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La future ENA : le doctorat

La future ENA : le doctorat

 

Yann-Maël Larher,  docteur en droit social, expert Institut Sapiens)  dans une tribune aux Echos explique que le successeur de l’école des hauts fonctionnaires existe déjà. Il s’agit du doctorat

« La recherche, c’est le futur de la France, mais c’est paradoxalement une thématique absente des débats actuels qui visent à le construire. Pourquoi 30 % de nos chercheurs sont amenés à partir à l’étranger ? Serge Haroche, prix Nobel de physique 2012, déplorait lors du « Grand débat des idées », en mars, « le décrochage inquiétant de la France dans la compétition internationale » en matière de recherche, et « le manque d’attractivité des carrières scientifiques ».

Les titulaires du doctorat ont pourtant un rôle essentiel à jouer dans la transformation de la société et la compréhension des mutations. Des sciences physiques aux sciences humaines et sociales, il s’agit de s’assurer que la valorisation des chercheurs dans la recherche privée mais aussi publique soit à la mesure des enjeux climatiques, sociaux, économiques, géopolitiques… auxquels nous faisons face.

Pour conserver notre place dans la compétition économique mondiale, il devient donc urgent de valoriser la recherche française et de créer des conditions « d’épanouissement » pour les jeunes docteurs avec des débouchés sérieux. Le profil des docteurs n’a en effet rien à envier aux ingénieurs et autres diplômés de grandes écoles.

 

Annoncée en septembre 2018, l’ouverture de l’Ecole nationale d’administration (ENA) aux docteurs des universités n’était que de la poudre aux yeux. En effet, comment parler d’ouverture alors qu’en 2019, la prestigieuse école n’a ouvert que trois places sur 173 ? Et encore tous les domaines ne sont pas concernés. Il faut d’abord rentrer dans le moule. Ces derniers sont « tournants », selon une formule dont seule l’administration française a le secret, entre trois domaines de spécialité.

Cette année, l’ouverture concernera les docteurs dans la spécialité « sciences de la matière et de l’ingénieur » avant de s’ouvrir en 2020 dans la spécialité des « sciences humaines et sociales ». Tout un programme, il ne manque que le formulaire Cerfa (mais là aussi l’administration a pensé à tout) !

Le doctorat, nouvelle ENA

Il se dit que l’ENA, dont Emmanuel Macron pourrait annoncer la suppression lors de sa conférence de presse du 25 avril, serait remplacée par une nouvelle grande école des services publics très ouverte. Celle-ci existe déjà. Il s’agit du diplôme le plus haut qu’elle délivre, il s’appelle un doctorat ! A l’instar des grands pays développés, le doctorat doit trouver sa place en France que ce soit dans la formation de la haute fonction publique, comme des dirigeants de grandes entreprises. C’est la seule façon de redonner ses lettres de noblesse à l’université française qui donne plus de place à l’égalité des chances et à la diffusion des savoirs.

 

Un doctorat en art pourrait ainsi être une porte d’entrée vers le ministère de la Culture et un doctorat en économie vers Bercy… En France, les énarques aiment souvent prendre l’Allemagne pour modèle, mais chez nos voisins justement, il n’y a aucune grande école centralisée dans la formation des futurs hauts fonctionnaires, il faut avant tout avoir un diplôme dans le supérieur (de préférence un doctorat). De la même façon, dans les entreprises allemandes, c’est le doctorat qui est privilégié pour accéder aux grandes fonctions des entreprises, là où seules les grandes écoles règnent en France.

Un diplôme très formateur

On l’oublie souvent en France, non seulement le doctorat valorise des compétences scientifiques spécifiques à un domaine de recherche, mais il récompense aussi des compétences en communication, des compétences relationnelles, des compétences de management, de direction d’équipe, de gestion de projet, d’adaptation et d’innovation.

 

 

En composant avec des contraintes budgétaires auxquelles la recherche académique française n’a malheureusement pas échappé, en échangeant quotidiennement à la fois avec des professionnels et des chercheurs bien établis, en assumant seul la responsabilité de leur thèse dont ils doivent constamment maîtriser chaque aspect, les doctorants appelés à devenir docteurs s’approprient très tôt les ressorts essentiels d’un environnement contraint bien loin du confort routinier.

