Archive pour le Tag 'en'

Page 5 sur 139

Économie mondiale : une perspective de croissance molle en 2020 (OCDE)

Économie mondiale : une perspective de croissance molle en 2020 (OCDE)

 

 

Un ralentissement conjoncturel dans le cadre de mutations davantage structurelles explique l’installation dans une croissance mondiale  très molle. La dette, l’atonie de la demande ou les tensions commerciales vont en effet faire stagner la croissance d’après la chef économiste de l’OCDE. En outre des facteurs géopolitiques pourraient venir faire émerger le risque de récession . ( Interview la Tribune)

 

Existe-t-il un risque de récession ?

Nous projetons une stagnation de la croissance en 2020 et 2021, puisque celle-ci serait de 2,9 % l’an prochain comme cette année et 3 % l’année suivante. Ce sont les taux les plus faibles depuis la crise financière, et les risques sont nombreux. Par exemple, il y a un large volume de dettes d’entreprises sur les marchés qui pourraient souffrir de ce ralentissement prolongé de la croissance, et dont un défaut pourrait entraîner des ventes massives. Il y a également une résurgence de produits structurés, dont le montage rappelle ceux de l’avant-crise, aux États-Unis notamment. Un ralentissement accru ou plus brutal de la Chine pèserait sur la croissance mondiale. Des tensions géopolitiques pourraient s’aggraver. Enfin, même en année électorale américaine, on ne peut exclure une résurgence des tensions commerciales.

Comment les prévisions macroéconomiques de l’OCDE ont-elles évolué pour les années 2020 et 2021 ?

Nous pensons maintenant que le ralentissement est aussi bien structurel – avec des facteurs touchant aux fondamentaux économiques de long terme – que cyclique. Au-delà du ralentissement et du rééquilibrage de la croissance en Chine, qui sont là pour longtemps, il y a les défis posés par la transformation numérique, l’urgence accrue du changement climatique et l’anxiété suscitée par les mutations du marché du travail, qui est parfois à l’origine de ce repli sur l’économie domestique. Ces facteurs sont structurels et ne peuvent être résolus avec des taux d’intérêt plus bas ou un stimulus budgétaire (du moins, pas seulement). Ils affectent les conditions de développement des entreprises, la nature et le nombre des emplois. Ils vont demander une réponse forte et active des politiques économiques. C’est ainsi que, pour la première fois dans nos prévisions, nous avons mis l’accent sur le changement climatique et les réponses à y apporter.

Quels seront les grands défis pour l’économie internationale en 2020 ?

Il s’agit, d’une part, de recréer de la confiance, un environnement plus prévisible pour les entreprises, et, d’autre part, de lancer et de bâtir les conditions d’un rebond de l’investissement, public comme privé. Pour retrouver la confiance, l’OCDE agit sur deux fronts : elle accroît la transparence en matière commerciale et elle œuvre à un nouveau système de taxation internationale, pour que chaque entreprise paie sa part juste d’impôts sur le territoire où elle réalise des profits.

Pour l’investissement, nous recommandons de créer des fonds d’investissement publics destinés aux transitions numérique et énergétique. Ces fonds doivent servir notamment à financer les infrastructures comme les autoroutes de l’information, les réseaux de distribution d’électricité indispensables au déploiement du renouvelable, et à soutenir des projets innovants dans ces deux secteurs. La gouvernance doit être rigoureuse, car il s’agit d’argent public. Il faut que cela soit contrôlé par le parlement lors du processus budgétaire tout en préservant des conditions de concurrence saine entre les entreprises, car c’est de là que vient l’innovation. On peut s’inspirer de l’agence Darpa du département de la Défense aux États-Unis, ou des PIA (programmes d’investissement d’avenir) à la française.

Quels seraient les principaux leviers à activer pour répondre à l’urgence climatique ?

Il y a plusieurs types d’instruments, dont on doit prendre en compte l’impact redistributif, c’est-à-dire notamment les effets sur les emplois, et le coût pour les ménages et les PME les plus exposées. Prenons le prix du carbone : des régions comme la Colombie-Britannique (Canada) ont réussi à l’augmenter progressivement, mais en redistribuant les recettes aux personnes et aux entreprises les plus affectées. Ainsi, on modifie leur comportement, sans les pénaliser financièrement ou dans leur quotidien. On peut également inciter les investisseurs à diriger leurs fonds vers des financements verts avec la régulation ou des tests qui mettent en évidence à quel point leurs revenus seraient menacés par des chutes de prix d’actifs, comme les actions dans des entreprises d’énergie fossile. Enfin, des investissements publics demeurent nécessaires, comme vient de le souligner la Commission européenne avec la publication de son « Green Deal ».

Les banques centrales (FED, BCE) ont-elles encore des marges de manœuvre pour répondre au ralentissement ? Les taux bas représentent-ils une menace ou une opportunité ?

Les banques centrales ont toujours des marges de manœuvre, la question à se poser est de savoir si les défis que l’on vient d’évoquer relèvent bien du domaine des banques centrales. La réponse est : « Pas vraiment. » En revanche, elles ont lancé le signal qu’elles maintiendraient des taux bas longtemps, ce qui permet d’avoir de la visibilité pour financer les investissements et effectuer des réformes qui, parfois, peuvent avoir un effet transitoire négatif. Profitons-en. Quant à la question d’une « menace », laissez-moi soulever deux points. D’une part, les politiques macroprudentielles et la supervision doivent contrôler et corriger les risques financiers plus que la politique monétaire. D’autre part, la majorité des récessions ont été déclenchées par des hausses de taux. Mais l’économie mondiale n’est pas suffisamment solide pour que les taux remontent tant que la politique budgétaire ne reprendra pas le relais de façon structurée et significative.

Les États disposent-ils encore de marges de manœuvre budgétaires ?

Les positions varient d’un pays à l’autre. Il y a des moyens d’agir pour ceux qui ont une dette élevée : s’attaquer à la composition des dépenses et vérifier que l’argent est utilisé au mieux pour la croissance et le bien être. Trop souvent, les dépenses ont été empilées sans véritable évaluation au cours du temps et ne touchent plus ni les populations qui en ont le plus besoin, ni les investissements qui sont les plus nécessaires.

 

Environnement -Des catastrophes climatiques de plus en plus nombreuses et de plus en plus coûteuses

Environnement -Des catastrophes climatiques de plus en plus nombreuses et de plus en plus coûteuses

 

Ce qui caractérise les catastrophes climatiques, c’est la croissance de leur nombre et l’ampleur de leurs conséquences. Des conséquences très difficiles à évaluer en effet certains effets peuvent être spectaculaires quand d’autres sont à long terme ;  par exemple à propos des maladies et des exodes. La plupart de ces catastrophes sont liés à l’activité humaine du fait  du réchauffement climatique. « Des phénomènes météo extrêmes, alimentés par le changement climatique, ont frappé tous les continents peuplés en 2019, entraînant dans la mort et déplaçant des millions de personnes et causant des milliards de dollars de dégâts », souligne l’ONG britannique Christian Aid dans une étude.

 

Sept des plus grandes  catastrophes ont même causé des dégâts évalués à plus de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros): les inondations dans le nord de l’Inde et le typhon Lekima en Chine (10 milliards chacun); l’ouragan Dorian en Amérique du Nord (11,4 milliards); les inondations de juin à août en Chine (12 milliards); les inondations dans le Midwest et le sud des Etats-Unis (12,5 milliards); le typhon Hagibis en octobre au Japon (15 milliards) et les feux de forêt en Californie d’octobre-novembre (25 milliards).sans parler de l’Australie.

« Chacun de ces désastres a un lien avec le changement climatique », relèvent les auteurs.

Ainsi, en Argentine et en Uruguay, où des inondations ont causé pour 2,5 milliards de dégâts en janvier, les zones affectées ont connu des précipitations cinq fois plus importantes que la moyenne, un an après avoir connu une grave sécheresse. Des variations qui s’accentuent avec le changement climatique, et des sols rendus plus secs qui aggravent les conséquences en cas de fortes pluies.

