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Tarif électricité : il y aura « seulement 5%»d’augmentation en Août (Ségolène)

Tarif électricité : il y aura « seulement 5%»d’augmentation en Août (Ségolène)

Le jeu de chat  et de la souris continue entre le gouvernement et le Conseil d’Etat concernant les tarifs d’électricité. Résumons : le gouvernement limite les hausses tarifaires, ensuite le Conseil d’Etat juge illégale cette limitation, enfin le gouvernement se plie à la décsion du Conseil d’Eat. Un petit jeu qui dure depuis un moment. ; Pour sortir de cette hypocrisie, il faudrait évidemment changer la loi qui définit la réglementation en matière de fixation des trafics réglementés d’EDF. La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, en tout cas  a promis mardi 15 avril qu’il n’y aurait « pas d’augmentation » des tarifs EDF d’ici au mois d’août malgré la décision du Conseil d’État contraignant le gouvernement à faire payer une facture d’électricité rétroactive à la plupart des foyers français. « Mon souci, c’est que cette parole du gouvernement soit respectée et que, lorsque les Français vont payer leur facture cette année, en 2014, il n’y ait pas de coût supplémentaire par rapport à ce qui avait été promis », a expliqué la ministre sur la radio RMC.  « Et donc je vais trouver une solution (…) de bon sens, concrète, conforme aux textes et aux règles pour qu’il n’y ait pas d’augmentation sur cette période entre aujourd’hui et le mois d’août ». La plus haute juridiction administrative, qui avait déjà pris plusieurs décisions similaires pour le gaz, a retoqué les tarifs réglementés d’électricité d’EDF pour les particuliers, pour la période allant de fin juillet 2012 à fin juillet 2013. En juillet 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait limité à 2% l’augmentation de ces tarifs, alors même que la Commission de régulation de l’énergie avait calculé qu’une hausse de 5,7% était nécessaire. La facture rétroactive moyenne devrait osciller entre 20 euros et 40 euros selon le critère retenu concernant la hausse nécessaire des tarifs pour les particuliers en 2012, hausse à laquelle s’oppose donc la ministre de l’Ecologie et de l’Energie.  »Ce que je veux comprendre c’est pourquoi il y a un tel écart entre les critères qui sont donnés pour fixer le prix de l’énergie et la volonté politique, qui, elle, doit l’emporter pour arrêter une politique énergétique », a-t-elle ainsi déclaré.  »La volonté politique doit l’emporter, sinon à quoi servent les ministres, à quoi sert un gouvernement ? » « C’est bien pour faire en sorte qu’il y ait du bon sens, de la justice, et de la protection des consommateurs à un moment où le pouvoir d’achat est en berne », a indiqué Royal, rappelant que 28 millions de Français sont concernés par ce rattrapage éventuel.  »Actuellement je suis en train de comprendre les mécanismes complexes de fixation du prix de l’énergie, ensuite nous en discuterons avec le ministre de l’Economie (…) et nous irons demander un arbitrage au Premier ministre parce que ce sont des sujets considérables », L’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007 a confirmé par ailleurs que la hausse prévue en août de 5% des tarifs d’EDF pour les particuliers serait, elle, bien appliquée.

 

Sondage : après l’IFOP, IPSOS confirme Hollande en baisse à 18%

Sondage : après l’IFOP, IPSOS confirme Hollande en baisse à 18%

 

L’inconséquence et la désinvolture de Hollande lui coûte cher (notamment dernièrement la nomination de ses petits copains de l’ENA). La cote de popularité de François Hollande a reculé de quatre points en avril en un mois, à 18%, celle du nouveau Premier ministre Manuel Valls s’établissant à 44%, selon le baromètre Ipsos pour le Point publié lundi. Dans le détail, 1% des sondés porte un jugement « très favorable » sur l’action de François Hollande comme président de la République et 17% « plutôt favorable », tandis que 36% expriment un avis « plutôt défavorable » et 40% « très défavorable ».  6% ne se sont pas prononcés (+2 points en un mois).  Interrogés sur l’action de Manuel Valls en tant que Premier ministre, 44% des sondés ont porté un jugement favorable (6% « très favorable », 38% « plutôt favorable ») et 34% défavorables (22% plutôt défavorables, 12% très défavorables).  Mais près d’un quart (22%) ne se sont pas prononcés sur le nouveau locataire de Matignon dans ce sondage réalisé moins de deux semaines après la nomination de Manuel Valls pour succéder à Jean-Marc Ayrault.  Parmi les personnalités politiques, le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé reste en tête du classement, après une progression de 4 points en un mois, à 56% de jugements favorables (13% ne se prononcent pas).  Il devance à nouveau l’ancien maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë (55%, +7 points, 18% ne se prononcent pas).  En troisième position, le président de l’UDI Jean-Louis Borloo (52%, + 11 points), qui a depuis annoncé son retrait de ses mandats et fonctions politiques pour raisons de santé.  Dans ce baromètre, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy gagne six points (45% favorables), tandis que son ancien Premier ministre François Fillon prend trois points (42%) et que le président de l’UMP Jean-François Copé progresse de neuf points (27%).  Chez les sympathisants de l’UMP, Nicolas Sarkozy demeure le leader politique le plus populaire et progresse même de dix points en un mois (89%), devançant Christine Lagarde, Alain Juppé et François Fillon.

