Archive pour le Tag 'en'

Page 3 sur 175

Après le report du « Black Friday » , le report de Noël en juillet ?

Après le report du « Black Friday » , le report de Noël en juillet ?

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

Commerce- Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

Commerce- Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

Climat : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

Climat : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

La France se gargarise évidemment de l’accord de Paris sur le climat, le problème c’est qu’elle ne le respecte pas davantage que les autres. Si la France est effectivement en pointe en matière de déclaration concernant la protection de l’environnement en général et le réchauffement climatique en particulier par contre le décalage entre ses proclamations et son action concrète n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, la France a encore été condamnée par les autorités européennes. Pire, le Conseil d’État met en demeure la France de prendre des mesures dans les trois mois pour réduire les émissions polluantes concernant en particulier les gaz à effet de serre.

C’était au départ un recours déposé en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême ( élu depuis député européen). Cette ville du nord étant à terme potentiellement exposée à des risques de submersion, l’élu avait attaqué l’État pour «inaction climatique». Le gouvernement avait en effet fait la sourde oreille aux appels de l’édile pour de nouvelles mesures en vertu des accords de Paris. Un collectif regroupant quatre associations, «L’affaire du Siècle» et les villes de Paris et Grenoble se sont jointes au recours.

«Le Conseil d’État juge que la requête de la commune de Grande-Synthe est recevable, cette commune littorale de la mer du Nord étant particulièrement exposée aux effets du changement climatique», note d’abord la haute juridiction. Avant de rappeler que si la France s’était engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici à 2030, « elle a, au cours des dernières années, régulièrement dépassé les plafonds d’émissions qu’elle s’était fixés et que le décret du 21 avril 2020 a reporté l’essentiel des efforts de réduction après 2020». Le Conseil d’État donne donc trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée”.

Au-delà de ces délais, la décision implique que la Cour pourrait imposer au gouvernement de nouvelles mesures en faveur du climat, si celui-ci ne parvient pas à justifier sa trajectoire au regard des objectifs fixés par les accords de Paris. « Le Conseil d’État sera en mesure de «forcer la main» de l’exécutif pour le sommer d’agir», explique Christel Cournil, professeure de droit public à Sciences Po Toulouse et auteure de Les procès climatiques : entre le national et l’international. Une première en France. 

«Libéralisme en question « (Marcel Gauchet)

 «Le libéralisme  en question « (Marcel Gauchet)

 «Le chiffre le plus étonnant du sondage est celui qui montre leur désamour à l’égard de l’Etat-providence. Ils ne sont que 36 % à l’apprécier – chiffre confirmé par l’image mitigée de l’Etat en général (58 % d’opinions favorables, contre 40 %)» (sondage Ifop pour l’Opinion et la Fondation Concorde)

Chronique dans l’opinion

 

 

Valeurs, rôle de l’Etat, poids du secteur public, politiques sociales, libertés, fiscalité… L’Opinion publie la cinquième édition de son sondage exclusif sur les Français et le libéralisme. Des personnalités le commentent.

L’image de l’opinion française que renvoie le sondage « Les Français et le libéralisme » est celle d’un statu quo anxieux. Les Français sont perplexes au milieu de leurs partages, et le moins que l’on puisse dire est que les responsables politiques de droite ou de gauche qui voudraient tirer de ces chiffres des indications claires sur les attentes de leurs électeurs seront déçus. La difficulté de définir une offre politique à partir de ces données n’a sans doute jamais été aussi grande.

De ce point de vue, l’élection d’Emmanuel Macron, au-delà des péripéties qui l’ont permise, n’apparaît pas rétrospectivement comme le simple fruit d’une conjoncture chanceuse. Le macronisme, dans le flou doctrinal de son « en même temps », est bel et bien en phase avec les incertitudes françaises. Cela ne lui vaut pas un niveau élevé d’adhésion ni une grande popularité. Mais cela suffit à lui assurer une plus grande acceptabilité que ses concurrents de droite et de gauche, dont la tâche paraît impossible, en dépit de la légitimité de principe que conservent leurs positions.

Les Français aiment le libéralisme (en pratique beaucoup plus qu’en théorie), ils n’aiment pas le capitalisme. Ils plébiscitent l’initiative, la responsabilité, le mérite, et même l’entreprise. Ils n’aiment guère en revanche la concurrence, les privatisations ou la mondialisation. Et sont 72 % à rejeter le capitalisme. On peut voir dans ces chiffres contrastés l’inconséquence habituelle consistant à vouloir les causes en refusant les conséquences. C’est sûrement une partie du tableau.

Les Français n’aiment pas la manière dont on leur a vendu les réformes, l’économie de marché, la mondialisation, le capitalisme

Capitalisme. Mais il y a autre chose. Ce que les Français repoussent le plus, ce sont les GAFA, c’est-à-dire un certain visage de la mondialisation capitaliste. Mais lequel ? Dira-t-on conforme à l’esprit du libéralisme la création de monopoles géants, appuyés sur l’hégémonie politique des Etats-Unis et se soustrayant aux règles en particulier fiscales des pays où ils s’installent comme en territoires conquis ?

Cela me conduit à une observation plus générale, qui me semble bien se dégager du sondage. Les Français n’aiment pas la manière dont on leur a vendu les réformes, l’économie de marché, la mondialisation, le capitalisme. Les retombées se sont révélées très différentes des promesses de papier. C’est le prix que paient aujourd’hui les représentants politiques de la droite et de la gauche, du libéralisme et du socialisme, mais aussi et surtout de l’héritage du mitterrando-chiraquisme.

Les Français sont attachés à leur tradition. Ils tiennent à leurs services publics, ils gardent une bonne image, même, des nationalisations. Ils valorisent au plus haut point la protection et la solidarité. Mais ils ne sont pas aveugles à leurs limites et à leurs défaillances. A cet égard, le chiffre le plus étonnant du sondage est celui qui montre leur désamour à l’égard de l’Etat-providence. Ils ne sont que 36 % à l’apprécier – chiffre confirmé par l’image mitigée de l’Etat en général (58 % d’opinions favorables, contre 40 %).

Si l’analyse est juste, elle donne une idée assez nette de la tâche à accomplir de la part des responsables politiques de tous bords ; sortir des mensonges démagogiques de l’ère mitterrando-chiraquienne pour définir un libéralisme socialement acceptable et un capitalisme conforme à l’esprit du libéralisme.

 

Marcel Gauchet est philosophe et historien.