Autre exemple, le cyclone Idai, qui a dévasté la deuxième ville du Mozambique en mars, a été selon des scientifiques renforcé par le réchauffement de la température de l’océan Indien, alors que la montée du niveau des eaux a aggravé les inondations qui l’ont suivi. Mêmes phénomènes à l’oeuvre pour le cyclone Fani en Inde et au Bangladesh en mai, avec des dégâts évalués à plus de huit milliards de dollars.

Christian Aid souligne toutefois qu’ »en aucune façon les chiffres financiers ne donnent une vison globale » de l’étendue de ces catastrophes, notamment en conséquences pour les populations.

Prenant en compte les vies humaines perdues, l’ONG souligne que « l’immense majorité des décès a été causée par deux événements seulement » (les inondations dans le nord de l’Inde, 1.900 morts, et Idai au Mozambique, 1.300 morts), rappelant que les populations les plus pauvres paient le prix le plus élevé des conséquences du changement climatique.

« Par contraste, les coûts financiers sont plus élevés dans les pays riches et le Japon et les Etats-Unis ont connu les trois événements les plus coûteux », selon le rapport.

Mi-décembre, le réassureur suisse Swiss Re avait dans une première estimation annuelle évalué à 140 milliards de dollars les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres humains en 2019, contre 176 milliards en 2018.

 

 

Iran: un pouvoir aux abois contre un président en campagne

Iran: un pouvoir aux abois contre un président en campagne

 

 

On peut nourrir des inquiétudes sérieuses quant à l’évolution du conflit entre l’Iran et les États-Unis. En effet le pouvoir iranien est très contesté au plan intérieur notamment à propos de la manière dont il a réprimé les dernières manifestations contre l’augmentation des prix et notamment du carburant. Cette répression a fait des centaines de morts. Du coup, on a ressorti le thème de l’unité nationale en allant attaquer l’ambassade des États-Unis en Irak sans parler d’autres provocations. L’Iran a été accusé en 2019 d’avoir miné des pétroliers au large de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, puis d’avoir attaqué ou saisi d’autres navires près du détroit d’Ormuz, un passage d’importance cruciale. Il est soupçonné d’être à l’origine d’une spectaculaire attaque en septembre contre les installations pétrolières saoudiennes d’Abqaik et de Khurais.  De son côté Trump est en  campagne électoral. Il veut aussi montrer sa fermeté. C’est pourquoi il assume pleinement la responsabilité de l’attaque mortelle contre le général Soléimanie, le numéro trois du régime, chef des gardiens de la révolution et des opérations extérieures. De part et d’autre il s’agit surtout de sauver une crédibilité intérieure très menacée. Du coup, l’irresponsabilité pourrait l’emporter. L’engrenage sanction contre sanction, attentat contre attentat pourrait s’étendre dans un champ géographique plus large et prendre une autre intensité qui menacerait à la laper dans la région considérée voir au-delà.

L’Irak , complètement noyautée par l’Iran devrait être au cœur des premières réponses de Téhéran, via ses milices, supplétifs et nombreux sympathisants politiques. « L’Irak va devenir le premier champ de bataille désormais », estime Alex Vatanka, expert de l’Iran au Middle East Institute de Washington. La pression augmentera sur la présence des 5.000 militaires américains dans le pays.

A Bagdad, les commandants des factions pro-Iran ont déjà appelé leurs combattants à se « tenir prêts ». Le leader chiite Moqtada Sadr a, de son côté, réactivé l’Armée du Mehdi, sa milice dissoute depuis une décennie après avoir harcelé l’occupant américain en Irak. Des actions anti-américaines sont aussi possibles au Liban, éventuellement au Yémen, voire en Syrie, où l’Iran est actif via ses supplétifs, comme les Houthis yéménites ou le Hezbollah libanais.

Des catastrophes climatiques de plus en plus nombreuses et de plus en plus coûteuses

Des catastrophes climatiques de plus en plus nombreuses et de plus en plus coûteuses

 

Ce qui caractérise les catastrophes climatiques, c’est la croissance de leur nombre et l’ampleur de leurs conséquences. Des conséquences très difficiles à évaluer en effet certains effets peuvent être spectaculaires quand d’autres sont à long terme ;  par exemple à propos des maladies et des exodes. La plupart de ces catastrophes sont liés à l’activité humaine du fait  du réchauffement climatique. « Des phénomènes météo extrêmes, alimentés par le changement climatique, ont frappé tous les continents peuplés en 2019, entraînant dans la mort et déplaçant des millions de personnes et causant des milliards de dollars de dégâts », souligne l’ONG britannique Christian Aid dans une étude parue vendredi.

 

Sept des plus grandes  catastrophes ont même causé des dégâts évalués à plus de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros): les inondations dans le nord de l’Inde et le typhon Lekima en Chine (10 milliards chacun); l’ouragan Dorian en Amérique du Nord (11,4 milliards); les inondations de juin à août en Chine (12 milliards); les inondations dans le Midwest et le sud des Etats-Unis (12,5 milliards); le typhon Hagibis en octobre au Japon (15 milliards) et les feux de forêt en Californie d’octobre-novembre (25 milliards).

« Chacun de ces désastres a un lien avec le changement climatique », relèvent les auteurs.

Ainsi, en Argentine et en Uruguay, où des inondations ont causé pour 2,5 milliards de dégâts en janvier, les zones affectées ont connu des précipitations cinq fois plus importantes que la moyenne, un an après avoir connu une grave sécheresse. Des variations qui s’accentuent avec le changement climatique, et des sols rendus plus secs qui aggravent les conséquences en cas de fortes pluies.

Autre exemple, le cyclone Idai, qui a dévasté la deuxième ville du Mozambique en mars, a été selon des scientifiques renforcé par le réchauffement de la température de l’océan Indien, alors que la montée du niveau des eaux a aggravé les inondations qui l’ont suivi. Mêmes phénomènes à l’oeuvre pour le cyclone Fani en Inde et au Bangladesh en mai, avec des dégâts évalués à plus de huit milliards de dollars.

Christian Aid souligne toutefois qu’ »en aucune façon les chiffres financiers ne donnent une vison globale » de l’étendue de ces catastrophes, notamment en conséquences pour les populations.

Prenant en compte les vies humaines perdues, l’ONG souligne que « l’immense majorité des décès a été causée par deux événements seulement » (les inondations dans le nord de l’Inde, 1.900 morts, et Idai au Mozambique, 1.300 morts), rappelant que les populations les plus pauvres paient le prix le plus élevé des conséquences du changement climatique.

« Par contraste, les coûts financiers sont plus élevés dans les pays riches et le Japon et les Etats-Unis ont connu les trois événements les plus coûteux », selon le rapport.

Mi-décembre, le réassureur suisse Swiss Re avait dans une première estimation annuelle évalué à 140 milliards de dollars les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres humains en 2019, contre 176 milliards en 2018.

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Curieusement c’est sur initiative de la Russie qu’un texte a été adopté par l’ONU pour tenter de réguler un peu Internet. Une initiative d’autant plus suspecte qu’elle est aussi soutenue par la Chine et d’autres qui ne sont pas des modèles de démocratie. Sans doute s’agi- il là de la part de certains pays à régime théocratique de limiter la pénétration d’Internet dans leur zone géographique. Les russes comme les Chinois n’ont droit  en effet qu’à un Internet très limité qui évite notamment d’informer sur les conflits internes au pays. Par exemple en Chine, Internet ignore l’internement de plus de 2 millions  de ouïgours.  En tout cas, une  résolution de l’ONU  prévoit la création en 2020 d’un comité intergouvernemental chargé de la rédaction d’un futur traité, a été adoptée par 79 pays. Soixante Etats ont voté contre, 33 pays se sont abstenus. Outre la Chine, le Belarus, le Cambodge, la Corée du Nord, la Birmanie, le Nicaragua et le Venezuela étaient co-parrains de cette résolution. Aucune échéance n’a encore été fixée pour approuver le futur traité.

« Avec l’idée d’une convention mondiale, les Russes veulent au passage imposer des restrictions sur internet », déplore un diplomate occidental s’exprimant sous couvert d’anonymat.

 

Un traité restrictif pourrait faciliter l’arrêt des accès à internet et renforcer le contrôle de ses utilisateurs dans certains pays, craignent des experts. Moscou s’est défendu de toute arrière-pensée, Pékin a évoqué un « vide juridique » à combler.

