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Brexit : l’enfumage de Johnson

Brexit : l’enfumage de Johnson

 

Difficile de comprendre l’évolution de l’UE, de Macron et de Johnson. Il y a quelques jours, quelques semaines tout au plus, c’était le Brexit sans accord qui était prévisible. Tout d’un coup en quelques jours, un nouvel accord a été rendu possible. Par quel miracle ! D’abord au sein de l’UE, l’Allemagne a mis tout son poids pour retenir le Royaume uni. A l’inverse de Macron qui n’a cesse  de jeter de huile sur le feu pour éjecter les britanniques ; Ensuite, Johnson se moque totalement du contenu de cet accord, copier coller de l’accord passé par Theresa May. Il veut apparaitre comme le sauveur et gagner les élections incontournables puisqu’il ne dispose pas de majorité stable à la chambre des communes. La seule vraie avancée concerne le régime douanier de l’Irlande du nord qui en fait sera considéré comme un territoire européen pour les questions douanière pour les marchandises à destination finale ; une disposition qui se révélera rapidement incontrôlable.

De toute manière, ce n’est pas l’enjeu pour Johnson qui veut apparaitre comme le vainqueur de la négociation dans toutes les hypothèses de gestion du Brexit. Comme l’UE ne veut pas porter le chapeau de la rupture, on se fait plus conciliant à Bruxelles. On a même précipité l’accord de l’Europe.

Merkel soutient avec enthousiasme et Macron est bien contraint de faire aussi le service après vente d’un accord contre lequel il était jusqu’à ces quelques jours. Alternativement, Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. D’un coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le Brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May, à peine modifié, en le transformant en victoire.

Faute d’accord  de la chambre des communes ce samedi, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau. Mais comme Johnson ne peut plus faire porter le chapeau de la crise à l’Europe, il pourra alors tenter de le faire supporter par les opposants au nouvel accord UE-RU.

Brexit : nouvel accord ou enfumage ?

Brexit : nouvel accord ou enfumage ?

 

 

Il faut évidemment demeurer très circonspect quant aux possibilités d’accord sur le brexit, témoin la déclaration très floue de l’Elysée après la rencontre Macron-Johnson. Pour résumer, il y a une possibilité d’accord, mais l’accord n’est pas certain et sur le contenu c’est complètement flou. Comme déjà indiqué en fait ce qui compte pour Johnson, ce n’est pas le contenu mais l’habillage. Il pourra aussi bien accepter l’accord de Theresa May et de l’union européenne à peine modifié, bien sûr accepter aussi un report s’il peut affirmer en même temps que  c’est un accord de rupture.

La stratégie de Johnson est uniquement à usage interne (comme de Trump). L’enjeu aujourd’hui, c’est l’habillage d’autant que l’Allemagne, contrairement à la France, fait tout pour empêcher le départ du Royaume uni. De ce point de vue, la communiqué de l’Elysée laisse songeur. A propos de son contenu particulièrement flou qui traduit en fait la prise en compte du poids de l’Allemagne et le revirement de Macron.

“Boris Johnson a raison de dire qu’il y a un élan positif, mais un élan positif ce n’est encore qu’une option”, dit-on à l’Elysée, alors que le négociateur européen Michel Barnier souhaite un accord d’ici mardi soir pour pouvoir le faire entériner lors du sommet européen prévu jeudi et vendredi.

“Il y a une possibilité d’accord c’est clair, c’est reconnu par tous, ce qui compte c’est ce qu’en dit le négociateur Michel Barnier, mais une possibilité d’accord n’est pas encore un accord”, ajoute-t-on à la présidence de la République, où l’on “ne peu(t) pas dire si ça atterrira du bon côté d’ici ce soir”.

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Brexit: l’enfumage de  Johnson se précise

Johnson pourrait bien être en train de capituler d’après  Nigel Farage, leader des partisans du Brexit. “Je ne sais pas ce que Boris Johnson a offert, mais il semble sur la défensive. Espérons qu’il ne s’agisse pas d’une capitulation”, a-t-il écrit.

Les propositions britanniques sont en tout état de cause toujours en cours de négociation même si elles paraissent inapplicables. De toute manière, ce n’est pas l’enjeu pour Johnson qui veut apparaitre comme le vainqueur de la négociation dans toutes les hypothèses de gestion du brexit. Comme l’UE ne veut pas porter le chapeau de la rupture, on se fait plus conciliant à Bruxelles.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a reconnu que l’espoir de parvenir à un accord de divorce avec le Royaume-Uni était “peut-être un petit peu plus fort et tangible aujourd’hui qu’il y a deux ou trois jours. Alternativement, Boris Johnson souffle le chaud et le froid sur les perspectives du Brexit ; la vérité c’est qu’il se prépare à habiller toute solution à son profit. D’un coté, il ne cesse d’affirmer auprès de son électorat que le brexit sans accord est le plus vraisemblable, d’un autre il fait semblant de négocier; Il veut apparaitre comme le nouveau Churchill, celui qui ne rompt pas mais acceptera un nouveau délai voire l’accord de Theresa May, à peine modifié, en le transformant en victoire. Du coup, la déclaration commune de L’Irlande et du premier ministre britannique apparaît come une convergence très ambigüe car les deux ne visent pas le même objectif. L’Irlande en effet veut à tout prix demeurer dans l’union tandis que Johnson s’en moque totalement du moment où il conserve la pouvoir et surtout le renforce avec de nouvelles élections. Entre  le Premier ministre britannique et son homologue irlandais c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin.

Les deux dirigeants ont pourtant dit «continuer de croire qu’un accord est dans l’intérêt de tous». C’est surtout du côté irlandais que la tonalité était nouvelle. Alors qu’il se montrait jusqu’ici très pessimiste sur les chances d’arriver à un compromis, le taoiseach (nom donné au chef du gouvernement) a jugé un accord «possible d’ici à la fin octobre», convenant que c’était le réel souhait de Londres. Il a toutefois rappelé qu’il restait des «problèmes à régler». Une sortie de crise reste encore très aléatoire dans un délai aussi court mais le ton contrastait avec les échanges glaciaux de ces derniers temps.

Les deux chefs de gouvernement n’ont pas donné de détails concrets sur la manière d’arriver à un compromis autour de l’épineuse question de la frontière irlandaise, sur laquelle achoppent tous les projets d’accord. Depuis les dernières propositions de Boris Johnson, des points «problématiques» demeurent pour Dublin et Bruxelles. Il s’agit notamment du retour de contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande et du droit de veto que Londres souhaite accorder au parlement nord-irlandais.

 

La discussion va se poursuivre à Bruxelles, où le ministre britannique du Brexit Steve Barclay doit rencontrer ce vendredi matin le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier. Emmanuel Macron a une fois de plus mis la pression sur Londres en rappelant que le Brexit était une «crise intérieure britannique, pas européenne».Pas sûr cependant que l’Allemagne soit aussi décidée que Macron à pousser le royaume uni dehors.

