Archive pour le Tag 'Endettement'

Endettement : les solutions de Mélenchon

Endettement : les solutions de Mélenchon

 

Dans une longue tribune, Mélenchon explique ses solutions pour la dette. On notera toutefois qu’au-delà des arguments politiques, la solution proposée paraît un peu simpliste.

 

« La BCE pourrait transformer ces titres en « dette perpétuelle » ou en dettes à très longs termes ou les suspendre définitivement. » Déclare Mélenchon. Les  hypothèses évoquées par Mélenchon sont très larges autant que vagues et font  l’impasse sur le faite que la crédibilité de la banque pourrait être très affectée. En clair le système financier autour de l’euro pourrait s’écrouler et l’union économique européenne avec.

 

La tribune de Mélenchon

 

Madame Lagarde devrait aller au Louvre. Elle ferait un saut jusqu’à la stèle où est gravée le Code d’Hammurabi. D’accord, ce n’est pas un un texte tendre. « oeil pour oeil dent pour dent » c’est sévère ! Mais le même réalisme cruel s’exprime d’une autre façon à propos des dettes. Le cas traité est celui du débiteur confronté à une inondation ou à une catastrophe. Le souverain de l’an 1750 avant notre ère dit que ce débiteur « ne rendra pas de blé au créancier, trempera dans l’eau sa tablette, et ne donnera pas l’intérêt de cette année ». Tremper dans l’eau votre tablette, madame Lagarde ! Effacez les dettes publiques détenues par la BCE. Car sinon comme le débiteur inondé, le moment sera vite venu ou faute de pouvoir payer, le débiteur vous infligera sa banqueroute totale. Effacez ! Nous en avons besoin aujourd’hui pour sortir de la crise créée par la pandémie et restaurer la capacité d’action de l’État.

 

Destruction du système social ?

Car cette crise a ajouté de la dette à la dette, non pour financer l’avenir mais pour tenter de sauver le présent. En vain. Les dettes publiques atteindront bientôt le niveau qu’elles avaient à la fin de la seconde guerre mondiale. Et les dettes privées ont d’ores et déjà atteint des niveaux inconnus jusque-là dans l’histoire. D’abord sidérés, les amis de l’austérité sans fin se ressaisissent. Pour les uns, il faudra payer, quoi qu’il en coûte, car ne pas payer ses dettes, c’est pécher. Dette est un mot sacré pour eux. Et payer quoi qu’il en coute un acte de foi.

Pour les autres, c’est autre chose. Voilà l’occasion rêvée de continuer leur destruction du système social sous prétexte du manque d’argent. Le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne ont déjà commencé leur danse du scalp. Ici, les retraites, là les services publics, la grande braderie pourra bientôt recommencer sous prétexte de dette. Tous ces sacrifices seraient complètement inutiles. Même avec 10 milliards par an d’excédent budgétaire on arriverait à rien. Il faudrait 270 ans pour solder la dette ! Compter sur le retour magique de la « croissance » est tout aussi illusoire. Avec 1,5 points de croissance par an entièrement affectés à rembourser, nous viendrons à bout de notre dette en 248 ans. Bref, payer cette dette, c’est obliger plusieurs générations de français à se sacrifier pour un fétiche.

 

« Nous libérer du boulet de la dette »

Nous répétons pourtant depuis plus de dix ans que de telles dettes ne se remboursent pas. Ou alors seulement par la dévaluation, l’hyper-inflation ou la guerre. Qui en veut ? Mais les gouvernements libéraux ont-ils encore une capacité à penser librement les leçons de l’histoire ? Sont-ils capables de s’arracher à leur dogme pour penser la réalité ? Que faire donc ? J’ai présenté à l’assemblée nationale un projet de résolution sur ce thème. En vain. Le 6 mai 2020, nous avons déjà été nombreux – responsables des principaux partis d’opposition d’Europe – à affirmer qu’il fallait nous « libérer du boulet de la dette » [1].

Oui on peut se libérer de ce fardeau ! Pour cela, il existe un moyen simple, radical et puissant : nous servir de la Banque centrale européenne et de son pouvoir absolu sur la monnaie qu’elle édite. Une banque centrale est un créancier particulier, insensible aux pertes, jamais à court d’argent. Depuis plus de trente ans désormais, les monétaristes ont pourtant tout fait pour soustraire ce pouvoir à la délibération collective et démocratique. Et pourtant elle peut tout. Il faut qu’elle agisse avant qu’il soit trop tard !

Car la crise de 2008 et la pandémie ont eu un effet inattendu pour les monétaristes et les néolibéraux : la BCE a dû intervenir sans cesse pour contenir les taux d’intérêts, sauver les banques et permettre aux États d’emprunter à des taux raisonnables. Du coup elle a fini par accumuler près de 25 % de la dette publique des États de la zone euro. Et cela alors même qu’elle n’a pas le droit de fournir directement les États ! C’est le comble : elle a fait des achats massifs de titres de dette publique à des acteurs financiers privés. Quelle usine à gaz coûteuse pour tous ! Ces titres, conservés dans son bilan ne lui servent à rien. Mais les États doivent quand même les rembourser à leur échéance, soit en s’endettant davantage soit en prélevant des impôts.