« C’est une mauvaise idée si l’objectif est de développer une convention qui permette à des pays de légalement fermer internet et de pratiquer la censure tout en criminalisant la libre expression », résume Louis Charbonneau, de l’Ong Human Rights Watch. « Nous espérons que les Etats s’opposeront aux tentatives d’Etats répressifs de museler plus facilement les critiques », précise-t-il à l’AFP, en relevant que les co-sponsors du texte constituent « une galerie de pays les plus répressifs sur Terre ».

A ce jour, un seul instrument international contraignant existe en matière de cybercriminalité. Il s’agit de la Convention sur la cybercriminalité, également appelée Convention de Budapest, entrée en vigueur en 2004.

A la différence du texte mondial envisagé par la Russie, cette convention n’a qu’une portée régionale. Elle sert de référence pour les pays européens qui se dotent d’une législation sur la cybercriminalité et de cadre pour la coopération internationale parmi les Etats signataires. Si un nouveau texte est approuvé, il pourrait à terme rendre caduque la Convention de Budapest, s’inquiètent aussi les détracteurs de l’initiative russe.

 

«Les chaînes d’info en continu : la caricature de l’information» (Gérald Bronner, sociologue)

«Les chaînes d’info en continu :  la caricature de l’information» (Gérald Bronner, sociologue)

 

Le sociologue Gérald Bronner dénonce dans l’OPINION  la médiocrité des chaines d’information continue qui notamment  transforme en expert n’importe quel intervenant et se caractérise par une recherche du sensationnalisme et des informations approximatives.

 

Lorsque LCI et franceinfo sont passées sur la TNT gratuite, certains y voyaient un point positif pour le pluralisme de l’information. Au vu des derniers mois, doit-on toujours partager ce sentiment ?

Il n’est pas déraisonnable de dire que la concurrence sur le marché de l’information est une sorte de garantie minimum pour la véracité de celle-ci. Songez à une situation où il y aurait un monopole de sa diffusion, souvenez-vous de la Pravda, qui veut dire « la vérité » mais qui portait bien mal son nom. Dans tout système totalitaire, où il n’existe pas de concurrence de traitement de l’information, sa fiabilité peut être questionnée. A l’époque, il pouvait donc y avoir un espoir raisonnable, mais pas tant parce que les médias sont plus vertueux lorsqu’ils sont en situation de concurrence mais plutôt parce que chacun est contrôlé par les autres. Si vous faites une erreur, vous serez dénoncé par vos concurrents, cela induit du sérieux. Cependant, cette concurrence est un élément favorable jusqu’à un certain niveau de pression concurrentielle. Sur le marché de l’information, lorsque celle-ci devient trop forte, elle réduit, par exemple, le temps de vérification. Prendre le risque qu’un de vos concurrents parle de quelque chose sans que vous en parliez vous-même, c’est prendre le risque de perdre des parts de marché, c’est-à-dire des parts d’attention et donc du capital économique. La tentation devient ainsi très forte de réduire le temps de qualification de l’information d’autant plus que les télévisions sont désormais en concurrence directe avec les réseaux sociaux.

Observez-vous une « twitterisation » des chaînes d’information en continu ?

Je ne sais pas si Twitter est le bon modèle car il a des caractéristiques qu’on ne retrouve pas dans les chaînes d’information continue mais celles-ci ont deux caractéristiques. La première, c’est l’immédiateté, c’est là que se situe leur plus-value, dans leur capacité à informer en temps réel. La seconde, c’est la vacuité. Elles se répètent beaucoup et font du moindre évènement un objet d’actualité. Elles filment une piste en attendant l’arrivée d’un avion, puis son atterrissage, puis la porte qui s’ouvre, etc. Nous avons tous assisté à ces scènes et nous savons tous que ces chaînes d’information en continu ne doivent pas être regardées en continu. Le problème, ce n’est pas seulement la rapidité de diffusion de l’information mais également comment celle-ci est éditorialisée car, comme les réseaux sociaux, elles vont mettre en avant des éléments d’actualité qui frappent l’imagination et retiennent l’attention pour des raisons concurrentielles. Tous les objets cognitifs qui retiendront notre attention facilement auront une place éditoriale très largement supérieure à leur représentativité. C’est le cas par exemple concernant les violences dans les manifestations. Oui, bien sûr, ces faits doivent être traités mais faut-il en faire un exposé qui prend 50 % du temps d’antenne ? Une poubelle en feu, c’est dommage, mais cela mérite-t-il qu’on y revienne toutes les deux minutes pendant des heures ? Cela change le barycentre du traitement de l’information et donc la représentation que nous en avons. Or nous comptons sur les médias pour avoir une organisation raisonnable du monde.

 

Pensez-vous qu’un traitement « raisonnable » de l’information soit possible sur ces chaînes ?

C’est extrêmement difficile parce que comment savoir sur le moment ce qui va vraiment être important ​? Cela me rappelle les réflexions de Raymond Aron sur la question de l’histoire du temps présent alors que souvent, c’est lorsque l’histoire se déploiera que se fera l’élément historique. Le putsch de la brasserie de Munich est devenu un événement historique parce qu’Hitler a pris le pouvoir en Allemagne sinon, cela n’aurait été qu’un fait que l’histoire n’aurait pas retenu. Il est donc très difficile au temps présent de savoir ce qui est digne d’être traité mais le problème c’est que les journalistes n’ont pas tellement le choix. Les chaînes d’information en continu ne sont d’ailleurs pas les seules responsables. Nous avons vu surgir dans plusieurs journaux le traitement des faits divers alors qu’ils ont longtemps été réservés à la presse régionale. Or un fait divers n’a pas grande signification pour comprendre le monde, qu’un individu en assassine sauvagement d’autres ne nous éclaire en rien sur les questions géopolitiques. Pourtant c’est ce genre d’histoire que nous avons envie d’entendre, moi aussi elles m’intriguent et je suis tenté de lire ce genre d’articles. La presse et les médias en général, de plus en plus menacés économiquement, vont avoir tendance à faire une offre d’information fondée sur la demande potentielle. En fait les chaînes d’information continue ne sont rien d’autre que la caricature de ce qui est en train d’arriver sur le marché de l’information en général, c’est-à-dire la mise à l’indexation de l’offre d’information sur la demande d’information. Et donc sur le fonctionnement ordinaire de notre cerveau. Or il me semble que c’est une mission des médias d’informer mais également d’essayer d’édifier les esprits, pas seulement de flatter les pentes les moins honorables.

Est-ce que les chaînes d’info, par leur modèle même de fonctionnement, accentuent la défiance de la population vis-à-vis des médias ​?

Si elles y participent, il ne faut pas les prendre comme des boucs émissaires. Elles sont un miroir grossissant de ce qui se produirait de toute façon mais parce qu’elles sont des chaînes d’information en continu, elles vont avoir tendance quantitativement à diffuser plus de fausses informations que d’autres médias. Néanmoins, elles mériteraient, je crois, d’être chapeautées éditorialement de façon beaucoup plus ferme qu’elles ne le sont, d’avoir davantage de cohérence dans la diffusion de l’information. Tout un chacun est présenté comme un expert au prétexte qu’il faut remplir les cases, c’est peut-être ça le plus grave, n’importe qui se fait passer pour un spécialiste.

 

Santé- Le changement climatique développe les maladies, en France y compris

Santé- Le changement climatique développe les maladies, en France y compris 

 

Le changement climatique impacte la santé dans la plupart des régions du monde  avec des effets catastrophiques dans certaines zones mais de toute manière des conséquences non négligeables un peu partout. Ce que rapporte notamment le site global change.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a confirmé qu’il existait des preuves écrasantes que l’activité humaine agissait sur le climat de la planète et a souligné que cela avait de multiples incidences sur la santé humaine. La variabilité et la modification du climat sont cause de décès et de maladies à travers les catastrophes naturelles qu’elles entraînent – telles que les vagues de chaleur, les inondations et les sécheresses.

En outre, de nombreuses maladies importantes sont hautement sensibles au changement des températures et du régime des précipitations. Ce sont par exemple des maladies à transmission vectorielle courantes comme le paludisme et la dengue ainsi que d’autres grandes tueuses comme la malnutrition et les maladies diarrhéiques. Le changement climatique contribue déjà à alourdir la charge mondiale de morbidité et ce phénomène devrait s’accentuer à l’avenir.

