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Automobiles : baisse des ventes en Europe en mai

Automobiles : baisse des ventes en Europe en mai

. Les immatriculations de voitures neuves en Europe ont chuté de 5,9% en mai à 1,04 million de véhicules vendus, signant même la plus mauvaise performance pour un mois de mai depuis 1993, selon des chiffres publiés par l’ACEA. Après un an et demi de baisse ininterrompue, le marché automobile européen avait connu une timide reprise en avril (+1,7%), qui s’expliquait essentiellement par un mois d’avril 2012 particulièrement mauvais et le fait que Pâques soit tombé en mars. Mais l’éclaircie a été de courte durée. Sur le mois écoulé, le Royaume-Uni est le seul des grands marchés automobiles européens à avoir vu les ventes progresser (+11%), tandis que celles de l’Italie, de l’Espagne et de la France reculaient. Le premier marché européen, l’Allemagne, qui a longtemps bien résisté à la morosité, a perdu 9,9%. Les constructeurs français ont souffert, les immatriculations de PSA Peugeot Citroën chutant de 13,2% et celles du groupe Renault (marques Renault et Dacia) de 10%. Le groupe allemand Volkswagen a limité la casse (-2,8%).  Sur cinq mois, le recul des immatriculations dans les 27 pays de l’Union (hors Malte pour qui les données n’étaient pas disponibles) est encore plus net avec 6,8%.

 

Vendredi : un jour férié en France ?

Vendredi : un jour férié ?

 

C’est traditionnel, le vendredi c’est la disette pour les informations économiues ; Au menu des média :  les infos réchauffées de la veille, la météo, les faits divers et le sport (c’est bien d’en parler, c’est bien aussi d’en faire). Le temps que les journalistes se remettent au boulot, il faudra attendre lundi après-midi pour reparler sérieusement de la vie économique et sociale. C’est la France depuis des 35 heures, le vendredi est devenu un jour férié ; témoin la fréquentation record des gares dès le vendredi matin. Idem pour le taux de lecture des infos, à peu près divisé par deux. Curieux pays qui se plaint à juste titre de son manque de compétitivité, de sa croissance exsangue, de ses records de chômage, de ses déficits et pourtant qui pratique la semaine de 4 jours. Sur le plan sociétal, rien à dire, une semaine de deux  ou trois jours serait apprécié mais il y a malheureusement l’environnement concurrentiel et les usines françaises ferment les unes après les autres. Du coup, il faut boucher les trous financiers, avec un record mondial de prélèvement obligatoire ; la fiscalité tue alors consommation et l’activité. Un sujet évidemment tabou, politiquement très incorrect ; pas question de dire que la France ne travaille pas assez. Le sujet n’est vraiment pas sexy pour faire la une. Et pour les politique, vraiment pas un argument pour se faire élire. Pourtant c’est facteur explicatif dominant du déclin économique (avec le manque de formation, d’innovation et d’investissement). Il y a une cinquantaine d’années on travaillait  10 à 12 heurs par jour dans beaucoup de métiers avec seulement un jour de repos hebdomadaire. C’était peut-être beaucoup mais c’est ce qui a pu donner naissance aux trente glorieuses. Entre les conditions sociales d’il y a 50 ou 100 ans et celles aujourd’hui, il y aurait peut-être un équilibre à trouver car on ne peut répartir que la richesse nationale produite, le reste est incompétence et démagogie.

Affaire Tapie : le PDG d’Orange, Stéphane Richard mis en examen pour « escroquerie en bande organisée »

Affaire Tapie : Le PDG d’Orange, Stéphane Richard mis en examen pour « escroquerie en bande organisée »

Ça se gâte pour l’ancien directeur de cabinet de C.  Lagar rge et ça pourrait aussi concerner d’autres personnalités-y compris Sarkosy- compte tenu du chef d’inculpation. Stéphane Richard, l’actuel PDG d’Orange, a donc été mis en examen ce mercredi après-midi à l’issue de sa présentation à un juge d’instruction. Une mise en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Pierre Estoup, l’un des trois juges du tribunal arbitral ayant décidé d’octroyer 403 millions d’euros à Bernard Tapie, avait également été mis en examen pour les mêmes chefs d’inculpation.  Stéphane Richard avait été placé en garde à vue pendant 48 heures dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage dont Bernard Tapie avait bénéficié dans son litige avec le Crédit Lyonnais. Au moment des faits, en 2007, il était le directeur de cabinet de la ministre de l’Économie et des Finances, l’actuelle patronne du FMI Christine Lagarde.  L’audition de Stéphane Richard par le juge a eu lieu à l’Hôtel-Dieu où Stéphane Richard avait été admis après sa garde à vue en raison de la fatigue. « Il a d’ores et déjà quitté les lieux », a expliqué son porte-parole. Selon lui, Stéphane Richard s’est déclaré « confiant et combatif ». Jean-François Rocchi, l’ancien juge du Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais. Sa garde a vue a pris fin mercredi matin. Lui aussi pourrait être mis en examen. Pour le moment, cette mise en examen « n’a pas de conséquence » pour Orange a expliqué le groupe.  »Orange a pris acte de cette décision des juges. La mise en examen de Stéphane Richard dans cette affaire, qui ne nous concerne pas, n’a pas de conséquences sur ses responsabilités actuelles, et il sera à son bureau demain (jeudi) matin », a déclaré le porte-parole.  De son côté, Matignon a expliqué que le conseil d’administration d’Orange se réunira « dans les prochains jours » pour « faire le point » et « décider des conséquences à tirer » de cette mise en examen. Toujours selon les services du Premier ministre « à travers ses administrateurs, l’État fera alors valoir sa position en tant qu’actionnaire ». Pas de précision, toutefois, sur la position de l’État. Avant que cette mise en examen ne soit décidée, Arnaud Montebourg avait toutefois déclaré au quotidien Le Monde qu’il serait « difficile » à un Stéphane Richard mis en examen « de rester ». Le ministre du Redressement productif avait ensuite démenti avoir tenu ces propos. 