 

Faute d’accord le 19 octobre, une loi récemment adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. Cette période verrait des élections anticipées, auxquelles tous les partis se préparent. Un «deal» de dernière minute serait une surprise mais permettrait à Boris Johnson de tenir sa promesse d’une sortie au 31 octobre. Il reste à savoir s’il obtiendrait une majorité à Westminster pour faire accepter l’accord, ses opposants n’ayant guère envie de lui faire ce cadeau

Régime universel des retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant

 

 Régime universel des  retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant 

 

On a promis un régime universel pour des motifs louables d’égalité, un régime à point où chaque euro aura la même valeur. Le problème justement, c’est la valeur de cette retraite au delà des slogans de marketing politique. De toute manière,  ce régime ne pourra être totalement universel et le plus grand doute plane sur l’âge de départ. Le premier enfumage concerne en effet l’âge de départ à la retraite. Certes l’âge légal à 62 ans n’est pas modifié  mais on baisse en fait le montant pour inciter à partir à 64 ans et plus. Un malus de 5 % par année d’écart sera instauré, par contre un bonus de 5 % par rapport à cet âge pivot devrait être aussi décidé. Le problème c’est que par définition l’âge d’équilibre devrait évoluer avec le temps en fonction des évolutions démographiques, du rapport actif retraité et du montant des retraites. Aujourd’hui l’âge pivot est fixé à 64 ans mais il pourrait rapidement être fixé à 65 ans et l’avantage en fonction des paramètres évoqués ci-dessus. Conclusion,  il n’y a plus d’âge de départ à la retraite assuré. Parmi les autres préconisations, le rapport Delevoye propose de garantir dans le futur « système universel » un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. Il envisage que les pensions de réversion versées aux conjoints survivants, le plus souvent des femmes, leur assurent 70% du total des retraites perçues par le couple. Il suggère en outre de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant dès la première naissance, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus, afin d’adapter les droits familiaux « aux évolutions de la société » et de favoriser les femmes, dont la pension moyenne est aujourd’hui « inférieure de 42% » à celle des hommes. Ces préconisations devraient servir de base à un projet de loi maintes fois repoussé et attendu en Conseil des ministres à l’automne, avant un examen au Parlement probablement après les municipales de mars. L’autre grande interrogation concerne ce concept de retraite à points. Jusque-là on parlait en euros et en pourcentage par rapport aux six derniers mois pour la fonction publique et aux 25 meilleures années pour le privé. Maintenant on parle en points. Une référence qui n’a pas beaucoup de sens sans rapport à la valeur du point. Justement le gouvernement pourrait bien se servir de ce nouveau concept pour peser sur cette valeur, par exemple pour geler voir diminuer les retraites. A la CFDT, Laurent Berger souligne que  « Ce rapport est un point d’étape, il y a encore des dizaines et des dizaines de questions à se poser (…) la CFDT se prononcera sur ce projet de loi lorsqu’il y aura un projet de loi (…) nous jugerons sur pièces à l’issue du processus. » « Si nous notons positivement dans ce rapport un certain nombre d’avancées – je pense notamment au fait que ce soit un système plus redistributif qui privilégiera d’abord ceux qui ont des carrières hachées ou encore à l’extension des droits familiaux dès le premier enfant -, il y a aussi des mesures qu’il faudra continuer à pousser, comme la question de la pénibilité, l’extension aux agents du public. » Du côté de la CGT, le secrétaire général Philippe Martinez a déclaré que  ce système, c’est d’abord beaucoup d’enfumage avec des titres pompeux – système universel des retraites – qui ne règle en rien un certain nombre de problèmes qui sont liés au manque d’emploi, à la précarité, etc. »

« Qui va définir la valeur du point? M. Delevoye est très optimiste, il nous assure qu’il ne baissera jamais, mais quand on entend le discours ambiant où il faut réduire les dépenses publiques, on peut tout à fait imaginer que la valeur du point sera définie par le ministère de l’Economie et, quand on se fera tirer les oreilles par Bruxelles, c’est vers ce genre de choses qu’on fera des économies. »

 

Les propositions de Jean-Paul Delevoye visent à guider la future réforme des retraites promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, en 2017. Rien ne dit toutefois que le gouvernement ne reprendra toutes les pistes proposées par le haut-commissaire. Une concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre afin de définir le projet de loi à proprement parler. Le projet final devrait être présenté en conseil des ministres d’ici la fin de l’année, pour un examen au Parlement après les élections municipales de mars 2020.

Réforme des Retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant

 

 

Réforme des Retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant 

On a promis un régime universel pour des motifs louables d’égalité, un régime à point où chaque euro aura la même valeur. Le problème justement, c’est la valeur de cette retraite au delà des slogans de marketing politique. De toute manière,  ce régime ne pourra être totalement universel et le plus grand doute plane sur l’âge de départ. Le premier enfumage concerne en effet l’âge de départ à la retraite. Certes l’âge légal à 62 ans n’est pas modifié  mais on baisse en fait le montant pour inciter à partir à 64 ans et plus. Un malus de 5 % par année d’écart sera instauré, par contre un bonus de 5 % par rapport à cet âge pivot devrait être aussi décidé. Le problème c’est que par définition l’âge d’équilibre devrait évoluer avec le temps en fonction des évolutions démographiques, du rapport actif retraité et du montant des retraites. Aujourd’hui l’âge pivot est fixé à 64 ans mais il pourrait rapidement être fixé à 65 ans et l’avantage en fonction des paramètres évoqués ci-dessus. Conclusion,  il n’y a plus d’âge de départ à la retraite assuré. Parmi les autres préconisations, le rapport Delevoye propose de garantir dans le futur « système universel » un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. Il envisage que les pensions de réversion versées aux conjoints survivants, le plus souvent des femmes, leur assurent 70% du total des retraites perçues par le couple. Il suggère en outre de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant dès la première naissance, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus, afin d’adapter les droits familiaux « aux évolutions de la société » et de favoriser les femmes, dont la pension moyenne est aujourd’hui « inférieure de 42% » à celle des hommes. Ces préconisations devraient servir de base à un projet de loi maintes fois repoussé et attendu en Conseil des ministres à l’automne, avant un examen au Parlement probablement après les municipales de mars. L’autre grande interrogation concerne ce concept de retraite à points. Jusque-là on parlait en euros et en pourcentage par rapport aux six derniers mois pour la fonction publique et aux 25 meilleures années pour le privé. Maintenant on parle en points. Une référence qui n’a pas beaucoup de sens sans rapport à la valeur du point. Justement le gouvernement pourrait bien se servir de ce nouveau concept pour peser sur cette valeur, par exemple pour geler voir diminuer les retraites. A la CFDT, Laurent Berger souligne que  « Ce rapport est un point d’étape, il y a encore des dizaines et des dizaines de questions à se poser (…) la CFDT se prononcera sur ce projet de loi lorsqu’il y aura un projet de loi (…) nous jugerons sur pièces à l’issue du processus. » « Si nous notons positivement dans ce rapport un certain nombre d’avancées – je pense notamment au fait que ce soit un système plus redistributif qui privilégiera d’abord ceux qui ont des carrières hachées ou encore à l’extension des droits familiaux dès le premier enfant -, il y a aussi des mesures qu’il faudra continuer à pousser, comme la question de la pénibilité, l’extension aux agents du public. » Du côté de la CGT, le secrétaire général Philippe Martinez a déclaré que  ce système, c’est d’abord beaucoup d’enfumage avec des titres pompeux – système universel des retraites – qui ne règle en rien un certain nombre de problèmes qui sont liés au manque d’emploi, à la précarité, etc. »