 

L’euro fort sabote la croissance en Europe

L’euro fort sabote la croissance en Europe

Après avoir soutenu l’Euro, les experts et les chefs de gouvernement changent d’opinion et considèrent maintenant que l’Euro fort menace la croissance. Changement de mode et de discours de la part des pays du sud, puis de la France mais aussi de Draghi ( président de la BCE) et même de l’Allemagne. Il aura fallu du temps pour comprendre que la politique monétaire des USA en faisant baisser le dollar faisait monter l’euro. Un paradoxe puisque la croissance américaine est beaucoup plus soutenue que celle de l’Europe. Jusqu’ici, le dogme en Europe était de considérer que plus une monnaie est forte, mieux c’est. Cette théorie est particulièrement dangereuse.  Le taux de change est fait pour changer mais on a tendance à oublier qu’il est un régulateur de température qui permet de stimuler l’économie d’un pays. Lorsqu’une monnaie baisse, cela joue le rôle d’un stimulant car cela diminue le prix des exportations sur le marché extérieur. On profite alors de la demande étrangère. À l’inverse, quand l’activité est intense, un taux de change fort permet d’éviter la surchauffe parce que cela renchérit nos exportations, donc ça les ralentit. Alors que la zone euro est en croissance zéro, notre devise reste forte. Il fait froid et le taux de change n’aide pas au réchauffement. Cette bizarrerie est causée par de la Banque centrale américaine qui a fait baisser le cours du dollar et mécaniquement augmenter celui de la devise européenne. L’euro fort menace d’annuler les efforts produits par les pays du sud de l’Europe et aussi de la France. Ces pays travaillent à rétablir leur compétitivité avec de douloureuses baisses de salaire en Espagne et en Grèce. De même en France avec le pacte de responsabilité. D’un côté, on baisse le coût du travail et de l’autre, le prix des produits fabriqués en France est tiré à la hausse. Ceci n’est pas supportable.

 

50 mesures de simplification, c’est bien mais il en faudrait 500

50  mesures de simplification, c’est bien mais il en faudrait 500

 

50 mesures de simplification, c’est mieux que rien pour les entreprises mais encore bien insuffisant quand on sait qu’il y a de l’ordre de 200 organismes collecteurs, soit des milliers d’information à fournir. Un seul exemple pour les hôpitaux et les cliniques : 250 circulaires par an. Pour s’attaquer à la racine, il faudrait nettoyer aux les 10 000 lois, 35000 décrets et autres décrets, arrêtés et circulaires. En outre opérer auusi un grand nettoyage par secteur et ministère. Le Conseil de simplification créé en janvier pour faciliter la vie des entreprises en France propose une première salve de 50 mesures applicables d’ici fin 2014, dont la garantie qu’aucune nouvelle loi ou norme ne se traduira par des coûts additionnels. Ces propositions présentées lundi ont été validées par le chef de l’Etat et le Premier ministre, disent les co-présidents du conseil, le député socialiste Thierry Mandon et le dirigeant de la société Woodeum and Cie, Guillaume Poitrinal. Elles visent à faire économiser aux entreprises temps et argent en réduisant les charges administratives « excessives et inutiles », comme l’ont déjà fait Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Danemark et Belgique. Cet effort de simplification viendra en complément des baisses de charges prévues par le « pacte de responsabilité » proposé par le gouvernement pour améliorer leur compétitivité.  Selon Thierry Mandon, les mesures appliquées en Allemagne et en Grande-Bretagne depuis près de dix ans permettent à leurs entreprises d’économiser 1,5 à deux milliards d’euros par an. Mais l’impact de la simplification se mesure aussi en milliers d’heures de travail gagnées, souligne Guillaume Poitrinal. Un premier groupe de propositions, les plus spectaculaires, concerne toutes les sociétés, comme la garantie « zéro charge supplémentaire » pour toute nouvelle législation ou norme. « L’impact sur les entreprises de toute évolution de la réglementation et de la législation sera évalué par des experts indépendants, représentants du monde économique », précise un document de présentation. « Chaque nouveau coût sera compensé par une réduction au moins équivalente. »  Les chefs d’entreprise verront aussi satisfaite une très ancienne revendication : la non-rétroactivité des nouvelles règles fiscales intervenant en cours d’exercice. Des obligations comptables comme la déclaration d’honoraires et celle des frais généraux – « Des cartons entiers stockés dans les administrations » , dit Thierry Mandon – seront supprimées, en vertu du principe « confiance a priori ». D’autres mesures sont plus destinées à certaines catégories d’entreprises, comme la suppression de la « première enveloppe » dans laquelle les sociétés répondant à un appel d’offres public doivent réunir une vingtaine de pièces justificatives – système dont la lourdeur décourage de nombreuses PME. « Désormais, le numéro de Siret suffira. Ça va ouvrir beaucoup de marchés aux petites entreprises, qui aujourd’hui en sont écartées », estime Thierry Mandon.  Le conseil propose également de réduire le nombre des statuts pour les entreprises individuelles, d’alléger les autorisations préalables à la création d’entreprise, de réduire à un exemplaire le dépôt des statuts d’une nouvelle société. Une procédure de liquidation amiable simplifiée et moins coûteuse sera instaurée – cela concerne potentiellement 480.000 entreprises par an – et le nombre minimum d’actionnaires pour les sociétés anonymes non cotées sera ramené de sept à deux.  L’usage du « titre emploi service entreprises », équivalent du chèque emploi service des particuliers, jusqu’ici réservé aux PME de moins de 10 salariés, sera étendu à celles de 10 à 19. La plupart des mesures relèvent du simple bon sens, comme la suppression de l’obligation faite aux boulangers depuis 1790 de déclarer en préfecture leurs congés d’été, sous peine d’amende. D’autres, sous une apparence relativement anodine, annoncent en revanche le lancement de chantiers considérables. C’est le cas de l’harmonisation de la définition de ce qu’est un « jour » – ouvré, ouvrable, calendaire, franc, etc. « Nous voulons réduire le nombre de définitions à une. Ça oblige à relire tout le code du travail », dit Thierry Mandon. La simplification de la feuille de paie proposée par le conseil, pour la ramener à une demi-douzaine de lignes au lieu de 25 à 30, augure aussi d’un chantier monumental. « Dans la plupart des entreprises le service paye est sous-traité, tant c’est compliqué », souligne Guillaume Poitrinal. « Faire une fiche de paye coûte aujourd’hui entre 50 et 150 euros. Je préfèrerais donner cet argent à mes salariés. » Mais cette réforme « suppose de rebâtir complètement le système de perception des cotisations sociales », dit Thierry Mandon. « Il y a 200 organismes de collecte. Nous voudrions diviser ce nombre par dix. Ça va nous prendre 24 à 30 mois. » Une grande partie des mesures seront l’objet en juillet d’une « loi de simplification », qui autorisera le gouvernement à procéder par ordonnance, précisent les deux co-présidents. Le reste relèvera du décret, de l’arrêté ou de la circulaire. Le conseil prévoit de présenter un nouveau bloc de 50 mesures de simplification tous les six mois au moins jusqu’à la fin du quinquennat, en 2017. Le Medef a salué cette première série qui va, selon lui, « dans le bon sens ». Mais la première organisation patronale dit être vigilante quant à la « rapidité d’exécution » de ces mesures et souhaite qu’elles soient effectives « avant l’été ». Le président du Club des entrepreneurs, Guillaume Cairou, estime pour sa part que « la simplification est l’un des meilleurs moyens de rendre de l’argent aux entreprises. »