 

Réchauffement climatique : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

Réchauffement climatique : le conseil d’État met la France en demeure de prendre des mesures

La France se gargarise évidemment de l’accord de Paris sur le climat, le problème c’est qu’elle ne le respecte pas davantage que les autres. Si la France est effectivement en pointe en matière de déclaration concernant la protection de l’environnement en général et le réchauffement climatique en particulier par contre le décalage entre ses proclamations et son action concrète n’a jamais été aussi grand. Pour preuve, la France a encore été condamnée par les autorités européennes. Pire, le Conseil d’État met en demeure la France de prendre des mesures dans les trois mois pour réduire les émissions polluantes concernant en particulier les gaz à effet de serre.

C’était au départ un recours déposé en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême ( élu depuis député européen). Cette ville du nord étant à terme potentiellement exposée à des risques de submersion, l’élu avait attaqué l’État pour «inaction climatique». Le gouvernement avait en effet fait la sourde oreille aux appels de l’édile pour de nouvelles mesures en vertu des accords de Paris. Un collectif regroupant quatre associations, «L’affaire du Siècle» et les villes de Paris et Grenoble se sont jointes au recours.

«Le Conseil d’État juge que la requête de la commune de Grande-Synthe est recevable, cette commune littorale de la mer du Nord étant particulièrement exposée aux effets du changement climatique», note d’abord la haute juridiction. Avant de rappeler que si la France s’était engagée à réduire ses émissions de 40% d’ici à 2030, « elle a, au cours des dernières années, régulièrement dépassé les plafonds d’émissions qu’elle s’était fixés et que le décret du 21 avril 2020 a reporté l’essentiel des efforts de réduction après 2020». Le Conseil d’État donne donc trois mois au gouvernement pour « justifier que la trajectoire de réduction à horizon 2030 pourra être respectée”.

Au-delà de ces délais, la décision implique que la Cour pourrait imposer au gouvernement de nouvelles mesures en faveur du climat, si celui-ci ne parvient pas à justifier sa trajectoire au regard des objectifs fixés par les accords de Paris. « Le Conseil d’État sera en mesure de «forcer la main» de l’exécutif pour le sommer d’agir», explique Christel Cournil, professeure de droit public à Sciences Po Toulouse et auteure de Les procès climatiques : entre le national et l’international. Une première en France. 

Coronavirus États-Unis : Plus de 2.000 morts et 200.000 cas en 24 heures aux Etats-Unis

Coronavirus États-Unis : Plus de 2.000 morts et 200.000 cas en 24 heures aux Etats-Unis

 Plus de 2.000 morts et 200.000 cas en 24 heures aux Etats-Unis. Les Etats-Unis ont enregistré sur 24 heures entre mercredi et jeudi 2.239 décès liés au Covid-19, selon le comptage de référence de l’université Johns Hopkins.

L’épidémie est actuellement en pleine phase «exponentielle» à travers le pays, ont alerté jeudi les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), demandant aux Américains de ne pas voyager pour les fêtes de Thanksgiving à la fin de la semaine prochaine.

Elections américaines : Biden encore vainqueur après recomptage en Géorgie

Elections américaines : Biden encore vainqueur après recomptage en Géorgie

 

Cette fois il n’y a plus de doute même si Trump peut affirmer le contraire, Biden a bien remporté les élections en Géorgie . De toute manière, même sans la Géorgie Biden est largement vainqueur et les réactions tout autant clownesques que lamentables de Trump  n’y changeront rien.

 

 Le dépouillement initial n’avait donné au démocrate que quelque 14.000 voix d’avance sur son rival Donald Trump, un écart tellement serré qu’un recomptage à la main a eu lieu. L’écart s’est légèrement rétréci, avec désormais un peu plus de 12.200 voix d’avance pour Joe Biden.

La différence entre les deux candidats étant toujours très mince, le président Donald Trump, qui conteste sa défaite, peut toutefois demander un nouveau recomptage, a précisé un communiqué du bureau du secrétaire d’État de Géorgie, en charge de l’organisation des élections.

 

Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

Un soutien financier du sport ……..en Grande-Bretagne

Un soutien financier du sport ……..en Grande-Bretagne

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi l’allocation de 300 millions de livres (335,6 millions d’euros) destinés à soutenir les sports impactés par l’absence de spectateurs en pleine pandémie de coronavirus.

“Un soutien sera apporté au rugby à XV, aux courses de chevaux, au football féminin et aux échelons inférieurs de la Ligue nationale de football”, a indiqué le Département du Numérique, de la Culture, des Médias et des Sports (DCMS).

“La ligue de rugby, le sport automobile, le tennis, le netball, le basket-ball, le hockey sur glace, le badminton et les courses de lévriers devraient également en bénéficier.”

L’injection de liquidités, en grande partie constituée de prêts, exclut néanmoins la Premier League et le cricket.

En septembre dernier, plus de cent organismes sportifs avaient écrit à Boris Johnson pour demander un financement d’urgence par crainte d’une “génération d’activité perdue”.

Nigel Huddleston, ministre britannique des Sports, a déclaré qu’il était juste d’intervenir maintenant pour protéger des sports entiers et leurs communautés.

“Ce gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider nos précieux sports et clubs à passer (la crise du) coronavirus”, a ajouté le ministre du DCMS Oliver Dowden.

On attend évidemment avec impatience le plan de soutien français car nombre de clubs professionnels et même de clubs amateurs risquent  d’être condamnés à la faillite.

« Immigration : une intégration de plus en plus difficile » (Didier Leschi)

« Immigration : une intégration de plus en plus difficile » (Didier Leschi)

Le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Didier Leschi,  publie Ce Grand dérangement. L’immigration en face (Tracts n° 22, Gallimard). Dérangeant pour l’ensemble de l’échiquier politique, l’ouvrage de 56 pages compile une mine de données, alliant souci du détail et perspective historique, à rebours des discours simplistes. Ancien responsable du bureau des Cultes du ministère de l’Intérieur, ex-préfet à l’égalité des chances en Seine-Saint-Denis, Didier Leschi analyse également les écarts sociétaux qui rendent l’intégration plus difficile que jamais. (Interview dans l’opinion)

Vous êtes, en tant que patron de l’OFII, soumis au devoir de réserve. Pourquoi avoir décidé de mettre cartes sur table ?

Pour permettre à chacun de se faire une opinion éclairée. Je ne fais que livrer des faits qui résultent de ma pratique professionnelle et peuvent aider au débat public. Les débats sur l’immigration sont épidermiques. Or, l’objectif de paix civile doit amener à penser ces sujets à partir d’éléments objectifs. Il faut sortir des joutes de principe «pour» ou «contre», sans rapport avec la réalité. Deux perceptions dominent: la peur d’une submersion migratoire et, à l’inverse, le sentiment d’un déni d’hospitalité. Ces idées sont fausses mais les questions soulevées n’en sont pas moins légitimes. Où en sont nos capacités d’intégration? Le Pape a-t-il raison de dire que s’affaisse le sentiment d’appartenance à une commune humanitéLes faits montrent en tout cas que la France agit en conformité avec l’éthique républicaine.

