à trois ans et qu’on reviendra dessus car il n’est pas possible d’octroyer 10 milliards à une catégorie d’autant plus qu’il faudra compter encore une dizaine de milliards pour les nombreuses exemptions et autres transitions qui viennent en contradiction avec le principe d’universalité des retraites.

À noter que Les augmentations ne seront pas les mêmes pour des «profs» en début ou en milieu de carrière, ou pour ceux nés après 1975, donc concernés par la réforme des retraites, et les autres.

Le ministère de l’Éducation nationale a donc annoncé lundi 13 janvier aux organisations syndicales son intention de consacrer 500 millions d’euros à des hausses de salaires des enseignants dès 2021, destinées à compenser les effets de la future réforme des retraites, a indiqué l’entourage du ministre Jean-Michel Blanquer.

Cette enveloppe budgétaire a été présentée lors de l’ouverture de négociations sur le sujet, qui doivent s’échelonner jusqu’à jeudi, puis reprendre fin janvier, pour déboucher avant l’été sur une loi de programmation de revalorisations salariales. Les hausses de salaires débuteront dès janvier 2021. «Le ministre s’est engagé à organiser chaque année une conférence pour mesurer la progression année après année de la gestion des ressources humaines», a-t-on appris dans son entourage.

Le ministère a présenté aux organisations syndicales un calendrier de travail. Une première phase de consultation aura lieu d’abord avec, fin janvier, des «perspectives de premières mesures pour le budget 2021.» Elle sera suivie d’une phase de concertation de janvier à fin mars, puis d’une phase de négociation, en vue du projet de loi de programmation. Jusqu’ici étaient évoquées des augmentations progressives de budget de l’ordre de 400 à 500 millions d’euros par an, devant atteindre 10 milliards par an à l’horizon 2037.

Retraites enseignants: une promesse de 10 milliards par an !

Retraites enseignants: une promesse  de 10 milliards par an !

 

La promesse de maintenir les pensions des enseignants à leur niveau actuel va générer une dépense de l’ordre de 10 milliards environ par an. Un chiffre confirmé par Macron lui-même lors de son déplacement le 3 octobre à Rodez :: « Quand on parle Education nationale, on parle d’un million de fonctionnaires. Si je voulais revaloriser comme c’est [actuellement], c’est 10 milliards. C’est vos impôts hein ! C’est le déficit ou la dette pour vos enfants. ». Il y a environ effectivement 1 million de fonctionnaires dans l’éducation nationale dont 900 000 enseignants. Des enseignants qui avec la réforme vont perdre de leur de 25 à 30 % sur leur pension actuelle. Pour rassurer le personnel , le gouvernement annonce qu’il va par compensation augmenter les salaires. En moyenne, il faudrait augmenter ce salaire d’au moins 25 % soit une charge financière de l’ordre de presque 10 milliards par an ( pour une augmentation de 5 à 600 euros nets mensuels  par enseignant  en moyenne). Le ministre du budget évoque seulement le chiffre d’une compensation de 500 millions par an; autant dire que le rattrapage par les rémunérations serait alors étalé sur 20 ans. Cela démontre à l’évidence que les conséquences de la réforme des retraites ont été particulièrement mal évaluées. En effet d’autres professions vont nécessiter des compensations qui viendront s’ajouter à ce chiffre de 10 milliards, au total la réforme dite universelle pourrait bien coûter 15 à 20 milliards de plus que le système actuel !

 

Actuellement, les retraites des enseignants sont calculées sur les six derniers mois de carrière, hors primes. Ce système garantit un niveau de pension qui s’élevait en 2017 à 2 600 euros brut en moyenne pour les nouveaux retraités partis en 2017, selon le dernier bilan (PDF) social du ministère de l’Education nationale. Cette moyenne cache toutefois des disparités, allant de 1 800 à 3 600 euros brut en fonction de la catégorie et du degré d’enseignement.

Les rémunérations des professeurs sont très différentes : elles dépendent notamment du degré d’enseignement et de l’ancienneté. Par exemple, un professeur des écoles perçoit en moyenne un traitement mensuel de 2 694 euros brut, tandis qu’un professeur certifié touche 2 798 euros. Un professeur stagiaire, qui vient d’avoir son concours, gagne 1 795 euros brut par mois dans le primaire et le secondaire. Les professeurs agrégés débutent eux à 2 076 euros brut.