« Qui va définir la valeur du point? M. Delevoye est très optimiste, il nous assure qu’il ne baissera jamais, mais quand on entend le discours ambiant où il faut réduire les dépenses publiques, on peut tout à fait imaginer que la valeur du point sera définie par le ministère de l’Economie et, quand on se fera tirer les oreilles par Bruxelles, c’est vers ce genre de choses qu’on fera des économies. »

 

Les propositions de Jean-Paul Delevoye visent à guider la future réforme des retraites promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, en 2017. Rien ne dit toutefois que le gouvernement ne reprendra toutes les pistes proposées par le haut-commissaire. Une concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre afin de définir le projet de loi à proprement parler. Le projet final devrait être présenté en conseil des ministres d’ici la fin de l’année, pour un examen au Parlement après les élections municipales de mars 2020.

Retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant

 

Retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant 

 

On a promis un régime universel pour des motifs louables d’égalité, un régime à point où chaque euro aura la même valeur. Le problème justement c’est la valeur de cette retraite au delà des slogans de marketing politique. De toute manière,  ce régime ne pourra être totalement universel et le plus grand doute plane sur l’âge de départ. Le premier enfumage concerne en effet l’âge de départ à la retraite. Certes l’âge légal à 62 ans n’est pas modifié  mais on baisse en fait le montant pour inciter à partir à 64 ans et plus. Un malus de 5 % par année d’écart sera instauré, par contre un bonus de 5 % par rapport à cet âge pivot devrait être aussi décidé. Le problème c’est que par définition l’âge d’équilibre devrait évoluer avec le temps en fonction des évolutions démographiques, du rapport actif retraité et du montant des retraites. Aujourd’hui l’âge pivot est fixé à 64 ans mais il pourrait rapidement être fixé à 65 ans et l’avantage en fonction des paramètres évoqués ci-dessus. Conclusion il n’y a plus d’âge de départ à la retraite assuré. Parmi les autres préconisations, le rapport Delevoye propose de garantir dans le futur « système universel » un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. Il envisage que les pensions de réversion versées aux conjoints survivants, le plus souvent des femmes, leur assurent 70% du total des retraites perçues par le couple. Il suggère en outre de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant dès la première naissance, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus, afin d’adapter les droits familiaux « aux évolutions de la société » et de favoriser les femmes, dont la pension moyenne est aujourd’hui « inférieure de 42% » à celle des hommes. Ces préconisations devraient servir de base à un projet de loi maintes fois repoussé et attendu en Conseil des ministres à l’automne, avant un examen au Parlement probablement après les municipales de mars. L’autre grande interrogation concerne ce concept de retraite à points. Jusque-là on parlait en euros et en pourcentage par rapport aux six derniers mois pour la fonction publique et aux 25 meilleures années pour le privé. Maintenant on parle en points. Une référence qui n’a pas beaucoup de sens sans rapport à la valeur du point. Justement le gouvernement pourrait bien se servir de ce nouveau concept pour peser sur cette valeur, par exemple pour geler voir diminuer les retraites. A la CFDT, Laurent Berger souligne que  « Ce rapport est un point d’étape, il y a encore des dizaines et des dizaines de questions à se poser (…) la CFDT se prononcera sur ce projet de loi lorsqu’il y aura un projet de loi (…) nous jugerons sur pièces à l’issue du processus. » « Si nous notons positivement dans ce rapport un certain nombre d’avancées – je pense notamment au fait que ce soit un système plus redistributif qui privilégiera d’abord ceux qui ont des carrières hachées ou encore à l’extension des droits familiaux dès le premier enfant -, il y a aussi des mesures qu’il faudra continuer à pousser, comme la question de la pénibilité, l’extension aux agents du public. » Du côté de la CGT, le secrétaire général Philippe Martinez a déclaré que  ce système, c’est d’abord beaucoup d’enfumage avec des titres pompeux – système universel des retraites – qui ne règle en rien un certain nombre de problèmes qui sont liés au manque d’emploi, à la précarité, etc. »

« Qui va définir la valeur du point? M. Delevoye est très optimiste, il nous assure qu’il ne baissera jamais, mais quand on entend le discours ambiant où il faut réduire les dépenses publiques, on peut tout à fait imaginer que la valeur du point sera définie par le ministère de l’Economie et, quand on se fera tirer les oreilles par Bruxelles, c’est vers ce genre de choses qu’on fera des économies. »

 

Les propositions de Jean-Paul Delevoye visent à guider la future réforme des retraites promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, en 2017. Rien ne dit toutefois que le gouvernement ne reprendra toutes les pistes proposées par le haut-commissaire. Une concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre afin de définir le projet de loi à proprement parler. Le projet final devrait être présenté en conseil des ministres d’ici la fin de l’année, pour un examen au Parlement après les élections municipales de mars 2020.

 

Retraites : enfumage sur l’âge et le montant

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Le premier enfumage concerne l’âge de départ à la retraite. Certes l’âge légal à 62 ans n’est pas modifié  mais on baisse en fait le montant pour inciter à partir à 64 ans et plus.. Un malus de 5 % par année d’écart sera instauré, par contre un bonus de 5 % par rapport à cet âge pivot devrait être aussi décidé. Le problème c’est que par définition l’âge d’équilibre devrait évoluer avec le temps en fonction des évolutions démographiques, du rapport actif retraité et du montant des retraites. Aujourd’hui l’âge pivot est fixé à 64 ans mais il pourrait rapidement être fixé à 65 ans et l’avantage en fonction des paramètres évoqués ci-dessus. Conclusion il n’y a plus d’âge de départ à la retraite assuré. Parmi les autres préconisations, le rapport Delevoye propose de garantir dans le futur « système universel » un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. Il envisage que les pensions de réversion versées aux conjoints survivants, le plus souvent des femmes, leur assurent 70% du total des retraites perçues par le couple. Il suggère en outre de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant dès la première naissance, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus, afin d’adapter les droits familiaux « aux évolutions de la société » et de favoriser les femmes, dont la pension moyenne est aujourd’hui « inférieure de 42% » à celle des hommes. Ces préconisations devraient servir de base à un projet de loi maintes fois repoussé et attendu en Conseil des ministres à l’automne, avant un examen au Parlement probablement après les municipales de mars. L’autre grande interrogation concerne ce concept de retraite à points. Jusque-là on parlait en euros et en pourcentage par rapport aux six derniers mois pour la fonction publique et aux 25 meilleures années pour le privé. Maintenant on parle en points. Une référence qui n’a pas beaucoup de sens sans rapport à la valeur du point. Justement le gouvernement pourrait bien se servir de ce nouveau concept pour peser sur cette valeur, par exemple pour geler voir diminuer les retraites. A la CFDT, Laurent Berger souligne que  « Ce rapport est un point d’étape, il y a encore des dizaines et des dizaines de questions à se poser (…) la CFDT se prononcera sur ce projet de loi lorsqu’il y aura un projet de loi (…) nous jugerons sur pièces à l’issue du processus. » « Si nous notons positivement dans ce rapport un certain nombre d’avancées – je pense notamment au fait que ce soit un système plus redistributif qui privilégiera d’abord ceux qui ont des carrières hachées ou encore à l’extension des droits familiaux dès le premier enfant -, il y a aussi des mesures qu’il faudra continuer à pousser, comme la question de la pénibilité, l’extension aux agents du public. » Du côté de la CGT, le secrétaire général Philippe Martinez a déclaré que  ce système, c’est d’abord beaucoup d’enfumage avec des titres pompeux – système universel des retraites – qui ne règle en rien un certain nombre de problèmes qui sont liés au manque d’emploi, à la précarité, etc. »

