Archive pour le Tag 'enseignants'

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

 

 

Il est clair que le salaire des enseignants est scandaleusement insuffisant au regard de la qualification et des résultats attendus. En gros, pour un instituteur le salaire net est voisin de celui d’un ouvrier qualifié Les montants indiqués correspondent aux salaires mensuels bruts.

Salaire d’un instituteur

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur certifié

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur agrégé

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 2076 euros
Année de titularisation 2334 euros
10 ans 2896 euros
20 ans 3547 euros
30 ans 4555 euros

 

 

D’une manière générale, les salariés de l’enseignement subissent le sort de l’ensemble de la fonction publique qui se caractérise par une faible productivité mais par des salaires assez dérisoires au regard du privé. Cependant cette question reste relativement taboue du fait du corporatisme un peu aveugle des syndicats qui réclament en même temps l’augmentation des effectifs et l’amélioration du niveau de rémunération. Il ne serait pas indécent d’augmenter les salaires de 30 à 50 % en quelques années mais cela supposerait à la fois un changement de stratégie syndicale et un autre management de la part de l’État. D’après le sondage Odoxa/Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, 70 % des Français jugent les enseignants «compétents», 62 % «travailleurs» et 55 % «efficaces». Et les difficultés de leur métier sont bel et bien reconnues: on estime assez unanimement (86 %) qu’ils sont «confrontés à des élèves et des parents de plus en plus durs» et que face à cela, ils ne «sont pas assez soutenus par l’administration» (69 %).

Par ailleurs, cette difficulté dans l’exercice de leur travail se doublerait, selon les Français, d’un manque de reconnaissance: 54 % considèrent aussi qu’ils sont «mal payés». Pour une majorité de l’opinion, ce ne sont pas des privilégiés malgré les congés et autres avantages.  La réforme des lycées et du baccalauréat est plutôt soutenue par l’opinion: 50 % estiment que c’est une bonne réforme, contre 28 % qui jugent que c’est une mauvaise réforme (1 sur 5 ne la connaît pas)… Pourtant, les Français sont pourtant 59 % à soutenir la grève des enseignants de ce jeudi.

 

Des enseignants français mal payés ?

Des  enseignants français mal  payés ?

 

En dépit de l’augmentation de la prime des deux enseignants du premier degré.  (400 euros par an) qui sera alignée sur celle de leurs collègues du second degré (1200 euros en moyenne). Les enseignants français sont relativement mal rémunérés au regard de la collègue de leurs collègues internationaux. En moyenne, un enseignant français perçoit une rémunération brute mensuelle de 2971 euros qui équivaut à un salaire net de 2475 euros, selon les derniers chiffres publiés l’année dernière par le ministère de l’Éducation nationale, datant de 2012. A l’époque, un professeur du premier degré (de maternelle au CM2) touchait 2633 euros bruts par mois (2187 euros nets). A titre de comparaison, un collègue du second degré gagnait, en moyenne, 3277 euros bruts (2736 euros nets). Soit un écart de plus de 25% qui s’explique par le fait que les seconds percevaient une prime mensuelle près de quatre fois supérieure aux premiers (463 euros contre 124 euros). Quatre ans plus tard, l’écart s’est donc réduit un tout petit peu (1200 euros contre 400 euros). Côté salaire, on notera qu’un professeur du premier degré doit attendre d’avoir 50 ans pour gagner autant qu’un collègue du second degré âgé de 30 à 50 ans. Les enseignants européens sont-ils mieux payés que leurs homologues français? Oui, quel que soit le cycle d’enseignement. Si l’écart avoisine les 1000 dollars par an pour le préprimaire et le secondaire, il est supérieur à 5000 dollars pour le primaire (36.120 dollars contre 41.248 dollars), selon les derniers chiffres publiés l’année dernière par l’OCDE, datant de 2013. Sur les 36 pays pour lesquels les données sont connues, seuls 13 affichent des rémunérations moins élevées pour leurs enseignants que la France.

 

(Le Figaro)

Sondage : Hollande lâché par les enseignants

Sondage : Hollande lâché par  les enseignants

 

Descente aux enfers pout Hollande même chez les enseignants pourtant traditionnellement assez favorables à la gauche. La dernière réforme des collèges a fini d’enfoncer un président déjà discrédité sur un terrain dont il avait pourtant fait une priorité. Une priorité qui s’est surtout concrétisée en gadgets, en bricolage et  en bonnes paroles (travaux interdisciplinaire, travaux extra scolaires, numérique, réduction des programmes etc).   Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro, seuls 21% des professeurs déposeraient un bulletin dans l’urne pour le président socialiste sortant, si l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain. Soit une chute de 23 points pour le chef de l’Etat par rapport à 2012. Au total, 76% de sondés se disent également « mécontents » de l’action de François Hollande concernant l’éducation. Idem pour la ministre Najat Vallaud-Belkacem (77% de mécontents).Dans le détail, les réformes ne semblent pas convaincre. Ainsi, sur l’ensemble des professeurs interrogés, 70% se disent « mécontents » des nouveaux programmes pour l’école élémentaire et le collège. La réforme du collège ne séduit, elle, que 21% des enseignants. Selon le sondage, François Bayrou semble le plus à même de récolter les faveurs des professeurs : le président du Modem et ancien professeur récolte 26% des suffrages (+ 10 points par rapport à 2012), si l’élection présidentielle avait lieu dans les prochains jours. Derrière lui, François Hollande (21%) donc ; puis Jean-Luc Mélenchon (18%, + 3 points). Suit Nicolas Sarkozy avec 13% (=). Quant au Front national, il recueille 6% (+ 2 points). A noter que le nombre des sondés qui « ne se prononcent pas » atteint les 25%.

