Archive pour le Tag 'Engie'

Engie–gaz de schiste américain : entre pollution et énergie verte

Engie–gaz de schiste américain : entre pollution et énergie verte

 

Le moins que l’on puisse dire ce qu’Engie qui se présente comme le champion de l’environnement fait le grand écart entre pollution et énergie renouvelable. L’entreprise vient d’être rappelée à l’ordre par l’État qui lui demande de décaler sa signature pour un contrat de gaz de schiste aux États-Unis.

“Il a été convenu au cours d’un conseil que ce projet nécessitait des approfondissements. Engie a souhaité se laisser plus de temps pour les mener”, a déclaré le groupe français, dont l’Etat possède 23,6% du capital et 33,96% des droits de vote.

La vérité c’est que le ministère de l’économie a imposé un décalage de signature compte tenu du caractère particulièrement polluant du gaz de schiste américain.

D’ailleurs Engie n’a pas souhaité dire si cette décision était la conséquence d’une intervention de Bercy et n’a pas confirmé le montant du contrat.

NextDecade a fait savoir qu’il ne fournissait aucun détail sur ses relations commerciales et que l’entreprise travaillait à des mesures visant à parvenir à la neutralité carbone à Rio Grande.

NextDecade a reporté à 2021 sa décision finale d’investissement sur Rio Grande initialement prévue cette année, les confinements dus à l’épidémie liée au nouveau coronavirus ayant réduit la demande de gaz naturel.

Le gouvernement français s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Selon la source proche du dossier, le projet “ne correspond pas à notre projet environnemental ni à notre vision environnementale”.

 

 

“Il ne s’agit pas de seulement reporter la décision mais de reconnaître les impacts climatiques et environnementaux de ce contrat, acter le refus de le signer et porter ce message-là en tant qu’actionnaire d’Engie au conseil d’administration”, a dit à Reuters Lorette Philippot, chargée de campagne aux Amis de la Terre.

Suez-Veolia-Engie: » débrouillez-vous » ! ( Lemaire)

Suez-Veolia-Engie: » débrouillez-vous » !  ( Lemaire)

Ce n’est pas exactement ce que dit le ministre de l’économie mais cela y ressemble quand il affirme : « que chacun prenne ses responsabilités ». Autrement dit, il ne fixe aucune perspective, aucun cadre et démontre que l’État ne sert à rien dans une opération de mécano capitalistique qui touche l’intérêt général puisqu’il s’agit de la gestion de l’eau et des déchets notamment. Dans le Figaro, Bruno Lemaire fait la démonstration de son impuissance alors qu’il pouvait parfaitement bloquer les actions que possède Engie dans Suez puisque l’État français est très dominant dans le capital d’Engie. L’interview de Bruno Lemaire le Figaro:

L’État a été mis en minorité chez Engie et n’a pas pu empêcher la vente de sa participation dans Suez à Veolia. Est-ce un échec personnel?

Bruno LE MAIRE. - Il n’y a rien de personnel dans des décisions qui engagent des dizaines de milliers de salariés, l’industrie française et la place de l’État. Ce vote résulte de l’arithmétique: l’État a trois voix sur treize au conseil d’administration d’Engie. Il a exprimé son choix, la majorité du conseil en a exprimé un autre. Cela est déjà arrivé dans d’autres occasions, notamment sur les rémunérations de dirigeants d’entreprise.

Dans le dossier Suez, c’était le rôle de l’État d’affirmer que les décisions stratégiques d’une entreprise ne peuvent pas être prises sur la seule base de ses intérêts financiers. La responsabilité du conseil allait au-delà du prix payé à Engie pour sa participation dans Suez. Avions-nous des assurances suffisantes sur l’emploi? Non. Avions-nous des assurances fermes sur la préservation de la concurrence? Non.

Il est clair pourtant que l’État avait possibilité de geler la vente immédiate des actions Suez possédées par Engie. En cas de refus, il suffisait de changer le patron d’Engie qui s’est aussi précipitée dans cette opération douteuse afin d’affirmer son autorité avant l’arrivée de la nouvelle directrice générale chargée de remettre de l’ordre dans une entreprise dont la stratégie est pour le moins confuse et les résultats insuffisants.

Suez: Engie dit oui à l’offre de Veolia

Suez: Engie dit oui à l’offre de Veolia

 

 

 

Engie a dit oui à la vente des actions qu’elle possède dans Suez et cela contre l’avis du gouvernement. Un résultat pour le moins surprenant par rapport à la composition du conseil d’administration.

 

Au 31 mars 2020
Capital social (et droits de vote) :
État français :
23,64 % (34,47 %)
Actionnariat salarié :
3,27 % (3,43 %)
BlackRock :
4,49 % (3,48 %)
CDC et CNP Assurances :
4,59 % (3,91 %)
Auto-détention :
0,76 % (0,59 %)
Public (y compris investisseurs institutionnels, actionnaires individuels et autres, y compris BlackRock) :
67,74 % (57,60 %)

 

Il y aurait une complicité du gouvernement que cela n’étonnerait pas car le gouvernement avait la possibilité de bloquer cette vente. En tout cas,  une nouvelle pagaille dans le monde capitalistique français. Engie en fait se débarrasse de ses actions Suez pour récupérer environ 2 milliards qui seront bien utiles compte tenu des résultats peu reluisants d’une entreprise beaucoup trop dispersée et écartelée entre le nucléaire, les nouvelles énergies et les services.