Les chiffres révèlent-ils un « trop plein » d’immigration ​?

Il n’y a pas de submersion. Mais il y a une réalitéla société française a absorbé une part inédite d’immigration en quarante ans. Depuis le Second Empire, il n’y a jamais eu dans notre pays autant d’immigrés [nés à l’étranger, qu’ils aient ensuite acquis ou non la nationalité française]. Ils représentent environ 10 % de la population, soit 6,7 millions d’habitants. En 1975, seulement 20 % des immigrés venaient du Maghreb et du reste de l’Afrique ; un sur deux venait d’Europe. A présent, plus d’un sur deux vient d’Afrique. Près d’un résident sur dix a une origine africaine. Un quart des Français ont un lien avec l’immigration. Alors que 3 % des jeunes étaient d’origine extra-européenne dans les années 1970, ils sont 17 %. Le problème n’est pas tant posé par le nombre d’arrivants que par la crise de l’intégration.

Pourquoi la machine à intégrer est-elle grippée ​?

Parce que la désaffiliation sociale se cumule avec la fracture territoriale. Autrefois, des forces aidaient à ne pas vivre séparés ​: l’école publique, le service national, le travail, les partis, les syndicats, le christianisme social, les colonies de vacances, les mouvements d’éducation populaire… Le travailleur immigré pouvait être entraîné dans une citoyenneté sociale. Aujourd’hui, il n’y a plus de Mouvement des travailleurs arabes ou de Tudeh. La crise sociale, l’absence d’emploi et une immigration découplée du développement économique ont fabriqué des ghettos. Nous ne savons pas organiser la dispersion géographique des immigrés, comme le font le Canada ou la Suède. Il n’est pas non plus dans notre pratique d’imposer un plafond d’élèves issus des diasporas, comme aux Etats-Unis, pour favoriser la mixité et l’apprentissage du français. Plus de la moitié des immigrés africains et maghrébins habitent des quartiers où le logement social dépasse les 25 %. Un million de jeunes issus de l’immigration ne sont ni scolarisés, ni en formation, ni en emploi.

Vous insistez sur le rôle de la langue. Le français se perd-il ​?

Notre pays a pris conscience avec retard de l’importance de la langue dans l’intégration. Le rattrapage est en cours. Mais beaucoup de réfugiés et de migrants sont non lecteurs ou non scripteurs dans leur langue. Il est plus difficile d’apprendre la langue du pays d’accueil quand on n’arrive pas à lire la sienne… Et, avec la 4G, ils continuent de baigner dans leur halo linguistique. Or, c’est grâce à l’immersion que les Polonais ont appris le français dans le Nord, ou les Italiens dans le Sud. L’OFII diffuse de l’information sur le retour volontaire à travers les radios et chaînes TV des pays d’origine, parce qu’elles sont davantage regardées en France, dans les foyers turcs ou pakistanais, que nos programmes nationaux…

Le « choc des cultures », selon votre formule, est-il inévitable ​?

La nouvelle donnée, c’est que les écarts de mœurs, de langue, de religion avec les sociétés de départ sont devenus vertigineux. La France moderne a connu trois vagues d’immigration ​: la première d’Europe, chrétienne ​; la seconde du Maghreb, francophone et historiquement proche, à laquelle s’ajoute désormais l’immigration subsaharienne. La troisième, en cours, vient du Caucase et du sous-continent indien – Afghans, Pakistanais, Bangladais, Tchétchènes. L’homophobie y est revendiquée, inscrite dans le droit de certains pays. Le droit à la différence est nié, quand notre société se caractérise par un projet de liberté, d’autonomie individuelle et d’exercice de la critique. Au Pakistan, on peut mourir pour avoir bu l’eau d’un puits réservé aux musulmans. Les sociétés du Maghreb se ferment et nous savons moins ce qu’elles sont aujourd’hui qu’en 1960. En Algérie, on peut être condamné à de la prison pour avoir possédé chez soi un Coran avec une page déchirée. Au Maroc, pour avoir eu des relations extraconjugales.

L’intégration passée ne s’est pas faite sans douleur ni violences…

Quand j’étais au lycée, la guerre d’Espagne était une passion française, on était irrigués par l’histoire des 500 000 réfugiés républicains. On pleurait le coup d’Etat des militaires chiliens contre la démocratie. On vibrait aux soubresauts de la révolution des œillets au Portugal. On s’interrogeait pour savoir pourquoi l’autogestion n’avait pas marché en Algérie. Ce qui se passe au Soudan ou au Pakistan intéresse peu les Européens, encore moins les jeunes. L’éloignement culturel, historique, la dépolitisation font obstacle à une compréhension réciproque.

L’islam est-il un obstacle ​?

L’identité profonde, la seule qui reste chez beaucoup d’immigrés après l’échec des nationalismes arabes, des courants laïques, de l’utopie communiste ou des tentatives démocratiques, c’est l’identité religieuse crispée dans une orthodoxie littéraliste. Celle-ci est instrumentalisée par des Etats pour contrôler les diasporas. Le président turc Erdogan qualifie l’intégration de « ​crime contre l’humanité ​», envoie en Europe des cadres religieux munis de passeports diplomatiques et appelle les femmes à rester à la maison pour enfanter. Cette pression politico-religieuse extérieure alimente des involutions intérieures. Dans certains quartiers, les mosquées sont devenues les lieux où l’on retrouve une dignité, un horizon. Des prédicateurs et des « ​imams Internet ​» en tirent parti pour s’opposer aux « ​valeurs occidentales ​».

« L’identité profonde, la seule qui reste chez beaucoup d’immigrés, c’est l’identité religieuse crispée dans une orthodoxie littéraliste. Celle-ci est instrumentalisée par des Etats pour contrôler les diasporas »

Marine Le Pen a-t-elle raison de dénoncer ensemble immigration et islamisme ​?

