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UE: Hollande et Cameron en désaccord sur tout

UE: Hollande et Cameron en désaccord sur tout

 

Il ne faut pas se faire d’illusion les félicitations de Cameron à l’égard du pacte de responsabilité relève de humour britannique ; En fait Hollande et Cameron sont en désaccord sur tout sur la manière de relancer la croissance ( la Grande Bretagne elle a réussi grâce en particulier à la politique très accommandante de la banque centrale), sur la révision des traités européens, sur la bureaucratie de Bruxelles etc. ; En fait t il est même probable que Cameron prépare la sorte de l’Europe via la référendum qui aura lieu avant 2017.  Le président français et le Premier ministre britannique qui se retrouvaient pour la première fois dans le cadre d’un tel sommet bilatéral n’ont pas cherché à cacher leurs divergences lors d’une conférence de presse.  Certes, M. Hollande a pris soin d’indiquer qu’il « respectait parfaitement » le projet de son hôte d’organiser d’ici 2017 un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, et qu’il partageait son aspiration à une UE « plus efficace ».  Mais « on ne peut pas faire peser sur l’Europe le choix britannique », a tranché le chef de l’État pour qui les réformes souhaitées par Londres en préalable au référendum ne sont « pas la priorité ».   La mise au point n’a aucunement dissuadé M. Cameron de réitérer sa détermination à obtenir des dérogations et des amendements aux traités européens, selon le calendrier qu’il s’est fixé.   »Nous voulons ces changements, nous voulons cette renégociation, cette renégociation impliquera des changements dans le traité », a-t-il martelé.   »Le référendum se tiendra d’ici la fin 2017. Il n’y a aucun doute là-dessus ».  Ce dialogue de sourds avait été précédé d’échanges autrement plus policés.  M. Hollande a ainsi salué « l’accueil exceptionnel » qui lui a été réservé. M. Cameron a salué le pacte de responsabilité de son invité qui « a choisi la bonne voie pour augmenter les investissements et créer des emplois ».  Il a aussi félicité « François » pour « son leadership courageux et déterminé » en Centrafrique et au Mali, et promis un accroissement de l’aide militaire logistique de l’armée britannique à l’armée française.  David Cameron s’est par ailleurs employé à détendre l’atmosphère en relevant « le léger déficit (de son pays) dans la balance commerciale en ce qui concerne le vin, bien que l’industrie viticole britannique soit en train de combler son retard ». Et assuré que le Royaume-Uni « produisait presque autant de fromages que la France ».  Le quotidien des milieux d’affaires Financial Times avait anticipé l’étendue des désaccords dans un éditorial intitulé en franglais « An entente that is not very cordiale ».

Succès de la politique monétaire américaine : la croissance américaine atteint 1,9% en 2013

Succès de la politique monétaire américaine : la croissance américaine atteint 1,9% en 2013

Pari réussir de la FED qui avait décidé de soutenir l’économie (par des rachats d’actifs) tant que la croissance ne serait pas repartie.par contrecoup, la politique de la BCE (moins accommodante) a fait remonter l’euro et a handicapé  la compétitivité de l’Europe.  Selon les chiffres publiés ce jeudi 30 janvier par le département américain du Commerce, la croissance américaine a atteint 1,9% en 2013. Cette bonne performance cache toutefois une légère décélération au quatrième trimestre. Sur les trois derniers mois de l’année 2013, la croissance américaine a atteint 3,2% en rythme annuel, soit moins que les 4,1% enregistrés de juillet à septembre. Néanmoins, les 3,2% du quatrième trimestre traduisent une performance solide dans la mesure où l’activité a été pénalisée début octobre par le « shutdown », la fermeture pendant plus de deux semaines de la plupart des administrations fédérales.  Paul Ashworth, économiste chez Capital Economics, estime ainsi que compte tenu de ce dernier facteur, les chiffres de la croissance sont « plutôt impressionnants ». « Le constat global est que, alors que la pression fiscale diminue, la croissance de l’économie américaine accélère », ajoute-t-il. La consommation des ménages, dont dépendent plus de deux tiers de l’activité économique globale aux Etats-Unis, a été le principal moteur de la croissance au quatrième trimestre, progressant de 3,3% en rythme annualisé. Soit sa meilleure performance depuis le quatrième trimestre 2010. « C’est l’élément le plus encourageant », estime Paul Ashworth. Ce dernier estime que la croissance du PIB va ralentir, à environ 2,5%, sur le premier semestre de 2014. « Mais cela devrait être suffisant pour permettre au taux de chômage de rester sur une trajectoire baissière ».