« Qui va définir la valeur du point? M. Delevoye est très optimiste, il nous assure qu’il ne baissera jamais, mais quand on entend le discours ambiant où il faut réduire les dépenses publiques, on peut tout à fait imaginer que la valeur du point sera défini par le ministère de l’Economie et, quand on se fera tirer les oreilles par Bruxelles, c’est vers ce genre de choses qu’on fera des économies. »

 

Les propositions de Jean-Paul Delevoye visent à guider la future réforme des retraites promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, en 2017. Rien ne dit toutefois que le gouvernement ne reprendra toutes les pistes proposées par le haut-commissaire. Une concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre dès la semaine prochaine, afin de définir le projet de loi à proprement parler. Le projet final devrait être présenté en conseil des ministres d’ici la fin de l’année, pour un examen au Parlement après les élections municipales de mars 2020.

 

 

Loi Energie : un enfumage !

Loi Energie : un enfumage !

 

 

En gros, on réaffirme les objectifs mais sans préciser les moyens voire les échéances. Exemple pour l’électricité, on réaffirme la réduction de la part du nucléaire à 50 % au lieu de 75 % aujourd’hui mais on renvoie à des décrets pour  la planification. En fait il faudrait fermer 14  réacteurs sur 58 mais macron ne prévoit d’enfermer que de l’ordre de trois ou quatre est encore compensés par la création de centrales nouvelles EPR type Flamanville. Pour masquer le tout on parlera fort d’énergies renouvelables.  Le gouvernement a en effet  présenté mardi en conseil des ministres son projet de loi très flou sur l’énergie et le climat, qui prévoit une division par « au moins » six des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 par rapport à 1990, sans toutefois parvenir à faire taire les critiques des défenseurs de l’environnement. Porté par le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, ce texte devait initialement être présenté en mars mais l’exécutif avait à la dernière minute décidé de revoir sa copie afin de lever « toute ambiguïté sur l’ambition de la France » en la matière. Ce texte, qui compte huit articles, « a pour but de mettre en cohérence notre législation avec nos objectifs sur le climat », a dit François de Rugy lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Elysée. L’article premier définit la « neutralité carbone qui vise à conduire d’ici 2050 à un effort extrêmement important pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre au moins par six par rapport à l’année de référence, l’année 1990″, a-t-il ajouté. « Il s’agit d’une déclinaison concrète de l’accord de Paris de 2015″ sur le climat. Autre point phare du projet de loi, la mention du report – de 2025 à 2035 – de l’objectif de ramener à 50%, contre environ 75% aujourd’hui, la part du nucléaire dans la production d’électricité française. Le texte indique également « l’objectif de baisser nos consommations d’énergies fossiles (…) d’ici 2030 de 40% et non plus simplement de 30% comme le prévoyait la loi de 2015″, a ajouté François de Rugy. Il mentionne également la fermeture des centrales à charbon en France – qui en compte quatre -, d’ici 2022, tout comme l’ »accompagnement social et territorial » inhérent à ces fermetures. « Il était important qu’il y ait une disposition dans la loi parce que sinon un opérateur aurait très bien pu s’opposer à l’arrêt de fonctionnement de ces centrales dont certaines étaient prévues pour fonctionner au moins jusqu’en 2035″, a souligné le ministre. « Donc notre engagement est clair». Le gouvernement table sur une adoption définitive du projet de loi soit « d’ici la fin de la session extraordinaire d’été » du Parlement soit « au début de l’automne ». Elle ouvrira la voie à l’adoption définitive par décret de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) présentée fin 2018 et qui envisage peut-être la fermeture de 14 réacteurs nucléaires sur 58 d’ici 2035. »Alors que les mobilisations pour le climat, à travers les grèves des jeunes, les marches pour le climat ou l’Affaire du siècle s’amplifient, après le creux des annonces de Macron, cette loi confirme l’approche du gouvernement », fustige Réseau Action Climat, qui pointe « des objectifs lointains mais pas de moyens ni de mesures  Exemple  cette « petite loi énergie », composée de 8 articles seulement, entérine en outre la création d’un machin de plus, le  Haut Conseil pour le climat (HCC), dont la composition (13 personnalités) a d’ores et déjà été annoncée en fin d’année 2018, et qui a entamé ses travaux. A la fois juge et conseil, ce HCC, inspiré du Haut conseil des finances publiques, rendra un avis chaque année. Ses recommandations serviront de boussole mais ne seront pas contraignante. Ce texte pourrait aussi permettre de limiter la fonction d’EDF un rôle de production.