On ne peut nier qu’une partie de l’immigration se vit comme hostile à notre mode de vie. Mais une minorité de l’immigration n’est pas l’immigration. L’erreur des extrêmes est de globaliser en permanence. Les situations n’ont rien à voir selon les pays d’origine, les catégories, les communautés… Il y a des arrivées qui relèvent d’un droit acquis, comme le regroupement familial. Doit-on empêcher un Français de vivre avec qui il veut ​? Il y a une immigration qui comble nos pénuries. En 2019, la France a donné droit au séjour à 38 000 travailleurs pour exercer dans les métiers qui ne trouvent pas preneurs parmi les résidents. En Corse, pour sauver la saison des clémentines, il a fallu organiser un pont aérien avec près d’un millier de saisonniers marocains. Sur 215 000 médecins exerçant en France, plus de 30 000 le font avec un diplôme étranger. Jusqu’au tiers des médecins formés au Cameroun, au Congo, au Sénégal ou au Maghreb s’expatrient chez nous. Cela a affaibli les systèmes de santé de ces pays, alors que le numerus clausus empêchait des jeunes nés ici d’accéder aux études de médecine.

La critique inverse est que la France s’est repliée. Qu’en est-il ​?

Notre pays reste une société accueillante et résiliente. La France est la championne du monde des mariages mixtes. Le mélange est, avec le droit du sol, ancré dans notre histoire. Nous régularisons tous les ans entre 30 000 et 35 000 sans-papiers qui ont trouvé les moyens de s’insérer dans la société. Plus d’un tiers des immigrés, soit 2,5 millions, ont obtenu la nationalité. En Italie, il faut être né et avoir vécu jusqu’à sa majorité dans le pays pour être naturalisé. En Espagne ou aux Pays-Bas, celui qui souhaite acquérir la nationalité doit renoncer à la sienne. Pas en France. Pour des titres de long séjour ou certains visas, l’Allemagne, l’Angleterre ou l’Autriche font passer un test linguistique. Pas la France. L’idée qu’il faut permettre à tous ceux qui veulent s’installer ici et maintenant de le faire est une utopie qui ne peut provoquer que du chaos. Une hospitalité pour tous devient une hospitalité pour personne.

Plus de 300 000 personnes vivent en France illégalement, moins de 30 000 sont renvoyés chaque année. Après vingt lois sur l’immigration en trente ans, en faut-il une nouvelle ​?

Ce qui est certain, c’est que le droit français n’est pas en Europe le plus restrictif. La France ouvre l’hébergement d’urgence à ceux qui en ont besoin, même les déboutés, ce qui n’est pas le cas partout. Elle prend en charge les soins des clandestins au-delà de l’urgence engageant le pronostic vital, contrairement à l’Italie, au Royaume-Uni, à la Suède ou à l’Allemagne. Plus de 30 000 étrangers malades venant du Maghreb, d’Afrique, ou même des Etats-Unis séjournent en France pour des soins auxquels ils n’ont pas accès dans leur pays. C’est une particularité sans équivalent, à part en Belgique. Pour les éloignements, la rétention administrative peut durer 90 jours en France, contre 6 mois en Allemagne et un an en Angleterre. Mais la principale difficulté reste la réticence des pays d’origine à accepter leurs ressortissants.

 

Décaler le Black Friday (Lemaire)…… et reporter Noël en juillet !!!

Décaler le Black Friday (Lemaire)…… et reporter  Noël en juillet !!!

 

 

La mode est au décalage calendaire un peu partout. On peut le comprendre dans le sport et dans quelques autres activités. Exemple, on a également décalé la date des élections départementales et régionales auxquelles d’ailleurs peu de monde attachent de l’importance tellement l’abstention sera importante. Par contre, imaginer -comme le fait le ministre de l’économie- de reporter  le Black Friday normalement prévu le 27 novembre à une date ultérieure paraît pour le moins surprenant.

Dans la même logique, comme le gouvernement ne cesse d’hésiter sur les conditions d’organisation des fêtes de fin d’année, on pourrait lui suggérer de reporter Noël et le jour de l’an en juillet. Bien sûr, les traditionalistes ne manqueront pas de protester avec véhémence en soulignant notamment l’absence d’un élément essentiel : la neige. Justement un argument complètement obsolète puisqu’il y a longtemps qu’il n’y a plus de neige dans la plupart des régions à Noël du fait du réchauffement climatique.

La proposition du ministre de l’économie présente un air de ressemblance avec son report des difficultés du budget 2021. Avec les nouvelles mesures de soutien décidées récemment, le projet de budget 2021 voté par le Parlement est complètement obsolète. Bruno Lemaire en a convenu tout en considérant qu’on traitera plus tard les conséquences. Bref un report de plus.

Bien sûr la période de juillet est plus favorable aux activités balnéaires. Il sera impossible de skier en plein été sur les pentes de nos montagnes. Pourquoi dès lors  ne pas créer un immense chantier de production de neige artificielle, ce qui permettrait de relancer la croissance. Cette production de neige artificielle pourrait occuper au moins 5 millions de chômeurs voire davantage car avec le soleil la neige va fondre et il faudra régulièrement la renouveler.

Bref une sorte de croissance vertueuse qui au lieu de faire des trous financiers pour reboucher d’autres trous consiste au contraire à développer le nouveau concept de montagne augmentée. De montagne intelligente même, puisque tout doit être intelligent –sauf certains individus notamment dans le milieu politique–.

Certains grincheux vont encore objecter que l’activité de ski est réservée à certains ménages assez favorisés. Pourquoi alors ne pas recouvrir les plages populaires de neige également pour lier les plaisirs de la glisse à ceux du bain. Bref ce concept de report calendaire ouvre d’énormes horizons pour des activités nouvelles notamment pour résoudre le chômage.

La Cour des Comptes par contre pourrait s’inquiéter de la dérive financière de ce soutien à la nouvelle économie de neige artificielle. Les experts patentés du monde financier pourront sans doute comme ils le font en ce moment proposer de résoudre la question avec de la monnaie artificielle , artificielle comme la neige. Et d’expliquer qu’il n’y a rien à craindre puisqu’on a aussi décalé dans le temps aussi l’inflation et les taux d’intérêt. Enfin on l’espère !

Croissance France : une baisse de 9 à 10 % en 2020 (INSEE)

Croissance France : une baisse de 9 à 10 % en 2020 (INSEE)

 

À défaut de lire dans le marc de café , la docile INSEE reprend à son compte les projections du gouvernement. Gouvernement qui s’aligne sur celle des institutions internationales. Bref, les nouvelles prévisions de l’INSEE n’apportent pas grand-chose. À noter en plus le flou sur le recul de la croissance pour le dernier trimestre que l’INSEE évalue dans une très très large marge de 2,5 à 6 %. Sans doute des projections faites au doigt mouillé .

Pour 2020 l’INSEE confirme donc ce que tout le monde sait à savoir que la réduction de la croissance sera d’au moins 10 % en 2020

L’Insee estime que l’activité de la deuxième économie de la zone euro est actuellement inférieure de 13% à son niveau d’avant-crise.

L’INSEE se réconforte en considérant que c’est moins pire que ce pourrait être ! A titre de comparaison, ce recul est moins important que la baisse de 30% affichée en avril pendant le premier confinement national visant à freiner la propagation du virus, particulièrement dans l’industrie et le bâtiment, qui s’en sortent beaucoup mieux que lors du premier confinement, souligne l’Insee.

Les dépenses de consommation des ménages se situent à 15% en deçà du niveau d’avant-crise, soit moitié moins que la baisse enregistrée au moment du premier confinement, selon les données analysées par l’institut.

« Pour mieux soigner en Europe changer de contrat social».

« Pour mieux soigner en Europe changer  de contrat social».

 

La tribune dans l’Opinion de dirigeants de biotechs notamment  André Choulika, John Crowley, Daniel de Boer, Paul Hastings, Rachel King, Jeremy Levin, Ted Love, John Maraganore, Hans Schikan, Onno Van De Stolpe

 

Tribune

Alors que la France fait face depuis le début de l’année à la Covid-19, elle concentre à juste titre son attention sur les implications à long terme de cette crise. Une ligne directrice s’est imposée : il faut renforcer l’autonomie stratégique et la souveraineté technologique dans les secteurs industriels clefs, tels que l’industrie biopharmaceutique. Le plan de relance, le PLF 2021, mais aussi le PLFSS 2021, en cours d’examen au Parlement, en témoignent.

L’épidémie a mis à nu les faiblesses structurelles de notre société. A la suite de Mary Robinson, ancienne Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, de nombreuses voix ont ainsi appelé à un nouveau contrat social. La santé ne doit pas se soustraire à cet appel. A l’ère de la Covid-19, alors que des sociétés de biotechnologie d’un type nouveau émergent, il est sans doute temps de repenser les rapports entre les différents acteurs de la santé.

Dirigeants de sociétés de biotechnologie en France, en Europe et aux Etats-Unis, nous voulons être une force de proposition et nous faire acteurs de cette réflexion, avec les pouvoirs publics, les patients et les professionnels de santé.

Jusqu’alors, le contrat social entre les entreprises de biotechnologie et la société reposait sur un système qui garantissait un investissement continu dans le progrès scientifique et, in fine, le développement de thérapies abordables et efficaces pour les générations futures. Le cadre juridique actuel illustre parfaitement ce contrat social : incitations et protection de l’innovation pendant un certain temps, puis entrée des médicaments dans le domaine public.

Nous continuons à croire en ce cycle. Il a démontré sa pertinence : le monde connaît aujourd’hui une véritable révolution biotechnologique, marquée par l’arrivée imminente d’une nouvelle vague de traitements de rupture, notamment pour les patients atteints de maladies rares. Nombre de ces nouvelles technologies font partie du pipeline de potentiels traitements contre la Covid-19.

La mission de notre industrie est de développer des traitements qui améliorent la santé des patients ; nous sommes insatisfaits du fait que des percées médicales ne soient pas rapidement mises à leur disposition

Mais peut-être ce contrat social ne tient-il plus toutes ses promesses ? Nous ne sommes pas sourds aux critiques dénonçant prix abusifs, abus de propriété intellectuelle et stratégies de négociation agressives des laboratoires. Il serait tout aussi juste de préciser que le développement de nouvelles technologies ne va pas sans prise de risque et disruption. La mission de notre industrie est de développer des traitements qui améliorent la santé des patients ; nous sommes donc tous insatisfaits du fait que des percées médicales majeures ne soient pas rapidement mises à leur disposition.

Aussi, le temps nous paraît venu pour un nouveau pacte, en vertu duquel les pouvoirs publics s’engageraient à valoriser et récompenser les innovations que nous apportons, et l’industrie biotechnologique à redoubler d’efforts pour garantir l’accès à l’innovation et à agir avec responsabilité et intégrité avec les patients en France et en Europe.

Sans tabou. Pour remplir nos obligations envers les patients, les médecins et les pouvoir publics et renouveler la confiance dans notre capacité à accomplir notre mission, nous appelons à un nouveau contrat social européen en matière de biotechnologie, impliquant une série d’engagements sur la recherche clinique, la propriété intellectuelle et les incitations réglementaires, des solutions innovantes en matière de prix, de remboursement et d’accès, et bien d’autres choses encore. C’est l’objet de la démarche engagée par 69 d’entre nous. Nous espérons qu’à l’avenir beaucoup d’autres nous rejoindrons.

Pour que de tels engagements puissent être pris, il nous faudra échanger sans tabou sur le développement de mécanismes de tarification, de financement et d’accès plus innovants, de nature à accélérer la disponibilité des traitements de rupture en France et en Europe. Nous savons que cela prendra du temps, mais nous croyons en notre capacité à nous respecter les uns les autres, à trouver des intérêts communs et, fondamentalement, à la volonté de chacun d’améliorer les soins d’aujourd’hui et de demain.

André Choulika (Ph.D.) est Président-directeur général de Cellectis, Paris (France), New-York et Raleigh (Etats-Unis). John Crowley est Président et Directeur Général d’Amicus Therapeutics, Cranbury, New Jersey (Etats-Unis). Daniel A. de Boer est Directeur Général, ProQR Therapeutics, Leyde (Pays-Bas), Cambridge, (Massachusetts, Etats-Unis). Paul Hastings est Directeur Général de Nkarta Therapeutics, South San Francisco (Californie, Etats-Unis). Rachel King est Directrice Générale de GlycoMimetics, Inc., Rockville, MD. Jeremy Levin, D.Phil., M.B. B.Chir., est Président et Directeur Général d’Ovid Therapeutics, New York. Ted Love est Docteur en médecine et Directeur Général, Global Blood Therapeutics, South San Francisco, CA. John Maraganore est Docteur et Directeur Général d’Alnylam Pharmaceuticals, Cambridge, MA. Hans Schikan est Membre du Conseil d’Administration et ancien Président a.i. de Health-Holland, La Haye (Pays-Bas). Onno Van De Stolpe est Directeur Général, Galapagos, Mechelen (Belgique).

 

Vaccins : Pfizer, Moderna mais aussi · 9 autres vaccins en phase 3

Vaccins : Pfizer, Moderna mais aussi · 9 autres vaccins en phase 3

Environ 200 pistes de vaccin sont à l’étude dans le monde.  Dans son dernier point, en date du 3 novembre dernier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recensait l’existence de 47 « candidats-vaccins » actuellement au stade des essais cliniques sur l’Homme En dehors de celui de Pfizer-BioNTech et de Moderna, 9 autres vaccins sont actuellement en troisième et dernière phase à travers le monde. Cette ultime phase correspond à des tests à grande échelle effectués sur des dizaines de milliers de volontaires se trouvant sur plusieurs continents.