 

L’Agence publique pour la création d’entreprises en faillite !! Ou l’efficacité de l’Etat

L’Agence publique pour la création d’entreprises en faillite !! Ou l’efficacité de l’Etat

Exemple significatif de l’efficacité des politiques publiques en direction de l’économie, l’agence publique chargée de la création d’entreprise va tomber en faillite, vraiment un bel exemple de gestion pour encourager l’entreprenariat sur des bases saines. ! . L’Agence pour la création d’entreprises (APCE) sera fixée mercredi sur son avenir. Un conseil d’administration exceptionnel va essayer de trouver une solution pour lui éviter la cessation de paiement. Et il y a urgence. Car l’agence – qui emploie 42 salariés et dont la présidente a décidé de ne pas rempiler au bout de dix-huit mois de mandat – a de quoi tenir pendant encore trois semaines. Au-delà, faute de garanties et de nouveaux bailleurs de fonds, elle mettra la clé sous la porte. En cause? L’État qui, en cherchant par tous les moyens à tailler dans ses dépenses, s’est désengagé cette année de l’APCE, agence créée en 1979 et qui assure une mission d’aide à la création, à la transmission et au développement des entreprises. Et a donc décidé de lui couper les vivres en 2014 alors que sa subvention s’élevait à 3,95 millions sur un budget de… 6, il y a un an. L’agence a certes des ressources propres, grâce aux formations qu’elle dispense ou à la publicité, mais insuffisantes pour assurer son fonctionnement. La balle est dans le camp de Bercy, chargé d’organiser un nouveau tour de table pour remplacer l’État. «Ils y travaillent ardemment», affirme une source proche du dossier. Approchée, Bpifrance a opposé un «niet» catégorique. D’autres, comme Pôle emploi, la Caisse des dépôts, les chambres de commerce, ou l’Ordre des experts-comptables, ont été sollicités et doivent préciser, dans les jours à venir, la façon dont ils pourraient participer, ou non, au tour de table. «L’APCE a aujourd’hui un problème de trésorerie à court terme que nous sommes en train de résoudre, mais elle n’a pas de problème de financement à long terme, tente de déminer le cabinet d’Arnaud Montebourg, le ministre de l’Économie. Le tour de table va être bouclé et la philosophie de l’agence ne sera pas remise en cause.» En tout cas, la grogne monte du côté des entrepreneurs, très attachés à l’agence. «L’APCE va disparaître dans l’indifférence générale», s’insurge la Fédération des autoentrepreneurs, qui a lancé une pétition de soutien sur son site (change.org). Fort de 11 millions de visiteurs uniques par an – autant que celui du ministère de la Défense -, le site Internet de l’APCE est une mine unique d’informations précieuses. «Tout monde y est passé ou y passera. C’est une source de renseignement unique sur les statuts, les taux, les barèmes…, résume Grégoire Leclercq, le président de la Fédération des autoentrepreneurs. Mais à quelques jours de la cessation de paiement, on ne sait toujours pas si Bercy va lui accorder les 3 petits millions manquants.» Même critique du côté du Medef. «Le gouvernement a été léger. Alors que le sujet est sur la table depuis plusieurs mois, il va être réglé dans l’urgence, s’insurge Thibault Lanxade, en charge du pôle entrepreneuriat.

 

Sondage Européennes : le FN en tête et 61% d’abstention

Sondage Européennes : le FN en tête et 61% d’abstention

A un mois et demi des élections européennes, le premier sondage Euro-rolling Paris Match- Ifop-Fiducial donne le FN en tête du scrutin. D’après cette enquête, qui sera désormais quotidienne, le parti de Marine Le Pen récolte 24% des intentions de vote, contre 23% à l’UMP et 21% au Parti socialiste. Les listes UDI-MoDem recueilleraient 9%. L’indice d’abstention, évalué à 61%, est particulièrement élevé : en 2009, elle avait été de 59,4%, ce qui était déjà un record pour ce scrutin.