“Le Conseil a pris acte de l’ensemble des engagements pris par Veolia (…) et des échanges entamés entre les parties ces derniers jours sur le projet industriel”, dit Engie.

“Cette opération représente un produit de cession de 3,4 milliards d’euros et dégagera une plus-value avant impôts de 1,8 milliard d’euros enregistrée dans les comptes 2020”, ajoute le conseil.

En réalité ce n’est pas tellement le projet industriel avancé par Veolia qui intéresse Engie mais le produit de la vente de ses actions.

Son président Jean-Pierre Clamadieu a regretté que l’Etat ait voté contre le projet, tout en jugeant que les divergences pouvaient être surmontées.

Cela prouve à l’évidence le délitement du pouvoir de l’État dont on peut même se demander quelle est la signification de sa participation dans des entreprises qu’il renonce en fait à influencer. La vérité c’est que comme pour la plupart des entreprises capitalistes françaises, les conseils d’administration sont constitués de personnalités qui pèsent très peu sur les décisions et suivent les directions. En cause, le renvoi d’ascenseur d’administrateurs qu’on retrouve partout. « Je ne contrarie pas tes affaires mais tu ne mets pas le nez dans les miennes ». C’est ainsi que fonctionne la plupart des conseils d’administration d’entreprises françaises ou les administrateurs ne sont que des pions.

À peine Engie avait-il manifesté son intention de vendre ses parts que Veolia contrairement à ses déclarations précédentes annonçait une probable OPA rendue possible après l’acquisition des actions possédées jusque-là par Engie.

 

Rappelons que Suez s’oppose farouchement au projet qu’il juge toujours hostile, bien que le prix ait été revu à la hausse, et redoute un démantèlement de ses activités avec le risque de suppressions d’emplois massives.

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A la clôture de la Bourse, l’action de Suez a affiché un recul de 4,17% à 15,40 euros. Veolia propose 18 euros par action pour les 29,9% d’Engie, ce qui valorise la totalité du groupe à plus de 11 milliards d’euros. Un groupe de parlementaires de la majorité a adressé samedi une lettre à Bruno Le Maire s’inquiétant d’une “fusion forcée” et de son impact sur l’emploi, l’innovation et le prix de l’eau et de la collecte des déchets.

Engie : Catherine McGregor, directrice générale, pour faire le ménage

Engie : Catherine McGregor, directrice générale, pour faire le ménage

 

La nomination de la nouvelle directric McGregor , qui a une très forte expérience industrielle, a constitué une certaine surprise. En fait elle aura surtout pour mission de recadrer une activité d’Engie très disparate. Officiellement une entreprise recentrée sur l’environnement mais qui en réalité exploite aussi des centrales nucléaires et nombre de services. En clair, l’axe stratégique d’Engie  manque sérieusement de lisibilité. Pour l’instant,  la solution semble consister à se séparer de certains actifs pour rétablir des comptes qui ne sont pas merveilleux. Ce qui explique largement la volonté de l’entreprise de se débarrasser des actions qu’elle possède dans Suez.

Pour tout dire Engie,   c’est un peu l’auberge espagnole . Y compris dans le domaine de l’environnement nombre d’investissements peuvent paraître douteux comme ceux par exemple des fameuses éoliennes contresens économiques et énergétiques qui du jour au lendemain pourront s’écouler si l’État décide de ne plus porter à bout de bras cette activité. Ce que l’État d’ailleurs vient  de faire vis-à-vis du phot voltaïque en révisant encore nettement à la baisse les tarifs. Pour peu, ce qui est vraisemblable, que l’hydrogène constitue une perspective crédible d’avenir, Engie risque de passer à côté de la révolution énergétique. Pas sûr que son désengagement des services soit aussi une mesure très pertinente.

Bref énergie est un peu partout mais en même temps et nul part, en tout cas pas suffisamment pour prendre une part significative. La nouvelle directrice a devancé trois autres candidats: Gwenaelle Avice-Huet, directrice générale adjointe d’Engie, Catherine Guillouard, PDG de la RATP, et Laurent Guillot, directeur général adjoint de Saint-Gobain.

«C’est une dirigeante à l’aise avec la raison d’être d’Engie, d’être une entreprise de la transition énergétique, a commenté le président d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu. Elle a l’obsession de l’exécution, de la transformation d’une stratégie en actes.» Comme si l’actuel président voulait rappeler que c’est lui le patron et non la nouvelle directrice ! ( pas vraiment bien commencer une cohabitation)

Le choix de Catherine MacGregor n’est pas sans rappeler les nominations de Ben Smith chez Air France KLM ou de Luca de Meo chez Renault: ces entreprises, dont l’État est un actionnaire majeur, ont rompu avec les habitudes et sont allées chercher leur nouveau patron hors du sérail parisien, chez les professionnels de leur industrie. Mais, contrairement à ces deux dirigeants étrangers, cette fille de professeurs est française.

Engie et Ariane Group : projet de bateau à hydrogène

Engie et Ariane Group :  projet de bateau à hydrogène

Ariane Group et énergétique Engie  vont ainsi développer ce projet sur le ce site industriel d’Ariane Group liquéfacteur à Vernon (Eure).  qui utilise déjà de l’hydrogène pour la propulsion de ses lanceurs spatiaux Ariane, ont expliqué les dirigeants des deux entreprises lors d’une conférence de presse.

Vernon est « le plus grand site d’essai opérationnel hydrogène en Europe », a souligné André-Hubert Roussel, directeur général d’Ariane Group (coentreprise entre Airbus et Safran).

Dans un deuxième temps, les deux entreprises souhaitent proposer des produits et services en lien avec l’hydrogène liquide, en priorité pour le transport maritime et fluvial.

Le projet se traduira par une phase de recherche et développement jusqu’en 2024, puis de démonstration commerciale dans un port à partir de 2025 pour alimenter un premier bateau. Les solutions doivent ensuite être déployables à partir de 2030.

Cet hydrogène « vert » doit être produit par une électricité d’origine renouvelable, alors qu’il est aujourd’hui beaucoup plus cher que l’hydrogène d’origine fossile, dont la production est très polluante.

« Il y a un facteur deux à trois à trouver sur le coût de production de l’hydrogène vert », a souligné Claire Waysand, la directrice générale par intérim d’Engie.

 

Engie: la DG, Isabelle Kocher , remerciée pour des raisons politiques

Engie: la DG, Isabelle Kocher , remerciée pour des raisons politiques

Plusieurs raisons à l’éviction de la directrice générale mais la plus importante est politique. Le gouvernement n’a guère apprécié qu’Isabelle Kocher soit soutenue par des personnalités de gauche pas plus que paradoxalement,  il n’a apprécié le recentrage un peu écolo d’Engie. Un recentrage écolo pourtant pas évident pour une entreprise qui gère nombre de matières à forte émissions polluantes.  La directrice générale est aussi victime de ses relations détestables avec l’influent président du  conseil d’administration. On reproche aussi à l’intéressé de n’avoir pas su arroser suffisamment les actionnaires donc évidemment l’État. Enfin , le fait d’être une femme n’a pas avantagé la directrice générale dans un monde du CAC  40 exclusivement dirigé par des hommes.

Engie devait à l’origine se prononcer fin février sur la reconduction ou non de la dirigeante, en poste depuis 2016.Mais, selon plusieurs sources au fait du dossier, les relations entre Isabelle Kocher et Jean-Pierre Clamadieu se sont dégradées à un tel point ces dernières semaines que le groupe a décidé d’accélérer sa décision.

Des sources internes à Engie et des observateurs du groupe indiquent que l’Etat, qui peut se désengager du capital depuis le vote de la loi Pacte, reproche à Isabelle Kocher de s’être entourée d’une équipe dirigeante manquant d’envergure et d’avoir informé trop tardivement le conseil de certaines décisions et orientations stratégiques.

La progression du cours de Bourse de l’entreprise sous son mandat (+13% environ), jugée trop modeste, est elle aussi invoquée comme motif de son éviction. Alors que des rumeurs sur son éviction potentielle ont commencé à circuler fin 2019, des salariés du groupe ont publiquement pris position en faveur de son maintien et, plus récemment, des personnalités du monde politique et des affaires lui ont apporté leur soutien – dont Anne Hidalgo, Xavier Bertrand ou encore Cédric Villani et Aurore Bergé -, ce que la présidence d’Engie et l’Etat auraient très mal perçu.

Isabelle Kocher, après avoir déjà entretenu des relations tendues avec l’ancien président d’Engie Gérard Mestrallet, a régulièrement estimé ces dernières années qu’elle était la cible de critiques en raison du virage stratégique qu’elle a fait prendre au groupe.

Autoconsommation électrique ? (d’Hervé-Matthieu Ricour, Engie)

 

Dans une tribune de l’Opinion , d’Hervé-Matthieu Ricour, Engie) propose de renforcer notoirement l’autoconsommation électrique. Une contribution intéressante mais un peu en forme de promotion d’Engie , contre EDF évidemment.

 

« L’urgence écologique et climatique est officiellement déclarée, elle est devenue le sujet n° 1 des conversations en France (1). Dans ce contexte de crise environnementale, la question des ressources énergétiques est plus centrale que jamais. Comment produire et consommer moins mais mieux, pour faire baisser le bilan carbone ? Chacun veut faire sa part afin d’y contribuer et d’agir pour la planète, tout en limitant sa facture individuelle. Décentraliser la production et développer l’autoconsommation électrique, plébiscitée par deux Français sur trois (2), permet justement de résoudre cette équation.

 

La mise en œuvre suppose un changement de paradigme ambitieux. Il implique de passer du mode de production et de distribution hyper centralisé, qui a prévalu jusqu’ici, au développement de ressources énergétiques locales renouvelables. Mais aussi d’une politique de tout-investissement à la valorisation des ressources d’un territoire. Les avantages économiques : éviter une partie des investissements destinés à renforcer les réseaux (300 millions d’euros en 2018 pour le seul Enedis, ainsi qu’une partie des 33 milliards d’euros d’ici quinze ans pour RTE), et donc l’alourdissement de la facture pour les particuliers. Le bénéfice environnemental : limiter l’empreinte carbone en développant la production renouvelable et en stimulant une consommation responsable. L’impact citoyen : faire des consommateurs des acteurs engagés et solidaires des enjeux énergétiques.

Bonne nouvelle, les solutions renouvelables, telles que le solaire ou l’éolien, sont en plein essor pour offrir une électricité plus verte. Concrètement, nous offrons par exemple une gamme de solutions sur mesure aux particuliers pour installer un système photovoltaïque, grâce à notre dispositif My Power, adossé à l’outil numérique Google Sunroof, permettant d’évaluer le potentiel solaire de son toit. Et demain, le développement de communautés énergétiques, encouragé par une nouvelle directive européenne, devrait aussi favoriser l’essor de l’autoconsommation collective, donc décentralisée.

Cette transition suppose également de nouveaux modes de stockage de l’énergie produite, par exemple, avec les véhicules électriques. Le principe est simple : récupérer l’énergie stockée dans la batterie de la voiture pour l’injecter dans le circuit de son logement ou la redistribuer dans le réseau général.

Mais pas de réponse à la crise climatique sans sobriété énergétique, en commençant par comprendre ses comportements de façon à pouvoir agir dessus. L’une des solutions est alors l’effacement électrique qu’il faut promouvoir. Il s’agit de limiter sa consommation aux heures d’affluence, par exemple en début de soirée par grand froid l’hiver, notamment grâce au système d’effacement Ekko que nous allons lancer cet hiver. Ce système consistera à aider les particuliers à limiter leur consommation électrique à un moment de forte tension sur le réseau, en décalant la mise en route de leur chauffage de quelques minutes. De quoi moins recourir aux centrales carbonées alors activées, ou à de nouveaux équipements pour augmenter les capacités du réseau national.

Si l’objectif environnemental est aujourd’hui bien compris, des contrats peuvent encourager ces bonnes pratiques, en assurant des compensations financières. Cela devrait permettre d’aller encore plus loin et de favoriser l’organisation d’un véritable marché local de l’effacement, où tout un chacun pourrait valoriser sa contribution. Un principe gagnant-gagnant de flexibilité énergétique décentralisée, pour le climat comme pour les consommateurs, donnant à tous le sentiment d’agir pour demain. »

Vers l’autoconsommation électrique ? (d’Hervé-Matthieu Ricour, Engie)

Vers l’autoconsommation électrique ?  (d’Hervé-Matthieu Ricour, Engie)

Dans une tribune de l’Opinion , d’Hervé-Matthieu Ricour, Engie) propose de renforcer notoirement l’autoconsommation électrique.

 

« L’urgence écologique et climatique est officiellement déclarée, elle est devenue le sujet n° 1 des conversations en France (1). Dans ce contexte de crise environnementale, la question des ressources énergétiques est plus centrale que jamais. Comment produire et consommer moins mais mieux, pour faire baisser le bilan carbone ? Chacun veut faire sa part afin d’y contribuer et d’agir pour la planète, tout en limitant sa facture individuelle. Décentraliser la production et développer l’autoconsommation électrique, plébiscitée par deux Français sur trois (2), permet justement de résoudre cette équation.

La mise en œuvre suppose un changement de paradigme ambitieux. Il implique de passer du mode de production et de distribution hyper centralisé, qui a prévalu jusqu’ici, au développement de ressources énergétiques locales renouvelables. Mais aussi d’une politique de tout-investissement à la valorisation des ressources d’un territoire. Les avantages économiques : éviter une partie des investissements destinés à renforcer les réseaux (300 millions d’euros en 2018 pour le seul Enedis, ainsi qu’une partie des 33 milliards d’euros d’ici quinze ans pour RTE), et donc l’alourdissement de la facture pour les particuliers. Le bénéfice environnemental : limiter l’empreinte carbone en développant la production renouvelable et en stimulant une consommation responsable. L’impact citoyen : faire des consommateurs des acteurs engagés et solidaires des enjeux énergétiques.

Bonne nouvelle, les solutions renouvelables, telles que le solaire ou l’éolien, sont en plein essor pour offrir une électricité plus verte. Concrètement, nous offrons par exemple une gamme de solutions sur mesure aux particuliers pour installer un système photovoltaïque, grâce à notre dispositif My Power, adossé à l’outil numérique Google Sunroof, permettant d’évaluer le potentiel solaire de son toit. Et demain, le développement de communautés énergétiques, encouragé par une nouvelle directive européenne, devrait aussi favoriser l’essor de l’autoconsommation collective, donc décentralisée.

Cette transition suppose également de nouveaux modes de stockage de l’énergie produite, par exemple, avec les véhicules électriques. Le principe est simple : récupérer l’énergie stockée dans la batterie de la voiture pour l’injecter dans le circuit de son logement ou la redistribuer dans le réseau général.

Mais pas de réponse à la crise climatique sans sobriété énergétique, en commençant par comprendre ses comportements de façon à pouvoir agir dessus. L’une des solutions est alors l’effacement électrique qu’il faut promouvoir. Il s’agit de limiter sa consommation aux heures d’affluence, par exemple en début de soirée par grand froid l’hiver, notamment grâce au système d’effacement Ekko que nous allons lancer cet hiver. Ce système consistera à aider les particuliers à limiter leur consommation électrique à un moment de forte tension sur le réseau, en décalant la mise en route de leur chauffage de quelques minutes. De quoi moins recourir aux centrales carbonées alors activées, ou à de nouveaux équipements pour augmenter les capacités du réseau national.

Si l’objectif environnemental est aujourd’hui bien compris, des contrats peuvent encourager ces bonnes pratiques, en assurant des compensations financières. Cela devrait permettre d’aller encore plus loin et de favoriser l’organisation d’un véritable marché local de l’effacement, où tout un chacun pourrait valoriser sa contribution. Un principe gagnant-gagnant de flexibilité énergétique décentralisée, pour le climat comme pour les consommateurs, donnant à tous le sentiment d’agir pour demain.

Engie -PPE : trop de nucléaire !

Engie -PPE : trop de nucléaire !

Engie ( anciennement GDF Suez,) le troisième producteur d’énergie au monde critique durement- le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui manque d’ambitions en matière d’économies d’énergie, de biogaz et d’éolien en mer et doit donc être amendé,. En fait, il s’agit une d’une critique qui vise la politique énergétique du pouvoir mais surtout  le concurrent EDF et ses centrales nucléaires. Bref une Engie reprend à son compte les slogans écolos pour attaquer son concurrent EDF et défendre sa filière gaz. Et de déclarer que les TPE constituent un assassinat de la filière biogaz. Une déclaration globale un  peu excessive car si la défense des énergies alternatives se comprend on ne saurait donner l’illusion que ces énergies pourront prendre la place du nucléaire. Pour preuve le gouvernement a reculé la réduction de l’électricité à 50 % à 2035 au lieu de 2025. En outre ,certaines énergies alternatives sont loin d’avoir fait la preuve de leur rendement énergétique et son largement subventionné es sans parler de leur caractère intermittent comme les éoliennes.Ce projet de programmation, présenté fin janvier et actuellement soumis à consultation, met l’accent sur l’électrification des usages et prévoit que la France diminue en priorité ses besoins d’énergies les plus carbonées mais, dans sa version actuelle, abaisse aussi à 17% l’objectif global de réduction de la consommation finale en 2030 par rapport à 2012, contre 20% visés précédemment. Le texte, qui prendra la forme d’un décret, réduit en outre les ambitions de la France en matière de biogaz en fixant un objectif de référence de 7% dans la consommation de gaz en 2030 au lieu de 10% auparavant, tout en demandant à la filière des baisses de coûts qu’elle juge irréalistes. Didier Holleaux, directeur général adjoint d’Engie chargé notamment des réseaux gaziers, a critiqué lors d’une conférence de presse une PPE “très insuffisamment ambitieuse” et un projet “en trompe-l’œil”, avec “une partie où l’on peut craindre, si les choses restent en l’état, que rien ne se passe”.Engie souhaite ainsi que le gouvernement rétablisse les objectifs prévus dans la loi de transition énergétique de 2015 en matière de baisse des consommations – l’Elysée ayant d’ores-et-déjà laissé entendre que tel serait le cas – mais aussi de développement du “gaz vert”.“Il s’agit (aujourd’hui) d’une tentative d’assassinat de la filière biogaz”, selon Didier Holleaux, qui propose de favoriser l’émergence de sites de production de tailles petites et moyennes à travers un relèvement du seuil à partir duquel des appels d’offres seraient lancés et une baisse progressive des tarifs de rachat. Engie juge en outre insuffisant le rythme d’appels d’offres prévu pour développer l’éolien en mer et estime qu’au moins 1 à 1,5 gigawatt (GW) de capacités devraient être attribués chaque année à partir de 2021 – contre quelque 0,5 GW projeté actuellement – pour renforcer la compétitivité de l’éolien posé et assurer une place de leader à la France dans l’éolien flottant. Didier Holleaux a également indiqué que le projet actuel de PPE incluait une disposition qui pourrait conduire à réintroduire massivement le chauffage électrique dans les bâtiments neufs, ce qui fragiliserait la sécurité d’approvisionnement de la France dans les périodes de pointe de consommation.“La concertation sur la réglementation environnementale 2020 est en cours et donc on se demande quel besoin il y a d’en préempter les conclusions (…) en les fixant dans un texte qui n’a rien à voir. Malheureusement, il apparaît que la seule justification serait d’augmenter globalement la consommation électrique pour justifier le maintien d’un certain nombre de réacteurs nucléaires.”Fournisseur historique du gaz en France, l’ex-GDF Suez est détenu à 23,6% par l’Etat français, dont le désengagement au moins partiel pourra intervenir après le vote de la loi Pacte.

Vente des bijoux de famille : d’ADP, FDJ et Engie

Vente des bijoux de famille :  d’ADP, FDJ et Engie

 

C’est la méthode habituelle en France pour boucher les trous du budget : on vend les bijoux de famille. Cette fois, il s’agit d’ADP et de la Française des Jeux (FDJ) ainsi que la diminution de la participation de l’Etat dans Engie ;  des mesures emblématiques et contestées. La perspective de vente d’ADP et de la Française des jeux aux fins de privatisation a provoqué de nombreuses réactions négatives dans l’opinion. Les oppositions sont fortes. En ce qui concerne ADP parce qu’il s’agit d’une infrastructure stratégique. En ce qui concerne la Française des jeux, parce qu’elle pourrait bien tomber dans les mains de la mafia qui ne se priverait d’arranger les résultats des tirages. La cession de titres de l‘Etat doit théoriquement permettre d‘alimenter un fonds de 10 milliards d‘euros, dont les produits doivent financer à hauteur d‘environ 200 millions par an des investissements dans des secteurs innovants. La vérité c’est que faute d’avoir engagé la réforme de l’État (le rapport Cap 22 sur le sujet a été enterré), le gaspillage continue et on bouche les trous en bradant des activités particulièrement rentables. En effet ADP comme la Française des jeux sont de véritables martingale financière et les candidats pour le rachat des titres détenus par l’État seront nombreux : des fonds de pension notamment y compris chinois. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, qui porte ce texte, a précisé que le gouvernement n’avait pas encore tranché entre un maintien d’une présence de l’Etat au capital d’ADP ou une cession de l’intégralité de ses actifs. “Ce n’est pas décidé”, a-t-il déclaré. Ce qui allait dans témoigne du flou artistique de la stratégie de l’État.  Face au scepticisme de l’opposition, notamment sur l’autorisation accordée au gouvernement de procéder par ordonnances pour renforcer la régulation du secteur des jeux indispensable à cette privatisation, Bruno Le Maire s’est voulu rassurant. “Il y trois niveaux de régulation : il y a l’autorité de régulation indépendante, il y a l’Etat régulateur (…) enfin, troisième niveau de contrôle, l’Etat restera présent au capital de la Française des Jeux à hauteur minimum de 20%”, a-t-il dit. Enfin, les députés ont approuvé la disposition permettant à l’Etat de passer sous le seuil d’un tiers du capital d’Engie et d’ouvrir à des investisseurs privés le capital de GRTgaz, sa filiale spécialisée dans le transport du gaz.

Plusieurs élus d’opposition ont estimé que ces opérations constituaient un “non-sens” économique en arguant qu’un fléchage des dividendes sans cessions des participations aurait “largement suffi”.

Un accord RWE -E.ON, avant celui d’Engie ?

Un accord RWE -E.ON,  avant celui d’Engie ?

 

Avec l’accord RWE -E.ON, le pôle énergétique allemand se renforce et pourrait aussi le moment venu passer un accord de coopération avec le français Engie. Ce qu’avait évoqué Macron.  Une telle alliance, susceptible de séduire l’aile droite de son gouvernement, permettrait en outre de doter l’ancien Gaz de France de compétences supplémentaires dans les énergies renouvelables, que la France s’est engagée à développer. Selon des sources proches du dossier, l’un des schémas envisagés verrait Engie prendre une participation dans Innogy, filiale spécialisée dans la gestion des réseaux et les renouvelables de RWE ou directement dans RWE puisque Innogy est appelé à disparaître. ce dernier devenant en retour actionnaire d’Engie. L’opération entraînerait une dilution de la part de l’Etat, qui possède actuellement 28,65% du groupe français. Discutée avant la présidentielle, ce rapprochement donnerait naissance à un « Airbus de l’énergie », un géant franco-allemand que les dirigeants français ont longtemps appelé de leurs voeux, en particulier le précédent chef de l’Etat, François Hollande. « On s’oriente certainement vers une ère de coopération renforcée entre la France et l’Allemagne. Cela me paraît un bon point », souligne un spécialiste de ce genre de dossiers. Plusieurs opérations de ce type ont eu lieu pendant le quinquennat de François Hollande, dont Emmanuel Macron fut le conseiller puis le ministre de l’Economie, notamment la fusion en 2015 entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) dans l’industrie de l’armement. Le rachat en cours du constructeur automobile allemand Opel par PSA illustre également ce mouvement. Une alliance entre Engie et RWE illustrerait la volonté affirmée par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel d’obtenir des résultats rapides et concrets dans la relation bilatérale, l’Union européenne et la zone euro. En attendant, les actionnaires municipaux de RWE, qui contrôlent ensemble environ 23% du capital du groupe énergétique allemand, ont salué lundi le projet d’échanges d’actifs avec le concurrent  E.ON, qui, s’il aboutit, devrait conduire au démantèlement d’Innogy, jusqu’à présent filiale de RWE.

 

 

Engie : pourquoi en plus du DG un président ? Pour placer un copain ?

Engie : pourquoi en plus du DG un président ? Pour placer un copain ?

L’étatisme a la vie dure en France. Pour preuve le ministre de l’économie s’est encore mêlé de la gouvernance d’Engie. Le ministre de l’économie a estimé qu’il convenait de maintenir  en place une direction bicéphale à la tête de l’entreprise avec un président et une directrice générale. Évidemment le conseil d’administration s’est couché devant la volonté gouvernementale. Pas étonnant, le conseil d’administration est pour l’essentiel de fonctionnaires et d’anciens fonctionnaires.  Pourquoi une direction bicéphale alors que la plupart des entreprises privées ou publiques la direction est assurée par une même personne. Ceci pour une question de cohérence et d’efficacité. Pourquoi en serait-il différemment pour Engie. À moins que l’on ait  un petit copain de l’ENA ou du corps des mines à placer. De toute manière, le gouvernement ne devrait pas s’exprimer sur la gouvernance interne d’une entreprise mais se limiter à lui fixer des objectifs quand l’État détient des participations financières. Les désignations dans les entreprises qui dépendent totalement ou pour partie de l’État devraient être confiées à la responsabilité d’un organisme –vraiment-indépendant.  La direction d‘Engie restera donc bicéphale après le départ de son président Gérard Mestrallet au mois de mai, a  donc officiellement annoncé le conseil d‘administration du groupe énergétique, indiquant que la succession était ouverte. PDG d‘Engie pendant huit ans, Gérard Mestrallet a cédé la direction générale du groupe en 2016 à Isabelle Kocher car il avait atteint la limite d’âge, tout en restant pour deux ans président du conseil d‘administration. “La présidence de Gérard Mestrallet prendra fin lors de l’assemblée générale du 18 mai 2018 au cours de laquelle sera soumise aux actionnaires la désignation d’un nouvel administrateur indépendant en vue de sa nomination à la présidence du groupe”, écrit le conseil d‘Engie. Depuis son arrivée à la tête d‘Engie, Isabelle Kocher, seule femme directrice générale d‘une entreprise du CAC 40, a axé la stratégie du groupe sur les énergies renouvelables, le réseau et les services, et vendu près de 15 milliards d‘euros d‘activités liées aux énergies fossiles.

L’Etat vend 4,15% du capital d’Engie

L’Etat  vend  4,15% du capital d’Engie

 

L’État a choisi Engie dans la branche énergie pour vendre  un peu plus de 4 % capital d’Engie. Progressivement l’État ce désengage de cette entreprise  pour ne plus contrôler qu’environ 25 %. Évidemment il n’a pas été envisagé de vendre des participations dans Edf dont la situation financière est catastrophique est dont  l’action a perdu 90 % de sa valeur. À l’inverse, Engie est sur la voie d’un net redressement. Engie a accusé en 2016 une perte nette de 400 millions d’euros après une perte de 4,6 milliards en 2015. Le producteur et fournisseur de gaz et d’électricité a été une nouvelle fois pénalisé par des dépréciations d’actifs liées aux prix de l’énergie en Europe. Son résultat net récurrent part du groupe a par ailleurs reculé de 4,3% à 2,5 milliards d’euros. L’Ebitda a atteint 10,7 millions d’euros, en baisse de 5,2%. En organique, le repli est de 2,7%. Le chiffre d’affaires est ressorti à 66,6 milliards, en baisse de 4,6% (-4% en organique). Ces chiffres sont conformes à « la guidance » 2016. Engie a indique que la génération de cash était restée très soutenue à 9,7 milliards d’euros permettant une poursuite de la réduction de la dette nette. Les programmes de rotation de portefeuille et d’investissements atteignent respectivement 8 milliards d’euros de cessions à ce jour soit plus de 50 % de l’objectif à fin 2018, et 4,7 milliards d’euros d’investissements de croissance en 2016. Le programme de performance  » Lean 2018  » est en avance par rapport à sa feuille de route 2016. Le groupe décide d’accélérer sa mise en œuvre en révisant ses objectifs de 20 % à la hausse (1,2 milliard d’euros de gains nets à horizon 2018). En 2017, Engie prévoit un résultat net récurrent part du groupe compris entre 2,4 et 2,6 milliards d’euros qui marque une accélération de la croissance organique portée par ses moteurs de croissance.  L‘Agence des participations de l‘Etat (APE) a annoncé mardi soir la clôture d‘une opération de cession de 4,15% du capital d‘Engie pour 1,53 milliard d‘euros, notamment via un placement accéléré auprès d‘investisseurs institutionnels. L‘Etat a placé 4,1% du capital du producteur et fournisseur de gaz et d’électricité, soit 99,9 millions d‘actions, auprès d‘institutionnels, à 13,80 euros par action, a précisé l‘APE. Il a vendu en parallèle 11,1 millions d‘actions, soit 0,46% du capital, qui seront proposées ultérieurement aux salariés et anciens salariés du groupe, au même prix par action, soit un montant total de 153 millions d‘euros. “Cette cession de titres s’est déroulée dans de très bonnes conditions pour les intérêts patrimoniaux de l’Etat. Elle constitue la première étape du plan de cessions d’actifs pour un montant de 10 milliards d’euros”, a déclaré par la suite le ministre de l‘Economie et des Finances.

Engie et EDF concurrencés

Engie et EDF concurrencés

Chez les particuliers, «le nombre de sites en offre de marché continue de progresser à un rythme élevé», a indiqué la Commission de régulation de l’énergie dans son observatoire trimestriel du marché de détail, même si la marge de progression reste importante. Concernant l’électricité, 318.000 consommateurs résidentiels supplémentaires ont quitté les tarifs réglementés d’EDF sur les trois premiers mois de l’année. Cela porte à près de 4,88 millions sur 32,1 millions (soit 15,1%) le nombre de sites en offres de marché (c’est-à-dire à prix libres), généralement moins chères. La quasi-totalité d’entre eux (4,85 millions) ont opté pour un fournisseur alternatif à l’opérateur historique. L’ouverture du marché est encore plus avancée dans le gaz. Près de la moitié des sites (5,27 millions sur 10,6 millions) avaient choisi une offre de marché à la fin mars, ce qui représente 217.000 clients supplémentaires sur trois mois. Parmi ces sites, 2,56 millions avaient opté pour un fournisseur alternatif (25% de parts de marché) au géant français Engie (ex-GDF Suez), qui propose à la fois des tarifs réglementés ou des prix de marché. Chez les clients professionnels, l’ouverture à la concurrence a également progressé après un dernier semestre «relativement stable» en 2016, a souligné le gendarme de l’énergie. Du côté de l’électricité, environ un tiers des 5 millions de sites étaient en offre commerciale, soit une nette progression de 100.000 sites pour atteindre 1,65 million. Quelque 18,6% du total étaient chez des concurrents d’EDF. Dans le gaz, 88,7% des 663.000 sites s’étaient détourné des tarifs réglementés à la fin mars, dont 265.000 (39,9%) chez des fournisseurs alternatifs qui continuent à gagner des parts de marché. Pour les clients non résidentiels, les tarifs réglementés ont été supprimés pour ceux ayant une puissance électrique souscrite supérieure à 36 kVA ou dont la consommation gazière excède 30 mégawattheures (MWh) par an, dans un marché ouvert à la concurrence pour tous les consommateurs depuis le 1er juillet 2007.