 

Le matraquage fiscal va handicaper la consommation en 2014

Le matraquage fiscal va handicaper la consommation en 2014

Plus des trois quarts des Français ressentent l’augmentation de la pression fiscale. Un sentiment qui aura des conséquences sur leur consommation cette année. C’est ce qui ressort du baromètre BFM Business mis au point par l’Observatoire d’Emmanuel  Lechypre avec CA Com et LH2.Selon cette étude semestrielle sur le pouvoir d’achat des ménages, publiée ce jeudi 30 janvier, 78% d’entre eux ressentent, en effet, la hausse de la pression fiscale, et 30% considèrent même que le montant de leurs impôts et cotisations sociales a fortement augmenté sur le semestre de juin à décembre 2013.Cette perception est particulièrement aigüe parmi la classe moyenne, manifestement la plus touchée : les foyers dont le revenu excède 3.000 euros bruts par mois considèrent à 86% que leurs prélèvements ont fortement augmenté. En conséquence, sept Français sur dix prévoient de procéder à des arbitrages de leurs dépenses pour équilibrer leur budget. Une proportion encore plus élevée concernant les familles nombreuses (84%), les classes les moins aisées (81%) et les femmes (77%). Le principal poste de réduction des dépenses sera, sans surprise, les loisirs, pour 64% d’entre eux. Viennent ensuite l’habillement (43%), les nouvelles technologies (36%) et enfin la voiture ou les transports (20%). En outre, la proportion de Français déclarant renoncer à des dépenses de base, pour leur santé, leur alimentation ou leur logement par exemple, poursuit sa progression constatée lors de la précédente édition de cet indicateur, en juin 2013. Elle augmente de 6 points sur le semestre. Ce sentiment de recul du pouvoir d’achat ne concerne pas que les classes défavorisées. Ceux qui déclarent pouvoir acheter ce dont ils ont envie, soit 45% du panel, en repli d’un point, le font dans la limite du raisonnable, probablement par anticipation d’une nouvelle dégradation de la situation économique française. Seuls 2% des personnes interrogées déclarent dépenser sans compter. Le ras le bol fiscaldevrait également avoir des conséquences politiques, estime Rodolphe Bonnasse, le directeur général de CA Com, pour qui cette question « sera évidemment au cœur de préoccupations lors des municipales en mars prochain ».

 

Mory Ducros: en grand danger

Mory Ducros: en grand danger

 

Mory évite la liquidation et l’actionnaire améliore une peu son offre de reprise. Pour autant Mory demeure en grand danger du fait des mouvements sociaux qui se développent spontanément sans le contrôle des syndicats. Les salariés ont sans doute raison de réagir car l’avenir de l’entreprise n’est pas nécessairement assuré en l’état actuel de la conjoncture dans la messagerie. Mais Mory Ducros risque de perdre encore des parts de marchés ; 2000 emploi sauvés sur 7000 (dont 20000 sous-traitants souvent oubliés), c’est mieux que rien évidemment pas assez pour gérer ce drame social national. Pas sûr ensuite que cet actionnaire soit vraiment capable de gérer de meilleure façon une entreprise prise dans le tourmente globale des mutations de  l’activité routière (qui pour la première fois en 2013 perd des emplois) avec notamment la concurrence des entreprises et chauffeurs étrangers, donc le dumping et la concurrence déloyale.  Mory Ducros échappe donc  à la liquidation judiciaire. Le principal actionnaire du transporteur, Arcole Industries, qui menaçait de renoncer à reprendre le transporteur de colis en raison de grèves sur certains sites, a finalement amélioré légèrement son offre mardi 29 janvier tard dans la soirée. Sous l’égide du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, des discussions avec les syndicats dans la soirée de mardi à mercredi à Bercy, ont abouti au dépôt effectif d’une offre de reprise par Arcole Industries. « Ce dépôt à 23H58 est le gros acquis de la soirée », a souligné le ministère. L’offre a initiale été légèrement améliorée puisqu’elle prévoit le maintien de 2 agences et 60 emplois supplémentaires, soit une total de 50 agences sur près de 85, et 2.210 salariés au lieu de 2.150 sur plus de 5.000.  Le 28 janvier, Arcole Industries, avait menacé de retirer son offre de reprise sur l’entreprise, placée en redressement judiciaire en novembre dernier, si les grèves persistaient. « La situation sociale au sein de Mory Ducros s’est très sérieusement dégradée dans la journée sur quelques sites essentiels au bon déroulement de l’entreprise », indique Arcole Industries dans ce courrier adressé au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. « Si la situation doit rester en l’état, et notamment si la direction de l’entreprise reste paralysée, Arcole Industries sera dans l’incapacité de réitérer son offre », avertit le président du directoire d’Arcole, André Lebrun. Lundi 27 janvier, les syndicats avaient déjà rapporté qu’Arcole menaçait de retirer son offre. La direction qualifiait alors cette information de « fausse rumeur ». Le tribunal de commerce de Cergy-Pontoise doit se prononcer le 31 janvier sur l’offre d’Arcole. Elle prévoit de reprendre 48 agences sur 85, soit 2.150 emplois sur plus de 5.000. Mais Arcole avait également demandé à ce que les employés s’engagent à ne pas entamer de nouvelles actions avant cette date.