Les conducteurs sans assurance plus en plus nombreux

Les conducteurs sans assurance sont de plus en plus nombreux

On recenserait 1 à 2% de conducteurs sans assurance, un chiffre nettement sous estimé puisque selon d’autres sources c’est au moins 10% des conducteurs qui n’auraient ni permis ou ni assurance. Du fait notamment de la crise d e plus en plus de conducteurs roulent sans assurance selon François Werner, directeur général du Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) qui est chargé d’indemniser les victimes d’accidents dont le responsable n’est pas assuré.  Si le nombre d’accidents corporels sur la route a diminué depuis 2009 dans le pays (-22%), le nombre de dossiers ouverts par le FGAO pour défaut d’assurance a progressé de 8,5% a-t-on appris ce jeudi 10 avril. Près de 6% des décès causés par des accidents de la route en 2013 (192 décès) impliquaient un conducteur non-assuré, a annoncé le FGAO. Entre 370.000 et 740.000 véhicules circulent sans assurance, soit entre 1 et 2% des conducteurs. Le taux de non-assurance a augmenté de 28% sur trois ans.  »Nous ne bénéficions pas des progrès de la sécurité routière », a regretté François Werner lors d’une conférence de presse ce jeudi.  Cette tendance s’explique selon lui par le comportement des non-assurés, une population « hermétique aux messages de sécurité routière » et par l’augmentation du nombre de conducteurs roulant sans assurance, notamment pour des raisons économiques. L’assurance automobile est obligatoire, s’y soustraire est un délit passible d’une amende (jusqu’à 3.750 euros), d’une suspension de permis ou de la confiscation du véhicule. Chez les non-assurés, deux profils cohabitent, explique le FGAO : les « délinquants routiers », qui n’ont souvent pas le permis et n’ont jamais été assurés, et les « non-assurés du quotidien », des automobilistes qui « négligent » l’assurance, sciemment ou non. Parmi ces derniers, la part des conducteurs n’ayant pas payé leur prime a atteint 45% en 2013, un phénomène qui progresse depuis la crise, selon François Werner.  Les autres motifs sont la nullité du contrat (fausse déclaration par exemple), le défaut de permis ou la suspension du contrat pour vente du véhicule. Les 18-35 ans représentent la majorité des non-assurés  Les jeunes conducteurs, entre 18 et 35 ans, sont surreprésentés parmi les non-assurés, représentant 59% d’entre eux. Pour les sensibiliser, le Fonds lance une campagne de prévention sur internet, détaillant les coûts auxquels s’expose un conducteur non-assuré, en partenariat avec l’association Prévention Routière. Certains dossiers d’indemnisation dépassent le million d’euros (le FGAO a même ouvert un dossier à 7 millions d’euros), une somme avancée par le fonds qui la recouvre ensuite auprès du responsable. François Werner préconise également la création d’un fichier central des contrats d’assurances auto, qui pourrait être croisé avec celui des cartes grises et permettrait de détecter en amont les véhicules non assurés. Selon lui, ce dispositif existe dans tous les autres pays d’Europe et a permis d’y faire reculer la non-assurance. Il estime que la non-assurance est un « enjeu majeur de sécurité routière » car cette population se révèle plus dangereuse que les autres sur la route. En 2013, le Fonds a traité 27.164 dossiers (+6,5% par rapport à 2012) et versé 87,6 millions d’euros d’indemnisation.

 

Serge Dassault en examen pour achat de votes

Serge Dassault  en examen pour achat de votes

L’avionneur français, âgé de 88 ans, qui fut maire UMP de Corbeil-Essonnes de juin 1995 à juin 2009, avait demandé lui-même la levée de cette immunité afin de « démontrer sa totale innocence » dans cette affaire. Dans cette instruction pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux, les magistrats s’intéressent aux élections municipales organisées en 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes, remportées par Serge Dassault, puis par son bras droit, Jean-Pierre Bechter. L’actuel maire UMP de Corbeil-Essonnes (Essonne) Jean-Pierre Bechter, soupçonné de recel du produit d’achat de vote, financement illicite de campagnes électorales et dépassement du plafond des dépenses électorales, a été mis en examen le 17 janvier dernier. Quatre autres personnes ont été également mises en examen dans cette affaire, dont Younès Bounouara, présenté comme un intermédiaire de Serge Dassault dans les cités de Corbeil-Essonnes.

Fuite de capitaux en Russie

Fuite de capitaux  en Russie

En 2013, la fuite des capitaux avait atteint 63 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice fiscal. La banque centrale avait dans un premier temps annoncé mardi un montant de 50,6 milliards de dollars avant d’y ajouter près de 13 milliards de dollars correspondant à des transactions réalisées entre des banques et elle-même, une mesure considérée comme plus juste par les économistes. Cette accélération coïncide avec la chute des investissements, la très nette détérioration du climat des affaires et la franche révision à la baisse des prévisions de croissance dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie. « Bien sûr, c’est le conflit avec l’Ukraine et les incertitudes sur une intervention (militaire) potentielle dans l’est de l’Ukraine qui ont provoqué des fuites de cette ampleur », a déclaré Alexei Deviatov, économiste d’Uralsib. Natalia Orlova, économiste d’Alfa Bank, a toutefois souligné que la crise ukrainienne n’était qu’un facteur de la fuite des capitaux, déjà élevée avant même que la menace russe sur la Crimée se précise. En janvier déjà, l’investissement des entreprises russes avait diminué de 7% par rapport à janvier 2013, avant de ralentir encore de 3,5% en février, ce qui illustre une désaffection des investisseurs. « Dans l’ensemble, la fuite nette des capitaux reflète une inquiétude généralisée sur la stabilité financière mais elle reflète également la diminution des mesures incitatives à l’investissement dans de grands projets par les entreprises russes », a dit Natalia Orlova. Vladimir Poutine a réclamé une amélioration « sensible » du climat des affaires, « à un rythme accéléré », mais de précédentes incantations du même type n’ont guère produit d’effets.