Les effets du climat sur la santé humaine ne seront pas également ressentis sur toute la planète. Les populations des pays en développement, notamment celles des petits états insulaires, des zones arides ou de haute montagne, et des zones côtières densément peuplées sont considérées comme particulièrement vulnérables.

Selon  le Groupe régional d’experts sur le climat (Grec) le changement climatique des pays comme la France sont aussi affectés. Selon les prévisions de ces experts, la sécheresse et la chaleur estivale augmenteront en durée et en intensité, les eaux souterraines et de surface diminueront de 20%, et les épisodes de pluies intenses se multiplieront dans les années à venir.

Ces épisodes « méditerranéens », caractérisés par des précipitations extrêmes, s’accompagnent de pertes humaines. A l’automne 2019, ces pluies torrentielles causant souvent des inondations ont causé la mort de 13 personnes lors de deux épisodes distincts en deux semaines dans le sud-est de la France.

Les experts redoutent que ces catastrophes à répétition ne provoquent « un stress post-traumatique » chez les Méridionaux. Ce trouble apparaît chez la moitié des personnes exposées à des désastres naturels, et peuvent durer dans le temps: des symptômes de ce stress ont été observés chez des habitants de Vaison-la-Romaine (Vaucluse) plusieurs années après l’inondation qui avait fait 37 morts en 1992. La survenue de graves intempéries peut aussi activer ou réactiver d’autres maladies: troubles anxieux, dépressifs, ou addictifs.

Autre conséquence inattendue du changement climatique: l’augmentation des allergies. Car les pollens, auxquels 20% des adultes sont allergiques (presque deux fois plus qu’il y a vingt ans), profiteront aussi du réchauffement: la durée de la saison pollinique des graminées progresse déjà de 4,5% par an à Nice depuis 1989.

Les urticacées aussi voient leur saison pollinique s’éterniser, à tel point, prédisent les experts, que l’allergie à la pariétaire, une plante vivace souvent accrochée à des rochers ou à de vieux murs, pourrait sévir toute l’année.

Les allergies aux acariens devraient elles aussi gagner du terrain: avec l’augmentation des températures, les moisissures proliféreront à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Des études ont montré une densité des acariens et allergènes acariens plus forte dans les villes où la température moyenne est la plus élevée.

La chaleur pourrait aussi provoquer, prédit le Grec, la prolifération de bactéries dans les canalisations avant la distribution de l’eau au robinet. D’autres bactéries envahiront la mer, comme E.Coli, qui provoque des gastro-entérites et autres infections, en raison de l’augmentation de la température de l’eau.

Enfin, le réchauffement permet le développement d’ »agents pathogènes », comme le moustique tigre, qui colonise déjà toute la région Paca à l’exception des zones montagneuses, et pourrait augmenter sa période d’activité au cours de l’année. En 2019, pour la première fois en France, un foyer du virus tropical Zika, transmis par ce moustique, a été confirmé dans le Var, avec 3 cas de maladie « autochtones ».

En région Paca, 80% de la population vit en ville, où la température est plus élevée qu’à la campagne, et l’air plus pollué, des facteurs aggravants pour la santé, note le Grec. Les experts redoutent une surmortalité mais aussi une augmentation des maladies cardiovasculaires, respiratoires et même des troubles mentaux liés à ces fortes chaleurs.

Marchés : en attendant Godot….. ou la crise

Marchés : en attendant Godot….. ou la crise

De  lavis de la plupart des experts,  la déconnexion totale des marché par rapport à une économie réelle qui s’enfonce et va tutoyer la récession se traduira inévitablement par un nouvelle crise du type de celle de 2007. La question n’est pas de savoir si  cette crise se produira mais quand . A la différence de la pièce de Beckett, le Godot de la finances pourrait bien apparaitre.  L’ampleur des prise de bénéfices de fin de l’année 2019 pourrait déjà constituer un bon indicateur. L’économiste américain Nouriel Roubini annonce depuis un an cette crise financière pour 2020. Il y a trois semaines, il est revenu à la charge, s’alarmant de la « déconnection entre les marchés financiers et l’économie réelle [devenant] plus prononcée. Les investisseurs se réjouissent de l’atténuation des risques à court terme et du retour des banques centrales à une politique accommodante. Mais les risques fondamentaux pesant sur l’économie mondiale demeurent » met-il en garde dans un point de vue intitulé « pourquoi la nouvelle exubérance des marchés financiers est irrationnelle ».

La crise économique et financière apparaît en plus inévitable aux experts même de la finance interrogés par Natixis IM. D’après une enquête auprès des plus grands investisseurs mondiaux ( 15 000 milliards  de dollars d’actifs en gestion), l’écrasante  majorité d’entre eux s’attend à une crise financière mondiale dans les années à venir. Une crise qui pourrait se produire d’ici cinq ans. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte mais pour simplifier le système va forcément exploser avec le décalage entre la masse monétaire ( grâce à la planche à billets des banques centrales), la richesse réelle produite et la valeur très spéculative des actifs boursiers. Une crise financière qui s’imbrique évidemment dans une crise économique.

Depuis maintenant presque un an, certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de la croissance . Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde. Plusieurs phénomènes, d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. La politique des taux bas voire négatifs accroissent encore le risque d’éclatement des bulles. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois. Finalement la crise économique n’éclatera peut être pas en 2020 mais nombre de pays vont tutoyer la récession en se contentant d’une croissance du PIB voisine de 0.5%.

Conséquences les experts de la fiances sont 48% à penser que ce sont les marchés d’actions qui connaîtront la plus forte correction  correction l’an prochain, ils  46% à anticiper une chute de la valeur des crypto-actifs.

Le Bitcoin, le plus connu des crypto-actifs et la plus forte capitalisation de ce jeune marché (135 milliards de dollars), a presque doublé cette année, passant de moins de 4.000 à 7.500 dollars, dépassant même les 10.000 dollars cet été.

 Les institutionnels interrogés par Natixis IM « voient des risques importants  car  54% pensent que le marché ignore les fondamentaux et 57% craignent que le phénomène ait concentré le contrôle entre les mains d’un trop petit nombre d’actionnaires« .

Un peu partout dans le monde, les indices boursiers viennent d’inscrire de nouveaux plus hauts historiques, à l’image de l’Eurostoxx 50 et du DAX à Francfort, qui affichent un gain de plus de 25% depuis le début de l’année. A la Bourse de Paris, le CAC 40 a franchi le 16 décembre le cap symbolique des 6.000 points, qu’il n’avait pas atteint depuis juillet 2007, et gagne plus de 26%. Idem à Wall Street, où le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq ont encore pulvérisé leurs records courant décembre et accentué leur progression (+25% à 30%), sur fond de détente commerciale sino-américaine et d’apaisement des craintes d’un Brexit désordonné.

« Les marchés financiers dansent sur un volcan » considère Jean-Jacques Ohana, responsable de la gestion d’actifs chez Ycap AM. « Les marchés d’actions demeurent sur leurs plus hauts alors même que les bénéfices estimés sur 12 mois glissants n’affichent plus de croissance, voire chutent dans certaines régions (Asie, Europe) » met-il en garde dans une note du 2 décembre, s’interrogeant sur ce qui provoquera « le dégonflement de la bulle d’optimisme qui anime les opérateurs de marché. »

Élisabeth Borne, la ministre en vacances qui gère la crise sociale depuis Marrakech !

Élisabeth Borne, la ministre en vacances  qui gère la crise sociale depuis Marrakech !

Le Parisien a révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation. On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas.

Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

Le changement climatique développe les maladies, en France y compris

Le changement climatique développe les maladies, en France y compris 

 

Le changement climatique impacte la santé dans la plupart des régions du monde  avec des effets catastrophiques dans certaines zones mais de toute manière des conséquences non négligeables un peu partout. Ce que rapporte notamment le site global change.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a confirmé qu’il existait des preuves écrasantes que l’activité humaine agissait sur le climat de la planète et a souligné que cela avait de multiples incidences sur la santé humaine. La variabilité et la modification du climat sont cause de décès et de maladies à travers les catastrophes naturelles qu’elles entraînent – telles que les vagues de chaleur, les inondations et les sécheresses.

En outre, de nombreuses maladies importantes sont hautement sensibles au changement des températures et du régime des précipitations. Ce sont par exemple des maladies à transmission vectorielle courantes comme le paludisme et la dengue ainsi que d’autres grandes tueuses comme la malnutrition et les maladies diarrhéiques. Le changement climatique contribue déjà à alourdir la charge mondiale de morbidité et ce phénomène devrait s’accentuer à l’avenir.

Les effets du climat sur la santé humaine ne seront pas également ressentis sur toute la planète. Les populations des pays en développement, notamment celles des petits états insulaires, des zones arides ou de haute montagne, et des zones côtières densément peuplées sont considérées comme particulièrement vulnérables.

Selon  le Groupe régional d’experts sur le climat (Grec) le changement climatique des pays comme la France sont aussi affectés. Selon les prévisions de ces experts, la sécheresse et la chaleur estivale augmenteront en durée et en intensité, les eaux souterraines et de surface diminueront de 20%, et les épisodes de pluies intenses se multiplieront dans les années à venir.

Ces épisodes « méditerranéens », caractérisés par des précipitations extrêmes, s’accompagnent de pertes humaines. A l’automne 2019, ces pluies torrentielles causant souvent des inondations ont causé la mort de 13 personnes lors de deux épisodes distincts en deux semaines dans le sud-est de la France.

Les experts redoutent que ces catastrophes à répétition ne provoquent « un stress post-traumatique » chez les Méridionaux. Ce trouble apparaît chez la moitié des personnes exposées à des désastres naturels, et peuvent durer dans le temps: des symptômes de ce stress ont été observés chez des habitants de Vaison-la-Romaine (Vaucluse) plusieurs années après l’inondation qui avait fait 37 morts en 1992. La survenue de graves intempéries peut aussi activer ou réactiver d’autres maladies: troubles anxieux, dépressifs, ou addictifs.

Autre conséquence inattendue du changement climatique: l’augmentation des allergies. Car les pollens, auxquels 20% des adultes sont allergiques (presque deux fois plus qu’il y a vingt ans), profiteront aussi du réchauffement: la durée de la saison pollinique des graminées progresse déjà de 4,5% par an à Nice depuis 1989.

Les urticacées aussi voient leur saison pollinique s’éterniser, à tel point, prédisent les experts, que l’allergie à la pariétaire, une plante vivace souvent accrochée à des rochers ou à de vieux murs, pourrait sévir toute l’année.

Les allergies aux acariens devraient elles aussi gagner du terrain: avec l’augmentation des températures, les moisissures proliféreront à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Des études ont montré une densité des acariens et allergènes acariens plus forte dans les villes où la température moyenne est la plus élevée.

La chaleur pourrait aussi provoquer, prédit le Grec, la prolifération de bactéries dans les canalisations avant la distribution de l’eau au robinet. D’autres bactéries envahiront la mer, comme E.Coli, qui provoque des gastro-entérites et autres infections, en raison de l’augmentation de la température de l’eau.

Enfin, le réchauffement permet le développement d’ »agents pathogènes », comme le moustique tigre, qui colonise déjà toute la région Paca à l’exception des zones montagneuses, et pourrait augmenter sa période d’activité au cours de l’année. En 2019, pour la première fois en France, un foyer du virus tropical Zika, transmis par ce moustique, a été confirmé dans le Var, avec 3 cas de maladie « autochtones ».

En région Paca, 80% de la population vit en ville, où la température est plus élevée qu’à la campagne, et l’air plus pollué, des facteurs aggravants pour la santé, note le Grec. Les experts redoutent une surmortalité mais aussi une augmentation des maladies cardiovasculaires, respiratoires et même des troubles mentaux liés à ces fortes chaleurs.

Essayer de comprendre la crise économique et sociétale (G. Bessay, expert en prospective)

Essayer de  comprendre la  crise économique et sociétale  (G. Bessay, expert en prospective)

Rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise qui est à la fois une crise, économique, sociétale, environnementale et culturelle. Les aspects socio-économiques sont les plus visibles (processus de production, marché du travail, technologie etc.) mais la crise est tout autant sociétale dans la mesure où elle affecte le rapport des citoyens à la démocratie et plus généralement aux valeurs notamment collectives.  Cette crise est systémique car  les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent indiscutablement profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services.

Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couvercle pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dont la plus grande partie vient de l’étranger. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers.

Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés ( phénomène notamment de gentrification). En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études. Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France. La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. Ce qui explique aussi les nouvelles résistances face aux flux migratoires considérés comme des facteurs anxiogènes économiques mais aussi culturels. Cela d’autant plus que les capacités d’intégration se sont considérablement affaiblies pour ne pas dire parfois écroulées dans certaines zones   D’où le développement de formes  de populisme  voire de néopoujadisme  et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ce repli réactionnaire et individualiste remet en cause le ciment et le dynamisme qui fonde une nation ; une  nation dont l’unité est mise en cause également  par le refuge dans des groupes identitaires religieux autant que civils. Un refuge qui peut se même se réduire à la cellule familiale voire encore moins. En bref,  la dimension collective fout le camp sauf dans quelques cercles très restreints.

Ceci étant, tout cela se nourrit aussi de l’injustice,  des dysfonctionnements de l’anarchie des marchés et des flux  qui souffrent d’un manque évident de régulation et d’équité ;   Non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les facteurs explicatifs de cette crise sont nombreux et complexes, on ne saurait les résumer dans un court papier. Mais la première démarche pour mieux comprendre consisterait d’abord à admettre cette complexité. Cela pour éviter le piège du simplisme qui ne peut conduite qu’à la caricature. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir.  De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise.

Catastrophe météo en France: température et urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

Catastrophe météo en France:  température et urbanisation en cause (Emma Haziza, hydrologue)

 

Au rythme maintenant d’une voire  deux fois par mois, des alertes de météo sont lancées en France (et ailleurs). Elles  témoignent des dérèglements climatiques facteurs explicatifs dominants des tempêtes, inondations ou au contraire des périodes de sécheresse  exceptionnelle. Comme la température de la mer est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses estime Emma Haziza, hydrologue dans une interview à France Info. L’activité humaine est en grande partie responsable de cette situation compte tenu de l’impact catastrophique de l’effet de serre ( par exemple record mondial de CO2 en 2018 d’après l’ONU). A cela s’ajoutent d’autres facteurs comme la su-rurbanisation et d’une façon générale le bétonnage des sols. Une tendance qui n’est pas prête d’évoluer de manière positive avec la mode de la Métropolisation. Actuellement environ 60% de la population sont concentrées dans les villes. D’ici quelques années  dans nombre de pays  la concentration urbaine sera de 80%.  Il y a aujourd’hui une cinquantaine de villes de 10 millions d’habitants dans le monde, certaines atteignent 30 millions ,elles  pourraient se situer  entre 50 et 100 millions d’ici  50 ans. . Une véritable folie sociale, économique, sanitaire ,et environnementale. Notons qu’en 1900, 10% seulement de la population mondiale résidaient dans les villes.

 

Interview Emma Haziza  hydrologue:

 

 

 

Emma Haziza : -Deux épisodes en une semaine, est-ce lié au réchauffement climatique ?

On a toujours connu des épisodes intenses, notamment en 1958 dans le Gard où on a eu plusieurs événements qui se sont succédé, et qui ont d’ailleurs été plus importants la deuxième fois. Maintenant, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est que sur des territoires extrêmement urbanisés, on observe une vulnérabilité accrue. Ce qui est exceptionnel, c’est cette vigilance de niveau rouge, deux fois de suite, en l’espace de huit jours. Cela n’était pas arrivé depuis la création du système de vigilance de Météo France, ce qui montre bien que l’on est sur des phénomènes de plus en plus intenses, de plus en plus forts. Parce que la mécanique qui permet la puissance de ces phénomènes, c’est la température de la mer, et comme elle est particulièrement élevée, on a des phénomènes plus violents et plus intenses.

Que faut-il faire face à ces phénomènes plus violents justement ?

Je pense qu’il existe de nombreuses solutions à mettre en place sur le territoire. On s’est beaucoup focalisé sur le principe de contrer l’aléa, notamment en mettant des digues, en essayant de contrôler le cheminement de l’eau, mais on voit bien qu’avec l’urbanisation sur la côte, c’est quelque chose qui devient compliqué. Il faut se concentrer sur les enjeux, car il y a beaucoup de choses à faire. Aujourd’hui, on est capable de travailler à l’échelle du bâti, des entreprises, et donc d’essayer de transformer chaque habitation, pour leur permettre de subir jusqu’à une certaine hauteur d’eau sans qu’elle ne pénètre dans le bâtiment.

En France, on a un million de personnes qui vivent en zone inondable, on ne va pas pouvoir détruire toutes ces habitations, ni déloger ces habitants. La principale solution c’est d’aller vers de la résilience et de l’adaptation du bâti. L’heure est assez grave pour que l’on puisse se pencher sur la problématique puisque les assurances ne pourront pas tenir plusieurs années à ce rythme-là.

Record mondial de CO2 en 2018 (ONU)

D’une certaine manière, on pourrait considérer que l’enflure des discours écolos des responsables politiques est d’autant plus grande que chaque année sont dépassés les records de pollution. De ce point de vue le très médiatique accord de Paris sur le climat apparaît comme une chimère. Selon l’OMM, le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “ la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années: la température était de 2 à 3°C plus élevée qu’aujourd’hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel”, a-t-il souligné dans une nouvelle mise en garde.

Selon le  rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (Unep) publié ce mercredi. , on ne s’oriente pas  vers un limitation à  2  mais plutôt 3 degrés.

En cause la dépendance aux énergie fossiles qu’il faudrait diviser par deux pour respecter un accord de Paris tout à fait théorique et inefficace. un accord qui ne comportait aucune contrainte, aucun contrôle et aucune sanction. Bref, surtout un accord pour valoriser la posture diplomatique de la France ( notamment celle de Ségolène, de Fabius puis de Macron) mais qui ne gênait et n’engageait personne;  pas même  la France qui ne respecte pas ses quotas d’émissions polluantes;.

 

« Ce rapport montre, pour la première fois, l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’Accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz », indique Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs.

Les énergies fossiles représentent toujours 80% de l’énergie primaire mondiale, tandis que les acteurs du secteur continuent à investir massivement. Elles contribuent à 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ne baissent pas.

« Malgré plus de deux décennies de politique climatique, les niveaux de production d’énergies fossiles n’ont jamais été aussi élevés », relève Mans Nilsson, directeur du Stockholm environnement institute, l’un des auteurs du rapport.

A Paris en 2015, les pays se sont engagés à appliquer des plans de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, mais leurs promesses cumulées conduiraient la planète vers une hausse de plus de 3°C.

Aussi, l’accord prévoit qu’ils rehaussent leurs ambitions d’ici fin 2020.

Mais, selon le rapport, les prévisions de production de charbon, de gaz et de pétrole pour 2030 sont également excessives pour remplir les engagements nationaux de 2015: 17% de charbon, 10% de pétrole et 5% de gaz en trop.

Les scientifiques se sont appuyés sur les projections nationales de 10 pays clés: les sept principaux producteurs d’énergies fossiles (Chine, États-Unis, Russie, Inde, Australie, Indonésie et Canada) ainsi que sur l’Allemagne, la Norvège et le Royaume-Uni.

 

Moral des patrons : en baisse

Moral des patrons : en baisse

Selon le dernier baromètre réalisé par OpinionWay pour La Tribune, LCI et CCI France ,L’indicateur qui prend en compte les questions de confiance à l’égard de l’évolution de l’économie et d’appréciation de la situation actuelle est passée de 108 à 93 entre novembre et décembre. Cette chute concerne aussi bien les entreprises de 0 à 9 salariés que les plus grands établissements. Le sentiment de confiance chez les cadres dirigeants est en repli de 10 points entre les deux derniers mois de l’année. 44% des personnes interrogées se sentent confiants en décembre contre 54% en novembre. Le sentiment d’optimisme est également en recul (-2; 33%) sur la même période. La proportion de répondants qui expriment un sentiment d’inquiétude est en hausse, passant de 23% à 29% entre novembre et décembre.

Si la Banque de France et l’Insee n’ont pas révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour le dernier trimestre 2019, les économiste des deux institutions font état d’un possible ralentissement de l’activité au moins au cours du premier trimestre. Pour 2020, les conjoncturistes de la banque centrale anticipent un essoufflement du PIB avec une progression à 1,1% contre 1,3% pour 2019.

 (*) Méthode : Étude réalisée auprès d’un échantillon de 607 dirigeants d’entreprise. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement selon le secteur d’activité et la taille, après stratification par région d’implantation. L’échantillon a été interrogé par téléphone.

 

-

Pourquoi des députés « En marche » d’une telle nullité

Pourquoi  des députés En marche d’une telle nullité

 

L‘inconsistance, le manque d’expérience et de compétences de la quasi-totalité des députés En marche se vérifient chaque jour notamment lors leurs prestations  dans les médias. Visiblement, ces députés ne sont pas prêts à soutenir la comparaison avec leurs interlocuteurs dans les débats télévisés. Première observation, ils connaissent très mal les dossiers et se contentent  de répéter comme des perroquets les éléments de langage du type:  retraite universelle , un euro égal un euro, système à points. Plus récemment, le fameux slogan de Philippe,  » la réforme systémique est indispensable indissociable de la réforme paramétrique ». Aucun député ne se distingue vraiment de cette masse macroniste  composée pour l’essentiel d’arrivistes et de courtisans. Souvent de très jeunes gens frais émoulus d’instituts politiques qui n’apprennent  rien et surtout pas les réalités socio-économiques. On fera observer qu’il y a aussi quelques vieux crocodiles de la politique venus du parti des républicains ou des socialistes mais qui dans cette affaire particulière de la retraite évitent  de trop s’impliquer sachant qu’il y a surtout des coups à prendre compte tenu des contradictions du gouvernement. Pour preuve Macron a éprouvé bien des difficultés à trouver un remplaçant à Delevoye  et a dû se rabattre sur un député ancien DRH d’ Auchan sans véritable expérience politique et qui avait l’habitude de gérer les relations sociales à la hache. Il s’est surtout mis en évidence chez Auchan par la multiplication des plans de licenciement. Bref comme la plupart de ses collègues députés, surtout un arriviste sans réel vision politique  autre que sa propre carrière.

 

Faut-il rappeler cet incident significatif de sa personnalité quand il a voulu licencier une déléguée CFDT quand il était responsable des ressources humaines dans le magasin Auchan de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Une caissière, qui est par ailleurs à l’époque déléguée syndicale CFDT, offre à une cliente un pain au chocolat qui était trop cuit. Immédiatement mise à pied, elle est placée en garde à vue pour vol. « Cela a été d’une violence sans nom », témoigne sur franceinfo Guy Laplatine, à l’époque délégué régional pour la CFDT« Cela a fini par s’arranger et notre collègue a été réintégrée », poursuit Guy Laplatine. « C’est une erreur de jeunesse, après, il s’est calmé », assure-t-il. De son côté, Laurent Pietraszewski assume :  »Mon rôle a été d’examiner des éléments objectifs. Après avoir sollicité l’inspection du travail, j’ai pris cette décision. La collaboratrice ne l’a pas contesté aux prud’hommes », explique-t-il dans le journal L’Humanité. Le problème global des députés de la république en marche c’est qu’ils n’ont aucune légitimité politique. Ils ont profité de la vague Macron pour se faire élire là où de toute manière une chèvre aurait aussi été portée  par la vague macroniste. . En plus sans doute par mimétisme beaucoup reprennent cette posture de Macron qui combine la condescendance et le mépris. Il y a quelque chose de surréaliste à voir ces jeunes députés tenter d’expliquer des problématiques socio économiques qu’ils ne connaissent pas et donner des leçons d’intérêt général quand pour l’essentiel, ils  ne pensent  qu’à leur intérêt particulier.

 

Mais cette nullité des députés en marche n’est sans doute pas dû au hasard . Elle correspond au caractère théocratique de la gestion du pouvoir de Macron. Lui seul s’estime qualifié pour décider. C’est aussi avec condescendance qu’il considère la plupart de ses collaborateurs. À dessein, il a choisi d’écarter toutes les personnalités politiques ayant réellement une certaine épaisseur et une certaine expérience. Voir par exemple avec quelle violence en public,  il a humilié Borloo et son excellent rapport sur les banlieues. En cause, le fait que Borloo représentait  évidemment un possible concurrent en 2022. Il est clair qu’on ne peut prétendre à des responsabilités politiques nationales sans avoir un passé une politique et une expérience socio-économique réelle. En général pour  former  un responsable national de parti, d’association ou de syndicat, il faut compter au moins une dizaine d’années. Là en quelques mois ont émergé les adeptes du macronisme dont  les compétences se limitent à répéter de manière malhabile et sans talent le discours du patron. Dans aucune organisation économique, politique sociale on ne peut devenir responsable national aussi vite que l’ont été les députés de Macron. Le même reproche peut être fait  à Macron, sorti de nulle part. On ne peut devenir président de la république à 39 ans sans le moindre passé politique, social voir même économique ( on peut même s’interroger sur la nature des fonctions réelles de Macron dans la banque). De la même manière qu’on peut s’interroger sur l’origine des fonds qui ont permis à Macron de financer sa campagne. (Une instruction judiciaire est en cours mais elle risque de durer longtemps !)

 

Macron va payer le mépris des syndicats et de la CFDT en particulier

Macron va payer le mépris des syndicats et de la CFDT en particulier

 

Beaucoup s’étonnent du raidissement de Laurent Berger secrétaire général de la CFDT vis-à-vis de la réforme des retraites. Pourtant il faut intégrer le fait que la CFDT n’est pas prête à avaler une nouvelle couleuvre avec en plus le mépris total pouvoir en place. Le conflit entre la CFDT et Macron a débuté avec l’affaire des gilets jaunes. pour sortir de la chienlit sociale s’était installé en France, Laurent Berger a alors proposé la médiation des syndicats et notamment une table ronde sur les principaux enjeux sociaux en cause. Une opposition constructive dans la mesure où les gilets jaunes non seulement étaient incapables de désigner des représentants mais refuser même de donner le moindre mandat à la C. Au final mouvement s’est éternisé et Macron a dû payer le prix fort en lâchant sur énormément de revendications qui ont eu un coup budgétaire non négligeable entre parenthèses (et qui en passant ont peut-être permis d’ailleurs aussi de soutenir la crosse la croissance). Ce refus de macro correspond à sa vision de la gestion théocratique du pouvoir qui évidemment veut s’affranchir de toute médiation des cœurs intermédiaires y compris du gouvernement. Le second conflit est intervenu l’heure de l’affaire de la réforme de l’assurance chômage ou la les partenaires sociaux ont été mis en demeure d’accepter les délais et les mesures du gouvernement. Compte tenu de ce contexte inacceptable de négociation, les partenaires sociaux ont refusé la méthode et l’État à imposer des mesures drastiques de mise en œuvre pour l’assurance chômage. Une orientation qui a été particulièrement mal appréciée par la CFDT et par Laurent Berger. Cette fois l’opposition porte sur le système de retraite universelle dont d’ailleurs la CFDT est à l’origine. Son objectif est clair il s’agit de rendre le système plus juste en fonction notamment de la pénibilité réelle des emplois et non en fonction des statuts. Le problème c’est que cette réforme a été percutée par la malencontreuse initiative du premier ministre qui a mélangé les mesures systémiques et les mesures paramétriques. Sans doute très Il était toujours républicain, toujours très a droite toujours fidèle à l’ultralibéralisme qui en l’occurrence ce propose de transférer au privé une partie de la gestion du risque retraite, ce que réclame depuis longtemps le Medef et les assureurs qui en font parti. Cette fois les vraisemblables que la CFDT ne lâchera pas vis-à-vis du pouvoir. Il est clair que Laurent Berger va faire payer gouvernement et à Macron sa condescendance et son mépris des syndicats en même temps qu’il veut évidemment obtenir des satisfactions pour une réforme plus juste et plus pertinent. Et on ne pourra pas reprocher à la CFDT son radicalisme et son irresponsabilité.

Macron: le verbeux se transforme en Pythie politique

Macron: le verbeux se transforme en Pythie politique

 

Il est pour le moins curieux que Macron qui ne se prive pas de parler sur tout et tout le temps, cette fois se  montre particulièrement discret sur l’évolution du conflit relatif à la réforme des retraites. Quand il parle c’est un peu comme la pythie de Delphes, il faut un interprète pour comprendre le  récent message de l’Élysée .  Emmanuel Macron “n’abandonnera ni ne dénaturera” le projet de réforme des retraites défendu par le gouvernement mais des modifications pourront y être apportées à la lumière des discussions avec les syndicats, a-t-on dit mercredi à l’Elysée. C’est le fameux en même temps de Macron qui sans doute d’un côté doit soutenir -ou faire semblant- son premier ministre très droit dans ses bottes vis-à-vis de des mesures paramétriques notamment concernant l’âge  pivot de 64 ans (pour l’instant) mais visiblement Macron commence à prendre du champ pour pouvoir le moment venu contredire le chef du gouvernement en retirant l’essentiel de la réforme. On voit mal d’ailleurs comment maintenant on pourrait trouver un compromis tellement les positions sont figées. La seule solution politique pour Macron sera d’affirmer qu’il maintient sa volonté réformatrice et sa fameuse réforme des retraites mais en consentant des reculs et des compensations qui finalement videront la réforme de son contenu et surtout risquent de coûter beaucoup plus cher que le système actuel. Aujourd’hui une large majorité de Français s’opposent  à cette réforme des retraites mêmes s’ils approuvent le principe. Ce qui est condamné c’est à la fois le contenu est sans doute surtout la méthode théocratique de Macron et de son gouvernement. Pour vérifier ce  qui caractérise la position du président de la république, il suffit d’écouter les propos de l’inénarrable porte-parole gouvernement ,Guy qui comme son patron, noie  ses contradictions et ses insuffisances dans une diarrhée verbale inarrêtable. Dans cette affaire, Macron n’a pas fait  preuve d’une grande responsabilité. Il est en particulier inadmissible que les consultations s’étalent sur autant de temps, inadmissible aussi que le premier ministre se montre dans l’incapacité d’élaborer un compromis qui satisfasse au moins les syndicats réformistes étant entendu que les syndicats radicaux vont demeurer sur le rejet total de la réforme quelque soit l’évolution de son contenu. De toute façon, Macron devra choisir entre un compromis qui mette fin à la chienlit qui s’installe dans le pays et  la position idéologique incompréhensible de son premier ministre. L’enjeu politique aujourd’hui consiste à choisir entre ce compromis où le départ d’Édouard Philippe. Sans doute ce que signifie le message très confus de la pythie de l’Élysée qui consiste à affirmer en même temps le soutien à la réforme mais des modifications probables qui vont en fête contredire la posture du premier ministre.

Bouteilles en plastique: consigne renvoyée à 2023

Bouteilles en plastique: consigne renvoyée à 2023

 

 

Il est clair que le puissant lobby des eaux a imposé sa position au gouvernement non seulement quant à la perspective de suppression du plastique mais même sur le principe d’une taxe favorisant le recyclage. Non seulement la suppression des emballages plastiques a été renvoyée aux calendes grecques et même la mesure transitoire consistant à mettre en place une consigne sur les bouteilles est renvoyée en 2023.

Encore une promesse de coiffeur avec cette décision de l’Assemblée nationale d’envisager la fin plastique à usage unique pour les emballages d’ ici 2040. Les objectifs seront réévalués tous les cinq ans et on pourra mettre en place une taxe sur les emballages plastiques mais pas avant 2023. Le problème c’est que les taxes d’abord sont tardives, insuffisantes et risques risquent de perdurer alors que la décision d’interdire purement et simplement les plastiques d’emballage n’aura pas été prise d’ici 20 ans. D’ici là il faudra de plus en plus de plastique ( en particulier pour le lucratif commerce de l’eau).

Avec ce dispositif – s’il est définitivement adopté par le Parlement –, des objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastiques à usage unique seraient fixés tous les cinq ans, jusqu’à mettre fin à leur mise sur le marché en 2040. La secrétaire d’État Brune Poirson y voit un « signal puissant » envoyé à l’industrie et un message adressé aux « partenaires européens » de la France. « L’avenir à long terme du plastique ne peut pas être celui de l’usage unique », a-t-elle insisté.

À droite, Annie Genevard (LR) y a surtout entendu de « l’incantation » et a demandé au gouvernement pourquoi soutenir, dans ces conditions, un dispositif de consigne pour recyclage des bouteilles en plastique s’il souhaite supprimer ce type d’emballages dans 20 ans. Le député Libertés et Territoires François-Michel Lambert, tout en votant l’amendement, a lui aussi demandé de la « cohérence » au gouvernement sur la lutte contre le plastique à court terme. En septembre, le Sénat s’était prononcé en faveur de l’interdiction du plastique à usage unique en 2040, avant de revenir sur son vote lors d’une seconde délibération.

 

72 000 euros reçus d’Auchan en 2019 par L. Pietraszewski !

Le nouveau secrétaire d’Etat en charge des Retraites est député depuis début 2017;  pourtant d’après France Info et l’AFP,  il a reçu la somme de 71 872 euros perçus en août-septembre 2019. Soit plus de deux ans après son départ. Cette somme correspondrait à une indemnité de licenciement, sans doute un arrangement entre Auchan et le député. Reste qu’on peut s’interroger sur le faite que cette régularisation salariale intervienne plus de deux ans après les faits.

 

Le groupe Auchan explique que le député était  »en congé sabbatique depuis le 8 juillet 2017″ et que cette rémunération  »correspond à son indemnité de licenciement économique » intervenu en 2019. L’information est confirmée par le cabinet du nouveau secrétaire d’Etat : « Entre 2017 et 2019, il y a eu des réorganisations au sein de l’entreprise Auchan, qui a souhaité transférer son contrat dans une autre entité du groupe, ce que Laurent Pietraszewski a refusé. » Le montant de 71 872 euros a été calculé en fonction « de son ancienneté et de sa rémunération », ajoute son cabinet.

L’indemnité correspond à environ quatorze mois de salaire. Dans sa déclaration de 2017, lors de son entrée au Palais-Bourbon, l’ancien responsable des ressources humaines du groupe de grande distribution a déclaré des revenus annuels oscillant autour de 60 000 euros net entre 2012 et 2016. Il avait ensuite rempli une déclaration rectificative en octobre, précisant l’indemnité consécutive à son licenciement.

Sondage réforme retraites: de plus en plus rejetée

Sondage réforme retraites:  de plus en plus rejetée

Selon un sondage Elabe, 67 % condamnent le concept de d’âge  pivot (à 64 ans pour l’instant);  les Français sont désormais 57% à déclarer leur opposition au projet de réforme des retraites de l’exécutif. C’est un bond de huit points par rapport à la précédente mesure, en date du 11 décembre dernier.

Au lendemain de la troisième grande manifestation nationale, les partisans de la réforme engagée par le pouvoir ne sont plus que 43%, après une glissade de sept points. Les personnes âgées de 65 ans et plus, les plus ardents défenseurs du projet gouvernemental, soutiennent toujours la démarche engagée à 53%, mais ce taux représente un effondrement de 14 points. Toutes les autres catégories d’âge disent leur opposition. 67% des ouvriers et des employés sont aussi contre la réforme envisagée, après une augmentation de onze points.

En toute logique, les Français sont une majorité à approuver la mobilisation en cours: 54% (un chiffre stable). Ils sont 31% à la soutenir et 23% éprouvent de la sympathie. En revanche, 37% la désapprouvent. Parmi les franges socioprofessionnelles les plus enclines à appuyer le mouvement, on distingue les professions intermédiaires, avec un bloc de 61%, et les employés, avec un taux de 60%. L’approbation envers la mobilisation syndicale et ses défilés gagne la majorité des actifs du secteur public (-2%) mais aussi du privé (54%).

Toutefois, 63% des Français souhaitent que le mouvement fasse une pause pendant les vacances de Noël et du Nouvel An. 36% aimeraient cependant la voir se poursuivre durant cette période. Toutes les classes d’âge et les classes sociales sont à des degrés divers en faveur de cet arrêt momentané. Le même consensus s’observe au sein des électorats, à une exception près: les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont 62% à désirer un prolongement de la mobilisation durant les fêtes.

Par conséquent, le gouvernement voit sa base rétrécir. Nos compatriotes sont de plus en plus nombreux à le tenir pour responsable de la crise. 46% se décident ainsi en ce sens, en hausse de cinq points. A l’inverse, 26%, en baisse de deux points, estiment que c’est la responsabilité des syndicats. 28% les renvoient dos à dos.

Un projet de réforme qui trouve de moins en moins grâce aux yeux de nos concitoyens, une grève soutenue majoritairement par l’opinion, un exécutif pointé comme à l’origine de la faute originelle: une majorité relative de Français demandent donc à ce dernier de revoir sa copie… sans pour autant renoncer à refondre le système de retraites. 49% des Français plaident ainsi pour une « révision en profondeur » de la feuille de route, 26% veulent le maintien du projet en l’état et 24% appellent à son retrait pur et simple.

L’institut de sondage a isolé les trois mesures-phares au sein des annonces d’Edouard Philippe. Les axes de l’exécutif sont majoritairement validés, de quoi peut-être rassurer ce dernier… sauf que là encore la tendance ne lui est pas favorable. 67% des Français acquiescent à la perspective de supprimer les 42 régimes existants dont les spéciaux, mais ce score chute de trois points. 52% appuient la mise en place d’un système de retraite universel par points contre 48% de réfractaires. Mais les premiers perdent six points, tandis que les seconds en engrangent sept en une semaine. L’âge pivot ne fait, enfin, décidément pas recette: 67% des sondés le rejettent, en progression de treize points.

Enquête réalisée selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 1009 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Interrogation par Internet le 17, après les manifestations, au 18 décembre 2019.

 

En Allemagne, une taxe carbone symbolique et inutile

En Allemagne, une taxe  carbone symbolique et inutile

Pour faire plaisir aux écolos bobos, l’Allemagne va augmenter la pris du carbone. mais une augmentation  complètement symbolique et eu demeurant inefficace tant qu’on ne propose  pas d’offre alternative surtout pour le transport et le chauffage. En fait , c’est de la fiscalité qui s’ajoute à la fiscalité. Il est clair que la véritable transition énergétique passe par une évolution des normes , l’émergence de technologies nouvelles et une régulation qui ne repose pas exclusivement sur les aspects monétaires. Initialement prévu à 10 euros par tonne, ce prix de l’émission de CO2 sera finalement fixé à 25 euros par tonne à partir du 1er janvier 2021, selon l’accord négocié dans la nuit de dimanche à lundi par le gouvernement et les Länder allemands, et annoncé lundi par le ministère de l’Environnement.

Ce système destiné à compléter le marché européen du carbone, point clé du projet de loi climat présenté par la chancelière en septembre, devrait entraîner une hausse de 7 à 8 centimes par litre du prix du carburant.

Le prix de ces émissions de CO2 passera ensuite à 30 euros en 2022, puis 55 euros en 2025, date à laquelle ces permis d’émission nationaux devraient s’intégrer à un système européen élargi, à un prix compris entre 55 et 65 euros.

La mesure comble un vide car le périmètre actuel du marché européen du carbone ne couvre qu’une moitié des émissions de CO2 environ: les seuls secteurs pris en compte sont l’industrie lourde ou l’énergie, laissant de côté le bâtiment ou les transports. Les recettes de ces hausses de prix doivent financer une baisse de la taxe EEG de soutien aux énergies renouvelables payée par les contribuables allemands.

L’accord a toutefois été critiqué par l’industrie allemande, qui y voit une menace pour la compétitivité du pays. « L’augmentation du prix du CO2 menace de détériorer drastiquement la compétitivité », a fustigé dans un communiqué Holger Lösch, directeur adjoint de la fédération de l’industrie (BDI), demandant « une compensation » pour les « nombreuses » entreprises qui « seraient désavantagés par rapport à la concurrence internationale ».

1...34567...139



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol