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L’âge de la retraite en Europe

L’âge de la retraite en Europe

La récente polémique sur la modification de l’âge de la retraite en France donne l’occasion de faire des comparaisons avec d’autres pays. En France l’âge de légal à la retraite est pour l’instant fixé à 62 ans mais dans les faits le départ se situe  vers 63 ans. D’une façon générale en Europe dans la plupart des pays l’âge de la retraite est fixé à 65 ans. (Notons que c’était la en France avant que Mitterrand ne décide de revenir de 65 à 60 ans). D’une façon générale dans la plupart des pays les salariés sont incités à partir tard qu’à la date légale. Deux raisons à cela l’évolution démographique caractérisée par un vieillissement moyen de la population aussi l’allongement de la durée de vie qui fragilise les systèmes de retraite. A l’échelle mondiale, l’Europe est loin d’être le continent où l’ont part le plus tard en retraite.les pays où les hommes travaillent le plus longtemps dans le monde:

  1. Corée du Sud: 72,9 ans
  2. Colombie: 72,5 ans
  3. Mexique: 71,8 ans
  4. Japon: 70,6 ans
  5. Chili: 70,4 ans

Bien que minoritaires dans la population actives, les femmes coréennes travaillent encore plus que les hommes: elles prennent en moyenne leur retraite à 73,1 ans, bien plus tard que les Japonaises (69,3 ans) et les Roumaines (67,4 ans).

La popularité de Macron : en baisse ?

La popularité de Macron : en baisse ?

À la baisse comme à la hausse, il faut prendre les sondages avec des pincettes en raison d’une part d’une période électorale où il ne faut pas exclure certaines manipulations, d’autre part parce que les évolutions s’effectuent souvent dans les marges d’erreur. D’après le dernier sondage la popularité de macro s’effriterait encore. En effet selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, RTL et Orange, la proportion de Français ayant une opinion favorable d’Emmanuel Macron se situe à 29% contre 30% en février et 31% en janvier. À l’inverse, la part des répondants ayant un jugement défavorable s’élève  à 70% contre 69% en février et en janvier. Après avoir connu une érosion pendant six mois entre juin et décembre 2018, la popularité du chef de l’État se dégrade à nouveau après s’être stabilisée en début d’année.

La popularité d’Emmanuel Macron souffre particulièrement chez les populations de retraités et les cadres. Dans ces deux catégories, la cote de confiance diminue respectivement de deux points (35% d’opinions favorables) et quatre points (46%) en un mois. Les récents débats sur la réforme de l’assurance-chômage, qui concerne en bonne partie les conditions d’indemnisation des cadres lors des périodes de chômage, ont pu contribuer à alimenter un sentiment de mécontentement chez le personnel encadrant. Ce qui pourrait expliquer cette baisse notable en peu de temps. Pour le chef du gouvernement, la situation se stabilise. Edouard Philippe recueille 36% d’opinions favorables ce mois-ci, des résultats semblables à ceux de janvier et février.  Christopher Castaner voit sa cote de popularité baisser de trois points pour s’établir à 15% seulement, soit son plus bas niveau depuis septembre 2017. Au niveau des partis politiques, Europe-Ecologie-les-Verts tire son épingle du jeu avec 50% (5 points) de bonnes opinions contre 33% pour le MoDem et 32% pour la République en marche (32%). Le Rassemblement national (RN) tourne autour de 27% d’opinions favorables. Outre l’écart avec les autres organisations politiques, le parti des Verts a réalisé un bond spectaculaire au fil des enquêtes passant de 32% de bons résultats en décembre contre 46% en janvier et

(*) Méthode : Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 mars 2019. Échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. ‘La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Italie : tête de pont de la Chine en Europe ?

Italie : tête de pont de la Chine en Europe ?

L’Italie en difficulté économique semble se laisser séduire, comme d’autres y compris en France, par la venue de capitaux chinois qui s’investissent dans le transport. Ainsi la Chine pourrait participer au redressement de la compagnie aérienne Alitalia en difficulté depuis de très nombreuses années après avoir apporté une contribution majeure aux travaux du port de gênes La Chine pourrait jouer un rôle dans le sauvetage de la compagnie aérienne en difficulté Alitalia, a déclaré jeudi Michele Geraci, secrétaire d’Etat italien à l’Industrie.“Je n’exclus pas que la Chine puisse être impliquée”, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Sky Italia, qui l’interrogeait sur un possible soutien chinois à moins de deux semaines de la date butoir pour la recapitalisation d’Alitalia. Ses propos coïncident avec l’arrivée à Rome du président chinois Xi Jinping pour une visite de trois jours au cours de laquelle il doit signer un accord qui fera de l’Italie un partenaire de son projet de “nouvelles routes de la soie”.L’autre projet de la Chine c’est de s’installer progressivement dans le port de gênes et de participer à la modernisation des infrastructures. Allonger les digues et construire d’ici la fin de l’année un nouveau terminal pour les cargos. C’est l’un des projets pour le port de Gênes (Italie), en pleine reconstruction. Il sera financé par la Chine à 49%. « Ce sera le premier terminal pour cargos entièrement automatisé au nord de la Méditerranée. Et ça va donner aux Chinois une porte d’accès centrale à l’Europe », se félicite Gian Enzo Ducci, président des agents maritimes de Gênes. L’Italie, cheval de Troie de la Chine ? L’Italie deviendrait le pays d’arrivée du projet terrestre et maritime de la Chine dit « Nouvelle route de la soie ». Avec deux portes : Gênes à l’ouest, bien reliée à la France et à l’Espagne, et Trieste de l’autre côté, en communication avec l’Europe centrale. Deux ports italiens, qui ont besoin de modernisation urgente. L’Italie, cheval de Troie de la Chine en Europe, beaucoup s’en inquiètent, mais Luigi Di Maio réfute l’argument. Pour lui, l’Italie veut surtout rééquilibrer une balance commerciale très déficitaire : 50 milliards d’importations l’an dernier contre seulement 13 milliards d’exportations.

 

 

Taxe Gafa pour 26 entreprises en France

Taxe Gafa pour  26 entreprises en France

26 entreprises devront cette année reverser 3% du chiffre d’affaires réalisé en France au fisc, dans le cadre de la taxe Gafa qui doit être appliquée de façon rétrospective au 1er janvier 2019. (Selon une étude du cabinet juridique et fiscal Taj)

La taxe, annoncée en décembre en réponse notamment au mouvement des «gilets jaunes», doit concerner les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros dans le monde et de plus de 25 millions d’euros en France. L’étude Taj a mis en évidence les sociétés qui remplissent ces critères.

• Vente de biens: Alibaba, Amazon, Apple, Ebay, Google, Groupon, Rakuten, Schibsted, Wish, Zalando.

• Intermédiaire de services: Amadeus, Axel Springer, Booking, Expedia, Match.com, Randstad, Recruit, Sabre, Travelport Worldwide, Tripadvisor, Uber.

• Publicité en ligne: Amazon, Criteo, Ebay, Facebook, Google, Microsoft, Twitter, Verizon.