 

Le maire d’Aix en Provence (UMP) mis en examen

Le maire d’Aix en Provence (UMP) mis en examen

La maire UMP d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Maryse Joissains, a été mise en examen mardi soir pour « détournement de fonds publics » et « prise illégale d’intérêt », a-t-on appris mercredi de source judiciaire. L’élue a été mise en examen après l’ouverture d’une information sur les conditions de promotion de son chauffeur au plus haut grade de la fonction publique et l’emploi d’une collaboratrice de son cabinet chargée d’une mission sur la protection des animaux. Maryse Joissains avait été entendue en décembre par les enquêteurs de la division économique financière de la Direction Interrégionale de police judiciaire de Marseille sur des promotions dont auraient bénéficié son chauffeur et le fils de ce dernier. Maryse Joissains a été réélue pour un troisième mandat le 30 mars avec 52,61% des voix à l’issue d’une triangulaire.

 

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

Valls : situation d’urgence mais des mesures en 2015, 2016, 2017…2021 !

 

De toute évidence il y a un problème d’agenda dans les mesures annoncées par Valls. Certes il constate la situation d’urgence du pays dans tous les domaines (notamment  croissance, chômage, déficit compétitivité) mais il n’en tire pas les conséquences en matière de calendrier. Il  fallait évidemment prendre des mesures à effet quasi immédiat ( à partir de juillet par exemple) permettant d’agir sur 2014 qui s’annonce catastrophique sur le plan de la croissance (1% et à condition que la conjoncture internationale ne se dégrade pas avec la Crise des pays émergents et celle de l’Ukraine). Certaines orientations relèvent d’ailleurs davantage des intentions que des décisions (exemple : réforme administrative pourtant si indispensable). Ni Valls, ni Hollande ne seront là en 2018 et malheureusement il y a fort à parier que la nouvelle majorité de 2017 voudra faire le contraire de ce voulait engager la gauche dans ce domaine ‘( derrière il y a en effet la maîtrise du Sénat). Pour résumer, trop peu, trop flou et surtout trop loin. L’année 2014 sera détestable en matière de croissance, elle va plomber un peu plus la confiance d’autant que la gauche va sans doute ramasser la plus belle fessée de sa vie aux européennes. Sans confiance, pas de reprise ni de la demande, ni des investissements, c’est un préalable même s’il faut en même temps retrouver compétitivité et pouvoir d’achat. Pour les ménages, c’est cosmétique ; pour les entreprises encore insuffisants et trop lointain.

Arrêts-maladie : 35 jours par an en moyenne

Arrêts-maladie : 35 jours par an en moyenne

35 jours d’arrêt maladie par salarié et par an en moyenne selon le baromètre 2013 de l’assureur Malakoff Médéric, relayé ce lundi par RTL. Un chiffre en hausse de 4 points par rapport à la précédente enquête. Parmi les plus touchés, les cadres (35%) et ceux qui déclarent prendre en charge un proche dépendant (44%). Autre enseignement: près d’un salarié sur cinq souffre de maladie chronique. Et dans ce cas, ce sont les personnes de plus de 50 ans (29%) qui sont les plus concernées. Conséquence: un employé français sur trois s’est arrêté de travailler au moins une fois en 2012. Un chiffre en très légère hausse par rapport à 2011 (33,5%) et 2010 (32,3%). Mis bout à bout, ces absences cumulées représentent en moyenne 34,7 jours par an. Dans une entreprise de 1000 salariés, «les arrêts maladie représentent, en moyenne, l’équivalent de 40 temps plein», précise Malakoff Médéric. Les arrêts maladie les plus fréquents sont des absences de un à trois jours (41%) devant ceux de quatre à neuf jours (29%). «L’allongement de la vie active et le recul de l’âge de départ à la retraite ne vont faire qu’accentuer les problèmes que les salariés rencontrent déjà aujourd’hui, et placer la santé au travail au rang des priorités de l’entreprise», explique Julien Guez, directeur stratégie, marketing et affaires publiques de Malakoff Médéric. Pour expliquer ces phénomènes, les salariés avancent la qualité de vie au travail. Près d’un tiers en sont insatisfaits et plus des deux tiers affirment avoir un travail haché. Un chiffre en hausse de 12 points par rapport à 2009.

 

La guerre du gaz en Europe ?

La guerre du gaz en Europe ?  