 

Annulation des dettes publiques

 

Notre solution est simple : annuler ces titres de dettes publiques. Il n’en coûtera pas un euro a qui que ce soit. Personne ne serait spolié par cette solution. Rien ne s’y oppose. Ni en droit, ni dans les faits. Car une annulation n’est pas un financement monétaire et ne tombe pas sous le coup de l’article 123 du Traité de fonctionnement de l’Union qui le proscrit. L’article 32.4 du protocole annexé au traité européen permet même explicitement à la BCE de compenser les pertes des banques centrales nationales – qui porteront l’annulation – en recourant à la création monétaire.

La BCE pourrait transformer ces titres en « dette perpétuelle » ou en dettes à très longs termes ou les suspendre définitivement. La formule importe peu. Ce qui compte c’est l’effort dont tout le monde sera soulagé. Les sommes dégagées par l’annulation permettraient aux États d’investir pour la bifurcation écologique et le progrès humain.

 

Car ils ne le font pas, même lorsqu’ils peuvent emprunter à taux négatifs, comme depuis 2015. Dans les cinq années qui ont précédé la pandémie, la dette publique moyenne des pays de la zone euro a même été réduite de 91 à 84 % du PIB, entraînant dans sa chute l’investissement public qui n’a même pas retrouvé son niveau de 2008 ! Et ce ne sont pas les squelettiques plans de relance établis au niveau européen – moins de 3 % du PIB européen étalés sur plusieurs années – qui changeront la donne.

 

 

Une solution à portée de main

 

Je n’aborde pas ici les autres aspects que pour ma part je juge indispensable au redéploiement d’une finance productive et innovante en Europe. Je n’évoque donc pas la nécessité d’un pôle public financier ni le changement de statut de la banque centrale que je crois indispensable. Ni la politique fiscale qui s’imposerait. Ils sont nécessaires pour sortir durablement les États de la main des marchés financiers. Je m’efforce de montrer qu’une solution raisonnable est à portée de main pour éviter le naufrage humain et social que représente le maintien de la politique actuelle.

Ce circuit pourrait aussi être une solution pour solder les dettes privées insolvables accumulées par de nombreuses petites entreprises pendant la crise. Face à une vision sacrificielle de la monnaie gérée par des idéologues, je crois au contraire à un bien-être collectif maîtrisé. Pour cela il nous faut des investissements utiles pour réaliser la bifurcation écologique et sociale de l’appareil productif et des normes de la consommation. C’est ce dont ont besoin avant tout nos peuples après quatre décennies de politique restrictive. L’annulation indolore des dettes que nous nous devons à nous-mêmes via notre banque centrale ouvrirait un nouveau cycle d’investissement urgent en nous libérant du poids du passé et d’un futur enchainé au remboursement sans fin.

Un endettement public soutenable pendant longtemps ?

 

 

L’économiste, Olivier Blanchard  , qui travaille avec Jean Tirole à un rapport destiné à Emmanuel Macron sur l’économie de l’après-Covid, décrit le nouveau paradigme budgétaire qui bénéficie aux Etats grâce aux faibles taux d’intérêt.  D’une certaine manière l’économie rejoint le discours ambiant de nombre de ses confrères qui ne veulent surtout pas ouvrir la moindre porte à une hypothèse déstabilisatrice du système financier.

Du coup le discours est simple et simpliste tout autant. Pour eux, l’endettement public est soutenable. Par qui et comment, là-dessus il y a peu d’hypothèses car il est clair qu’on peut reporter sur les générations futures le prix des excès financiers d’aujourd’hui. Par exemple, on développe des emprunts sur 50 ans, pourquoi pas aussi sur 100 ans et pourquoi pas enfin la dette perpétuelle soutenue par des ultralibéraux ou le sulfureux financiers Soro. Lesquels oublient de dire évidemment qu’à ce moment-là la souveraineté monétaire serait complètement dans les mains des banquiers et la souveraineté tout court. Le second problème est celui de la durée possible de cet endettement exceptionnel dû en grande partie au Coronavirus.

 Là aussi on reprend le discours ambiant : tant que cela sera nécessaire. Une vérité de Lapalisse car on ne peut pas laisser tomber tout le système socio économique. Reste qu’on ne peut porter à bout de bras un système sans ressources suffisantes pendant des années et des années. Nécessairement un ajustement interviendra via la hausse de certains actifs, l’explosion même de bulles financières et plus généralement via l’inflation qui opérera mécaniquement une hausse des taux d’intérêt et une dévaluation. De ce point de vue les réponses à cette problématique par l’ancien économiste en chef du FMI permettent de rester dubitatif.