 

Hollande :expert en changement de caps

Hollande :expert en  changement de caps

 

Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent (Edgar Faure), maxime qui pourrait appliquer à Hollande. D’abord le cap très démago du Bourget (pour se faire élire), ensuite le cap de la réduction des déficits, puis celui de la compétitivité (rapport Gallois), celui de l’inversion du chômage enfin celui de la politique de l’offre avec le pacte de responsabilité. Tous, les uns après les autres, ont connu l’échec et l’abandon ; Ce sera aussi le cas avec le pacte de compétitivité qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu (il faudrait au moins 10 fois plus d’ allègements fiscaux)  et dont les contraintes vont paralyser l’objet. Finalemenet Hollande à chaque échec, tente de remplir aussitôt l’espace médiatique avec un autre choc, un autre pacte, une autre orientation. Hollande en fait tourne en rond, d’abord pour avoir fait l’économie de l’ampleur de la crise, de ses facteurs explicatifs. Aussi par paresse et incompétence. Il a été élu non par conviction mais par antisarkosisme. Sans vision, sans stratégie, sans même grandes convictions ; Hollande navigue comme il naviguait au PS au gré des courants de pensées et des modes. Il ne réussira pas plus avec le pacte de responsabilité qu’avec ses autres boites à outils car tout cela relève du bricolage. Il est incapable (comme beaucoup d’autres hélas) d’articuler vision macro économique et réalité micro économique, d’ articuler approche économique, sociale et politique. Incapable de fixer une orientation claire, crédible et durable. Surtout incapable de s’attaquer sérieusement à la structure étatique dont il est le fruit. A cette oligarchie politique et administrative qui pour exister et se reproduire se nourrit de procédures et  de fiscalités ; une sorte d’armée mexicaine qui dévore la richesse nationale, freine l’initiative et tue la compétitivité. Hollande sera évidemment battu d’ici 2017, mais dans quel été sera alors le pays ?

Marché du travail : montée du chômage des jeunes de 7 à 24% en 30 ans

Marché du travail : montée du chômage des jeunes  de 7 à 24% en 30 ans

 

Ce qui ressort de l’analyse du marché du travail, c’est surtout l’extraordinaire montée du chômage des jeunes, la venue des femmes et le développement du travail précaire. Des femmes plus nombreuses au travail mais aussi plus souvent à temps partiel, des contrats plus souvent précaires, un chômage qui a bondi, notamment chez les jeunes : en trente ans, le marché du travail a sensiblement changé en France, selon l’Insee, pas forcément pour le meilleur. Dans un document baptisé « Trente ans de vie économique et sociale » et rendu public mercredi 29 janvier, l’institut national de la statistique note qu’en 2012, la France comptait 6,2 millions d’actifs de plus qu’en 1975, le taux d’activité des 15-64 ans étant passé de 69% à 71%. Les femmes représentent désormais près de la moitié des actifs contre 39% en 1975.Mais en trente ans, le temps partiel s’est aussi fortement développé, surtout pour les femmes. Parmi celles qui travaillent, 30% sont à temps partiel contre 16% en 1975, ce qu’elles ne souhaitent pas dans près d’un tiers des cas.  Les contrats de travail temporaires sont par ailleurs de plus en plus nombreux, en particulier chez les jeunes : en 2012, 52% des salariés de moins de 24 ans sont en CDD, en intérim ou apprentissage. Ils n’étaient que 18% en 1982. D’une façon générale le CDI a reculé en trente ans, mais reste très majoritaire, passant de 94% à 87%. Sur le front du chômage, l’Insee rappelle qu’entre 1975 et 2012, le chômage a connu dix ans de hausse puis des fluctuations entre 7,4% et 10,7%. L’institut note que les différences par âge sont de plus en plus marquées, le taux de chômage des jeunes de 15-24 ans étant notamment passé de 6,8% en 1975 à 23,9% en 2012. L’Insee note qu’en la matière, l’absence de diplômes est plus pénalisante que par le passé. Par catégorie socioprofessionnelle, les cadres n’ont pas eu à souffrir, leur taux de chômage étant resté le même en 2012 qu’au milieu des années 1980. Il a légèrement augmenté pour les professions intermédiaires, tandis que ce sont les ouvriers et employés qui ont « des taux de chômage plus élevés et plus volatils ». Alors que le gouvernement mise notamment aujourd’hui sur les contrats aidés pour faire face au chômage, l’Insee rappelle qu’à la fin des années 1990, plus de 800.000 bénéficiaires ont pu être recensés, loin des niveaux actuels (moins de 300.000 en 2012). L’institut note que ce nombre de bénéficiaires ne correspond pas au nombre d’emplois effectivement créés, en raison d’effets d’aubaine, avec un niveau maximum d’environ 500.000 emplois créés en 2000 et autour de 200.000 en 2012.

 

Création entreprises : en baisse surtout les auto-entrepreneurs

Création entreprises : en baisse surtout les auto-entrepreneurs

 