Le gaz pourrait bien augmenter sous l’effet du conflit entre l’Ukraine et la Russie  d’autant que Les Européens, Angela Merkel en tête, ont lancé de nouveaux avertissements à Moscou, menacé d’un deuxième train de sanctions en cas d’escalade.   »La Russie a échoué à s’emparer de l’Ukraine par l’agression armée. Elle lance maintenant le plan pour s’emparer de l’Ukraine par l’agression gazière et économique », a tonné le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, en conseil des ministres.  La Russie s’est emparée en mars de la péninsule ukrainienne de Crimée, après un référendum que Kiev et les Occidentaux ne reconnaissent pas, parlant d’ »annexion », et a massé jusqu’à 40.000 soldats aux frontières de l’Ukraine, la pire crise Est-Ouest depuis la fin de la guerre froide.  M. Iatseniouk a agité le spectre d’une nouvelle « guerre du gaz » pouvant menacer les approvisionnements européens, disant s’attendre « à ce que la Russie restreigne ou stoppe les livraisons » à l’Ukraine.  Un cri d’alarme coïncidant avec la fin d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Athènes consacrée en grande partie à la crise ukrainienne.  Moscou a déjà coupé le robinet de l’Ukraine lors de conflits bilatéraux, et par là même le flux d’exportation vers l’Europe.  Gazprom, le géant gazier russe souvent accusé d’être un bras armé du Kremlin, fournit environ le tiers des approvisionnements de l’UE. Et près de 40% de ce gaz transite via l’Ukraine.  Le ministre ukrainien de l’Energie, Iouri Prodan, a promis samedi que son pays assurerait ce transit quoi qu’il arrive. Et menacé de saisir une cour d’arbitrage faute d’accord avec Gazprom.  Mais un porte-parole de Gazprom, cité par l’agence russe Interfax, a souligné que les rabais annulés avaient été accordés en 2010 et 2013, soit après la signature du contrat d’origine en 2009, d’ailleurs très critiquée en Ukraine à l’époque.   »Si la main était de nouveau portée sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine, nous devrions procéder à des sanctions économiques », a averti la chancelière allemande Angela Merkel tout en plaidant la poursuite du dialogue.  Vendredi, le vice-président américain Joe Biden avait dénoncé l’utilisation de l’énergie comme « arme politique ».  Mais le président de Gazprom, Alexeï Miller, a accentué la pression samedi, sommant l’Ukraine de rembourser 11,4 milliards de dollars, correspondant aux quatre années de rabais annulées.  M. Iatseniouk a lui évoqué la possibilité de négociations, mardi à Bruxelles, avec des partenaires européens – Slovaquie, Pologne, Hongrie – pour qu’ils rétrocèdent à l’Ukraine une partie du gaz qu’ils reçoivent à des prix inférieurs.  Mais le patron de Gazprom a d’avance averti: il fera « très, très attention à la légalité » d’une telle décision.  

 

Sondage : Européennes : l’UMP en tête, suivi du FN puis du PS

Sondage : Européennes : l’UMP en tête, suivi du FN puis du PS  

La punition pourrait être encore plus sévère pour le PS aux européennes puisque le l’UMP arrive en tête arrive, suivie du FN, le PS étant en troisième position. (Autour de 20%, son score aux municipales). Selon un sondage IFOP, les listes UMP sont créditées de 24 % des intentions de vote aux européennes, devant celles du FN (22 %) et du PS allié au PRG.  Si les élections européennes avaient lieu dimanche, les listes UMP  arriveraient en tête (24 %) devant celles du Front national  (22 %) et du Parti socialiste  allié au PRG, selon un sondage IFOP pour Sud-Ouest Dimanche. Suivraient à distance les listes Europe Écologie-Les Verts (8,5 %), MoDem et UDI (8 %) et Front de gauche (7,5 %).  Dans son étude, l’IFOP relève « une forte mobilisation des plus âgés en faveur de l’UMP » (37 %) et « une grande capacité (du FN) à mobiliser les catégories populaires, 30 % des employés et 44% des ouvriers ». Le précédent sondage IFOP sur les élections européennes, réalisé entre le 14 et le 17 janvier, plaçait le FN en tête (23 %). L’UMP (21 %) et le PS-PRG (18 %) suivaient.  Cette enquête a été réalisée en ligne du 31 mars au 4 avril auprès d’un échantillon de 1 872 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1 957 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Croissance : pas de vraie reprise en 2014 (INSEE)

Croissance : pas de vraie reprise  en 2014 (INSEE)

Il n’y aura pas de miracle en 2014 pour la croissance, ce sera autour de 1%. Pas de quoi booster la confiance, les investissements et l’emploi. L’Insee a en effet confirmé jeudi le scénario d’une reprise poussive de l’économie française en 2014, qui ne parviendrait tout juste qu’à stabiliser le chômage à un niveau élevé, offrant peu de répit au nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls. L’institut estime que la croissance française continuera d’être avant tout alimentée par la demande extérieure, sous l’effet d’une amélioration de l’environnement dans la zone euro, même si l’impact des efforts de consolidation budgétaire sera moins fort qu’en 2013. Il table ainsi sur des progressions du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre puis de 0,3% au deuxième. Par rapport à sa précédente note de conjoncture, publiée en décembre, l’Insee revoit ainsi en baisse de 0,1 point sa prévision pour le 1er trimestre et en hausse de 0,1 point celle du 2e trimestre. A partir de là, au 30 juin, qui constitue l’horizon de prévision de l’Insee, l’acquis de croissance pour l’ensemble de 2014 s’élèverait à 0,7%. A ce niveau, une stabilisation à 0,2% du rythme de croissance trimestrielle sur les six derniers mois de l’année suffirait à valider le scénario de hausse de 0,9% du PIB retenu par le gouvernement dans la loi de finances 2014. La révision en baisse sur le premier trimestre tient au contrecoup de la forte hausse de la consommation des ménages et au rebond des investissements des entreprises intervenus fin 2013, en anticipation du durcissement du malus écologique pour l’automobile et de la hausse de la TVA du 1er janvier. Elle s’explique aussi par la météo clémente de l’hiver, qui a limité les dépenses en énergie. Des températures conformes aux normales saisonnières sur avril-juin permettraient de faire monter de 2,4% la facture énergétique d’un trimestre sur l’autre, estime l’Insee qui oublie sans doute qu’une grande partie de cette énergie est importée et que ce sera un trou supplémentaire dans le commerce extérieur.