 

Affaire Tapie : le patron d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde en garde à vue

Affaire Tapie : le patron d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde en garde à vue

 

 

 

Le patron d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Économie est interrogé lundi dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage contesté ayant mis fin au contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais en 2008. Après la mise en examen de Pierre Estoup, l’un des trois juges arbitres de l’affaire Tapie, l’étau se resserre autour de Stéphane Richard. Le patron d’Orange et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage contesté ayant mis fin au contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais en 2008. Stéphane Richard, qui était en contact avec tous les protagonistes de l’affaire, doit apporter des réponses sur le rôle et la responsabilité du ministère de l’Économie – mais aussi de l’Élysée – dans la décision en 2007 de recourir à un arbitrage pour mettre fin au litige sur la vente d’Adidas.  Également mis en garde à vue lundi matin: Jean-François Rocchi, l’ex-président du Consortium de réalisation (CDR), la structure chargée de solder le passif du Crédit lyonnais.  Les juges d’instruction du pôle financier de Paris cherchent à savoir si l’arbitrage, qui a permis à Bernard Tapie d’obtenir 403 millions d’euros d’indemnités en juillet 2008, a été entaché d’irrégularités. Ils s’attachent pour cela à démonter la chaîne de prises de décision ayant conduit à recourir à un tribunal privé. Ils étudient notamment le mode de désignation des arbitres et la décision du gouvernement de ne pas contester cet arbitrage malgré des soupçons d’irrégularités. L’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, l’actuelle patronne du FMI, a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y avait eu «ni ordre, ni instruction, ni pression particulière» de l’Élysée pour aller à l’arbitrage. Stéphane Richard aurait toutefois soutenu le contraire au Canard enchaîné, évoquant une «instruction» transmise par Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, lors d’une réunion en 2007 avec Jean-François Rocchi et lui-même. Selon Bernard Scemama, l’ex-président de l’Établissement public de financement et de restructuration (EPFR), l’organisme chapeautant le Consortium de réalisation (CDR), Stéphane Richard a activement plaidé en faveur de l’arbitrage. Lequel rétorque n’avoir été qu’un «rouage du système», sans pouvoir de décision. Depuis 2008, l’ancienne ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a de son côté toujours revendiqué la responsabilité de l’arbitrage et la décision de renoncer à en demander l’annulation. Elle a été placée récemment sous le statut de témoin assisté dans l’enquête conduite par la Cour de justice de la République. Orange a par ailleurs réaffirmé lundi son soutien à Stéphane Richard, le maintenant ainsi à la tête du groupe. «La question (de son maintien) ne se pose pas. Stéphane Richard est à la tête de ce groupe, et il a un directeur général délégué, Gervais Pellissier, qui par la loi a les mêmes pouvoirs que lui et peut faire fonctionner l’entreprise en son absence», a indiqué un porte-parole de l’opérateur. Avant d’ajouter: «La garde à vue est une mesure usuelle dans une affaire complexe comme celle-ci, et elle n’est pas prévue pour durer au-delà de 48 heures», laps de temps durant lequel Stéphane Richard doit apporter son «témoignage» sur cette affaire. L’État a pour sa part annoncé lundi son intention de se porter partie civile «dans les prochaines heures» afin de pouvoir accéder au dossier et s’assurer que les intérêts du contribuable n’ont pas été lésés

 

Evasion fiscale : baisse en Suisse

Evasion fiscale : baisse en Suisse

 

Selon une étude que vient de publier Natixis, ce mouvement de baisse des dépôts européens en Suisse pourrait faire perdre à UBS, Credit Suisse et Julius Baer respectivement 2 %, 3 % et 7 % de leur encours sur la période.  Autrement dit, pour chacune de ces banques, ce serait entre 20 % et 25 % de l’encours offshore issu de l’Europe occidentale qui serait « en risque ». « Il s’agit des sommes non en règle avec le fisc du pays d’origine des clients », explique Antoine Burgard, analyste banques chez Natixis. Si les risques se concentrent sur l’Europe occidentale, c’est que les clients litigieux américains ont déjà été écartés ces dernières années.  La Suisse subit ainsi un climat réglementaire difficile. D’abord placée début 2009 par l’OCDE sur la liste des Etats jugés non coopératifs en matière fiscale, le pays a signé différents accords fiscaux en vue d’en sortir. Mais la pression sur le secret fiscal demeure. En témoignent les déboires rencontrés pour imposer les accords bilatéraux dits « Rubik ». Acceptés par l’Autriche et le Royaume-Uni en 2012, ils ont en revanche été retoqués par le Bundesrat allemand. « Les autres pays européens semblent désormais peu enclins à suivre le mouvement, préférant adopter une position dure à l’américaine qui contraindrait la Suisse à l’échange automatique des données », affirme l’étude. C’est la démarche finalement adoptée par le Luxembourg (lire ci-dessous).  En plus de cette décollecte, les banques suisses sont ou ont été en litige avec les administrations fiscales aux Etats-Unis, en Allemagne et en France. Il existe « des risques d’amende encore importants à court terme », rappelle l’étude.  A ces problèmes les trois établissements doivent ajouter une baisse de leurs marges. « Les clients européens orientent leur épargne sur des produits comme des obligations souveraines de pays peu risqués, sur lesquels les banquiers gagnent peu d’argent », note Antoine Burgard. Un retour des clients vers des produits plus complexes pourrait rétablir la situation. Mais une récente jurisprudence suisse devrait amener les banques à rétrocéder aux clients les commissions perçues lorsqu’elles distribuent certains de ces produits.  Pourtant, l’avenir est loin d’être sombre pour les trois banques suisses. Elles espèrent tirer profit de leur présence dans les pays émergents et en particulier dans l’Asie-Pacifique. Cette zone du globe est devenue incontournable en gestion de fortune et devrait, selon certaines prévisions, dépasser l’Europe à l’horizon 2016.  Grâce à leur présence sur ces marchés dynamiques, Credit Suisse, Julius Baer et UBS pourraient voir leur collecte annuelle nette progresser respectivement de 3,7 %, 4,3 % et 4,5 % d’ici à 2016.