Les créations d’entreprises en France sont en recul  en 2013 La France a connu 538.100 créations d’entreprises l’an dernier, 2% de moins qu’en 2012, a annoncé mardi l’Insee, qui souligne par ailleurs que ces créations, en majorité des entreprises individuelles, sont rarement synonymes d’embauches. Les immatriculations d’auto-entreprises, un régime créé en 2009, se sont effondrées de 11% l’an dernier selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, qui souligne que « globalement, hors auto-entreprises, les créations d’entreprises s’affichent en hausse de 9% » l’an dernier.  Là où les créations d’auto-entreprises se sont effondrées, celles d’autres entreprises individuelles, sous un régime différent, ont elles fortement grimpé, de 26%. « On compte de plus en plus de professions libérales », mais un peu moins de commerçants, note par ailleurs l’Insee.  En valeur absolue, ont été créées en France l’an dernier 158.900 sociétés « classiques » et 379.300 entreprises individuelles dont 274.900 auto-entreprises.  L’Insee souligne que si tous les secteurs d’activité sont concernés par le recul, « hors auto-entreprises, les créations ne baissent que dans les activités immobilières (-8 %) et le secteur +Information et communication+ (- 2 %) ». A l’inverse l’industrie connaît une progression de 26,8% des créations, toujours hors auto-entreprises.  Pour ce qui est de la répartition géographique, tous régimes confondus « le nombre total de créations d’entreprises diminue dans 21 régions sur 26″, et « le repli est particulièrement marqué en Guyane, Guadeloupe et Martinique et, en métropole, en Midi-Pyrénées », tandis que le chiffre « augmente de 5% en Aquitaine et de 4% en Alsace ».  L’Insee note que de manière générale, ces créations d’entreprises ne sont pas synonymes d’embauches, et que « en 2013, seules 5% des entreprises sont employeuses au moment de leur création en France », en raison de la part toujours importantes des auto-entreprises.  Quand création d’emploi il y a « les entreprises employeuses se créent avec 2,8 salariés en moyenne », a calculé l’Institut.   »En 2013, l’âge moyen des créateurs d’entreprises individuelles, y compris auto-entrepreneurs, se maintient à 38 ans », note enfin l’Insee, qui fait part aussi d’une féminisation.  L’an dernier « 38% des entreprises individuelles sont créées par des femmes alors que, dix ans plus tôt, cette part était de 33% », révèle l’Institut.

 

Dette sociale: 300 milliards en 2030 ?

Dette sociale: 300 milliards en 2030 ?

Patronat et syndicats qui cogèrent l’Unedic se retrouvent ce 28 janvier pour la seconde séance de négociation afin de mettre en place une nouvelle convention d’assurance-chômage qui doit s’appliquer au printemps. Deux nouvelles séances sont prévues les 13 et 27 février.  L’objectif est bien évidemment de définir les nouvelles règles d’indemnisation des demandeurs d’emplois au moment où le chômage ne faiblit toujours pas. Mais les négociateurs doivent aussi régler le problème du déficit de l’Unedic qui atteint plus de 3 milliards d’euros par an actuellement. La dette est, elle, de 17,8 milliards. Sans changement de règles d’indemnisation, elle serait de près de 37 milliards d’euros en 2017.  En fait, la dette de l’Unedic n’est pas la seule dette sociale pesant sur la tête des Français. Selon la Cour des comptes, dans son rapport de septembre 2013 sur la sécurité sociale, l’endettement cumulé de l’Acoss, l’organisme financeur de la Sécu, et de la Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale) qui porte une partie de cette dette en se finançant sur les marchés, est passé de 147,4 à 158,9 milliards d’euros de 2011 à 2013.  La Cour note par ailleurs que cette « dette sociale toujours plus élevée est de moins en moins financée ». Elle ajoute:  » l’infléchissement du mouvement de réduction des déficits (constaté en 2013 ndlr) a un effet immédiat sur la dette sociale ». Elle recommande donc au gouvernement d’augmenter la Crds (Contribution à l’amortissement de la dette sociale), actuellement au taux de 0,5%.  Au total donc, la dette sociale de la France atteint aujourd’hui près de 180 milliards d’euros (Sécu + Unedic). Ce chiffre ne prend naturellement pas en compte les mesures d’économies prises ces derniers mois par le gouvernement en matière de santé comme de retraite.  Mais d’autres scénarios sont moins optimistes. Ils tablent en cas de chômage persistant sur une dette sociale proche de 300 milliards d’euros à l’horizon 2030, soit 8% du PIB !

 

Dépenses publiques:
1.120 milliards d’euros par an dont 520 milliards de dépenses sociales

> Dette publique:
1.900 milliards d’euros (92,7% du PIB)
dont
1.500 milliards pour l’Etat, 180 milliards de dette sociale et 170 milliards pour les collectivités locales

Chiffres 2013

 

 

Airbus Group : 1.400 postes menacés en France

Airbus Group :  1.400 postes menacés en France

Airbus Group a annoncé lundi aux syndicats la suppression de 5.291 postes équivalents temps plein, pour moitié en Allemagne, dans le cadre de la restructuration de ses pôles de défense et d’espace annoncée en décembre, a-t-on appris de source syndicale. Lors d’un comité de groupe européen à Toulouse, Airbus Group a précisé qu’il prévoyait de supprimer 2.438 postes en Allemagne, dont 1.010 à Manching, site d’assemblage de l’Eurofighter situé près de Munich, a-t-on ajouté de même source. Environ 1.400 suppressions de postes ont été annoncées pour la France, 559 pour l’Espagne et 705 pour le Royaume-Uni, auxquels s’ajouteront 150 postes environ dans les représentations du groupe dans le reste du monde. Airbus Group avait annoncé le 9 décembre la suppression de 5.800 postes en Europe au sein de ses activités de défense et d’espace d’ici fin 2016 dans le cadre de la réorganisation de ses activités autour de trois nouvelles divisions. Dans le détail en France, selon deux sources syndicales, 396 postes seront supprimés à Toulouse, 309 aux Mureaux (Yvelines), 411 à Elancourt (Yvelines), 213 à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde), ainsi qu’une centaine d’autres notamment à Suresnes (Hauts-de-Seine) au siège de l’ex-Astrium (pôle espace). Un porte-parole d’Airbus Group s’est refusé à tout commentaire sur ces informations. Les syndicats du groupe ont prévu de se réunir le 6 février au niveau européen pour déterminer une position commune.

 

Pas de croissance en Europe avec un Euro aussi fort (Larry Fink)

Pas de croissance en Europe avec un Euro aussi fort (Larry Fink)

 

L’euro trop fort (si cher à l’Allemagne)  coûte  très cher en fait au chômage européen et en amont à la croissance. « Je crois qu’un euro à 1,36 (dollar) est de mon point de vue, intenable », a commenté samedi lors du forum économique mondial M. Fink, dont la société est un titan financier qui gérait à fin décembre 4.324 milliards de dollars d’actifs.  Vendredi vers 19H00 GMT, l’euro valait 1,3679 dollar.   »L’Europe a besoin d’une monnaie plus faible pour pouvoir vraiment profiter de son potentiel de croissance », a-t-il commenté lors d’un débat sur les perspectives économiques mondiales.   »Quand nous aurons une politique de resserrement plus agressive de la Réserve fédérale américaine, et si la BCE doit réagir (à ce resserrement), je pense que vous verrez un euro beaucoup plus faible au cours de l’année prochaine », a-t-il ajouté.  Plusieurs responsables politiques, notamment français, estiment régulièrement que l’euro est trop élevé par rapport au dollar, ce qui pénalise notamment les exportations hors des pays de la monnaie unique.

Japon : déficit commercial record en 2013 de 82 milliards d’euros

Japon :  déficit commercial record en 2013 de 82 milliards d’euros

Le déséquilibre de la balance commerciale de la troisième puissance économique mondiale s’est élevé à 11.475 milliards de yens (82 milliards d’euros au taux de change actuel). Il a augmenté de 65% par rapport à celui de 2012 qui constituait le précédent record pour un pays autrefois habitué aux excédents commerciaux portés par ses puissants secteurs exportateurs (automobile, électronique grand public, machinerie, etc.).  Les importations ont augmenté en valeur de 15% pour atteindre 81.262 milliards de yens (580 milliards d’euros), leur niveau le plus haut depuis le lancement de cette statistique sous cette forme en 1979.  Leur montant a été mécaniquement relevé par la forte dépréciation du yen (21% face au dollar et 26% face à l’euro en 2013), entraînée par l’assouplissement considérable de la politique monétaire décidée en avril par la Banque du Japon afin de lutter contre la déflation.  Les dépenses en pétrole (+16%) et gaz naturel liquéfié (GNL, +18%), qui pèsent lourd dans la balance, ont particulièrement grimpé.  La baisse de la devise nippone est d’autant plus ressentie que l’archipel doit se passer de la totalité de ses réacteurs nucléaires, arrêtés par précaution après l’accident de Fukushima de mars 2011. Pour compenser, les compagnies d’électricité doivent importer davantage de GNL afin de faire tourner davantage leurs centrales thermiques.  Mais le Japon a dû aussi payer davantage de yens pour importer des produits alimentaires (+10% en valeur), des vêtements (+21%), des ordinateurs (+17%), des semiconducteurs (+37%) et des téléphones – notamment des smartphones – (+25%).  L’archipel est d’autant plus dépendant de la production étrangère que nombre d’industriels nippons ont transféré leurs usines dans d’autres pays d’Asie où ils produisent aussi pour la clientèle japonaise.  Par région, le déficit nippon s’est aggravé avec la Chine (plus de 5.000 milliards de yens, 36 milliards d’euros), son premier fournisseur qui lui expédie entre autres les téléphones intelligents qui connaissent un vrai boom dans l’archipel.  Le déséquilibre du Japon a aussi empiré avec les pays du Moyen-Orient, son premier fournisseur de pétrole (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis) et de GNL (Qatar, EAU).  La valeur des exportations a grimpé de son côté de presque 10% à 69.788 milliards de yens (498 milliards d’euros), augmentée elle aussi par la chute du yen, mais pas suffisamment pour compenser le bond des importations.  Les recettes de ventes des biens « made in Japan » ont crû, notamment du côté des voitures (+15%), des générateurs électriques (+11%), des produits chimiques (+18%) et sidérurgiques (+9%).  Au final, les revenus tirés des exportations de l’archipel ont augmenté vis-à-vis de la Chine (+10%), des Etats-Unis (+16%), son premier client envers lequel le Japon a augmenté son excédent commercial (6.120 milliards de yens, 44 milliards d’euros) et à l’égard de l’Union européenne (+8%), avec qui l’archipel est néanmoins resté en léger déficit.  Lors du seul mois de décembre, le déficit commercial a doublé sur un an, à 1.302 milliards de yens (9 milliards d’euros), avec une montée de 25% des importations, non compensée par une hausse de 15% des exportations.   »Le déficit commercial devrait s’aggraver davantage au premier trimestre 2014, car les consommateurs japonais vont augmenter leurs achats en prévision d’une hausse de la taxe sur la consommation en avril », a prévenu Marcel Thieliant, chercheur à Capital Economics. « A l’avenir, les volumes d’exportations pourraient toutefois rebondir grâce à la reprise de la croissance mondiale », a-t-il ajouté.  Les entreprises japonaises ont jusqu’à présent profité de la chute du yen pour élever leurs revenus mais ne l’ont pas utilisée pour abaisser leurs prix à l’étranger. Le volume des exportations nippones a en conséquence peu progressé, ce qui a limité les retombées positives de la dépréciation du yen sur la croissance nippone.