Les docteurs sont de fait formés pour s’attaquer à des problèmes dont nul ne connaît la solution. Leur appréhension originale des difficultés et leur capacité à trouver des solutions permettant d’aller au-delà du statu quo, représenteraient une plus-value certaine pour la France. »

Yann-Maël Larher, docteur en droit social et expert Institut Sapiens. Il est le cofondateur d’Okay Doc.

ENA : un simple changement sémantique !

 ENA : un simple changement  sémantique !

L’Ecole nationale d’administration (ENA) changerait de nom et s’intitulerait l’Institut supérieur des fonctionnaires (ISF) ! En fait une petite manipulation sémantique qui ne changera pas grand-chose quant à la nature et au rôle de cette fabrique d’oligarques. La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème de son nom, des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

ENA : « Non, les élèves ne sont pas coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

ENA : « Non, les élèves ne sont pas  coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

 

Une défense assez corpo du directeur de l’ENA qui protège son établissement en affirmant notamment que les élèves ne sont pas coupés des réalités, ni cooptés. Ce qui formellement est vrai sur ce dernier point.  En effet, les élèves sont recrutés par voie de concours mais le problème c’est que seulement moins de 20 % viennent de milieux modestes et 10 % de milieux très modestes. Quant à dire que les élèves de l’ENA ne sont pas coupés des réalités, c’est évidemment une information un peu gratuite quand on connaît d’une part le  programme d’enseignement, d’autre part la réalité des stages sur le terrain (le plus souvent dans les bureaux d’une préfecture ou d’une ambassade). Cette défense de l’institution tente évidemment de répondre par avance aux menaces de suppression que pourrait annoncer le président de la république. Une suppression d’ailleurs virtuelle puisqu’elle serait remplacée par un institut supérieur de formation des fonctionnaires. Le directeur reconnaît fois que près de la moitié des ambassadeurs préfets ou recteur sont d’anciens élèves. S’il ne veut pas  « participer au débat actuel sur l’avenir de l’ENA, qui sera tranché par le président de la République », il estime tout de même de son « devoir de rétablir quelques vérités » face aux critiques visant l’établissement qui « choquent voire blessent profondément ses élèves et ses personnels ».

Le  patron de l’ENA dit refuser d’entendre que les étudiants y entrent  »par favoritisme » puisqu’ils passent « un concours exigeant ». Avant d’ajouter que  »non, les élèves de l’ENA ne sont pas tous des jeunes de 25 ans » mais qu’ils ont un « âge moyen de 31 ans et demi » à la sortie de l’école. Et qu’ils y entrent après « plusieurs années d’expérience professionnelle » ou « après des études supérieures plus longues qu’autrefois ».

Il rappelle aussi que la création de l’école en 1945 visait précisément à mettre fin à « un système de cooptation » des hauts fonctionnaires. D’ailleurs, « l’actuelle promotion Molière ne compte aucun enfant d’énarque, de ministre ou de parlementaire ». Pour autant, concède Patrick Gérard, « il faut encore mieux faire ». Car « on peut regretter que seuls 19% des élèves actuels aient un parent ouvrier, commerçant, employé, agriculteur, artisan ou chômeur. »

 

ENA : un simple changement de nom !

ENA : un simple changement de nom !