 

Création d’un SMIC en Allemagne

Création d’un SMIC en Allemagne

Pour une fois l’Allemagne copie la France avec la création d’un salaire minimum à 8,50 euros brut de l’heure (pour 9.53 en France). Après plusieurs mois de négociations entre partenaires sociaux, la mesure est examinée ce mercredi 2 avril en conseil des ministres. Elle entrera en vigueur à partir du 1er janvier prochain, dans tout le pays. Les patrons n’ont finalement pas réussi à en limiter la portée comme ils l’auraient voulu. L’instauration d’un smic généralisé devient la mesure la plus emblématique de la grande coalition en Allemagne. Ce salaire minimum concernera tous les Allemands, exceptés les jeunes de moins de 18 ans qui n’ont pas terminé leur formation, et les chômeurs de longue durée qui reçoivent une aide du pôle emploi allemand (16.000 sur un total de 1,1 million) Au total, selon l’institut de recherche économique IFO, de 3,7 à 5 millions de personnes, soit 14% des salariés dans la fourchette haute, devraient ainsi en profiter, en majorité des femmes. Un quart des futurs bénéficiaires travaillent en ex-Allemagne de l’Est, moins bien payés que ceux de l’Ouest du pays. Le Smic concernera aussi toutes les branches professionnelles, contrairement à ce que voulait le patronat, qui aurait bien multiplié les exceptions. Mais une quinzaine de secteurs ne le mettront en place qu’en 2017. Les experts sont divisés sur les conséquences de la mise en place de ce smic. Ses pourfendeurs les plus pessimistes vont jusqu’à prédire la disparition de 900.000 emplois. Ses partisans, eux, anticipent une hausse du pouvoir d’achat, et donc la demande. Ils croient même que l’Etat pourrait faire des économies, via une baisse des aides publiques qui compensaient jusqu’à présent les trop bas salaires. 11 millions d’euros d’aides de ce type sont versées chaque année à 1,3 million de salariés.

 

Déficit public dérive en 2013

Déficit public dérive en  2013

Près de 2000 milliards de dette, 50 milliards d’intérêts à rembourser par an (50 milliards qu’il faut emprunter !) et pourtant le budget continue de dériver en 2013 (comme sans doute en 2014). Le déficit public de la France s’est élevé à 4,3% du produit intérieur brut en 2013, soit plus que l’objectif de 4,1% prévu par le gouvernement, selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés lundi par l’Insee. La dette publique a atteint de son côté 1.925,3 milliards d’euros fin 2013, soit l’équivalent de 93,5% du PIB, s’inscrivant légèrement au-dessus de la marque de 93,4% retenue dans la trajectoire des finances publiques pour l’an passé.  Par comparaison, le déficit, qui agrège les soldes des comptes de l’Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale, représentait 4,9% de la richesse nationale fin 2012 et la dette publique 90,6% de celle-ci.

 

Economie : « l’austérité est mortifère » (M. Pigasse)

Economie : « l’austérité est mortifère » (M. Pigasse)

 

L’austérité conduite par le gouvernement ne peut conduire qu’à l’appauvrissement déclare  (M. Pigasse) directeur général de Lazard France  Selon lui, la France devrait s’inspirer des premières réformes lancées par le nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi, qui a annoncé un vaste plan de relance de plusieurs dizaines de milliards d’euros, en s’affranchissant ainsi des critères européens en matière de déficits publics. « Nous continuons de mener en Europe des politiques d’austérité dont nous savons qu’elles sont mortifères. Nous le voyons à nos portes. En Grèce, la politique d’austérité a conduit à la dislocation de la société grecque, à l’explosion d’un chômage insupportable, un effondrement du pouvoir d’achat et une explosion des inégalités, de la pauvreté et de la précarité », ajoute le directeur général de Lazard France, qui a conseillé le gouvernement grec au plus fort de la crise européenne de la dette souveraine. « En Italie, vous avez un Premier ministre, Matteo Renzi, qui a décidé d’un coup de renverser la table, de casser les dogmes qui prévalaient jusqu’à maintenant et qui s’est libéré des contraintes », observe-t-il. « A rebours de ce qu’exigent les politiques européennes, il a lancé un plan de relance de près de 90 milliards d’euros. » « Il a ce courage incroyable d’agir au lieu de rester hébété comme un lapin pris dans les phares d’une voiture », ajoute-t-il. Même s’il juge que le « pacte de responsabilité annoncé en janvier par François Hollande va dans la bonne direction, il en dénonce le flou sur les modalités de la réduction des dépenses publiques et des allégements de cotisation des entreprises, ainsi que sa lenteur d’exécution. »Aucune économie n’a jamais renoué avec la croissance par des politiques d’austérité. Il faut adresser un signal de relance en abaissant les charges des entreprises, par l’impôt sur les sociétés, et en redistribuant du pouvoir d’achat aux ménages », insiste Matthieu Pigasse. « Il faut aussi lancer un grand programme de soutien de l’innovation. » « Pour le financer, outre une baisse ciblée des dépenses publiques improductives, il faut céder des titres de participations publiques cotées. Il faut le faire sans tabou », dit encore celui qui fut à Bercy conseiller technique au cabinet de Dominique Strauss-Kahn et directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius.   »Il n’y a pas aujourd’hui de différence dans l’exercice du contrôle entre détenir 80%, 67% ou même 51% du capital d’une entreprise. Il existe donc des marges de manœuvre dans de nombreuses entreprises publiques pour réduire le poids de l’Etat sans qu’il perde en influence. »  L’Etat a cédé l’an dernier une participation de quelque 3% dans Safran et 9,5% d’Aéroports de Paris. Mais pour le patron de Lazard, le gouvernement doit aller plus loin. « Il faut frapper vite et fort. Il est possible de céder jusqu’à 20 milliards et de les destiner en totalité à l’innovation. »