Ces salaires des enseignants restent faibles, comparé à ceux de leurs homologues de l’OCDE. En France, un enseignant débutant gagne en moyenne 9% de moins que la moyenne de l’OCDE, 20% après dix ou quinze ans d’ancienneté, relève . Avec le nouveau système il faudrait augmenter considérablement les primes et les intégrés dans la rémunération qui sert au calcul de la retraite à point. En effet , dans un système à points, la totalité des salaires perçus pendant la carrière est prise en compte, y compris les premières années où les salaires sont les plus bas, ce qui aboutirait donc à des pensions plus minces

Le Snes-FSU a fait ses calculs.  »Pour un collègue qui démarrerait en 2025 [date prévue de l'entrée en vigueur de la réforme], la baisse de pension équivaudrait à 900 euros par mois », par rapport aux montants actuels, assure Régis Metzger, co-secrétaire général du Snuipp, premier syndicat du primaire. Pour des professeurs des écoles aujourd’hui en fonction, les pertes seraient comprises entre 300 et 600 euros, selon ses simulations.

Le coût global de ce rattrapage des salaires avoisinerait bien les 10 milliards par an. Un coup insupportable pour Macron lui-même en dépit des déclarations  de Blanquer et de Darmanin.

 

Réforme des retraites: les enseignants grands perdants

Réforme des retraites: les enseignants grands perdants

Il est probable que les enseignants figureront parmi les grands perdants de la réforme. En effet les propos du premier ministre Édouard Philippe ont été particulièrement  vagues. Il a indiqué que  le niveau des retraites des enseignants »  sera sanctuarisé« , ce qui ne signifie strictement rien si on ne précise pas les modalités. Le nouveau système entraînerait en moyenne une perte de l’ordre en moyenne  de 500 € de pension ( avec une disparité de 300 à 900 € par mois) .  ces modalités d’après le ministre de l’éducation nationale passeraient par un relèvement significatif des salaires sur une dizaine d’années. En moyenne les enseignants perçoivent autour de 2400 € nets. mais leur prime sont de moitié inférieures à celle des autres fonctionnaires. Pour rétablir une certaine égalité et ne pas voir les pensions plonger, il faudrait une augmentation d’au moins 500 € en moyenne. Le problème c’est que ceux qui sont les plus proches de la réforme ne pourront pas bénéficier de cette complète revalorisation puisqu’elle doit être étalée sur une dizaine d’années ou alors l augmentation des rémunérations doit être immédiatement très importante. Le système actuel garantit un niveau de pension qui s’élevait en 2017 à 2 600 euros brut en moyenne pour les nouveaux retraités partis en 2017, selon le dernier bilan (PDF) social du ministère de l’Education nationale, cité par La Croix. Cette moyenne cache toutefois des disparités, allant de 1 800 à 3 600 euros brut en fonction de la catégorie et du degré d’enseignement.

 Les rémunérations des professeurs sont très différentes : elles dépendent notamment du degré d’enseignement et de l’ancienneté. Par exemple, un professeur des écoles perçoit en moyenne un traitement mensuel de 2 694 euros brut, tandis qu’un professeur certifié touche 2 798 euros. Un professeur stagiaire, qui vient d’avoir son concours, gagne 1 795 euros brut par mois dans le primaire et le secondaire. Les professeurs agrégés débutent eux à 2 076 euros brut, notent Les Echos.

Ces salaires des enseignants restent faibles, comparé à ceux de leurs homologues de l’OCDE. En France, un enseignant débutant gagne en moyenne 9% de moins que la moyenne de l’OCDE, 20% après dix ou quinze ans d’ancienneté, relève La Croix. Les salaires des enseignants représentent la moitié de ce que touche leurs collègues allemands.

Retraites Enseignants: une garantie de 1000 euros par mois !

Retraites Enseignants: une garantie de 1000 euros par mois !  