L’Ecole nationale d’administration (ENA) changerait de nom et s’intitulerait l’Institut supérieur des fonctionnaires (ISF) ! En fait une petite manipulation sémantique qui ne changera pas grand-chose quant à la nature et au rôle de cette fabrique d’oligarques. La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème de son nom, des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

Fiscalité, retraites, ISF, ENA, micro RIC… : la confirmation du discours de Macron

Fiscalité, retraites, ISF, ENA, micro RIC… : la confirmation du discours de Macron

 

Depuis lundi des médias sont en possession du discours que devait prononcer Macron  s’il n’y avait pas eu la catastrophe de Notre-Dame de Paris. De nombreux éléments du contenu circulent depuis lundi, ils confirment  ce qui a déjà été écrit ici ou là. Pour l’ISF,  Macron maintient sa position, il ne sera pas rétabli avant une réévaluation. Il y aura une plus grande progressivité profitant notamment aux couches moyennes. Pour les retraités, la réindexation sera réalisée pour les retraites de moins de 2000 €. La prime dite gilet jaune défiscalisée sera reconduite pour les salariés chaque année. Il n’ira pas véritablement de RIC à caractère national mais des petits RIC sur des questions locales. Sur les services publics,  pas d’annonce d’ampleur simplement la promesse de maintenir les hôpitaux et écoles actuels. Concernant la vie démocratique juste un peu de proportionnelle aux législatives. La mesure surprise concerne l’éventuel remise en cause de l’ENA, promesse déjà devenue déjà tenue par d’autres et qui demandera des années. Les principales mesures

Les impôts

Dans son discours qui devait être diffusé lundi soir, Emmanuel Macron indiquait vouloir «baisser les impôts des classes moyennes». Il souhaite financer cette mesure en supprimant «certaines niches fiscales».

Alors que le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est une des principales revendications des «gilets jaunes», le chef de l’État demande une «évaluation objective» dès le début de l’année 2020 pour savoir si les contribuables qui en ont été exonérés ont bien respecté la philosophie de la réforme et réinvesti leur capital dans l’économie française. Si ce n’est pas le cas, il s’engage «à apporter toutes les modifications et corrections nécessaires».

La prime “gilets jaunes” chaque année

Dans son allocution, Emmanuel Macron dit vouloir «pérenniser» la prime exceptionnelle de 1000 euros défiscalisée et désocialisée décidée fin 2018 pour répondre à la colère des «gilets jaunes». Il souhaite ainsi qu’elle soit ouverte aux employeurs «chaque année».

Petites retraites

Dans son discours de lundi soir, Emmanuel Macron affirme qu’il souhaite la réindexation des retraites de moins de 2000 euros sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020. La mesure était attendue, tant la grogne est vive au sein de cette catégorie de la population. Le 10 décembre dernier, le président de la République avait d’ailleurs déjà annoncé qu’il allait annuler la hausse de la CSG pour les retraités percevant une pension inférieure à 2000 euros par mois.

 

 

Référendums «locaux» d’initiative citoyenne

Dans la version de son allocution enregistrée lundi, Emmanuel Macron se dit «favorable» à ce que des référendums d’initiative citoyenne (RIC) – mesurent phare réclamée par les «gilets jaunes» – «puissent être organisés sur certains sujets d’intérêts locaux». Le chef de l’État y assure qu’il est également «favorable à ce qu’on puisse rendre plus accessible, en en simplifiant les règles» le référendum d’initiative partagée (RIP). Aujourd’hui, un dixième du corps électoral (soit 4,5 millions de citoyens) et un cinquième des membres du Parlement sont nécessaires pour convoquer un référendum sur une proposition de loi.

Dose de proportionnelle aux législatives

Selon Le MondeEmmanuel Macron devait aussi s’engager lundi soir à introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives et à réduire le nombre de parlementaires. Deux mesures qui doivent entrer dans le cadre de la réforme constitutionnelle, dont le chantier a été lancé l’été dernier.

 

● Supprimer l’ENA

«  Nous changerons la formation, la sélection, les carrières en supprimant l’ENA et plusieurs autres structures pour en rebâtir l’organisation profonde», détaillait-il.

● «Aucune fermeture d’école et d’hôpital jusqu’à la fin du quinquennat»

Lundi, dans son discours enregistré face caméra, le chef de l’État indique qu’il ne souhaite plus «aucune fermeture d’école et d’hôpital jusqu’à la fin du quinquennat», «sauf demande des maires». Bien conscient que «beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur territoire est abandonné», Emmanuel Macron dit vouloir «assurer la présence des services publics» et «ouvrir un nouvel acte de notre décentralisation». Il souhaite notamment «plus de fonctionnaires sur le terrain, avec davantage de responsabilités», «et moins de fonctionnaires à Paris pour écrire des normes ou créer des règles».