Parmi tous ces futurs payeurs, les entreprises françaises sont bien présentes. Criteo est une pépite de la «French Tech»: fondée en 2005 par trois Français, elle est cotée au Nasdaq et emploie 2700 personnes dans le monde pour un chiffre d’affaires de 966 millions de dollars (hors reversements). L’entreprise est spécialisée dans le marketing personnalisé à partir des données des internautes, notamment leur historique de navigation. Un secteur d’activité visé expressément par Bruno Le Maire, qui évoque le ciblage publicitaire et «la revente de données personnelles à des fins publicitaires». «Nous visons en premier lieu les plateformes qui touchent une commission pour mettre en relation des clients et des entreprises», ajoutait le ministre au début du mois.

 

L’arrêt des soins pour les plus de 85 ans ? En Belgique !

L’arrêt des soins pour les plus de 85 ans ? En Belgique !

C’est la dernière mauvaise blague belge. Il serait environ 40 % à souhaiter qu’on arrête les soins trop onéreux pour les plus de 85 ans. Cela en raison des difficultés pour équilibrer les comptes de l’assurance-maladie. Finalement peut-être les Belges ont-ils trouvé la martingale : si effectivement on arrêtait les soins des malades et pas seulement des vieux, on parviendrait effectivement à largement équilibrer dépenses et recettes de maladies et même à faire du profit, sorte de dividende qui pourrait même être redistribué aux biens portants !   Selon plusieurs études, menées au Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), à la Fondation Roi Baudouin et au cœur de l’Inami (dans un rapport secret), 40% des Belges songent donc  sérieusement à conserver l’équilibre de la Sécu «en n’administrant plus de traitements coûteux qui prolongent la vie des plus de 85 ans». On devine la suite: on aurait rapidement une médecine à deux vitesses, entre les patients qui doivent se contenter de la Sécu et ceux qui ont les moyens de se payer les médicaments non remboursés ou les opérations auxquelles ils n’auraient plus accès. Aux Pays-Bas, on ne place déjà plus de stimulateur cardiaque aux plus de 75 ans, l’appareil dépassant de loin le patient en espérance de fonctionnement. Par comparaison, seuls 17% se prononcent pour ne plus rembourser les frais de maladie ou d’accident qui sont …

 

 

3641 SDF à Paris ; 566 morts en un an en France

3641 SDF à Paris ; 566 morts en un an en France

 

3 641 SDF à Paris. Un chiffre en hausse , l’an dernier lors de la première édition, 3 035 personnes avaient été recensées et  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511

Parmi les 3 641 sans-abri recensés, quatre sur dix ont entre 40 et 54 ans et trois sur dix entre 25 et 29 ans. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes. Ce décompte a été effectué par des bénévoles : 1 700 Parisiens et 400 travailleurs sociaux volontaires.  Dans le détail, 2 246 personnes sans-abri ont été décomptées dans les rues, 639 dans le bois de Vincennes (12e), le Bois de Boulogne (16e) et la Colline (18e), les parcs et jardins et les talus du périphérique, 298 dans les gares, 291 dans les stations de métro, 99 à l’AP-HP, 38 dans les parkings, et 24 personnes ont été recensées par des bénévoles de Paris Habitat. « Aller dans des zones plus cachées a montré plus de 600 personnes », explique l’adjointe à la mairie de Paris.  Selon Dominique Versini, la population des gens qui dorment à la rue a changé ces dernières années. « Aujourd’hui on a des populations plus jeunes. On ne gère pas de la même façon des personnes plus jeunes, des femmes, des familles avec des enfants. Il faut s’adapter à l’ensemble des dispositifs et ne pas oublier les clochards très désociabilisés qui ne demandent rien et n’appellent jamais le 115″, explique-t-elle.  Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires. On a aussi compté  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Un chiffre sous estimé d’près  l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm) qui considère qu’ils sont 6 fois plus nombreux. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).

D’après  ce collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue.

Gestion des Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Gestion des Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Il y a quelque chose de surréaliste avec cette déclaration de Macron qui promet des décisions fortes après les violences qui ont eu lieu lors de l’acte 18 des gilets jaunes à Paris. Cette  déclaration a en effet été faite alors que Macron avait pris plusieurs jours de vacances pour faire du ski. (Son ministre de l’intérieur étant vu, lui, dans une boite de nuit !).  Or dans le même temps la France a connu ces jours derniers jours d’immenses  manifestations qui témoignent de l’État délétère du pays. Il y a eu la manifestation particulièrement suivie des jeunes vendredi ; et dimanche une autre manifestation, elle aussi très massive pour protester contre les dérèglements climatiques ; enfin le même jour la manifestation des gilets jaunes dont tout le monde savait qu’elle se conclurait par des violences. Et pendant ce temps-là Macron fait du ski.  Une activité qui n’est pas accessible à la plupart des gilets jaunes ! On objectera que le président a bien le droit de se reposer. Peut-être que ce président serait moins fatigué s’il ne se livrait pas à un véritable activisme électoral toute les semaines ; Du pays Revenu prématurément d’un séjour au ski dans les Pyrénées, Emmanuel Macron a affirmé samedi soir vouloir prendre rapidement « des décisions fortes, complémentaires » pour que les violences qui ont émaillé l’acte 18 des Gilets jaunes à Paris  »n’adviennent plus », lors d’un point de situation à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur.  »Beaucoup de s’il ne se livrait pas à son activisme électoral avec sa campagne permanente. Il serait sans doute par ailleurs un peu plus lucide et plus pertinent pour les orientations qu’il a à prendre. En outre Macon participe à l’opération d’hystérisation qui discrédite aussi bien certain gilets jaunes que le gouvernement avec des propos décalés.  « Nous avons aujourd’hui des gens qui essayent par tous les moyens (…) d’abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer. On l’a encore vu avec l’incendie qui s’est produit ce matin », a souligné Emmanuel Macron, entouré du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et de Nicole Belloubet, ministre de la Justice. Cette  outrance ne caractérise pas caractérise pas un grand sens des responsabilités et de la mesure. En outre on s’étonne que Macron soit surpris par des violences qui se sont répétées depuis 18 semaines. Bref il serait temps qu’il prenne la mesure de l’enjeu du mécontentement en y répondant et qu’il se mette parallèlement en capacité d’assurer réellement le maintien de l’ordre au lieu d’instrumentaliser le mouvement des gilets jaunes pour mieux le discréditer. Enfin l’amalgame auquel il procède est à la fois inadmissible et grossier Le président de la République à Beauvau a en effet déclaré :
« Ce qui s’est passé sur les Champs n’était pas une manifestation. Tous ceux qui étaient présents en sont complices. » »Je veux qu’on prenne dans les meilleurs délais des décisions fortes pour que cela n’advienne plus. »

 

 

Ventes de champagne : en baisse

Ventes de champagne : en baisse

 

 