Comme Kaas Tanner, le ministre de l’éducation vient aussi d’adresser de toute urgence une lettre aux fonctionnaires de son ministère. Le problème c’est que cette lettre n’est guère rassurant. On sait en effet que les conséquences de la réforme pourront se traduire mécaniquement par des baisses de 600 à 1000 € par mois.  pour les retraités de l’éducation nationale. À moins évidemment d’augmenter de manière très substantielle les rémunérations, ce qui n’est prévu que progressivement; actuellement respons2 308 euros en moyenne par mois dans le premier degré et 2 781 euros dans le second. Par exemple par rapport à l’Allemagne ils sont payés moitié moins ! En compensation partielle en quelque sorte , il bénéficie d’une retraite calculée sur en gros 75% de  leur dernier salaire  (Leur pension est en moyenne de 2 603 euros brut par mois (2 054 euros dans le premier degré et 2 850 euros dans le second degré) et ils partent à la retraite à 61,3 ans en moyenne dans le premier degré et à 62,4 ans dans le second degré.  La lettre est arrivée dans les boîtes mail des quelque 850 000 enseignants de l’Education nationale, mardi 3 décembre. Leur ministre, Jean-Michel Blanquer, a tenu à leur adresser un courrier, afin de « partager le sens du projet de réforme des retraites« , et de les rassurer, à la veille d’une mobilisation annoncée massive contre ce projet.

Sur la réforme des retraites, ma lettre aux Professeurs:

-les pensions ne baisseront pas.
-Pour y arriver, les rémunérations augmenteront sur l’ensemble de la carrière.

C’est l’objet du dialogue social qui est mené sur cette question depuis la rentrée: https://t.co/IMMaa7HTNW

— Jean-Michel Blanquer (@jmblanquer) December 4, 2019

Dans cette lettre, le ministre de l’Education nationale promet à l’ensemble des personnels enseignants « une revalorisation salariale permettant de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants que pour des corps équivalents de la fonction publique ». Il assure que cette réforme présente, pour l’ensemble des fonctionnaires, « un progrès », du fait d’une cotisation sur l’ensemble de leur rémunération (y compris les primes), et de la prise en compte de la pénibilité dans la fonction publique.

Mais le message, communiqué à deux jours d’une grève qui s’annonce particulièrement suivie dans l’Education nationale, a été mal reçu par bon nombre d’enseignants. Sur Twitter, des internautes n’ont pas caché leur colère à la lecture, notamment, de cet extrait de la lettre présentant la réforme : « Nous mettrons en place un minimum de pension à 1 000 euros par mois pour ceux qui ont une carrière complète. » 

Le ministre nous écrit. Il nous promet une pension #retraites de 1000 € minimum pour ceux qui ont une carrière complète, soit 43 ans ! C’est une blague ? Rendez-vous le #5decembre #grevedu5decembre pic.twitter.com/OTyr2ZpBFj

— Joël Mariteau (@James_Tib_Kirk) December 3, 2019

Dans son courrier, Jean-Michel Blanquer se veut rassurant sur cette question des revenus des enseignants. Beaucoup d’entre eux craignent que cette réforme ne les dévalorise : elle prendra en compte l’ensemble de leur carrière et non plus leurs six derniers mois de travail, mieux rémunérés. Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, avait lui-même reconnu que « les enseignants sont pénalisés si nous appliquons sans correction le système ». 

Face aux inquiétudes, le ministre rappelle que les personnels éducatifs cotiseront aussi sur leurs primes, ce qui veut dire « plus de droits qu’aujourd’hui », promet-il. « Le problème, c’est que les primes, c’est 10% de notre rémunération globale, affirme Jean-Baptiste Mullet. Ce n’est rien. On ne gagnera pas grand-chose à partir de ça ». Un constat partagé par Pierre Friedelmeyer : « Pour les enseignants du primaire, les primes représentent entre 5 et 8% de notre rémunération », assure-t-il.

Le ministre de l’Education nationale s’engage à la mise en place d’« une revalorisation salariale », afin de garantir des retraites plus avantageuses à l’entrée en vigueur de la réforme. Mais comme Jean-Michel Blanquer l’a confié lui-même au Parisien, il s’agit plutôt d’une revalorisation des primes qu’une hausse directe des salaires. Et à cette heure, l’Etat n’a pas donné de chiffres précis pour garantir aux enseignant un maintien de leur niveau de pensions, souligne le HuffPost.