Grand débat de Macron : un bel enfumage de maires complaisants

Grand débat de Macron : un bel enfumage de maires complaisants

Après 7 heures de discussion, Macron aurait réussi à convaincre la plupart des élus qui lui  ont d’ailleurs fait une standing ovation. Pas vraiment étonnant quand on connaît le niveau de compétence générale de ces maires  tellement appréciés par la population. Faut-il rappeler que ces maires de petites communes, comme d’ailleurs ceux des plus grandes, se caractérisent surtout par leur capacité à jeter l’argent par les fenêtres pour des investissements inutiles le plus souvent et dans un fonctionnement de moins en moins contrôlé ( voir par exemple les effectifs administratifs, de cantonniers et de jardiniers !). Pas difficile dans ces conditions de convaincre ces élus, la plupart incompétents, pour évaluer de la pertinence de la politique du pouvoir. Soyons clairs dans la plupart des communes les maires constituent une caste de petits barons qui à leur échelle reproduisent l’organisation monarchique du pouvoir central. Avec aussi des groupes de pressions qui profitent de la manne financière, avec aussi des ségrégations entre les centres et les zones périphériques avec aussi des rémunérations et autres accessoires de revenus dans les innombrables organismes et syndicats intercommunaux qui sont loin d’être en adéquation avec un travail réel. Il n’y a guère que dans les toutes petites communes que le maire se comporte comme un vrai militant, un humaniste puisque parfois pour toute structure logistique il dispose d’un seul secrétaire de mairie voire d’un quart ou d’un tiers. Sitôt que les communes atteignent une certaine dimension les superstructures grossissent et se substituent aux élus pour les décisions essentielles. Compte tenu du niveau de compétence des élus, il n’est pas étonnant que l’évangéliste Macron ait  réussi à les convaincre avec du bla-bla : « La période que nous sommes en train de venir pose beaucoup de défi à notre pays »« Mais plus profondément, je pense que nous pouvons faire du moment que traverse la France une chance », a lancé le président en introduction de sa rencontre avec les maires, évoquant une quadruple « fracture » dans le pays, « sociale », « territoriale », économique » et « démocratique ».« Toutes ces fractures, on les a devant nous et d’un seul coup les choses s’effritent, a-t-il poursuivi. Je pense qu’il ne faut pas en avoir peur. Il faut refuser la violence car rien ne sort de la violence. Il faut refuser la démagogie, car l’addition des colères n’a jamais fait une solution. Mais il nous faut construire des solutions pour le pays. » Penser qu’en rétablissant l’impôt de solidarité sur la fortune, « la situation d’un seul ’gilet jaune’ s’améliorera, c’est de la pipe ». Devant les maires, Emmanuel Macron a encore une fois défendu sa réforme de la fiscalité« Beaucoup de gens disent : il faut remettre l’ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D’abord, je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n’étaient pas réglés. » Une espèce d’argumentaire à la Prévert où on mélange tout pour enterrer en même temps toute perspective de justice fiscale. Et les maires d’avaler la couleuvre d’un amalgame très douteux car le niveau de vie des gilets jaunes et autres français n’a rien à voir avec l’ISF qui n’est qu’un symbole d’une fiscalité injuste. L’ISF est hors sujet !

Richard Ferrand, l’enfumeur : il n’y aura pas d’enfumage de Macron

Richard Ferrand, l’enfumeur : il n’y aura pas d’enfumage de Macron

 

C’est un spécialiste de l’en fumage qui parle à savoir le  président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand qui a permis à sa compagne d’engranger o bon  compte un petit patrimoine à 800 000 €. L’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction.  Le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, Ferrand  s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon . Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Le sieur Richard Ferrand, dont le dossier est actuellement enterré dans les méandres de la justice « indépendante » suite à la plainte d’Anticor assure sans rire  assure dans une interview au Journal du Dimanche que « l’engagement du Président sera tenu » et que « le Parlement en sera le garant ». Il récuse l’idée d’un tournant social et évoque plutôt « une accélération » du calendrier, assurant que « l’inspiration fondatrice » de la campagne d’Emmanuel Macron n’a pas disparu : « Le travail doit payer davantage », plaide-t-il. Il revient également sur le coût de ces mesures et déclare assumer « un déficit plus élevé que prévu ».

Les annonces du chef de l’Etat constituent-elles un tournant social?
Non, c’est une accélération. Dans les mesures que le Président a mises sur la table, on retrouve l’inspiration fondatrice de sa campagne : le travail doit payer davantage. On avait prévu d’augmenter progressivement la prime d’activité, on le fait d’un seul coup. La prime salariale exceptionnelle relève de la même philosophie. Nous comptions exonérer les heures supplémentaires de cotisations salariales ; les défiscaliser est une façon d’accélérer et d’amplifier.

Depuis les annonces d’Emmanuel Macron, le flou s’est installé sur leur mise en œuvre, par exemple pour les 100 euros promis aux salariés payés au Smic. Etes-vous sûr que ce sera applicable dès janvier?
L’engagement du Président sera tenu, le Parlement en sera le garant – il n’y aura pas de carabistouille! L’enjeu, c’est que la totalité des personnes bénéficiaires du SMIC en bénéficie, y compris celles qui ne touchent pas aujourd’hui la prime d’activité. Crédit d’impôt, baisse des charges salariales… Tout est à l’étude. Les parlementaires auront leur mot à dire pour que la mise en œuvre de cette mesure se fasse vite et dans la justice sociale.

Une justice sociale qui a permis à sa compagne d’engranger uen patrimoine social de 700 à 800 000 euros sans en posséder le premier sous ! NDLR

 

Benalla : « pour préciser », un enfumage !

Benalla :  « pour préciser », un enfumage !

 

 

 

C’est en substance ce que dit Florian Silnicki, expert en communication  à propos de l’audition de Benalla au sénat. (Interview du Figaro)

 

Qu’avez-vous pensé de la prestation d’Alexandre Benalla devant les sénateurs?

FLORIAN SILNICKI. - Je l’ai trouvé très intéressante. C’est un cas d’école à montrer à tous les étudiants. Dès le début, on sent l’empreinte de la communication de crise. M. Benalla sait que les personnes en face de lui sont hostiles. De fait, il fait immédiatement un acte de contrition en s’excusant auprès des sénateurs. Il apparaît, durant les premières minutes, comme empathique et transparent. C’était le but recherché, et ça a marché. D’autant qu’il se présente seul, sans avocat, pour prouver qu’il n’a rien à cacher. Mais cette stratégie s’est rapidement enrayée au moment où il a dit: «J’ai été bien élevé». C’est assez grossier, selon moi. Cela n’a pas sa place dans un discours institutionnel où il est censé être précis sur les faits qui lui sont reprochés. Au final, il n’est pas apparu suffisamment transparent et efficace. Il a été davantage arrogant, même si une bonne stratégie de communication peut masquer ce trait de caractère.

Dès les premières minutes, il a répété à chaque début de réponse la formule «Pour être précis». Est-ce, selon vous, une erreur de stratégie?

Parfaitement. C’est à ce moment-là que la machine s’est grippée. M. Benalla veut à tout prix apparaître comme un homme qui n’a rien à cacher et entend le prouver en répondant précisément aux questions qu’on lui pose, à l’image des hauts fonctionnaires interrogés les mois précédents dans cette affaire. Pour ce faire, il utilise la formule «Pour être précis» à plusieurs reprises. C’est, là encore, très grossier. Cela peut être efficace dans une communication de crise, mais la systématisation de l’utilisation de cette expression agace parce que ce n’est pas naturel. On ne dit pas «Pour être précis» dans la vie de tous les jours. D’autant qu’il se trompe à deux reprises, notamment sur les fonctions qu’il exerçait à l’Élysée, et est contraint de se reprendre. L’effet recherché est complètement renversé. Au lieu d’apparaître comme quelqu’un de précis, méticuleux, il devient suspect aux yeux de ceux qui l’interrogent. En plus, il apparaît comme un homme arrogant parce qu’il donne l’impression de vouloir, à chaque réponse, être plus précis que ses interlocuteurs et de vouloir les faire taire. C’est une technique qui a un effet boomerang si elle est mal utilisée, comme c’était le cas aujourd’hui. J’avoue ne pas comprendre cette stratégie…

Pensez-vous qu’il a été bien préparé avant cette audition par ses communicants?