Jean Arthuis, le président de la Commission d’experts sur les finances publiques, a mis en avant l’idée que la France vivrait depuis 1974 au-dessus de ses moyens comme point de départ de ses réflexions. Est-ce que cela vous paraît répondre aux enjeux actuels ?

C’est en tout cas un constat juste . Si l’on regarde la situation de l’endettement de la France, il y a une tendance lourde à l’augmentation et en soi cela n’a rien de désirable. Trois raisons conceptuelles peuvent justifier des déficits. D’abord quand l’économie se porte mal et qu’il faut relancer la demande. Deuxième raison, quand un choc imprévu intervient, comme aujourd’hui avec le Covid, ce qui justifie parfaitement les dépenses actuelles . Enfin, troisième possibilité, si l’on fait des investissements destinés à améliorer notre futur, ce qu’on peut relier au débat actuel sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Endettement mondial : 277.000 milliards de dollars

Endettement mondial : 277.000 milliards de dollars 

Selon l’Institut international de la finance (IIF), l’endettement mondial devrait atteindre un niveau sans précédent de 277.000 milliards de dollars (233.400 milliards d’euros) à la fin de l’année en raison des montants colossaux empruntés par les Etats et les entreprises pour faire face à la crise du coronavirus, conclut l’Institute of International Finance (IIF) dans une étude publiée mercredi.

L’IFF, qui regroupe plus de 400 banques et institutions financières du monde entier, estime que la dette globale avait déjà augmenté de 15.000 milliards de dollars fin septembre, à 272.000 milliards, une progression imputable pour près de la moitié aux Etats, principalement développés.

La dette globale des pays développés a ainsi bondi à 432% du produit intérieur brut (PIB) à la fin du troisième trimestre contre environ 380% fin 2019. Pour les pays émergents, ce ratio était proche de 250% fin septembre, et de 335% pour la Chine.

« Il y a d’importantes incertitudes sur la manière dont l’économie mondiale pourra se désendetter à l’avenir sans conséquences négatives importantes pour l’activité économique », estime l’IIF.

 

L’institut pourrait ajouter qu’une grande incertitude va peser sur l’avenir du système bancaire. En effet nombre d’établissements qui ont largement prêté à l’économie mais aussi aux états vont se retrouver face à une montagne d’actifs pourris.

 

Endettement : l’Italie veut effacer la dette Covid !

Endettement : l’Italie veut effacer la dette Covid !

 

L’Italie a trouvé la solution financière pour boucher le trou de l’endettement. Il suffit tout simplement de supprimer la dette  Corona virus. Même la France dans la gestion n’est pas exemplaire n’appuie pas évidemment cette proposition fantaisiste de l’Italie. La dette structurelle était déjà très importante mais avec la crise sanitaire elle va encore gonfler pour atteindre environ 160 % du PIB italien soit 2700 milliards.

 

Il est clair que cette dette ne pourra être apurée en quelques années mais de la à faire défaut il y a un pas pourrait affecter la crédibilité de la monnaie européenne. S’il Italie et d’autres devaient s’engager dans cette voie, il est clair que cela provoquerait une chute conséquente et brutale de la monnaie européenne avec ses conséquences en termes d’inflation et de taux d’intérêt. Bref une position irresponsable qui ne risque pas d’être appuyée par d’autres pays même si effectivement il faudra le moment venu convenir des dispositions pour amortir sur une très longue période les énormes liquidités accordées par la banque centrale ( et les banques bien sûres). Le système financier italien est déjà très fragile et cette position politique pourrait signifier l’écroulement complet du système financier italien

Endettement mondial : presque 300 000 milliards de dollars ! sans risque ?

Endettement mondial : presque 300 000 milliards de dollars ! sans risque ?

 

L’endettement mondial doit être en 2020 de l’ordre de 300 000 milliards si l’on tient compte notamment de l’approximation des chiffres chinois particulièrement touchés par le phénomène. L’Institute of International Finance (IIF) constate un chiffre de 277.000 milliards de dollars (233.400 milliards d’euros) à la fin de l’année en raison des montants colossaux empruntés par les Etats et les entreprises pour faire face à la crise du coronavirus .

 

Selon les pays,  cette dette représente trois à quatre fois la richesse annuelle( le PIB). Certains experts irresponsables considèrent pourtant que l’ampleur de cette dette ne constitue pas un danger puisque l’inflation et le taux d’intérêt sont pratiquement nuls. Dès lors cette  de position constitue un encouragement pour faire gonfler encore la dette. Le problème c’est que parallèlement les Etats comme les entreprises seront privées cette année mais aussi au-delà des recettes susceptibles de contribuer au remboursement des dettes venant à échéance.

Conclusion, on va continuer d’emprunter pour faire face aux emprunts. Vulgairement, tout le monde va profiter de la machine à billets. Dans l’histoire économique, tout cela s’est terminé un jour par une grave crise financière caractérisée par l’éclatement de bulles communicatives, par l’inflation et l’envol des taux d’intérêt.