« La revalorisation des salaires, il nous l’a déjà promise », commente Loez, confiant n’accorder « aucun crédit » aux annonces de Jean-Michel Blanquer. « Cette revalorisation salariale, on n’y croit pas du tout, renchérit Pierre Friedelmeyer. Nous n’avons plus aucune confiance. Et nous en avons assez de nous faire taper dessus. » 

 

Retraite enseignants : déjà mal payés les enseignants vont perdre jusqu’à 1000 € par mois

 

 On sait que les salaires des enseignants sont déjà dérisoires au regard de leur formation et de leur responsabilité  (2 308 euros en moyenne par mois dans le premier degré et 2 781 euros dans le second). Par exemple par rapport à l’Allemagne ils sont payés moitié moins ! En compensation partielle en quelque sorte , il bénéficie d’une retraite calculée sur en gros 75% de  leur dernier salaire  (Leur pension est en moyenne de 2 603 euros brut par mois (2 054 euros dans le premier degré et 2 850 euros dans le second degré) et ils partent à la retraite à 61,3 ans en moyenne dans le premier degré et à 62,4 ans dans le second degré. Avec le régime envisagé  par Macron, ils risquent  d’être les principaux dindons de la farce ( avec les femmes salariées en carrière courte).

En effet la pension ne sera calculée sur le dernier salaire mais sur tous les salaires de la carrière. Or les salaires de début sont particulièrement bas et il faut atteindre la fin de carrière pour obtenir des rémunérations à pie satisfaisantes. Le calcul pour les enseignants est semblable à celui des autres fonctionnaires  avec cette différence notable est que la plupart des autres fonctionnaires touchent des primes importantes  qui pourront être intégrées dans la rémunération et donc compter dans le calcul de la retraite . Du coup, la perte subie par des enseignants pourrait atteindre de 600 à 1000 € par mois de pension. Le gouvernement face à la colère légitime assure qu’il va régulariser les salaires des enseignants mais cela représenterait de 10 milliards environ par an  (sans compter le coût des revendications d’autres fonctionnaires pourraient aussi se réveiller).

« Mais la montée en charge sera très progressive. Tous les droits acquis seront préservés et le nouveau régime ne sera applicable que pour les années qui restent à travailler avant la retraite, soit pour une très faible part de la pension globale ​», explique une source gouvernementale. Du coup, les revalorisations de primes seront étalées sur quinze ou vingt ans.

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

 

 

Il est clair que le salaire des enseignants est scandaleusement insuffisant au regard de la qualification et des résultats attendus. En gros, pour un instituteur le salaire net est voisin de celui d’un ouvrier qualifié Les montants indiqués correspondent aux salaires mensuels bruts.

Salaire d’un instituteur

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur certifié

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur agrégé

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 2076 euros
Année de titularisation 2334 euros
10 ans 2896 euros
20 ans 3547 euros
30 ans 4555 euros

 

 

D’une manière générale, les salariés de l’enseignement subissent le sort de l’ensemble de la fonction publique qui se caractérise par une faible productivité mais par des salaires assez dérisoires au regard du privé. Cependant cette question reste relativement taboue du fait du corporatisme un peu aveugle des syndicats qui réclament en même temps l’augmentation des effectifs et l’amélioration du niveau de rémunération. Il ne serait pas indécent d’augmenter les salaires de 30 à 50 % en quelques années mais cela supposerait à la fois un changement de stratégie syndicale et un autre management de la part de l’État. D’après le sondage Odoxa/Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, 70 % des Français jugent les enseignants «compétents», 62 % «travailleurs» et 55 % «efficaces». Et les difficultés de leur métier sont bel et bien reconnues: on estime assez unanimement (86 %) qu’ils sont «confrontés à des élèves et des parents de plus en plus durs» et que face à cela, ils ne «sont pas assez soutenus par l’administration» (69 %).

Par ailleurs, cette difficulté dans l’exercice de leur travail se doublerait, selon les Français, d’un manque de reconnaissance: 54 % considèrent aussi qu’ils sont «mal payés». Pour une majorité de l’opinion, ce ne sont pas des privilégiés malgré les congés et autres avantages.  La réforme des lycées et du baccalauréat est plutôt soutenue par l’opinion: 50 % estiment que c’est une bonne réforme, contre 28 % qui jugent que c’est une mauvaise réforme (1 sur 5 ne la connaît pas)… Pourtant, les Français sont pourtant 59 % à soutenir la grève des enseignants de ce jeudi.

 

Des enseignants français mal payés ?

Des  enseignants français mal  payés ?