Plusieurs facteurs explicatifs peuvent permettre de comprendre la baisse des ventes de champagne en volume. Une partie des explications se trouve dans le fait que si le nombre de bouteilles vendues a diminué, (de l’ordre de 2 %, 300 millions de bouteilles vendues en 2018), le chiffre d’affaires lui n’a pas trop souffert, il a même augmenté de 0,3 %. Pour parler clair, le prix a compensé les volumes. Justement un élément qui permet de comprendre le déclin, à savoir : le prix. Un prix excessif et supérieur de deux à trois fois au moins le prix d’autres appellations utilisant la méthode champenoise et dont  la qualité n’est pas inférieur au champagne. Désormais presque toutes les appellations françaises produisent aussi du vin champagnisé sans parler des autres nombreuses concurrencent en provenance de l’étranger. Il est évident que le prix du champagne est excessif et qu’une partie correspond à une consommation de prestige. Or on assiste aussi un phénomène de déconsommation un peu partout dans les pays développés. Une déconsommation qui remet en cause ou en tout cas interroge sur le bien-fondé de produits jugés inutiles ou dont  le prix est excessif. Il faut aussi observer que certains champagnes sont vraiment de médiocres qualités et ne valent pas les vins champagnisés d’autres appellations. Pour terminer il faut aussi prendre en compte une conjoncture internationale moins favorable en 2018 qu’en 2017. “La baisse en volume devient un peu inquiétante, le recul en France et au Royaume-Uni n’étant pas compensé par la hausse du grand export (hors Union européenne-NDLR)”, a déclaré à Reuters Jean-Marie Barillère, coprésident du CIVC. Pour la première fois depuis cent ans, les volumes vendus en France ont été inférieurs à ceux commercialisés à l’exportation.

Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Violences : Macron promet « des décisions fortes »…. en faisant du ski

Il y a quelque chose de surréaliste avec cette déclaration de Macron qui promet des décisions fortes après les violences qui ont eu lieu lors de l’acte 18 des gilets jaunes à Paris. Cette  déclaration a en effet été faite alors que Macon avait pris plusieurs jours de vacances pour faire du ski. Or dans le même temps la France a connu ces jours derniers jours d’immenses  manifestations qui témoignent de l’État délétère du pays. Il y a eu la manifestation particulièrement suivie des jeunes vendredi ; et dimanche une autre manifestation, elle aussi massive pour protester contre les dérèglements climatiques ; enfin le même jour la manifestation des gilets jaunes dont tout le monde savait qu’elle se conclurait par des violences. Et pendant ce temps-là Macon fait du ski ! Une activité qui n’est pas accessible à la plupart des gilets jaunes. On objectera que le président a bien le droit de se reposer. Peut-être que ce président serait moins fatigué s’il ne se livrait pas à un véritable activisme électoral toute les semaines ; Du pays Revenu prématurément d’un séjour au ski dans les Pyrénées, Emmanuel Macron a affirmé samedi soir vouloir prendre rapidement « des décisions fortes, complémentaires » pour que les violences qui ont émaillé l’acte 18 des Gilets jaunes à Paris  »n’adviennent plus », lors d’un point de situation à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur.  »Beaucoup de s’il ne se livrait pas à son activisme électoral avec sa campagne permanente. Il serait sans doute par ailleurs un peu plus lucide et plus pertinent pour les orientations qu’il a à prendre. En outre Macon participe à l’opération d’hystérisation qui discrédite aussi bien certain gilets jaunes que le gouvernement avec des propos décalés.  « Nous avons aujourd’hui des gens qui essayent par tous les moyens (…) d’abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer. On l’a encore vu avec l’incendie qui s’est produit ce matin », a souligné Emmanuel Macron, entouré du Premier ministre Edouard Philippe, du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et de Nicole Belloubet, ministre de la Justice. Cette  outrance ne caractérise pas caractérise pas un grand sens des responsabilités et de la mesure. En outre on s’étonne que Macron soit surpris par des violences qui se sont répétées depuis 18 semaines. Bref il serait temps qu’ils prennent la mesure de l’enjeu du mécontentement en y répondant et qu’il se mette parallèlement en capacité d’assurer réellement le maintien de l’ordre au lieu d’instrumentaliser le mouvement des gilets jaunes pour mieux le discréditer. Enfin l’amalgame auquel il procède est à la fois inadmissible et grossier Le président de la République à Beauvau a en effet déclaré :
« Ce qui s’est passé sur les Champs n’était pas une manifestation. Tous ceux qui étaient présents en sont complices. »"Je veux qu’on prenne dans les meilleurs délais des décisions fortes pour que cela n’advienne plus. »

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

 

Grosses manifestations partout dans le monde pour  inciter les dirigeants à lutter contre le dérèglement climatique. En France à Paris et dans de nombreuses villes de province, la participation a également été très important : autour de 150 000 participants. À Nantes, quelque 10.500 jeunes, selon la police, sont descendus dans la rue. . À Lille, ils étaient 6.200 selon la préfecture du Nord, à partir de la Grand-Place, pour défiler dans le centre-ville pendant près de deux heures. À Montpellier, environ 5.500 jeunes ont défilé, alors qu’ils étaient un millier à Rouen et Saint-Étienne, 1.800 à Saint-Brieuc, plus de 2.000 à Clermont-Ferrand, 2.800 à Tours. Plus de 3.000 jeunes ont défilé à Bordeaux, tandis qu’ils étaient 5.000 à Strasbourg. À Marseille, la police a compté 1.300 manifestants, les organisateurs 5.000.  Les organisateurs font état de 168.000 manifestants dans toute la France, dont 50.000 à Paris. Ces mobilisations interviennent à la veille d’une “marche du siècle” pour le climat et contre les injustices, à Paris et d’autres villes françaises, à laquelle appellent de nombreuses organisations non gouvernementales. Le site collectif ilestencoretemps.fr annonçait 226 grèves pour ce vendredi et 209 événements prévus samedi. “Nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières”, écrivent ces ONG dans un appel unitaire. “Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie (…). Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale”, ajoutent-elles. Malgré son titre de “champion de la Terre” reçu à l’Onu en septembre et son slogan “Make our planet great again”, le président français affiche un bilan mitigé en matière de lutte contre le changement climatique. Objet de vives critiques des ONG et épinglé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le projet de loi relatif à l’énergie et au climat, qui devait être présenté lundi, a été “renforcé” pour lever “toute ambiguïté sur l’ambition de la France”, selon l’Elysée.

 

Croissance France : en baisse (Banque de France)

Croissance France : en baisse (Banque de France)

 

Toujours en retard sur les autres instituts, la Banque de France révise à son tour mais très modérément les perspectives de croissance pour 2019. En fait, les instituts internationaux ne croient plus un objectif de croissance de 1,5 % définis par le gouvernement et qui par parenthèse repose la question de la sincérité du budget dont comme d’habitude on a surestimé les recettes en sous-estimant les dépenses. C’est un peu contraint que La Banque de France a abaissé légèrement sa prévision de croissance de la France pour cette année, estimant que les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat fin 2018 et sa dépendance moindre à l’environnement international lui épargnent les révisions plus drastiques qui touchent ses grands partenaires de la zone euro. L’institution n’attend ainsi plus que 1,4% de croissance en 2019, soit 0,1 point de moins que dans ses précédentes prévisions trimestrielles, qui remontent à la mi-décembre, puis 1,5% en 2020.L’économie française évoluerait cette année ainsi au-dessus de la moyenne de la zone euro, pour laquelle les anticipations de croissance 2019 viennent d’être coup sur coup révisées en forte baisse par l’OCDE (à 1,0% contre 1,8% précédemment) comme par la Banque centrale européenne (à 1,1% contre 1,7%.  Le plus curieux c’est que la Banque de France argumente sur la baisse des prix du pétrole observé fin  2018. Une constatation qui n’a pas été faite par les automobilistes qui ont fait le plein ces jours derniers.  Dans le même temps, elle voit l’inflation en norme IPCH ralentir à 1,3% cette année, soit 0,3 point de moins que dans ses précédentes estimations, contre 2,1% en 2018. Sur le marché du travail, la Banque anticipe une poursuite de la hausse de l’emploi total, quoique qu’à un rythme nettement inférieur à 2017 et 2018. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail reviendrait à 8,7% cette année, puis 8,3% en 2020 dans la France entière, soit 0,2 point de moins dans les deux cas par rapport aux précédentes estimations.

Sondage zones rurales : le désert aussi en matière de mobilité

Sondage zones rurales : le désert aussi en matière de mobilité

Près de 85% des habitants de zones rurales se disent mécontents de leurs conditions de mobilité selon une étude menée par l’institut Opinionway pour Trainline (application spécialisée dans les voyages en train et bus) et diffusée dans la Tribune. ,55% des Français se disent satisfaits par l’offre locale de transports pour ses trajets quotidiens. Cette majorité est plutôt étroite si l’on regarde le nombre d’insatisfaits: 43%. Mais cette proportion atteint des sommets quand on regarde les habitants en zone rurale (villes de moins de 2.000 habitants) où les mécontents culminent à 63%. Quant aux villes de moins de 20.000 habitants, cette part descend à 55% d’insatisfaits, un niveau somme toute très élevé. A l’inverse, la région Ile-de-France compte 64% d’habitants satisfaits.

On retrouve cette même fracture dans les chiffres des propriétaires de voitures individuelles que cette même étude a également relevés. Ainsi, « l’usage prioritaire de la voiture «s’élève entre 74% et 84% chez les habitants de communes de moins de 20.000 habitants, et 2.000 habitants, alors que cette proportion chute à 30% en Ile-de-France.

La dépendance à la voiture est un problème national puisque 73% des Français prétendent que la voiture est le seul moyen de déplacement auquel ils ont accès facilement. Même en Ile-de-France, qui se dit pourtant très majoritairement satisfaite de l’offre de transports, près de la moitié de ses habitants déclare avoir la voiture comme seul moyen de déplacement.

Pour Daniel Beutler, président de Trainline, « le report modal vers une mobilité plus durable comme le train ou le bus » doit passer par « plus de choix et un accès facilité à l’ensemble des offres ».

Au-delà de l’accès aux mobilités, l’étude pointe la problématique de la praticité, qui justifie encore en grande majorité l’usage de la voiture. Environ 45% d’entre eux jugent que toute offre hors voiture augmenterait le temps de trajet et que ce serait « trop compliqué ». Chez Trainline, Daniel Beutler estime que l’ouverture des données est une partie de la réponse. Celle-ci peut permettre à des solutions locales et innovantes d’émerger afin de répondre aux besoins de chacun. « La question des données de mobilité est clé. Nous sommes convaincus que la LOM en garantira une ouverture ambitieuse de façon à libérer l’innovation des acteurs numériques », relève Daniel Beutler. « Un accès amélioré et une réutilisation facilitée des données de mobilités mais aussi la mise en place d’un écosystème favorable et juste permettront aux différents distributeurs numériques de proposer au voyageur de l’information supplémentaire et des solutions plus attractives de déplacement, notamment en renforçant l’attractivité du mode ferroviaire », ajoute-il. La question de l’ouverture des données est un vrai sujet que la loi d’orientation des mobilités doit aborder – y compris par la contrainte contre des acteurs qui préféreraient garder jalousement leurs données clients.

566 morts dans la rue en France en 2018

 566 morts dans la rue en France en 2018

Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires.  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Un chiffre sous estimé d’près  l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm) qui considère qu’ils sont 6 fois plus nombreux. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).

D’aprés  e collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue.

Chaque année, le collectif rappelle que plus d’une personne décède chaque jour des conséquences de la vie à la rue. Aucun nouveau recensement national n’a été fait depuis cette date. Selon l’étude 2008-2010 de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm), qui croise les données du collectif et celles de la base nationale des causes médicales de décès, le nombre réel de décès de personnes sans domicile entre 2012 et 2016 serait de plus de 13.000 morts.

 

Santé – zone tendue : stage obligatoire pour les étudiants en médecine

Santé – zone tendue : stage obligatoire  pour les étudiants en médecine

On se souvient que le Premier ministre s’était opposé à ce que les jeunes messins s’installent pendant quelques années de façon contrainte dans les zones sous-tendues. Du coup sans doute pour compenser ce refus, le gouvernement prévoit dans son projet loi santé d’imposer un stage aux étudiants en médecine avant l’internat. Une mesure intermédiaire qui ne sera pas très efficiente pour répondre à la question centrale des déserts médicaux des zones rurales ou du péri urbain. Le problème est pourtant de plus en plus grave car non seulement les médecins délaissent les zones rurales et périphériques mais aussi les petites villes voire les villes moyennes pour privilégier la médecine de spécialités dans les grandes métropoles. La seule et unique solution vers laquelle on s’oriente donc est le recrutement de médecins étrangers auxquels il conviendra d’accorder des conditions matérielles favorables pour les attirer et les maintenir. L’affaiblissement économique n’est pas seulement en cause, il s’agit aussi d’un problème culturel. Les jeunes médecins refusent les conditions de travail qui étaient celles des vieux généralistes qui n’hésitaient pas à travailler 12 heures par jour et certains disponibles 24 heures sur 24. Désormais nombre de médecins préfèrent  les spécialités ou encore être salariés. Bref la même problématique de rapport que l’ensemble de la population française qui en moyenne adhère à une dévalorisation de la valeur travail. S’ajoute à tout cela la folle tendance à la mettre polarisation de toutes les activités économiques et humaines qui vont bientôt concentrer 90 % de la population française dans seulement 10 à 12 grandes agglomérations. L’amendement proposé au projet de loi santé serait justifié par le fait que les stages sont actuellement « très largement concentrés dans les milieux urbains », or « c’est la réalisation de ces stages dans d’autres milieux, et en particulier dans les territoires ruraux ou périurbain » qui « permettrait aux étudiants de découvrir une autre pratique de la médecine et ainsi les former et les inciter à la pratique dans ces zones », a justifié l’auteure de l’amendement dans son exposé des motifs.

 

Free en justice, à cause des petites lignes du contrat (Que Choisir)

Free en justice, à cause des petites lignes du contrat (Que Choisir)

 

En raison des petites lignes du contrat, l’abonné se voit contraint de payer des sommes indues de location de Smartphones d’après l’association de consommateurs que choisir qui a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. D’une façon générale, ce sont ces petites lignes qui permettent aux opérateurs de facturer des prestations qui ne sont pas clairement annoncées dans l’argumentaire commercial. C’est vrai pour les Smartphones, les portables en général mais aussi pour les connexions Internet. On pourrait d’ailleurs étendre la critique à d’autres champs d’activité comme les banques par exemple ou encore les assurances. Il est clair que la plupart des consommateurs signent  sans les avoir lu les indéchiffrables conditions générales de vente. Pour les Smartphones,  . L’UFC reproche à Free d’utiliser des «conditions générales imprécises» et notamment de ne pas avoir mis en place de «grille de vétusté». En effet, dans la plupart des contrats de location portant sur des biens meubles, des pénalités sont prévues en cas de dégradation. Sur son site l’opérateur précise simplement que le locataire s’engage à «prendre soin» de son mobile, qui reste la propriété de Free. «Si vous ne respectez pas ces engagements, des pénalités pourront s’appliquer». Le montant des pénalités n’est pas précisé. «Free Mobile n’ayant opéré que des modifications marginales de son contrat et ayant entendu restreindre le bénéfice de l’indemnisation aux seuls dossiers déjà en possession de l’association, l’UFC-Que Choisir décide donc de lancer une action de groupe afin de permettre l’indemnisation effective de tous les consommateurs victimes de cette pratique», ajoute l’association.

 

Le 737 MAX interdit en Europe : un sale coup pour Boeing

Le 737 MAX interdit en Europe : un sale coup pour Boeing

 

L’affaire des 737 est évidemment d’abord un drame après les deux catastrophes successives. C’est aussi un sale coup commercial pour l’avionneur américain. Il y a les effefts  immédiats ; à savoir ; la perte boursière de l’ordre  de 12 % soit autour de 25 milliards d’euros. Il y a plus grave à savoir le doute  s’installer dans certaines compagnies quant à la fiabilité de l’appareil. Or le 737 Max est l’avion le plus vendu au monde.(autour de 5000 commandes).  Un avion très récent qui par ailleurs fait l’objet de très nombreuses commandes dont certaines seront nécessairement reportées tant que des clarifications n’auront pas été apportées sur les origines des accidents. Certaines commandes seront décaléeés, , dautres vont se reporter sur Airbus notamment. La décision de l’Europe de suspendre l’exploitation des 737 Max ajouter à celle de l’Inde porte un sérieux coup à l’image de marque de Boeing. La décision des régulateurs européens constitue le revers le plus sérieux pour Boeing après le crash de dimanche et met la pression sur les régulateurs américains, très discrets, cinq mois après la chute d’un autre 737 MAX 8 ayant tué 189 personnes en Indonésie, ne sont pas encore connues.L’enquête sur l’accident du Boeing de Lion Air en octobre dernier n’a pas encore livré ses conclusions mais l’attention s’est portée sur le rôle des systèmes informatiques à bord ainsi que sur la formation des pilotes et la maintenance.Boeing a annoncé son intention d’actualiser ses logiciels dans les prochaines semaines.Rien ne permet à ce stade d’établir un lien entre les deux accidents, même si l’un et l’autre se sont produits peu après le décollage.

Sans faire explicitement référence aux événements, Donald Trump s’est lamenté mardi de la complexité du pilotage des avions modernes. “Je ne sais comment c’est pour vous, mais je ne veux pas d’Albert Einstein comme pilote. Je veux des grands professionnels de l’aviation qui soient capables de prendre facilement et rapidement le contrôle d’un avion !”, a tweeté le président américain de façon peut-être un peu naïve mais avec une certaine pertinence quant à la critique de la complexité des systèmes automatisés de conduite.

Gilets jaunes : on ne forme pas un militant en quelques semaines

Gilets jaunes : on ne forme pas un militant en quelques semaines

 

Les gilets jaunes ont eu le mérite de faire émerger la colère contre l’injustice fiscale et sociale. Mais  les inconséquences des leaders autoproclamés vont tuer le mouvement. Faute de structuration, ces leaders autoproclamés n’existent que grâce à la bienveillance des médias. Le problème c’est que ces responsables n’ont aucune légitimité démocratique et surtout aucune expérience sociale et militante. Les partis politiques comme les syndicats ne sont pas sans défauts mais ils savent que pour former un militant il faut un minimum de 5à 10 ans d’abord pour se rôder au rite démocratique d’une organisation de masse, d’autre part pour se former et s’approprier la problématique socio- économique. Or la plupart des leaders des gilets jaunes n’ont pour idéologie qu’un ego surdimensionné qui brasse des concepts idéologiques souvent sulfureux. Ils n’ont aucune expérience de la conduite d’un mouvement de masse et ne cesse d’accumuler les erreurs qui conduiront à l’extinction totale du mouvement. Les gilets jaunes sont engagés dans une spirale infernale bien connue dans les mouvements sociaux à savoir que plus la participation diminue et plus les radicaux durcisse le mouvement écartant encore un peu plus la participation des plus modérés. Il y a deux manières de tuer un mouvement, soit de l’arrêter brutalement sans obtenir la moindre satisfaction ce qui provoque évidemment déception et rancœur. Une autre consiste à utiliser l’épuisement des troupes. Ce que pratiquent régulièrement les gauchistes dans les mouvements sociaux d’entreprise. De toute manière pour eux ce ne sont pas les résultats qui comptent mais le nombre de nouveaux pseudos révolutionnaires qui viennent renforcer leurs micros organisations. On objectera que les pouvoirs publics portent aussi une grave responsabilité car il y a longtemps que le gouvernement aurait dû solliciter les corps intermédiaires organiser une vraie négociation débouchant sur des perspectives concrètes. Au lieu de cela, on a choisi le dialogue direct avec l’opinion en organisant un grand débat, certes pas tout à fait inutile, mais dont le débouché ne pourra conduire qu’à une immense déception compte tenu de l’écart immense entre les espérances et les marges de manœuvre du gouvernement. D’une certaine manière la gestion de ce mouvement social aura  été calamiteuse tant de la part des leaders autoproclamés des gilets jaunes que de la part du gouvernement.

Grand débat: retour au social pour la république en marche

Grand débat: retour au social pour la république en marche

 

De toute évidence, la république en marche tente un virage à gauche et de rééquilibrage  aussi du pouvoir solitaire de macron. La première surprise consiste à proposer la vraie indexation des petites retraites sur l’inflation. En clair certaines pensions en seront donc exclues. Pas question toutefois de revenir sur la suppression de l’impôt sur la fortune sorte de tabou qui honore la promesse de macron vis-à-vis des plus aisés qui l’ont surtout soutenu. Par contre on envisage de renforcer l’impôt sur la fortune immobilière. L’autre événement à retenir est l’orientation concernant le financement des EHPAD qui pourrait être pris en charge à hauteur de 25 % par l’État grâce à une nouvelle » journée des vieux ». Pour le reste, on notera d’intention car le mouvement en marche est un peu pris au piège du débat national qui doit nécessairement déboucher sur des mesures.  «De ces millions de conversations, nous avons entendu que les Français ont le sentiment de ne plus maîtriser leur destin, d’avoir perdu la main», a relevé le patron des Marcheurs, désireux de «lutter contre le sentiment d’injustice». «Le déclassement de certains territoires, la crise écologique, des décennies de chômage de masse, la dépendance… tout cela obscurcit notre avenir», a-t-il déploré. Cependant les orientations ne sont pas à la hauteur de l’analyse et des enjeux. Pour preuve cette de curieuse propositions pour que les collectivités puissent louer des véhicules plus écolos à bas prix Le numéro un de LREM a mis l’accent sur le social, donc, en suggérant également que l’État et les collectivités donnent la possibilité de louer des véhicules propres à moins de 50 euros par mois et en faisant du non-recours aux aides sociales «une priorité nationale». «Il faut aller plus loin pour aider les individus à sortir de leurs conditions de naissance», a argué Guerini. «Notre boussole, c’est l’égalité des chances», a souligné la députée Sophie Errante, cadre du mouvement et issue, comme le délégué général, du Parti socialiste. Le parti du président la république n’a pu cependant s’empêcher de revenir sur l’arlésienne de la taxe carbone. Il faut se rappeler que le patron de la république en marche réclamée il y a quelque temps le retour de cette taxe balayait d’un revers de main par le premier ministre. Pas étonnant puisque c’est précisément cette taxe qui avait déclenché le mouvement des gilets jaunes. Du coup Stanislas Guerrini réitère sa proposition mais en l’étendant aux transports aériens et maritimes avec une condition que le produit soit affecté totalement à la transition écologique. Une illusion évidemment car on voit mal la France imposée seule une taxe sur le transport international. En outre l’essentiel des taxes environnementales va boucher les trous du budget. Pour terminer sur le plan démocratique la république en marche a enterré deux principes de du référendum d’initiative citoyenne pour y substituer une proposition de loi citoyenne qui pourrait être examinée au Parlement. Bref le parti en marche à tente de prouver qu’il existe mais avec de nombreuses contradictions entre les intentions et les orientations sans parler de l’étroitesse des marges de manœuvre vis-à-vis du gouvernement et de l’Élysée.

Chine: L’inflation très faible en raison de la croissance

Chine: L’inflation très faible en raison de la croissance

 

Le tassement de la croissance économique en Chine semble clairement se confirmer avec un affaiblissement du commerce international aussi bien des exportations que des importations. Du coup, les prix se montrent particulièrement sages, les prix à la production comme les prix à la consommation. La hausse des prix à la production en Chine est restée stable en février, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la hausse des prix à la consommation a ralenti à son rythme le plus faible depuis un an, soulignant la morosité de la demande intérieure. Ces mouvements suggérant une déflation pourraient inciter le gouvernement à pendre des mesures de soutien à l’économie plus dynamiques, alors que la croissance a connu l’année dernière son plus important ralentissement en près de 30 ans.L’indice des prix à la production (PPI) n’a augmenté que de 0,1% sur un an en février, montrent les statistiques officielles publiées samedi, au même rythme annuel qu’en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un ralentissement moins net, à 0,2%.D’un mois sur l’autre, les prix à la production ont baissé de 0,1% après un recul de 0,6% en janvier. Il s’agit de leur quatrième mois consécutif de baisse en rythme mensuel.Parallèlement, les prix des matières premières ont diminué de 1,5% le mois dernier en rythme annuel.Selon les données des douanes chinoises publiées plus tôt dans la semaine, les exportations chinoises ont connu en février leur plus net recul en trois ans et les importations ont chuté pour un troisième mois consécutif.Les données du Bureau national de la statistique (BNS) publiées samedi montrent que l’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 1,5% en février en rythme annuel, en deçà de sa progression sur un an en janvier (+1,7%) et à son rythme le plus faible depuis janvier 2018.

Les enjeux du débat national (G. Bessay, expert en prospective, consultant international)

Les enjeux du  débat national (G. Bessay, expert en prospective,  consultant international)

 

Contributions sur la démocratie, la fiscalité, la politique énergétique  et le service public.

 

Démocratie : quelle évolution dans un monde de plus en plus  complexe ?

 

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, les difficultés de certains  citoyens et de certaines populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie (d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui)  voire le déclinisme. La frilosité- voire  le refus du changement- peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus). Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du Brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie n’ont pas bougé d’un iota face aux mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales. La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière, la démocratie demeure à l’ère  néandertalienne. De nouvelles formes d’évaluation des politiques publiques doivent  être trouvée afin d’associer les citoyens entre deux échéances électorales. Le référendum peut être utilisé dans certaines circonstances mais il faudra mettre en place d’autres outils d’évaluation à chaque niveau de pouvoir dans le but de renforcer le contrôle démocratique et de faire des propositions concernant les orientations. Les mêmes démarches pourraient être entreprises dans le champ économique (via la participation par exemple) et auprès des grandes administrations.

 

 

 Fiscalité : quelle justice, quelle efficacité

La fiscalité est le dispositif qui permet d’assurer la rentrée de l’impôt pour financer les taches régaliennes de l’Etat. , elle ne peut être dissociée des dépenses sur lesquelles elle se fonde. La France est non seulement championne d’Europe de la fiscalité mais aussi championne du monde. «L’objectif fixé au gouvernement par le président consiste notamment à baisser les prélèvements obligatoires – cela a commencé cette année » «  avait  déclaré le Premier Ministre.  Le président de la République s’était engagé à réduire les prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB à 43,6% d’ici fin 2022, avec une moitié des baisses pour les ménages et l’autre pour les entreprises. Des objectifs qui ne seront pas atteints (on est plus près de 47%  pour Eurostat!). À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint en 2017 son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit théoriquement retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur la fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019. Cela s’explique par l’ « évolution spontanée» des recettes fiscales, indique rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance a été ramené  à 1.5% en 2018 et 1,3% en 201). On ne peut que prévoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du parlement, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Au plan européen, selon Eurostat qui n’applique pas la même méthodologie que la  France,  les recettes fiscales (impôts, taxes et cotisations) attient même  48,4 % du PIB dans l’Hexagone, contre 47,3 % en Belgique et 46,5 % au Danemark, les deux autres pays sur le podium. Première du classement depuis 2015, la France a vu le poids des prélèvements obligatoires augmenter de 0,7 point en 2017. Elle distance ainsi un peu plus encore la Belgique et s’affiche au cinquième rang des pays qui ont le plus alourdi la fiscalité l’année dernière, derrière Chypre, le Luxembourg, la Slovaquie et Malte. Autant de pays qui bénéficient, malgré cette hausse, d’une fiscalité très légère.

 

Dans le cadre du grand débat, une note est destinée aux organisateurs de réunions et  indique que pour 1000 € de dépenses publiques en France 575 € sont consacrés à la protection sociale dont 268 € pour les retraites, 191 € pour l’assurance maladie, 42 € pour les allocation familiales, 35 € pour le chômage, 17 € pour l’aide au logement et 22 € pour d’autres (par exemple RSA) viennent ensuite les dépenses sectorielles qui représentent 143 € dont 53 € pour les affaires économiques ( crédits d’impôts etc.), 43 € pour le transport et les équipements collectifs, 22 € pour la culture, 16 € pour l’environnement, 9€ comme l’éclairage public. Concernant les autres services publics régaliens le total est de 60 € dont 31 € pour la défense, 25 € pour la sécurité, 4 euros pour la justice. L’éducation compte 96 €. La recherche 23 €. Le fonctionnement (partiel)  des administrations publiques 66 €. Enfin la charge de la dette 37 €. On note évidemment que la principale dépense concerne les retraites suivie de l’assurance maladie. Ce que n’indique pas par contre la  note évoquée, c’est le rendement des dépenses. En effet les 1000 € ne sont pas entièrement redistribués et une partie disparaît dans les frais de fonctionnement qui pourraient atteindre presque 400 €.

 

 

Parmi les pistes à explorer, on évitera difficilement l’examen des dépenses relatives aux retraites (27%), à l’assurance maladie (19%) et les aides aux entreprises (14%). Pour les retraites, le handicap français est moins lié à la démographie qu’au fait que les Français travaillent moins depuis les réformes sur le temps de travail et celles relatives aux retraites. La question n’est sans doute pas seulement résolue avec un allongement de l’âge de la retraite ou une augmentation des cotisations (SS, et complémentaires etc.)  Mais aussi avec une amélioration de la  compétitivité du travail (entendu comme le rapport de la production au nombre d’actifs (et pas seulement des seuls salariés). C’est surtout le rapport inactifs-actifs qui plombe les comptes. Pour la maladie, un double effort sera sans doute nécessaire pour réduire le coût du fonctionnement du système de santé qui sinon va continuer de dériver sous le double effet de l’évolution démographique et des progrès exceptionnels de la médecine. Le système de prévention pourrait largement contribuer à faire réduire les dépenses dans ce domaine. L’aide aux entreprises souffre surtout d’une généralisation mal adaptée aux conditions des branches voire des territoires. Elles ne sont pas suffisamment orientées en direction des entreprises soumises à la concurrence internationale d’où  sans doute ce déficit chronique et dramatique de la balance commerciale. En outre, la France sous estime depuis très longtemps les effets d’uen politique industrielle cohérente et coordonnée en se limitant à l’effet fiscal. D’où cette balance commerciale au déséquilibre catastrophique (50 milliards de déficit en moyenne annuelle pour 250milliards d’excédents pour l’Allemagne !).

 

Les impôts

Globalement sur un budget dont les ressources représentent environ 300 milliards, la TVA vient nettement en tête avec 52 % du total des ressources, suivi de l’impôt sur le revenu avec 24 %, puis l’impôt sur les sociétés avec 9 % enfin avec la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques avec 5 %. Environ 10 % viennent d’autres ressources fiscales ou non fiscales

Pour évaluer le montant total des ressources fiscales publiques il faut ajouter les cotisations sociales qui s’élevaient en 2017 à 384,5 milliards d’euros, soit 37 % des prélèvements obligatoires.

 

Les  ressources de l’impôt sur le revenu  sont largement distancées par la TVA (environ le double). On ne peut pas dire que des catégories sont exemptées de l’impôt comme ceux qui affirment que l’impôt sur le revenu renforce l’acceptabilité de la fiscalité républicaine .En fait l’impôt concerne tout le monde ;  Les impôts indirects TVA et taxes intérieures sur les produits énergétiques dominent largement avec près de 60 %. En clair, la fiscalité pèse surtout sur les consommateurs. Finalement beaucoup plus sur les couches moyennes et surtout sur les plus défavorisés compte tenu de la structure des dépenses. Pour ces catégories,  la quasi-totalité des revenus sont dépensés en investissements et surtout en consommation donc chaque mois en totalité soumis aux différentes dispositions fiscales notamment la TVA. À l’inverse ce type de dépenses ne représente que 23 % pour les ménages davantage aisés.

La part des dépenses pré-engagées ou contraintes dans le revenu disponible des ménages est d’autant plus forte que leur niveau de vie est faible : elle passe de 61 % pour les ménages pauvres à 23 % pour les ménages aisés. Pour un ménages ne disposant que d’un revenu égal au SMIC la part disponible pour les dépenses ajustables (alimentation par exemple) est de 500 euros environ Le problème est double, les ménages moins favorisés subissent la pression fiscale sur la totalité de leurs revenus, en outre une pression record au regard des comparaisons internationales. .

D’une manière générale avant d’envisager des réformes précises et significatives, il convient évidemment d’analyser la situation d’un point de vue macro économique mais aussi de manière sectorielle et micro économique. En clair, il faut sans doute se livrer à un vaste exercice d’évaluation de l’efficacité des dépenses pour en réduire le volume et ainsi diminuer la pression fiscale. Mais une pression fiscale qui génère des effets beaucoup plus redistributifs qu’aujourd’hui. En clair, une politique fiscale et sociale plus juste. Des outils d’évaluation pourraient être placés auprès de toutes les administrations et autres organismes publiques ou privées qui gèrent et où bénéficient une partie de la dépense publique.

 

 

Politique énergétique : pour  une  transition  juste, efficace et cohérente

 

 

 

La question de l’énergie est trop souvent abordée de manière caricaturale notamment quand elle oppose partisans du nucléaire et partisan des énergies renouvelables. Évidemment comme souvent, la question est plus complexe qu’il n’y paraît. Il s’agit en effet de développer une politique énergétique qui soit à la fois efficace, cohérente et juste. Efficace car il s’agit de privilégier la production d’énergie au moindre coût afin  d’améliorer la compétitivité du système de production et de rendre accessible l’énergie à tous les ménages. La cohérence vise à rendre compatible cet objectif de compétitivité avec la prise en compte de l’environnement et plus particulièrement du climat. Enfin la transition énergétique ne peut pas être brutale et ne doit pas pénaliser  des couches populaires qui ne peuvent immédiatement accéder aux techniques non polluantes (exemple voiture électriques ou à hydrogène ou encore chauffage à faible émission). Une transition cohérente impose de partir des réalités, de se fixer des objectifs à long terme avec des étapes à moyen terme réalisables et socialement acceptables. Pour partir des réalités, il faut notamment revenir aux chiffres. L’une des principales préoccupations environnementales concerne les gaz à effet de serre qui découlent directement de l’énergie produite et utilisée. L’énergie représente environ 80 % de ces émissions.  Notons que les  émissions de CO2 en France  sont inférieures de moitié à celle de l’Allemagne, quatre fois moins importantes que celle des États-Unis et inférieure aussi à celles de la Chine. Les émissions de la France représentent environ 1 % des émissions mondiales ; en cause, la nature de la consommation intérieure d’énergie primaire avec environ la moitié en combustibles fossiles dont 30 % de produits pétroliers, 44 % d’électricité primaire nucléaire, 10 % d’énergie renouvelable (7 % biomasse, 2 % hydrauliques, 1 % éolien et photovoltaïque). L’électricité, c’est environ un quart de la consommation finale d’énergie. Une électricité issue du nucléaire pour plus de 70 %, du renouvelable pour 18 % (hydroélectriques 10 % et éolien 5 % et 10 % des centrales thermiques fossiles). On sait que des programmes politiques prévoient de réduire la part de l’électricité nucléaire de plus de 70 % à 50 %. L’objectif avait été défini dans le programme de François Hollande avec une échéance à 2025, repoussée à 2035 et sans doute même bien plus loin. En raison notamment du fait que la production d’origine nucléaire ne sera pas réduite avant des années. Le gouvernement actuel n’envisage en fait que la fermeture de Fessenheim qui sera largement compensée par la mise en service de l’EPR de Flamanville ; sans parler de nouvelles centrales EPR qui pourront être décidée à partir de 2021 comme l’a indiqué le président de la république. Notons que la France est par ailleurs engagée dans un énorme plan de renforcement de la sécurité des centrales avec notamment le grand carénage qui découle des nouvelles normes après la catastrophe de Fukushima. Du coup, ce grand carénage d’un coût de 50 à 100 milliards selon les hypothèses rendra possible la prolongation de la vie des réacteurs de 20 à 30 ans. Ceci étant la fission nucléaire pose la redoutable question de la gestion des déchets radioactifs (et la fusion nucléaire n’est pas encore opérationnelle). Parallèlement, se développeront des énergies alternatives notamment  la méthanisation, le photovoltaïque, l’éolien et la géothermie. Techniquement, on voit mal comment les énergies  renouvelables pourraient se substituer aux éventuels suppressions de 20 à 25 % d’électricité nucléaire d’ici 10 ans voire 20 ans. Le problème étant que la plupart des énergies alternatives sont intermittentes alors que la production d’électricité doit être constante comme la distribution. Se pose aussi la question du coût et de l’efficacité énergétique. Ceci étant  des modifications non négligeables peuvent intervenir avec les évolutions techniques (stockage énergie, fusion nucléaire au lieu de la fission, filière hydrogène etc.) mais aussi les modifications du système de production et du mode de consommation. Cela suppose d’intervenir sur chacun des secteurs consommateurs d’énergie primaire. Ces consommateurs sont les ménages 30 %, l’industrie pour 20 % les transports pour 32 % les services pour 16 % l’agriculture pour 3 %. Techniquement la transition sera forcément progressive en France d’autant qu’une des principales préoccupations concerne l’influence des gaz à effet de serre sur le climat. La transition de ce point de vue doit être cohérente. On ne peut en effet souhaiter une réduction des gaz à effet de serre et en particulier du CO2 et en même temps promouvoir des centrales thermiques qui viennent compenser à chaque fois l’intermittence de certaines énergies renouvelables. Quand on examine l’utilisation de l’énergie primaire par secteur, on constate que l’effort et surtout à faire en direction des ménages et des transports. Des secteurs largement influencés par le mode de production, le mode de consommation et l’aménagement du territoire. Il est clair que l’éclatement du mode de production à l’échelle internationale est très consommateur d’énergie en particulier en logistique et en transport. Pour certaines productions notamment basiques on peut en effet s’interroger sur le bien-fondé de produire à des milliers de kilomètres. De la même manière qu’il est sans doute possible de réduire la complexification des processus de production tellement gourmande en prestations logistiques et en transport. Un transport nettement sous tarifé puisque par exemple  le prix de transport d’un container de Hong Kong à Anvers n’est pas plus cher qu’un transport du même container de Paris à Marseille. De ce point de vue, le renforcement de l’économie circulaire serait sans doute de nature à réaliser d’énormes gains  mais aussi à réduire de façon significative les émissions polluantes (sans parler des distorsions de concurrence sociales, fiscales ou environnementales). Le mode de consommation mérite lui aussi d’être mis en question compte tenu de l’obsolescence programmée de nombre de produits voire de leur inutilité. Dernières aspects liées au précédent, le problème de l’aménagement du territoire qui concentre des productions dans des métropoles spécialisées qui sont très gourmandes en transport. Alors que l’économie circulaire permettrait de satisfaire un certain nombre de besoins. En conclusion on voit que la problématique n’est pas simple qu’il convient d’articuler des éléments économiques, techniques, environnementaux et sociétaux. De ce point de vue, il n’est pas certain que la seule régulation par la fiscalité demeure le moyen le plus efficace. Il est souvent injuste et inopérant quand il n’y a pas d’autre choix que de recourir aux énergies classiques. À cet égard la régulation par les normes et l’offre technique est beaucoup plus efficace et juste qu’une régulation par la fiscalité. À tout le moins la question énergétique mérite un débat approfondi et le plus décentralisé possible pour éviter la simplification voire la caricature.

  • Service public : comment trouver un meilleur équilibre entre accessibilité, efficacité et coût

La question posée dans le cadre du grand débat voulu par le président de la république n’est pas forcément d’une grande clarté et paraît surtout avoir été dictée par le mécontentement d’une partie de la population représentée par les gilets jaunes. Des gilets jaunes qui contestent l’augmentation de la fiscalité qui finance des services publics plutôt en régression dans les zones périphériques. D’où la question officielle posée par le gouvernement : « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ? »

De fait, dans certaines parties du territoire, ce lien paraît de plus en plus ténu voire inexistant, en tout cas très de plus en plus éloigné. Dans nombre de villages, il y a déjà longtemps qu’il n’existe pratiquement plus de services publics et le dernier qui semblait devoir résister, à savoir la Poste, disparaît aussi. En cause évidemment,  un  aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres et qui conduit le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois et en services. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040-2050,  certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si localement on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être). . Parallèlement on doit aussi s’interroger sur le concept même de service public, son coût, son fonctionnement et son financement ; en effet, si le rythme de suppression des  services s’accélère, c’est notamment pour des raisons socio-économiques évoquées précédemment mais aussi à cause d’un coût que la collectivité a du mal à assumer. Ce coût explique largement que le pays détienne le double record du monde de prélèvement obligatoire et de dépenses publiques par rapport au PIB. Un record qui porte atteinte à la compétitivité donc aussi à l’emploi. Dans son acception un peu générale, la tendance est forte d’assimiler service public, secteur  public voire statut des personnels. Trois notions pourtant à distinguer. La première découle du champ régalien de l’État (ou plus généralement des collectivités)  lequel mériterait sans doute d’être mieux défini, sans doute plus restreint et en même temps mieux assumé.  Certaines tâches doivent être toujours être assumés par l’État directement mais sans nécessairement gérer directement la logistique. La deuxième confusion concernant le service public vise le statut des personnels. Si on peut comprendre par exemple  que les infirmières ou ASH soient fonctionnaires, c’est plus discutable pour les jardiniers, les menuisiers, et autres comptables. Le problème c’est qu’on résume souvent la problématique des conditions de travail par exemple du personnel des hôpitaux à celle des infirmières. La troisième dimension du service public est liée à la structure juridique qui l’effectue. Or rien n’indique que l’intérêt général doive être exclusivement assumé par le secteur public. De nombreuses fonctions d’intérêt général sont en effet exercées notamment  par voie de délégation à des organisations parapubliques ou privées (santé, transport, formation etc.) Du coup, l’amalgame des trois définitions conduit souvent en fait à masquer une défense corporatiste et coûteuse du service public qui au total porte atteinte à la qualité, à l’accessibilité et à la compétitivité de ce service. Faute de cela non seulement tout service public disparaîtra des petites communes mais nombre de fonctions d’intérêt général vont aussi s’étioler dans les petites et moyennes villes (les hôpitaux par exemple).  La problématique n’est pas simple, le service public pour certaines de ses activités constitue un atout indiscutable pour le progrès social mais aussi économique, il n’en demeure pas un  boulet financier qui hypothèque son avenir. Avant d’envisager cette réforme du service public, il sera nécessaire au préalable de procéder à une évaluation qualitative et quantitative des contenus, du fonctionnement et du coût. L’évaluation qualitative est indispensable car ce n’est par la même chose par exemple en terme d’accessibilité d’avoir la possibilité d’obtenir un rendez vous au bout de 15  jours ou au bout de 5 mois chez un cardiologue ou un ophtalmologue. Autre exemple, Ce n’est pas non plu la même chose de disposer en permanence de la 4G en téléphonie mobile et de recevoir des SMS le lendemain de leur émission dans le zones blanches ou mal couvertes. Enfin, le traitement est différent quand il suffit de  faire 500 m pour retirer 100 euros à la Poste ou faire 40 kms.

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