● Plafonner les classes à 24 élèves

 

Le président envisagerait, dès la prochaine rentrée, de plafonner à 24 l’effectif d’élèves dans les classes de la maternelle au CE1, et ce dans toutes les zones.

L’ENA en déficit !

L’ENA en déficit !

 

Il y a évidemment de quoi s’étonner quand on apprend que l’ENA, l’école des managers de la France est en déficit de près de 3 millions. En vérité, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise dans la mesure où la formation des énarques est surtout  centrée sur la problématique administrative et non sur les questions managériales. Pour preuve dans nombre d’institutions de l’État, la gestion est souvent catastrophique. Curieux que cette école dont la vocation est de former les futurs dirigeants de la France ne soit pas capable de gérer son budget. On objectera que certains des énarques également à la tête de grandes entreprises privées réussissent dans leur gestion. Cela ne saurait cependant masquer l’échec de la masse des autres présents partout dans l’administration bien sur mais aussi dans les partis politiques et dans les entreprises. Dès lors,  il ne faut guère s’étonner par exemple que le poids de la fiscalité ait dépassé les 1000 milliards par an,  soit près de la moitié de la richesse nationale. Or la plupart des grands postes de l’État sont occupés par l’ENA.

L’école de l’ENA en déficit : un curieux exemple de bonne gestion !

L’école de l’ENA en déficit : un curieux exemple de bonne gestion !
. On peut s’étonner que l’école de l’élite française se retrouve dans une situation financière particulièrement délicate avec une aggravation de son déficit ; certes une situation due à une réduction de la part de financement consacré par l’État mais sans doute aussi à un coût de fonctionnement difficile à comprendre. Finalement la formation de chaque élève coûte la modique somme de 167 000 €. On compte par ailleurs 135 fonctionnaires pour assurer le fonctionnement d’une école qui comprend 90 élèves (dont la scolarité est de deux ans) sans parler évidemment des nombreux intervenants extérieurs. La moindre des choses c’est qu’on aurait pu espérer qu’on anticipe la dérive financière et qu’on propose des mesures de rigueur, celles précisément que souhaitent ensuite les énarques pour l’ensemble de la population lorsqu’ils sont en poste. Une note en tout cas salée pour ceux qui en définitive n’apprennent pas grand-chose hormis essentiellement t le droit administratif (et la langue de bois) qui permet de multiplier lois, décrets, circulaires, arrêtés et qui fait de la France l’un des pays les plus bureaucratiques au monde (11 000 lois, plus de 100 000 décrets sans parler de la pluie de circulaire et autres décisions administratives). Une note confidentielle de la direction de l’école nationale d’administration, révélée par le site acteurspublics.fr, état d’un “déficit chronique” et d’une “forte tension sur la trésorerie” dans les prochains mois. Dans ce document d’une vingtaine de pages, rédigé à la demande des administrateurs de l’école et qui leur a été communiqué en février 2016, la direction de l’ENA s’inquiétait des déficits chroniques, depuis quatre ans, de la plus prestigieuses des grandes écoles françaises. En 2014, selon son rapport annuel disponible, son déficit était de 472.000 euros. En 2015, selon cette note, il se serait nettement aggravé atteignant 1,83 million d’euros. L’accumulation de ces déficits a sérieusement rogné les marges de manœuvre de l’école qui, si rien n’est fait, ferait « naître une forte tension sur la trésorerie dès 2018 et sans doute dès mars 2017, si l’État traîne les pieds pour verser sa subvention », selon le site spécialisé. La cause principale de ce trou budgétaire tiendrait précisément à la réduction de la part de la subvention étatique dans le budget de l’ENA et dont dépend la bonne tenue de ses finances. En 2014, celle-ci s’est élevée à 32 millions d’euros. Elle n’a représenté que 77% des recettes totales de l’école, contre 83% en 2006. Les ressources propres de l’ENA se sont donc élevées la même année à 23%. L’école tente notamment de développer son activité internationale (formation et missions à l’étranger…) mais le procédé a ses limites. Mais le plus inquiétant pour les finances de l’ENA provient du fait que la subvention étatique ne couvrirait plus totalement les salaires, ceux des fonctionnaires de l’école et ceux des élèves. Or, ces rémunérations augmentent mécaniquement du fait des mesures d’avancement et d’ancienneté bénéficiant aux fonctionnaires employés par l’école : ils étaient 135 fin 2014 pour 46 contractuels. La note met aussi en avant le coût de la double localisation de l’école à Paris et à Strasbourg. Considéré comme la « principale charge de fonctionnement », ce double site a un coût annuel de 1,17 millions d’euros pour l’école. Les pistes d’économies suggérées dans le document, au cas où cette situation de déficit perdurerait, vont de la réduction du nombre d’élèves (90 aujourd’hui) ou à une scolarité réduite de six mois. Cette scolarité a un coût : pour les élèves passant deux années à l’ENA, la durée totale de formation d’un futur haut fonctionnaire revient à plus de 167.000 euros. Mais, les énarques ont-ils encore suffisamment la cote dans l’opinion publique pour l’État leur accorde une rallonge budgétaire ?

Une vraie réforme de l’ENA : sa fermeture (Bertrand Venard)

Une vraie réforme de l’ENA : sa fermeture (Bertrand Venard)

Bertrand Venard, professeur de management,  a raison, la seule réforme pertinente pour l’ENA, c’est sa fermeture. Pourquoi ? Parce que l’ENA est un outil de reproduction de l’élite en place qui noyaute l’administration, l’économie, les partis politiques mais surtout parce que l’ENA ne forme en réalité qu’à la maîtrise d’une dialectique bureaucratique pseudo scientifique, bref à la langue de bois politico- administrative qui tue la pensée comme l’action. Or  le pays  a besoin de  rebelles  et de créatifs, de courageux qui ne peuvent être formés par une institution comme l’ENA qui ne produit que des élites  dociles et stéréotypés.  Interview de Bertrand Venard dans la Tribune :

 

« Quelles sont les compétences et les qualités des candidats que l’on veut recruter à l’ENA? Cette question est fondamentale quand il s’agit de recruter des futurs fonctionnaires qui ont vocation à rester dans la fonction publique pendant 30 ou 40 ans. Il vaut mieux ne pas se tromper. Or, j’ai été surprise de ne pas trouver de réponse à cette question dans les documents dont dispose le jury, ni dans ceux remis aux candidats ». Cet extrait du rapport de l’ENA fut écrit en 2010 par la Présidente du jury du concours et suffit à montrer les lacunes importantes dans le fonctionnement de l’ENA. Pendant longtemps, l’école a considéré que le jury était souverain dans ses critères de décision. Sans consigne, sans grille d’évaluation, l’objectif était pour certains uniquement de sélectionner sans se soucier du savoir prodigué. En effet, une des attaques les plus acerbes a été portée par des énarques eux-mêmes comme Adeline Baldacchino, soulignant que « l’ENA exclut complètement le volet théorique et universitaire, elle se conçoit comme une école dépendante de la fonction publique, complètement coupée du monde universitaire et intellectuel au sens large ». Cette situation de désert intellectuel à l’ENA avait poussé les étudiants désespérés de la promotion 2001 à signer une pétition en dénonçant une scolarité aussi « médiocre que conformiste ». Ce désert provient peut-être de l’absence de corps professoral permanent à l’ENA, mise à part les deux enseignants esseulés de français et de sport. Mettre en avant ses 1000 vacataires comme le fait l’ENA dans sa communication, c’est totalement méconnaître ce qui fait l’enseignement supérieur : une masse critique d’enseignants-chercheurs, de doctorants et d’étudiants dont l’aboutissement est une combinaison de création de connaissance, de débats scientifiques, d’innovation pédagogique et d’initiatives intellectuelles. A l’inverse, la Kennedy School of Government, créée aux Etats-Unis seulement 5 ans avant l’ENA, affiche 275 professeurs, qui se confondent avec leurs 2400 enseignants chercheurs de Harvard. Cette faiblesse de la faculté ne peut pas être le fruit d’un manque de moyens. Joyau de la République, l’ENA bénéficie d’un budget de 42 millions d’euros en 2014, en très grande partie financé par l’État. Comme la vocation essentielle de l’ENA est de former des hauts fonctionnaires pour l’État français, on peut considérer que l’ENA coûte 262.500 