 

ArcelorMittal : nationalisation d’une filiale en Algérie

ArcelorMittal : nationalisation d’une filiale en Algérie

Réclamée à plusieurs reprises par des syndicats et certains partis politiques algériens, la nationalisation d’El Hadjar privatisé en 2001, n’est plus qu’une « affaire de jours », a annoncé samedi à l’AFP l’ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smain Kouadria.  Un pré-contrat a été signé cette semaine entre Arcelor, qui détient 70% des parts du complexe d’Annaba et Sider, son partenaire public algérien, a assuré M. Kouadria, qui a participé à l’élaboration de la feuille de route.   »Douze ans après sa privatisation, le complexe sidérurgique d’El Hadjar fait toujours face aux conséquences du sous-investissement, de la dégradation des installations et équipements, de la fermeture des sites de production essentiels », constate Abdelatif Rebah, économiste.  M. Kouadria renchérit : « C’est l’échec de la privatisation : aucun investissement, la réduction des effectifs et pas d’amélioration des conditions de travail ».  Le complexe, propriété de l’Etat algérien, avait été racheté à 70% en 2001 par l’indien Ispat, qui appartient au groupe Mittal.   »Lors de la signature de la privatisation le 18 octobre 2001, les effectifs étaient de 11.200, ils ne sont plus que 5.600 travailleurs », rappelle le syndicaliste devenu député.  La feuille de route, dont l’AFP a obtenu une copie et qui devrait être bientôt présentée au Conseil de participation de l’Etat (CPE), prévoit que Sider injecte 100 millions de dollars au capital et ArcelorMittal 56 millions de dollars.  Un plan de développement sera financé par l’apport de 700 millions de dollars d’une banque publique sur la base d’un échéancier et en fonction de la réalisation du plan 2014/2017, selon cette feuille de route.  Il y est précisé que le complexe devrait atteindre sa pleine capacité de production, 2,2 millions de tonnes d’acier, en 2017.   »Cette semaine, les deux parties ont renégocié pour porter la participation de Sider à 120 millions de dollars et celle d’Arcelor à 100 millions de dollars et arriver ainsi à 51/49 % avec la majorité pour la partie algérienne », a affirmé M. Kouadria.  Il a précisé que la somme prévue initialement dans la feuille de route a déjà été versée.  Pour l’économiste Abderrahmane Mebtoul, « à l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2014 et avec les tensions sociales actuelles, le gouvernement n’est pas préoccupé par la rentabilité économique ».   »La reprise éventuelle par l’Etat algérien d’une fraction des parts d’Arcelor Mittal entre dans ce cadre d’apaisement social », a ajouté M. Mebtoul dans un entretien publié dans la presse algérienne.   »Arcelor Mittal, qui a empoché de substantiels profits du marché algérien des produits sidérurgiques, a exigé de l’argent frais des banques algériennes pour réaliser ce qui relève de ses affaires d’industriel », analyse M. Rebah, estimant que le groupe faisait « le chantage de l’enfant gâté qui menace de +rompre+ en cas de refus ».  L’Algérie importe pour 10 milliards de dollars de produits sidérurgiques chaque année, l’équivalent de 80% de ses besoins en acier.  Le complexe n’a produit que 600.000 tonnes d’acier en 2012, loin de l’objectif de 700.000 tonnes fixé initialement par le groupe.  En 2012, ArcelorMittal Annaba a essuyé des pertes de 33 millions de dollars et ses perspectives de redressement sont limitées, selon la feuille de route.  Cette contreperformance est d’autant plus dommageable qu’elle s’inscrit dans un contexte économique porteur et une demande très dynamique d’acier sur le marché algérien, lit-on dans ce document.  M. Rebah conclut que « le bilan (de cette privatisation) devrait être rendu public afin que tout le monde puisse juger de la nécessité salutaire de renationaliser ce qui fut jadis le fleuron de l’industrie algérienne ».