 

« Relocaliser les entreprises » en Europe (Cameron)

 « relocaliser les entreprises » en Europe (Cameron)

S’exprimant ce vendredi 24 janvier au forum économique de Davos devant un parterre d’hommes d’affaires, le Premier ministre britannique a fait l’éloge de l’économie anglaise « prête à accueillir vos investissements ». Le Royaume-Uni a ainsi « fait des choix difficiles en maintenant ses dépenses de recherche et développement » tout en « réduisant les taxes ». David Cameron s’est ainsi vanté d’avoir au Royaume-Uni « le plus faible taux d’impôt sur les sociétés » et « la plus forte prévision de croissance » du G7. Cet environnement, selon lui, a permis à son pays de relocaliser des emplois, auparavant partis en Asie, citant toute une série d’entreprises en exemple.  « Les économies européennes ont une opportunité unique d’accélérer cette tendance qui fait que les emplois reviennent à la maison », a-t-il affirmé. « Mais ce combat n’est pas gagné », a-t-il lancé avant d’égratigner ses voisins européens. « Il y a toujours des gens qui pensent que la clef du succès est d’augmenter la protection sociale. Certains à la Commission européenne pensent toujours que s’ils ne produisent pas de nouvelle régulation, ils ne font pas leur travail », a-t-il déclaré. « Nous n’aidons pas les gens en produisant des directives et de la régulation à un tel point qu’elles les mettent au chômage », a-t-il pesté, ajoutant que « nous devons maintenir la flexibilité pour permettre à nos entreprises de croître ». « Ces directives incroyablement complexes détruisent cette flexibilité ».

 

France : cambriolages en hausse, comme la fiscalité

France : cambriolages en hausse, comme la fiscalité

Il y a le racket légal permis par la fiscalité en hausse en 2013 (et en 2014) mais avec promesse de baisse (peut-être !  en 2015 ou 2017) et parallèlement croissance aussi des prélèvements criminels via les cambriolages ; les auteurs n’appartiennent pas à la même population mais pour les victimes la ponction est la même  injuste et  aveugle. D’après l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), le nombre de cambriolages, de résidences secondaires notamment, et de vols a continué d’augmenter en France en 2013. De mauvais chiffres que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, doit commenter jeudi. Plus 6,4 % en zone urbaine, plus 4,7 % en zone rurale : les chiffres relevé jeudi par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), qui montrent une augmentation significative des cambriolages en 2013 par rapport à 2012, sont inquiétants.  Dans le détail, les intrusions ayant visé des habitations principales ont respectivement augmenté, dans ces mêmes zones, de 7 % et de 1,3 %, et celles dans des résidences secondaires de 10 % et 17,7 %.  Déjà très importante en 2012, la lutte contre ce type de criminalité était l’un des objectifs de Manuel Valls, qui avait lancé un vaste plan pour lutter contre ce phénomène souvent perpétré, d’après les forces de l’ordre, par des gangs venus des pays situés à l’Est de l’Europe.  Le ministre de l’Intérieur doit d’ailleurs s’exprimer dans la journée sur les révélations de l’ONDRP. Au niveau des homicides volontaires, en baisse en 2012, ils ont continué à diminué dans les zones sous la responsabilité (-4,2 %) mais ont fortement augmenté en zone gendarmerie (+ 14,9 %).  Le taux de criminalité est le plus élevé en France métropolitaine dans le département des Bouches-du-Rhône avec chaque année, entre 2008 et 2013, une moyenne de 50 homicides, dont 18 règlements de comptes entre malfaiteurs. Enfin, les violences aux personnes, point noir de la délinquance il y a quelques années, sont en stagnation (+ 0,9 % en zone police, + 5,7 % en zone gendarmerie, beaucoup moins qu’en 2012).

 

Baisse des prix immobiliers en France en 2014 d’après S&P

Baisse des prix immobiliers en France en 2014 d’après S&P

S&P  prévoit une nouvelle baisse des prix en 2014 mais suppose une remontée en 2015. Si on peut accorder du crédit à cette prévision de baisse par contre on peut s’interroger sur une éventuelle remontée en 2015 car comme le souligne S&P  le ratio d’accessibilité n’a encore guère gougé ; en clair les prix sont encore beaucoup trop élevés par rapport à la solvabilité des candidats à l’accession. La baisse des prix de l’immobilier résidentiel en France devrait se poursuivre cette année avant un léger rebond en 2015, le déficit structurel de l’offre continuant de soutenir le marché malgré une remontée progressive des taux d’intérêt, prévoit Standard & Poor’s. Les économistes de l’agence de notation anticipent ainsi une baisse des prix de 3,0% en 2014, venant après celles de 2% en 2013 et 2,1% en 2012, avant une hausse de 2,0% en 2015, et ce sur la base d’une croissance de l’économie française qui atteindrait 0,6% cette année et 1,4% l’an prochain. S&P insiste sur le caractère singulier du marché immobilier français, où la crise économique des cinq dernières années n’a que très peu amélioré le « ratio d’accessibilité » (prix moyen d’un bien rapporté au revenu annuel). A 3,8 en novembre 2013, celui-ci reste très proche de ses plus hauts de 2007. La faiblesse de l’offre explique pour l’essentiel que la correction soit restée modeste après la flambée spectaculaire des prix (+157%) enregistrée entre 1997 et 2007. S&P souligne que les derniers chiffres de permis de construire n’incitent pas à l’optimisme sur ce plan pour 2014. Un autre facteur de soutien au marché ces dernières années a été la baisse des taux de crédits, qui ne devraient remonter que très progressivement, selon le scénario de S&P. Une accélération de la hausse des taux aurait pour conséquence d’accentuer le recul des prix immobiliers, souligne l’agence, en précisant toutefois qu’elle juge peu probable pour l’instant une telle évolution.

 

Baisse impôts ménages en 2015 « si nous pouvons » ! (Cazeneuve)

Baisse impôts ménages en 2015  «  si nous pouvons » !  (Cazeneuve)

 

A peine annoncée hier par l’Elysée, la réduction des impôts des ménages en 2015 est mise en question par le ministre du budget, Cazeneuve. Ce sera donc en fonction des possibilités et des économies qui seront faites en 2014. Autant dire que comme ces économies sont encore très virtuelles, il  ne faut pas s’attendre à un allégement ou alors de manière très  floue et symbolique Le ministre du Budget Bernard Cazeneuve était en effet ce mercredi matin l’invité de France Info. Il a réagi avec prudence aux informations en provenance de l’Elysée sur une baisse des impôts des ménages dès l’année prochaine.  « Nous sommes dans une stratégie de finances publiques qui nous engage devant l’Union européenne. Mon objectif c’est de faire plus vite des économies pour baisser plus vite les impôts. La formule c’est plus d’économies plus vite, c’est moins d’impôts plus vite ».  Et donc en ce qui concerne la baisse des impôts des ménages dès 2015 évoquée à l’Elysée ce mardi, Bernard Cazeneuve a donc été prudent :  »Si nous pouvons le faire nous le ferons ». 

Evadés fiscaux en Suisse : la liste HSBC falsifiée par les services de l’Etat

Evadés fiscaux en Suisse : la liste HSBC falsifiée par les services de l’Etat

La liste HSBC falsifiée par les services de l’Etat par l’ex-employé de la banque HSBC Hervé Falciani a été falsifiée, affirme le quotidien Agefi. L’Agefi précise que « la liste comprenait 8.993 noms. En retirant les doublons, il restait (selon Le Monde) 6.313 personnes physiques ou morales ». Or, souligne l’Agefi, « pendant l’été 2009, l’ancien ministre du Budget, Eric Woerth n’évoquait plus qu’une liste de 3.000 noms d’exilés fiscaux« . « Le calcul est vite fait : environ 3.300 noms de clients français de HSBC Private Bank ont été éliminés », estime le quotidien spécialisé qui évoque des « incohérences » mentionnées dans le rapport de l’Office fédéral de la police sur les copies des fichiers remises par la France à la Suisse début 2010. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Bercy a renvoyé au rapport présenté en juillet 2013 par le rapporteur du budget à l’Assemblée nationale, Christian Eckert, infirmant toute disparition de contribuable. « L’élaboration des listes de contribuables établies par l’administration fiscale a donné lieu à de nombreux commentaires dans les médias. Le Rapporteur général ne peut qu’infirmer l’affirmation que des contribuables auraient ‘disparu’« , selon un extrait de ce rapport parlementaire. Hervé Falciani, ancien informaticien de la banque HSBC à Genève, a révélé en 2008 des fichiers permettant de découvrir des milliers d’évadés fiscaux dans le monde, ce qui lui vaut d’être poursuivi en Suisse. Deux premières condamnations, à huit et dix mois de prison avec sursis, ont été prononcées en France à la mi-décembre dans un dossier de fraude fiscale ouvert sur la foi des fichiers HSBC remis à la justice par Hervé Falciani.

Sondage- Popularité : Hollande en recul

Sondage- Popularité : Hollande en recul

Toujours 80% qui jugent que la politique de Hollande est inefficace et un léger recul de popularité. La cote de popularité de François Hollande a reculé de deux points en janvier avec 31% de bonnes opinions, celle de Jean-Marc Ayrault restant stable à 28%, selon le baromètre mensuel BVA publié lundi 20 janvier. Le plus bas avait été atteint en octobre par le président de la République (26%) et le Premier ministre (25%). Interrogés sur l’action de François Hollande en tant que président de la République, 68% des sondés (+2 points en un mois) ont répondu mi-janvier avoir une mauvaise opinion (36% « très mauvaise », 32% plutôt « mauvaise »), tandis que 25% ont déclaré en avoir une « plutôt bonne », 6% une « très bonne ». 1% ne s’est pas prononcé, selon cette étude commandée par Orange, L’Express, la presse régionale et France Inter. L’institut de sondage considère cependant qu’avec sa conférence de presse François Hollande a gagné 4 points par rapport à un sondage réalisé les 2 et 3 janvier avec une question légèrement différente (« Avez-vous une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise opinion de François Hollande? »). Néanmoins, 80% des sondés estiment toujours que la politique menée par François Hollande et le gouvernement n’est pas « efficace » et 70% qu’elle n’est pas « juste ». Priés de donner leur avis personnel sur la politique économique menée actuellement par François Hollande, 26% des Français la jugent « trop favorable aux entreprises » (+7 points comparé à un sondage BVA-Itélé-Le Parisien des 9-10 janvier), 29% « bien équilibrée » (+2 points) et 42% « pas assez favorable » (-9 points).