L’IFF, qui regroupe plus de 400 banques et institutions financières du monde entier, estime que la dette globale avait déjà augmenté de 15.000 milliards de dollars fin septembre, à 272.000 milliards, une progression imputable pour près de la moitié aux Etats, principalement développés.

La dette globale des pays développés a ainsi bondi à 432% du produit intérieur brut (PIB) à la fin du troisième trimestre contre environ 380% fin 2019.

Pour les pays émergents, ce ratio était proche de 250% fin septembre, et de 335% pour la Chine.

“Il y a d’importantes incertitudes sur la manière dont l’économie mondiale pourra se désendetter à l’avenir sans conséquences négatives importantes pour l’activité économique”, estime l’IIF.

Aux Etats-Unis, la dette totale (publique et privée) devrait atteindre 80.000 milliards de dollars en fin d’année, soit quelque 9.000 milliards de plus qu’à fin 2019.

Dans la zone euro, la dette a augmenté de 1.500 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année pour atteindre 53.000 milliards fin septembre.

Les plus fortes augmentations du ratio d’endettement du secteur non-financier ont été enregistrées au Liban, en Chine, en Malaisie et en Turquie, précise l’étude.

D’ici la fin de l’an prochain, ajoute l’IIF, quelque 7.000 milliards de dollars d’obligations et d’emprunts syndiqués de pays émergents arriveront à échéance, dont 15% sont libellés en dollars américains, or la baisse des recettes fiscales de ces pays rend le remboursement de ces dettes “beaucoup plus coûteux” malgré la faiblesse globale des taux d’intérêt.

Note endettement de la France maintenue par S&P

Note endettement de la France maintenue par S&P

 

L’agence de notation a également maintenu la perspective de la France à «stable». S&P estime en effet que «les récentes réformes économiques, budgétaires et structurelles mises en place par le gouvernement ont amélioré la capacité de l’économie à résister aux effets négatifs de la pandémie de covid-19», précise-t-elle dans un communiqué. L’agence de notation Fitch avait, elle, abaissé en mai la perspective de la France, tout en gardant sa note AA.

L’agence S&P rejoint à peu près les prévisions du gouvernement qui prévoit une baisse de croissance de leurs 2 % en 2020 et un redressements autour de 8 % en 2021.

Crise : La bulle de l’ endettement mondial à 240% du PIB va-t-elle éclater ?

Crise : La bulle de l’ endettement mondial à 240% du PIB va-t-elle éclater  ?

 

 

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut si en attendant, l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle.  Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. . Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Or avec le ralentissement de 2020, voire au-delà, les risques d’éclatement de la bulle financière  augmentent.

L’ensemble de la dette mondiale devrait dépasser les 230.000 milliards d’euros cette année. Ce sont les estimations de l’Institute of International Finance (IFF), publiées ce vendredi 15 novembre et reprises par Reuters. Sur les six premiers mois de l’année, la dette mondiale a ainsi augmenté de 6,8 milliards d’euros. Une tendance à la hausse qui n’a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois. Désormais, chacun des 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la planète est endetté à hauteur de 29.400 euros.

 

Cette hausse impressionnante est principalement due aux États-Unis et à la Chine, responsables à eux seuls d’environ 60% de l’augmentation de la dette. Washington devrait ainsi voir sa dette dépasser les 70.000 milliards de dollars (environ 63.000 milliards d’euros) cette année, selon l’IFF. Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, estime de son côté que depuis 2008, et la faillite de Lehman Brothers, l’ensemble des États ont emprunté 27.000 milliards d’euros.

Une situation qui vaut également pour les autres acteurs de l’économie mondiale. Depuis la chute de la banque d’affaires, les entreprises ont ainsi emprunté plus de 22.000 milliards d’euros, les ménages plus de 8 milliards et les banques 1,8 milliard. Des montants records qui représentent un véritable risque pour l’économie. Selon l’IFF, la dette mondiale croît ainsi plus vite que l’économie globale. La Libre.be rappelle également que dans les pays industrialisés ce sont les gouvernements qui sont les principaux responsables de l’augmentation de la dette alors qu’il s’agit plutôt des entreprises dans le tiers-monde.

 

L’étude s’appuie entre autres sur les données de la Banque des règlements internationaux et du Fonds monétaire international (FMI). Elle précise que la dette mondiale, hors secteur financier, à 172.000 milliards d’euros, représente désormais plus de 240% du PIB mondial. Par ailleurs, l’IFF souligne que certains pays sont particulièrement vulnérables face à l’inflation constante de la dette. C’est notamment le cas pour la Turquie, le Mexique ou le Chili, qui ont accumulé beaucoup de dettes en devises.

Endettement mondial : 240% du PIB ! le risque de crise se rapproche

Endettement mondial : 240% du PIB ! le risque de crise se rapproche  

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut, si l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle.  Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. .Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Or avec le ralentissement de 2020, voire au-delà, les risques d’éclatement de la bulle financière  augmentent.