 

Il s’agit des vaccins développés par Novavax (États-Unis) Janssen Pharmaceutical (Belgique), Gamaleya Research Institute (Russie), CanSino Biologics/Beijing Institute of biotechnology (Chine), AstraZeneca (Suède-Royaume-Uni)/Université d’Oxford (Royaume-Uni), Wuhan Institute of Biological Products/SinoPharm (Chine), Sinovac (Chine) et Beijing Institute of biological Products (Chine).

Plus de 200 projets de vaccins contre le Covid-19 sont en cours à travers le monde.   Mais ces projets étant toujours en cours, la prudence est de mise. Les recherches sur les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna, qui suscitent une vague d’espoir à travers le monde, n’ont ainsi pas encore été examinées par des pairs ni publiées dans une revue scientifique. Le groupe Pfizer a prévenu qu’il voulait poursuivre l’essai clinique jusqu’à ce que 164 cas positifs au Covid-19 soient identifiés parmi les participants. Ce nombre pourrait être atteint début décembre, selon Bill Gruber, l’un des scientifiques de Pfizer. De son côté, Moderna a également prévenu que ces données provisoires n’avaient été obtenues que sur la base de 95 personnes contaminées.

 

Grippe aviaire : premier cas en France

Grippe aviaire : premier cas en France

La filière avicole pourrait subir des dommages irréparables si la grippe aviaire détectée en Corse se développait dans tout le pays.

Le gouvernement n’a pas exclu que d’autres cas puissent être détectés en France, ce virus se propageant par le truchement des oiseaux migrateurs. «Notre objectif est de limiter cette propagation, elle est évitable dès lors que l’ensemble de ces mesures sont prises», a-t-il affirmé. Il a précisé que les services français se sont préparés ces derniers mois à la détection sur le sol national d’un cas de grippe aviaire.

La maladie est déjà apparue dans d’autres pays tels que la Russie, le Kazakhstan, les Pays-Bas, l’Irlande ou la Grande Bretagne. Ces derniers jours, des cas ont aussi été détectés au Danemark, où 25.000 volailles ont été abattues, ainsi qu’en Belgique. «La consommation de viande, foie gras et oeufs – et plus généralement de tout produit alimentaire – ne présente aucun risque pour l’Homme», assure le ministère. Le retour de ce virus sur le territoire national aurait essentiellement des conséquences économiques majeures pour la filière, qui pourrait voir se fermer les débouchés à l’exportation.

Les éleveurs de canards du Sud-Ouest ont été frappés à deux reprises, lors des hivers 2015/16 et 2016/17, par des épizooties de grippe aviaire, qui avaient occasionné des abattages massifs pour éradiquer la maladie et coûté des centaines de millions d’euros aux producteurs.

Coronavirus : circulait déjà en Italie en septembre 2019

Coronavirus : circulait déjà en Italie en septembre 2019

 

Il paraît de plus en plus évident que l’un des facteurs de développement de la pandémie a été l’incapacité à identifier la présence du virus à temps. Les  mesures un peu rigoureuse ont été décidées  au cours du premier trimestre 2020 alors que le virus circulait déjà en Europe depuis presque six mois. Selon une étude menée par l’Institut national du cancer (INT) de Milan, le virus  commençait à se répandre dès septembre 2019 en Italie.

Les résultats de l’étude italienne, publiée par le magazine scientifique Tumori Journal de l’INT, montrent que 11,6% des 959 volontaires sains enregistrés dans le cadre d’un test de dépistage du cancer du poumon entre septembre 2019 et mars 2020 avaient développé des anticorps spécifiques au nouveau coronavirus bien avant février.

Un autre test sur des anticorps contre le SARS-CoV-2 a été réalisé par l’Université de Sienne dans le cadre de la même étude intitulée “Détection inattendue des anticorps anti-SARS-CoV-2 dans la période pré-pandémique en Italie”.

Il montre que quatre cas, remontant à la première semaine d’octobre 2019, étaient porteurs d’anticorps, explique à Reuters Giovanni Apolone, co-auteur de l’étude. Pour lui, cela signifie que les personnes en question avaient été infectées en septembre 2019.

Social – Près de 300.000 SDF en France : ( fondation Abbé-Pierre)

Social – Près de 300.000 SDF en France : ( fondation Abbé-Pierre)

Christophe Robert, délégué général de la fondation Abbé Pierre évoque le résultat d’une étude- dans une interview au JDD-qui dénombre 300 000 SDF en France

Combien y-a-t-il aujourd’hui de SDF en France?
La dernière enquête officielle de l’Insee, en 2012, en recensait près de 141.500, déjà presque 50% de plus qu’en 2001. Dans le cadre de la préparation de notre rapport annuel sur le mal Logement, nous avons tenté d’actualiser ces données. D’après nos calculs, le chiffre actuel tourne autour de 300.000 SDF. Ça signifie deux fois plus qu’en 2012, et trois fois plus qu’en 2001. C’est effrayant! Ce chiffre doit être un électrochoc. On ne peut pas continuer comme ça dans un pays riche comme le nôtre!

 

Comment aboutissez-vous à ce chiffre?
Nous avons repris les catégories identifiées par l’Insee. Nous avons ainsi comptabilisé environ 185.000 personnes en centres d’hébergement, un chiffre qui augmente d’année en année, 100.000 dans les lieux d’accueil pour demandeurs d’asile, 16.000 personnes dans les bidonvilles. S’y ajoutent les sans-abris, plus difficiles à quantifier. Un certain nombre de villes organisent des Nuits de la solidarité pour les compter : 3.600 à Paris, 1.600 à Montpellier, 1.000 à Rennes. Il faudrait lancer une nouvelle enquête de l’Insee pour obtenir un chiffre global très précis, mais on est autour de 300.000.

 

Avec la crise économique, le profil des SDF a-t-il changé?
Ce sont souvent des hommes seuls, en majorité des étrangers, comme en 2012. Mais la part des femmes et des familles ne cesse d’augmenter. En dix ans, la France a eu un million de pauvres en plus. Avec la crise économique, nous craignons qu’une partie bascule dans la très grande précarité. Ces derniers mois, nous avons déjà observé deux choses. De nouveaux publics, hébergés jusque-là chez des proches, appellent désormais le 115, le numéro pour l’hébergement d’urgence. Des personnes ayant un domicile viennent aussi chercher des tickets alimentaires en centre de jour. C’est un signal inquiétant : quand on n’arrive plus à se nourrir, on a généralement du mal à payer son logement.