Tennis : aucun français en finale à Roland Garros, normal ils sont tous suisses (fiscalement)

Tennis : aucun français en finale à Roland Garros, normal ils sont tous suisses (fiscalement)

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Le tennisman paiera des impôts en France sur sa prime à Roland Garros, une exception. Car Jo-Wilfried Tsonga est résident suisse, et il ne paye des impôts que pour les tournois qui ont lieu en France.   Roland-Garros, Bercy, ou la Coupe Davis, les tournois pour lesquels Jo-Wilfried Tsonga paye des impôts en France se comptent sur les doigts d’une main. A ceux qui critiquent son exil fiscal, il répond qu’en 2011, il a fait un chèque de 230.000 euros au fisc français, pour 47 jours de présence sur le territoire. Au cours de cette même année, le tennisman a touché cinq millions et demi d’euros de revenus. Quasiment tous les joueurs de tennis français sont installés en Suisse. L’ancien capitaine de l’équipe de France, Guy Forget, avait pris la défense de ses joueurs l’été dernier: « quand ils gagnent un million d’euros en France, ils en laissent 500.000 aux impôts; on ne peut pas leur faire un procès parce qu’ils ne veulent payer que 30% ». Michaël Llodra et Nicolas Mahut font partie des rares à être restés en France. Cela leur fait un point commun pour la finale du double messieurs de Roland-Garros, qu’ils joueront ensemble, samedi 8 juin.

L’impôt va tuer la croissance et les rentrées fiscales en 2013

L’impôt  va tuer la croissance et les rentrées fiscales en 2013

 

Cette fois la France est engagée dans un cercle vicieux type Espagne voire Grèce. Le matraquage fiscale tue non seulement la croissance mais mécaniquement plombe les recettes fiscale ;  résultat :  la fiscalité supplémentaire qui devait régler les déficits ne fait que les aggraver. Si ce rythme se prolongeait sur l’ensemble de l’année, la progression des recettes fiscales nettes de l’Etat serait de 1,3 milliard d’euros en 2013, alors qu’elle est prévue à 30,2 milliards par rapport à l’exécution du budget 2012 en raison des fortes hausses de prélèvements votées. En cause, les rentrées de TVA, la principale recette de l’Etat, qui reculent de 2,3% sur fond de consommation atone et sans doute, estime Denis Ferrand, de problèmes de trésorerie des entreprises. Celles de l’impôt sur les sociétés régressent dans le même temps de 5,8% et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques de 6,1%. Parallèlement, les dépenses de l’Etat ont augmenté de 5,6% à fin avril, une hausse ramenée à 1,1% hors éléments non récurrents qui est en ligne avec la progression en valeur de 1% attendue cette année. Dans le détail, les dépenses de personnel de l’Etat affichent d’un an sur l’autre une progression de 1,6% à périmètre constant et celles d’investissement reculent de 14,1%. Quant aux prélèvements sur recettes au profit des collectivités locales, ils sont en repli de 2,2% sur quatre mois. Le gouvernement prévoyait de ramener les déficits publics, dont le solde est la principale composante, à 3% du PIB en fin d’année, un objectif auquel il a renoncé avec le feu vert de la Commission européenne en raison de la faiblesse de la croissance en ce début d’exercice. Cet objectif reposait sur un déficit budgétaire ramené à 62,3 milliards d’euros à fin 2013 contre 87,2 milliards en 2012. Le gouvernement prévoit maintenant un déficit public à 3,7% du PIB cette année sur la base d’une croissance limitée à 0,1%, des hypothèses jugées trop optimistes. Les décalages substantiels déjà constatés amènent l’opposition à réclamer un projet de loi de finances rectificative, que le gouvernement a jusqu’ici refusé. « Le déficit s’aggrave, les recettes fiscales ne rentrent pas. Le gouvernement cache la réalité », a déclaré l’ancienne ministre du Budget Valérie Pécresse dans un « tweet ».

 

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 6,9 milliards d’euros en avril sur un an, en raison d’une série de dépenses européennes exceptionnelles mais aussi de la « faiblesse des rentrées fiscales » due à la crise, a annoncé vendredi le ministère du Budget.  Si les recettes fiscales sont globalement stables par rapport à la même période de 2012, leur évolution, avec un recul des taxes directement liées à la consommation, semble moins favorable que dans les dernières prévisions du gouvernement présentées mi-avril.