L’ensemble de la dette mondiale devrait dépasser les 230.000 milliards d’euros cette année. Ce sont les estimations de l’Institute of International Finance (IFF), publiées ce vendredi 15 novembre et reprises par Reuters. Sur les six premiers mois de l’année, la dette mondiale a ainsi augmenté de 6,8 milliards d’euros. Une tendance à la hausse qui n’a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois. Désormais, chacun des 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la planète est endetté à hauteur de 29.400 euros.

Cette hausse impressionnante est principalement due aux États-Unis et à la Chine, responsables à eux seuls d’environ 60% de l’augmentation de la dette. Washington devrait ainsi voir sa dette dépasser les 70.000 milliards de dollars (environ 63.000 milliards d’euros) cette année, selon l’IFF. Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, estime de son côté que depuis 2008, et la faillite de Lehman Brothers, l’ensemble des États ont emprunté 27.000 milliards d’euros.

Une situation qui vaut également pour les autres acteurs de l’économie mondiale. Depuis la chute de la banque d’affaires, les entreprises ont ainsi emprunté plus de 22.000 milliards d’euros, les ménages plus de 8 milliards et les banques 1,8 milliard. Des montants records qui représentent un véritable risque pour l’économie. Selon l’IFF, la dette mondiale croît ainsi plus vite que l’économie globale. La Libre.be rappelle également que dans les pays industrialisés ce sont les gouvernements qui sont les principaux responsables de l’augmentation de la dette alors qu’il s’agit plutôt des entreprises dans le tiers-monde.

 

Endettement mondial : 240% du PIB ! risque d’explosion

 

Endettement mondial : 240% du PIB !

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut si l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle.  Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. . Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Or avec le ralentissement de 2020, voire au-delà, les risques d’éclatement de la bulle financière  augmentent.

L’ensemble de la dette mondiale devrait dépasser les 230.000 milliards d’euros cette année. Ce sont les estimations de l’Institute of International Finance (IFF), publiées ce vendredi 15 novembre et reprises par Reuters. Sur les six premiers mois de l’année, la dette mondiale a ainsi augmenté de 6,8 milliards d’euros. Une tendance à la hausse qui n’a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois. Désormais, chacun des 7,7 milliards d’êtres humains vivant sur la planète est endetté à hauteur de 29.400 euros.

Cette hausse impressionnante est principalement due aux États-Unis et à la Chine, responsables à eux seuls d’environ 60% de l’augmentation de la dette. Washington devrait ainsi voir sa dette dépasser les 70.000 milliards de dollars (environ 63.000 milliards d’euros) cette année, selon l’IFF. Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, estime de son côté que depuis 2008, et la faillite de Lehman Brothers, l’ensemble des États ont emprunté 27.000 milliards d’euros.

Une situation qui vaut également pour les autres acteurs de l’économie mondiale. Depuis la chute de la banque d’affaires, les entreprises ont ainsi emprunté plus de 22.000 milliards d’euros, les ménages plus de 8 milliards et les banques 1,8 milliard. Des montants records qui représentent un véritable risque pour l’économie. Selon l’IFF, la dette mondiale croît ainsi plus vite que l’économie globale. La Libre.be rappelle également que dans les pays industrialisés ce sont les gouvernements qui sont les principaux responsables de l’augmentation de la dette alors qu’il s’agit plutôt des entreprises dans le tiers-monde.

L’étude s’appuie entre autres sur les données de la Banque des règlements internationaux et du Fonds monétaire international (FMI). Elle précise que la dette mondiale, hors secteur financier, à 172.000 milliards d’euros, représente désormais plus de 240% du PIB mondial. Par ailleurs, l’IFF souligne que certains pays sont particulièrement vulnérables face à l’inflation constante de la dette. C’est notamment le cas pour la Turquie, le Mexique ou le Chili, qui ont accumulé beaucoup de dettes en devises.

Endettement mondial : 225% du PIB

Endettement mondial : 225% du PIB

 