euros par an par étudiant permanent français. Habilement, l’école a multiplié les formations continues courtes, les cycles de spécialisation, les préparations aux concours, faisant grimper le nombre d’étudiants de passage, certains pour une semaine. Le coût réel de la scolarité d’un énarque est donc au minimum de 100 000 euros et certainement plus proche des 160 000 euros. Dans une période économique difficile, cette dépense peut apparaître superflue d’autant qu’un autre dénigrement porte sur l’échec patent de démocratisation du recrutement. En 1979, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron avaient dénoncé la mainmise des héritiers, bénéficiant d’un instrument idéal de reproduction de l’élite avec l’ENA. Plus récemment, en septembre 2015, Luc Rouban a publié une étude sur le devenir des énarques de différentes promotions qui montre que les enfants d’énarques avaient 8 fois plus de chance que les autres de sortir dans les meilleurs, de monopoliser les grands corps de l’Etat et donc les meilleures carrières. Par ailleurs, les étudiants ayant un père exerçant une profession supérieure représentent 70%, des promotions de l’ENA, un pourcentage 5 fois supérieur à celui de la population active. La forte concentration des enfants de l’élite dans les « meilleurs » établissements est une constante. Il est illusoire d’accuser ici l’ENA car le système de reproduction élitiste ne trouve pas sa source dans l’enseignement supérieur mais bien en amont dès le primaire et le secondaire. De plus, on ne pourra jamais empêcher les parents des classes supérieures de contribuer plus fortement par leurs capacités cognitives, des incitations intellectuelles répétées et leurs réseaux sociaux à la réussite de leur progéniture. Cependant, cette faiblesse démocratique de l’ENA pose la question plus fondamentale d’une hypothèse qui constitue la raison d’être de cette école : est-il nécessaire de repérer vers 25 ans moins d’une vingtaine de personnes dans une génération qui, rentrant dans cet établissement, vont accéder aux grands corps de l’Etat et régner sur la fonction publique? La réponse est négative. D’une part car les effectifs de l’enseignement supérieur sont passés de 97 000 en 1945 (année de création de l’ENA) à 2 430 000 en 2015, soit 25 fois plus. L’État peut largement puiser dans ce vivier de jeunes en mal d’emplois. D’autre part, les hauts fonctionnaires devraient être uniquement recrutés sur la base des résultats obtenus durant leurs carrières et non à cause d’un passe-droit (un concours) leur accordant un statut quasi aristocratique. Enfin, si le bénéfice de l’accélération de carrière est patent pour attirer certains talents avides et ambitieux vers l’Etat, on ne considère jamais l’effet de cet élitisme sur les millions de fonctionnaires démotivés qui savent par principe que le sommet de leur hiérarchie n’est pas pour eux. En soufflant ses 70 bougies, les supporteurs de l’ENA ont l’âme chagrinée par ses critiques récurrentes à l’encontre de leur établissement. Les réponses aux légions de réquisitoires féroces sont depuis des années des colmatages précaires comme la refonte du recrutement et de la scolarité. La seule réforme nécessaire ne devrait-elle pas être sa fermeture ?