Laïcité en entreprise : la gauche recule

Laïcité en entreprise : la gauche recule

L’Assemblée nationale a repoussé jeudi, sans surprise, une proposition de loi UMP autorisant les entreprises à imposer la neutralité religieuse au travail mais le débat a mis en lumière les divergences sur le sujet, notamment au sein de la gauche.  Eric Ciotti, rapporteur UMP du texte, mettait en avant la nécessité de légiférer sur la neutralité religieuse au travail pour combler « un vide juridique » révélé par l’affaire de la crèche Baby Loup.  La Cour de cassation avait en effet jugé illégal, en mars, le licenciement d’une salariée de cette crèche associative de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), au motif qu’elle refusait d’enlever son voile sur son lieu de travail.  Rappelant qu’ »il ne peut y avoir de cohésion nationale sans laïcité », le député UMP des Alpes-Maritimes a préconisé « des solutions adaptées au fur et à mesure que les problèmes se posent ». Comme en 2004, la loi sur le voile à l’école ou 2010, l’interdiction du voile intégral (niqab, burqa) dans l’espace public.  La proposition UMP, très courte, proposait d’inclure dans le Code du travail une disposition rendant « légitimes » des « restrictions visant à réglementer le port de signes et les pratiques manifestant une appartenance religieuse ».  La gauche a repoussé le texte au motif principal qu’il convenait d’attendre le rapport d’étape de l’Observatoire de la laïcité mis en place en avril dernier par François Hollande. Celui-ci l’a d’ailleurs chargé d’élaborer « des propositions » pour encadrer la laïcité dans les structures accueillant des enfants.  Mais des divergences nettes sont apparues au sein de la gauche, comme lors du débat de 2010, certains députés redoutant une nouvelle stigmatisation de l’islam, d’autres défendant le fait de légiférer à nouveau.   »Nous ne refusons ni de débattre ni de légiférer », a lancé Jean Glavany (PS) à la droite qui reprochait à la gauche de se dérober. Jugeant que de toute façon, la proposition de M. Ciotti « ne changerait rien à la jurisprudence de la Cour de cassation », le député des Hautes-Pyrénées a souligné qu’il convenait, sur un sujet tel que la laïcité, de travailler « à la recherche d’un consensus ».  Il a aussi dit « en avoir marre » des lois de circonstance. « Et puis la laïcité, ça ne peut pas être que de l’interdit », a-t-il ajouté, soulignant au passage que « l’interdit visait toujours les mêmes » et que « les prières de rues, tout près d’ici, ne gênaient guère » la droite, dans une allusion aux récentes manifestations contre le mariage homosexuel.  L’écologiste Sergio Coronado a reproché à l’UMP une « stigmatisation de l’islam », demandant que la classe politique « s’intéresse davantage au financement de l’islam et à la formation de ses imams ».  L’ancien ministre socialiste de l’Intérieur, Daniel Vaillant, a jugé que « la loi n’est pas la réponse à tout ». « Une loi de plus serait une loi de trop », a-t-il dit reprochant à l’UMP de « vouloir stigmatiser toujours la même religion ».  Elisabeth Pochon (PS) s’en est elle aussi prise à « une loi qui stigmatise nos compatriotes musulmans ». « Et pourquoi s’en prendre encore aux femmes – voilées – et non pas à la longueur des barbes! »  Michel Sapin, ministre du Travail, a pour sa part prôné « une laïcité de sang-froid ». « La loi peut être un outil mais prenons le temps d’observer les choses », a-t-il dit avant de souligner la nécessité de consulter les partenaires sociaux sur le sujet.  Quant à l’UMP Jacques Myard, il a voté la proposition de son collègue estimant qu’il s’agissait d’une « avancée ». Mais il a soutenu qu’il fallait « aller plus loin », « être plus ferme » en imposant le principe de neutralité au cas où il y aurait « pressions ou menaces » au sein même de l’entreprise. Il a déposé sa propre proposition de loi sur le sujet.

Marine Harvest : 400 postes menacés en Bretagne

 

Marine Harvest :   400 postes menacés  en Bretagne

Le norvégien Marine Harvest, numéro 1 mondial du saumon, va supprimer plus de 400 postes. Deux de ses usines, situées dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine, devraient fermer leurs portes au premier trimestre 2014. Ces sites étaient notamment spécialisés dans le fumage, la découpe et le conditionnement de saumons venus du Canada, d’Irlande et de Norvège. Coté à la Bourse d’Oslo, Marine Harvest – qui vend du saumon, des plats cuisinés ainsi que des préparations à base de produits de la mer – a réalisé 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an passé. Le groupe, qui emploie 6000 personnes dans le monde, s’est dit contraint de procéder à une restructuration dans l’Hexagone. Comme de nombreux industriels, il se heurte en France à la hausse du coût de la matière première ainsi qu’au durcissement des négociations tarifaires avec la grande distribution. Ce contexte aurait conduit Marine Harvest à arrêter ses «premier prix» pour se concentrer sur le moyen et le haut de gamme, plus rentables, selon la direction. Le groupe, qui a racheté cet hiver le numéro 1 polonais du saumon et récupéré une usine en Bourgogne, a par ailleurs annoncé un investissement de 8 millions d’euros sur deux ans sur son site breton de Landivisiau afin de moderniser ses machines.

 

La Lettonie entrera dans la zone euro en 2014

 

La Lettonie entrera dans la   zone euro en 2014

La zone euro est en crise, et les prétendants à la monnaie unique ne se bousculent plus vraiment à la porte. Pourtant, la Lettonie devrait abandonner le lat, sa monnaie nationale, et adopter l’euro à partir du 1er janvier 2014, même si 62% des Lettons sont contre, selon un sondage réalisé mi-mai par TNS. La Commission européenne a donné son feu vert à l’adhésion de l’état balte, ce mercredi 5 juin, ce qui portera à 18 le nombre d’états membres.  La Commission européenne et la Banque Centrale Européenne (BCE), ont toutes deux rendus des rapports de convergence favorables, c’est-à-dire que la Lettonie remplit les critères d’adhésion fixés par le traité de Maastricht. Désormais, c’est au Parlement européen et à l’Ecofin de rendre leurs avis. La décision devrait intervenir début juillet pour une entrée en 2014. Tous les pays membres de l’Union européenne sont obligés de rejoindre la zone euro, dès qu’ils satisfont aux critères. Seuls le Danemark et le Royaume-Uni ont négocié des exceptions pour garder leur monnaie.   Pour le restant de la zone euro, l’adhésion du petit pays de deux millions d’habitants ne devrait pas avoir de grandes conséquences. La Lettonie, elle, espère que cela va jouer sur ses échanges commerciaux et son taux de chômage, actuellement autour de 14%. Victime d’un mauvais système éducatif, les diplômés quittent le pays pour trouver un emploi chez leurs voisins. Le gouvernement estime aussi que cela évitera la spéculation sur le lat et l’instabilité financière. En dix ans, l’inflation a varié de -1,2% à 15,3%.  Le pays balte est l’un des plus pauvres de l’Union européenne, avec la Bulgarie et la Roumanie, et plus de 20% de sa population vivait sous le seuil de pauvreté en 2011. Avec la crise, la Lettonie a mis en place un programme d’austérité parmi les plus rigoristes de la zone euro. Avec succès: le déficit budgétaire a été réduit à 1,2% du PIB et la dette publique ne représente que 41% du PIB. En 2012, son PIB a progressé de 5,6% en 2012, après une contraction de près de 20% en 2009.