Selon moi, il a été trop préparé et ça s’est vu. Il a voulu jouer un rôle et a été démasqué. Il a voulu être à la fois Docteur Benalla et Mister Alexandre. La stratégie de communication est, en général, le reflet de la stratégie juridique. Mais ici, cela a été mal fait. Depuis le début de l’affaire, il tente de nous expliquer qu’il ne joue pas un rôle opérationnel dans la protection du président de la République ou qu’il n’est pas à l’origine de la délivrance du permis de port d’arme. Cela s’appelle une stratégie d’étanchéisation ou de distanciation. Il souhaite apparaître comme le moins responsable possible. Mais, à côté de cela, il cite devant les sénateurs des articles très précis du Code de sécurité intérieure. On ne peut pas dire qu’on ne sait rien pour après vouloir montrer aux autres que l’on en sait davantage qu’eux. C’est du mauvais théâtre. En communication, soit on joue le naïf, soit le cynique. Mais pas les deux. Ici, la communication de crise a été particulièrement maladroite et inefficace.

Lors de son intervention au 20h de TF1, mais aussi lors de cette audition, il est apparu très calme et posé. Est-ce réfléchi?

Oui, forcément. Il était impératif de montrer un comportement inverse de celui que les Français ont vu sur les vidéos lors de la manifestation du 1er mai. Il devait aussi contrebalancer les propos violents qu’il a lancés à l’adresse de la commission d’enquête du Sénat ou des journalistes par une attitude calme et posée. Le problème est qu’il a déjà montré plusieurs visages dans cette affaire, alors que les faits n’ont pas évolué depuis de nombreuses semaines. Il est tantôt agressif dans ses paroles, tantôt chaleureux et souriant, ce qui fait que les gens ont du mal à cerner ce personnage. Mais son âge, il n’a que 27 ans, et le fait qu’il ne soit pas habitué à une telle pression médiatique peut avoir joué en sa défaveur. Selon moi, si son audition a été trop préparée, il n’a pas été suffisamment entraîné pour faire face à une telle situation.

 

Affaire Richard Ferrand : l’enfumage du chef de la majorité présidentielle

Affaire Richard Ferrand : l’enfumage du chef de la majorité présidentielle

Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle et a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passée avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député.Résumé de laffaire par France info, dans sa première communication, le procureur de la République ne trouvait rien, dans les révélations du Canard enchaîné, qui justifiait l’ouverture d’une enquête. Alors que l’actuel ministre était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000″. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017.

 

 

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Emmanuelle Cosse, avait  prédit  la fermeture de la centrale de Fessenheim 2016. « Le président de la République s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici la fin 2016. C’est ça, la date », avait  martelé Emmanuelle Cosse. « Le plus judicieux est de fermer cette centrale cette année », avait  estimé l’ex ministre du Logement en évoquant notamment l’ancienneté de cette centrale, sa position non loin des frontières avec l’Allemagne et la Suisse, ainsi que les « pannes à répétition, quasiment chaque semaine » qui y surviennent. Une prise de position qui traduit les contradictions du gouvernement sur ce sujet. De son côté,  l’inénarrable Ségolène n’en finit pas de se contredire sur le dossier de la centrale de Fessenheim. D’abord, comme Hollande, pour la fermeture avant 2017, elle a ensuite affirmé que le délai était reporté en 2018 et a mis  en demeure EDF de déposer le dossier de fermeture avant fin juin 2016. Ce qui de toute manière ne changera rien, la fermeture éventuelle ne pourra pas être effective avant 2018 ; Plus exactement avant avril 2020 suite à la demande d’EDF de repousser l’ouverture de la centrale de Flamanville qui doit remplacer Fessenheim. La fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire française était  un engagement Hollande. . Mais  Ségolène Royal a décidé  d’autoriser la prolongation des centrales pour 10 ans à 20 ans. Ce qui de fait a remis  en cause l’engagement de campagne de l’ancien  chef de l’Etat.  Avec la décision de Ségolène Royal d’autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de 10 à 20 ans, de fait la loi de transition énergétique est déjà morte. Une loi pourtant votée en août 2015 ! Cette loi prévoyait de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’énergie tirée du nucléaire et à 30 % en 2030 celle tirée des énergies fossiles ou encore augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables.  : Le parc existant en France a 30 ans d’âge moyen et la durée de fonctionnement de ce parc pourra aller jusqu’à  50 ans, (voire jusqu’à 60 ans. Comme le propose le PDG d’EDF).  26 des 58 réacteurs français atteindront 40 ans d’ici à 2025. En réalité pratiquement aucun réacteur français ne sera arrêté en 2025. Au contraire leur durée de vie sera prolongée de 10 à 20 ans reportant encore beaucoup plus loin la réduction de la part de l’énergie tirée du nucléaire. De toute manière les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique étaient déjà assez illusoires et  désormais deviennent complètement utopiques d’autant que la France n’a pas mis en place une véritable stratégie de développement des énergies renouvelables à la hauteur des enjeux. Sans parler du scandale de électricité tirée des éolienne que EDF est contrainte d’acheter au double du prix du marché à des promoteurs très sulfureux qui profitent de l’aubaine. Tout cela pour faire plaisir aux écolos politisés et poursuivre la production nucléaire. Une vraie politique de gribouille. 

L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Nathalie Artaud)

 L’Europe responsable : « un bel enfumage » (Artaud)

 

 

Dans un débat assez confus et  obscur quelques éclairs de lucidité parfois davantage sur le constat cependant que sur le programme. Au milieu d’un concert de critiques des eurosceptiques Nathalie Arthaud de lutte ouvrière a considéré que l’argumentation facile des nombreux eurosceptiques présents lors du débat visait uniquement à masquer les responsabilités spécifiques du patronat français. Un argument qui est loin d’être complètement faux dans la mesure où effectivement la rémunération des actionnaires (la plus forte en Europe)  est souvent en France sans commune mesure avec celle des salariés quand elle n’impose pas des licenciements. Nathalie Arthaud a donc  pris le contre-pied de la plupart de ses adversaires mardi 4 avril sur BFM-TV et CNews, en prenant la défense de l’Europe. Alors qu’elle milite pour l’ouverture des frontières et la liberté des travailleurs, elle a critiqué les nombreux candidats eurosceptiques présents sur le plateau : « l’Europe, c’est vraiment une diversion ». « Dans les entreprises, c’est l’Europe qui pousse le grand patronat à augmenter les cadences ? », a lancé la candidate de Lutte ouvrière avant de multiplier les questions rhétoriques. « On nous enfume avec l’Union européenne, le véritable pouvoir du côté du patronat », a-t-elle ajouté par la suite.    »Quand on est mal payé, que ce soit en euro ou en francs, on est mal payé », s’est-elle emportée lorsque plusieurs candidats débâtaient de la sortie de l’Union européenne et du franc. Pour la candidate de l’Union européenne, il convient de combattre la logique du patronat sur l’économie.

Les référendums de Sarkozy «de l’enfumage» (Fillon)

Les référendums de  Sarkozy  «de l’enfumage» (Fillon)

 

Les critiques ne cessent de s’ajouter aux critiques à propos du référendum de Nicolas Sarkozy concernant d’une part les personnes signalées dans le fichier S, d’autre part le regroupement familial. Pour des raisons politiques liées en particulier à la proximité des primaires pour l’élection présidentielle de 2017. Pour des raisons juridiques également d’autant que la constitutionnalité de ces référendums ne serait certainement pas reconnue. Des critiques de gauche mais aussi de droite, Nicolas Sarkozy est en effet  la cible de tirs nourris en provenance de ses adversaires à la primaire de droite. Dernière salve en date: celle qui porte sur les deux référendums qu’il entend organiser au soir du second tour des législatives, sur les questions des fichés S et du regroupement familial. «Ça n’arrivera pas, c’est de l’enfumage ça», a tancé l’ancien premier ministre François Fillon, invité d’Europe 1 ce lundi. Très remonté contre l’ancien chef de l’État, le député de Paris a martelé: «Ce référendum est techniquement quasiment impossible à faire. Faire un référendum avant les élections législatives, c’est s’exposer à une motion de censure de l’ancienne majorité pour un sujet qui pourrait attendre que les élections législatives aient eu lieu. » « . Sur le fond, je propose une solution plus radicale qui consiste à juger et mettre en prison les personnes fichées S au motif qu’elles entretiennent des relations avec notre ennemi». Avant lui, déjà, c’est Bruno Le Maire qui s’est élevé contre le fondateur de LR. «C’est affligeant!», a-t-il lancé vendredi au Figaro, reprochant à l’ancien président de «céder à la facilité sur des sujets aussi sensibles! C’est encore une diversion!» Et de démonter les deux propositions une à une: «La vraie difficulté, c’est déjà de faire appliquer la loi et de se donner les moyens de faire expulser ceux qui ne respectent pas les règles du regroupement familial». «On sort de l’État de droit sans aucune efficacité supplémentaire!», a-t-il encore critiqué.

Cette offensive vient conclure une longue séquence noire pour Nicolas Sarkozy, qui ne cesse de chuter dans les sondages. Dans l’étude Kantar Sofres-OnePoint pour Le Figaro, RTL et LCI publiée ce lundi, l’ancien chef de l’État est donné largement battu au second tour par Alain Juppé, avec 62% contre 38% à peine.

 

(Avec le Figaro)

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Emmanuelle Cosse, nouvelle ministre du logement, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI a prédit  la fermeture de la centrale de Fessenheim pour cette année. « Le président de la République s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici la fin 2016. C’est ça, la date », a martelé Emmanuelle Cosse. « Le plus judicieux est de fermer cette centrale cette année », a estimé la ministre du Logement en évoquant notamment l’ancienneté de cette centrale, sa position non loin des frontières avec l’Allemagne et la Suisse, ainsi que les « pannes à répétition, quasiment chaque semaine » qui y surviennent. Une prise de position qui traduit les contradictions du gouvernement sur ce sujet. De son côté,  l’inénarrable Ségolène n’en finit pas de se contredire sur le dossier de la centrale de Fessenheim. D’abord, comme Hollande, pour la fermeture avant 207, elle a ensuite affirmé que le délai était reporté en 2018 et maintenant met en demeure EDF de déposer le dossier de fermeture avant fin juin 2016. Ce qui de toute manière ne changera rien, la fermeture éventuelle ne pourra pas être effective avant 2018 ; Plus exactement avant avril 2020 suite à la demande d’EDF de repousser l’ouverture de la centrale de Flamanville qui doit remplacer Fessenheim. De toute manière comme la droite sera revenue au pouvoir, il y a de grandes chances que Fessenheim ne soit pas fermée ! Pour respecter le plafond de capacité de production nucléaire fixé dans la loi sur la transition énergétique, EDF s’engage «à étudier l’unique hypothèse de la fermeture des deux réacteurs 900 MW (mégawatts) de Fessenheim» (Haut-Rhin), excluant d’examiner d’autres éventuelles fermetures. «Il conviendra que le dépôt effectif de cette demande ne dépasse pas l’échéance de la fin du mois de juin 2016», répond Ségolène Royal, confirmant ainsi sa volonté de voir le processus de fermeture engagé l’an prochain pour une fermeture «effective en 2018». La fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire française est un engagement du président de la République. La prise de position des manuels cosses intervient précisément au moment où Ségolène Royal vient de décider d’autoriser la prolongation des centrales pour 10 ans au moins. Ce qui de fait remet en cause l’engagement de campagne du chef de l’Etat.  Avec la décision de Ségolène Royal d’autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de 10 ans, de fait la loi de transition énergétique est déjà morte. Une loi pourtant votée en août 2015 ! Cette loi prévoyait de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’énergie tirée du nucléaire et à 30 % en 2030 celle tirée des énergies fossiles ou encore augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables.  : Le parc existant en France a 30 ans d’âge moyen et la durée de fonctionnement de ce parc jusqu’à 50 ans, (voire jusqu’à 60 ans. Comme le propose le PDG d’EDF).  26 des 58 réacteurs français atteindront 40 ans d’ici à 2025. En réalité pratiquement aucun réacteur français ne sera arrêté en 2025. Au contraire leur durée de vie sera prolongée de 10 à 20 ans reportant encore beaucoup plus loin la réduction de la part de l’énergie tirée du nucléaire. De toute manière les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique étaient déjà assez illusoires et  désormais deviennent complètement utopiques d’autant que la France n’a pas mis en place une véritable stratégie de développement des énergies renouvelables à la hauteur des enjeux.

 

Fermeture de Fessenheim : nouvel enfumage de Ségolène Royal

Fermeture de Fessenheim : nouvel enfumage de Ségolène Royal

 

L’inénarrable Ségolène n’en finit pas de se contredire sur le dossier de la centrale de Fessenheim. D’abord, comme Hollande, pour la fermeture avant 207, elle a ensuite affirmé que le délai était reporté en 2018 et maintenant met en demeure EDF de déposer le dossier de fermeture avant fin juin 2016. Ce qui de toute manière ne changera rien, la fermeture éventuelle ne pourra pas être effective avant 2018 ; Plus exactement avant avril 2020 suite à la demande d’EDF de repousser l’ouverture de la centrale de Flamanville qui doit remplacer Fessenheim. De toute manière comme la droite sera revenue au pouvoir, il y a de grandes chances que Fessenheim ne soit pas fermée ! pour respecter le plafond de capacité de production nucléaire fixé dans la loi sur la transition énergétique, EDF s’engage «à étudier l’unique hypothèse de la fermeture des deux réacteurs 900 MW (mégawatts) de Fessenheim» (Haut-Rhin), excluant d’examiner d’autres éventuelles fermetures. «Il conviendra que le dépôt effectif de cette demande ne dépasse pas l’échéance de la fin du mois de juin 2016», répond Ségolène Royal, confirmant ainsi sa volonté de voir le processus de fermeture engagé l’an prochain pour une fermeture «effective en 2018». La fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire française est un engagement du président de la République.