La question est de savoir si la progression de la dette mondiale comporte ou non des risques d’éclatement. À défaut si l’économie mondiale n’est pas condamnée pour longtemps à la croissance molle. Selon le FMI, l’endettement mondial, public et privé, a dépassé en 2017 les 180.000 milliards de dollars, tiré vers le haut par les pays les plus riches. L’institution s’inquiète de cette «faille» héritée de la crise financière de 2008 et qui accentue la menace d’une nouvelle crise financière. Selon plusieurs experts , la situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt très bas, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été. Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Selon le FMI, l’endettement mondial atteint des niveaux jamais observés depuis les années 1950. Selon l’institution, la dette mondiale, à la fois publique et privée, a atteint en 2017 (dernières données disponibles) le record de 184.000 milliards de dollars, soit 225% du PIB mondial.  Avec la remontée de l’inflation vers 2018, les risques d’éclatement de la bulle de l’endettement se sont accrus.  . Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont très faibles. Le moteur de cette hausse, quasi continue depuis 1950, est le secteur privé dont la dette a triplé depuis cette date. Il représentait en 2017 près des deux tiers de l’endettement mondial, le reste étant de la dette publique. Cette dernière, qui affichait une baisse constante jusqu’au milieu des années 1970, repart de plus belle depuis, tirée vers le haut par les économies avancées et, plus récemment, par les pays émergents et ceux en développement, constate le FMI. «Que la dette privée augmente fortement ne constitue pas un danger en soi car cette dette apporte un soutien à l’économie et elle est adossée à des collatéraux, ce qui la rend gérable ».Tout dépendra cependant du niveau de croissance qui permet de se désendetter ou au contraire d’accroitre l’endettement.    Sur le podium des plus gros emprunteurs mondiaux figurent les États-Unis, avec une dette représentant 256% de leur PIB nominal. La Chine est aussi l’un des plus gros emprunteurs au monde, avec une dette globale de 254% de son PIB, tout comme le Japon qui possède une dette frôlant les 400% de son PIB. L’Europe rassemble aussi des champions de la dette, dont la France (289% de son PIB), le Royaume-Uni (247%) et l’Italie (246%). Le FMI constate que plusieurs gouvernements, au sein des pays les plus riches, ont entamé un processus de réduction de leur dette publique. Dans ces pays, cette dette a connu «une baisse saine» de près de 2,5% du PIB en 2017. «Pour parvenir à une réduction similaire de la dette publique, il faut remonter une décennie en arrière, lorsque la croissance mondiale était de quelques points de pourcentage plus élevée qu’aujourd’hui», remarque l’institution monétaire. Mais pas sûr que cela suffise à inverser durablement la tendance. «Les politiques monétaires accommodantes, qui avaient au départ permis d’éteindre l’incendie de la crise de 2008, ont alimenté des bulles financières sans relancer la machine économique dans la plupart des pays. L’Europe, et en particulier la zone euro, n’a pas réussi à rebondir», constate Marc Touati. Aujourd’hui, la montée du protectionnisme fait peser une menace supplémentaire sur la croissance. «En 2018, on anticipe une dette mondiale à près de 300% du PIB mondial. Certains pays finiront pas faire défaut. C’est inévitable», conclut l’économiste, Marc Touati. .

Risque d’éclatement de la bulle de l’endettement (FMI, BRI)

Risque d’éclatement de la bulle de l’endettement (FMI, BRI)

 

On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour l’année 2018, 2019 et 2020.  le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par compte des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement.

BCE : critique discrète de l’endettement et des déficits

BCE : critique discrète de l’endettement et des déficits

 

  • François Villeroy de Galhau , gouverneur de la Banque de France, déclare que la banque centrale européenne ne se laissera pas influencer par la dérive des politiques budgétaires. En clair, c’est une critique des dérives budgétaires et de l’augmentation des dettes. La banque centrale européenne veut signifier qu’elle n’a pas l’intention de modifier sa politique des taux et le net ralentissement de ses rachats d’actifs. Un message surtout destiné aux acteurs des marchés un peu secoués ces derniers temps non seulement par le tassement de l’activité en Europe mais aussi par l’augmentation des déficits budgétaires de l’Italie bien sûr mais aussi de pays comme la France avec en plus un retour de l’inflation. Bref une évolution  qui ne pourrait pas être très vertueuse et qui contraindrait à augmenter encore les dettes. Le gouverneur de la Banque de France, a notamment déclaré que «  le recours à une hausse de l’endettement public pour doper les économies n’était pas “un remède, mais un mal”. “Il ne saurait y avoir de prédominance budgétaire et d’influence de quelque politique budgétaire nationale sur notre politique monétaire commune”, a dit François Villeroy de Galhau, qui est membre du conseil des gouverneurs de la BCE. “Notre mandat principal, en tant que gouverneur, est la stabilité des prix et la politique monétaire est ciblée sur la stabilité des prix”, a-t-il ajouté. “Les problèmes de stabilité financière doivent être traités d’abord et avant tout par des mesures macro prudentielles”.

Endettement risqué des entreprises: tour de vis

Endettement risqué des entreprises: tour de vis

 

C’est évidemment un tour de vis jugé nécessaire par le HCSF (Le Haut Conseil de stabilité financière) dans la perspective d’uen remontée des taux. Les 6 grandes banques systémiques (celle qui peuvent entrainer uen crise générale) devront limiter leurs prêts aux grandes entreprises endettées à 5% de leurs fonds propres. En cause, le fait que les entreprises françaises déjà endettées ont continué de manière inconsidérée au regard de leurs résultats et de leur capacité à rembourser.   La mesure, qui concerne BNP Paribas, BPCE, Banque postale, Crédit agricole, Crédit mutuel et Société générale, entrera en vigueur le 1er juillet 2018 pour une durée de deux ans et pourra être prolongée d’un an, fait savoir dans un communiqué le HCSF. Elle ne vise que les grandes entreprises résidant en France et ne s’applique qu’aux expositions de plus de 300 millions d’euros. “Le Haut conseil souhaite préserver la résilience des banques face à un risque de défaut des entreprises les plus endettées”, souligne le superviseur du secteur financier français. “Il souhaite renforcer la discipline de marché en sensibilisant à la bonne appréciation des risques découlant d’une dynamique excessive de l’endettement de ces grandes entreprises notamment au regard de la perspective d’une remontée des taux”, poursuit l’instance présidée par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire.