 

Grève des enseignants et des personnels des hôpitaux de Paris

Grève des enseignants et des personnels des  hôpitaux de Paris

Nouvelle protestation contre la réforme des collèges de la part des enseignants. Une réforme qui recueille une opposition d’une  majorité d’enseignants et de Français. En cause surtout l’ alignement par le bas des programmes puisque notamment 20% des horaires seront consacrées à des matières anecdotiques au détriment des matières fondamentales. Ce qui mécaniquement va encore accroitre les inégalités entre établissements.  Et des travaux interdisciplinaires à plusieurs enseignants très contestés ou pourrait être enseignées plusieurs matières. Dune certaine manière le triomphe du pédagogisme sur les partisans d’un enseignement plus académique sur les matières de base.  Les enseignants sont donc  invités à une journée d’action nationale contre la réforme du collège à l’appel d’une intersyndicale Snes-FSU, Snep, FO, CGT et Sud. Du coté du Snes-FSU, le principal syndicat des enseignants du second degré, pas de pronostics fermes non plus, mais l’on s’attend à une mobilisation moins importante que lors de la première journée d’action du 19 mai, qui avait été suivie par 27 % des enseignants des collèges publics selon le ministère, le double selon le Snes-FSU. « Mais il y aura des poches de mobilisation importantes », prédit Camille Buquet du Snes. La page Facebook du syndicat relaye d’ailleurs les lieux de rassemblement dans les grandes villes. A Paris, le cortège partira à 13h30 de Port-Royal. Ce qui laisse présager des embouteillages en pagaille. Il y aura aussi uen nouvelle protestation des  agents de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) contre la reforme des 35 heures.. Si les soignants et les administratifs seront en première ligne dans le mouvement de contestation, certains cadres hospitaliers les rejoindront. En revanche, les patients devraient être peu impactés par le mouvement. « Nous assurerons la continuité des soins. Et seules les consultations et les interventions non urgentes ont été reportées à une date ultérieure », explique un porte-paroles de Sud.

 

Réforme scolaire :74% des enseignants contre

Réforme scolaire :74% des enseignants contre

Alors qu’une journée de grève s’annonce jeudi, 74% des enseignants du secondaire se disent opposés à la réforme, contre 26% qui disent l’approuver, selon IFOP. Parmi les mesures emblématiques sur lesquelles a porté le débat jusqu’à présent, seul l’apprentissage de la deuxième langue vivante dès la cinquième au lieu de la quatrième, trouve grâce aux yeux d’une majorité de professeurs (59% contre 41%). Les autres sont rejetées en bloc : le remplacement des options de latin et grec par un enseignement interdisciplinaire (74% s’y opposent, 26% l’approuvent), le remplacement de 20% des blocs horaires actuels par les enseignements interdisciplinaires (74% contre 26%) et la suppression des classes bilangues (87% contre, 13% pour). Une très large majorité des enseignants estime que la réforme ne contribuera pas à réduire l’échec scolaire en France (74%) ni à améliorer la situation globale du collège (81%). Enfin, 84% jugent que le gouvernement a eu tort de publier rapidement le décret et l’arrêté, ce que le SNES-FSU avait qualifié de « provocation ». La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, elle, voit sa popularité auprès du corps enseignant du secondaire en pâtir. Alors que 23% d’entre eux disaient avoir une mauvaise opinion d’elle en septembre, ils sont désormais 57%.

Réforme du collège: six Français sur dix pour la grève des enseignants

Réforme du collège: six Français sur dix pour  la grève  des enseignants

La prise de position de Hollande et de Valls ( ce matin dans Libé)  ne changera pas l’opinion des Français qui critiquent la réforme des collèges et approuvent la grève des enseignants. Soixante pour cent des Français soutiennent la journée d’action et la grève des enseignants de mardi contre la réforme du collège prévue par le gouvernement, selon un sondage réalisé par Odoxa pour Les Echos, Radio Classique et le cabinet FTI Consulting. Selon ce sondage, 60 % des personnes interrogées qualifient de «justifiées» les manifestations prévues et 39 % pensent le contraire. Parmi les sympathisants de gauche, ils sont 44% à les trouver « justifiés » et 55% les jugent injustifiées. A droite, 72 % des sympathisants soutiennent le mouvement contre 27 % qui y sont opposés. Des syndicats d’enseignants opposés au projet du ministère de l’Education ont lancé un appel à la grève mardi et à descendre dans la rue. Se retrouveront côte à côte le Snes-FSU, majoritaire dans l’enseignement secondaire, le Snep-FSU, le Snalc (classé à droite), FO, la CGT et Sud. Ils représentent ensemble 80% des votes des enseignants du collège lors des élections professionnelles de décembre dernier, auxquelles avaient pris part quelque 40% des professeurs. La ministre Najat Valaud-Belkacem a dit à plusieurs reprises que la réforme du collège a été approuvée à 51 voix pour (et 23 contre) par le conseil supérieur de l’éducation début avril et entrera donc en vigueur, comme prévu, à la rentrée 2016. Elle a toutefois demandé à une autre instance, le conseil supérieur des programmes, de rendre plus lisibles les articulations des cours de français avec les langues et cultures de l’Antiquité, afin d’apaiser les professeurs de lettres classiques, mécontents de la suppression des options latin et grec.  La réforme est impérative, selon Mme Vallaud-Belkacem, en raison de la dégradation des résultats moyens en fin du collège, soulignée par des études internationales. Les écarts entre les bons élèves et les moins bons se creusent sur cette période, et l’origine sociale pèse sur le destin scolaire des petits Français bien plus que dans les autres pays de l’OCDE.

 




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