 

En dépit de l’augmentation de la prime des deux enseignants du premier degré.  (400 euros par an) qui sera alignée sur celle de leurs collègues du second degré (1200 euros en moyenne). Les enseignants français sont relativement mal rémunérés au regard de la collègue de leurs collègues internationaux. En moyenne, un enseignant français perçoit une rémunération brute mensuelle de 2971 euros qui équivaut à un salaire net de 2475 euros, selon les derniers chiffres publiés l’année dernière par le ministère de l’Éducation nationale, datant de 2012. A l’époque, un professeur du premier degré (de maternelle au CM2) touchait 2633 euros bruts par mois (2187 euros nets). A titre de comparaison, un collègue du second degré gagnait, en moyenne, 3277 euros bruts (2736 euros nets). Soit un écart de plus de 25% qui s’explique par le fait que les seconds percevaient une prime mensuelle près de quatre fois supérieure aux premiers (463 euros contre 124 euros). Quatre ans plus tard, l’écart s’est donc réduit un tout petit peu (1200 euros contre 400 euros). Côté salaire, on notera qu’un professeur du premier degré doit attendre d’avoir 50 ans pour gagner autant qu’un collègue du second degré âgé de 30 à 50 ans. Les enseignants européens sont-ils mieux payés que leurs homologues français? Oui, quel que soit le cycle d’enseignement. Si l’écart avoisine les 1000 dollars par an pour le préprimaire et le secondaire, il est supérieur à 5000 dollars pour le primaire (36.120 dollars contre 41.248 dollars), selon les derniers chiffres publiés l’année dernière par l’OCDE, datant de 2013. Sur les 36 pays pour lesquels les données sont connues, seuls 13 affichent des rémunérations moins élevées pour leurs enseignants que la France.

 

(Le Figaro)

Sondage : Hollande lâché par les enseignants

Sondage : Hollande lâché par  les enseignants

 

Descente aux enfers pout Hollande même chez les enseignants pourtant traditionnellement assez favorables à la gauche. La dernière réforme des collèges a fini d’enfoncer un président déjà discrédité sur un terrain dont il avait pourtant fait une priorité. Une priorité qui s’est surtout concrétisée en gadgets, en bricolage et  en bonnes paroles (travaux interdisciplinaire, travaux extra scolaires, numérique, réduction des programmes etc).   Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro, seuls 21% des professeurs déposeraient un bulletin dans l’urne pour le président socialiste sortant, si l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain. Soit une chute de 23 points pour le chef de l’Etat par rapport à 2012. Au total, 76% de sondés se disent également « mécontents » de l’action de François Hollande concernant l’éducation. Idem pour la ministre Najat Vallaud-Belkacem (77% de mécontents).Dans le détail, les réformes ne semblent pas convaincre. Ainsi, sur l’ensemble des professeurs interrogés, 70% se disent « mécontents » des nouveaux programmes pour l’école élémentaire et le collège. La réforme du collège ne séduit, elle, que 21% des enseignants. Selon le sondage, François Bayrou semble le plus à même de récolter les faveurs des professeurs : le président du Modem et ancien professeur récolte 26% des suffrages (+ 10 points par rapport à 2012), si l’élection présidentielle avait lieu dans les prochains jours. Derrière lui, François Hollande (21%) donc ; puis Jean-Luc Mélenchon (18%, + 3 points). Suit Nicolas Sarkozy avec 13% (=). Quant au Front national, il recueille 6% (+ 2 points). A noter que le nombre des sondés qui « ne se prononcent pas » atteint les 25%.

 

Grève des enseignants et des personnels des hôpitaux de Paris

Grève des enseignants et des personnels des  hôpitaux de Paris

Nouvelle protestation contre la réforme des collèges de la part des enseignants. Une réforme qui recueille une opposition d’une  majorité d’enseignants et de Français. En cause surtout l’ alignement par le bas des programmes puisque notamment 20% des horaires seront consacrées à des matières anecdotiques au détriment des matières fondamentales. Ce qui mécaniquement va encore accroitre les inégalités entre établissements.  Et des travaux interdisciplinaires à plusieurs enseignants très contestés ou pourrait être enseignées plusieurs matières. Dune certaine manière le triomphe du pédagogisme sur les partisans d’un enseignement plus académique sur les matières de base.  Les enseignants sont donc  invités à une journée d’action nationale contre la réforme du collège à l’appel d’une intersyndicale Snes-FSU, Snep, FO, CGT et Sud. Du coté du Snes-FSU, le principal syndicat des enseignants du second degré, pas de pronostics fermes non plus, mais l’on s’attend à une mobilisation moins importante que lors de la première journée d’action du 19 mai, qui avait été suivie par 27 % des enseignants des collèges publics selon le ministère, le double selon le Snes-FSU. « Mais il y aura des poches de mobilisation importantes », prédit Camille Buquet du Snes. La page Facebook du syndicat relaye d’ailleurs les lieux de rassemblement dans les grandes villes. A Paris, le cortège partira à 13h30 de Port-Royal. Ce qui laisse présager des embouteillages en pagaille. Il y aura aussi uen nouvelle protestation des  agents de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) contre la reforme des 35 heures.. Si les soignants et les administratifs seront en première ligne dans le mouvement de contestation, certains cadres hospitaliers les rejoindront. En revanche, les patients devraient être peu impactés par le mouvement. « Nous assurerons la continuité des soins. Et seules les consultations et les interventions non urgentes ont été reportées à une date ultérieure », explique un porte-paroles de Sud.