Alerte sur l’endettement des entreprises (Bercy)

Alerte sur l’endettement des entreprises (Bercy)

Environ 1000 milliards d’encours d’endettement des entreprises, c’est beaucoup s’alerte la Banque de France et le rythme de croissance des crédits à l’équipement des entreprises a de nouveau accéléré le mois dernier en France, atteignant son plus haut niveau depuis mars 2009, selon des données publiées mardi par la Banque de France. A fin octobre, leur encours affichait une hausse de 8,3% sur les douze derniers mois, contre 7,7% à fin septembre et 7,4% à fin août. Pour l’ensemble des crédits à l’investissement des entreprises, en incluant les crédits immobiliers, le rythme de croissance des encours a également accéléré en octobre, s’élevant à 6,6%, contre 6,1% fin septembre. La progression de l’encours des crédits de trésorerie a aussi accéléré sur la période, avec une hausse de 5,1%, après +4,4% en septembre). Au total, les encours de crédits aux entreprises affichent une progression de 6,0% sur un an à fin octobre, après + 5,5% un mois plus tôt. Fin octobre, l’encours total des crédits bancaires aux entreprises s’élevait à 954 milliards d’euros – dont 670 milliards pour l’investissement et 226 milliards pour la trésorerie – contre 904 milliards un an plus tôt. Pour Bercy,   « La dynamique d’endettement est préoccupante, mais il n’y a pas de risque de crédit à brève échéance » insiste-ton au ministère. « Il s’agit d’éviter que des banques déjà exposées à des entreprises endettées le soient davantage demain. ».  La dette brute des grandes entreprises françaises a augmenté de 7% par an en moyenne entre 2011 et 2016 contre 1% seulement pour les PME. Dans son communiqué, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) souligne :

« S’agissant des sociétés non financières, leur endettement rapporté au PIB est caractérisé par une hausse presque continue depuis 2005. Cette évolution contraste avec celles des autres grands pays européens. Sur la période la plus récente, la dynamique de l’endettement des sociétés non financières repose aussi bien sur la progression des crédits bancaires que sur celle des titres de dette. »

Il y a deux mois, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau pointait dans une interview au Figaro : « Nous devons nous soucier de la croissance rapide de l’endettement des ménages et surtout des grandes entreprises, à près de 8 % de hausse.» Il prévenait déjà que « Si nécessaire, nous prendrons des mesures macro-prudentielles. Le crédit va bien en France, et c’est une bonne nouvelle, mais il ne doit pas être durablement hors de proportion avec la situation économique. Le redémarrage des investissements est très encourageant. Mais on observe aussi un fort rebond des acquisitions des grandes entreprises, financé par l’endettement : c’est un des points à surveiller. » Dans sa lettre introductive au rapport annuel 2016, publiée en juillet dernier, la Banque de France expliquait ainsi : « Les crédits accordés à l’économie sont abondants. Ce dynamisme est même un sujet de vigilance aujourd’hui : les crédits progressent en France (+ 5,6 % en rythme annuel en avril 2017), plus de deux fois plus vite que la moyenne de la zone euro, beaucoup plus vite que le PIB nominal. La dette privée, des ménages et des entreprises, dépasse désormais en France celle de la zone euro. Nous devons veiller, comme vient de le marquer le Haut Conseil de stabilité financière, à ce que n’apparaissent pas de nouvelles bulles, sur l’immobilier ou sur les acquisitions d’entreprise. »

 

Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence

  • Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.

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Altice: victime de mauvais résultats commerciaux ….et de son endettement ?

Altice victime de mauvais résultats commerciaux ….et de son endettement ?

 

La chute boursière d’Altice serait d’abord liée à des résultats commerciaux décevants tant en France qu’aux États-Unis. Mais il se pourrait que les investisseurs soient inquiets par l’ampleur de la dette du groupe. Principale filiale du groupe Altice, SFR voit ses ventes reculer de 1,3%, à 2,76 milliards d’euros et souffre d’une baisse de son nombre d’abonnés au fixe, en perdant 75.000 clients, qui vient s’ajouter à une baisse de son revenu par abonné (ARPU) qu’Altice explique par l’intégration de ses offres de contenus. Le directeur financier d’Altice-SFR, Dennis Okhuijsen, avait récemment tenté de minimiser l’ampleur de cette de l’ordre de 50 milliards. «  Certes, 50 milliards est un chiffre important, en valeur absolue, mais nous avons des actifs très solides, et nous pouvons donc largement supporter ce niveau de dette.  En Europe, on a un endettement d’un peu plus de cinq fois l’Ebitda, mais on est très confortable avec ça.  Nous dégageons des cash flow massifs, faisons de très belles marges d’Ebitda, mieux que Free ou Bouygues Telecom en France. Si nous voulions avoir une dette de deux fois notre Ebitda, cela serait facile et atteignable en quelques années. Mais nous préférons aujourd’hui réinjecter notre cash dans nos activités, notre croissance et nos investissements. ». Reste que le câblo-opérateur a vu son chiffre d’affaires de nouveau baisser sur (-1,8% à 5,75 milliards d’euros) pénalisé par ses deux principaux marchés: la France et les États-Unis. Le groupe s’est également montré prudent sur ses objectifs 2017, avec une croissance de l’Ebitda ajusté attendue désormais dans le bas de la fourchette comprise entre 5 et 10%.

Endettement mondial: risque d’éclatement ?

  • Endettement mondial: risque d’éclatement ?
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.

Endettement mondial: risque d’éclatement ?

  • Risque d’éclatement et ou croissance molle pour longtemps. Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux de 25 points…en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.
  • (Avec agences)

Edf : malade de l’endettement

Edf :  malade de l’endettement

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EDF est malade de l’endettement, une maladie qui pourrait encore s’aggraver avec la décision de l’État d’imposer en quelque sorte  le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point, investissement de 18 milliards de livres (23 milliards d’euros) partagé à deux tiers/un tiers entre EDF et le chinois CGN, déjà alliés pour la construction de deux réacteurs en Chine. Une  réunion sur le plan de financement d’EDF, sera vendredi à l’ordre du jour d’une réunion de son conseil d’administration. L’Etat a déjà fait savoir qu’il participerait à une augmentation de capital si cela se révélait nécessaire, notamment pour financer le projet Hinkley Point. Mais une augmentation de capital qui sera bien insuffisant pour régler les problèmes de l’entreprise. Une entreprise bien incapable de faire face à la fois à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles.   Du côté d’EDF, on  s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.   L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

 

La bulle de l’endettement chinois va –t-elle éclater ?

La bulle de l’endettement chinois va –t-elle éclater ?

 

En Chine les bulles succèdent aux bulles ;  après la bulle immobilière, c’est la bulle de l’endettement des entreprises qui menacent L’endettement des entreprises chinoises augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars.  , Moody’s et Fitch s’inquiètent de la dette galopante, publique et privée, et pointent une « hausse prévisible des créances douteuses ». Pour empêcher l’éclatement de cette bulle la banque centrale ne cesse d’injecter de nouvelles liquidités.  L’économie chinoise, d’une certaine manière, ne cesse d’accumuler les bulles. Elle a d’abord généré une bulle de crédit absolument immense, inédite dans l’histoire économique, y compris aux Etats-Unis avant les subprimes », soulignait  Pierre Sabatier, PDG de PrimeView, sur BFM Business mercredi. Au départ, les fonds de ces crédits « ont servi à investir, non pas dans les actions, mais dans tout le reste. Par exemple dans le résidentiel », continue Pierre Sabatier. « Il y a aussi eu une bulle globale entraînée par les surcapacités de production. On a construit des aéroports, des voies ferrées, des outils de production en capacité surnuméraire par rapport à ce que peut digérer le marché intérieur », poursuit le spécialiste. C’est selon lui « une bulle au sens propre du terme, puisque ces nouvelles infrastructures ont créé une inadéquation entre capacité d’offre et demande pas suffisamment solvable pour l’acheter ». Aujourd’hui, alors que « la bulle immobilière s’est dégonflée depuis quelques mois, une autre a pris le relais. L’une se substitue à l’autre », conclue-t-il. « L’économie réelle chinoise est en ralentissement depuis un moment, bien avant qu’il y ait eu cette bulle sur les actions A (les plus grandes valeurs chinoises, ndlr) », relève de son côté Didier Saint-Georges, de Carmignac Gestion. « Il y a un ralentissement que tout le monde connaît, on sait qu’il y a une transition absolument majeure, que Xi Jinping, le dirigeant chinois, organise. L’une des conséquences a été d’injecter beaucoup de liquidités dans l’économie, qui elle-même, a eu tendance à créer des bulles boursières». Il faudrait donc des reformes structurelles pour réguler les surcapacités production sinon « La croissance du PIB de la Chine ralentirait de manière plus marquée, une dette lourde entravant l’investissement des entreprises et l’évolution de la démographie se révélant de plus en plus défavorable. La dette publique augmenterait de manière bien plus nette que nous ne le pensons actuellement », écrit Moody’s mercredi. Moody’s évalue la dette publique chinoise à 40,6% du PIB fin 2015. Mais Standard & Poor’s estimait en juillet que la dette des entreprises représentait déjà 160% du PIB en 2014, deux fois le niveau de celle des Etats-Unis, contre 120% en 2013. Pis: cet endettement augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars. L’éclatement de la bulle chinoise ne serait pas sans conséquences pour l’économie mondiale et notamment pour de nombreuses banques occidentales dont certaines créances deviendraient plus que douteuses.

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