 

Automobiles: recul de 1,7% en Europe en 2013

Automobiles: recul  de 1,7% en Europe en 2013

Les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne ont reculé de 1,7% en 2013 par rapport à 2012, mais elles ont augmenté en décembre, pour le quatrième mois consécutif, a indiqué, jeudi 16 janvier, l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA). En 2013, 11,8 millions de voitures neuves ont été vendues au sein de l’UE. Renault tire son épingle du jeu: le constructeur a grimpé de 4,4%, grâce à sa marque à bas coûts Dacia, et se place à la troisième marche du podium des constructeurs qui s’en sont le mieux sortis, devant l’Allemand Daimler (+4%). Le constructeur français PSA a, lui, chuté de 8,4%. Soit l’une des plus mauvaises performances parmi les constructeurs européens, avec l’italien Fiat, qui recule de 7,1%. Les situations par pays sont également nuancées. Les ventes ont continué à baisser en France (-5,7%), en Allemagne (-4,2%) et encore plus nettement en Italie (-7,1%). La demande a en revanche tenu au Royaume-Uni (+10,8%) et en Espagne (+3,3%), où Madrid avait mis en place un plan d’aide au secteur.  Globalement, les immatriculations ont continué de se replier en 2013, mais de manière bien moins vertigineuse qu’en 2012, quand elles reculaient de 8,2% par rapport à 2011. D’autant que les quatre derniers mois de l’année amorcent une tendance à la hausse.

Défaillance d’ entreprises : niveau record en 2013

Défaillance d’ entreprises : niveau record en 2013

Toutes entreprises confondues c’est donc plus de 60 000 entreprises en défaillance en 2013 mais les plus grandes- au dessus de 1 million de CA- sont aussi touchées de la même manière. En 2013, ce sont 4.880 entreprises ayant un chiffre d’affaires de plus de 1 million d’euros qui ont fait défaut, soit 63% de plus qu’à la fin 2007, avant la crise financière de l’automne 2008, indique l’assureur-crédit Euler Hermès dans une note publiée ce jeudi 16 janvier. Ce niveau est presque équivalent à celui enregistré fin 2009 qui s’établissait à 4.986 défaillances d’entreprises, selon l’assureur-crédit. « Nous avons un retour à un niveau record de sinistralité de ces entreprises qui sont celles ayant le plus de poids dans l’économie française, via l’emploi et leur passif fournisseurs », explique Maxime Lemerle, responsable des études sectorielles et des défaillances d’entreprises, chez Euler Hermès. Pour cette catégorie d’entreprises, la hausse des défaillances est près de « trois plus forte que pour l’ensemble des entreprises », précise l’assureur. Pour 2014, Euler Hermes prévoit 61.800 défaillances d’entreprises toutes catégories confondues, contre 62.175 recensées en 2013, soit un léger repli de 1%, selon des chiffres provisoires. Cette situation « se traduirait par une baisse de 0,22 point du Produit intérieur brut (PIB) en 2014 et la destruction de 165.000 emplois, soit un demi-point de chômage en plus », souligne Euler Hermès. « Selon nos estimations, il est nécessaire d’atteindre un palier de 1% de croissance du PIB pour espérer un vrai reflux des défaillances », explique Maxime Lemerle.

Prix –Consommation : hausse de 0.3% en décembre

Prix –Consommation : hausse de 0.3% en décembre

Les prix à la consommation ont progressé de 0,3% en décembre en France sous l’effet notamment des hausses saisonnières de certains services et produits manufacturés et d’un rebond des prix pétroliers, selon les statistiques publiées mardi par l’Insee. Sur l’ensemble de 2013, ils affichent une hausse limitée à 0,7%, soit le rythme le plus faible depuis 1998, au moment où des économistes s’inquiètent de plus en plus des risques de déflation dans la zone euro. Le taux d’inflation annuel de la zone a déjà été estimé à 0,8% en décembre par l’institut Eurostat. L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, est ressorti à +0,4% en décembre et progresse de 0,8% sur douze mois. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un taux d’inflation IPCH de 0,4% en décembre et de 0,9% en 2013. La faible inflation de 2013 aurait dû logiquement entraîner une nouvelle baisse du taux du livret A, qui a été ramené à 1,25% au 1er août dernier, lors de sa prochaine révision prévue le 1er février. Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici a toutefois laissé entendre la semaine passée que le gouvernement pourrait renoncer à cette baisse en invoquant une nouvelle fois la protection du pouvoir d’achat des épargnants. Sur la base du taux d’inflation constaté, le taux du livret A, le produit d’épargne le plus populaire en France, aurait déjà dû être abaissé à 1,0%, un plus bas record, le 1er août dernier. Sa révision semestrielle est décidée par le ministre de l’Economie sur recommandation du gouverneur de la Banque de France. Corrigée des variations saisonnières, l’inflation de décembre est ressortie à +0,1% (+0,7% sur un an) tandis que l’indice des prix hors tabac a progressé de 0,4% (+0,6% sur un an).  

 

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