Réforme statut auto-entrepreneur en 2014

Réforme statut auto-entrepreneur en 2014

 

 

« En ce qui concerne l’activité secondaire, le gouvernement a décidé de maintenir ce régime sans limitation de durée, afin de permettre aux Français, notamment ceux ayant des revenus modestes, chômeurs, retraités, étudiants…, d’avoir un revenu d’appoint », a-t-elle indiqué, à l’issue d’une rencontre avec les artisans du bâtiment et les fédérations d’auto-entrepreneurs. S’agissant de l’activité principale, « le gouvernement fera évoluer ce régime ». Les discussions ont notamment porté sur « la durée de limitation dans le temps, ainsi que sur les obligations de déclaration de qualification et d’assurance pour renforcer la transparence et l’information dues aux clients », a ajouté la ministre.  L’Inspection générale des Finances (IGF) et l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) ont remis, début avril, à Sylvia Pinel un rapport d’évaluation du régime de l’auto-entrepreneur, créé en 2009 par le précédent gouvernement. Il recommande d’ »accompagner l’auto-entrepreneur dans la pérennisation et le développement de son activité » mais ne préconise pas de limitation dans le temps. Le 10 avril, Sylvia Pinel avait pourtant indiqué que le gouvernement souhaitait limiter à quelques années (« de un à cinq ans ») le bénéfice du régime de l’auto-entrepreneur lorsqu’il est utilisé pour exercer une activité principale, dans le but affiché de favoriser la création d’entreprises classiques à plus fort potentiel de croissance.  Le dispositif lancé par Hervé Novelli en 2009 a pourtant rencontré un succès certain. Quelque 900.000 personnes ont opté pour le statut d’auto-entrepreneurs. C’est la moitié des créations d’entreprises enregistrées en France depuis quatre ans. Néanmoins, le dispositif peine à remplir son objectif principal: permettre la création d’entreprises pérennes. Seulement 49% des auto-entrepreneurs déclarent un chiffre d’affaires, et 90% d’entre eux n’atteignent pas à titre personnel le Smic mensuel, selon le rapport de  l’IGAS.

UNEDIC : augmentation chômage en 2013 et 2014

UNEDIC : augmentation chômage en 2013 et 2014

 

L’Unedic  prévoit  une poursuite de la hausse du nombre de chômeurs en 2013 et en 2014. L’institution prévoit ainsi 178.700 demandeurs d’emplois de catégorie A (sans activité) supplémentaires en 2013 et 128.700 de plus en 2014. L’augmentation se poursuivrait donc, « mais à un rythme moindre », selon l’Unédic, pour atteindre 3,3 millions d’inscrits en décembre 2013. Un coup dur pour François Hollande, qui s’est encore engagé, lors de sa conférence de presse du 16 mai dernier, à inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année. Pour rappel, le nombre de chômeurs a atteint un seuil historique en mars, avec 3.224.600 personnes sans emploi.  Par ailleurs, l’Unédic indique que son déficit pourrait atteindre 4,8 milliards d’euros pour 2013, et 5,6 milliards pour 2014. Au total, la dette -déficit cumulé- de l’assurance chômage devrait s’élever à 18,5 milliards fin 2013 et 24,1 milliards en 2014. Ces nouvelles prévisions sont dues à des hypothèses de croissance révisées à la baisse et les règles actuelles d’indemnisation, qui seront renégociées en fin d’année pour s’appliquer en 2014.

 

Suisse : 100 milliards cachés en Suisse et ce n’est pas prêt de changer

Suisse : 100 milliards cachés en Suisse et ce n’est pas prêt de changer

 