 

Réforme scolaire :74% des enseignants contre

Réforme scolaire :74% des enseignants contre

Alors qu’une journée de grève s’annonce jeudi, 74% des enseignants du secondaire se disent opposés à la réforme, contre 26% qui disent l’approuver, selon IFOP. Parmi les mesures emblématiques sur lesquelles a porté le débat jusqu’à présent, seul l’apprentissage de la deuxième langue vivante dès la cinquième au lieu de la quatrième, trouve grâce aux yeux d’une majorité de professeurs (59% contre 41%). Les autres sont rejetées en bloc : le remplacement des options de latin et grec par un enseignement interdisciplinaire (74% s’y opposent, 26% l’approuvent), le remplacement de 20% des blocs horaires actuels par les enseignements interdisciplinaires (74% contre 26%) et la suppression des classes bilangues (87% contre, 13% pour). Une très large majorité des enseignants estime que la réforme ne contribuera pas à réduire l’échec scolaire en France (74%) ni à améliorer la situation globale du collège (81%). Enfin, 84% jugent que le gouvernement a eu tort de publier rapidement le décret et l’arrêté, ce que le SNES-FSU avait qualifié de « provocation ». La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, elle, voit sa popularité auprès du corps enseignant du secondaire en pâtir. Alors que 23% d’entre eux disaient avoir une mauvaise opinion d’elle en septembre, ils sont désormais 57%.

Réforme du collège: six Français sur dix pour la grève des enseignants

Réforme du collège: six Français sur dix pour  la grève  des enseignants

La prise de position de Hollande et de Valls ( ce matin dans Libé)  ne changera pas l’opinion des Français qui critiquent la réforme des collèges et approuvent la grève des enseignants. Soixante pour cent des Français soutiennent la journée d’action et la grève des enseignants de mardi contre la réforme du collège prévue par le gouvernement, selon un sondage réalisé par Odoxa pour Les Echos, Radio Classique et le cabinet FTI Consulting. Selon ce sondage, 60 % des personnes interrogées qualifient de «justifiées» les manifestations prévues et 39 % pensent le contraire. Parmi les sympathisants de gauche, ils sont 44% à les trouver « justifiés » et 55% les jugent injustifiées. A droite, 72 % des sympathisants soutiennent le mouvement contre 27 % qui y sont opposés. Des syndicats d’enseignants opposés au projet du ministère de l’Education ont lancé un appel à la grève mardi et à descendre dans la rue. Se retrouveront côte à côte le Snes-FSU, majoritaire dans l’enseignement secondaire, le Snep-FSU, le Snalc (classé à droite), FO, la CGT et Sud. Ils représentent ensemble 80% des votes des enseignants du collège lors des élections professionnelles de décembre dernier, auxquelles avaient pris part quelque 40% des professeurs. La ministre Najat Valaud-Belkacem a dit à plusieurs reprises que la réforme du collège a été approuvée à 51 voix pour (et 23 contre) par le conseil supérieur de l’éducation début avril et entrera donc en vigueur, comme prévu, à la rentrée 2016. Elle a toutefois demandé à une autre instance, le conseil supérieur des programmes, de rendre plus lisibles les articulations des cours de français avec les langues et cultures de l’Antiquité, afin d’apaiser les professeurs de lettres classiques, mécontents de la suppression des options latin et grec.  La réforme est impérative, selon Mme Vallaud-Belkacem, en raison de la dégradation des résultats moyens en fin du collège, soulignée par des études internationales. Les écarts entre les bons élèves et les moins bons se creusent sur cette période, et l’origine sociale pèse sur le destin scolaire des petits Français bien plus que dans les autres pays de l’OCDE.

 




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