Archive pour le Tag 'énorme'

« Made in France »: Énorme trafic de légumes et de fruits

« Made in France »: Énorme trafic de légumes et de fruits 

Les organisations professionnelles viennent de dénoncer l’énorme trafic de légumes et de fruits en provenance notamment de pays du Sud et qui sont frauduleusement francisés.

 

 

Des milliers de tonnes de légumes et de fruits en provenance de pays du Sud seraient actuellement francisés du fait des dérèglements climatiques en France caractérisés notamment l’effet des gels tardifs et des soubresauts de la température. L’administration des fraudes a identifié notamment  un grossiste faisant passer des centaines de milliers de tonnes de légumes espagnols pour des produits français. 

Le problème, c’est que le phénomène est beaucoup plus général, il est à la fois conjoncturel et structurel. Il est conjoncturel car le climat a retardé- voire annuler- en France nombre de productions de légumes et de fruits et qu’on leur substitue des produits venant de l’étranger. Il est aussi structurel dans la mesure où les conditions de production et fiscales sont plus coûteuses en France . Ceci vaut aussi pour les produits dits bio dont  plus de la moitié viennent de l’étranger et qui n’ont de bio d’ailleurs pour certains que l’étiquette.

Courgettes, poivrons, asperges…Des milliers de consommateurs du sud de la France ont acheté des légumes qu’ils croyaient français, alors que ce n’était pas le cas. Vendus dans la grande distribution, et pourtant bien étiquetés comme provenant de France, ils étaient en réalité espagnols. Impossible pour le consommateur, ni même pour les enseignes de s’en rendre compte. Une pratique illégale, que l’on appelle la francisation.

C’est dans le secteur de Tarascon qu’un  grossiste de fruits et légumes est soupçonné d’y avoir recours. Depuis au moins l’année dernière, des centaines de tonnes de légumes seraient concernés. Cet homme achetait ses produits en Espagne, moins chers, donc, et changeait les étiquettes espagnoles des colis et des emballages pour d’autres indiquant « Origine France », qui se revendent plus chers. Il est même soupçonné d’avoir édité des factures avec cette fausse origine.

 

Énorme trafic de légumes et de fruits francisés

 

Les organisations professionnelles viennent de dénoncer l’énorme trafic de légumes et de fruits en provenance notamment de pays du Sud et qui sont frauduleusement francisés.

 

 

Des milliers de tonnes de légumes et de fruits en provenance de pays du Sud seraient actuellement francisés du fait des dérèglements climatiques en France caractérisés notamment l’effet des gels tardifs et des soubresauts de la température. L’administration des fraudes a identifié notamment  un grossiste faisant passer des centaines de milliers de tonnes de légumes espagnols pour des produits français.

Le problème, c’est que le phénomène est beaucoup plus général, il est à la fois conjoncturel et structurel. Il est conjoncturel car le climat a retardé- voire annuler- en France nombre de productions de légumes et de fruits et qu’on leur substitue des produits venant de l’étranger. Il est aussi structurel dans la mesure où les conditions de production et fiscales sont plus coûteuses en France . Ceci vaut aussi pour les produits dits bio dont  plus de la moitié viennent de l’étranger et qui n’ont de bio d’ailleurs pour certains que l’étiquette.

Courgettes, poivrons, asperges…Des milliers de consommateurs du sud de la France ont acheté des légumes qu’ils croyaient français, alors que ce n’était pas le cas. Vendus dans la grande distribution, et pourtant bien étiquetés comme provenant de France, ils étaient en réalité espagnols. Impossible pour le consommateur, ni même pour les enseignes de s’en rendre compte. Une pratique illégale, que l’on appelle la francisation.

C’est dans le secteur de Tarascon qu’un  grossiste de fruits et légumes est soupçonné d’y avoir recours. Depuis au moins l’année dernière, des centaines de tonnes de légumes seraient concernés. Cet homme achetait ses produits en Espagne, moins chers, donc, et changeait les étiquettes espagnoles des colis et des emballages pour d’autres indiquant « Origine France », qui se revendent plus chers. Il est même soupçonné d’avoir édité des factures avec cette fausse origine.

Régionales et départementales 2021 : énorme défaite des membres du gouvernement candidats

 Régionales et départementales 2021 : énorme défaite des membres du gouvernement candidats

 

défaite  historique la majorité en place   nettement balayée lors des élections régionales avec un score ne dépassant pas 11 % . Derrière, la droite grand vainqueur, la gauche et les écolos. Les résultats les plus significatifs :

 

Île-de-France

 

Le candidat macroniste qui conduisait la liste, Laurent Saint-Martin, est arrivé quatrième derrière la présidente ex-LR sortante (44,9%), l’écologiste Julien Bayou (33,3%) et le vice-président du RN Jordan Bardella (11,4%).

Centre Val de Loire

Le  ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement a été placé en quatrième position à l’échelle de la région (16%). Il arrive derrière le président PS sortant, François Bonneau (39%), le candidat RN Aleksandra Nicolic (25%), et le député LR Nicolas Forissier (20%).

Régionales en Nouvelle-Aquitaine

La ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants a obtenu 13% des voix en Nouvelle-Aquitaine. Elle se place loin derrière le président PS sortant Alain Rousset, réélu pour un cinquième mandat (39%).

 Régionales dans le Grand Est

La ministre déléguée chargée de l’Insertion, Brigitte Klinkert, obtient 13% des voix dans la région Grand Est. Elle termine loin derrière le président LR sortant Jean Rottner (39%).

Régionales: une énorme claque pour Macron

Régionales: une énorme claque pour Macron

Le chef de l’État a tout fait pour tenter de brouiller l’enjeu des élections départementales et régionales. Il a en effet multiplié les déplacements de sorte que les préoccupations locales se sont effacées derrière les grandes questions nationales. Le problème c’est que l’activisme du président de la république ne pourra pas être relayé sur le terrain faute de candidats de la république en marche. D’une part des candidats peu nombreux faute d’implantation du parti, d’autre part des candidats qui vont payer l’addition du mécontentement de la politique du gouvernement. Au total la république en marche    va recueillir moins  10 % des voix aux élections locales ( 13 % avec le MoDem !) . Une véritable claque pour le président de la république après celle reçue par un opposant.

 

Emmanuel Macron l’a répété en Conseil des ministres, mercredi. Alors que l’opposition jubile à l’idée de le voir encaisser une nouvelle bérézina dans les urnes - après la catastrophe des municipales - le chef de l’État fait savoir qu’il compte bien banaliser les résultats des élections départementales et régionales«Je ne tirerai aucune conclusion nationale de ces élections qui sont des élections locales», a-t-il prévenu, excluant par principe de remanier son dispositif gouvernemental au lendemain des scrutins. Pourtant, quinze de ses ministres sont candidats sur les listes.

 

Etats généraux de la laïcité: un énorme travail de pédagogie estime Caroline Fourest

Etats généraux de la laïcité: un énorme travail de pédagogie estime Caroline Fourest

 

 

L’essayiste et éditorialiste Caroline Fourest, qui participera aux Etats généraux de la laïcité annoncés par la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa juge qu’il y a « encore beaucoup de malentendus empoisonnés qui font des dégâts terribles parmi les jeunes ».

« Il reste une immense pédagogie à faire », a estimé dimanche 18 avril sur franceinfo l’essayiste et éditorialiste Caroline Fourest, alors que la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa a annoncé la tenue d’ »Etats généraux de la laïcité » qui donneront notamment lieu à une « grande consultation » auprès des jeunes. Caroline Fourest, qui participera à ces Etats généraux juge qu’il y a « encore beaucoup de malentendus empoisonnés qui font des dégâts terribles parmi les jeunes ».

 

Qu’attendez-vous de ces états généraux de la laïcité ?

Caroline Fourest : La laïcité, c’est un débat permanent, mais c’est un débat où il y a encore beaucoup de malentendus empoisonnés qui font des dégâts terribles parmi les jeunes. Regardez les sondages. Plus de la moitié des jeunes pensent que critiquer les religions, c’est être raciste et quelque chose qu’il faut condamner. Après tous les meurtres que nous avons subi, voir que la jeunesse déserte la défense de la liberté d’expression et la laïcité, c’est très inquiétant. Donc, cette pédagogie reste à faire. C’est ça l’objet. On a bien fait tout ce qu’il fallait faire du point de vue législatif. Mais il reste une immense pédagogie à faire.

Est-ce que cette annonce d’Etats généraux n’est que de la communication, comme l’a laissé entendre le chercheur Patrick Weil ?

Cela ne m’intéresse pas tellement ce genre de débat. Ce dont on est en train de parler est trop grave, trop sérieux, pour savoir si, faire des Etats généraux pour expliquer la laïcité, il faut le faire avant ou après un projet législatif. Tout va dans le même sens. Ce qui m’intéresse, c’est de voir des politiques qui ne font justement pas que du répressif, mais qui s’attellent enfin à faire aussi de la pédagogie et de la formation. La suite, c’est notamment une administration de la laïcité qui va permettre de mettre des moyens pour que, par exemple, les référents laïcité qui ont été créés il y a quelques années dans les différents établissements scolaires reçoivent une formation qui leur permette de faire face à tous les discours empoisonnés qu’ils vivent et qu’ils subissent. Cela veut dire former tous les fonctionnaires qui sont aussi des premières lignes sur ces sujets qui sont souvent piégés, qui sont souvent difficiles, où il y a face à eux des gens de très grande mauvaise foi. Je suis contente qu’on passe à cette étape. J’ai envie de dire enfin.

Vous souhaiteriez qu’il y a ait des interventions dans les écoles, pour former les professeurs notamment ?

Il y a des sentinelles qui ont été imaginés il y a quelques années. Moi-même, cela m’arrive souvent de faire ce type d’interventions. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Ce que je souhaite surtout, c’est qu’on envoie enfin des hussards de la République, c’est à dire des gens bien formés qui ont les esprits bien clairs sur ces questions, parce qu’on a perdu beaucoup de temps dans ce domaine. C’est le débat qu’on a eu autour de l’Observatoire de la laïcité qui n’est pas souvent compris. On a perdu huit ans dans ce pays à cause d’un observatoire qui n’a rien observé, qui n’a fait au contraire que mener des polémiques contre les laïcs au lieu d’essayer de mener des politiques de vigilance contre les adversaires de la laïcité avec lesquels il a bien souvent collaboré. C’est ça qui m’inquiète.

Quand la République se tire des balles dans le pied, quand elle perd huit ans à nommer des gens au mauvais poste, qui n’ont pas les compétences, qui n’ont pas l’appétit d’être vigilants sur des sujets aussi importants, on perd du temps. Et on le voit dans les études auprès de la jeunesse. On a envoyé des associations, notamment Coexister par exemple, qui célèbrent la Journée du hidjab et qui soutient BarakaCity, une association salafiste qui raye les femmes de son site Internet. On a envoyé ce genre d’associations expliquer la laïcité auprès des jeunes. C’est normal qu’ils ne la comprennent pas.

Quelle est la définition de la laïcité pour les jeunes ?

Ils ont été très travaillés au corps depuis 2004 par des réseaux intégristes qui leur ont expliqué qu’en fait, la laïcité, c’était islamophobe. Donc c’est tout cela qu’il faut arriver à défaire. C’est aussi pour cela que je fais partie des laïques qui ne veulent pas aller plus loin dans le répressif, qui ne veulent pas aller jusqu’à interdire ni le voile dans la rue, ni les accompagnantes scolaires voilées. Parce que je pense qu’on a tellement de travail à faire pour lever ces propagandes qui ont incroyablement réussi leur manipulation. Beaucoup de jeunes aujourd’hui pensent que la laïcité, c’est être contre les religions, au lieu de voir que c’est un cadre qui protège l’égalité homme-femme, qui protège la citoyenneté, c’est à dire ce qui nous réunit.

 

Elections départementales et régionales: encore une énorme claque à prévoir pour la « république en marche »

Elections départementales et  régionales: encore une énorme claque à prévoir pour la « république en marche »

 

 

La claque électorale monumentale aux élection départementales et régionales constitue le scénario le plus probable. En cause l’absence totale de présence d’un parti qui est en réalité n’a jamais existé et n’est pas implanté localement. Même les ténors  de la république en marche refusent de prendre le risque d’une défaite. Les ministres comme les autres principaux responsables trouvent des prétextes variés pour ne pas prendre part à la débâcle comme tête de liste. D’une part ils perdraient leur portefeuille ministériel et autre attribution, d’autre part ils fusilleraient –la carrière politique.

 

Du coup on a sous-traité les risques de la défaite à des seconds couteaux complètement inconnus en général localement.  Par exemple, On ne devrait pas apercevoir l’ombre d’un ministre de plein exercice lancé contre un présidentiable de droite. Jean-Michel Blanquer a invoqué la crise sanitaire pour ne pas affronter Valérie Pécresse. Nouvelle égérie des macronistes, Gabriel Attal, n’a pas donné suite pour les mêmes raisons. Refus identiques d’Olivier Véran et d’Olivier Dussopt face à Laurent Wauquiez. Barbara Pompili n’a pas cédé aux sollicitations pour s’inviter dans le match Xavier Bertrand-RN.

 

Mais dans d’autres régions sans leaders nationaux, la plupart des représentants de la république en marche souffrent d’une insuffisance de popularité voir son même pratiquement inconnu. Dans ces conditions président de la République entrevoit aussi l’hypothèse d’une nouvelle raclée électorale, dans le prolongement de celle enregistrée aux élections municipales de mars et juin 2020. LREM n’avait réussi à s’imposer dans aucune grande ville. Selon les chiffres récemment publiés par le ministère de l’Intérieur, le parti avait même enregistré un score au niveau national. Les chiffres ont été tellement décevants que le ministère de l’intérieur a mis du temps à les publier et ce n’est que très récemment et sur insistance de l’opposition que des statistiques un peu précises ont émergée du ministère de l’intérieur

NON-RECONFINEMENT: un risque énorme

NON-RECONFINEMENT: un risque énorme

 

La décision de non confinement par le chef de l’État qui était pourtant attendu a surpris beaucoup d’observateurs. Cela d’autant plus que les établissements hospitaliers sont à la limite de la saturation avec l’augmentation croissante du nombre de personnes soignées. Tous les indicateurs sont dans le rouge. Cette décision de non confinement sera forcément contredite d’ici la fin du mois et le président de la république devra s’y résoudre car le risque est énorme. En clair on perd un temps précieux. « C’est un gros risque », commente le professeur Éric Caumes, invité ce lundi matin de RMC et BFMTV.

 

« C’est très difficile de s’exprimer pour toute la France », prévient-il d’emblée, « parce qu’on a tous une approche biaisée par là où on exerce, la situation n’est pas du tout la même dans l’Ouest de la France, qu’elle l’est dans l’Est de la France, dans le Sud ou dans le Nord ».

En ce qui le concerne, le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris ne cache pas ses inquiétudes quant à la situation dans la capitale. « On voit la courbe monter, donc on est très inquiets. » Il développe:

« On est déjà presque à un seuil de saturation des réanimations, on est en train de déprogrammer pour pouvoir accueillir plus de patients, donc oui, on est dans une phase ascendante de l’épidémie. »

En choisissant cette option, l’exécutif a estimé qu’il avait encore un peu de temps devant lui avant d’user de la plus restrictive des solutions, et ainsi préserver les Français de l’impact économique et psychique que susciterait une nouvelle mise sous cloche. « On a encore la possibilité d’éviter un reconfinement » a ainsi défendu très laborieusement Gabriel Attal dimanche, le porte-parole du gouvernement assurant désormais que « le moindre mois, la moindre semaine, le moindre jour de confinement qu’on peut éviter aux Français, il faut qu’on le prenne ». Et si le président avait décidé du confinement il expliquerait sans doute que le moindre jour de confinement permet d’éviter des catastrophes sanitaires ! Ce qu’il fera sans doute d’ici fin février quand Macron se sera décidé à reconfiner.

Biélorussie: énorme manif face à l’armée

Biélorussie: énorme manif face à l’armée

Enorme manifestation dimanche pour protester contre le trucage des élections présidentielles dans la capitale biélorusse. En face, l’armée qui désormais assure la sécurité à la place des policiers, ce qui traduit un net raidissement du pouvoir. Un pouvoir approuvé  par la Russie qui soutient le régime de dictature pour protéger le sien !

Le ministère de la Défense biélorusse a averti qu’il avait été chargé de la protection des monuments et que toute tentative des manifestants pour l’occuper serait réprimée par l’armée.

Décrivant les manifestants comme des “fascistes” et écrivant l’essentiel de sa déclaration en majuscules, le ministère de la Défense a déclaré que ces monuments, en particulier ceux qui rendent hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, étaient des lieux sacrés, qui ne devaient pas être profanés.

“NOUS AVERTISSONS CATÉGORIQUEMENT: EN CAS DE VIOLATION DE LA PAIX ET DE L’ORDRE DANS DE TELS ENDROITS – VOUS TROUVEREZ MAINTENANT L’ARMÉE FACE À VOUS ET NON LA POLICE.”

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur biélorusse a averti que toute manifestation non autorisée était supposée illégale, ajoutant que 22 personnes avaient été interpellées la veille lors de rassemblements dans 55 villes du pays.

La Russie, puissante voisine et traditionnelle alliée de Minsk, a tenu dimanche par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, de virulents propos à l’égard de Svetlana Tsikhanouskaïa.

“Il semble qu’elle n’ait pas été autorisée à se calmer et elle a commencé à faire des déclarations politiques sévères, exigeant des départs, des grèves, des manifestations”, a dit le chef de la diplomatie russe, cité par l’agence de presse RIA.

“Le fait qu’elle fasse ses déclarations de plus en plus fréquemment en anglais est également significatif”, a ajouté le ministre, qui accuse le programme politique de l’opposante de promouvoir un sentiment anti-russe et un rapprochement avec l’Union européenne et l’Otan.

Biélorussie : énorme manif et crainte d’une intervention russe

Biélorussie : énorme manif et crainte d’une intervention russe

 

Une manif énorme plus de 200 000 personnes qui a secoué le pouvoir contraint de solliciter l’aide du Kremlin pour se maintenir. Moscou a donné son accord pour une aide militaire car finalement la dictature en Biélorussie est à peu près de même nature que celle de la Russie. Poutine en protégeant les Biélorusses se protège en même temps puisque lui aussi va prolonger son mandat après un bidouillage des institutions.

Après une semaine de contestation pendant laquelle deux manifestants ont été tués et des milliers d’autres arrêtés, les Biélorusses ont scandé “Loukachenko démission” en brandissant le drapeau biélorusse.

Alexandre Loukachenko, à la tête de la Biélorussie depuis 26 ans, s’est une nouvelle fois entretenu dimanche avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Appelant ses partisans à “se battre pour l’indépendance de la Biélorussie”, Loukachenko a nié tout trucage de l’élection présidentielle et rejeté la tenue d’une nouveau scrutin, réclamé selon lui par la Pologne, la Lettonie, l’Ukraine et la Lituanie.

Dans un discours prononcé dans le centre de Minsk devant quelques milliers de fidèles, il s’est en revanche dit prêt à mener des réformes si ses compatriotes le demandent.

“Je ne vous ai jamais trahis et je ne le ferai jamais”, a déclaré le chef de l’Etat âgé de 65 ans.

Alors que Loukachenko a accusé dans son discours l’OTAN d’être “aux portes” de la Biélorussie, le ministre lituanien de la Défense, Raimundas Karoblis, a déclaré que son pays ne représentait aucune menace pour la Biélorussie et évoqué la tenue d’exercices militaires de l’Alliance atlantique prévus de longue date.

C’est depuis la Lituanie, où elle a trouvé refuge, que la chef de file de l’opposition, Svetlana Tikhanoskaïa, a appelé à la grande “Marche pour la liberté” qui s’est tenue dimanche à Minsk.

Le Kremlin a indiqué que Vladimir Poutine avait informé Alexandre Loukachenko que la Russie était prête à fournir une aide militaire à la Biélorussie dans le cadre des accords de défense qui lient les deux pays, si cela s’avérait nécessaire.

Moscou a accusé des pays étrangers de chercher à déstabiliser la Biélorussie, sans dire lesquels.

Tassement économique ou énorme crise financière » ? (Sébastien Laye)

Tassement économique ou énorme crise financière » ?  (Sébastien Laye)

Dans une tribune au Monde, Sébastien Laye, PDG d’Aslan Investissement et chercheur associé en économie à l’Institut Thomas souligne le décalage croissant entre richesse réelle et richesse spéculative financière. Il décrit notre économie comme « bilancielle », c’est-à-dire que la richesse provient plus de la valeur financière des actifs que de la production effective, engendrant bulles et krachs.’(extraits)

 

Tribune.

 

  »Alors que les nuages s’amoncellent sur la croissance mondiale, la question qui taraude les économistes les plus sérieux, et devrait en conséquence nous alerter, est celle de la nature de la prochaine séquence négative du cycle économique : simple ralentissement comme les lois d’airain de l’économie nous en promettent tous les cinq ou six ans après une phase d’expansion ? Ou bien répétition d’une crise financière comme celles du début des années 1990, du début des années 2000 et enfin en 2008, avec des conséquences économiques et sociales bien plus graves qu’un simple « trou d’air » temporaire ?

A la suite de Richard Koo, dans son ouvrage phare The Holy Grail of Macroeconomics (Wiley, 2008), nous pensons que la nature de nos économies a changé depuis trente ans : du fait du retrait des Etats et de la baisse de l’investissement public, et surtout de la financiarisation de nos économies et du crédit, ces dernières sont devenues des économies « bilancielles » : elles ne reposent pas tant sur les bénéfices des entreprises ou les salaires des ménages, que sur les patrimoines des divers acteurs économiques ; elles sont fondées sur la valeur d’actifs, tels que l’immobilier, le stock de liquidités (souvent empruntées), des titres obligataires.

Les bilans sont ainsi de plus en plus étendus par rapport à des revenus et à des rendements à faible croissance. Le pilier premier de la science économique, « les agents maximisent leurs profits », est mort. L’effet richesse est un effet papier : la hausse du cours d’une action ou d’une obligation détermine l’enrichissement d’un acteur économique. Il a supplanté la soif du profit en numéraire, sauf quand celui-ci provient de la revente d’actifs… souvent financiers !

Cela signifie que la valeur des actifs est bien plus importante pour la stabilité systémique que les rendements tirés de ces actifs. Là ou un gérant de fonds pouvait acheter de simples bons du Trésor pour atteindre un objectif de rendement de 7 % à 8 % il y a encore vingt ans, il lui faut aujourd’hui acheter à tour de bras tout type d’actifs risqués.

Les récessions elles-mêmes, au lieu d’être de simples récessions conjoncturelles comme avant les années 1990, se transforment en « récession bilancielle » : les acteurs économiques, réalisant qu’ils ne sont plus solvables (quel que soit le niveau des taux d’intérêt, même zéro !), cherchent à dégonfler leur bilan et n’empruntent plus ensuite pendant quelques années. »

Ralentissement économique ou énorme crise financière » ? (Sébastien Laye)

Ralentissement économique ou énorme crise financière » ?  (Sébastien Laye)

Dans une tribune au Monde, Sébastien Laye, PDG d’Aslan Investissement et chercheur associé en économie à l’Institut Thomas souligne le décalage croissant entre richesse réelle et richesse spéculative financière. Il décrit notre économie comme « bilancielle », c’est-à-dire que la richesse provient plus de la valeur financière des actifs que de la production effective, engendrant bulles et krachs.’(extraits)

 

Tribune.

 

  »Alors que les nuages s’amoncellent sur la croissance mondiale, la question qui taraude les économistes les plus sérieux, et devrait en conséquence nous alerter, est celle de la nature de la prochaine séquence négative du cycle économique : simple ralentissement comme les lois d’airain de l’économie nous en promettent tous les cinq ou six ans après une phase d’expansion ? Ou bien répétition d’une crise financière comme celles du début des années 1990, du début des années 2000 et enfin en 2008, avec des conséquences économiques et sociales bien plus graves qu’un simple « trou d’air » temporaire ?

A la suite de Richard Koo, dans son ouvrage phare The Holy Grail of Macroeconomics (Wiley, 2008), nous pensons que la nature de nos économies a changé depuis trente ans : du fait du retrait des Etats et de la baisse de l’investissement public, et surtout de la financiarisation de nos économies et du crédit, ces dernières sont devenues des économies « bilancielles » : elles ne reposent pas tant sur les bénéfices des entreprises ou les salaires des ménages, que sur les patrimoines des divers acteurs économiques ; elles sont fondées sur la valeur d’actifs, tels que l’immobilier, le stock de liquidités (souvent empruntées), des titres obligataires.

Les bilans sont ainsi de plus en plus étendus par rapport à des revenus et à des rendements à faible croissance. Le pilier premier de la science économique, « les agents maximisent leurs profits », est mort. L’effet richesse est un effet papier : la hausse du cours d’une action ou d’une obligation détermine l’enrichissement d’un acteur économique. Il a supplanté la soif du profit en numéraire, sauf quand celui-ci provient de la revente d’actifs… souvent financiers !

Cela signifie que la valeur des actifs est bien plus importante pour la stabilité systémique que les rendements tirés de ces actifs. Là ou un gérant de fonds pouvait acheter de simples bons du Trésor pour atteindre un objectif de rendement de 7 % à 8 % il y a encore vingt ans, il lui faut aujourd’hui acheter à tour de bras tout type d’actifs risqués.

Les récessions elles-mêmes, au lieu d’être de simples récessions conjoncturelles comme avant les années 1990, se transforment en « récession bilancielle » : les acteurs économiques, réalisant qu’ils ne sont plus solvables (quel que soit le niveau des taux d’intérêt, même zéro !), cherchent à dégonfler leur bilan et n’empruntent plus ensuite pendant quelques années. »

 

G7 : énorme opération de communication de Macron

G7 : énorme  opération de communication de  Macron  

 

 

Résumons le message de Macron «  au plan international, c’est moi le meilleur ! » avec l’espérance d’une contagion de son autosatisfaction au domaine intérieur. Avec le temps et dès les jours prochains, les médias prendront le recul nécessaire pour relativiser l’importance du G7 qui aura surtout permis à Macron de se valoriser. Ainsi il aura essayé de compenser par sa posture internationale son manque de crédit au plan national. Le G7 aura surtout été une grosse opération de communication pour Macron. Le président de la république en a profité occuper tous les jours la télévision et les autres médias. Pour le reste, les orientations du G7 constituent de très vagues promesses. Pour compenser l’absence du sujet environnement au cours de ce G7, Macron s’est polarisée sur la situation de l’Amazonie en critiquant à juste titre beaucoup le président brésilien qui par ailleurs a refusé l’aide décidée par le G7. Notons cependant une orientation nouvelle de Macron  vis-à-vis du projet d’accord commercial avec le Brésil (aussi avec l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay).

Négocié depuis 20 ans, le vaste traité de libre-échange entre l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique du Sud (Mercosur) ne sera pas avalisé «en l’état» par la France, a assuré Emmanuel Macron, alors qu’il le jugeait encore «bon» à la fin du mois de juin. «En l’état, je ne signerai pas le Mercosur», a-t-il souligné, en invoquant des inflexions du président brésilien sur l’Accord de Paris sur le climat. Selon Emmanuel Macron, Jair Bolsonaro a, depuis son élection en octobre dernier, «envoyé plusieurs messages disant clairement qu’il sortirait de fait» de l’Accord de Paris. Or, «je veux que l’Accord de Paris soit respecté par tous ceux qui signent», a répété le président. Pour le reste, le traité pose des «conditions inédites» sur le plan des contrôles et de l’écologie, a-t-il garanti, alors que le texte inquiète des éleveurs européens comme des écologistes.

Mais le coup médiatique aura été, la venue du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. «Ce n’est pas un coup de poker», a assuré le chef de l’État sur France 2. «C’est je crois, le rôle que la France doit jouer.» Convaincu qu’«on n’a pas tout réglé» sur le sujet, Emmanuel Macron a mis en avant les deux points sur lesquels les membres du G7 sont «d’accord»: «on ne veut pas que les Iraniens puissent avoir la bombe nucléaire, et on ne veut pas qu’il y ait d’escalade pour créer la guerre». Face aux sanctions américaines contre l’Iran et devant le «risque d’embrasement», le président s’est aussi félicité que Donald Trump ait jugé réaliste une rencontre avec le président iranien dans les semaines à venir. «On a baissé la pression», a-t-il résumé. Preuve que le G7 aura surtout servi de moyens de communication et de promotion pour Macron, lors  de son intervention de lundi soir à la télé il a parlé de l’évolution de la réforme des retraites

Dans la perspective de la réforme des retraites prévue pour le début de l’année prochaine, Emmanuel Macron a indiqué sa préférence: un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu’à l’âge de départ. Pour «que ce soit juste en termes de cotisations (…), je préfère qu’on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge, car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt vous partez plus tôt». «Je veux que cette réforme incarne un changement de méthode», a-t-il poursuivi. Pour le changement de méthode il ne faut sans doute pas s’attendre à grand chose de nouveau par contre ce concept de durée de cotisation au lieu de l’’âge mérite intérêt. Remarquons que ce principe de durée de cotisation existe déjà l ! Ce qui l’avait mis en cause c’était le concept d’âge pivot pour tous

 

Deutsche Bank : énorme restructuration

Deutsche Bank : énorme restructuration

Les restructurations dans les banques se suivent et se ressemblent. La différence est dans leur ampleur. Cette fois, c’est Deutsche Bank qui annonce la suppression de 18 000 emplois. Comme d’autres banques, elle va réduire son activité sur les marchés actions, les marchés obligataires et ses opérations de banque investissement. Le problème particulier de Deutsche Bank d’avoir voulu se déployer dans des champs d’activité et pour des zones géographiques pour lesquels elle n’avait pas forcément la compétence et qui était très concurrencés. Cette politique un peu brouillonne a provoqué une accumulation d’actifs pourris qu’il va falloir maintenant isoler. Pour cela Deutsche Bank va créer une structure de défaisance pour les 74 milliards d’euros d’actifs pondérés des risques dont elle souhaite se séparer dans le cadre de cette réorganisation. Une restructuration de grande ampleur était attendue depuis que le président du directoire, Christian Sewing, avait promis en mai aux actionnaires des “réductions drastiques” dans la banque d’investissement, une activité qui a longtemps fait figure de priorité stratégique pour Deutsche Bank mais qui est devenue un fardeau à la suite de la crise financière de 2007-2009.Le conseil de surveillance du groupe s’est réuni dimanche pour avaliser ce plan, décidé après l’échec au printemps d’un projet de fusion avec Commerzbank, la deuxième banque d’Allemagne. Avec les suppressions de postes envisagées, les plus importantes dans le secteur bancaire depuis l’annonce des 30.000 emplois supprimés par HSBC en 2011, Deutsche Bank compte ramener ses effectifs à 74.000 personnes d’ici 2022. Deutsche Bank n’indique pas avec précision les zones où seront supprimés les emploient mais il est vraisemblable que ces suppressions seront réalisées un peu partout dans le monde y compris en Allemagne.

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

 

 

Les conclusions du grand débat risquent d’aboutir à un énorme fiasco. Même les responsables du gouvernement s’y préparent en prévenant qu’il ne faut pas s’attendre à une révolution et qu’il y aura même de grandes désillusions .Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Anti Brexit: énorme manif à Londres

Anti Brexit: énorme manif à Londres

 

Une énorme manifestation de plusieurs centaines de milliers de personnes-peut-être 1 million– anti Brexit à Londres hier qui suit le succès de la pétition en ligne Une pétition en ligne anti Brexit a déjà recueilli plus de 3 millions de signatures en deux jours. Un succès exceptionnel qui ne va sans doute pas faciliter la tâche de la première ministre. Déjà pris dans ses contradictions, le Parlement risque de s’y enfoncer encore davantage. Rappelons que ce parlement ne veut pas d’un Brexit  dur (sans accord) pas plus que d’un Brexit doux avec l’accord conclu entre Theresa May et l’union européenne)$. Enfin qu’il se refuse à lancer un nouveau référendum. Tout semble donc réuni pour que se concrétise une crise politique encore plus grave au Royaume uni avec sans doute la mise minorité de la première ministre Theresa May et la perspective de nouvelles élections. Du coup l’union économique européenne serait bien contrainte d’accepter un nouveau délai pour une éventuelle mise en application du break site. Un délai minimum d’un an voir davantage.  Rappelons que le Brexit a été décidé par 52% des voix en juin 2016. Prévu initialement le 29 mars, il a été reporté à la demande du gouvernement, à avril voire fin mai, en fonction du résultat du prochain vote du Parlement sur l’accord de retrait. Mais tous les sondages démontrent qu’un nouveau référendum condamnerait cette fois toute idée de break site. La situation est tellement bloquée que seule une perspective de nouvelles élections permettrait peut-être au Royaume-Uni de sortir du bourbier dans lequel il s’est placé.

Vente de l’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Vente de l’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Difficile de comprendre pourquoi l’État se sépare d’un tel bijou de famille. Il y a sans nul doute des raisons politiques dans la mesure où Vinci comme d’autres grandes entreprises ont largement permis l’élection de Macron qui d’une certaine façon renvoie l’ascenseur. C’est aussi une grosse compensation de l’annulation du projet de Notre-Dame des Landes qui devait aussi être confié à Vinci. Pour parler simplement, on voit mal pourquoi l’État n’affecterait pas les dividendes importants de sa participation dans ADP au fonds de modernisation qu’il envisage notamment pour les nouvelles technologies. Au lieu de cela,  il va vendre ADP pour une dizaine de milliards, placer le fond en obligation et ce sont les intérêts de ce fonds qui seront affectés au développement des entreprises. L’argument du pouvoir est de dire que les dividendes d’ADP peuvent être fluctuants et ne rapporteront pas toujours une centaine de millions par an. Une erreur car les aéroports d’une façon générale sont d’extraordinaires machines à cash du fait de la taxation qui frappe les opérateurs aériens, aussi des recettes accessoires. Ce que ne dit pas le gouvernement c’est  que cette opération va permettre de manière assez artificielle de diminuer l’endettement de l’État qui sinon serait susceptible de franchir la barre des 100 % du PIB. Un seuil symbolique qui affecterait l’image de gestion publique de la France. Dernier détail : Vinci est un formidable réservoir de décideurs de l’administration. Vinci recrute sans arrêt les ingénieurs des ponts du ministère en les rémunérant 10 fois plus que ce qu’il touchait dans l’administration. La plupart des fonctionnaires espèrent être embauchés par  Vinci qui offrent des perspectives de carrière autrement plus généreuse que celle de l’État. Ces ingénieurs des ponts sont présents partout dans l’administration bien sûr, mais aussi dans les cabinets et en masse chez Vinci (qui recrutent aussi des énarques pour les mêmes raisons). Vinci est sans doute une très belle entreprise mais aussi un formidable lobby qui se nourrit pour partie des crédits publics (français et étrangers). Certes la vente de la participation de l’État n’est pas encore réalisée mais on voit mal comment elle pourrait échapper à Vinci pour les raisons évoquées. L’autre incongruité concerne la durée de la concession de 70 ans ! Pourquoi pas aussi deux siècles. Après avoir bradé des autoroutes à Vinci, autoroutes aujourd’hui particulièrement juteuses sur le plan financier, on va donc brader les aéroports  de Paris autant pour des motifs politiques que corporatistes. Une politique à court terme pour boucher le trou de la dette et renvoyer l’ascenseur à un lobby. Même la Cour des Comptes est critique. « Les aéroports métropolitains se sont révélés être des actifs profitables pour les court, moyen et long termes, et des investissements peu risqués, compte tenu de la conjoncture et des perspectives favorables du trafic aérien », estime la Cour des comptes. D’autant que le marché est porteur : selon l’Association internationale du transport aérien, le nombre de passagers dans le monde devrait doubler d’ici 2037. « On va céder les bijoux de famille », a également lancé Arnaud Viala, du parti Les Républicains. France Culture rappelle aussi les échanges lors l’audition d’Augustin de Romanet, le patron d’Aéroports de Paris : Lors de l’examen du texte devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la loi Pacte, les opposants de droite et de gauche ont dénoncé «un mauvais projet »« une faute stratégique »« une aberration économique », voire  »un abandon de souveraineté nationale », les aéroports représentant des frontières du pays. « Vous jouez les apprentis sorciers », a dénoncé le socialiste Boris Vallaud, évoquant  »un énorme gâchis »« Combien de fois Vinci a rendu visite au président Macron ? Combien de fois pour qu’on en soit aujourd’hui à décider la privatisation d’Aéroports de Paris ? », a interrogé le député de La France insoumise François Ruffin. « On s’apprête peut-être à faire un cadeau à des copains. Si c’est Vinci qui bénéficie d’ADP, ce sera un scandale d’Etat », a-t-il poursuivi. Le ministre de l’Economie,  Autre argument avancé en défaveur de la privatisation d’ADP, la perte de souveraineté pour gérer les enjeux liés à un aéroport international et au contrôle des frontières. « On s’aperçoit que l’Etat est le seul acteur capable de faire converger des intérêts sociaux, environnementaux et économiques. Pendant longtemps, on a pensé que ces intérêts contradictoires seraient régulés par le marché, par la magie de l’offre et de la demande », explique Franck Dedieu, professeur d’économie et de culture générale à l’Ipag Business School, à France Culture. Dans une tribune au Monde (article payant), d’autres experts s’inquiètent de la future gestion de Roissy et Orly, portes d’entrée en France métropolitaine et « première frontière de la France avec l’étranger, un enjeu vital et quotidien de sécurité nationale ».

 

Sondage djihadistes : énorme majorité contre leur retour

Sondage  djihadistes : énorme majorité contre  leur retour

 

Selon la dernière étude Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info 82 % des personnes interrogées en France approuvent le jugement des djihadistes français en Irak. Pas question donc, à leurs yeux, de voir revenir ces islamistes radicaux qui ont renié et combattu le pays des droits de l’homme pour que la justice leur serve ensuite de tribune et leur trouve des excuses.

Les sympathisants de La République en marche font ici jeu égal avec ceux du Rassemblement national de Marine Le Pen! Dans ces deux «familles» politiques, 89 % des sondés estiment que le gouvernement a raison de laisser l’Irak juger ces ressortissants français. Les LR sont à peine plus fermes, avec 90 % de soutien à la décision d’Emmanuel Macron. À gauche, même les sympathisants du PS et de La France Insoumise approuvent largement le choix de la fermeté, à 72 % pour les socialistes et à 61 % pour les mélenchonistes.  Restent cependant la question des enfants notamment des orphelins.

 

Grand Paris: Enquête sur l’attribution de l’énorme fromage

Grand Paris: Enquête sur l’attribution de l’énorme fromage

 

 

Il n’est guère étonnant que la justice s’intéresse aux conditions d’attribution des marchés du Grand Paris. Ce projet pharaonique est de près de 40 milliards attise évidemment les convoitises et renforce les liens déjà sulfureux entre élus, entreprises et milieux financiers. La société du Grand Paris a déjà passé 770 marchés mais 164 ont été passés sans appel d’offres. Sans doute la conséquence du copinage habituel entre certains élus et certaines entreprises notamment du BTP. « Tu me soutiens pendant ma campagne   et je te renvoie l’ascenseur par le biais de marchés ». Le parquet national financier (PNF), saisi par la Cour des comptes, a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions dans lesquelles la Société du Grand Paris (SGP) a passé nombre de marchés. Cette enquête vise notamment des soupçons de favoritisme, a-t-on précisé de même source. Elle intervient un an après le rapport dans lequel la Cour des comptes dénonçait un dérapage massif du coût prévisionnel du métro en rocade autour de la capitale, dont la réalisation est pilotée par la SGP, créée par l’État en 2010.La Cour alertait notamment dans ce rapport les pouvoirs publics sur les risques financiers résultant de ce dérapage et sur la fragilité de la situation de la SGP. “La maîtrise des délais et des coûts semble à ce jour très compromise”, écrivait-elle dès la page de présentation sur son site internet.

 

Rétablissement des frontières en France : un coût énorme pour l’économie

Rétablissement des frontières en France : un coût énorme pour l’économie

Une étude sans doute assez approximative mais qui montre quand même que le rétablissement des frontières serait très couteux pour l’économie. Selon le document réalisé par Vincent Aussilloux et Boris Le Hir, de France Stratégie – un organisme d’expertise auprès du Premier ministre – l’abandon de l’espace Schengen, actuellement mis sous pression par la crise des réfugiés, aurait des conséquences à court terme sur le travail frontalier, le tourisme et le transport de marchandises. La baisse des recettes touristiques est estimée entre 500 millions d’euros et un milliard d’euros par an. France Stratégie estime par ailleurs que le rétablissement des contrôles aux frontières pourrait réduire les opportunités de travail frontalier. L’organisme évalue la baisse du nombre de travailleurs frontaliers entre 5.000 et 10.000, avec une perte pour l’économie de 150 millions à 300 millions d’euros, des chiffres qui ne tiennent pas compte des coûts liés à l’accroissement du chômage. Il y aurait aussi un impact sur les flux de marchandises, chiffré entre 62 millions d’euros par an à l’import et autant à l’export en cas de contrôles réduits des camions aux frontières, et le double en cas de contrôle systématique. A moyen et long terme, une pérennisation des contrôles d’identité aux frontières aurait des conséquences beaucoup plus lourdes sur le commerce extérieur: « Le PIB serait dégradé de 0,50% en 2025 par rapport à la situation soit près de 13 milliards d’euros constants et le coût pour l’espace Schengen serait de 0,79 point de PIB au total, équivalant à une perte sèche de plus de 110 milliards d’euros », écrivent les auteurs de l’étude. Il y aurait aussi un impact « sur les investissements étrangers et les flux financiers, mais ceux-ci restent difficiles à évaluer », concluent-ils. L’espace Schengen est une zone de libre circulation où les contrôles aux frontières ont été abolis pour les voyageurs, sauf dans des circonstances exceptionnelles.  Mais ces derniers mois, face à un afflux de réfugiés parfois incontrôlable, plusieurs Etats membres de l’UE, dont la France, ont réintroduit des contrôles provisoires à leurs frontières.

Berlin: énorme manif l’accord commercial UE-USA

Berlin: énorme manif  l’accord  commercial UE-USA

Pendant que les Français se regardent le nombril, passent leur temps dans des querelles Franco françaises de bas étage, les Allemands se saisissent d’une question fondamentale concernant l’évolution des échanges entre l’Europe et les États-Unis. Un traité stratégique car il remet en cause la souveraineté des Etats et concernera différents aspects notamment économiques bien sûr et aussi sociaux environnemenaux. Un traité par ailleurs antidémocratique puisque négocié dans le plus grand secret avec surtout les multi nationales. Une manifestation monstre a donc eu lieu hier à Berlin pour protester contre le projet d’accord de libéralisation des échanges entre l’Europe et les Etats-Unis. Selon les organisateurs, une alliance d’associations caritatives et de défense de l’environnement et de partis d’opposition, 250.000 personnes ont participé au rassemblement, soit davantage que ce qu’ils avaient anticipé. La police parle de 100.000 participants.  »Il s’agit de la manifestation la plus importante que ce pays ait vu depuis de nombreuses années », a lancé aux manifestants Christoph Bautz, directeur de Campact, un mouvement de citoyens. L’opposition au Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI, TTIP en anglais) ne cesse de croître en Allemagne. Ses adversaires estiment qu’il donnera trop de pouvoir aux grandes multinationales aux dépens des consommateurs et des salariés. Dans une lettre pleine page publiée dans plusieurs journaux allemands samedi, le vice-chancelier (SPD) et ministre de l’Economie Sigmar Gabriel met en garde contre les « alarmistes ».  »Nous avons la chance de fixer de nouvelles et bonnes normes pour développer le commerce mondial. Avec des règles ambitieuses pour l’environnement et les consommateurs et avec des conditions justes pour l’investissement et les salariés. Cela doit être notre objectif », écrit Sigmar Gabriel.

lien:

  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur
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