 

Que pensez-vous des mesures prises par le gouvernement?
Lors du premier confinement, tout le monde s’est mobilisé pour les personnes sans domicile. Le gouvernement a ouvert près de 30.000 places d’hébergement d’urgence supplémentaires, prolongé la trêve hivernale jusqu’au 10 juillet -du jamais vu depuis sa mise en place en 1956, à la demande de l’abbé-Pierre- et distribué des tickets services en guise d’aide alimentaire. Des municipalités ont même fait des aménagements dans certains bidonvilles. Marseille, par exemple, a installé des points d’eau que nous demandions depuis des années. Au printemps, dans les grandes villes, on a trouvé une solution pour la quasi-totalité des personnes qui appelaient le 115. Ça a été une très forte mobilisation collective, on a même parlé de ‘parenthèse heureuse’.

 

Et aujourd’hui, quelle est la situation?
La configuration est différente. Il y a eu beaucoup d’expulsions de squats et de bidonvilles ces derniers mois. Et sur le terrain, certains tardent à réagir. Dans de grandes villes comme Paris, Lyon, Lille ou Bordeaux, 80 à 90% des appels au 115 sont restés sans solution, fin octobre. Emmanuelle Wargon, la ministre du Logement, l’a répété : tous ceux qui le souhaitent doivent être mis à l’abri. Plus de 9.000 places supplémentaires ont déjà été ouvertes. Mais ça reste très tendu, il faut absolument mobiliser tous les acteurs comme en mars-avril.

 

Que préconisez-vous?
Il faut ouvrir autant de places d’hébergement que nécessaires, mais surtout agir en amont. Avec la crise économique et le chômage de masse, beaucoup de gens risquent de ne plus pouvoir payer leur logement. Et les expulsions vont reprendre à partir du 1er avril prochain. Nous devons anticiper cette bombe à retardement et mettre en place un dispositif préventif massif, comme celui du chômage partiel. Nous demandons la création d’un fonds d’aide au paiement des loyers et des charges, doté de 200 millions d’euros. Nous défendons la mise en place d’un RSA pour les jeunes – les 18-29 ans représentaient 26% des SDF en 2012 – et l’encadrement des loyers.

 

Et pour ceux qui n’ont déjà plus de domicile?
Nous devons, en aval, développer des solutions de logement durable. Les personnes qui sont actuellement dans les dispositifs d’hébergement d’urgence peinent à en sortir. Ils n’ont pas les moyens d’emménager dans le privé. La crise freine la construction de logements HLM. Et les ménages fragilisés préfèrent ne pas bouger. On estime, cette année, qu’il y aura 100.000 logements sociaux attribués de moins que l’an passé. Nous demandons au contraire la construction de 150.000 logements sociaux, notamment très sociaux, par an.

 

Que pensez-vous du plan « Logement d’abord » que le gouvernement a lancé en 2017? 
Ça va dans le bon sens : nous avons besoin d’avoir plus de pensions de famille, de logements très sociaux, d’appartements à vocation sociale dans le parc locatif privé. Mais pour atteindre l’objectif « zéro personne à la rue » par Emmanuel Macron, il faudrait une politique ‘Logement d’abord’ puissance 10! Et le gouvernement ne devrait pas, comme il le fait dans le même temps, couper massivement dans les APL ou faire des économies sur le logement social.

 

Que prévoit le plan de relance?
Dans le plan de relance, doté de 100 milliards d’euros, la partie pauvreté et personnes en difficulté représente moins de 1%. Une enveloppe de 500 millions est prévue pour la rénovation des logements sociaux, mais rien pour financer la construction de logements très sociaux. Cela permettrait pourtant de créer des emplois. Près de 100 millions d’euros sont destinés à la rénovation de centres d’hébergement, l’aide alimentaire, les foyers de travailleurs migrants. Ce sont des montants très faibles. Il faut absolument changer d’échelle, sinon le nombre de personnes sans domicile va encore augmenter de façon exponentielle.

Présidentielle 2022 : Cambadélis aussi candidat socialiste, de pire en pire !

Présidentielle 2022 : Cambadélis aussi candidat socialiste, de pire en pire !

Après l’hypothèse de la candidature de François Hollande, c’est maintenant celle de Cambadélis le toujours fringuant gauchiste de 70 ans ambitionne la magistrature suprême. Il représenterait évidemment ce candidat d’union de la gauche écolo compris. Pas vraiment un problème pour cet ancien socialiste qui a navigué dans les différents courants pour finir dans la social-démocratie molle, une pseudo social-démocratie du parti socialiste qui a toujours ignoré le monde du travail et ses représentants, Pas un n’a jamais figuré dans les organes de direction du parti socialiste (une particularité française en Europe !). Un facteur explicatif de la quasi extinction d’un parti auquel Cambadélis a largement participé.

Alors qu’il avait promis 500 000 adhérents, lorsqu’il était secrétaire du parti socialiste il a fini avec 40 000 et a été contraint même de liquider le siège social. Ni son bilan, ni son âge ni son idéologie ne semblent refroidir l’ardeur de Cambadélis qui sait faire le grand écart entre le trotskisme, la pseudo social démocratie et le libéralisme de Hollande.

Bref Cambadélis représente l’archétype de ces dirigeants du parti socialiste à l’idéologie molle . Cambadélis n’a même pas été capable de se faire élire comme député en 2017. Ce fils de la bourgeoisie, gauchiste de salon, ancien  partisan de la révolution, puis de l’évolution enfin de l’immobilisme n’a pas d’états d’âme.

De toute manière comme chez la plupart des trotskisme, il est convaincu d’avoir raison et que  la dialectique doit l’emporter sur toute réalité, toute sincérité et  toute pertinence . Le dernier représentant officiel du parti socialiste Hamon n’avait remporté que 6 % des voix lors de la dernière élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, lui, pourrait faire encore moins ou la décomposition d’un pseudo parti socialiste avant la mort définitive comme le parti communiste.

Santé: L’odieuse mise en accusation du professeur Didier Raoult par le très réactionnaire ordre des médecins

Santé: L’odieuse mise en accusation du professeur Didier Raoult  par le très réactionnaire ordre des médecins

 

Le professeur Didier Raoult fait évidemment l’objet d’odieuses poursuites de la part de certains confrères locaux mais aussi de tout un milieu parisien qui ne tolèrent  pas l’impact médiatique et scientifique de l’intéressé. En plus une attaque de mandarins en plein conflit d’intérêt avec les laboratoires pharmaceutiques qu’ils conseillent contre rémunération ; ce qu’avait précisément dénoncé le professeur Didier Raoult à propos de certains participants du conseil scientifique. Le pire c’est qu’on va traduire le professeur Didier Raoult devant le très réactionnaire ordre des médecins.