 

Municipales : referendum aussi en Turquie

Municipales :  referendum aussi en Turquie

 

Municipales en Turquie qui comme en France ont des allures de referendum. Dans un climat pollué par les affaires politico-financières visant le régime, ce scrutin s’est transformé en vote de confiance pour Recep Tayyip Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis douze ans. Le chef du gouvernement, 60 ans, est acclamé par ses partisans comme l’artisan de l’impressionnant développement économique turc, et dénoncé comme un « dictateur » par ceux qui lui reprochent sa dérive islamiste et autoritaire. La dernière journée de la campagne électorale, âpre et violente, a illustré samedi ces fractures. Fidèle à sa rhétorique agressive et provocatrice, Recep Tayyip Erdogan a appelé ses troupes à donner une « grosse claque » à ses adversaires et à « donner une leçon » aux « espions » et aux « traîtres » qui complotent contre lui. Dans sa ligne de mire, l’organisation de l’imam Fethullah Gülen, retiré aux Etats-Unis, accusée d’avoir infiltré l’Etat, notamment la police et la magistrature, et de propager des accusations de corruption et des écoutes téléphoniques embarrassantes pour nuire à son régime.  Cette guerre fratricide entre les deux ex-alliés de la mouvance islamo-conservatrice a connu son apogée jeudi, avec la diffusion du script d’une réunion « top secret », dans laquelle quatre hauts responsables évoquent l’opportunité, en pleine agitation électorale, d’une intervention militaire en Syrie. Malmenés par ces révélations en cascade, le gouvernement et son chef ont répondu par des purges et des mesures autoritaires, notamment le blocage des réseaux sociaux Twitter et YouTube qui leur ont valu une pluie de critiques. Ravie de l’aubaine, l’opposition a sauté sur l’occasion et tape à bras raccourcis sur Recep Tayyip Erdogan et son régime, devenus à ses yeux « illégitimes ».  »Il nous faut laver la classe politique de ceux qui la salissent », a vociféré samedi le chef du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu en point final à sa campagne. Dix mois après la grande fronde antigouvernementale du printemps dernier, des centaines de milliers de personnes ont profité ce mois-ci des funérailles d’un adolescent mortellement blessé par la police pour descendre dans la rue et exiger la démission de « l’assassin » Erdogan. Depuis sa mise en cause dans un vaste scandale de corruption en décembre, le Premier ministre aborde ce scrutin affaibli, mais il dispose encore de solides bases au cœur de l’Anatolie pieuse et modeste. Son Parti de la justice et du développement (AKP) a remporté toutes les élections depuis 2002 et devrait rester dimanche le premier parti de Turquie, mais nettement en-dessous des 50% obtenus aux législatives de 2011. La course aux mairies d’Istanbul, qui réunit 20% des électeurs du pays, et d’Ankara s’annonce serrée et la chute d’une des deux plus grandes villes du pays entre les mains de l’opposition constituerait un revers personnel pour le Premier ministre. « Celui qui gagne Istanbul remporte la Turquie », a répété lui-même l’ancien maire de la mégapole aux 15 millions d’habitants.  Le sort de ces deux villes et le score national de l’AKP vont largement déterminer le calendrier politique du pays et l’avenir de Recep Tayyip Erdogan. Une large victoire, improbable, peut le décider à briguer en août la présidence de la République, disputée pour la première fois au suffrage universel direct. Un score plus serré le convaincrait plutôt de prolonger son mandat à la tête du gouvernement lors des législatives de 2015, au prix d’une modification des statuts de l’AKP. Il y a toutefois peu de chance que le scrutin de dimanche ne parvienne à apaiser les tensions dans un pays aujourd’hui à vif.  »Qu’Erdogan reste au-delà de 2015 ou pas, les dégâts provoqués par cette crise sont immenses et ne seront pas réparés facilement », juge Brent Sasley, chercheur à l’université du Texas, « la politique de la peur et de la conspiration semble plus enracinée que jamais dans la vie politique turque ».

 

Quasi stagnation de la consommation des ménages en février

Quasi stagnation de la  consommation des ménages en février

Après avoir chuté de 2,1% en janvier, la consommation des ménages ont  très légèrement progressé de 0,1% au mois de février. Dans le détail, sur les biens de consommation durable, qui regroupent les achats d’automobiles et d’équipements ménagers (réfrigérateur, lave-linge etc.…), les dépenses se sont inscrites en hausse de 2,4%. Ce sont, plus précisément, les achats automobiles qui ont le plus progressé (+5%). Il convient toutefois de rappeler que le mois de janvier avait été plombé par le renforcement du malus écologique au 1er janvier, rappelle l’Insee.   A l’inverse, les dépenses de textile et habillement, qui avait bénéficié des soldes d’hiver en janvier, diminuent cette fois, de 0,3%. Les dépenses en produits alimentaires, elles, sont en baisse pour le quatrième mois consécutif. Enfin, toujours en raison de l’hiver exceptionnellement doux, les dépenses de chauffage ont enregistré un petit repli en février (-0,6%) après avoir dégringolé en janvier (-6,4%).

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