Environ 100 milliards seraient cachés en Suisse par les grades fortunes françaises ; ce n’est pas prêt de changer car cela représente 10% du PIB suisse et 130 000 emplois. Genève, ses centaines de banques, ses milliers de gestionnaires de fortune et de fiscalistes. Un système financier entièrement fondé sur le secret bancaire et l’évasion fiscale. D’après l’historien Sébastien Guex, spécialiste de  l’histoire bancaire à l’ université de Lausanne, « les grandes banques suisses se sont historiquement construites sur leur positionnement sur le marché de la fraude fiscale internationale« . Malgré cet ancrage historique, le mois dernier la ministre suisse des Finances a annoncé qu ‘elle était prête à discuter de l’échange automatique de données, c’est-à-dire la possibilité pour les services fiscaux des autres pays de savoir qui sont les contribuables qui possèdent des comptes non déclarés. Ces déclarations ont fait l’effet d’une bombe dans le milieu bancaire genevois, que connaît très bien l’avocat fiscaliste suisse Philippe Kénel : « C’est une révolution. L’échange de données, c’est un mot qu’on ne prononçait même pas, comme dans les couples ultra catholiques on ne prononce pas le mot divorce ».  La révolution en Suisse, c’est effectivement qu’on évoque cet échange de données. Mais en pratique, cela n’ est pas encore le grand soir, même si depuis quelques années, la digue du secret bancaire suisse a commencé a céder, notamment sous la pression des Etats-Unis (qui ont obtenu un accord d’échange d’informations fiscales avec la Suisse, les accords FACTA).  Pourtant Michel Dérobert, le secrétaire général de l’ association des banquiers privés suisses, ne croit pas à une disparition du secret bancaire : « Il n’ y a pas de raison que la Suisse fasse un échange automatique, plus que Singapour, ou une autre place concurrente de la Suisse. Mais si tous les autres pays s’engagent à échanger le même type de données, et on en est encore loin, alors la Suisse le ferait. »  Autrement dit, la Suisse n’ est prête à lever son secret bancaire que si les autres paradis fiscaux font de même. C ‘est l’attractivité de sa place financière qui est en jeu, par rapport à ses concurrents (par exemple les îles Caiman, le Luxembourg ou certains Etats américains comme le Delaware).  Il faut dire que les banques suisses pèsent lourd dans l’économie nationale : plus de 130.000 emplois et 10% du PIB. Pour le député de la majorité Christian Luscher, la question est donc évidemment économique mais elle est aussi juridique : « Nous avons accueilli de nombreux clients étrangers, et notamment français. Ils demandent la protection de la Suisse, le temps de se régulariser et donc nous avons besoin d’un certain temps ».  La Suisse réclame donc du temps. Une facon de contourner une éventuelle levée du secret bancaire, d’après l’historien Sébastien Guex : « C’est une vieille stratégie des banques. Si cela prend 4 ou 5 ans, je fais confiance aux banquiers pour perfectionner les systèmes des trusts et des fondations qui permettent de préserver l’ anonymat des fraudeurs ».  De toute façon, la Suisse est une démocratie directe. Si le pays veut un jour mettre en place cet échange automatique de données, la question serait soumise à un référendum, une votation. Or, d’après un sondage de mars dernier, près des deux tiers des Suisses ne veulent pas d’un assouplissement du secret bancaire.

 

Emploi salarié : encore en recul en 2013

Emploi salarié : encore en recul en 2013

De plus en plus de demandeurs mais de moins en moins d’emplois, l’inversion de la courbe du chômage n’est pas pour 2013. La nouvelle était attendue, elle n’en reste pas moins mauvaise. Au premier trimestre 2013, l’emploi salarié s’est replié de 0,1% soit 20.300 emplois en moins, selon les chiffres de l’Insee publiés ce jeudi 16 mai. Au quatrième trimestre 2012, ils avaient déjà chuté de 44.600. Dans le détail, l’emploi dans l’industrie et dans la construction sont en baisse au premier trimestre 2013 (respectivement -0,4 % et -0,3 %). L’emploi du tertiaire dans son ensemble est stable. Hors intérim, l’emploi marchand diminue de nouveau ce trimestre (-31 700 postes, soit -0,2 %). Bonne nouvelle néanmoins, l’emploi intérimaire, réputé précurseur des évolutions du marché de l’emploi, augmente légèrement ce trimestre (+11 400 postes, soit +2,2 %), alors qu’il était en baisse depuis mi-2011. Depuis un an, l’intérim a perdu 46.500 postes, soit 8,2 % de ses effectifs.

INSEE-Investissements : en baisse de 4% , la crise va s’aggraver !

INSEE-Investissements : en  baisse de 4% , la crise va s’aggraver !

Contrairement à ce qu’affirme Hollande le pire n’est pas derrière mais devant, témoin les investissements en baisse de 4% d’après l’INSEE. En clair, une réduction des capacités de production. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie française qui vient de basculer dans la récession, depuis hier. Ce jeudi 16 mai, une enquête de l’Insee réalisée en avril montre que les chefs d’entreprises vont limiter leurs dépenses d’investissements. Alors que les industriels, lors du précédent sondage de janvier, tablaient encore sur un maintien du niveau des investissements dans l’économie française, ils estiment désormais que les montants vont reculer de 4% en valeur, cette année, par rapport en 2012. Le secteur automobile, en crise en Europe, verrait, par exemple, ses dépenses d’investissement chuter de 20%.  Clairement les perspectives économiques de la France s’assombrissent. L’investissement des entreprises est une des composantes du PIB, et donc de la richesse produite par la France. En 2012, année où la croissance sur l’ensemble de l’année a été nulle, la hausse a été estimée à +7%, selon l’enquête d’avril. Avec un chiffre en baisse, l’hypothèse d’une croissance positive pour 2013 s’éloigne donc un peu plus. D’autant plus que la consommation des ménages est désormais atone, après un recul historique du pouvoir d’achat en 2012 de 0,9%.

Contrairement à ce qu’affirme Hollande le pire n’est pas derrière mais devant, témoin les investissements en baisse de 4% d’après l’INSEE. En clair, une réduction des capacités de production. C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie française qui vient de basculer dans la récession, depuis hier. Ce jeudi 16 mai, une enquête de l’Insee réalisée en avril montre que les chefs d’entreprises vont limiter leurs dépenses d’investissements. Alors que les industriels, lors du précédent sondage de janvier, tablaient encore sur un maintien du niveau des investissements dans l’économie française, ils estiment désormais que les montants vont reculer de 4% en valeur, cette année, par rapport en 2012. Le secteur automobile, en crise en Europe, verrait, par exemple, ses dépenses d’investissement chuter de 20%.  Clairement les perspectives économiques de la France s’assombrissent. L’investissement des entreprises est une des composantes du PIB, et donc de la richesse produite par la France. En 2012, année où la croissance sur l’ensemble de l’année a été nulle, la hausse a été estimée à +7%, selon l’enquête d’avril. Avec un chiffre en baisse, l’hypothèse d’une croissance positive pour 2013 s’éloigne donc un peu plus. D’autant plus que la consommation des ménages est désormais atone, après un recul historique du pouvoir d’achat en 2012 de 0,9%.

