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Décarbonation de l’économie : engager une démarche coopérative avec les producteurs de pétrole

Décarbonation de l’économie : engager une démarche coopérative avec les producteurs de pétrole

 

 

L’économiste Luc Désiré Omgba explique, dans une tribune au « Monde », que seule une « démarche coopérative » entre pays producteurs et pays consommateurs de pétrole peut garantir le succès de la transition énergétique vers une économie décarbonée.

 

Tribune.

 

La flambée actuelle des prix de l’énergie intervient dans un contexte où le climat est affiché comme une priorité. Paradoxalement, alors que la priorité serait le climat, les pays consommateurs réclament plus d’énergie fossile à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (l’OPEP+), et celle-ci renâcle.

Pourquoi ? Parce que les consommateurs veulent faire baisser les prix, notamment pour contenir l’inflation et consolider la reprise économique en cours. A rebours, les pays de l’OPEP+ veulent renflouer leurs budgets et garantir leurs revenus futurs dans le contexte de la baisse annoncée de la consommation des énergies fossiles – pétrole, gaz et charbon.

Cette contradiction des objectifs, des deux camps, aboutit à un système non coopératif qui met à mal la priorité climat et sa composante transition énergétique. Pour répondre à cette contradiction, il convient de mieux formuler la signification de la transition énergétique pour les exportateurs des énergies fossiles.


Dans les pays qui dépendent du pétrole et du gaz, l’essentiel du financement de l’économie repose sur les exportations de ces deux produits. Les exportations d’hydrocarbures représentent, par exemple, près de 70 % des exportations totales de l’Arabie saoudite, 85 % de celles de l’Algérie, et quasi 100 % pour l’Irak.

Ces pays font partie, avec dix autres, de l’OPEP. Les membres de l’OPEP représentent un peu plus de 70 % des réserves mondiales de pétrole. L’exploitation du pétrole et du gaz structure donc la vie économique de ces Etats, qui sont en même temps les acteurs-clés du fonctionnement des marchés mondiaux de ces hydrocarbures.

Les exportations d’hydrocarbures représentent près de 70 % des exportations totales de l’Arabie saoudite, 85 % de celles de l’Algérie, et quasi 100 % pour l’Irak

Mais la tendance mondiale à la décarbonation stimule les investissements dans les énergies propres, ce qui menace à terme les pays exportateurs d’hydrocarbures. La part des énergies renouvelables, dans le mix énergétique mondial, actuellement estimée à 17 % de la consommation finale d’énergie, est appelée à augmenter. Cette augmentation des sources d’énergie à bas de carbone devrait entraîner une réduction de l’utilisation des hydrocarbures et une baisse de leurs prix.

 

Sous le scénario des 2 °C d’augmentation, le Moyen-Orient, qui détient la majorité des réserves de pétrole conventionnel, pourrait laisser 38 % de ses réserves sous terre. La région pourrait également laisser 61 % de ses réserves de gaz sous terre. Le scénario d’une économie mondiale décarbonée devrait donc impacter de manière importante les revenus des Etats, et a posteriori la stabilité de la région avec de potentielles réactions en chaîne, comme cela peut être observé pour la Libye, l’Irak ou la Syrie.

Veolia: une promesse de coiffeur pour ne pas engager d’OPA hostile sur Suez

Veolia:  une promesse de coiffeur pour ne pas engager d’OPA hostile sur Suez

 

Veolia fait une sorte de promesse de coiffeur en assurant  de ne pas engager d’OPA hostile lorsqu’il aura récupéré les actions de Suez que possède actuellement Engie. Le ministre de l’économie qui comme le gouvernement s’est un peu empêtré dans ce dossier demande une vraie négociation entre les deux groupes. Une négociation complexe et dangereuse.

En effet si Veolia devait se regrouper avec Suez il faudrait se séparer de nombreux actifs, ceux de l’eau à l’international de Veolia et de l’eau de Suez en France. Sans doute à un (ou plusieurs)  fonds d’investissement qui n’a aucune expérience de ce secteur industriel et peut-être même un groupe étranger. De toute manière, il y aura de nombreuses redondances entre les activités de Suez et de Veolia; tout cela aboutira à une restructuration coûteuse en emplois.

Le bilan pour la collectivité risque de ne pas être très favorable car cette concentration pourrait faire monter encore le prix des services. Notons par exemple que pour le seul prix de l’eau la facture peut varier du simple au double selon que le réseau est géré par l’une des deux entreprises évoquées ou par une régie. Suez continue d’affirmer que l’opération de Veolia constitue une OPA hostile et refuse par avance la proposition de son concurrent principal en France. La conséquence de tout cela c’est que pour des services essentiels les collectivités locales risquent de trouver en face d’elle un seul opérateur français et qu’elles devront ouvrir les appels d’offres à des opérateurs étrangers et en choisir dans certains cas forcément.

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