Grèce : un Grexit provisoire ? un enfumage

Grèce : un Grexit provisoire ? un enfumage

 

Les faucons de l’Europe ne manquent pas culot avec leur concept de Grexit provisoire. De toute évidence ce n’est guère l’honnêteté, ni la psychologie qui les étouffent. (Ce qui évidemment ne dédouane pas les grecs de leur inconsistance), c’est pourtant ce qu’ils ont proposé au cours des négociations : un Grexit provisoire. Un peu comme si un patron proposait à son salarié uen licenciement provisoire. Il est clair que si la Grèce devait quitter »provisoirement » la zone euro elle n’aurait aucune chance d’y revenir d’autant que le processus serait enclenché pour virer d’autres pays. Cette proposition est par ailleurs complètement incohérente car on propose une sortie provisoire avec promesse de restructurer ( diminuer) la dette. Pourquoi les grecs en situation de paiement auraient quelque chose à faire de cette restructuration puisque le défaut effacerait la totalité de cette dette.  Les ministres des Finances de la Zone euro ont quand même  transmis dimanche aux chefs d’Etat un document qui évoque noir sur blanc l’option d’une « sortie temporaire de la zone euro » de la Grèce, selon une copie obtenue par l’AFP. Cette hypothèse avait été mentionnée par l’Allemagne, tandis que François Hollande s’y montré hostile. « En cas d’échec à trouver un accord, la Grèce se verrait proposer de négocier rapidement une sortie temporaire de la zone euro, avec la possibilité de restructurer sa dette », selon ce document. Ce passage figure entre crochets pour signifier qu’il n’a pas emporté l’adhésion de tous les ministres et qu’il revient aux chefs d’Etat de trancher. Si un accord est trouvé, l’éventuel programme d’aide serait évalué entre 82 et 86 milliards d’euros, selon le même document. « L’Eurogroupe prend note du fait qu’un éventuel programme aurait besoin de financements compris entre 82 et 86 milliards d’euros (…). L’Eurogroupe invite les institutions (Commission européenne, FMI, BCE, ndlr) à explorer les possibilités de réduire cette enveloppe » par la fiscalité ou les privatisations, est-il précisé.

« Conseil stratégique de l’attractivité » : encore un enfumage sémantique

« Conseil stratégique de l’attractivité » : encore un enfumage sémantique

 

A défaut de contenu, il faut emballer la nullité politique avec de brillants emballages sémantiques ; une spécialité du PS qui ignore toute de l’entreprise mais s’enivre  de mots. C’est encore le cas avec ce conseil stratégique de l’attractivité. Pierre Moscovici a affirmé, ce vendredi 14 février, que le « conseil stratégique de l’attractivité », qui va se tenir lundi prochain à l’Elysée sous la présidence de François Hollande, a pour but de convaincre les patrons étrangers « que la France est un pays où l’on peut investir ». Des dirigeants de 30 entreprises internationales seront présents aux côtés de Jean-Marc Ayrault et de plusieurs ministres. Des représentants de Volvo, Bosch, General Electric, mais aussi de fonds souverains (du Koweit ou du Qatar) et des entreprises de pays émergents, sont attendus. Le chef de l’État devrait s’exprimer à l’issue de la réunion, à la mi-journée. Dimanche soir, le chef du gouvernement recevra à dîner à Matignon la trentaine de dirigeants conviée à la réunion.  « C’est une réunion avec les patrons qui viennent de l’ensemble du monde, qui pèsent 850 milliards d’euros, pour les convaincre que la France est un pays où l’on peut investir, où il faut investir, qui est un pays attractif », a expliqué le ministre de l’Economie.  L’objectif est de « leur expliquer tout ce que nous faisons sur la compétitivité, sur la simplification, sur l’amélioration de l’environnement réglementaire et fiscal, parce les investissements étrangers en France, c’est aussi une source de création d’emplois », a-t-il ajouté. Rappelant que « dans l’industrie, un investissement sur trois vient de capitaux étrangers ». L’un des enjeux de cette rencontre sera aussi d’attirer plus les investissements des pays émergents ou encore qu’elle « déclenche un dynamique », a-t-on précisé dans l’entourage du chef de l’État. Selon l’Elysée, 20.000 entreprises étrangères et leurs filiales sont installées en France, aujourd’hui, où elles emploient environ deux millions de salariés. Les investissements en France viennent à 75% d’Europe, et 20% des USA, du Canada et du Japon.

 

Hollande : le grand enfumage des médias

Hollande :  le grand enfumage des médias

 

Virage historique, changement de politique, conversion à la sociale démocratie, autant de titres ronflants pour qualifier la prestation de Hollande qui a enfumé des médias plus que complaisants. En fait si on en juge par ses dernières déclarations concernant les départements Hollande ne change que dans les mots, la preuve :  il s’oppose à la suppresion de ces  départements sitôt après avoir annoncé dans sa conférence le grand chambardement des structures. Même choses sur les économies qui demeurent très virtuelles quant à la fiscalité c’est une entourloupe ; pour 2014 il y aura bien augmentation générale des prélèvements obligatoire ; dans le meilleur des as, il y aura peut-être quelques mesurettes en 2015 ou plus tard car l’échéance temporelle a été fixée par lui à 2017. Autant dire qu’à la veille des élections présidentielles il annoncera quelques gadgets pour sauver son poste. Oubliés le crédo de l’inversion du chômage, scandé chaque jour en 2013 ; Oublié aussi la fait qu’en 2013 Hollande s’est toujours affirmé socialiste dans ses conférences de presse. Oubliée aussi l’attaque frontale contre la finance «  l’ennemi, c’est la finance » qui a abouti à une minuscule reforme bancaire en France. Les médias sont tombés dans le piège de la sémantique Hollandaise, une sémantique de type Mitterrandienne  qui ne repose en fait sur aucune conviction idéologique, sur aucune conviction du tout. La seule religion de Hollande, c’est de croire en lui, le pouvoir pour toute philosophie. Hollande ne prend pas de virage, il tourne en rond, suit la pensée dominante du moment, les sondages, la mode ; Sur le fond il ne change rien, c’est l’immobilisme triomphant. Les grands médias ne sont pas seulement complaisants, ils sont d’une nullité affligeante ; pas étonnant que la grande presse et les infos télé soient aussi peu crédibles et en plein crise ; pas de recul, pas d’analyse, pas de prospective et même pas de mémoire. « La France –d’après Hollande - a une histoire et doit avoir un destin » belle phrase complètement creuse mais qui satisfait les esprits paresseux ; encore faudrait-il que la France  ait un présent.

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