Nouvelle réformette de l’ENA

Nouvelle réformette de l’ENA

La réforme de l’ENA encore sur le tapis pas sûr cependant que cela puisse apaiser les critiques de ceux qui voient l’Ecole comme déconnectée de la société et du monde ? « Je n’en suis pas sûre du tout, admet sa directrice, Nathalie Loiseau, car ceux qui portent ces critiques parlent d’autant plus qu’ils n’y connaissent rien. Ils ont trouvé une manière commode de critiquer les hauts fonctionnaires, qui ne peuvent pas répondre. » . Un argumentaire de la directrice qui caractérise bien l’attitude des énarques et le sentiment de supériorité de cette caste qui mobilise  les responsabilités, dans la fonction publique bien sûr, dans l’économie mais aussi dans la politique.  Sous couvert d’anonymat, certains de ces hauts fonctionnaires parlent, pourtant. Et ils voient dans la réforme annoncée un simple « replâtrage », loin du contenu des enseignements dispensés à Harvard ou à Cambridge. « L’ENA est une école d’application, où l’on apprend son métier sur le terrain, rétorque Nathalie Loiseau. Ceux qui y cherchent une poursuite infinie de leurs années d’université ne trouveront pas ça. » C’est sur ce point que porte la critique d’Adeline Baldacchino, énarque et auteure d’un livre aux allures de réquisitoire (1). « L’ENA exclut complètement le volet théorique et universitaire, elle se ­conçoit comme une école dépendante de la fonction publique, complètement coupée du monde universitaire et intellectuel au sens large », assène-t-elle, résumant la réforme à « un affichage et [à] des ajustements cosmétiques ».  Dans cette scolarité rénovée, le management public est, pour sa directrice, le nouveau « fil rouge ». Selon un document interne que « Les Echos » se sont procuré, le nombre d’heures consacrées au management devrait passer de 140 à 200 heures pendant les vingt-quatre mois de scolarité. Les élèves apprendront à « conduire une équipe, conduire un projet, conduire le changement », répète Nathalie Loiseau. « On nous annonce de l’interdisciplinarité, des approches issues d’expériences de terrain et des introductions à l’innovation publique et, en faisant cela, on nous donne les mêmes mots-clefs habituels. Mais où est le vrai contenu ? », interroge Adeline Baldacchino. « Ce qu’on apprend le mieux à l’ENA, poursuit-elle, c’est à ressortir les bons mots clefs, mais le réel, derrière, est souvent vide. » L’enseignement de déontologie passe de 8 à 20 heures avec des ­conférences et des partages d’expériences venant des corps d’inspection et de contrôle. Autre nouveauté : les élèves sont invités à faire leur stage d’entreprise dans des PME et des entreprises de taille intermédiaire « performantes » plutôt que dans les grands groupes. « L’objectif n’est pas forcément d’apprendre le management en entreprise, c’est de comprendre l’impact de l’action publique sur le tissu des entreprises », indiquait Nathalie Loiseau en juin, devant son conseil d’administration. A l’ENA, on juge « l’intention » des PME et des ETI intéressante, mais « les employeurs pas toujours en situation d’accueillir des stagiaires et de leur donner les missions souhaitées ». L’anglais devient une épreuve obligatoire au concours d’entrée (en 2018) et une « épreuve collective d’interaction » voit le jour.

Hollande : moi, président je nomme mes copains de l’ENA

Hollande : moi, président je nomme mes copains de l’ENA

 

Les militants socialistes  sont choqués, ils ne devraient pas il y a longtemps que les énarques ont noyauté les partis surtout  le PS. Et Hollande, président exemplaire nomme ses copains de l’ENA, Sapin bien sûr mais auusi Jouyet, Lemas  de la même promotion que  Hollande ( au fait ils sont socialistes ? oui ? non ? bof !). Nommé en juillet 2012, Jean-Pierre Jouyet, ami intime de François Hollande, va le rejoindre à l’Élysée, dont il sera le secrétaire général. Il remplace Pierre-René Lemas, que François Hollande va proposer… pour la direction générale de la Caisse des dépôts! Étonnant chassé-croisé. La Caisse des dépôts devra faire bon accueil à ce préfet, quand la tradition l’a habituée à être pilotée par des financiers, souvent des anciens du Trésor, et même des anciens directeurs du Trésor. «On sait maintenant que les inspecteurs des finances peuvent prétendre à la Préfecture de police», ironise un haut responsable. «C’est une décision de monarque. On est très loin de l’anaphore du candidat Hollande» Mais c’est surtout la méthode qui est en cause. Ils sont nombreux, de droite comme de gauche, à le dire: «Qu’aurait-on entendu si Nicolas Sarkozy avait agi de la sorte!» La décision de François Hollande d’intervertir les deux hommes, tous deux ses condisciples de la promotion Voltaire à l’ENA il y a plus de trente ans, ressemble au fait du prince. «C’est une décision de monarque. On est très loin de l’anaphore du candidat Hollande», commente un bon connaisseur. L’affaire est d’autant plus marquante que la Caisse des dépôts occupe une place à part dans le paysage des institutions publiques. Ce bras armé financier de l’État, bicentenaire, est placé sous la protection du Parlement. Il ne s’agit évidemment pas d’être naïf: de tout temps, le président de la République a eu la décision d’en nommer le directeur général. Mais de là à le «remanier» comme un ministre, il y a un pas dont la CFDT dénonçait mercredi la «désinvolture». La CGT, quant à elle, y voit «un dangereux précédent» qui «fait peu de cas du respect du principe d’autonomie de la Caisse des dépôts vis-à-vis de l’exécutif».

 

Conférence Hollande : le grand bla-bla, style grand oral de l’ENA

Conférence Hollande : le grand bla-bla, style grand oral de l’ENA

 

Il aime ça les conférences de presse Hollande ; c’est du même tonneau que la grand oral de l’ENA, du bal-bla. Style sous-préfet de la Creuse qui s’adresse en termes alambiqués aux paysans  du coin pour leur faire oublier la question posée. L’ENA ne forme à rien c’est bien connu, il suffit d’y entrer (après si possible  apprentissage à Sciences-po, autre école de l’approximation). Si la politique était une science, ça se saurait, une science molle en tout cas comme les montres de Dali. La recette de la dialectique énarchique : complexifier la problématique en termes administratifs incompressibles, contourner les vraies questions, endormir, surtout ne rien décider de clair. En fait donner un complexe d’infériorité à l’interlocuteur qui, désorienté, finit par lassitude par oublier son questionnement. La crise en France ? La faute au contexte international, bien sûr ;  d’ailleurs on a réussi à convaincre 43% des français à force de matraquage repris docilement par la presse qui se contente de diffuser  les communiqués officiels. Pas question évidemment de traiter de la bureaucratie, du taux record de prélèvement obligatoires, de l’absence de vison prospective ou de stratégie  C’est le domaine des économistes et de l’économie réelle. On parle d’un monde virtuel pour des observateurs eux-mêmes acteurs de cette réalité virtuelle. Pour l’emploi ? La question est réglée : emplois d’avenir (qui ne marchent pas), effectifs en plus à Pôle emploi (qui ne sert à rien) ou pacte de croissance européen (lui aussi virtuel). De toute manière,  on va inverser la courbe ; comment ? On ne sait pas ;  Si c’est pas en 2013 ce sera en 2014 ou à la St Glin-glin, le pire est derrière nous ! Bref, des formules creuses mais sémantiquement bien décorées comme un sapin de Noël. On ne change pas de cap, c’est le cap qui change comme la Girouette d’Edgard Faure «  elle ne tourne pas, c’est le vent qui change ». Le degré zéro de la politique hors du monde réel, incompétent et mensonger qui tente pathétiquement de combler son vide absolu par une dialectique que seul les clercs  du système oligarchique politique peuvent comprendre. Normal, il faut se démarquer du langage des entreprises, des épiciers et autres boutiquiers du réel. Ce langage de l’ENA est maintenant approprié par toute la classe politique même ceux qui n’ont pas fait l’ENA (et qui le regrettent), une spécificité bien française qui permet d’entrer en politique à une vingtaine d’années et d’y rester jusqu’à 70 ans (à moins de faire un petit pantouflage dans une grande banque  à 4 ou 5 millions d’euros par an). Les autres, les acteurs de la vie réelle ? Ecartés, ils ne parlent pas la langue, un handicap linguistique mortel.




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