 

Engie-RWE, la nouvelle alliance Franco allemande

Engie-RWE, la nouvelle alliance Franco allemande

L’illustration de la volonté de Macron de renforcer la coopération avec l’Allemagne avec la  possible création par le français Engie et l’allemand RWE. Une telle alliance, susceptible de séduire l’aile droite de son gouvernement, permettrait en outre de doter l’ancien Gaz de France de compétences supplémentaires dans les énergies renouvelables, que la France s’est engagée à développer. Selon des sources proches du dossier, l’un des schémas envisagés verrait Engie prendre une participation dans Innogy, filiale spécialisée dans la gestion des réseaux et les renouvelables de RWE, ce dernier devenant en retour actionnaire d’Engie. L’opération entraînerait une dilution de la part de l’Etat, qui possède actuellement 28,65% du groupe français. Discutée avant la présidentielle, ce rapprochement donnerait naissance à un « Airbus de l’énergie », un géant franco-allemand que les dirigeants français ont longtemps appelé de leurs voeux, en particulier le précédent chef de l’Etat, François Hollande. « On s’oriente certainement vers une ère de coopération renforcée entre la France et l’Allemagne. Cela me paraît un bon point », souligne un spécialiste de ce genre de dossiers. Plusieurs opérations de ce type ont eu lieu pendant le quinquennat de François Hollande, dont Emmanuel Macron fut le conseiller puis le ministre de l’Economie, notamment la fusion en 2015 entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) dans l’industrie de l’armement. Le rachat en cours du constructeur automobile allemand Opel par PSA illustre également ce mouvement. Une alliance entre Engie et RWE illustrerait la volonté affirmée par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel d’obtenir des résultats rapides et concrets dans la relation bilatérale, l’Union européenne et la zone euro.

Areva : Engie veut aussi sa part !

Areva : Engie veut aussi sa part !

 

Engie ( ancien DGF Suez)  veut aussi sa part de la dépouille d’Areva notamment dans les services d’entretien nucléaire. Il serait temps que le gouvernement précise enfin sa position car ces tergiversations et ces propositions ne renforcent  pas le crédit de la France auprès des clients internationaux. Il est clair en tout cas qu’ il n’y pas place en France pour 3 sociétés impliquées dans le nucléaire surtout quand les stratégies sont différentes voire s’opposent ( affaire des super générateurs qui a opposé Areva et EDF).  Le groupe Engie (anciennement GDF Suez) pourrait prendre une participation dans Areva pour créer un grand groupe international dans le domaine des services de maintenance nucléaire, a déclaré samedi le PDG d’Engie. Gérard Mestrallet a rappelé sur Europe 1 que les deux groupes étaient déjà partenaires, Engie possédant notamment sept centrales nucléaires en Belgique. « Il y a une partie des activités d’Areva, notamment dans le domaine des services de maintenance nucléaire à l’international, qui feraient un beau rapprochement avec les nôtres et ceci pourrait peut-être se faire », a-t-il dit. « Cela pourrait être une prise de participation mais nous souhaitons qu’Areva reste impliqué dans ces activités-là », a-t-il ajouté. « Nous pourrions les combiner avec les nôtres et avoir un beau projet de développement international, créer un grand groupe international dans le domaine des services de maintenance nucléaire. » Ces déclarations interviennent alors qu’EDF a officialisé mardi son intention de racheter l’activité réacteurs nucléaires d’Areva, tout en estimant que ce projet ne pourrait se concrétiser qu’à un prix « de marché » et assorti de garanties liées aux passifs de son fournisseur. Gérard Mestrallet avait déjà évoqué dans le Financial Times de vendredi un rapprochement Engie-Areva sous forme de joint-venture mais sans procéder à un véritable rachat d’actifs du groupe nucléaire français en difficultés.

 

Engie : nouveau nom pour GDF

Engie : nouveau nom pour GDF

Nouveau nom, nouveau look, nouvelle organisation pour GDF Suez.   Gérard Mestrallet,: « Le gaz en France, c’est 12% de notre activité. C’est important, mais ce n’est que 12%« . Ce changement de nom intervient alors que l’énergéticien a présenté début avril un projet de réorganisation du groupe, axé davantage sur les territoires que sur les métiers, dans le but d’ »accélérer son développement » en étant plus réactif et en se rapprochant de ses clients.  Cette nouvelle organisation devrait être effective « début 2016″, selon le groupe. GDF Suez prévoit notamment de créer dix entités chapeautant tous les métiers du groupe dans une zone géographique donnée, en lieu et place de l’ancienne organisation par branches.  Cette nouvelle organisation s’inscrit dans un contexte de bouleversement du marché de l’énergie en Europe ces dernières années, avec une consommation d’électricité et de gaz atone, voire en baisse. La réorganisation pourrait affecter « 6.000 salariés » du fait de la mutualisation ou de la fusion d’activités, estiment les syndicats. GDF Suez, né de la fusion en juillet 2008 entre l’ex-monopole public Gaz de France et Suez, est un des plus grands producteurs et fournisseurs mondiaux d’électricité et de gaz, avec plus de 150.000 salariés et un chiffre d’affaires de 74,7 milliards d’euros l’an dernier. L’Etat détient actuellement 33,29% de son capital.




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