Taxe sur les produits pétroliers en baisse de 12% ; en cause la crise

Taxe sur les produits pétroliers en baisse de 12% ; en cause la crise

 

D’après les derniers chiffres publiés par Bercy, les recettes de TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, qui remplace la TIPP depuis janvier 2012) ont reculé de près de 13 % au premier trimestre, sur un an, atteignant le chiffre de 2,7 milliards d’euros. Une contraction qui reflète la baisse régulière de la consommation de carburants en France, du fait d’une conjoncture dégradée.  Le mois dernier, l’Union française des industries pétrolières (Ufip) faisait état, de son côté, d’une baisse de 3 % des livraisons de carburants sur le marché français à la fin mars, en particulier du supercarburant sans plomb, et des carburants routiers. Des données confirmant « la tendance de baisse de la consommation de carburants en France, observée en 2012 », selon Jean-Louis Schilansky, président de l’Ufip, pour qui «  le ralentissement de l’activité économique impacte désormais l’activité de transport ».  Si la tendance se poursuit, elle pourrait remettre en cause les prévisions du budget 2013, qui tablent sur des recettes de TICPE en légère hausse. La taxe a rapporté près de 13,5 milliards d’euros de recettes à l’Etat en 2012.  A la fin mars, les recettes fiscales étaient par ailleurs en «  progression modérée », selon le communiqué de Bercy, grâce aux encaissements en hausse d’impôt sur le revenu (18,5 milliards d’euros, + 9 %), et d’impôt sur les sociétés (9,3 milliards, + 16 %). Les recettes de TVA restent stables, à 33,6 milliards d’euros.  Le déficit à fin mars s’est néanmoins creusé à 31 milliards d’euros, contre 29,4 milliards un an plus tôt, du fait de l’augmentation des dépenses, qui atteignent 90,2 milliards d’euros. La France a en effet dû participer, à hauteur de 1,6 milliard d’euros, à une augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) en mars, dépense qui n’entre toutefois pas dans la composition du déficit public. Cette opération mise à part, la progression des dépenses est conforme aux prévisions de la loi de finances pour 2013. Un effet de base défavorable explique aussi en partie l’écart : début 2012, la France avait perçu 2,6 milliards de recettes exceptionnelles liées à l’attribution de licences de téléphonie mobile « 4G ».  La charge de la dette a par ailleurs continué de reculer, baissant de 7 % à 2,6 milliards d’euros à la fin mars, grâce à la faiblesse des taux de refinancement de la France sur le marché. Le gouvernement espère ramener cette année le déficit public à 3,7 % du PIB.

Croissance : industrie en forte baisse en mars

Croissance : industrie en forte baisse en mars

La récession se confirme. La production industrielle de la France s’est contractée de 0,9% en mars après une hausse révisée à 0,8% en février, selon des données publiées mardi par l’Insee. L’indice de la production de l’industrie manufacturière a de son côté accusé une baisse de 1%, après une hausse confirmée à 0,8% un mois plus tôt. Sur l’ensemble du premier trimestre, la production industrielle a diminué de 0,4% et la production manufacturière de 0,9% par rapport au quatrième trimestre 2012. Sur un an, le recul est de 3,2% pour la production industrielle et 4,2% pour la production manufacturière par rapport aux trois premiers mois de 2012.  Vingt économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une production industrielle de mars en repli de 0,3%, leurs prévisions s’échelonnant entre -1,8% et +0,3%.  La baisse du premier trimestre est essentiellement le fait des matériels de transport (-2,4%) et des industries agricoles et alimentaires (-2,1%). A l’inverse, la production dans le raffinage a rebondi de 7,9%.

Récession en zone euro plus grave en 2013

Récession en zone euro plus grave en 2013

 

2013 devait être l’année de la reprise en faiat ce sera la récession et plus grave que ce qui avait été récemment prévu.  L’économie de la zone euro va se contracter davantage que prévu cette année, ce qui se traduira par une réduction ralentie des déficits publics, a annoncé vendredi la Commission européenne (CE). La France, l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas, quatre des cinq principales économies de la région, devraient être en récession en 2013, selon les prévisions de printemps de l’exécutif communautaire, l’Allemagne étant la seule encore promise à la croissance. « Au vu de la récession prolongée, nous devons faire tout ce qu’il faut pour surmonter la crise du chômage en Europe. La politique de l’UE est centrée sur la croissance durable et la création d’emplois », a déclaré le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. « La consolidation budgétaire se poursuit mais son rythme ralentit. Parallèlement, les réformes structurelles doivent être intensifiées pour débloquer la croissance en Europe. » La Commission prévoit désormais une contraction de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) des Dix-Sept cette année et une croissance de 1,2% l’an prochain. Dans ses prévisions d’hiver, elle tablait sur une baisse de 0,3% du PIB en 2013 et une hausse de 1,4% en 2014. Les nouvelles prévisions sont proches des médianes des fourchettes de prévisions présentées en mars par la Banque centrale européenne (BCE), à savoir une contraction de 0,9 à 0,1% en 2013 et une croissance de zéro à 2,0% en 2014. La CE a revu à la baisse ses prévisions pour tous les principaux pays de la zone euro. Pour la France, elle table donc désormais sur une récession cette année, avec une baisse de 0,1% du PIB alors qu’elle anticipait jusqu’à présent une croissance de 0,1%.

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