On rêve évidemment d’être une petite souris quand le professeur paraîtra devant la commission de discipline ad hoc pour s’expliquer sur les aspects scientifiques de son traitement thérapeutique. En effet, la plupart des participants de l’ordre des médecins ne sont plus praticiens depuis longtemps, ils ont au moins 20 ou 30 ans de retard sur la science médicale et en plus se caractérisent  par des positionnements très réactionnaires sur à peu près tous les sujets. Ne parlons pas du caractère vichyste de l’ordre. Un  ordre très corporatiste même critiqué par la Cour des Comptes. Un rappel de wikipédia:

L’Ordre a fait et fait toujours face à un certain nombre de critiques, portant notamment sur le fonctionnement de ses instances disciplinaires tout autant que sur les diverses prises de position que le Conseil a été amené à prendre ou qu’il s’est abstenu de prendre. Ces débats, suscités par des individus, médecins ou non, relayés éventuellement par des groupes constitués, ont même parfois pu atteindre une dimension politique nationale comme en 1981 où la suppression de l’Ordre était la 85e des 110 propositions de l’engagement du candidat Mitterrand à la Présidence de la République, qui qualifiait l’institution ordinale comme « une offense pour la démocratie ».

Le code de déontologie faisant interdiction aux médecins d’attenter à l’honneur de la profession médicale, la critique de l’Ordre par les médecins eux-mêmes est un exercice délicat.

De façon récurrente, les circonstances historiques ayant présidé à la création de l’Ordre dans sa première forme, ont été mobilisées de part et d’autre dans ces débats. Ainsi l’Ordre fut longtemps – et est parfois encore – vilipendé pour n’être qu’une création du régime autoritaire et rétrograde de Vichy, ce à quoi il a longtemps simplement objecté que, recréé en 1945 sur des bases nouvelles, il ne pouvait aucunement être tenu responsable des errements précédents34. Cette dernière objection n’a de valeur que formelle, car, outre une étonnante stabilité du personnel médical dans ses instances avant et après 1945, l’Ordre, probablement fort occupé à la reconstruction d’un système de santé délabré, n’a pendant longtemps pas concouru à la manifestation de la vérité, participant ainsi passivement à l’omerta sur l’exclusion des médecins juifs sous l’Occupation35. C’est peut-être particulièrement vrai pour la section dentaire de l’Ordre36.

En septembre, Le Figaro avait révélé l’existence de cette plainte contre le populaire médecin, dans laquelle les signataires estimaient que le scientifique avait enfreint neuf articles du code de déontologie médicale. Selon Le Parisien, la société savante reprocherait notamment au professeur Raoult d’avoir délivré son traitement basé sur l’hydroxychloroquine sans donnée scientifique «clairement établie à ce sujet, et en infraction avec les recommandations des autorités de santé», évoquant la prescription par le professeur de «thérapeutiques et associations médicamenteuses non éprouvées, au minimum inefficaces, au pire dangereuses».

Les plaignants reprochent à Didier Raoult d’avoir utilisé la le recours à l’euro vaccinent également à Didier Raoult ses prises de position «très tranchées», qui auraient nui «au message de prévention et de santé publique». Parmi les accusations, une «violation de la confraternité», la diffusion d’informations «erronées» au public, exposé «à un risque injustifié». Toujours selon Le Parisien , le dossier accuse le professeur de «charlatanisme». La plainte a été transmise par le Conseil départemental de l’ordre dans les Bouches-du-Rhône à la section disciplinaire régionale de PACA. Celle-ci dispose de six mois pour statuer.

Joint par Le Figaro, Me Di Vizio, avocat de Didier Raoult, se déclare serein devant une plainte lancée «par une frange radicale de la profession, qui s’acharne sur lui». «Tout cela a dépassé le champ du rationnel. Nous allons nous battre en droit, pour expliquer le comportement du professeur depuis le début de la crise», projette l’avocat, pour qui «le respect des règles du code de déontologie par Didier Raoult est évidemment total».

Le spécialiste de droit médical défend l’activisme et la résolution de son client. «Didier Raoult a obtenu des résultats extraordinaires. Il s’est démené, sur son traitement mais aussi sur les tests, au moment où d’autres médecins entretenaient la psychose, ne recevaient pas les patients… Ce qu’ils ne supportent pas, c’est son attitude calme dans ce moment difficile», souligne Fabrice Di Vizio, qui se dit par ailleurs «stupéfait, en tant qu’avocat de médecin, de voir la frilosité, la nervosité de certains. Didier Raoult subit des menaces de mort, des injures tous les jours de la part de médecins. J’en reçois également. C’est le fait de minoritaires, mais pourquoi l’Ordre n’agit-il pas contre ces gens?», s’interroge-t-il.

Concernant les critiques sur l’attitude médiatique du célèbre professeur (qui font partie des motifs de la plainte), l’avocat contre-attaque : «Faisons le compte des plateaux télé qui ont accueilli scientifiques et médecins violemment opposés à Raoult!». L’action traduirait-elle alors une forme de jalousie professionnelle? «Nous sommes en France», ironise l’avocat : «Je vois depuis de nombreuses années des médecins brillants s’expatrier, disant combien la situation est insupportable en France, avec ces poursuites pour tout et n’importe quoi», en lieu et place de débats scientifiques constructifs.

Le landerneau médical français connaît de profondes divisions sur la question du traitement délivré par le professeur, et son action globale dans la crise du Covid-19. Dans une tribune publiée par Le Figaro , près de 200 médecins et scientifiques avaient ainsi pris la défense du Docteur Raoult en réponse à la plainte de la SPILF. «Rien ne justifie cette obstination à démolir, pour le principe, ce chercheur», déclaraient notamment les signataires.

Coronavirus France : NETTE BAISSE, 4855 PATIENTS EN RÉANIMATION

Coronavirus France : NETTE BAISSE, 4855 PATIENTS EN RÉANIMATION

32.468 personnes sont actuellement hospitalisées en France pour une infection au Covid-19. Au cours des dernières 24 heures, les hôpitaux ont accueilli 2202 patients supplémentaires dont 327 en réanimation.

C’est la première fois depuis le début du mois d’octobre que le nombre de personnes en réanimation est en baisse par rapport au jour précédent. Au total, 4855 sont actuellement dans un service de réanimation à cause du Covid-19, contre 4887, ce qui signifie que près de 500 personnes sont sorties de ces services depuis la veille.

Par ailleurs, 359 décès ont été enregistrés à l’hôpital au cours des dernières 24 heures, selon le décompte de Santé publique France. Le taux de positivité des tests continue à refluer, à 17,3%. Il dépassait 20% début novembre.

12345...175



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol