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Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme «

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme « 

Dans une  interview à 20 minutes Emmanuel Macon s’explique notamment sur le clivage patriote nationaliste.

 

Marine Le Pen préférerait vous affronter, car vous seriez « un mondialiste décomplexé ». Êtes-vous le candidat de la mondialisation ?

Je suis le candidat d’une France ouverte, ce qui me paraît être la définition même du patriotisme. Je suis l’ennemi du nationalisme, dont Madame Le Pen est la candidate. Monsieur Fillon la poursuit dans ses dérives. Je suis le candidat d’une France qui a des intérêts – sa sécurité, ses intérêts économiques et sociaux –, qui veut les protéger et les défendre, mais qui opère dans un monde ouvert. Parce que nous avons aujourd’hui 2 millions de concitoyens qui travaillent dans des entreprises étrangères opérant en France et que plusieurs millions de Français vivent de nos exportations. Parce que nous sommes une culture qui a toujours rayonné dans le monde et que nous avons une langue qui a plus de locuteurs en dehors de ses frontières que sur notre sol. Avoir peur de l’avenir, c’est trahir notre histoire. Je défends une France forte dans un monde ouvert où les valeurs de la démocratie l’emportent. Pour autant, je ne suis pas le candidat de la mondialisation heureuse.

Vous estimez que le clivage « patriotes-nationalistes » a remplacé l’ancien clivage gauche-droite. Qu’entendez-vous par là ?

Sur de nombreux sujets, – la laïcité, l’Europe, le rapport au monde, la réforme économique et sociale –, le clivage n’est plus entre la droite et la gauche, car chacun de ces camps est divisé en son sein. Aujourd’hui, les candidats de la droite et de la gauche traditionnelles ne pourraient gouverner sérieusement s’ils étaient élus, car ils n’auraient pas la majorité en leur sein. Alain Juppé a dit ce matin [selon le Canard enchaîné] : « Si Sens commun est au gouvernement, je serai dans l’opposition. » C’est la démonstration que, si François Fillon est élu, ce sera la chienlit. Quant à Benoît Hamon, trois quarts des gens investis par le PS pour les législatives déclarent ne pas ou ne plus le soutenir. Ces divisions révèlent de vraies fractures. La recomposition profonde de notre vie politique est en cours, sinon je ne serais pas là. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et moi-même sommes des expressions de ces dysfonctionnements. Aujourd’hui, la vraie tension est entre la volonté de rétrécissement du pays, représentée par Madame Le Pen, et l’ouverture au monde et à l’Europe, que je représente. Le patriote, c’est celui qui défend les siens dans un monde ouvert. Le nationaliste, c’est celui qui défend les siens en combattant l’autre, ce qui conduit au protectionnisme au niveau économique, et à la guerre.

Dans une interview au Point, le géographe Christophe Guilluy reconnaît que votre modèle économique « crée de la richesse ». Mais, selon lui, hors des grandes métropoles mondialisées, une partie de la classe moyenne et les catégories populaires ne sont plus intégrées au modèle économique. Comment faites-vous pour intégrer cette France périphérique ?

Je suis favorable à ce que la France des métropoles, des gens bien formés, des entrepreneurs, puisse réussir et aller plus vite car elle tire tout le pays. Mais ça ne peut pas être un projet de société. On a besoin que toute la France soit embarquée dans un projet de réussite et d’émancipation économique et sociale. Sinon, on a une fracture comme en Grande-Bretagne. Je veux permettre à chacun de réussir, par l’éducation, en ramenant à 12 élèves les classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire et en donnant plus d’autonomie pédagogique aux écoles. Par le rattrapage économique avec les emplois francs : 15 000 euros pour les entreprises embauchant en CDI un habitant issu des quartiers prioritaires de la politique de la ville. J’investirai également 15 milliards d’euros dans la formation continue. J’ai aussi un projet de lutte contre l’isolement de l’hyper-ruralité, à travers le doublement des maisons de santé pour faire reculer les déserts médicaux et le développement de l’Internet haut débit. Enfin, pour cette France périphérique, ma principale mesure est la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de nos concitoyens. Cet impôt est injuste car il est plus élevé dans les villes de province ou les petites villes que dans les métropoles.

Votre projet économique vise à réduire le coût du travail et donner plus de marge de manœuvre aux entreprises. Il s’agit donc d’approfondir ce qui a été fait pendant ce quinquennat ?

Une politique en faveur de la compétitivité a été commencée dans ce quinquennat mais trop tardivement et trop modestement. Il faut aller plus loin, plus clair, plus fort. Donc en 2018, non seulement je verserai le CICE au titre de l’année 2017, mais je ferai un allégement de charge de six points, qui remplacera le CICE. Ce sera un vrai choc de compétitivité pour les entreprises. Il faut aussi aller plus loin en termes de simplification du droit du travail, en ne gardant que les principes et les règles fondamentales dans la loi et en donnant beaucoup plus de possibilités de changer les choses par l’accord majoritaire des salariés au sein des entreprises ou des branches. Dans le même temps, j’ai une politique pour le pouvoir d’achat des travailleurs. S’il y a un accord dans l’entreprise, il faut qu’on puisse travailler plus et gagner vraiment plus. C’est pourquoi je baisserai les cotisations sociales et salariales et j’exonérerai les heures supplémentaires de charges patronales et salariales.

Si l’Etat baisse les charges salariales et patronales, quelle est la responsabilité des entreprises ? Est-ce que les créations d’emplois ont été à la hauteur de ce qui était espéré avec le pacte de responsabilité ?

Les créations d’emploi, ce n’est pas la physique du piston. Aller vers une politique de compétitivité, continuer à améliorer la marge des entreprises, c’est améliorer leur capacité à investir et embaucher. Ensuite, vous avez toujours des gens qui se comportent mal, il faut les contrôler, les sanctionner, et essayer de les poursuivre. Certaines entreprises, qui ont bénéficié d’aides et n’allaient peut-être pas licencier, ont pu investir sur d’autres projets et mieux se porter. Je ne suis pas pour une économie administrée, je suis pour une économie qui permet d’encourager ceux qui se comportent bien, qui investissent et qui embauchent.

Vous avez déclaré : « la vie économique est faite de créations et de destructions. » On ne peut donc rien faire contre les délocalisations ?

Dans la vie économique, il y a des cycles où des entreprises naissent et disparaissent. Quand une entreprise n’est plus rentable, parce qu’elle n’a plus de marché ou qu’elle n’a pas pris un virage technologique, il ne faut pas chercher à la maintenir artificiellement. On ne rend pas service aux salariés. Pendant des décennies, on a voulu protéger les emplois en prétendant protéger les gens : on a vu le résultat. Moi je ne veux pas protéger les emplois qui ne sont plus d’aujourd’hui, ni de demain. Je préfère protéger vraiment les gens, en donnant plus de souplesse aux entreprises et en formant les chômeurs aux emplois d’avenir, dans la silver economy, la domotique, la chaudronnerie, les énergies nouvelles… Vous protégez beaucoup plus un travailleur en faisant ça qu’en biberonnant une entreprise pour qu’elle maintienne des emplois voués à disparaître.

Vous dites que l’auto-entrepreneuriat ouvre des « perspectives de mobilité ». Cette opportunité doit-elle l’emporter sur la protection du travailleur « ubérisé » ?

Je ne suis pas pour l’hyper précarité mais je suis contre cette volonté de bloquer la création d’emplois pour protéger de manière indue des secteurs. J’étais pour le développement de la plateforme Uber, je l’ai aidée parce qu’elle a permis de créer des dizaines de milliers d’emplois en France et en particulier en banlieue. Mais je suis défavorable à ce qu’elle use aujourd’hui de sa position dominante pour baisser les prix. Donc je soutiens les chauffeurs d’Uber dans leur combat pour une négociation avec la plateforme. Il faut imposer un tarif minimum à ces plateformes et protéger les droits de celles et ceux qu’elles emploient.

Question qui fâche, d’un internaute : @Tanatiel « Dans votre programme vous évoquez le fait de supprimer les allocations-chômage à tout demandeur d’emploi qui refuse deux offres “décentes”. Pourriez-vous préciser ? »

Je veux réformer l’assurance chômage pour que tout le monde y ait droit : les démissionnaires une fois tous les cinq ans, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les entrepreneurs et les salariés. Mais personne n’aura sans contrepartie un droit durable au chômage. Après un bilan de compétences, vous ne pourrez pas refuser plus de deux offres décentes, c’est-à-dire des offres qui correspondent à vos qualifications et payées jusqu’à moins 20 à 25 % de votre dernière rémunération, ce sera à définir dans la négociation. Et si vous ne voulez pas être formé, mais que vous préférez répondre à une offre à 300 km de chez vous, on vous aidera à la mobilité.

Vous avez évoqué en février « une culture diverse et multiple » en France. En avril, vous avez déclaré à Causeur que la France « n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle ». Distinguez-vous le projet politique du brassage culturel ?

Je crois dans la diversité, mais pas dans le multiculturalisme. Le multiculturalisme, ce n’est pas la France. La France est avant tout un peuple indivisible, par ses valeurs, par son histoire. Nous avons une culture faite de multiples autres cultures. La langue française est la seule officielle mais je suis pour qu’on puisse enseigner les langues régionales dans les écoles de la République, c’est notre richesse. Je crois à l’indivisibilité du peuple français, mais dans sa diversité. Cette diversité n’est pas la haine de ce que nous sommes. L’identité, ce n’est pas la réduction au même. C’est un projet.

Vous souhaitez réformer le Code du travail dès l’été par ordonnances. Vous ne rejetez pas le 49.3. Assumez-vous une verticalité du pouvoir présidentiel ?

J’assume de l’efficacité et des débats bien proportionnés. La réforme du droit du travail que je propose a été préparée, il y a eu plusieurs rapports et je m’en suis expliqué pendant la campagne, dès le mois de décembre, donc il faut aller vite. Je suis pragmatique. La Ve République offre les instruments du parlementarisme rationalisé, il faut les utiliser, l’ordonnance comme le 49.3. Mais pas à tout bout de champ. Sur d’autres sujets plus complexes, l’assurance chômage, la formation continue, les retraites, il faut prendre le temps du débat.

Hollande : « retour de l’ennemi de la finance »

Hollande : « retour de l’ennemi  de la  finance »

 

 

 

Depuis son fameux discours du Bourget l’ennemi de la finance avait disparu du vocabulaire de François Hollande. Avec la période pré électorale retour de la dialectique guerrière contre l’ennemi. Une déclaration de guerre faite lors  du G20 en Chine. De quoi faire rire évidemment où plutôt pleurer. À moins qu’il ne s’agisse d’une flèche lancée à Emmanuel Macron  son ancien conseiller devenu maintenant son principal concurrent. Emmanuel Macron, ancien banquier, pourrait bien effectivement être désormais son premier ennemi politique. Le chef de l’État François Hollande a donc  indiqué sur BFMTV être « encore mobilisé (…) dans la lutte contre la finance ». Il a fait cette déclaration en arrivant au G20 en Chine.   »C’est le dernier G20 du quinquennat donc je suis encore plus mobilisé pour ce que j’avais dit dès le début : la lutte contre la finance, la priorité à la croissance et une mondialisation qui soit régulée », a-t-il dit en arrivant au G20. On ne peut bien sûr que rester pantois face à une telle déclaration dans la mesure où par exemple François Hollande n’a jamais été capable ouvrir la parenthèse pas plus que Sarkozy d’ailleurs) de faire bouger Merkel sur l’évolution de l’Europe et en particulier en matière de relance de l’économie. Son intention de s’attaquer finance internationale paraît encore plus illusoire.

Hollande : une table ronde avec l’ennemi, la Finance !

Hollande : une table ronde avec l’ennemi, la Finance !

Fini le temps de « l’ennemi c’est la finance », ça c’était avant, comme les lunettes, désormais Hollande s’est fait une tête de banquier(ou d’huissier), visage encore plus grassouillet, cheveux plus rares encore, et lorgnons aux montures épaisses pour montrer le sérieux de homme trop considéré comme une rigolo dans les médias et l’opinion. En plus il veut maintenant réunir la finance. Quand il ne sait pas quoi faire Hollande fait une table ronde, des assises ou une maga concertation. Ce qu’il va faire pour relancer l’  investissement  (Un conseiller a dû lui glisser dans l’oreille que l’investissement véritable moteur de la future croissance ne repartait pas). « Je réunirai les assises avec toutes les banques, tous les établissements financiers, pour investir davantage », a annoncé François Hollande lundi 14 juillet.  Toutefois, le président de la République, qui s’exprimait à l’occasion de la fête nationale, n’a pas précisé la date de ces « assises de l’investissement ». Selon lui, « l’investissement est la condition de la croissance. Il y a aujourd’hui des financements qui n’arrivent pas à l’investissement. Combien d’entreprises nous disent: ‘je voudrai bien investir’. Ce n’est pas simplement un problème de coût, c’est un problème d’accès au crédit ». Bref des propos-assez justes- mais  du café du commerce !  Le chef de l’Etat s’est aussi expliqué sur ses rapports avec la finance. « Nous avons aussi besoin de la finance pour l’investissement », a-t-il assuré lors d’une interview sur TF1 et France 2.  Mais il a aussi souligné les mesures de régulation prises: « la finance? Nous avons créé une taxe sur les transactions financières. Nous avons fait une loi qui sépare les activités à risque des banques, des activités d’épargne et d’investissement ».     Il a ajouté: « la finance, c’est celle qui nous contraint, celle qui nous soumet. Quand je suis arrivé aux responsabilités, les taux d’intérêt étaient relativement élevés. C’est cela, le poids de la finance: quand elle vous fait payer le coût du capital. Aujourd’hui, les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas ».  Enfin, interrogé sur le recrutement à l’Elysée de la banquière Laurence Boone, il a répondu: « qu’une femme qui est cadre dans une grande banque internationale vienne ici, cela prouve qu’elle a aussi le sens de l’intérêt général, qu’elle aime son pays, qu’elle préfère être au service de l’Etat qu’au service d’une entreprise, fut-elle une grande banque ».

 

L’instabilité fiscale et administrative : le pire ennemi de l’économie

L’instabilité fiscale et administrative : le pire ennemi de l’économie

 

Le taux de prélèvement obligatoire, le plus élevé du monde est évidemment un handicap pour la France mais au-delà se ose surtout la problématique de  l’instabilité fiscale et administrative ; En fait c’est le facteur explicatif majeur qui justifie la méfiance autant des entreprises que des ménages. Exemple on décide 50 milliards d’économies d’ici 2017 mais on ne sait pas où comment, sans doute des suppresion de niches fiscales ( certes trop nombreuses mais certaines justifiées), on décide de faire une remise à plat de la fiscalité ( y compris CSG, IR, impôts sur les sociétés), on décide de supprimer les cotisation familiales sur les entreprises mais on va agglomérer cette mesures avec le CICE) etc. Le pire c’est sans doute cette pathologie procédurière de l’administration avec ses  innombrables paperasses , contrôles et sanctions. En cause évidemment le nombre de fonctionnaires qui cherchent  à pérenniser leur objet social et leur job mais aussi un parlement qui de cesse de pondre des lois pour justifier son existence ( 11 000  lois, plus de 30 000 décrets). Des lois appliquées, peu ou pas du tout, en fonction des états d’âme des ministères et de leurs fonctionnaires. En fait le gouvernement cherche à rassurer mais brasse tout en même tant  de manière contradictoire et crée ainsi une instabilité qui freine les investissements des entreprises come des ménages. Pour parler clair personne n’a confiance dans la capacité du gouvernement à redresser l’économie (seulement 10% des français et des chefs d’entreprises) , on  redoute surtout le double langage. D’où attentisme général et un climat peu propice à la relance des activités.




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